Communication sur les bases de données des migrations et leurs visualisations

La visualisation des migrations propose des défis stimulants et sans-cesse renouvelés. L’Atelier de cartographie y accorde d’ailleurs une place prééminente en se frottant régulièrement à l’exercice.

Le 3e congrès international OBSERVARE (Observatório de relações exteriores, de l’Université autonome de Lisbonne) s’est déroulé du 17 au 19 mai 2017 sur le site distingué de la Fundação Calouste Gulbenkian. L’événement avait pour thème Au delà des frontières : individus, espaces, idées. Il alternait des sessions plénières – on retiendra notamment l’intervention salutaire de Saskia Sassen, « The Rise of Extractive Logics: Who Owns the City? » – avec de nombreuses sessions thématiques.

Dans la veine de ses recherches en cours mêlant relations internationales, sociologie des quantifications et traductions (carto)graphiques, Benoît Martin a pu présenter quelques premières pistes sur le thème des migrations internationales . L’approche hybride consiste à comparer les bases des données existantes, à en présenter plusieurs mises en cartes, puis à identifier les principaux défis que les traitements soulèvent.

Documents et liens :
– Le diaporama de la communication (en portugais).
– Des informations sur le congrès :  en anglais ou en portugais.
– Le lieu, délicieux : la Fundação Calouste Gulbenkian (musée, bibliothèque, jardin, salle de spectacle, etc.).

Photo : entrée du musée (bâtiment de la collection classique)
Crédit : Benoît Martin

La Suisse dans Questions internationales

La Suisse n’avait jamais été traitée dans Questions internationales, revue de la Documentation française à laquelle l’Atelier de cartographie de Sciences Po contribue.
C’est désormais chose faite dans le dossier du dernier numéro (87 – septembre-octobre 2017).
Vous saurez presque tout sur ce petit pays coincé au milieu de l’Union européenne, thème du dossier en préparation du numéro de fin d’année.

Numéros déjà parus :
Le nouveau désordre international (n°85-86)
Cuba après Fidel (n°84)
Populismes et nationalismes (n°83)

Numéros à paraître :
L’Europe, entre crises et rebond (n°88 – novembre-décembre 2017)
L’Arabie saoudite (n°89 – janvier-février 2018)

Suivre Questions internationales sur Facebook ou Twitter (@Qinternat)

Photo : vue du Palais fédéral à Berne, à la fois le siège du Conseil fédéral (gouvernement) et de l’Assemblée fédérale (parlement) suisse.
Crédit : Truba7113 / Shutterstock.com

L’Enjeu mondial 2017 « Religion & politique »

L’Enjeu mondial. Religion & politique paraît ce jeudi 14 septembre 2017.

Il poursuit la série publiée aux Presses de Sciences Po qui a déjà abordé l’environnement (2015), les pays émergents (2008) ou les migrations (2009) et la série des Ceriscopes, publications en ligne et ouverte, qui ont abordé les frontières (2010), la pauvreté (2011) ou encore la puissance (2013).

Nouveauté cette année, l’ouvrage est co-écrit par des chercheurs du Centre de recherches internationales de Sciences Po (CERI) et le Groupe sociétés, religions, laïcités (GSRL) et il est co-dirigé par Alain Dieckhoff (CERI) et Philippe Portier (GSRL).

L’Atelier de cartographie y a cette fois conçu et réalisé plus de 50 cartes, diagrammes, frises chronologiques ou divers schémas. Ces documents sont d’ores et déjà dans notre cartothèque.

La lecture de l’ouvrage est complétée par un compagnon en ligne,
enrichi régulièrement : http://www.sciencespo.fr/enjeumondial/fr

Titre : L’Enjeu mondial. Religion & politique
Éditeur : Presses de Sciences Po
ISBN-10 2724620755
Prix 29,00 €

Photo : Pascal Bourdeaux (CC BY-NC-ND)

Les migrations expliquées aux festivaliers

Le musée national de l’histoire de l’immigration participe cet été au Sziget Festival en Hongrie. Au sein du « Quartier des musées » le MNHI est présent pour une exposition sur plus de 100 m2 avec des activités ludiques et des tables rondes au sujet de l’immigration et l’intégration, proposées aux festivaliers du plus grand festival musical d’Europe.

Partenaire de longue date avec l’Atelier de cartographie de Sciences Po, le MNHI expose aussi au festival hongrois une série de quatre posters, réalisés par l’Atelier, au sujet des migrations. Plusieurs échelles sont traitées : les migrations dans le monde, en Union européenne, en France et enfin en Hongrie, avec une volonté de proposer des images simples à interpreter, afin de porter un autre regard sur les migrations.

Le Sziget Festival se déroule du 9 au 16 août 2017 à Budapest.
Les posters sont disponibles en français et en anglais sur notre cartothèque.

Photo : Derzsi Elekes Andor (CC BY-SA 3.0)

Explorer quelques comparaisons – présidentielles 2017, 1er tour, 3/3

Sixième article profitant de l’actualité électorale pour distiller quelques tuyaux cartographiques. Après avoir précédemment considéré les fructueuses déformations que proposent les cartogrammes, revenons à des représentations plus traditionnelles afin d’expérimenter quelques pistes dans Khartis. On propose maintenant de dépasser la seule visualisation brute des résultats d’un candidat en opérant quelques calculs et combinaisons simples.

D’abord, toujours rappeler le niveau

Avant de calculer et de représenter des évolutions, il est opportun d’indiquer au préalable un ordre de grandeur ou un niveau. On peut prendre l’image bien connue du PIB : avant de comparer la « croissance » entre pays, il vaut mieux montrer les volumes respectifs. Il en est de même en géographie électorale : un candidat peut voir son score multiplié par 10 d’une élection à l’autre, si, au niveau national, il ne rassemble que quelques centaines de milliers de voix, son score restera inférieur à un candidat qui stagne à plusieurs millions de voix.

L’évolution dans le temps : ratio ou solde ?

L’option de comparer deux cartes, en échelle commune, à des dates différentes est souvent efficace mais les changements sont parfois subtils et deviennent invisibles par la seule comparaison de deux images. Il faut donc aller au delà et calculer ; ce que quelques opérations simples dans un tableur permettent généralement. Continuer la lecture de Explorer quelques comparaisons – présidentielles 2017, 1er tour, 3/3

La « forme » des cartes – présidentielles 2017, 1er tour, 2/3

Après avoir envisagé quelques options de tris du résultat national du premier tour, revenons dans ce cinquième article sur la « forme » des cartes. On distingue là celles qui utilisent un fond de carte euclidien classique des cartogrammes, ces images déformées – voire difformes selon les cas. Elles s’avèrent très intéressantes pour montrer des résultats électoraux.

Déformer selon les données

On observe une production grandissante des cartogrammes depuis les années 2000, notamment grâce aux travaux féconds de Jacques Lévy, grand promoteur de ces images. Plusieurs logiciels et applications proposent désormais de telles représentations, la référence (libre) demeure Scapetoad.

Sur la forme, les cartogrammes sont spectaculaires : les unités géographiques se voient « gonflées » ou « dégonflées » en fonction des données. Les valeurs fortes donnent l’impression de régions obèses, prêtes à éclater, quand d’autres apparaissent décharnées.

Ce qui compte, c’est donc la proportionnalité des entités géographiques elles-mêmes (la taille varie). Voici une première planche qui montre une géographie des communes françaises selon le nombre de voix obtenues par les quatre premiers candidats et l’abstention, au premier tour de la présidentielle de 2017. Continuer la lecture de La « forme » des cartes – présidentielles 2017, 1er tour, 2/3

Visualiser le résultat des candidats – présidentielles 2017, 1er tour, 1/3

Après trois premiers articles à la fois méthodologiques, appliqués et historiques (sur le maillage territorial, les résultats de 2012 et l’abstention), ce quatrième billet poursuit avec la même approche sur les résultats du premier tour de la présidentielle de 2012.

Trois graphiques en forme de résultat

On conserve la proposition formulée dans l’article précédent en considérant comme base 100 le nombre d’inscrits, et non celui des votants, ce qui permet d’incorporer l’abstention. Rappelons que les individus inscrits mais qui ne sont pas allés voter – les « abstentionnistes » donc – sont plus nombreux que les voix recueillies par le candidat arrivé en tête, Emmanuel Macron.

De manière assez classique, le résultat au niveau national peut être visualisé sous forme d’un diagramme en barres. Si le traitement paraît simple, il faut rester vigilant au tri (l’ordre des barres). L’efficacité de l’image finale en dépend.

Continuer la lecture de Visualiser le résultat des candidats – présidentielles 2017, 1er tour, 1/3

Mond’alim 2030

MOND’Alim 2030, Panorama prospectif de la mondialisation des systèmes alimentaires vient de paraître.
Il est le fruit de deux ans d’un exercice de prospective sur la mondialisation des systèmes alimentaires piloté par le Centre d’études et de prospective (CEP) du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, alimenté par les réflexions d’un groupe d’experts, qui s’est réuni à 9 reprises entre fin 2014 et fin 2015.
L’Atelier de cartographie de Sciences Po y a conçu et réalisé certains des documents (plus de 40), la plupart originaux, en lien avec l’équipe de graphistes qui en a réalisé une autre partie.

En savoir plus : Centre d’Etudes et de Prospective

Editeur : La Documentation française
Année d’édition : 2017
232 pages, 28 x 28 cm
ISBN : 978-2-11-010331-4

Photo : Dusan Petkovic/Shutterstock

L’abstention, 1965-2012 – en attendant le premier tour, 3/3

L’abstention est régulièrement citée par les spécialistes comme un des “premiers partis de France”. Dans ce troisième article, après avoir abordé le maillage territorial du vote puis les résultats de 2012, nous explorons la notion d’abstention. Dans ce dernier article de la séquence d’avant le premier tour (2017), davantage graphique et moins littéraire, nous pointons la question de la délimitation de l’abstention puis ses dimensions historiques et géographiques.

Imbrication des individus et des comportements

Resituons l’abstention au sein des comportement électoraux en partant de la population initiale, les individus qui ont le droit de voter.

Continuer la lecture de L’abstention, 1965-2012 – en attendant le premier tour, 3/3

Retour sur les résultats de 2012 – en attendant le premier tour, 2/3

Après avoir introduit les unités géographiques électorales que sont les circonscriptions législatives, abordons les deux familles classiques de visualisations des données à partir des résultats de la présidentielle de 2012. Khartis permet ces représentations.

Récupérer les données

Elles sont notamment diffusées par le CDSP de Sciences Po. On peut les télécharger sur la plateforme data.gouv, dans un format csv, puis les utiliser telles quelles dans Khartis.

On peut aussi ouvrir l’appli et charger le projet correspondant dans lequel les données sont précédemment chargées et une visualisation déjà proposée :

>> projet khartis

Types de données/visualisation

À l’issue du dépouillement du vote, les données obtenues sont brutes : ce sont des nombres de voix. Par calcul, ils sont ensuite transformés en ratio en les divisant par le nombre de votes exprimés et deviennent alors des parts (exprimées en % des votants). Dans le tableau, ces deux types de données correspondent aux colonnes intitulées “voix” et “%”.

Pour les visualiser, les nombres sont idéalement montrés par des points proportionnels (la taille varie) alors que les parts le sont plutôt par des dégradés de couleur (la valeur varie). Continuer la lecture de Retour sur les résultats de 2012 – en attendant le premier tour, 2/3