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Centrale nucléaire du Bugey et champ de tournesol. CC BY-SA 2.0)
Les “vrais” enjeux
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Frontispice des documents émanant du ministère de la Justice au XIXe siècle. Crédits : ministère de la Justice
Des élus et des institutions
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Ce que les élections font aux partis politiques

Meeting 1er mai 2012 Front National Crédits : Blandine Le Cain

La droite en France de 1815 à nos jours, René Rémond. Aubier

Étudier les élections, c’est bien sûr scruter la vie des partis politiques. Les chercheurs de Sciences Po s’y consacrent largement et, poursuivant l’oeuvre magistrale de René Rémond, analysent tout particulièrement les partis de droite et d’extrême droite. Parmi les nombreuses publications récentes on peut citer : Les droites en France à l’horizon de 2017. Fractures, diversités et unité  de Pascal Perrineau,  Les faux-semblants du Front National : sociologie d’un parti politique  de Nonna Mayer & alii (dir.), ou encore Les droites en fusion. Transformations de l’UMP de Florence Haegel, qui met en lumière les interactions entre fait électoral et vie des partis. La pression électorale que le Front National fait peser sur la droite a eu pour effet des transformations à la fois organisationnelles et idéologiques de l’UMP puis des Républicains.

La quête de l’unité : fusion et primaires
Le projet de fusionner les partis de droite était à l’agenda depuis la défaite de Jacques Chirac à la présidentielle de 1988 mais c’est deux jours après le choc national du 21 avril 2002,  – quand Jean-Marie Le Pen est qualifié pour le second tour de la présidentielle – que fut décidée la création de l’UMP. De la même manière, l’adoption des primaires par la droite répond au souci d’éviter la fragmentation pour être présent au second tour face au Front National.

Nicolas Sarkozy - Saint-Cyr-sur-Loire - 151014. Crédits : BfauverguesLa droitisation de la droite

La concurrence du Front National a eu également des effets idéologiques. La droite française a mis en œuvre une stratégie de récupération des thèmes du Front National  afin de l’affaiblir. Cette stratégie a ponctuellement réussi lors de l’élection présidentielle de 2007 mais elle a échoué sur le moyen terme puisqu’elle a permis de légitimer les thèmes du Front National.

La dé- diabolisation  

A rebours, la stratégie de « dé-diabolisation » engagée par Marine Le Pen depuis 2011 s’explique par sa tentative de percer le « plafond de verre » électoral. Elle adoucit son image et présente ses thèses sous une forme plus acceptable dans une démocratie,  faisant de son parti le défenseur des droits des femmes, des gays, des juifs, et de la laïcité, face au fondamentalisme islamiste.

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Bibliographie