Historians in the Public Sphere

Séminaire co-organisé par Evan Bonney (doctorant au CHSP)

Evan BONNEY, nouveau doctorant au CHSP,  co-organise un séminaire avec un collègue d'Oxford qui aura lieu ce semestre sur Zoom.

Le but de celui-ci est d'ouvrir une discussion entre - notamment-  des chercheurs anglophones et les francophones sur le rôle de l'historien dans l'espace publique. 

À travers de brèves lectures suggérées et/ou des conférenciers invités, ce groupe de discussion proposera de discuter des enjeux liés aux interventions des historiens dans la sphère publique. En raison de la pandémie de COVID-19, la parole historienne a été particulièrement sollicitée dans la presse écrite et audiovisuelle, dans l'élaboration des politiques publiques et sur les médias sociaux.

Il demeure cependant que l'histoire peut être instrumentalisée à des fins politiques, ce dont il faut tenir compte, comme l’a récemment soutenu l'historien Robert Gildea (Worcester College, Oxford), pour comprendre la politique intérieure et étrangère contemporaine au Royaume-Uni et en France. L'histoire fait en effet l’objet de différents usages dans la sphère publique, mais les historiens ne peuvent pas toujours guider la manière dont est racontée, modifiée et comprise. Ce groupe de discussion cherchera donc à mieux comprendre cette dynamique, en soulignant que le rôle des historiens dans l'élaboration du débat public dépend fortement de la tradition historiographique dont ils proviennent. En rassemblant des participants venant notamment des mondes anglophone et francophone, ce groupe se veut finalement une occasion d'échanger des points de vue sur la mesure dans laquelle l'historien peut influencer la sphère publique et, inversement, sur la façon dont les appels à justifier publiquement la pertinence de la recherche en histoire façonnent la manière dont les historiens travaillent aujourd'hui.

Veuillez noter que les séances se dérouleront en anglais, mais que les organisateurs pourront offrir sur le moment des traductions vers le, ou à partir du français, au besoin.

Première séance le 15 octobre.

Programme du séminaire (PDF, 173 Ko)


La "revue d'Histoire Culturelle " : nouvelle revue en ligne

Octobre 2020

Une toute nouvelle revue spécialisée dans l'histoire culturelle est aujourd'hui en ligne. Lancée par l'Association pour le développement de l'histoire culturelle (ADHC) et par la MSH Paris Nord, le directeur de publication est Pascal Ory, les rédactrices en chef, Evelyne Cohen et Pascale Goetschel.

Numéro 1 : La culture, ça sert aussi à gouverner ?

https://revues.mshparisnord.fr/rhc/

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Bourses de recherche pour les études de genre 2020 de la Ville de Paris

Date limite : 9 octobre 2020

Les bourses de recherche de la Ville de Paris pour les études de Genre ont pris le relais des Prix des Etudes de Genre, qui depuis 2006 encouragent la recherche sur les relations femmes/hommes. Afin de promouvoir les politiques d’égalité et contribuer à la diffusion des connaissances sur ces sujets, la Ville de Paris, en partenariat avec l'Institut Emilie du Châtelet, décernera cette année ces bourses à deux lauréat.e.s portant deux projets de recherche traitant des questions de genre, conçus et réalisés dans un établissement parisien.

Ces bourses sont initiées conjointement par Marie-Christine LEMARDELEY, adjointe à la Maire de Paris chargée de l’université, de la vie étudiante et de la recherche, et par Hélène BIDARD, adjointe à la Maire de Paris chargée de l'égalité femmes-hommes, de la jeunesse et de l'éducation populaire.

Elles sont dotées de 20 000 €, 10 000 € pour chacun.e des deux lauréat.e.s. Elles marquent la volonté et l’intérêt renouvelées de la Ville de Paris pour que les études de genre s’affirment comme un sujet de recherche fondamental dans le milieu universitaire, quelles que soient les disciplines concernées.

Toutes les disciplines sont éligibles.

Sont admis-e à se porter candidat-e, les étudiants-es ou chercheurs :

  • titulaires d’une licence et ayant validé au moins une première année de Master de recherche.
  • inscrits dans un / membre d'un / ou accueilli par un (pour les candidats étrangers) établissement d’enseignement supérieur ou de recherche ayant son siège dans l’Académie de Paris ;
  • âgé(e)s de moins de 40 ans (au 1er janvier de l’année civile en cours) ;

Les candidatures doivent être déposées sur le site Internet de la Ville de Paris : https://teleservices.paris.fr/k10/jsp/site/Portal.jsp?page=form&id_form=103 via le formulaire en ligne, ou sur la page suivante de Paris.fr : https://www.paris.fr/professionnels/financer-son-projet/bourses-et-prix-4013

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Bourses de recherche sur la xénophobie et l'antisémitisme, édition 2020

Date limite : 9 octobre 2020

Ces bourses récompensent et soutiennent deux candidats-es s’étant distingués-es par la qualité de leurs travaux sur ces problématiques, travaux dont l’importance est essentielle pour éclairer l’action de la Ville de Paris contre toutes les formes de discrimination. Les bourses sont dotées d’un montant de 10 000€ pour chacun-es des deux lauréats-es. Elles visent à soutenir les recherches des lauréats et la publication de tout ou partie de leurs travaux, afin de les rendre accessibles au plus large public.

Toutes les disciplines sont éligibles.

Sont admis-es à se porter candidat-es, les étudiants-es ou chercheurs :

  • titulaires d’une licence et ayant validé au moins une première année de Master de recherche.
  • inscrits dans un / membre d'un / ou accueilli par un (pour les candidats étrangers) établissement d’enseignement supérieur ou de recherche ayant son siège dans l’Académie de Paris ;
  • âgé(e)s de moins de 40 ans (au 1er janvier de l’année civile en cours) ;
  • Les critères de sélection du-de la lauréat-e sont, par ordre d’importance :
  • la qualité du projet de recherche,
  • l'intérêt du projet de recherche pour la Ville de Paris
  • le parcours universitaire du-de la candidat-e.

Les candidatures doivent être déposées sur le site Internet de la Ville de Paris : https://teleservices.paris.fr/k10/jsp/site/Portal.jsp?page=form&id_form=102 via le formulaire en ligne.

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Archives en mouvement : les 20 ans du CODHOS

Appel à communications - Date limite : 01/12/2020

Appel à communication

Archives en mouvement : les 20 ans du CODHOS

Journées d’études, 10-11 juin 2021, Campus Condorcet, Aubervilliers

Depuis la création en 2001 du Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale (CODHOS), les sources de l’histoire sociale se sont extraordinairement élargies en changeant de nature et de support.

Parallèlement à la production de nouvelles archives, notamment numériques, de nouvelles formes de mobilisations viennent bousculer les organisations ouvrières, syndicales et politiques au sein desquelles persistent néanmoins les modes traditionnels d’expression et d’intervention publique.

Ces évolutions importantes, dont les prodromes se situent dans l'après-68, se sont manifestées à l'orée des années 1980 en s’accélérant dans la période 1995-2001. Elles ont complètement bouleversé la manière d'interroger et d'analyser le champ de l'histoire ouvrière et sociale par les chercheur·e·s (historien·ne·s, sociologues, politistes, économistes, etc.) et obligé les archivistes à de nouvelles politiques et techniques de collecte, de conservation et de valorisation des fonds. L'incidence première s'est traduite dans le champ sémantique par l’évolution, voire la substitution, des terminologies : « histoire du mouvement ouvrier » vers « histoire sociale », « histoire des mouvements sociaux » vers « histoire populaire ». Dans le domaine de l’archivistique et de la conservation documentaire, le changement principal concerne ces documents nativement numériques, désormais incontournables. Les données du web et les réseaux sociaux sont devenus des sources primaires au même titre que les « archives traditionnelles » (archives papier, orales, audiovisuelles). Les campagnes de numérisation de fonds d’archives se sont également multipliées, souvent dans le cadre de projets collectifs, nationaux ou internationaux qui produisent des données de la recherche rendues accessibles au grand public.

 Le développement et la progressive professionnalisation des centres d’archives et de documentation « militants » (liés par exemple à des partis ou à des syndicats) est aussi à souligner. Aux archives de la répression (archives de police en particulier) largement mobilisées autrefois par les historien·ne·s du social et aux « archives pour la recherche » collectées et mises à disposition par les établissements universitaires, s’ajoutent désormais celles traitées et valorisées par les services d'archives des producteurs eux-mêmes.

À l'occasion de son vingtième anniversaire, le CODHOS, dont les membres vivent et accompagnent au quotidien ces bouleversements, organise deux journées d’études pluridisciplinaires autour des sources de l’histoire sociale. Elles seront l’occasion de poursuivre les missions qu'il s'est fixées lors de sa création : organiser et favoriser les rencontres et les échanges entre chercheur·e·s en sciences sociales et archivistes, bibliothécaires, documentalistes et autres professionnel·le·s de la conservation, sur cette relation entre l’événement social et historique, l’archive produite et l’utilisation qui en est faite.

Il sera demandé aux intervenant·e·s d’entreprendre une démarche réflexive sur leur « pratique des archives » afin de répondre à un certain nombre de questions. Quelles opportunités de recherches le foisonnement de nouvelles sources a-t-il permis et favorisé ? Dans quelle mesure ces archives mises à disposition, ainsi que les outils innovants développés pour les signaler et les mobiliser, ont-ils contribué au renouvellement des questionnements et objets de recherche ? Ces mutations ont-elles participé, et de quelle manière, au décloisonnement des disciplines ? L’accès à des « archives inédites » (notamment nées numériques) a-t-il modifié le regard porté sur les mouvements sociaux qui les produisent et plus largement sur le monde militant ?

La difficulté d’accès à certaines sources, voire leur absence, seront également interrogées, de même que la surabondance de données disponibles sur Internet qui, non traitées ou mal référencées, ont pu impacter travaux des chercher.e.s.

Comment les professionnel·le·s qui travaillent dans des institutions publiques et privées ont-il·elle·s pris en compte ces évolutions ? Comment relèvent-t-il·elle·s les défis qu’elles impliquent ? Comment établissent-il·elle·s leurs priorités ? Quels dialogues ont-il·elle·s noué avec les producteur·rice·s de ces archives (militant·e·s politiques, syndicaux et associatifs, entre autres), les chercheur·e·s et les autres publics (journalistes, écrivain·ne·s, documentaristes, particuliers passionnés d’histoire) autour de ces problématiques ?

Ils ou elles pourront étayer leurs réflexions sur la collecte, le traitement et la mise à disposition des sources d’histoire sociale en présentant des travaux et projets à partir de fonds concernés par les thématiques choisies et au-delà.

Sous forme de tables rondes, professionnel·le·s et usager·ère·s des archives seront invité·e·s à échanger sur ces questions à partir de sources relevant de quatre thématiques « emblématiques » pour l’histoire ouvrière et sociale qui ont suscité ces dernières années des travaux novateurs :

1-le travail (conditions de travail et santé, désindustrialisation, environnement, genre, précarisation, etc.)

2-le cadre de vie (logement, éducation, temps libre, protection sociale, etc.)

3-les mobilisations (luttes syndicales, le rapport au politique, nouvelles formes de mobilisation notamment les ZAD, Nuits debout, les Gilets jaunes, #metoo, etc.)

4-l’international (circulation des personnes et des idées, migrations, solidarités, globalisation, etc.).

Modalités de proposition

Les propositions de communication, rédigées en français ou en anglais, devront comporter un titre et un bref résumé de la communication (5 000 caractères espaces compris). Elles seront envoyées au plus tard 1er décembre 2020 à l’adresse suivante : a.mazet@ihs.cgt.fr

Comité scientifique :

Barbara Bonazzi (Centre d’histoire sociale des mondes contemporains, CNRS), Virginie Hébrard (Bibliothèque d’histoire sociale La Souvarine, AD 92), Ioanna Kasapi (Cité des Mémoires étudiantes), Eric Lafon (Musée de l’histoire vivante), Jean-Philippe Legois (Cité des Mémoires étudiantes), Stéphanie Legrand (Autour du 1er mai), Aurélie Mazet (Institut CGT d’histoire sociale), Thierry Mérel (Fondation Jean-Jaurès), Anne-Marie Pavillard (Archives du féminisme), Tatiana Sagatni (Institut CGT d’histoire sociale Mines-Énergie), Hèlene Saudrais (Archives CFDT), Rossana Vaccaro (GED-Campus Condorcet), Franck Veyron (La Contemporaine).

Partenariats (liste non définitive) :

• Archives CFDT

• Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (Université Paris 1/CNRS)

• Fondations Jean-Jaurès

• Grand équipement documentaire (GED) - Campus Condorcet

Lieu 

· Auditorium du Centre des Colloques du Campus Condorcet, Place du Front Populaire 93322 Aubervilliers 

Dates :

· 10-11 juin 2021

Contacts :

· Rossana VACCARO, coordinatrice des référents, Service Soutien à la recherche et à l'innovation, GED-Campus Condorcet/CHS

rossana.vaccaro@campus-condorcet.fr

· Aurélie MAZET, responsable des archives confédérales à l’IHS CGT

a.mazet@ihs.cgt.fr

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