L'Ecole de journalisme récompensée par un prix de l'innovation pédagogique

Pour un enseignement sur l'entrepreneuriat dans les médias

C'est la première édition du prix de l'innovation pédagogique, délivré par la Conférence des grandes écoles. Parmi les "coups de coeur" du jury, l'Ecole de journalisme de Sciences Po et ses enseignements sur l'entrepreneuriat dans les médias ont été recompensés.

Il s'agit des ateliers "Créer une start up de l'information de A à Z" (en français") et "Start up Media Challenge" (en anglais), dispensés en M2 par Adriano Farano et Marie Mawad.

L'Ecole de journalisme de Sciences Po a inscrit dans ses maquettes pédagogiques, à la fois dans le master en journalisme et dans le joint master Journalism and International Affairs, l'enseignement des business models, passés et futurs, depuis 2015, et veut contribuer au développement de nouvelles initiatives journalistiques, via la création de start-up de l'information.

D'après la dernière enquête annuelle effectuée sur l'insertion professionnelle, plus de 6% des diplômés de l'Ecole de journalisme sont devenus entrepreneurs de l'information.

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"When I was in Ukraine, there were things I could not film, but could write about"

Astrig Agopian, graduate from the Joint Master Journalism and International Affairs
  • Astrig AgopianAstrig Agopian

May you describe your academic and professional background?

I spent five years at Sciences Po — two for the Euro-American bachelor program in Reims followed by a year-long exchange program at the Missouri School of Journalism and two years in Paris in the joint Journalism School / PSIA masters degree, focusing on international security and the FSU area. I graduated in 2020 during the Covid pandemic. I worked as a video journalist at LCI for the summer, and then worked as a reporter and camerawoman at France 3 in Picardie. In 2021, I moved to Armenia and freelanced for a year. I filmed, wrote, for many different media including AFP, RTS, Euronews, La Croix, The Guardian and others. That same year, I won the Google News Fellowship and a contract with AFP’s fact-checking team for two months. In January 2022 I moved back to Paris, and started freelancing from there.

What is your job title today? How is your daily routine?

I am now a freelancer based in Paris, but I travel a lot for commissions, mainly in Eastern Europe, the Caucasus and Mediterranean countries. I work for France Télévisions when I am in France, and I freelance for various French-speaking and English-speaking media when I am abroad (RTS, La Tribune de Genève, le Journal du Dimanche, On Spec podcast and others). It’s hard to define my daily routine because it really varies depending on where I am. When I am in Paris, I work for the show ‘Vrai ou Fake’ on France Info, which means I go to the office, research relevant topics to fact-check and report on, edit and voice packages, go live to do explainers etc. When I am abroad, every day is different.

Recently, I was in Ukraine covering the war, so there was no routine. There were some things I could not film, but could write about. Every day I had to reassess the risks, discuss with my different editors, and work as much as possible to show the reality on the ground. As a freelancer, another side of my reality is that I have to spend many hours on paperwork, reminding employers to pay me, and other unpleasant things.

What were the main takeaways from your degree?

What I really liked about the Joint Master Journalism and International Affairs degree was that it combined practical journalism skills and analytical training. Practically speaking, I learned how to report and use a camera during my Master’s degree and those skills were immediately put to the test with my first job as a video journalist. I focused on defence and security in the Former Soviet Union area at PSIA, which means I studied the «frozen» conflict in Nagorno-Karabakh and the war in Ukraine, in the Donbas region. I never expected I would have to cover the full-scale awakening of those wars in the first years of my career. But it happened, and the theoretical knowledge and analytical skills I had learned were extremely useful when I was reporting on the ground. My degree gave me useful tools to be efficient and professional in those circumstances. That being said, in journalism you keep on learning every single day, on the job.

What memories did you keep from your school, your cohort, your teachers?

I met people who became very close friends at school, and I am very grateful for that. We had a very interesting international and diverse cohort. I remember that the program was very intense — a good insight into the media industry. Having teachers who work as journalists was also very helpful. When I started freelancing, I contacted several of my former teachers and they put in touch with alumni of the program. Those connections were useful to find assignments.

What advice could you give to a student who would like to become a journalist?

Experience is crucial. If you want to become a journalist, start reporting wherever you are and with whatever means you have. It can be writing for your high school newspaper, interning at your local radio station, finding a story and interviewing your family members or friends. The best way to prove to any future potential employer or teacher that you deserve a chance, is to show them your clips. Another advice would to be to watch, read and listen to as many reports as possible. So many things are easily accessible with internet, enjoy it, it will help you improve.

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Journée portes ouvertes Masters 2022

  • Portes ouvertes Masters, le 19 novembre 2022Portes ouvertes Masters, le 19 novembre 2022

Quel master de Sciences Po est fait pour vous ? Comment réussir votre admission ? Ne ratez pas la Journée portes ouvertes Masters 2022 ! Une édition entièrement virtuelle pour obtenir les réponses à toutes vos questions.

Ouverte et accessible à tous, notre prochaine Journée portes ouvertes de Sciences Po dédiée aux masters sera organisée entièrement en ligne le 19 novembre 2022 !

Le tableau du marché de l'information

L'étude annuelle du Digital News Report est prête
  • Digital News Report 2022Digital News Report 2022

Entre les Français et l'information, la relation est “compliquée”. Tel est le résultat de l'enquête "Digital News Report" réalisée chaque année par le Reuters Institute for the Study of Journalism.

Le marché de l'information, les usages pour s'informer, ont été analysés dans 46 pays différents, dont la France. Voici ce qu'il faut retenir de l'édition 2022

  • L'intérêt pour l'information s'effondre, passant de 63% en 2017 à 51% en 2022, tous marchés confondus ;
  • La préoccupation d'éviter les fausses informations reste stable dans l'ensemble des pays analysés, les sondés confiant qu'ils sont plus souvent confrontés à des "fake news" concernant le COVID que sur des sujets politiques ;
  • Dans le contexte d'une inflation en hausse et d'un pouvoir d'achat en baisse, nombreux sont les abonnés à des services en ligne (musique, sites de presse, vidéo) à penser à réduire la voilure de leurs abonnements pour se concentrer sur ce qui leur semble "essentiel". En France, seuls 11% des sondés paient pour l'information en ligne ;
  • Un phénomène nouveau apparaît : "l'évitement informationnel". En clair, de plus en plus de Français (36%) disent qu'ils évitent de s'informer, soit parce que cela a un impact négatif sur leur humeur, soit parce qu'ils se sentent impuissants, soit parce qu'ils estiment que l'information telle est écrite est trop compliquée à comprendre ;
  • Autant les actualités prévisibles comme l'élection présidentielle semble créer un peu de lassitude chez les Français interrogés, autant ils retrouvent de l'intérêt à s'informer lorsqu'un événement inédit et soudain surgit, comme l'irruption dans l'actualité de la guerre en Ukraine ;
  • Le matin, la consultation de la télévision (27%) et la radio (23%) reste un rituel fort en France, sans parler du réflexe smartphone au saut du lit (25%) ;
  • La France est l'un des pays où la confiance dans l'information et les médias est la plus faible (29%) selon cette enquête.

Numéro 1 au classement des écoles de journalisme

L'Ecole de journalisme de Sciences Po en tête
  • Préparation de l'élection présidentielle 2022Préparation de l'élection présidentielle 2022
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

L'Ecole de journalisme de Sciences Po est sur la première marche du podium selon le classement des écoles de journalisme établi par Le Figaro Etudiant.

Pour établir le classement, Le Figaro Etudiant a établi plusieurs critères :

  • le nombre de prix, bourses et concours obtenus par les étudiants
  • la possibilité de suivre ses études tout en étant en apprentissage
  • la reconnaissance des formations par la profession des journalistes professionnels
  • les avis des employeurs au moment de recruter des jeunes journalistes

Créée en 2004, notre école a été reconnue par la profession des journalistes professionnels dès 2009. Cette récompense salue le talent de nos étudiantes et étudiants, l'insertion professionnelle de nos diplômés, l'excellence de notre corps enseignant ainsi que les efforts de toute notre équipe. Un immense merci!

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