Débat ANRU / Sciences Po : mieux comprendre les enjeux de l’école dans le renouvellement urbain

Débat ANRU / Sciences Po : mieux comprendre les enjeux de l’école dans le renouvellement urbain

Retour sur le débat du 14 avril
  • Au centre Hélène Goeffroy, Secrétaire d'Etat chargée de la VilleAu centre Hélène Goeffroy, Secrétaire d'Etat chargée de la Ville

L’ANRU et l’Ecole Urbaine de Sciences Po inaugurent leur nouveau partenariat.

Ils ont organisé le 14 avril un débat consacré à l’articulation entre l’école et le renouvellement urbain.

L’école est un déterminant fondamental pour transformer les quartiers et améliorer les conditions de vie des habitants.

Professionnels, étudiants et chercheurs ont dialogué autour d’expériences innovantes et ont échangé sur les leviers pour améliorer l’attractivité des établissements scolaires et celui des quartiers. 

Intervenants

  • Josette Belloq, première adjointe de la ville de Lormont, déléguée à l’éducation, à l’enfance et petite enfance 
  • Marie-Annick Beurnez, directrice de projet renouvellement urbain à Villiers-sur-Marne 
  • Luc Pham, directeur académique adjoint des services de l'Education nationale chargé du second degré à l’académie de Paris (DASEN 2)
  • Agnès Van Zanten, directrice de recherche au CNRS, spécialiste des questions scolaires

En présence de 

  • Hélène Geoffroy, Secrétaire d’Etat chargée de la Ville
  • Brigitte Fouilland, Directrice Exécutive de l’Ecole Urbaine de Sciences Po
  • Nicolas Grivel, Directeur général de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU)

Focus : l'école dans les programmes de renouvellement urbain

Dans le cadre du PNRU :

  • les écoles neuves ou rénovées sont souvent des opérations phares au sein des projets
  • environ 2 milliards d’euros d’investissement et 600 millions d’euros de subvention ANRU consacrés à des équipements éducatifs, scolaires ou parascolaires du 1er degré (réhabilitations, extensions, démolitions et/ou créations de groupes scolaires) et à des opérations d’aménagement connexes (espaces extérieurs, parvis, accès…)
  • l’ANRU a été le premier financeur, après les collectivités locales, avec un taux moyen de 30%
  • Des cas particulièrement intéressants : le projet de rénovation urbaine a été l’occasion pour des acteurs locaux de mettre en synergie des dispositifs relevant du renouvellement urbain, de la politique de la ville, de l’éducation nationale. 

Selon Brigitte Fouilland, Directrice Executive de l’Ecole Urbaine de Sciences Po :« La mixité sociale au sein des établissements scolaires est un objectif clé des politiques publiques territoriales et notamment de renouvellement urbain. Mais il y a consensus aujourd’hui sur un constat de ségrégations sociale, résidentielle et scolaire, fortement corrélées et cumulatives. Les effets en sont inquiétants. Pourtant certaines expériences menées localement témoignent d’un effet de levier du développement urbain. Il faut en analyser les processus pour chercher comment, au sein des territoires, les différents acteurs peuvent être mobilisés et associés pour répondre aux enjeux ».

Nicolas Grivel, Directeur Général de l’ANRU, rappelle que : « l’école est un facteur central du renouvellement urbain des quartiers, de leur changement d’image, de leur attractivité.
Nous souhaitons amplifier cette mobilisation partenariale dans les nouveaux projets de renouvellement urbain en travaillant sur la carte scolaire et l’amélioration du projet éducatif.
Il en va de la qualité du service public aux habitants et de la présence républicaine dans les quartiers ».

 

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