Soutenance de thèse

Soutenance de thèse

1/7 : George Georgarakis
  • George N. GeorgarakisGeorge N. Georgarakis

George Georgarakis will defend his thesis entitled  "Updating in Parallel under Threat: Cues, Emotions, Frames, and Memories" on Thursday, 1st of July at 3 p.m. at Sciences Po.
   
The jury of the defence will be the following:Bert N. Bakker, Associate Professor, University of Amsterdam ;  Alexander E. Coppock, Assistant Professor, Yale University ; Donald P. Green, Burgess Professor of Political Science, Columbia University (reviewer) ; Sara B. Hobolt, Sutherland Chair in European Institutions, London School of Economics (reviewer) ; Jennifer L. Jerit, Professor, Dartmouth College ; Laura Morales, Professeure des universités, Sciences Po Paris (Chair) ; Nicolas Sauger, Professeur des universités, Directeur du CDSP, Sciences Po Paris (advisor) ; Robert Y. Shapiro, Wallace S. Sayre Professor of Government, Columbia University (advisor)

Abstract

This dissertation proposes a theoretical framework of attitude change under threatening conditions based on parallel updating. More specifically, I focus on public preferences for policies to address terrorist attacks, pandemics, climate change and natural disasters in periods when these threats are elevated. I test my argument with four original survey experiments, which include eleven interventions and draw on a nationally diverse sample of a total of 9,110 American citizens. These interventions identify the effects of factual information, partisan cues, incidental emotions, ideological and non-ideological framing, and memory priming.

Evidence from these experiments provides consistent support that public opinion updating exhibits five characteristics. First, citizens change their views by a small amount. Second, citizens’ opinions move in the direction of information. Third, attitude change occurs regardless of political predispositions and individual attributes. Fourth, exposure to information about a specific policy area does not impact preferences for policies unrelated to this area. The only exception to this rule is when the treatment is emotionally strong. Finally, attitude- and identity-based cross pressures may introduce only minimal bias in the manner citizens update their opinions.

These conclusions strongly challenge theories of public opinion which argue that individual differences in more-or-less enduring political and psychological characteristics can lead to political polarization. Although the persuasive techniques studied here are not equally potent in changing political views, the findings invite cautious optimism about the capacity of citizens to update opinions in a reasonable and accurate manner, even when the circumstances are unfavorable. Finally, the results suggest that the roots of polarization should be searched for more directly, notably in the increasingly fragmented political, social, and media environments.

Résumé

Cette thèse propose un cadre théorique pour le changement d’opinion dans des contextes de menace. Ce cadre théorique est basé sur l'hypothèse d’une « actualisation en parallèle ». Plus précisément, je me concentre sur les préférences du public pour les politiques en réponse aux attaques terroristes, aux pandémies, au changement climatique et aux catastrophes naturelles dans les périodes où ces menaces sont élevées. Je teste mon argument avec quatre expérimentations originales dans des enquêtes d’opinion en population générale. Ces quatre expérimentations représentent onze interventions et s'appuient sur un échantillon nationalement diversifié d'un total de 9110 citoyens américains. Ces interventions identifient les effets des informations factuelles, des indices partisans, des émotions incidentes, du cadrage idéologique et non idéologique, et de l'amorçage de la mémoire.

Les preuves tirées de ces expériences confirment systématiquement que l’actualisation de l'opinion publique présente cinq caractéristiques. Premièrement, les citoyens changent d'avis de manière limitée. Deuxièmement, les opinions des citoyens se meuvent dans le sens de l'information. Troisièmement, le changement d’opinion se produit indépendamment des prédispositions politiques et des attributs individuels. Quatrièmement, l'exposition à des informations sur un domaine politique spécifique n'affecte pas les préférences pour les politiques qui ne se rapportent pas à ce domaine. La seule exception à cette règle est lorsque le traitement est émotionnellement fort. Enfin, le poids des pressions croisées basées sur les attitudes et l'identité ne devrait introduire qu'un biais minimal dans la façon dont les citoyens actualisent leur opinion.

Ces conclusions remettent fortement en question les théories de l'opinion publique qui soutiennent que les différences individuelles dans les caractéristiques politiques et psychologiques plus ou moins durables peuvent conduire à une polarisation politique. Bien que les techniques de persuasion étudiées ici ne soient pas tout aussi puissantes, les résultats invitent à un optimisme prudent quant à la capacité des citoyens à actualiser leurs opinions de manière raisonnable et précise, même lorsque les circonstances sont défavorables. Enfin, les résultats suggèrent que les causes profondes de la polarisation devraient être recherchées plus directement, notamment dans les environnements politiques, sociaux et médiatiques de plus en plus fragmentés.



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