Abdesselam, Robert

Robert Abdesselam, Tous droits réservés.
Robert Abdesselam, Tous droits réservés.

Fonds papier coté ABD

Robert Abdesselam est né le 27 janvier 1920, de parents chrétiens, à El Biar, dans la banlieue d’Alger. Après des études secondaires au lycée d’Alger puis au lycée Janson de Sailly à Paris, il suit les cours de l’École libre des sciences politiques (ELSP) et obtient une licence en droit à la faculté de Paris.

Pendant les années de guerre, il est mobilisé en 1940, démobilisé en mars 1941 et devient engagé volontaire à Alger le 24 novembre 1942. Il participe entre autres à la campagne d’Italie dans les rangs du corps expéditionnaire français comme officier de liaison avec le commandement allié.

Robert Abdesselam est également un des champions du tennis français d’après-guerre. Sa belle carrière est notamment marquée par un 1/8e de finale à Wimbledon en 1947 et 21 matchs joués pour l’équipe de France en Coupe Davis entre 1947 et 1953.

De 1946 à 1963, il est avocat à la cour d’appel d’Alger, puis à celle de Paris à partir de 1963. Les événements d’Algérie constituent un tournant dans sa carrière. Alors que la question algérienne est plusieurs fois portée à l’ordre du jour aux Nations-Unies entre 1956 et 1961, il y est membre de la délégation française. Parallèlement, il officie entre 1956 et 1957 comme conseiller technique au cabinet de Chérif Sid Cara, le secrétaire d’État à l’Algérie dans les cabinets Bourgès-Maunoury et Félix Gaillard. Le 20 mai 1958, venu clandestinement de Paris, il devient membre du comité de salut public d’Algérie et du Sahara qui le missionne, le 22 mai, pour un voyage d’information en métropole. Élu député d’Alger - banlieue sur la liste d’Action pour l’Algérie française et la Promotion musulmane pour l’intégration aux élections législatives du 23 novembre 1958, il intègre le groupe Unité de la République partisan de l’Algérie française de l’Assemblée nationale. Ses prises de positions contre le Front de libération nationale (FLN) font de lui une cible : Robert Abdesselam échappe à un attentat le 4 mai 1960, mais il est blessé par balles. Il s’exprime également contre les accords d’Évian en 1962.  Le 3 juillet 1962, son mandat de député français prend fin avec l’indépendance de l’Algérie comme celui de tous ses collègues d’Algérie. Il est également vice-président de l’Assemblée de l’Union de l’Europe occidentale de 1959 à 1961.

Il se consacre alors à ses activités de conseiller à l’Association française pour la communauté atlantique (AFCA) où il officie depuis 1959, puis devient secrétaire général de l’Amicale des anciens élus d’Algérie, vice-président de la Fédération française de Lawn Tennis (1968-1974), président de l’International Lawn Tennis Club (1993-2004) et du Racing Club de France (1959-1992).

Commandeur de la Légion d’honneur, commandeur du mérite sportif, titulaire de la croix de guerre 1939-1945 et de la Bronze Star Medal, il décède à Paris le 26 juillet 2006.

Dates extrêmes 

1957-1963

ConditionS d'accès

Fonds ouvert, consultable en salle de lecture du Département archives de la Direction des Ressources et de l'information scientifique de Sciences Po.

Instruments de recherche

Répertoire numérique détaillé réalisé par Grégory Poyart, juin 2008, consulter l'inventaire (PDF, 103Ko)

Importance matérielle

39 cartons = 4,75 mètres linéaires

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