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Parmal Ahmed

Doctorante

Centre d'histoire (CHSP)

Discipline(s) : Histoire

Biographie

Parmal Ahmed est historienne, spécialiste de l’Asie du Sud et l’environnement ; elle s’intéresse particulièrement à l’écologie politique, à la gouvernance environnementale et au contrat politique. Son intérêt porte avant tout sur les dimensions matérielles, administratives, affectives et environnementales du pouvoir.

Avant d’entamer son parcours de doctorat à Sciences Po, elle était chargée de cours au département des sciences sociales et des arts libéraux (SSLA) de l’Institute of Business Administration (IBA) de Karachi (Pakistan), où elle a dispensé des cours de premier cycle en histoire et en sciences humaines. Parmi ceux-ci figuraient “Histoire du Pakistan”, “Thèmes d’historiographie”, “Méthodes de recherche en histoire”, “Philosophie”, “Logique” et “Éthique”. Elle a également conçu et dispensé deux cours optionnels interdisciplinaires, “Les peuples et la politique de l’Empire britannique, vers 1784–1997” et “Histoires environnementales de l’Empire : eau, terre et pouvoir”.

Elle reste profondément attachée à l’éducation et à l’université en tant que lieu propice à des échanges constructifs qui façonnent notre compréhension du monde et des communautés dans lesquelles nous vivons. 


Parcours

MA History, SOAS, University of London
Mémoire de master : “Native Childhoods in Colonial India: Identity Formation between the State and Community”.

BA History, University College London
Mémoire de bachelor : “Between Public and Private: The House in Renaissance Florence”.

Sujet de thèse

The History of Flood Governance in the Colonial River Indus Basin [en français : Histoire de la gestion des crues dans le bassin colonial de l'Indu], sous la direction de Giacomo Parrinello.


La thèse de doctorat de Parmal Ahmed porte sur la gestion des inondations dans le bassin inférieur de l’Indus, depuis l’annexion britannique du Sindh en 1843 jusqu’à la construction et aux premières années d’exploitation du barrage de Sukkur dans les années 1930. Cette thèse reconstitue l’écologie politique de la gestion des catastrophes, en s’intéressant tout particulièrement à la manière dont les réponses apportées aux crises environnementales ont façonné les conceptions de l’art de gouverner et du contrat politique.

Dans ses travaux, elle s'appuie sur un large éventail de sources historiques, notamment des hagiographies, des nomenclatures géographiques, de la correspondance gouvernementale, des rapports, des enquêtes, des cartes et des photographies, ainsi que sur des journaux en langue vernaculaire et des écrits littéraires et nationalistes en ourdou, en persan et en sindhi. Elle montre comment ces catastrophes étaient bien plus que des moments spectaculaires dans l’histoire environnementale coloniale : la conscience permanente de l'éventualité qu'une catastrophe advienne a guidé la mise en place des outils, des idéologies et des appareils administratifs par lesquels s’exerçait la domination coloniale. En ce sens, l’État colonial était, à bien des égards, un "État d’urgence".

Son intérêt pour cette histoire est né en partie des inondations dévastatrices qui ont frappé le Pakistan en 2022, ainsi que des débats plus larges autour de la crise climatique, de l’adaptation et de la gouvernance des risques environnementaux.

Publications

Communications et participations à des évènements scientifiques

  • Conférence annuelle sur l’Asie du Sud, Madison, octobre 2025 — « De la salle de classe à la colonie : l’école d’agriculture d’Hyderabad et la construction d’un empire agraire », présenté lors de la table ronde « Changements agricoles ».
  • Conférence de recherche de premier cycle de l’IBA SSLA, 2025 — Animation et modération de la table ronde « Violence et mémoire ».
  • « L’islam politique : hier et aujourd’hui », IBA, janvier 2025 — Organisation et animation d’une conférence publique donnée par Khalid Masood.