"Il y avait beaucoup de travail, le rythme était intense, et j'aimais cela!"

"Il y avait beaucoup de travail, le rythme était intense, et j'aimais cela!"

Marie Gentric, diplômée du double diplôme en journalisme Columbia / Sciences Po
  • Marie GentricMarie Gentric

Pouvez-vous décrire votre parcours académique et professionnel?

Je suis entrée à Sciences Po en 2013. Après trois ans au collège universitaire, j’ai intégré l'Ecole de journalisme de Sciences Po en master. Je suis partie à New York pour ma dernière année, dans le cadre du double diplôme avec l’école de journalisme de Columbia. Après avoir obtenu mon diplôme, en mai 2018, je suis restée à New York et j'ai travaillé pour i24NEWS (une chaîne basée à Tel Aviv, avec des bureaux aux US & en France, diffusée en trois langues : anglais, arabe & français). J’ai débuté en tant qu’associate producer pour la chaîne anglaise. En gros, j’aidais les producteurs à préparer les éditions du soir, diffusées en direct depuis nos studios à Times Square. C’était une très bonne expérience, qui m’a permis de voir ce qu’est une newsroom américaine. 

Peu à peu, parallèle, j'ai commencé à faire des directs pour la chaîne française. Je suis officiellement devenue leur correspondante au printemps 2020. Ce poste m'a donné l’opportunité de couvrir de gros événements à travers le pays, de l’élection présidentielle aux émeutes du Capitole en passant par la pandémie.

Quel poste occupez-vous aujourd'hui? 

Je suis aujourd’hui journaliste au service politique de BFMTV. De retour en France donc ! Difficile de décrire une journée type… Je passe beaucoup de temps sur le terrain, avec les candidats à la présidentielle. Je passe aussi énormément de temps au téléphone pour discuter avec les équipes de campagne et récolter ou confirmer des infos. Et bien sûr, je profite des moments un peu plus calmes — que ce soit avant de dormir ou dans un train — pour lire la presse & écouter les interviews des candidats.

Quelles ont été les contributions de votre formation à la fonction que vous occupez aujourd’hui ?

L'Ecole de journalisme de Sciences Po m’a permis d’apprendre à travailler rapidement et sous la pression. Je me souviens tout particulièrement des semaines intensives, qui m’ont appris à prioriser et organiser mon temps. Cela me sert souvent aujourd’hui, notamment en cas de breaking news sur le terrain.

Quels souvenirs gardez-vous de votre école, de votre promotion, de vos enseignants?

Je garde un très bon souvenir de mon année à l'Ecole de journalisme de Sciences Po. Une année intense et enrichissante. Il y avait beaucoup de travail, le rythme était conséquent et j'aimais ça. J’avais constamment l’impression d’apprendre. Par ailleurs, l’actualité était particulièrement faste, avec l’élection présidentielle américaine en novembre 2016 et la présidentielle française en avril 2017. Je me souviens que, pour l’occasion, l’école avait organisé deux événements, retransmis en direct sur Internet… c’était de bons moments, auxquels je repense souvent.

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaiterait devenir journaliste aujourd'hui?

Je lui conseillerais d’être curieux. Bien sûr, de suivre l’actualité de près. De lire, de se balader, de discuter avec les gens et d'écrire, de prendre des photos ou des vidéos. Même si tout cela reste dans vos tiroirs, c'est un bon entraînement.

Et puis je lui conseillerais aussi d’oser, d’y aller. Ne pas hésiter à contacter les rédactions (souvent, vous n’aurez pas de réponse, parfois vous aurez des refus… mais continuez !), à se porter volontaire lorsque l'on est en stage. C’est un métier où il y a beaucoup de concurrence. C’est important de montrer que l’on est motivé et que l’on a envie.

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