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Procédure de reconnaissance des associations

Dépôt des candidatures jusqu'au 19 septembre
  • Hall du 27, rue Saint Guillaume ©Sciences PoHall du 27, rue Saint Guillaume ©Sciences Po

Les associations étudiantes reconnues participent pleinement au développement de la vie étudiante sur l'ensemble des campus de Sciences Po. Elles permettent aux étudiants de se rassembler autour d'aspirations communes et de partager leurs centres d'intérêts avec l'ensemble de la communauté Sciences Po, que ce soit dans le champs de la culture, du sport, de l'environnement, de la solidarité, de la santé, de la lutte contre les discriminations, de l'engagement politique ou citoyen...

La qualité d'association reconnue est attribuée par le Conseil de la vie étudiante et de la formation, en lien avec la direction de la vie étudiante et la direction des campus.

Les associations étudiantes reconnues peuvent bénéficier de moyens mis à leur disposition par Sciences Po pour mettre en œuvre leur projet associatif.

La reconnaissance est attribuée pour une durée allant jusqu'à la fin du semestre voyant le renouvellement intégral des élus étudiants au Conseil de la vie étudiante et de la formation (août 2018).

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"Il y a plus de geeks à Sciences Po que ce qu'on pense !"

  • Alexia Toulmet et Tom Bry-Chevalier ©Sciences PoAlexia Toulmet et Tom Bry-Chevalier ©Sciences Po

Espace Numérique est une association d’étudiants de Sciences Po qui souhaite faire vivre la culture numérique. Leur site internet foisonne de conseils informatiques et d’articles sur l’univers Internet et les réseaux sociaux. Nous avons rencontré Alexia Toulmet et Tom Bry-Chevalier, deux membres de l’association.

Votre association organise toutes sortes d’évènements, d’un tournoi Mario Kart à une conférence intitulée “Le transhumanisme est-il un humanisme ?” à Sciences Po. Comment définiriez-vous votre mission ?

Tom Bry-Chevalier :

Notre but est de diffuser la culture numérique à Sciences Po. On fédère toute une communauté en ligne, particulièrement dans ce qui est ludique comme les jeux vidéos. On organise aussi quelques évènements au cours de l’année pour faire découvrir la culture numérique sous un autre angle.

Alexia Toulmet :

On offre aussi un service de nettoyage et de dépannage d’ordinateurs gratuit aux étudiants en tenant un Helpdesk quatre heures par semaine. D’ailleurs pour faire fonctionner ce service et toute l’association nous avons besoin de volontaires, donc on en appelle à tous les potentiels candidats qui liront cet article ! [rires]

Vous avez publié sur votre site un article sur les clichés associés aux “geeks” [de l’allemand geck signifiant “fou”]. Être geek et étudiant à Sciences Po, c’est possible ?

A.T. :

Bien sûr ! [rires] Il y a bien plus de geeks à Sciences Po qu’on ne peut le penser. C’est de moins en moins difficile à assumer. On remarque que pendant les tournois de jeux vidéo que l’on organise certains élèves laissent vraiment libre cours à leur côté geek : quel que soit leur bord politique ou leur style vestimentaire, ils jouent ensemble, c’est une forme de diversité.

T. B.C. :

Il faut aussi dire qu’Espace Numérique compte beaucoup de filles comme membres actives, c’est une association complètement mixte. Et ces membres ne jouent pas forcément à des “jeux de filles” mais plutôt à des MMO RPG [jeux de rôle en ligne massivement multijoueurs] tels que World of Warcraft.

Certains jeux vidéo font-ils écho à ce que vous étudiez pendant vos cours ?

T. B.C. :

Oui, le jeu vidéo c’est quelque chose d'extrêmement varié : on peut trouver des jeux de simulation politique, à portée historique ou à propos de systèmes économiques complexes. Par exemple le jeu Europa Universalis est un jeu de stratégie historique : le joueur doit diriger un État européen de 1444 à 1821, et doit réussir à prendre en compte la situation géopolitique. J’ai trouvé beaucoup de correspondances entre ce jeu et un cours que j’ai suivi à Sciences Po sur l'empire ottoman.

A.T. :

Il existe aussi This War of Mine : The Little Ones. C’est un jeu dans lequel le joueur suit un petit groupe de civils pendant une guerre

Faites-vous partie de ceux qui considèrent les jeux vidéos comme des oeuvres d’art ?

T. B.C. :

À mon avis tous les jeux vidéos ne sont pas des oeuvres d’art.

A.T. :

Le jeu vidéo ne doit pas être vu seulement comme de l’amusement, c’est quelque chose de très sophistiqué. Certains jeux, comme Child of Light, ont une ambiance très poétique.

T. B.C. :

Il y avait cette année au Musée d’art ludique de Paris une exposition dédiée à “l’Art dans le jeu vidéo”. On ne s’en rend pas toujours compte mais le jeu vidéo est un art complet qui fait appel à presque tous les autres types d’art. Le cinéma, le dessin et la musique sont les plus évidents car ils créent l’univers visuel et auditif d’un jeu ; mais l’architecture est aussi centrale dans certains jeux, et on pourrait presque considérer les mouvements de certains personnages comme de la danse.

Vous souhaitez vous développer en dehors de Sciences Po pour qu’un maximum d’internautes puisse bénéficier du contenu de votre site Web. Pensez-vous que la culture numérique souffre d’un manque de reconnaissance ?

A.T. :

Je trouve que ça va de mieux en mieux, que la culture numérique est de plus en plus connue et répandue, mais il reste du travail à faire. Le numérique, ça n’est pas juste une bande de geeks, c’est une part très importante de l’économie, de plus en plus d’élèves de Sciences Po travaillent dans des start-up dédiées au numérique. Et on voit bien qu’au sein de Sciences Po des efforts sont faits par l’administration pour permettre aux étudiants de maîtriser plus facilement les outils et la culture numériques.

L’été est là et des listes de “lectures d’été” commencent à fleurir sur Internet. Auriez-vous des jeux, films interactifs ou lectures à recommander à ceux qui voudraient en apprendre plus sur la culture numérique ?

T. B.C. :

Beaucoup de jeux sortent pendant l’été. Fire Emblem est un jeu communautaire tactique qui plairait aux sciencepistes je pense.

A.T. :

On peut aussi découvrir la culture des jeux vidéo sans jouer, en regardant d’autres joueurs jouer en stream, sur Twitch par exemple [une plateforme de streaming et de VOD de jeux vidéo]

T. B.C. :

Il existe beaucoup de livres aussi, notamment sur le sujet du transhumanisme.

A.T. :

Et je conseillerais aussi les grands classiques de la culture geek, du Seigneur des Anneaux aux livres d’Isaac Asimov en passant par H2G2 le Guide du Voyageur Galactique.

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"Passer du temps avec les prisonniers m'a permis de choisir mon métier"

  • Adèle Ephraïm, co-présidente de l'association Genepi ©Sciences PoAdèle Ephraïm, co-présidente de l'association Genepi ©Sciences Po

Une soixantaine d’étudiants des campus de Paris et Poitiers se rendent chaque semaine en prison pour animer des ateliers culturels via l’association Genepi. Une expérience engagée, parfois militante, dont ils sortent changés. Reportage.

Douze portes. Adèle Ephraïm les a comptées. Pour accéder à « sa » salle dans la maison d’arrêt de Nanterre où elle organise soutien scolaire ou Monopoly dans le quartier des mineurs, il lui faut franchir douze sas. Il y a aussi le cliquetis des serrures, les murs gris, l’interdiction de porter des vêtements trop près du corps. La frêle co-présidente de l’association Genepi, élève de deuxième année, l’avoue « J’ai toujours peur de me perdre dans les couloirs, de ne plus retrouver la sortie » Avec les détenus en revanche, la jeune femme s’est vite sentie en confiance : « Ils ont 16, 17 ans et moi 19. Nous sommes dans l’échange, pas dans le rapport de forces comme avec l’autorité pénitentiaire. On oublie vite l’incarcération pour se concentrer sur la rencontre. Les jeunes sont demandeurs, s’attachent rapidement, parfois trop. L’un d’entre eux m’a dit de lui faire signe si on m’embêtait dehors !»

Avec le Genepi, fondé en 1976 par Lionel Stoléru, 60 étudiants de Sciences Po franchissent toutes les semaines les portes de Fresnes, de Fleury- Mérogis, de Versailles, de Nanterre. A chaque rentrée, l’association refuse du monde. La prison fait parfois fantasmer ou rêver ceux qui ont trop regardé de séries télé. Morgann Pernot, co-Présidente du Genepi Paris l’affirme : « Il ne s’agit pas de se rendre une fois en prison comme au zoo. Notre démarche est militante et politique, on plaide pour des mesures alternatives à l’enfermement.» Les Genepistes proposent des ateliers pour s’initier au théâtre, dessiner, créer une revue de presse ou du soutien scolaire.

En France, 1200 bénévoles de l’association oeuvrent en faveur du décloisonnement des institutions carcérales par la circulation des savoirs. La matière proposée, parfois, sert de prétexte. « On discute de tout librement, affirme Adèle, je peux passer d’Hannah Arendt à un jeu de cartes, si l’ambiance s’y prête. L’important est d’offrir une bulle, un sas de décompression qui appartient aux détenus. »

Depuis 2010 un projet collectif baptisé « Délibertés » est animé du même état d’esprit sur le campus de Sciences Po à Poitiers. Dix étudiants partent à la rencontre des 500 détenus de la maison d’arrêt de Vivonne et proposent arts plastiques, théâtre ou match de foot avec l’équipe de Sciences Po. «Il s’agit d’offrir un peu d’oxygène à l’univers carcéral, souligne Thomas Defaye, coordinateur de la vie étudiante, et de faire découvrir aux étudiants une réalité qu’ils ne connaissent pas». Pierre Pendanx, étudiant de première année, ne risque pas d’oublier sa « première fois » : « On nous a enfermé à trois dans une cellule pour nous montrer les conditions de vie réelles des prisonniers. Cela fait un certain effet, et depuis le discours sur les soi-disant “prisons de luxe” m’atterre ».

Pour les co-présidentes du Genepi, c’est surtout l’extérieur qu’il faut convaincre. «Certains amis trouvent que je ferai mieux de m’occuper d’une cause plus noble. Mon père avait peur que je tombe amoureuse d’un taulard, s’amuse Adèle. Pourtant, passer du temps dans ce milieu m’a permis de choisir mon métier. » Car c’est décidé, Adèle sera Juge d’application des peines. Morgann veut enseigner en milieu défavorisé. Pierre se réjouit, lorsqu’on parle d’enfermement, de connaître la réalité française. La prison, une sacrée leçon.

Par Ariane Bois

Article issu du numéro 5 (printemps 2016) d'Émile Boutmy Magazine, publié avec l'aimable autorisation de l'Association des Sciences Po.

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Le gala comme s'y vous y étiez

  • Étudiants lors du gala du BDE le 22 avril 2016 @Sciences PoÉtudiants lors du gala du BDE le 22 avril 2016 @Sciences Po

L'édition 2016 du traditionnel Gala du Bureau des Étudiants (BDE) se tenait le vendredi 22 avril au Palais Brongniart à Paris, avec pour invité d'honneur Emmanuel Macron, le ministre de l'Économie.

À l'heure où ils s'apprêtent à dire adieu à leurs années étudiantes, les futurs diplômés reviennent sur leurs meilleurs moments à Sciences Po. Reportage.

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7ème prix Sciences Po pour l'art contemporain : les candidats

  • Julie Ackermann, étudiante à Sciences Po ©Sciences PoJulie Ackermann, étudiante à Sciences Po ©Sciences Po

Organisé par des étudiants et pour les étudiants, le Prix Sciences Po pour l'art contemporain récompense chaque année un jeune artiste résidant et travaillant en France. Un événement incontournable de la vie culturelle à Sciences Po, qui a su s'imposer dans le paysage de l'art contemporain. Découverte en images des candidats de la 7ème édition, en exposition du 13 au 29 avril sur le campus de Sciences Po à Paris.

Votez en ligne pour votre œuvre préférée (accès réservé aux étudiants, enseignants et salariés de Sciences Po).

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