Blum, Léon

Léon Blum, 1925 (10 BLM 29), Fonds Léon Blum, Archives d’histoire contemporaine
Léon Blum, 1925 (10 BLM 29), Fonds Léon Blum, AHC-CHSP © Gilbert René.

Fonds papier coté 570AP et BLM

Né à Paris en 1872, ancien élève de l'École normale supérieure et à la faculté de droit, Léon Blum entre au Conseil d'État en tant que maître des requêtes en 1895. Parallèlement à sa carrière administrative, il se consacre à la critique littéraire en collaborant à La Revue Blanche. C'est Lucien Herr qui l'initie aux théories du socialisme et le convertit à la cause de Dreyfus. Dans le combat dreyfusard, il rencontre Jean Jaurès et participe ensuite, à ses côtés, à l'unification du Parti socialiste et à la création du journal L'Humanité. C'est l'assassinat de Jean Jaurès qui marque l'entrée en politique de Léon Blum.

En 1914, il est nommé directeur de cabinet de Marcel Sembat, ministre du Ravitaillement durant la Première Guerre mondiale. Élu député pour la première fois en 1919, à l'âge de 47 ans, Blum devient secrétaire du groupe restreint des socialistes de la Chambre. L'année suivante, lors du Congrès de Tours, il prononce le discours de la " Vieille maison " dans lequel il s'oppose à l'adhésion de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) à la IIIe Internationale.

Directeur du Populaire, il devient le leader de la SFIO de 1920 à 1940. Devant les événements du mois de février 1934, il prépare un double rapprochement avec les radicaux puis avec le Parti communiste. En juin 1936, à la suite de la victoire électorale des partis de gauche, il devient président du Conseil. Un vaste mouvement social accompagne sa nomination, débouchant sur les accords de Matignon qui transforment profondément la France. En matière de politique extérieure, Léon Blum se rallie à la non-intervention en Espagne aux côtés du régime républicain menacé, afin de préserver les acquis du Front populaire. Voulant résoudre la crise économique par les pleins pouvoirs financiers, il se heurte à l'opposition du Sénat et démissionne en juin 1937. Son second cabinet ne dure pas plus de trois semaines (mars-avril 1938). En juillet 1940, Léon Blum compte parmi les "Quatre-vingts" parlementaires refusant de voter les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Arrêté le 15 septembre 1940 sur ordre du gouvernement de Vichy, il comparaît à partir de février 1942 devant la Cour suprême de justice de Riom. En 1943, il est déporté en Allemagne et interné à Buchenwald où il est soumis aux conditions particulières réservées aux otages de marque. De retour à Paris en mai 1945, Léon Blum effectue un bref retour à la tête du gouvernement en 1946.

Il décède le 30 mars 1950.

Dates extrêmes 

1ère partie 1880-1933 ; 2e partie 1896-1940

ConditionS d'accès

Fonds ouvert, 

1ère partie consultable aux Archives nationales, 2e partie consultable en salle de lecture du Département archives de la Direction des Ressources et de l'information scientifique de Sciences Po.

Instruments de recherche

1ère partie : Inventaire analytique détaillé réalisé par Marie-Geneviève Chevignard, 1979-1980, 345 pages.

2e partie : Inventaire des Archives dites de Moscou traduit par Halszka Frontière et relu par Benjamin Doizelet, édition réalisée par Véronique Odul, 2003, 175 pages : consulter l'inventaire (PDF, 1,12 Mo).

CONTENU DU FONDS

Le fonds Léon Blum se compose de deux parties :

- la 1ère partie du fonds a été donnée à la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) en 1971 par Robert Blum. Elle est consultable aux Archives nationales où elle a été déposée en 1995 par la FNSP. 

- la 2e partie, le " fonds Léon Blum de Moscou ", est ainsi appelée car elle est constituée de tous les documents saisis chez Léon Blum, à son domicile parisien, par les Allemands au début de l'automne 1940. Transférés à Berlin, ces papiers furent, à la fin de la guerre, acheminés par les Soviétiques à Moscou où ils furent conservés et classés aux Archives spéciales centrales d'État. Dans les années 1990, à la suite de l'effondrement du régime soviétique, ces archives de Léon Blum furent restituées à la France. Sur décision des ayants-droits de Léon Blum, elles ont été données à la FNSP afin de compléter les archives Blum. Cette seconde partie est consultable aux Archives d’histoire contemporaine du Centre d'histoire de Sciences Po.

Importance matérielle

1ère partie : 34 cartons = 4,8 mètres linéaires

2e partie : 47 cartons = 6.7 mètres linéaires

Retour en haut de page