LIEPP DANS LES MEDIAS - MAI 2024

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Axe évaluation des politiques socio-fiscales

Le chômage est l’affaire de tous : un salarié sur deux y passe au cours de sa carrière, article de Michaël Zemmour publié par Alternatives Economiques le 02/05/2024

Dette : pourquoi la France est-elle si bien traitée par les marchés ?, chronique d'Etienne Wasmer publiée par Les Echos le 02/05/2024

Salaires : le rapport qui pointe les limites de trente ans d'exonérations de cotisations, article citant les propos d'Etienne Wasmer publié par Les Echos le 25/04/2024

Axe politiques éducatives 

Éducation : comment (re)prendre le pouvoir sur le numérique ?, émission de France Culture avec Grégoire Borst du 13/05/2024

Hyperconnexion des enfants, émission de BFMTV avec Grégoire Borst du 30/04/2024

Reste dans ta classe !, émission d'Arte Radio avec Marco Oberti du 29/04/2024

Enseignement privé et ségrégation scolaire, article de Marco Oberti publié par La vie des idées le 25/04/2024

Gabriel Attal s’inscrit pleinement dans une logique répressive, pas préventive, entretien avec Marco Oberti publié par Le Monde le 19/04/2024

Axe politiques de santé

Évaluer l’impact environnemental des soins : l’exemple de la dépression, article de Matthias Brunn publié par The Conversation le 06/05/2024

Santé : les élections américaines, un enjeu pour les patients français ?, tribune de Thomas Rapp publiée par Les Echos le 02/05/2024

Quand la satisfaction au travail passe par la coopération, article citant les travaux d'Henri Bergeron publié par Syndicalisme Hebdo le 30/04/2024

Axe évaluation de la démocratie 

L’écologie à l’épreuve des européennes, émission de France Culture avec Julia Cagé du 09/05/2024

I-télé, l’information n’est pas une marchandise, émission de France Inter avec Julia Cagé du 02/05/2024

Comment populisme et euroscepticisme façonnent le rapport des partis politiques à l’Ukraine, article de Jan Rovny publié par The Conversation le 24/04/2024

Axe politiques environnementales

Ces villes où la gouvernance des mobilités évolue à l'aune de la neutralité, article citant les propos de Charlotte Halpern publié par Les Echos le 09/05/2024

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Evaluation des effets du Crédit d’Impôt Recherche (CIR)

Séminaire de l'axe Evaluation des politiques socio-fiscales. 07/06. 16h-18h30.
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L'axe Evaluation des politiques socio-fiscales du LIEPP a le plaisir de vous convier au séminaire : 

Evaluation des effets du Crédit d’Impôt Recherche (CIR) 

Vendredi 7 juin, 16h-18h30 

Sciences Po, Salle du Conseil, 13 rue de l’Université, 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel

Inscription obligatoire pour assister au séminaire via Zoom

Présentation de 2 articles sur les effets du Crédit d'Impôt Recherche : 

Présentation 1 : "How Tax Credit Shapes Firm R&D Strategies?", Pierre Courtioux, François Metivier et Antoine Reberioux 

Cette étude contribue à mieux comprendre l’hétérogénéité des stratégies des entreprises en termes de Recherche et Développement (R&D). La définition des stratégies de R&D des entreprises est étendue, dans cet article, aux considérations fiscales liées aux crédits d’impôt de R&D. En utilisant des données d’entreprises françaises, les auteurs identifient 6 types de stratégies en R&D “étendues”. Ils examinent par ailleurs la relation entre ces stratégies et les taux effectifs de crédits d’impôt pour la R&D en observant le ratio entre l’allègement fiscal total obtenu par une entreprise grâce à la R&D et ses dépenses réelles en R&D.  
 
Présentation 2 : "Les incitations fiscales à la recherche et développement et à l’innovation : état des lieux, effets et alternatives",  Simon Bunel (Banque de France, PSE) et Michaël Sicsic (Université Paris-Panthéon-Assa, CRED)
 
Nous dressons un panorama des aides à la recherche et développement (R&D) et de leurs effets. On observe un peu partout dans le monde et en particulier en France un accroissement des aides indirectes, par rapport aux aides directes ces vingt dernières années. Pourtant, les évaluations dénotent une efficacité variable des aides indirectes : si certaines ont un effet d’entrainement, notamment les aides ciblées sur les jeunes entreprises, d’autres semblent essentiellement générer un effet d’aubaine du fait d’un manque de ciblage. Les aides directes à la R&D sont une alternative aux incitations fiscales et ont été davantage mobilisées suite à la crise sanitaire. Ces aides apparaissent comme des compléments plutôt que des substituts aux aides indirectes, même si leur multiplication soulève la question de la complexité du paysage des aides à la R&D et de l’efficacité globale du soutien public à la R&D en France. Enfin le financement direct de la recherche publique semble être un levier efficace pour augmenter l’efficacité de la R&D privée, selon des études récentes, en raison des externalités positives qu’elle génère. Cela met en avant la nécessité d’un soutien diversifié afin de maximiser la R&D et l’innovation.

Dispositifs d'insertion des allocataires de minima sociaux

Séminaire de l'axe Evaluation des politiques socio-fiscales. 05/06. 14h-16h30.
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L'axe Evaluation des politiques socio-fiscales du LIEPP a le plaisir de vous convier au séminaire : 

Dispositifs d'insertion des allocataires de minima sociaux

Mercredi 5 juin, 14h-16h30.

Sciences Po, Salle K011, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007, Paris. 

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel

Inscription obligatoire pour assister registration séminaire via Zoom

Résumé : 

Ce séminaire sera l’occasion de présenter deux études récentes ou en cours sur l’accompagnement des allocataires de minima sociaux. Une première présentation portera sur le suivi de l’orientation des allocataires par les départements, et l’autre étude portera sur un dispositif  expérimental d’accompagnement des allocataires ciblant les familles monoparentales à Nancy. 

Présentations : 

  • Aurélien Boyer (Université Paris 1, DRESS, LIEPP) " L’accompagnement des bénéficiaires du RSA par les départements : le processus d’orientation et ses disparités territoriales "

La présentation portera sur les résultats provisoires d’une première exploitation d’une source de données (les RI-insertion) produite par la DREES. L’idée est d’obtenir dans un premier temps un aperçu général du processus d’orientation des bénéficiaires du RSA et de ses évolutions récentes. Des indicateurs clés seront présentés concernant 60 départements disponibles tels que la part des orientés, la répartition de ces orientations selon les différents organismes référents unique ou encore la part des bénéficiaires ayant signé un contrat d’engagement réciproque (CER). Par ailleurs, les délais entre l’entrée dans la prestation et la date de première orientation seront également présentés. Ces indicateurs seront déclinés selon les territoires et les caractéristiques des bénéficiaires.

  • Arthur Heim (CNAF, PSE) et Alexandra Galitzine "Le poids des taxes sur les familles pauvres : Analyses à partir d'une expérimentation randomisée d'accompagnement"

Dans cet article, nous remettons en question le narratif selon lequel le système socio-fiscal français ”rend le travail payant” pour les familles monoparentales et analysons les réactions suite à un pro- gramme randomisé intensif d’accompagnement social et professionel déployé de 2018 à 2022. L’intervention ciblait des familles monoparentales au RSA depuis plusieurs années et leur a directement fourni des informations individualisées et détaillées dans le cadre d’un accompagnement global d’une durée d’un an, susceptible d’avoir réduit, davantage encore, les divers freins à l’emploi. Nous utilisons cette expérience pour mesurer les réactions des familles monoparentales pauvres aux incitations du système socio-fiscal. En utilisant des modèles open source de ce dernier, nous démontrons que la composition des transferts sociaux totaux varie selon les compositions des ménages, modifiant fortement les incitations.  Sans le savoir, celles qui demandent le RSA signent en même temps pour le plus haut taux de taxation de toute la distribution de revenu. Notre principale contribution réside dans l’exploitation des variations expérimentales des probabilités d’affectation pour déduire la distribution contrefactuelle des revenus par variable instrumentale. De plus, notre analyse indique que la reprise d’emploi augmente moins le revenu des participantes que dans le contrefactuel, entraînant une augmentation de la pauvreté laborieuse. Enfin, notre analyse des effets du programme sur la structure familiale révèle des effets hétérogènes significatifs en fonction du nombre d’enfants au début de l’étude. Nos résultats soulignent le fardeau fiscal considérable auquel sont confrontées les familles monoparentales défavorisées, qui constitue un puissant frein à une reprise d’activité pour certaines, tout en incitant fortement à l’emploi à temps partiel pour celles qui auraient travaillé davantage. Dans tous les cas, ces incitations perpétuent des situations où les ménages ne disposent pas de revenus suffisants pour sortir de la pauvreté, tout en maitenant une forte dépendance aux aides sociales.

Appel à manifestation d’intérêt « Les sciences des données pour l’évaluation de la démocratie »

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Appel à manifestation d’intérêt
« Les sciences des données pour l’évaluation de la démocratie »

L’Axe Évaluation de la démocratie du Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) lance un appel à manifestation d’intérêt pour développer des projets de recherche sur l’évaluation de la démocratie s’appuyant sur les sciences des données (data science et intelligence artificielle), en partenariat avec le Data Intelligence Institute of Paris (UPC).

Cet appel à manifestation d’intérêt vise à identifier les chercheuses et chercheurs de Sciences Po et de l’Université Paris Cité (UPC) intéressé.e.s par l’utilisation des outils des sciences des données pour étudier le rapport aux institutions ou le caractère démocratique des politiques publiques. Ces outils incluent par exemple, sans s’y limiter, l’analyse de larges bases de données, l’analyse de textes, de réseaux, d’images et de vidéos ainsi que l’analyse de données géographiques.

L’appel est ouvert à toute question de recherche sur ces thématiques. La seule contrainte est que le projet s’appuie sur des données déjà existantes.

Les chercheuses et chercheurs intéressé.e.s sont invité.e.s à envoyer une courte présentation du projet qu’elles ou ils souhaiteraient réaliser en (une page maximum) précisant la question de recherche et les données à analyser (type de données et accessibilité des données). Les projets seront ensuite discutés individuellement et présentés aux membres du Data Intelligence Institute of Paris à l’automne 2024 afin d’établir des collaborations de recherche.

Dans ce cadre, deux projets de stage de recherche de M2 réalisés par des étudiants en sciences des données, co-supervisés avec une chercheuse ou un chercheur du Data Intelligence Institute of Paris, seront sélectionnés pour être intégralement financés par le LIEPP au deuxième semestre de l’année universitaire 2024-2025. L’identification d’un étudiant de M2 pouvant réaliser le projet n’est pas nécessaire à ce stade et pourra être fait à l’automne en collaboration avec les membres du Data Intelligence Institute of Paris.

Les propositions sont à envoyer par le biais du formulaire en ligne au plus tard le 31 juillet 2024.

Who takes care? Early childcare, inequalities, and women's professional careers

Workshop co-organisé avec PRESAGE. 12/06
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LIEPP's Socio-fiscal Policies and Educational policies research groups and PRESAGE are pleased to convene the workshop:

Who takes care? Early childcare, inequalities, and women's professional careers

June 12th. 9am-5pm. (Paris time)

Location: Sciences Po, Salle du Conseil, 13 rue de l'Université, 75007, Paris. 

Mandatory registration to participate in person.

Mandatory registration to participate via Zoom.

Abstract: 

The scope of this workshop is to discuss in an informal setting some new research projects around the theme of ‘Who takes care? Early childcare, inequalities, and women's professional careers’. The objective is to assemble an interdisciplinary network of scholars working in the field to establish future collaborations and networks for future research. The workshop consists of seven presentations of half an hour with large discussions on the topic of each paper. After a November 2019 first workshop when we first launched a LIEPP initiative on “Family Policies”, the long-term goal of this initiative is to consolidate a research group on access to childcare and its consequences on the labor market and socioeconomic inequalities.

Programme:

I. Disentangling the drivers of inequalities in early childcare access in France: a multidisciplinary approach

9h-9h10   Welcoming words with Hélène Périvier (Director of PRESAGE, Sciences Po).

9h15-10h00  Pierre Pora : « Accroître l’offre de places en crèche : peu d’effet sur l’emploi, une baisse du recours aux autres modes de garde”

10h-10h45 Robin Huguenot Noël – “Net childcare costs and childcare uptake in the EU : A preliminary exploration”

10h45-11h Pause

11h-11h45 Arthur Heim (PSE) & Julien Combe: “Theoretical solutions to the daycare assignment problem with real-life applications in France.”

11h45-12h30 Laudine Carbuccia : "Structural and cognitive determinants of the socioeconomic gap in early childcare enrollment".

II. Sharing the burden: are we getting there?

14h-14h45 Montserrat Botey & Clément Carbonnier: “Access to early childcare and women’s labor market outcomes”

14h45-15h30 Emanuele Ferragina: "Maternal Employment and Childcare Use from an Intersectional Perspective: Stratification along Class, Contractual and Gender Lines in Denmark, France, Germany, Italy, Sweden and the UK”.

15h30-15h45   Pause

15h45-16h30 Hélène Périvier & Grégory Verdugo, “Can parental leave be shared?

16h30-17h15 Alix Sponton  « Des pères absents ? Saisir la diversité du non-recours au congé de paternité à partir de méthodes mixtes ? »

16h30 General discussion & Wrap-up

17h  Informal drinks 

A workshop organised by Laudine Carbuccia (CRIS / LIEPP) and Montserrat Botey (OFCE / LIEPP). 

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Les effets d’une loi de santé publique. Politiques et usages de la prescription médicale d’activité physique

Colloque de l'axe Politiques de Santé. 12/06.
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L'axe Politiques de Santé du LIEPP a la plaisir de vous convier au colloque : 

Les effets d’une loi de santé publique. Politiques et usages de la prescription médicale d’activité physique

Mercredi 12 juin, 9h-18h

Lieu : Sciences Po, Salle Goguel, 27 rue Saint-Guillaume, 75007 Paris.

Inscription obligatoire 

Résumé : 

Depuis 2019, le collectif PrescAPP étudie les effets de l’article 144 de la loi de modernisation de notre système de santé, encadrant la prescription d’activité physique adaptée par les médecins traitant·es. Le programme de recherche, soutenu par l’IRESP et le LIEPP, étudie d’une part les politiques conçues et mises en œuvre à la suite de cette loi et, d’autre part, leur réception par les médecins et les personnes malades chroniques vieillissantes. 

Programme :

9h Accueil

9h30 Ouverture 

- Anne Revillard, Directrice du LIEPP (financeur du projet)

- Valentine Trépied, Directrice adjointe scientifique IRESP (financeur du projet)

9h45 Introduction : Les programmes PrescAPP et Orgapp: Histoire, ramifications, collectivisation, méthodologies. 

Première partie : La prescription médicale d’activité physique, un exemple de la reconfiguration des politiques de santé publique?

10h Restitution - Prescapp/ Orgapp : Expérimentations, marchandisations et luttes de pouvoir ?  Qu’est-ce qui structure les politiques de la PAP

Pause

10h45 Table ronde : Où est le pouvoir dans le champ de la santé publique ?

- Clément Perrier, Sociologue, Université de Nîmes

- Camille Boubal, Sociologue, ENSEIS

- Anaïs Charra, Coordinatrice, Association DAHLIR (Auvergne – Rhône Alpes)

- Charles Gaignon, Coordinateur, Association SRAE (Pays de la Loire)

Repas - Buffet

Deuxième partie : Ce que recouvre la « prescription » d’Activité Physique Adaptée.

14h00 Restitution - Prescapp/ Orgapp : Le processus de prescription de l’APA. Du principe de la prescription d'une activité physique au bilan de sortie des programmes.

14h30 Table ronde : Le processus de prescription médicale et les nouveaux habits de la domination médicale?

- Sandrine Knobé, Sociologue, Université de Strasbourg

- Julia Legrand, Sociologue, Irdes

- Emile Escourrou, Médecin, CNGE (Occitanie)

- Maël Garros, Coordinateur, CDOS 42 (Auvergne Rhônes Alpes)

Pause

Troisième partie:  Ce que la sociologie fait aux politiques de Santé publique.

16h15 Table ronde :

- Claire Perrin, Sociologue et élu à l’Institut RECAPPS

- Maud Gelly, Sociologue et médecin à l'AP-HP

- Pierre-André Juven, Sociologue et élu à la ville de Grenoble.

17h45 Conclusion et perspective : Que faire d’un colloque ?

18h Clôture : Henri Bergeron, co-directeur de l'axe Politiques de Santé du LIEPP

Pour toute demande d'information, contactez Flavien Bouttet (flavien.bouttet@univ-lorraine.fr) ou Julie Thomas (julie.thomas@univ-st-etienne.fr).

Sortir des mobilités carbonées : quels cadres d’analyse, quels enjeux ?

Séminaire co-organisé avec le LIED. 14/05. 14h-17h.
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L'axe Politiques environnementales du LIEPP et le Laboratoire Interdisciplinaire des Energies de Demain sont ravis de vous convier au séminaire :

Sortir des mobilités carbonées : quels cadres d’analyse, quels enjeux ? 

Mardi 14 mai 2024. 14h-17h. 

Lieu : Salle 454A du bâtiment Condorcet de l’Université Paris Cité, 4 rue Elsa Morante, 75013 Paris. 

Un café d’accueil sera servi à partir de 13 h 30

Résumé : 

Les objectifs de réduction des émissions carbone dans le secteur des transports et des mobilités invitent à dépasser les approches de changement fondées sur les technologies pour tenir compte des nécessaires évolutions dans les politiques publiques. Comment repenser le temps long des problèmes publics de transport à l’aune de l’idée de démobilité ? Quelle évolution des comportements et de la demande de mobilité, dès lors que l’on introduit entre déplacements essentiels et non essentiels, en se fixant pour objectif de réduire ces derniers ? Quelles trajectoires de renforcement des capacités politiques ? Ce séminaire abordera successivement ces trois questions, en proposant de croiser les regards disciplinaires et les méthodes d’enquête. 

Programme : 

14h00 Arnaud Passalacqua (Lab’URBA Université Paris Est-Créteil)

De la mobilité comme liberté à la démobilité comme choix : comment sortir de deux siècles de chemin de dépendance ?

Cette intervention reviendra sur la construction de la mobilité en France, comme valeur intrinsèquement liée aux idées de liberté et à l'affirmation de l'individu. Dès lors, quand il apparaît que cette mobilité se heurte aux limites planétaires et que les dispositifs techniques présentés pour la proroger sous des formes moins destructrices déplacent ou masquent les problèmes plus qu'ils ne les résolvent, comment basculer dans un monde de réduction de la mobilité, tout en préservant des acquis politiques et sociaux ? Cette communication prendra appui sur une réflexion de temps long pour éclairer les choix qui s'offrent aux politiques publiques et aux individus dans le contexte de la France contemporaine, si l'on prend l'idée de démobilité au sérieux.

14h30 Michael Sullivan (St Mary’s University, LIEPP visiting)

Reconsidering Discretionary Travel

Constraining high emissions discretionary travel is an essential part of climate change mitigation. This paper contends that the time has come for governments to take action to require businesses and private citizens to reduce discretionary travel, or to shift essential travel to less carbon-intensive transportation alternatives. In the near-term, technology alone cannot solve the problem when alternative energy production and storage facilities often rely on resource extraction projects that have their own ecological costs, threatening globally significant carbon sinks, wildlife reserves, and Indigenous homelands. To limit emissions resulting from discretionary travel, we must apply the lessons we have learned from the pandemic about how to work and meet for business purposes remotely. First, I will survey the scientific evidence detailing the damage to the natural environment that has resulted from greenhouse gas emissions (GHG) over the past century. Second, I will distinguish between discretionary and necessary travel, highlighting forms of travel that serves human rights interests like the right to flee a country where one faces political persecution (refugee travel) and family reunification as forms of travel that should be exempt from quotas and rations. Third, I will highlight the contribution of wealthy knowledge workers to overall travel emissions and the ways that they can reduce the environmental impact of their activities. Fourth, I will present and develop my normative argument for reducing by rationing discretionary business and employment related travel to interactions that cannot be conducted over Zoom, Skype, or other emerging meeting-related technologies. Finally, I will consider means to adjust to a new interaction-at-a-distance based economy for environmental reasons by limiting discretionary travel and shifting necessary travel to less-emissions intensive forms of transportation.

15h00 Pause

15h30 Charlotte Halpern (Sciences Po, CEE, LIEPP)

Piloter la transition vers une mobilité durable dans les villes européennes : quels enjeux pour l'action publique ?

L’objectif de neutralité carbone à horizon 2050 que s’est fixé l’Union européenne (UE), en respect des accords de Paris, implique de réduire les émissions du secteur des transports de 90%. Le défi est immense, en particulier pour les villes, dont on estime qu’elles contribuent pour près d’un quart aux émissions du secteur des transports. Bien que la promesse d’une mobilité urbaine neutre en carbone, durable et vivable n’ait cessé de gagner du terrain dans les discours et les objectifs, son déploiement se heurte à de nombreuses contraintes. Outre la difficile évolution des comportements et la prise en compte des évolutions technologiques, les enjeux de gouvernance et de conduite de l'action publique demeurent, pour nombre de collectivités, largement impensés. Celles-ci font face à des résistances multiples, qu’il s’agisse des usagers, des résidents, des professionnels de la mobilité et de leurs agents. Comment intégrer des intérêts contradictoires ? Quelles modalités de pilotage et de suivi au moment de la mise en œuvre ? Quelles similitudes entre villes européennes dans les trajectoires de transition vers une mobilité durable urbaine ? Cette présentation mobilise les résultats d'une enquête comparative en Europe.

16h00 Débat final animé par Catherine Mering (LIED - Université Paris Cité) et Fatoumata Diallo (Sciences Po, CERI).


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12ème Séminaire annuel du LIEPP

22 et 23 mai 2024
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12ème séminaire annuel du LIEPP

22 et 23 mai 2024

Centre Culturel Irlandais, 5 rue des Irlandais Paris 5è

PROGRAMME : 

Mercredi 22 mai

Présentation générale des activités de l’axe – Laura Morales (CEE)

Présentation de projets :

Emanuele Ferragina (CRIS) : “Gender equality, employment and redistribution in contemporary social policy: first insights into the POLWOM project”

Mischa Dekker (postdoctorant, Université de Louvain, invite au LIEPP): “The reception of sexual violence policy: Class, race, and their impact on responses to street harassment awareness programs”

Arno Lizet (doctorant, CEE) : “La professionnalisation des élu-e-s ruraux au prisme de la mise en œuvre des politiques de soutien au commerce rural. Étude de cas du programme 1 000 cafés”

Mathilde Emeriau (Medialab) : "Les contrats d’intégration peuvent-ils favoriser l’intégration des immigrés ? “

Présentation générale des activités de l’axe – Charlotte Halpern (CEE) & Martin Hendel (Université Paris Cité, LIED)

Présentation de projets :

Eric Herbert (Université Paris Cité, LIED) : "Policy brief : anticiper les pertes de production liées aux énergies renouvelables pour faciliter la transition énergétique : l’exemple du secteur agricole"

Hugo Rochard (docteur en géographie et aménagement, chercheur associé au Ladyss, Sorbonne Université) : " "Plantons des micro-forêts urbaines" : des nouveaux récits d’action publique écologique à la coproduction citoyenne d’une solution fondée sur la nature à Paris "

Zsolt Boda (professeur et directeur du HUN-REN Centre for Social Sciences, invité au LIEPP) : "Assessing the challenges of greening state governance: a public policy perspective."

Matteo Mandelli (postdoctorant au LIEPP, Socio-Ecological Transition Initiative) : "Mapping the social risks of environmental transitions."

Présentation générale des activités de l’axe – Carlo Barone (CRIS)

Présentation des projets :

Agnès van Zanten (CRIS) : "La réception par les étudiants de la réforme des études de santé"

Marco Oberti (CRIS): "Dynamiques sociales et territoriales du recrutement à Sciences Po"

Nina Guyon (PSE): "Violence au collège : Impact d'un programme de médiation sociale en milieu scolaire"

Melanie Maximino Pinheiro (Université Paris Cité, LaPsyDe): “Investigating the relations between SES, parental practices, children's self-regulated learning and academic performance in first-graders: data from the Project 123CP”

Présentation générale des activités de l’axe – Lou Safra (CEVIPOF)

Présentation de projets :

Elisa Mougin (Ecole Normale Supérieure de Lyon): “Selective accountability: Visibility and parliamentary behavior in France”

Paulus Wagner (European University Institute): Has pension reform led to welfare chauvinism? Evidence from a regression discontinuity design

Olivia Tsoutsoplidi (doctorante, Département d’économie de Sciences Po): “Origins of women's suffrage movement in France”

Felipe Lauritzen (doctorant, Département d’économie de Sciences Po): “Does Public Campaign Funding Reduce Private Interests? Evidence from Brazil”

Jeudi 23 mai

Présentation générale des activités de l’axe – Thomas Rapp (Université Paris Cité) & Henri Bergeron (CSO)

Présentation de projets :

Claire Edington (University of California-San Diego, invitée au LIEPP): “Writing pandemic history during a pandemic.”

Quentin Schnapper (post-doctorant au LIEPP) : “Remédier à la pénurie de médecins dans les zones rurales. Une évaluation des politiques de restriction de la liberté d’installation des généralistes en Allemagne”

Présentation générale des activités de l’axe – Clément Carbonnier (Université Paris 8) & Nathalie Morel (CEE)

Présentation de projets :

Julia Paul-Venturine (assistante de recherche au LIEPP) : « Réestimation des bases fiscales foncières »

Bruno Palier (CEE) : « Que sait-t-on du travail ? »

Appel à contribution - Colloque "50 ans d’action publique sur le handicap en France"

5 et 6 juin 2025.
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Le LIEPP, la direction générale de la cohésion sociale (DGCS), l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO) de l’Université Paris Dauphine-PSL et le Comité d’histoire de la Sécurité sociale sont ravis d'organiser le colloque : 

1975-2005-2025 : 50 ans d’action publique sur le handicap en France

5 et 6 juin 2025 

Résumé : 

Le 30 juin 1975, la France adopte deux lois le même jour, l’une dite « d’orientation en faveur des personnes handicapées », l’autre « relative aux institutions sociales et médico-sociales ». Au début des années 2000, la France modifie ce cadre juridique en deux étapes. En 2002, elle révise la loi sur les institutions et, le 11 février 2005, elle adopte la loi « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ». 

En 2025, l’anniversaire de ces trois lois (50 ans pour les deux premières, 20 ans pour la troisième) sera l’occasion de comprendre l’évolution des politiques du handicap en France et de faire un état des lieux sur les conséquences concrètes de l'application de ces lois. 

 APPEL A CONTRIBUTION :

Un appel à contribution est lancé auprès de chercheurs académiques pour proposer un ensemble d’axes de travail, non exhaustifs, sur ces politiques. Les contributions scientifiques seront présentées lors du colloque. 

Les étapes de contribution :

  • Les travaux doivent être envoyés au plus tard le 1er septembre 2024 à l’adresse CS-COLLOQUE-HANDICAP-2025@social.gouv.fr. Les réponses attendues comprennent une bibliographie de 3 références maximum (3000 signes maximum) et une courte notice biographique des auteurs et autrices. 
  • Le conseil scientifique de ce colloque, qui publiera les résultats de la sélection le 30 septembre 2024, appréciera notamment des communications proposant des formes de croisement de savoirs entre chercheurs du monde académique et personnes concernées. 
  • Les communications rédigées (40 000 signes) seront attendues pour le 30 avril 2025.

Contacts :

DGCS-COLLOQUE-HANDICAP-2025@social.gouv.fr

DGCS-COM@social.gouv.fr 

Pour en savoir plus :

Version Française - Colloque Handicap - Proposition d'appel à communication 

Version Anglaise - Colloque Handicap - Proposition d'appel à communication 

Assistant.e de recherche - Etat providence à + 4 degrés

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FONCTIONS

Placé.e sous la responsabilité de Anne-Laure Beaussier et Tom Chevalier, vous serez recruté.e en tant qu’assistant.e de recherche pour le projet « Vers un État providence à + 4 degrés ?  Repenser la protection sociale à l’aune des catastrophes environnementales » (EP+4). Croisant notamment analyse comparée des politiques sociales et sociologie des risques et des catastrophes climatiques, ce projet s’intéresse aux dispositifs de protection contre risques sociaux associés aux aléas environnementaux liés au changement climatique en Europe. Il pose la question suivante : comment caractériser et expliquer les différents types de politiques mises en place en Europe pour protéger les populations contre les aléas environnementaux ? S’intéressant aux nouveaux risques sociaux associés au changement climatique, Il vise à étudier les dispositifs de protection existants dans les pays Européens face aux risques de sécheresse, inondation, érosion côtière et vague de chaleur, et leur adaptation face à la crise climatique. À partir d’une approche par méthodes mixtes, Il propose d’une part une cartographie des politiques de  protection contre les risques sociaux produits par les aléas climatiques dans l’UE (+R.U et Suisse) en construisant une base de données comparée des politiques européennes de protection contre les risques environnementaux inédite ; et d’autre part une enquête par études de cas comparés (France, Royaume-Uni, Espagne et Pays Bas) qui rendra compte des modalités de l’adaptation des dispositifs de protection contre les risques sociaux liés au changement climatique, de ses acteurs, des options discutées et des institutions qui participent de ces processus depuis le début des années 2000.

Associé.e au LIEPP environnement, vous serez en charge de : 

Participer à la cartographie des politiques publiques pertinentes en Europe, à la construction la base de données et à son traitement statistique 

- Recherche documentaire : compilation des policy documents publiés par les pays de l’UE (+R.U et Suisse) en vue de identification des politiques de protection contre les risques environnementaux nationaux (dispositifs de réparation et de compensation existants, dispositifs d’adaptation, et dispositifs de régulation) 

- En conjonction avec l’équipe de recherche, participation à la conceptualisation des différentes catégories d’analyse de la base de données 

- Participation au traitement statistique de la base de données 

Participer à la recherche qualitative et la conduite des quatre cas d’étude

- Identification des acteurs et des organisations pertinentes, prise de rendez-vous et planification des entretiens semi-directifs 

- Terrain de recherche à l’étranger dans 2 des 4 pays sélectionnés pour l’analyse par cas d’étude comparée (en Espagne, Royaume-Uni). N= 15 entretiens semi-directifs par cas. Les entretiens seront menés autant que possible en binôme avec l’un des membres de l’équipe de recherche. 

- Participation à l’analyse par process tracing en vue de comprendre les différents débats autour des risques sociaux liés aux aléas environnementaux, leurs acteurs, les processus de réforme en cours, et les différentes approches et perspectives nationales autour de la question du rôle de l’Etat et de la socialisation des risques environnementaux. 

Soutenir l’équipe de recherche pour l’organisation des manifestations scientifiques prévues dans le cadre du projet EP+4 (journée d’étude et table ronde)

Participer à la valorisation des résultats de recherche (présentations des résultats et participation aux activités de publication) 

COMPÉTENCES REQUISES

- Compétences méthodologiques quantitatives et qualitatives (entretiens, process tracing)

- Maîtrise d’un outil de traitement de données (R, STATA ou SAS). 

- Compétences sociales pour l’accès au terrain.

- Grandes capacités de synthèse et de rédaction pour la préparation de fiches, rapports et articles.

- Aptitude à l’organisation, capacité au travail autonome.

- Excellente maîtrise de l’anglais et du français, et éventuellement de l’espagnol. 

- Une connaissance des thèmes de recherche liés à la protection sociale ou au changement climatique serait un atout.

- Diplôme de master en sciences sociales (économie, sociologie, science politique) ou équivalent. 

STATUT

- Contrat à durée déterminée de 12 mois. Temps complet.

- Rémunération selon qualifications.

PROCÉDURE DE RECRUTEMENT

Merci d'adresser votre candidature (CV+LM) à liepp@sciencespo.fr en indiquant dans le sujet du message "Candidature EP+4" avant le 27 mai 2024.

Les entretiens auront lieu mi-juin 2024 avec Anne-Laure Beaussier et Tom Chevalier, coordinateurs du projet. 

Poste à pourvoir rapidement pour un début en septembre 2024. 

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LIEPP Newsletter - Avril 2023

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LIEPP DANS LES MEDIAS - AVRIL 2024

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Axe évaluation des politiques socio-fiscales

70 ans de la TVA : le plus injuste des impôts ?, émission de France Culture avec Michaël Zemmour du 12/04/2024

Le 8h30, émission de France Info avec Michaël Zemmour du 12/04/2024

Pour « désmicardiser » la France, faut-il augmenter la TVA ?, article citant les propos de Clément Carbonnier et Elvire Guillaud publié par Alternatives Economiques le 10/04/2024

Face-à-Face : Michaël Zemmour, émission de BFMTV avec Michaël Zemmour du 09/04/2024

Michael Zemmour explique aussi le déficit par les baisses d'impôt, article citant les propos de Michaël Zemmour publié par BFMTV Business le 09/04/2024

"Désmicardisation" : les Français sont-ils trop mal payés ?, émission de France Culture avec Clément Carbonnier du 05/04/2024

On n'a pas à protéger différemment en fonction de la conjoncture, article citant les propos de Clément Carbonnier publié par France Info le 05/04/2024

Face aux menaces existentielles, l'Europe doit se transformer, chronique d'Etienne Wasmer publiée par Les Echos le 28/03/2024

Economie : adieu Etat-providence ?, émission de France Inter avec Michaël Zemmour du 25/03/2024

Axe politiques éducatives 

On ne peut pas opposer temps d’écran et temps de lecture, article citant les propos de Grégoire Borst publié par L'Express le 14/04/2024

Les territoires des émeutes : La ségrégation urbaine au cœur des violences, article de Marco Oberti publié par La vie des Idées le 12/04/2024

Comment mieux encadrer l'école privée ?, émission de France Culture avec Marco Oberti du 04/04/2024

Smartphones : "On est entre l'utilisation excessive et l'addiction", émission de France Inter avec Grégoire Borst du 28/03/2024

Le système émotionnel des adolescents fonctionne à plein régime, entretien avec Grégoire Borst publié par Harmonie Santé le 28/03/2024

Axe évaluation de la démocratie 

France : les médias sont-ils de plus en plus partisans ?, émission de RFI avec Julia Cagé du 18/04/2024

La vision de services publics à vocation universelle est largement remise en cause, tribune de Julia Cagé et al publiée par Le Monde le 04/04/2024

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Seminar "Implementation Evaluation"

05/06. 4pm-5.30pm.
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LIEPP and the School of Public Policy of the University of Maryland are pleased to convene the seminar: 

Implementation evaluation

June 5th. 4pm-5.30.pm. (Paris time)

Sciences Po, B108, 1 place Saint-Thomas d'Aquin, 75007, Paris. 

Mandatory registration to participate in person

Mandatory registration to participate via Zoom

On the occasion of the recent publication of the Oxford Handbook of program design and implementation evaluation coordinated by Anu Rangarajan, this seminar brings together scholars and practitioners specializing in policy implementation from a diversity of disciplinary perspectives.

Programme:

Introduction by Anne Revillard, Sciences Po, CRIS, LIEPP

Presenters:

Anu Rangarajan, Mathematica : “Before impact evaluation, process evaluation.”

Daniele Vidoni, European Commission : “Driving Performance in the EU Context: The Case of Regional Policy”

Discussants:

Patrick Castel, Sciences Po, CSO

Charlotte Halpern, Sciences Po, CEE, LIEPP

Bruno Palier, Sciences Po, CEE, LIEPP

Concluding remarks by Doug Besharov, University of Maryland

Appel à candidatures - Programme Jeune Recherche (2024)

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Le LIEPP réédite son programme de soutien à la jeune recherche en évaluation des politiques publiques. Ce programme s’inscrit dans la dynamique de redéploiement du LIEPP en partenariat avec Université de Paris. Il est ouvert aux doctorant.e.s (qui doivent être inscrit.e.s en thèse au moment du dépôt de leur candidature dans les  écoles doctorales de Sciences Po ou d’Université Paris Cité) et jeunes docteur.e.s (ayant soutenu depuis moins de 2 ans, la thèse devant avoir été soutenue après le 31 août 2022 et dont l’affiliation principale est un laboratoire de Sciences Po ou d’Université Paris Cité), toutes disciplines confondues. 

Il poursuit quatre objectifs :

  • Valoriser et apporter un appui aux travaux de jeunes chercheur.e.s 
  • Faciliter la traduction des recherches académiques en résultats utiles pour l’évaluation des politiques publiques 
  • Favoriser la mise en dialogue interdisciplinaire des recherches, en vue notamment de favoriser l’émergence de projets interdisciplinaires 
  • Donner une meilleure visibilité, auprès d’acteurs publics et de la société civile, aux travaux de jeunes chercheur.e.s ayant un apport pour l’évaluation des politiques publiques.

Voir le descriptif complet du programme et des modalités de candidature.

Subvention d’appui à la recherche : 2000 €, à utiliser avant le 30 juin 2025

Thématique des projets de recherche : sujet en lien avec l'évaluation des politiques publiques, toutes disciplines confondues

Date butoir de la soumission10 juin 2024 (inclus) au plus tard, par le biais du formulaire de candidature en ligne. Les lauréats seront informés des résultats de la sélection au plus tard le 5 juillet 2024.

Liste des dépenses éligibles : 

NB : Les dépenses ne pourront faire l’objet d’aucun report au-delà du 30 juin 2025. 

  • Frais de mission pour conduire une enquête de terrain (dans le cadre du doctorat uniquement) : train, avion, hôtel. NB : un ordre de mission validé par le laboratoire d’origine sera demandé. 
  • Frais de mission pour la participation à des colloques nationaux et internationaux : train, avion, hôtel, frais d'inscription
  • Vacations de recherche
  • Retranscriptions d’entretiens
  • Traduction et editing      
  • Achat d’ouvrages ou documentation (dans la limite de 10 ouvrages)
  • Achat de données en ligne en lien avec votre projet de recherche
  • Subvention à la publication (par exemple, frais de soumission d'un article, frais d’open access)
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Expérience et traitement des discriminations dans la fonction publique

Séminaire de l'axe Discriminations et politiques catégorielles. 30/04. 12h-13h30.
  • Prostock-studio / ShutterstockProstock-studio / Shutterstock

L'axe Discriminations et politiques catégorielles du LIEPP a le plaisir de vous convier au séminaire :

Expérience et traitement des discriminations dans la fonction publique

Mardi 30 avril, 12h-13h30

Sciences Po, Salle du LIEPP, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007 Paris.

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel.

Inscription obligatoire pour assister au séminaire via Zoom.  

Intervenante :

Présentation : 

L’enquête présentée est une post-enquête qualitative de l’enquête TeO2 menée par l’Ined et l’Insee. À partir de fiches adresses fournies par l’Insee, nous avons pu recontacter et mener des entretiens avec 25 personnes, pour lesquelles nous disposons également des réponses fermées au questionnaire quantitatif.

L’enquête interroge l’incidence potentielle des discriminations et des inégalités liées à l’origine migratoire, au genre et à la classe dans le cadre de la fonction publique (recrutement, des carrières ou du fonctionnement des collectifs de travail) ainsi que les dispositifs relatifs à la lutte contre les discriminations et à la promotion de la diversité dans la fonction publique.

Ce séminaire présentera quelques données sur les enquêté.es rencontré.es, leurs trajectoires dans l’emploi et leur rapports aux concours de la fonction publique. Il sera également l’occasion de discuter des possibilités méthodologiques offertes par la double entrée quantitative et qualitative de l’enquête.

Sport et discriminations : l’affaire Caster Semenya et la normalisation du corps féminin au nom de l’égalité

Séminaire co-organisé avec l'École de droit. 25/04. 10h15-12h15.
  • Mokgadi Caster Semenya (credits: AP/Kamran Jebreili)Mokgadi Caster Semenya (credits: AP/Kamran Jebreili)

L'axe Discriminations et politiques catégorielles du LIEPP, l'Ecole de droit et la Clinique Juridique de Sciences Po ont le plaisir de vous convier à l'événement : 

Sport et discriminations : l’affaire Caster Semenya et la normalisation du corps féminin au nom de l’égalité

Jeudi 25 avril 2024 de 10h15 à 12h15.

Sciences Po, Salle K008, 1 place Saint-Thomas d'Aquin, 75007.

Inscription obligation pour les personnes externes à Sciences Po : events.edd@sciencespo.fr

Intervenante : 

Isabelle Rorive, Professeure, Faculté de Droit et de Criminologie, Centre Perelman, Equality Law Clinic, Université Libre de Bruxelles.

Résumé : 

Mokgadi Caster Semenya est une athlète sud-africaine, spécialiste du 800 mètres, triple championne du monde et double championne olympique de la discipline. C’est le 19 août 2009, à 18 ans, qu’elle gagne ses premiers championnats du monde d’athlétisme à Berlin en réalisant la meilleure performance de l’année, en pulvérisant son record personnel et en établissant un nouveau record national pour l’Afrique du Sud. Elle est alors une quasi  inconnue de la scène internationale d’athlétisme. Le lynchage médiatique est immédiat et la Fédération internationale d’athlétisme ne manque pas d’y contribuer. Pierre Weiss, alors secrétaire général, déclare dans une formule restée célèbre,  “C’est clair que Semenya est une femme, mais peut-être pas à 100%”.

Les règlements pris par la Fédération internationale d’athlétisme, aujourd’hui World Athletics, se succèdent et fixent des seuils de testostérone de plus en plus bas pour définir le “sexe sportif” féminin. Cette réglementation repose sur des données scientifiques sujettes à caution et est, à deux reprises, mise en cause devant le tribunal arbitral du sport établi à Lausanne. Ce dernier la suspend dans une premier temps, avant de la valider, tout en reconnaissant qu’elle est discriminatoire. Un recours est alors introduit devant les juridictions suisses et, ensuite, devant la Cour européenne des droits de l’homme qui rend un arrêt particulièrement divisé en faveur de Caster Semenya en juillet 2023. L’affaire est actuellement réexaminée par la Grande Chambre de la Cour.

L’affaire Caster Semenya s’inscrit dans l’histoire de l’exclusion des femmes du sport en général, et de l’athlétisme en particulier, et de leur conquête progressive, et toujours en cours, de l’accès à différentes disciplines réservées pendant longtemps aux hommes. Elle cristallise les débats sur la définition du sexe biologique, sur l’évolution des critères utilisés et sur l’embarras des sciences médicales à reconnaître que “ce n’est pas si simple que cela”. Elle révèle comment les processus de normalisation du corps de personnes intersexuées, dénoncés depuis une dizaine d’années comme des “pratiques préjudiciables” par les comités internationaux de protection des droits fondamentaux, sont à l’œuvre dans le sport de haut niveau, tout particulièrement à l’égard de femmes du Global South. Elle nous montre à voir qui décide ce qu’est une femme et comment l’argument d’égalité peut se retourner contre le principe de non-discrimination.

Roundtable 'Imagining the future of evaluation'

May 16th. 4pm-6pm.
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LIEPP is pleased to convene the roundtable: 

Imagining the future of evaluation

May, 16th. 4pm-6pm. (Paris time).

Location: Sciences Po, Amphithéâtre Simone Veil, 28 rue des Saints-Pères, 75007 Paris

Mandatory registration to participate in person.

Mandatory registration to participate via Zoom

Abstract:

In this exceptional LIEPP event, five leaders and internationally acclaimed scholars in evaluation will reflect on the future of the field. What new methods and approaches should be promoted? How is evaluation different from social science methods applied to social and economic issues – and should it be any different? What are the major institutional and political challenges to the development of evaluation and the promotion of its use in policymaking and within civil society? What should be the role of evaluation in democracy, and what practical tools can it rely on to fulfil this role? These are some of the questions which will be addressed in this roundtable.

Presenters:

  • Thomas D Cook, Professor Emeritus of Sociology, Northwestern University
  • Sandra Mathison, Professor of Education, University of British Columbia
  • Rebecca A. Maynard, Professor Emerita of Education and Social Policy, Penn Graduate School of Education
  • Raymond Pawson, Emeritus Professor of Social Research Methodology, University of Leeds
  • Laura R. Peck, Policy Evaluator, MEF Associates

Facilitator: Anne Revillard, Sciences Po, CRIS, LIEPP

Research-based initiatives to address gender-based violence in US and French universities

Seminar co-organized with Sciences Po, the CSO, the CEE, and PRESAGE. 17/04. 1.30-3.30pm
  • Cristian Storto / ShutterstockCristian Storto / Shutterstock

LIEPP's discriminations and category-based policies research group, Sciences Po, the CSO, the CEE and PRESAGE are pleased to convene the seminar: 

Research-based initiatives to address gender-based violence in US and French universities

Wednesday 17th April 2024, 1.30 - 3.30 pm

Mandatory registration (for Sciences Po students or staff only)

Abstract: 

In recent years, we have been witnessing a growing concern regarding gender-based and sexual violence on university campuses, particularly in the wake of the MeToo movement. This heightened focus has prompted various efforts to prevent and address campus-based violence. Faculty members have notably stepped up within their universities to drive transformative actions. This seminar provides an opportunity to discuss several such research-based initiatives, which are currently taking place in both the United States and France.

Speakers: 

Monica J. Casper, Professor of Sociology at San Diego State University, Special Assistant to the President on Gender-Based Violence, Chair of the Blue Ribbon Task Force on Gender-Based Violence

Hélène Périvier, Economist at the French Economic Observatory, Director of Sciences Po's Gender Studies Programme (PRESAGE), PI for the SAFEDUC research project

Chloé Mour, Equality, LGBT+ Rights and Gender-based Violence Officer at the French Ministry of Higher Education and Research

Chair:

Florence Faucher, Sciences Po, CEE

Politiques d’exonérations sur les bas salaires: usages et effets potentiels

Séminaire de l'axe Evaluation des politiques socio-fiscales. 23/04. 16h30-18h
  • HJBC / Shutterstock HJBC / Shutterstock

L'axe Evaluation des Politiques socio-fiscales du LIEPP a le plaisir de vous convier au séminaire : 

Politiques d’exonérations sur les bas salaires: usages et effets potentiels 

Mardi 23 avril. 16h30-18h. 

Sciences Po, Salle du Conseil, 13 rue de l’Université, 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel

Inscription obligatoire pour assister au séminaire via Zoom

Intervenants : 

Rapport à consulter :

Politiques d’exonérations sur les bas salaires: usages et effets potentiels, Rapport final AO-CFDT, 22 janvier 2024

Présentation : 

Quelles sont les incidences sur la structure de l’appareil productif et les qualifications des politiques d’exonération sur les bas salaires ? Telle est la question qui a été posée aux auteurs du rapport par la CFDT, qui viendront présenter leurs travaux lors de ce séminaire. 

L’objectif de ce rapport est double ; d’éclairer les effets potentiels des exonérations sur les salaires, la formation, les qualifications et plus largement les modes de production, ainsi que d’apprécier la mesure dans laquelle les représentants syndicaux peuvent exercer un droit de regard sur l’usage de ces exonérations. 

Le rapport dresse deux constats. D’abord, celui d’un déficit d’information et d’une difficulté d’appréhension des exonérations de cotisations sociales au niveau des branches comme des entreprises, avec une difficulté particulière dans les entreprises multi-établissements. Deuxièmement, les auteurs s’interrogent sur les formes variées d'optimisation qui peuvent avoir des effets sur les carrières salariales, les relations d’emploi (incitation à l’externalisation) et les formes de rémunération (incitations à développer les composantes défiscalisées et plus largement à contourner l’évolution du salaire de base).

After Opium: the braided meanings of drug addiction and recovery in colonial Vietnam

Séminaire de l'axe Politiques de Santé. 23/04. 17h-18h.
  • "Manufacture de l'Opium à Saigon" (1904). Manhhai / Flickr"Manufacture de l'Opium à Saigon" (1904). Manhhai / Flickr

L'axe Politiques de Santé du LIEPP est ravi de vous convier au séminaire : 

After Opium: the braided meanings of drug addiction and recovery in colonial Vietnam

Mardi 23 avril. 17h-18h.

Sciences Po. Salle du LIEPP. 1 place Saint Thomas d'Aquin. 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour participer en présentiel

Inscription obligatoire pour participer via Zoom

Intervenant : 

Claire Edington (University of California – San Diego)

Résumé :

Rather than adopt a timeless or universal understanding of the “addict” or “addiction” – a common tendency among historians of the opium trade – in this talk, I instead examine its late colonial iteration in Vietnam as the product of multiple strands braided together: the new psychiatric underpinnings of addiction science, colonial ideologies of race and mental health, as well as Vietnamese understandings of illness and the body, and worries about addiction as a threat to any independent, postcolonial future. I argue that French and Vietnamese views on addiction in the interwar years developed in tandem, at times intersecting, even as they pulled from different epistemologies and politics to frame the risks of drug use, both for the self and society at large. By the late 1930s, they would draw together to produce a new class of addicts, a relatively restricted group, defined by their pathological dependence on drugs and their social exclusion. This was not only a state-directed project, but a popular, Vietnamese one as well, which would persist well past the end of colonial rule. 

Présentation de l'ouvrage «La Révolution obligée»

Séminaire de l'axe Politiques environnementales organisé avec l'Ecole Urbaine de Sciences Po. 03/04. 17h-19h.
  • Damien GrenonDamien Grenon

L'École urbaine de Sciences Po et l'axe Politiques environnementales du LIEPP sont ravis de vous inviter à l'événement :

Présentation de l'ouvrage "La Révolution obligée. Réussir la transformation écologique sans dépendre de la Chine et des Etats-Unis"

Mercredi 3 avril. 17h19h.

Sciences Po, Salle H20428 rue des Saints-Pères,  75007 Paris.

Inscription obligatoire

Ouvrage paru en février 2024 aux éditions Allary, écrit par David Djaïz et Xavier Desjardins. La présentation de l’ouvrage par les auteurs sera suivie de débats et échanges avec la salle. 

La modération sera assurée par Charlotte Halpern, chercheuse au Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE) et codirectrice de l'axe Politiques environnementales du LIEPP. 

A propos de l'ouvrage : 

La transformation écologique n’a pas commencé. Malgré les innovations technologiques, les changements d’habitudes, les promesses des entreprises, les plans étatiques ou encore les COP, le monde, en 2023, n’a jamais autant consommé d’énergie fossile. Pourquoi tant de discours pour si peu de résultats ? N’y a-t-il rien de concret derrière ce verdissement qu’une majorité d’organisations et de citoyens appellent de leurs vœux ?

La Chine et les États-Unis ont déjà amorcé un tournant industriel spectaculaire. Ils s’imposent en champions de l’économie verte et organisent notre dépendance.

La France et l’Europe, elles, multiplient les ambitions et normes environnementales qui provoquent un retour de bâton populiste et anti-écologique. Nous cherchons encore comment transformer nos façons de produire, de consommer, d’habiter, de nous déplacer, de nous alimenter. Sans faire monter les colères. Tout en réaffirmant notre puissance industrielle et politique.

Nous avons moins de trente ans pour accomplir notre transformation écologique. Ce livre donne le mode d’emploi pour y parvenir.

Les auteurs : 

David Djaïz est essayiste et enseignant à Sciences Po. Il est l'auteur de Slow Démocratie (prix de l’Académie des sciences morales et politiques, prix étudiant du Livre Politique-LCP, finaliste du prix du Livre ­Politique, du prix du Mémorial – Grand Prix littéraire d’Ajaccio et du prix Pétrarque de l’essai France Culture-Le Monde) et de Le nouveau modèle français (prix d'Économie de l'Académie nationale de Bordeaux). 

Xavier Desjardins est professeur en urbanisme et Aménagement de l'espace à Sorbonne Université. Il est chercheur au sein de l'équipe Médiations, Science des lieux, science des liens. Ses travaux de recherche portent sur les liens entre urbanisme et mobilité, les politiques territoriales d’aménagement ainsi que les concepts et méthodes de l’urbanisme. Ses terrains de recherche sont principalement situés en Europe de l’Ouest. Il est également consultant en matière de stratégies et projets territoriaux. 

LIEPP DANS LES MEDIAS - MARS 2024

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Axe évaluation des politiques socio-fiscales

Travail : la perspective du « care », article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 18/03/2024

« Que sait-on du travail ? » : le « care » pris au piège de la dualité, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 18/03/2024

Faut-il maintenir un salaire minimum, émission de RFI avec Clément Carbonnier du 11/03/2024

« Que sait-on du travail ? » : des « normes viriles » persistent en entreprise, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 11/03/2024

Le RN est-il vraiment le parti des travailleurs ?, émission de France Culture avec Bruno Palier du 11/03/2024

Plan d'économies: "Il n'y a pas d'urgence", pour l'économiste Michaël Zemmour, émission de BFMTV avec Michaël Zemmour du 06/03/2024

« Le télétravail fait-il du bien aux salariés ? Ce que l’on a appris avec le Covid-19 », article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 04/03/2024

« Que sait-on du travail ? » : deux jours de télétravail estimés à 5 % d’augmentation de salaire au minimum, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 04/03/2024

Qui doit payer les salaires ?, article de Clément Carbonnier publié par Alternatives Economiques le 27/04/2024

« Que sait-on du travail ? » : l’inertie de la conflictualité au travail, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 26/02/2024

« Capital contre travail : le retour ? », article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 26/02/2024

Taxer les riches ou faire jouer la concurrence ?, chronique d'Etienne Wasmer publiée par Les Echos le 22/02/2024

Investir dans la capacité d’apprentissage de l’organisation pour la double transition digitale et écologique,  article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 19/02/2024

« Que sait-on du travail ? » : les huit dimensions de la force d’une entreprise, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 19/02/2024

Axe évaluation de la démocratie 

Penser, enfin, le pluralisme des médias, tribune de Julia Cagé publiée par Le Monde le 15/02/2024

Sens public, émission de Public Sénat avec Elisa Chelle du 15/02/2024

La décision du Conseil d’État est une excellente nouvelle pour le respect du pluralisme, article citant les propos de Julia Cagé publié par l'Humanité le 14/02/2024

Axe politiques éducatives 

Les différences d'orientation entre les filles et les garçons sont "moins nettes dans les milieux favorisés", entretien avec Agnes Van Zanten publié par l'Etudiant le 08/03/2024

700 millions d’économie sur l'école ?, émission de France Culture avec Elise Huillery du 26/02/2024

Les émotions, « Apprendre à apprendre, avec Grégoire Borst », émission de France Culture avec Grégoire Borst du 22/02/2024

Axe discriminations et politiques catégorielles 

Comment défendre les intérêts des femmes au travail ?, émission de France Culture avec Anne Boring du 08/03/2024

« 70% du travail domestique et familial est réalisé par les femmes », entretien avec Hélène Périvier publié par La Tribune le 08/03/2024

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LIEPP Newsletter - Mars 2024

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Comment faire face à l’injustice climatique ? La COP 28 et le fonds « pertes et préjudices »

Entretien avec Matthieu Wemaëre
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 L’un des enjeux majeurs de la transition écologique est de garantir une certaine justice entre les Etats, qui font face de manière inégale aux impacts négatifs du changement climatique. Lors de la COP27 qui s'est tenue à Charm el-Cheikh fin 2022, le fonds « pertes et préjudices » a été créé, afin de réparer les dommages subis par les pays les plus impactés par le dérèglement climatique. Cependant les modalités d’application et de fonctionnement de ce fonds (bénéficiaires, contributeurs, montant des contributions...) restaient à définir. La COP28, qui s’est tenue en décembre 2023 à Dubaï, a permis de trouver un accord concernant le financement des pertes et préjudices, notamment par l'intermédiaire du fonds. Que pouvons-nous attendre de ce fonds ? Comment fonctionnera-t-il concrètement ? 

Matthieu Wemaëre est avocat inscrit aux barreaux de Paris et de Bruxelles et chercheur associé à l’IDDRi, un institut indépendant de recherche sur les politiques publiques et plateforme de dialogue multi-acteurs. Il a également travaillé pendant 6 ans à la Commission européenne comme juriste à la Direction générale de l’Environnement. Le 1er décembre 2023, il a participé au side event à la COP28 organisé par l’axe Politiques Environnementales du LIEPP et le GDR Climalex “Pertes et préjudices : un mécanisme de justice climatique ?”.

  • Pourquoi avoir créé le fonds « pertes et préjudices » et qu’est ce qui fait sa spécificité ? 

Ce fonds répond à un besoin car le réchauffement climatique est bien présent. Les températures moyennes ont déjà augmenté de 1.2 à 1.4 degrés depuis l’ère pré industrielle. Le climat est donc perturbé et les conséquences de ces perturbations peuvent être extrêmes, d'une manière aussi bien soudaine (typhon, inondation, cyclone…) que lente (désertification, élévation du niveau de la mer) et provoquer des dégâts considérables.  Lorsque les dégâts engendrés sont irrésistibles et irréversibles on parle de perte ou de préjudice, qu’il faut réparer. La création de ce fonds était donc nécessaire car le climat va continuer à se dérégler et à engendrer des évènements de plus en plus violents, intenses et fréquents.

Juste avant la COP27, durant l’été 2022, il y a eu de fortes inondations au Pakistan qui ont submergé 10% du territoire et entraîné des pertes estimées à plus de 60 milliards de dollars. Cet événement a marqué les esprits et a facilité l’adoption du fonds, d'abord établi au nom de la solidarité de la communauté internationale à l'égard des Etats les plus vulnérables aux impacts néfastes des changements climatiques, notamment les petits Etats insulaires directement menacés par la montée des eaux qui avaient pourtant alerté cette même communauté internationale depuis bien longtemps.

La création de ce fonds tente donc de répondre à un besoin devenu pressant en prévoyant l’octroi d'une aide financière aux pays “particulièrement vulnérables”, le niveau de vulnérabilité d’un pays étant usuellement déterminé en fonction de son exposition, de sa sensibilité ou de sa capacité d’adaptation aux impacts des changements climatiques.

La spécificité de ce fonds est qu’il propose de réparer un préjudice causé par un dommage sans qu’il y ait de mise en cause de responsabilité. Habituellement lorsqu’on parle d’indemnisation ou de réparation, c'est parce que la responsabilité juridique d’une personne publique ou privée est mise en cause. Dès 2015 lors de la COP21, il avait été convenu que les mesures prises dans le cadre de coopération internationale sur le climat pour faire face aux pertes et préjudices ne pourrait donner lieu, ni servir de fondement, à aucune responsabilité ni indemnisation.

Par ailleurs il existe d’autres outils, notamment dans le cadre des Nations Unies, qui peuvent être utilisés en cas d'événements climatiques extrêmes, notamment pour intervenir en urgence, par exemple pour fournir une aide humanitaire ou alimentaire. Ce nouveau fonds va donc devoir être utilisé de manière cohérente et complémentaire avec d’autres mécanismes de financement, ce qui va nécessiter une coordination des moyens d'intervention. Cependant, ce fonds est unique car aucun fonds jusqu’à présent ne se concentrait sur la réparation. Les mécanismes existants interviennent d'abord en première urgence et, dans certains cas, ils peuvent subvenir à certains besoins de reconstruction (lors de tremblements de terre, de tsunamis...). 

  • Quelles modalités d'application et de fonctionnement du fonds ont été adoptées lors de la COP 28 à Dubaï ?

Les arrangements pour abonder et rendre opérationnel ce fonds ont été décidés dès le premier jour de la COP 28. C’est un signal fort, qui montre la détermination des Etats. L’objectif du fonds, sa vocation et sa gouvernance ont été déterminés à ce moment-là.

L’objectif du fonds est assez large : “aider les pays particulièrement vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques à faire face aux pertes et préjudices économiques et autres liés à ces effets, notamment aux phénomènes météorologiques extrêmes et aux phénomènes qui se manifestent lentement.” (Décision FCCC/CP/2023/L.1−FCCC/PA/CMA/2023/L.1). Ce fonds n’est donc pas destiné à une catégorie de pays prédéfinie et le nombre de bénéficiaires potentiels du fonds n’est pas déterminé. 

La vocation du fonds est de fournir des financements visant à faire face à diverses difficultés, telles que les urgences liées au climat, l’élévation du niveau de la mer, les déplacements, les réinstallations, les migrations, l’insuffisance des informations et des données climatiques, etc. Ce qui est d’abord mis en avant est la nécessité d’une reconstruction et d’un redressement résilients aux changements climatiques, dont le financement pourrait atteindre des montants très importants notamment si l'on prend en compte les pertes à la fois économiques et non économiques. Au Pakistan par exemple, les pertes suite à l'inondation de 2022 avaient été estimées à 60 milliards de dollars par la Banque Mondiale. Pour un seul pays, cela représente plus de la moitié que ce que les pays développés s’étaient engagés à mobiliser pour financer l'action climatique dans tous les pays en développement par an (à savoir 100 milliards de dollars d'ici 2020).

En termes de gouvernance, les pays en développement ne souhaitaient pas confier un tel fonds à la Banque Mondiale, car ils voulaient participer à la prise de décision. Ils ont finalement accepté que le fonds soit hébergé pour une période intermédiaire de 4 ans par la Banque Mondiale, uniquement pour pouvoir le rendre opérationnel dès que possible. Mais ils ont obtenu que ce fonds soit une entité chargée d'assurer le fonctionnement du mécanisme financier de la Convention climat (CCNUCC) et qu'il rende compte chaque année de ses activités dans ce cadre-là (et non celui de la Banque Mondiale). Et à l’instar du fond vert sur le climat, le fonds pertes et préjudices sera dirigé par un conseil composé majoritairement de représentants de pays en développement (14 membres, et 12 membres de pays développés) qui mettra en place les modalités de financement, approuvera les octrois de financement et émettra des recommandations pour améliorer les conditions de financement.

Enfin concernant les modalités de financement, tous les pays seront admissibles mais il y a aura différents types d’accès en fonction de l’urgence de la situation. Un accès direct est prévu. Par exemple, en reprenant le cas du Pakistan, un pays pourra demander à être financé directement pour se reconstruire.

Pour des requêtes moins urgentes, un accès indirect est aussi prévu. Dans ce cas, les financements passent par des intermédiaires, comme des agents d’exécution tels que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ou des banques régionales de développement qui seront des relais pour demander le financement et le gérer en concertation avec le pays bénéficiaire.

Ce fonds sera alimenté principalement par des contributions volontaires, donc de la subvention, mais aussi par des dons privés ou des prêts y compris à des conditions très concessionnelles. Avant Dubaï, les pays en développement avaient demandé que le fonds soit doté d'un montant minimum en partant du principe que seuls les pays développés devraient fournir ces ressources, mais ils n'ont pas obtenu gain de cause. La décision finalement adopté par la COP28 exhorte les pays développés à continuer de soutenir les activités visant à remédier aux pertes et aux préjudices mais tout en encourageant les autres pays à les soutenir sur une base volontaire, sans fixer de montant. A la fin de la COP, 792 millions d’euros avaient été promis pour alimenter le fonds. Ce montant est loin des 60 milliards de préjudice subis par le Pakistan, mais il témoigne tout de même d'une volonté d’abonder le fonds rapidement.

Un système d’allocation des fonds va être mis en place par le conseil, qui dépendra de certains critères d’éligibilité. La vulnérabilité du pays sera prise en compte, mais aussi l’ampleur de l’événement subi. Les notions de vulnérabilité et d’ampleur n’étant pas tout à fait quantifiées, l’arbitrage se fera au niveau du conseil du fonds. Lors de la COP28 il a aussi été décidé que le conseil du fonds devrait faire en sorte d’éviter que le fonds ne se concentre trop sur un pays, un groupe de pays ou une région. Il y aura donc une forme de répartition qui veut garantir une certaine équité entre les régions du monde, même si elles ne sont pas égales face aux conséquences des changements climatiques. Une pondération devra être trouvée en fonction de ces critères. En réalité, les objectifs et les modalités de fonctionnement ont été prédéfinis lors de la COP28 mais ils dépendront concrètement du travail du conseil, qui affinera et ajustera ces modalités.

Pour permettre la coordination entre le fonds et les autres arrangements de financement internationaux prévus pour faire face aux risque les catastrophes naturelles, notamment ceux des Nations Unies, ce fonds va jouer le rôle d'une plateforme d'échanges d’informations. Un moment d’échange sera prévu chaque année entre les représentants du conseil du fonds et les représentants des agences des Nations Unies.

  • En quoi la création et la mise en œuvre de ce fonds contribuent-ils concrètement à la justice climatique ?  

L’objectif de ce fonds est de réduire a posteriori une inégalité due aux impacts négatifs du changement climatique dans des pays qui économiquement et socialement n’ont pas les moyens d’y répondre, alors même qu’ils n’ont que très peu contribué aux phénomènes qui causent ces événements. Ce fonds tente de contribuer à plus de justice climatique en ce qu’il organise la solidarité internationale.

Il est important de voir la création de ce fonds comme une mesure de réparation physique, de reconstruction suite à un préjudice. Contrairement à une mesure d’adaptation, qui tend à prévenir, à diminuer la sévérité, la fréquence, la violence des impacts de ces événements, ce fonds a été pensé comme une réponse pour réparer les dégâts après que ces événements se sont produits. Il y a une forme de prévention dans l’adaptation qu’on ne retrouve pas dans les pertes et préjudices, qui partent du constat qu'un préjudice est subi.

Cependant, concrètement, les modalités du fonds pertes et préjudices sont loin des attentes de certains Etats. Aucun chiffre minimum d’alimentation du fonds n’est fixé, les critères d’allocation réduisent la possibilité pour certains Etats d’en bénéficier, et les notions juridiques sur lesquels s’appuie la gestion de ce fonds ne sont pas toutes définies et devront être interprétées. La création de ce fonds est donc une réponse partielle mais nécessaire aux enjeux du changement climatique.

Il sera intéressant d’observer si la création de ce fonds aura un impact sur les recours contentieux intentés au nom de la justice climatique. Au sein des pays développés, qui ne bénéficieront probablement pas de ce fonds, la responsabilité des Etats continuera à être mise en cause soit pour inaction, soit pour un préjudice subi (physique ou moral). Cependant certains Etats qui pourraient recevoir une aide du fonds pertes et préjudices pourront préférer solliciter ce fonds plutôt que faire un recours contentieux.

La Cour Internationale de Justice devrait prochainement rendre un avis consultatif à la demande des Etats insulaires sur l’obligation potentielle des Etats à ne pas créer de dommage qui pourrait avoir un impact dans un autre Etat. Cela pourrait entraîner des recours contentieux d’Etats contre Etats, d’ONG contre des Etats et aussi de l’arbitrage avec certaines entreprises polluantes. Il sera nécessaire d’évaluer l’efficacité de ces mécanismes de lutte contre l’injustice climatique dans les prochaines années. 

Retirement and COVID-19 vaccination: evidence from a fuzzy regression discontinuity design

Séminaire de l'axe Politiques de Santé. 3 avril. 11h30-12h30.
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L'axe Politiques de Santé du LIEPP est ravi de vous convier au séminaire : 

Retirement and COVID-19 vaccination: evidence from a fuzzy regression discontinuity design

Mercredi 3 avril. 11h30-12h30.

Sciences Po. Salle du LIEPP. 1 place Saint Thomas d'Aquin. 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour participer en présentiel

Inscription obligatoire pour participer via Zoom

Intervenant : 

Ilias Kyriopoulos (LSE)

Résumé :

The transition to retirement is considered one of life’s most significant events, bringing about substantial changes to an individual’s preferences and daily life. This study considers behaviour changes toward COVID-19 vaccination following retirement. Using data from the Survey of Health, Ageing, and Retirement in Europe (SHARE) and a fuzzy regression discontinuity design, we examined the impact of retirement on uptake of COVID-19 vaccinations. After considering potential endogeneity concerns, our analysis reveals that compared to individuals of similar age who have not yet retired, retirees were less inclined to get vaccinated. Our findings are consistent across various estimation methods and model specifications. Additionally, we present evidence suggesting that changes in social interactions following retirement may offer a plausible explanation for this phenomenon. Specifically, retirement results in decreased frequency of social interactions with neighbours, friends, and colleagues. These findings underscore the necessity for public health and vaccination campaigns targeted at retirees.

Comment verser de l'argent aux pauvres ? Comment l'économiste peut-il répondre à la question normative ?

Séminaire de l'axe Evaluation des politiques Socio-fiscales. 03/04. 16h30-18h.
  • Oleg Elkov / Shutterstock Oleg Elkov / Shutterstock

L'axe Evaluation des Politiques socio-fiscales du LIEPP a le plaisir de vous convier au séminaire : 

Comment verser de l'argent aux pauvres ? Comment l'économiste peut-il répondre à la question normative ?

Mercredi 3 avril. 16h30-18h. 

Sciences Po, Salle K011, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel.

Inscription obligatoire pour assister au séminaire via Zoom

Intervenant : 

Guillaume Allègre (OFCE - Sciences Po)

Présentation : 

La collectivité doit-elle verser de l’argent aux personnes sans revenus ? Doit-elle verser cette aide à ceux qui pourraient travailler mais ne travaillent pas volontairement ? Doit-elle verser cette aide à tous sans distinction, aidés y compris ? Doit-elle verser cette aide aux individus ou aux foyers ? L’assistance sociale fait ainsi l’objet de dilemmes, conséquences de rationalités concurrentes. Comment trancher ? 

La réponse de l'ouvrage Comment verser de l'argent aux pauvres ? (Presses universitaires de France) est qu’il faut débattre des principes de justice sociale et défendre des droits hiérarchisés, en particulier le droit à des moyens convenables d’existence. En cherchant l’optimal, la discipline économique n’est trop souvent pas convaincante. En mettant l’accent sur les droits, cet ouvrage plaide pour un vrai revenu minimum d’insertion, le plus élevé possible, luttant ainsi contre la trappe à pauvreté qui est la pauvreté elle-même. 

Un plaidoyer pour la justice et le pragmatisme en économie, en défense des droits économiques des plus pauvres. 

What If The Basis For Policy Decisions Is Misleading? The Case Of Perceived Discrimination Of LGBTQ+

Séminaire de l'axe Discriminations et politiques catégorielles. 21/03. 12h30-14h.
  • Alexandros Michailidis / Shutterstock Alexandros Michailidis / Shutterstock

L'axe Discriminations et politiques catégorielles du LIEPP a le plaisir de vous inviter au séminaire : 

What If The Basis For Policy Decisions Is Misleading?
The Case Of Perceived Discrimination Of LGBTQ+

Jeudi 21 mars de 12h30 à 14h

Lieu : Sciences Po, Salle du LIEPP, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007 Paris

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel

Inscription obligatoire pour assister au séminaire via Zoom

Intervenante : 

Résumé : 

Policy makers frequently base their decision on survey measures, such as the Eurobarometer or the European Social Survey. However, not all survey measures are valid, reliable and comparable. LGBTQ+ rights received increasing attention from policy makers in recent years because they address discrimination, stigmatisation, and victimisation problems. LGBTQ+ policies differ within Europe. Political and socio- cultural barriers against LGBTQ+ people are still evident in Central and Eastern European countries, whereas the support is higher in North European countries. However, Eurobarometer data show an empirical puzzle: respondents from countries that are known for extensive discrimination towards homosexuals indicated that they are not aware of discrimination against homosexuals at the workplace. At the same time, in countries that are characterized by relative tolerance and legal equality regarding homosexuals, respondents mention more frequently discriminatory behavior. This mismatch between reality and reported perceived discrimination might lead to misleading policy recommendations. Potential explanations for this discrepancy might be that respondents across countries adopt different perspectives, refer to different policies, think of different groups (e.g., gay or lesbians), lack awareness of discriminatory behavior or respond socially desirable.

This seminar provides an overview of relevant measures of discrimination of LGBTQ+ in cross-national surveys of the general population (e.g., Eurobarometer, European Social Survey, World Value Survey), discusses relevant methodological issues and potential solutions. It also discusses different approaches to assess the cross-national performance of measures, such as web probing and measurement invariance tests.

LIEPP DANS LES MEDIAS - FEVRIER 2024

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Axe évaluation des politiques socio-fiscales

« Que sait-on du travail ? » : les assistantes maternelles, un métier où l’on « n’arrête jamais », article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 05/02/2024

« Que sait-on du travail ? » : 40 % des cadres sont des « planneurs », article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 05/02/2024

Que reste-t-il de l'assurance chômage ?, émission de France Culture avec Bruno Palier du 05/02/2024

Pourquoi les salaires au-dessus du smic augmentent-ils si peu alors que le chômage baisse ?, tribune de Bruno Palier publié par Le Monde le 01/02/2024

Supprimer l’allocation de solidarité spécifique va appauvrir encore les précaires sans emploi, article de Michaël Zemmour, publié par Alternatives Economiques le 31/01/2024

Dire « oui » ou « non » à l’ordinateur : retour sur la numérisation du service public de l’emploi,  article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 29/01/2024

« Que sait-on du travail ? » : les algorithmes au cœur de la relation entre les demandeurs d’emploi et leurs conseillers, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 29/01/2024

La transformation des organisations du travail en France, un défi qui reste à relever, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 19/01/2024

« Que sait-on du travail ? » : La France peine à développer les organisations apprenantes, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 19/01/2024

Une semaine en France avec Bruno Palier, émission de France Inter avec Bruno Palier du 19/01/2024

Loi immigration: la «préférence nationale», risque majeur pour les étrangers précaires, article citant les travaux d'Elvire Guillaud et Michaël Zemmour publié par Arab News le 19/01/2024

Taxer tout ce qui bouge, pas le reste, chronique d'Etienne Wasmer publiée par Les Echos le 18/01/2024

Axe politiques éducatives 

Apprendre à apprendre, émission de France Culture avec Grégoire Borst du 9/02/2024

Écrans pour les tout-petits : éduquer plutôt qu’interdire, est-ce la solution ?, article citant les propos de Grégoire Borst publié par Sud Ouest le 04/02/2024

Les bienfaits de l'écoute, ou comment écouter l'autre dans une société défouloir ?, émission de France Inter avec Grégoire Borst du 31/01/2024

Sommeil : comment aider mon ado à retrouver un rythme, article citant les travaux de Grégoire Borst publié par Femina le 19/01/2024

Excellence, valeurs, entre-soi : pourquoi les parents d'élèves choisissent l'enseignement privé, article citant les propos d'Agnes Van Zanten publié par France Culture le 30/01/2024

Axe politiques de santé 

Sur qui doit peser l'augmentation du coût de la vie ?, émission de France Culture avec Hélène Périvier du 30/01/2024

Baisse de la natalité : "Ce n'est pas parce qu'on modifie le congé parental qu'on va inverser la tendance", émission de France Info avec Hélène Périvier du 17/01/2024

Axe politiques environnementales

Le ministère de l’Environnement se retrouve-t-il affaibli par le gouvernement Attal ?, article citant les propos de Charlotte Halpern publié par Challenges le 17/01/2024

Axe évaluation de la démocratie 

Comment une chaîne devient-elle de gauche ou de droite ?, article citant les propos de Julia Cagé publié par l'Ina le 18/01/2024

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LIEPP NEWSLETTER - FEVRIER 2024

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Groupe de travail "Trajectoire de pauvreté"

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Le groupe de travail « Trajectoire de pauvreté » de l'axe Evaluation des politiques socio-fiscales du LIEPP est consacré à la présentation de travaux consacrés à la mesure de la pauvreté dans toutes ses dimensions, notamment dans une perspective longitudinale, et à l’étude des politiques publiques qui ont pour but ou pour conséquence de réduire ou d’aggraver les situations de pauvreté.

Le séminaire réunit des chercheuses et chercheurs universitaires ou en administration en économie, sociologie et sciences politique. Les travaux présentés sont le plus souvent à un stade préliminaires.

Il se réunit toutes les six semaines le vendredi matin au LIEPP.

Séances à venir : 

  • 31 mai 2024 : Caractérisation socio-économique du territoire autour des hôpitaux Paris Seine-Saint-Denis.
    Intervenante :  Chantal Julia (EREN / Haut conseil de la santé publique)

Séances passées : 

2024

  • 29 mars 2024 : Évolutions et déterminants de la critique des bénéficiaires de l'État social dans la France contemporaine : tentative d'opérationnalisation quantitative. Intervenant : Pierre Blavier (Clersé, Université de Lille / LIEPP) 
  • 16 février 2024 : Approche comparative de la transition vers la pauvreté et le bien-être (Allemagne, France, Royaume Uni et Australie). Intervenante : Eleonore Richard (PSE)
  • 12 janvier 2024 : Le marché du travail au fil des générations. Intervenant : Henri Martin (OFCE, INSEE)

2023

  • 17 novembre 2023 : Reliance: les effets complexes d'un programme d'accompagnement à la reprise d'activité pour des familles monoparentales au rsa de longue durée. Intervenant : Arthur Heim (CNAF)
  • 29 septembre 2023 : La perception des inégalités économiques par différents groupes sociaux, portée et limite. Intervenants : Célia Bouchet (CEET, CNAM) et Nicolas Duvoux (CRESPPA-LabToP, Université Paris 8)
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Appel à projets général du LIEPP 2024

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Appel à projets général du LIEPP 2024

Le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) lance un appel à projets pour renforcer les activités de ses axes de recherche, dans sa dynamique de redéploiement en partenariat avec Université Paris Cité (UPC).

Cet appel à projets (AAP) vise à soutenir une diversité d’activités en évaluation des politiques publiques en lien avec les 6 axes de recherche thématiques du LIEPP (discriminations et politiques catégorielles ; évaluation de la démocratie ; politiques éducatives ; politiques environnementales ; politiques de santé ; politiques socio-fiscales) ou de façon transversale autour des approches et méthodes en évaluation.

L’appel est ouvert de façon large à toutes les disciplines permettant d’alimenter la réflexion sur l’action publique (data science, droit, économie, géographie, histoire, psychologie, santé publique, sciences de l’éducation, sciences de gestion, sciences environnementales, sciences du vivant, science politique, sociologie...). 

Champ thématique de l'appel à projets : évaluation de programme et d’interventions, évaluation des politiques publiques : politiques éducatives, sociales, fiscales, environnementales, politiques de santé, politiques antidiscriminatoires et catégorielles (ex. genre, handicap, politiques migratoires), évaluation de la démocratie, approches théoriques et méthodologiques en évaluation)

Condition d'éligibilité : l’appel est ouvert à tout.e chercheur.e titulaire, doctorant.e ou post- doctorant.e ayant pour affiliation principale un laboratoire de Sciences Po ou d'Université Paris Cité.

Type de projets possibles :

✔ Mise en réseau (événement/workshops de réseaux existants ou appui à la création d’un nouveau réseau en seed funding),

✔ Co-financement de projets en cours,

✔ Soutien à la publication,

✔ Courts séjours de recherche.

Montant maximal du financement demandé : 10 000 €

Durée : Les dépenses devront être réalisées avant fin décembre 2024 au plus tard.

Modalités de candidature

Nous recommandons aux personnes intéressées par cet appel à projets de contacter dès à présent l’équipe du LIEPP [andreana.khristova@sciencespo.fr ou liepp@sciencespo.fr] pour faire part de leur souhait de déposer un projet, en envoyant un court message avec pour objet [Appel à projets LIEPP]. L'équipe du LIEPP sera à leur disposition pour répondre à leurs questions et les accompagner dans le montage du projet (notamment budgétaire).

Les projets peuvent être rédigés en français ou en anglais.

Les projets sont à soumettre pour le 15 mars 2024 au plus tard, à l’adresse liepp@sciencespo.fr avec pour objet [appel à projet LIEPP]. Aucun dossier de candidature incomplet ou hors délai ne sera considéré.

Les résultats seront communiqués le 5 avril 2024.

Documents joints :

- Texte complet de l’appel à projets (pdf)

- Formulaire de candidature (word)

Liste des projets sélectionnés : 

A matter of reciprocity: does increasing recognition for ‘those who work’ decrease support for blaming welfare recipients? (RECIPROC)

Appropriate use of Caesarean section through QUALIty DECision-making by women and providers in low and middle-income countries (QUALI DEC)

Développement et validation d'une échelle d'évaluation de la prosocialité chez l'enfant (DeVProScale)

Discontinuité de l’emploi et réforme de l’assurance chômage : quels effets sur le revenu et le retour à l’emploi des demandeurs d’emploi ? (DISRAC)

Financialisation and labour conditions: comparative public policies in Brazil and Greece

Gender Homophily in Team Formation (GHTF)

Government Policy and Parenting (GP&P)

(In)justice reproductive en France: Les droits reproductifs au prisme des rapports de domination de genre, de race et de classe (JR France)

La gouvernance urbaine face à la participation citoyenne : Etude de la trajectoire organisationnelle d’une innovation institutionnelle - Cas de la Coordination Nationale des Conseils de Développement (Traj-Inno-Démoc)

Neighborhoods and child development: the French experience

Policies for Sustainable Consumption and Sufficiency: Justice, Effectiveness and Instrumentation

Shocking Belief Systems (SBS)

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Partage des données de la recherche : enjeux et obstacles

Entretien de Célia Bouchet (CEET, CNAM) avec le CRIS et le LIEPP
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

La question du partage des données de la recherche est depuis plusieurs années devenue centrale dans le monde académique. Pour encourager la transparence, l’intégrité scientifique, la mise en partage et la ré-employabilité des données, les chercheur‧es sont encouragé‧es à rendre accessibles les données de leurs recherches. Mais quelles sont les conséquences de cette pratique ? Comment la mettre en place concrètement ?