Podcasts des événements du CERI

14/05/2019

Une séance dans le cadre du Séminaire sur les approches postcoloniales (SAP)

A l’occasion de la dernière séance de l’année, Thomas Brisson vient nous présenter son ouvrage Décentrer l’Occident : les intellectuels postcoloniaux, chinois, indiens et arabes, et la critique de la modernité, paru aux éditions La découverte en 2018.

Intervenant :

Thomas Brisson, maître de conférences à l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis

Thomas Brisson est également chercheur associé à l’Institut Français de recherche sur le Japon à Tokyo.


Ses travaux portent sur la sociologie des intellectuels postcoloniaux notamment arabes et asiatiques, et interrogent leur rapport à l’universalisme, du fait de leur formation dans des universités américaines ou européennes, et l’usage de références critiques et postmodernes produites en Occident. 

Responsables scientifiques : Frédéric Ramel, Sciences Po-CERI, Ayrton Aubry, Pablo Barnier-Khawam, Léonard Colomba-Petteng, doctorants Sciences Po-CERI

13/05/2019

Bio-maîtriser les identités ?

A l’occasion de la parution du dernier numéro de la revue Politique africaine, « Bio-maîtriser les identités? », ce débat interroge les effets de l’expansion rapide des technologies biométriques d’identification des personnes dans le domaine de la surveillance, des politiques d’inclusion et d’exclusion, et de la construction de la citoyenneté en Afrique. Les enquêtes menées en Afrique du Sud, au Burkina Faso, en Mauritanie, au Tchad, en Guinée et au Maroc soulignent l’encastrement social et politique de cette révolution technologique et la résilience de l’État documentaire. Elles montrent que la biométrie, loin de sécuriser les identités, peut contribuer au renforcement de l’exclusion et à la polarisation des débats sur l’appartenance citoyenne et nationale. Le numéro sera discuté par deux intervenants extérieurs, spécialistes des problématiques de surveillance et de la question des sans-papiers, et avec le public. 

Rencontre et discussion avec :

Richard Banégas
est politiste au CERI / Sciences po.

Armando Cutolo
est anthropologue à l’Université de Sienne.

Séverine Awenengo Dalberto
est historienne à l'IMAF / CNRS.

Marielle Debos
est politiste à l’ISP / Université Paris Nanterre.

Alimou Diallo
est politiste à l’ISP / Université Paris Nanterre.

Jean-Marc Manach
est journaliste d’investigation.

Ange Bergson Lendja Ngnemzué
est philosophe et sociologue.

 

©Photo prise par l'un des coordinateur du dossier de Politique africaine sur la biométrie.

11/04/2019

Une séance dans le cadre du Séminaire sur les approches postcoloniales (SAP)

L’objet de ce séminaire mensuel est de construire un espace qui pourrait accueillir des doctorant.e.s et des professeur.e.s, ainsi que des étudiant.e.s de masters intéressé.e.s par ces approches scientifiques. Le format régulier de ce séminaire consiste en une présentation d’un travail de recherche suivie d’une discussion.

International Relations concepts:
origins, adaptations and innovations.

Speaker:
Karen Smith, Leiden University 
 

For the third session of the Seminar on Postcolonial Studies, we are proud to welcome Karen Smith, faculty member at Leiden University in the Netherlands and honorary research associate at the University of Cape Town. Her research focuses on non-western contributions to IR (theory), South Africa’s foreign policy and the role of emerging powers in global governance. During this seminar, she will interrogate the assumption of universality of concepts in IR, as well as the potential for theoretical innovation through the introduction of concepts from the Global South. One of Karen Smith’s latest publications is “Reshaping International Relations: Theoretical Innovations from Africa”, published by All Azimuth: A Journal of Foreign Policy and Peace in 2018. She serves on the editorial boards of Review of International StudiesForeign Policy Analysis and Rising Powers Quarterly, and was also recently appointed as special adviser to the UN Secretary-General on the responsibility to protect. 

 
 
Responsables scientifiques : Frédéric Ramel, Sciences Po-CERI, Ayrton Aubry, Pablo Barnier-Khawam, Léonard Colomba-Petteng, doctorants Sciences Po-CERI

 

09/04/2019

Un débat à l'occasion de la parution du livre de Laurent Fourchard Trier, exclure et policer - Vies urbaines en Afrique du Sud et au Nigeria aux Presses de Sciences Po, en partenariat avec l'École urbaine et le programme de recherche Cities are Back in town.

En présence de l'auteur Laurent Fourchard, Sciences Po-CERI

Avec:
Beatrice Hibou, Sciences Po-CERI / CNRS
Patrick Le Gales, Sciences Po-CEE / CNRS
Pap Ndiaye, Sciences Po-Centre d'Histoire

 

Trier, exclure et policer
Vies urbaines en Afrique du Sud et au Nigeria

Laurent Fourchard, Presses de Sciences Po

Les métropoles d'Afrique du Sud et du Nigeria sont réputées dangereuses, bidonvillisées et dominées par l'économie informelle. Peu est su en revanche de la manière dont les populations y sont triées, catégorisées et policées, en droite ligne avec les méthodes de réification ethnique et sociale de l’apartheid et de la période coloniale.
À Johannesburg, au Cap, à Lagos et à Ibadan, les quatre villes où l’auteur a enquêté, un gouvernement du tri et de l’exclusion assigne des droits, des peines et des interdits à des catégories considérées comme problématiques (délinquants, jeunes, migrants, femmes seules, vendeuses de rue) ; des organisations non étatiques surveillent au quotidien les quartiers populaires, les gouvernent la nuit et usent de violence contre les jeunes ou les étrangers.

 

 

Responsable scientifique: Laurent Fourchard 

03/04/2019
Une séance dans le cadre du séminaire de Nuclear Knowledges - Chaire d’excellence en études de sécurité.
 
Saisir la possibilité de la guerre nucléaire autour de l'ouvrage de Jean-Pierre Dupuy : La guerre qui ne peut pas avoir lieu aux Éditions Desclée De Brouwer, 20 février 2019.
 

La guerre qui ne peut pas avoir lieu
Essai de métaphysique nucléaire
Jean-Pierre Dupuy

Nous sommes plus près d'une guerre nucléaire que nous ne l'avons jamais été pendant la Guerre froide, mais la plupart des gens sont aveugles à ce danger. Ils ont appris que les armes nucléaires ne servent qu'à une chose : empêcher que les autres les emploient. C'est ce qu'on appelle la dissuasion. Ils pensent aussi que ces armes sont trop destructrices pour qu'on soit tenté de les utiliser. Telles sont les illusions qui leur permettent de dormir tranquilles. Entre l'été 2017 et janvier 2018, nous avons plusieurs fois frôlé une guerre nucléaire que ses protagonistes, Donald Trump et Kim Jong Un, ne voulaient nullement, pas plus que ne la voulurent Kennedy et Khrouchtchev pendant la crise de Cuba.

 

 

Jean-Pierre Dupuy est professeur à l'Université Stanford.
Il est l'auteur de très nombreux ouvrages, parmi lesquels : L'Enfer des choses. René Girard et la logique de l'économie (avec Paul Dumouchel, 1979) ; La Panique (1991) ; Le Sacrifice et l'envie (1994) ; Pour un catastrophisme éclairé (2002) ; Petite métaphysique des tsunamis (2005) ; La Marque du sacré (2010) ; L'Avenir de l'économie (2012) ou La Jalousie. Une géométrie du désir (2016).

Discutants :
Benoît Pelopidas, Sciences Po-CERI

Nariman Shelekpayev, Sciences Po-CERI, Nuclear Knowledges

Responsable scientifique : Benoît Pelopidas, Sciences Po-CERI. 

05/03/2019

Une séance dans le cadre du Séminaire sur les approches postcoloniales (SAP)

L’objet de ce séminaire mensuel est de construire un espace qui pourrait accueillir des doctorant.e.s et des professeur.e.s, ainsi que des étudiant.e.s de masters intéressé.e.s par ces approches scientifiques. Le format régulier de ce séminaire consiste en une présentation d’un travail de recherche suivie d’une discussion.

Comment faire une recherche avec une approche postcoloniale ?

Intervenante :
Claire Cosquer, ATER et docteure en sociologie, Université Toulouse 2 Jean-Jaurès ; OSC, Sciences Po
 
À partir d’une ethnographie d’expatrié.e.s français.e.s à Abou Dhabi, Claire Cosquer analyse, dans sa thèse, le processus de construction d’un groupe national à l’étranger par le biais de l’élaboration de frontières sociales relatives à la blanchité du groupe en question. L’interaction de ce dernier avec les émirien.ne.s et les autres groupes de migrants, notamment sud-asiatique, vient perturber l’ordre postcolonial que la sociologue comprend comme les reconfigurations ou les continuités contemporaines des structures coloniales. Elle viendra ainsi nous expliquer pourquoi, tout en nous donnant quelques pistes sur comment faire une recherche avec une approche postcoloniale.
 
Responsables scientifiques : Frédéric Ramel, Sciences Po-CERI, Ayrton Aubry, Pablo Barnier-Khawam, Léonard Colomba-Petteng, doctorants Sciences Po-CERI

04/03/2019

Table-ronde  : L’Italie, les élections européennes et l’Union européenne

Animation: Sofia Ventura, Université de Bologne

Intervenants:
Nicolas Bauquet, Institut Montaigne
Sergio Fabbrini, Luiss
Gilles Finchelstein, Fondation Jean Jaurès
Dominique Reynié, Fondation pour l'innovation politique