Maxime Forest (CEVIPOF, OFCE)

Maxime Forest est politiste. Ses travaux, menés sous l'angle d'une approche néo-institutionnaliste attentive aux discours, aux jeux d'acteurs ainsi qu'aux trajectoires historiques des institutions au sein desquels ils/elles évoluent, portent en particulier sur l’analyse comparée des politiques d’égalité et de lutte contre les discriminations en Europe, sur l’européanisation des politiques du genre, ainsi que sur la dimension de genre dans les processus de transformation politique et institutionnelle. À ce titre, il s'est intéressé aux aspects de genre dans les transformations post-socialistes en Europe centrale, de la chute du mur de Berlin à la période de la post-adhésion à l'Union Européenne, ainsi qu'à l'essor des politiques d'égalité dans le contexte de la gouvernance multi-niveaux en Espagne ou à l'articulation des politiques d'égalité et de lutte contre la corruption en Amérique latine. Plus récemment, à travers sa participation à divers projets sur financements européens (FP7 (EN) et  H2020 (EN), il s'est penché sur le développement de politiques d'égalité sectorielles, en particulier dans l'environnement de la recherche et de l'enseignement supérieur. Depuis 2008, il conduit en parallèle des recherches appliquées et des activités d'expertise auprès de différentes institutions françaises et européennes (Ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur, Commission européenne, Institut Européen pour l’Egalité de genre, Conseil de l'Europe). Maxime Forest a présidé la Commission Enjeux Internationaux et Européens du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, dont il était membre exécutif (2013-2016, 2016-2019).

Sujets de recherche

  • Politiques du genre et changements institutionnels
  • Européanisation des politiques d'égalité et de lutte contre les discriminations
  • Institutionnalisation du mariage entre personnes de même sexe
  • Analyse comparée des politiques d'égalité et de lutte contre les discriminations en Europe
  • Politiques de lutte contre les violences faites aux femmes et les mutilations sexuelles féminines
  • Politiques d'égalité et de lutte contre les discriminations à l'université et dans la recherche

Publications sélectionnées

Ouvrages sélectionnés

Sa suggestion lecture

Slavenka Drakulic, How we survived communism and even laughed (EN), Hutchinson, London 1992.

Publié en français sous le (mauvais) titre Les restes du communisme sont dans la casserole, traduit par Marianne Guénot et Guy Fournier, Paris, Jacques Bertoin, 1992. Il s'agit d'une des oeuvres les plus importantes de la journaliste croate, émigrée aux Etats-Unis, Slavenka Drakulic. Elle évoque la période socialiste en Yougoslavie à travers divers récits et anecdotes contés par des femmes. Le livre dévoile autant la mécanique des rapports sociaux de sexe que celle de régimes fondés sur le simulacre.

Dans la même veine, mais sur une période plus longue et avec davantage d'intérêt pour les relations intimes, Maxie Wander a publié en RDA en 1977 l'un des ouvrages clé du féminisme allemand: Guten Morgen, du Schöne, traduit en espagnol en 2017 sous le titre Buenos días, guapa (ES). Une plongée dans l'intimité de plusieurs dizaines de femmes allemandes d'âges divers ayant vécu le nazisme et l'avènement du communisme. Prodigieux par la confiance spontanée créée avec les interlocutrices de l'auteure et la profondeur des thèmes traités. Dernière lecture de chevet : tous les ouvrages de l'anthropologue brésilienne Milagros Palma, qui éclairent les mythes fondateurs des inégalités structurelles entre les sexes.

Suivre ses travaux

Réécouter ses conférences PRESAGE

"Mariage pour tou·te·s" : où on en est-on ? Global perspectives on same-sex marriage

Conférence enregistrée le 5 novembre 2018.

The Europeanization of Gender Equality Policies: A Discursive-Sociological Approach (EN)

Conférence enregistrée le 7 décembre 2011.

Retour en haut de page