Nocturne de l'EMI | Renouveler le leadership pour traverser les crises environnementales et sociales

Une masterclass de Isabelle Kocher de Leyritz
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

DG de Engie de 2016 à 2020, Isabelle Kocher de Leyritz est actuellement à la tête d'une nouvelle aventure entrepreneuriale, BLUNOMY, qui vise à accompagner les grandes entreprises dans leur chemin opérationnel de transition au-delà du carbone.

Isabelle Kocher de Leyritz évoquera comment un leadership soutenable pourra prendre le relais des illusions de l'argent et de la technique. C'est le facteur humain qui est encore capable de tout changer et de peut-être transformer cette menace existentielle qui pèse sur nos têtes en opportunité pour non seulement changer les règles du jeu mais changer le jeu lui-même

Date de l'événement : 
Jeudi, 2 Février, 2023 - 19:15 - 21:15
Lieu : 
Amphithéâtre Erignac - 13, rue de l'Université 75007 PARIS
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RV de la création : "La Création vue du coeur"

Une masterclass de Yann Arthus-Bertrand
  • © Yann Arthus-Bertrand© Yann Arthus-Bertrand

Photographe militant dans son best-seller La Terre vue du ciel, paru en 27 langues, Yann Arthus-Bertrand est aussi engagé derrière la caméra : son documentaire Home, qui montre la pression que l’homme fait subir à l’environnement, fut diffusé gratuitement sur plus de 120 chaînes de télévision à travers le monde. Dans Human, plus de deux mille personnes, interviewées et filmées dans 60 pays, racontent la beauté de notre planète, au travers d'images aériennes exclusives et du portrait émouvant de ses habitants.

Hors caméra, Yann Arthus-Bertrand poursuit son engagement quotidien pour sensibiliser à une écologie humaniste, depuis 2015 avec la fondation GoodPlanet, et depuis 2021 avec le projet de renaturalisation de la Vallée de la Millière.

Yann Arthus-Bertrand a choisi les Rendez-vous de la Création, organisés par le Master communication, médias et industries créatives» de l’École du management et de l’impact de Sciences Po, pour venir témoigner de la manière dont la création peut se mettre au service de l’engagement et de l’impact, et contribuer à la nécessaire prise de conscience de la fragilité de notre Planète...

 

#RVdelaCreation Le cycle de conférences « Les RV de la Création » a été créé en 2016 par le Master communication, médias et industries créatives, au sein de l’École du management et de l’impact de Sciences Po. Il est l’occasion, pour de grands noms de l’univers de la Création (photographes, réalisateurs, chefs, architectes, musiciens, designers, …) de venir témoigner de leur parcours auprès des étudiants, mais aussi de partager avec eux leur vision de la création et de l’innovation.


Date de l'événement : 
Mercredi, 8 Février, 2023 - 19:15 - 21:15
Lieu : 
Amphithéâtre Boutmy - 27, rue Saint Guillaume 75007 PARIS
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Parole d'étudiant : Pierre du Master finance et stratégie

En quête d'un double diplôme ave l'Institut Supérieur de l'aéronautique et de l'espace
  • © Pierre Letellier© Pierre Letellier

Pourriez-vous nous décrire votre parcours et votre passion pour l’aérospatial ?

Je m'appelle Pierre Letellier, je viens de Tours. Je suis un étudiant en première année du Master finance et stratégie au sein de l’École du management et de l'impact. Au lycée, je me suis découvert une passion pour l'aérospatial, dans toutes ses dimensions politiques, historiques et techniques. Venant de filière S spécialité mathématiques, j'ai candidaté puis ai été pris sur Parcoursup dans des classes préparatoires et à l'INSA Lyon.

Désirant surtout faire l'ISAE-SUPAERO, j'avais d'abord fait le pari d'une « prépa ». Mais c'était sans compter mon admission surprise à Sciences Po !

J'ai découvert par la suite qu'il existait une possibilité d'effectuer un double diplôme avec l'ISAE-SUPAERO, en master. Dès lors, je me suis fixé pour objectif de prouver ma passion pour l'aérospatial par l’expérience plutôt que par la formation académique.

COMMEnt avez-vous combiné votre passion et vos études ?

J'ai commencé à travailler auprès du Centre Spatial Universitaire Grenoblois (CSUG) en parallèle de mon cursus en Bachelor. Ne disposant que de connaissances théoriques en économie, je me suis proposé d'étudier et de modéliser la question des débris spatiaux avec le regard pluridisciplinaire d'un Sciencespiste. Le rapport associé à ce stage est resté dans les fichiers du CSUG sans recevoir de communication.

C'est en parlant de mon travail sur Twitter que Mme Stéphanie Lizy-Destrez - professeure-chercheuse à l'ISAE-SUPAERO - me remarque par hasard. Peu de temps plus tard, sans avoir le temps de réaliser mon coup de chance, j'effectue mon second stage de recherche au DCAS, laboratoire de l'école d'ingénieur. Ce stage d'année « hybride » avait pour objet l'étude de la viabilité d'un projet de satellite, le « Recycler ». Le satellite doit donner une seconde vie aux débris spatiaux en orbite géostationnaire (GEO). Toutefois, ce nettoyage peut également générer un profit, en proposant des services en orbite. Ma recherche sur le sujet, volontairement techno-économique, est passée par un cycle de revue par les pairs et a abouti à une publication scientifique dans Acta Astronautica.

Pourquoi avoir choisi le Master finance et stratégie plutôt que la recherche ?

Dès mon échange universitaire avec UC Berkeley en 3ème année du Bachelor, j'ai passé le plus clair de mon temps à travailler avec des startup Américaines du New Space. Parmi elles, Skyloom, qui conçoit une technologie de communication laser entre satellites.

A l'occasion de la présentation de mes recherches au Congrès International de l'Aeronautique (IAC), j'ai récupéré les cartes de visites d'entreprises du New Space Français. Toutes ces expériences et ces projets sont le reflet d'une réalité : je ne me suis jamais senti à l'aise à l'idée d'être uniquement un étudiant en sciences Humaines.

Pour construire des ponts entre les disciplines, entre les secteurs, il faut souvent sortir du cadre des cours. L’aérospatial est justement un de ces domaines transverses qui appellent à connecter sciences « Humaines » et « Exactes ».

C'est surtout en entrant dans le Master finance et stratégie que j'ai pu amorcer ma transition vers le monde de l'entreprise. Aujourd’hui, je prépare mon dossier de candidature au double diplôme avec l'ISAE-SUPAERO. Il sera enfin temps de reconnecter mes disciplines : économie, stratégie, ingénierie.

Pourriez-vous nous partager un enseignement issu de vos expériences ?

Je conclurais avec une leçon tirée de mon stage. Le travail consistait à identifier les contraintes économiques que le satellite devait surmonter pour générer un profit. Elles s'ajoutent aux contraintes industrielles déjà existantes sur ce genre de projet. Toutefois, l'analyse elle-même ne pouvait se faire qu'à partir d'une documentation d'ingénierie préalable. L’innovation industrielle fonctionne par allers-retours entre analyse économique et technique. L'une a besoin de l'autre pour progresser intelligemment.

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Romain | DRH de la division hydrogène, Faurecia Hydrogen Solutions

Master RH et gouvernance durable (promo 2016)
  • © Romain Herpe© Romain Herpe

Quel a été votre parcours jusqu'à votre fonction actuelle ?

J’ai effectué mon apprentissage chez Natixis Asset Management (devenu Ostrum Asset Management) sur un poste de RH généraliste. Ce poste m’a permis de découvrir les grandes campagnes annuelles et les projets qui rythment la vie d’un service RH (people review, campagne d’évaluation annuelle, campagne de formation, recrutement des apprentis et stagiaires…).

J’ai ensuite rejoint le monde du conseil. D’abord chez Capgemini Consulting (devenu Capgemini Invent) dans leur équipe de change management sur des projets d’accompagnent de grandes entreprises dans des périodes de changements stratégiques. Ensuite j’ai rejoint l’équipe de conseil RH de Russell Reynolds Associates où mes missions se concentraient autour de l’évaluation et du développement de PDG et comités de direction, principalement dans le cadre du fusions/acquisitions et de transformation de la stratégie.

Après une première partie de carrière dans le conseil, j’avais envie de revenir à mes premiers amours : le monde des ressources humaines en entreprise. J’ai intégré Faurecia en 2020 pour prendre en charge le pôle HR Analytics (Controlling HR, Compensation&Benefits, SIRH) du Business group Clean Mobility (+20 000 collaborateurs et 4 milliards d’euros de CA). Après une expérience dans le conseil sur des aspects plus « softs » des RHs (recrutement, développement, coaching…) cette expérience m’a permis de découvrir la partie quantitative des RHs.

En janvier 2022, je suis devenu DRH de la division hydrogène de Faurecia, Faurecia Hydrogen Solutions.

Un mot sur votre entreprise (mission, objectifs...)

La mission de Faurecia est de développer des technologies pour une mobilité sûre, durable, technologique, et individualisée. Avec 111 000 employés dans 33 pays, Faurecia est l'un des dix premiers équipementiers automobiles mondiaux et façonne la mobilité à travers ses quatre activités : Seating, Interiors, Clean Mobility, et Electronics.

Faurecia, avec HELLA, est une entité du Groupe FORVIA. Avec plus de 300 sites industriels et 63 centres de R&D, 150 000 salariés, dont plus de 35 000 ingénieurs dans plus de 40 pays, FORVIA propose une approche unique et complète des défis de l'industrie automobile d'aujourd'hui et de demain. Composé de 6 activités et de 24 lignes de produits, FORVIA a pour objectif de devenir le partenaire d'innovation et d'intégration préféré des constructeurs automobiles du monde entier. FORVIA a pour ambition d'être un acteur du changement qui s'engage à prévoir et à mettre en oeuvre la transformation de la mobilité.

Quelles sont vos missions au quotidien ?

J’anime la fonction RH de l’entité hydrogène qui est en forte croissance. Le recrutement et la formation sont des blocs majeurs pour mener à bien notre stratégie de développement. Nous travaillons aussi activement au développement et à la rétention des talents.

J’interviens sur tout le scope RH, mon quotidien est donc très varié : entretiens de recrutement, revues salariales, relations sociales, revues de projets…

Ce qui vous plaît le plus ?

Contribuer à l’émergence de la technologie hydrogène, en la rendant plus sûre et accessible.D’un point de vue RH, la structuration de la division, y compris la fonction RH, et l’intégration des nombreux recrutements est également un challenge passionnant.

un exemple de projet en particulier ?

Le lancement de notre nouveau site d’Allenjoie en Franche Comté, qui a pour ambition de devenir le premier site de production de masse de réservoirs à hydrogène chez Faurecia. Le service RH a particulièrement travaillé au recrutement des collaborateurs sur le site et à leur formation vers les métiers de l’hydrogène.

Qu'est-ce que le master vous a apporté ?

De solides bases techniques et pluridisciplinaires en RH, qui permettent durant le master de mieux s’orienter dans sa future carrière professionnelle, et plus tard d’apporter un socle de compétences et des réflexes qui serviront tout au long d’une carrière professionnelle.

Mes premières années dans le conseil ont énormément fait appel à mes connaissances en sociologie des organisations, gestion du changement et gestion de projet, tandis que mon expérience en entreprise repose davantage sur le droit du travail, les négociations sociales ou les questions de QVT.

Au-delà des cours proposés par le master, j’y ai développé une véritable ouverture d’esprit et une certaine aisance relationnelle, grâce aux nombreux travaux de groupe et présentations en public. .

Quel était votre cours / enseignement préféré ou le plus marquant ?

Probablement le cours de droit du travail de Jean-Emmanuel Ray. On nous y apprend qu’il n’est pas nécessaire de connaitre par cœur le code du travail tant il est imposant et évolutif mais qu’il faut plutôt en comprendre son architecture et son esprit. Au-delà du soulagement de ne pas avoir à connaître cet imposant ouvrage par cœur, j’ai acquis d’excellents reflexes qui me sont revenues très vite malgré une parenthèse de cinq années dans le conseil. 

Quel est selon vous l'apport de l'apprentissage obligatoire en deuxième année de master ?

L’année d’apprentissage m’a permis de murir mon projet professionnel et de gagner en expérience. Grâce à mon année d’apprentissage, j’ai pu découvrir le quotidien au sein d’un service RH et décider que je préférais commencer ma carrière dans le monde du conseil, pour continuer à développer mes compétences tout en découvrant différentes entreprises et contextes.

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Un influenceur à Sciences Po

Omar Farooq est un influenceur originaire du Bahreïn connu sous le hashtag #OmarTries et qui cumule des millions de followers sur Instagram et Youtube. Le temps d’une journée, Omar s’est glissé dans la peau d’un étudiant de Sciences Po et nous fait vivre le quotidien d'un étudiant en Master sur le Campus de Sciences Po à Paris.

Omar Farooq est un influenceur et réalisateur de 28 ans connu en tant que #OmarTries dans son pays natal, le Bahreïn, et plus largement dans toute la région du Golfe. Bien que diplômé dans le domaine des médias avec une spécialisation en TV et radio, son média de prédilection est la plateforme Youtube où il est présent depuis 2011 et suivi par 5,35 millions d'abonnés. Il y partage des vidéos sur divers sujets comme les voyages, la cuisine, l'éducation ; mais c'est surtout sa série Omar Tries qui rencontre le plus de succès et cumule des dizaines de millions de vues.

Cette année, accompagné par Campus France, Omar s'est plongé en immersion dans des établissements d'enseignement supérieur français pour vivre la vie d'un étudiant international.Il a passé chaque jour dans un nouvel établissement dont Sciences Po et a pu découvrir le nouveau campus du 1 Saint-Thomas.

Accueilli au sein de l'École du management et de l'impact et du Master New Luxury & Art de Vivre, Omar découvre avec surprise un cours qui associe la mode et la durabilité (fashion and sustainability). Dispensé par Anna Stervinou, ce cours aide les étudiants à comprendre les enjeux auxquels l’industrie de la mode fait face et à les guider vers un impact positif. En effet, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et la durabilité sont des sujets cruciaux pour ce secteur, également confronté aux transitions sociétales et digitales.

Le programme du master New Luxury & Art de Vivre forme aux nouvelles compétences valorisées par le monde de l’entreprise et donne les outils nécessaires pour contribuer à l’avenir du secteur du luxe. Il s’agit d’une formation en marketing qui intègre aussi les sciences sociales : comme l’explique la responsable pédagogique du programme, Eva Bellinghausen, « le luxe n’est pas qu’un secteur économique, c’est un secteur profondément ancré dans la culture et la société » qui nécessite une excellente connaissance des aspects sociologiques et culturels propres à ce domaine.

Le Master donne aux étudiants les moyens d’appréhender cette complexité en développant leur sens critique et analytique concernant les enjeux auxquels est confronté l’industrie du luxe dans un contexte économique global et en constante évolution.

Ce master est accompagné et soutenu par Chanel, Christian Louboutin, LVMH et Richemont.

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Chaire transformation des organisations et du travail

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

La Chaire transformation des organisations et du travail vise à constituer un lieu à partir duquel pourra s’engager une réflexion, d’une part sur les vecteurs de la transformation des entreprises (et plus généralement des organisations) et leurs conséquences, d’autre part sur les formes de l’emploi et les métiers de demain. Cette réflexion est d’autant plus nécessaire que ces transformations se situent dans un contexte de complexification des organisations et d’augmentation du degré d’organisation des sociétés.

La chaire a pour ambition de devenir un point de référence en Europe et un lieu de production académique et scientifique, issue de la coopération de chercheurs des 5 disciplines de Sciences Po, de la communauté enseignante, des entreprises, des experts et des professionnels, des acteurs publics et institutions de régulation et des étudiants. Des débats et événements autour de personnalités de haut niveau marqueront cette ambition d’un dialogue à large participation. La chaire soutiendra également la traduction des résultats de recherche en propositions de cours dédiés au sein des Masters de Sciences Po.

Equipe et instance

La Chaire est hébergée par l’École du management et de l’impact de Sciences Po. 

Le titulaire de la Chaire

Henri Bergeronest directeur de recherche au CNRS, professeur de sociologie à Sciences Po, membre du Centre de Sociologie des Organisations et auteur de nombreux ouvrages et articles scientifiques.

En tant que titulaire de la Chaire, il est chargé de diriger les activités de la Chaire.

mobilise les outils de la sociologie de l’action publique, des mouvements sociaux et surtout de la sociologie des organisations afin de rendre compte des dynamiques à l’œuvre dans les processus de formation de l’action publique et dans ceux qui président aux reconfigurations des champs organisationnels et institutionnels. Il est particulièrement intéressé par les liens entre savoir, expertise et politique, à la transformation numérique des organisations et des champs organisés et de manière plus générale, au changement institutionnel.

A Sciences Po :

Directeur de l'Executive Master management des politiques publiques (depuis 2017)

Directeur du Master organisations et management des ressources humaines (depuis 2015)

Directeur (avec Didier Tabuteau) du "Domaine Santé" aux Presses de Sciences Po

Directeur du programme Santé du LIEPP

Coordinateur scientifique de la Chaire Santé

Principales publications récentes :

Bergeron H., Castel P., Sociologie politique de la santé, Paris, PUF (coll. « Quaridge »), 2018.

Colson R., Bergeron H (dir.), European drug policies: the challenges of reform, Routeledge, 2017.

Bergeron H., Nathanson C., Construction of a Policy Arena: The Case of Public Health in France, Journal of Health Politics, policy and Law, 2012, vol. 37, n° 1, p. 5-36.

Bergeron H., Castel P., Nouguez E., Eléments pour une sociologie de l’entrepreneur-frontière, Revue française de sociologie, 2013, vol. 54, n° 2, p. 263-302.

Nay O., Béjean S., Benamouzig D., Bergeron H., Castel P., Ventelou B., Achieving universal health coverage in France: policy reforms and the challenge of inequalities, The Lancet, May 2016.

Nathanson C., Bergeron H., Crisis and Change: The Making of a French FDA, The Milbank Quarterly, 2017, Vol. 95, n° 3, pp. 634–675.

Bergeron H., Castel P., Lazarus J., Dubuisson-Quellier S., Pilmis O., Nouguez E. Le biais comportementaliste, Paris, Presses de Sciences Po, 2018. Bergeron H., Castel P., Saguy A., When Frames (Don’t) Matter. Querying the Relationship between Ideas and Policy, accepted by French Politics, Culture and Society, 2019, vol. 37, p. 110–130.

Bergeron H., Borraz O., Castel P., Dedieu F., La Covid 19 : une crise organisationnelle, Paris, Presses de Sciences Po, 2020.

Équipe permanente

L'équipe permanente dirige les projets de la chaire au quotidien, y compris l'entretien des relations avec les partenaires, la communauté académique de et hors Sciences Po, et les Écoles, en particulier l'École du management et de l'impact et l'Executive Education

Composition :

  • Henri Bergeron (Titulaire - Directeur de recherche CNRS - CSO)
  • Patrick Castel (Coordinateur scientifique - Directeur de recherche FNSP - CSO)
  • Corinne Dequecker (Responsable pédagogique du Master RH et gouvernance durable
  • 1 ou 2 postdocs
  • 1 coordinateur

Comité exécutif

Le comité exécutif donne son avis de manière régulière sur tout point qui mérite une attention stratégique et offre son soutien quand cela est nécessaire.

  • Équipe permanente 
  • Olivier Borraz (Directeur de Recherche, CNRS - CSO)
  • Pauline Barraud de Lagerie (Maîtresse de Conférence, Université Paris Dauphine) (A confirmer) 
  • Natacha Gally (Maîtresse de Conférence , CERSA Université de Paris - Assas) (A confirmer) 
  • Florent Bonaventure (Directeur exécutif, École du management et de l'innovation)

Scientific Advisory Board (SAB)

Présidé par la Doyenne de l'École du management et de l'impact,  Natacha Valla, et composé d'une dizaine de chercheurs permanents de Sciences Po et d'experts externes, il a pour mission de valider, sur le moyen et le long terme, les orientations scientifiques de la Chaire - Liste en cours de finalisation

Axes de recherche

Nous vivons dans une société de plus en plus organisée et de plus en plus complexe. Cette complexité croissante pose de véritables problèmes de pilotage des ensembles organisés. Cela rend également plus difficile encore la conduite du changement. Cette complexification des organisations, de leurs liens d’interdépendances et du tissu organisationnel qui compose nos sociétés rend également difficiles (i) l’anticipation de ce que seront les métiers et compétences de demain, et (ii) la compréhension des différentes formes du travail qui y seront associées et leurs évolutions.

Or les organisations – et en particulier les entreprises – sont sommées de se transformer : qu’il s’agisse de se digitaliser, de répondre aux exigences nouvelles de responsabilité sociale et écologique, ou de se préparer à la survenue annoncée de crises majeures (sanitaires, environnementales, financières, piratage numérique, etc.), les motifs de transformation et d’adaptation ne manquent pas.

La chaire entend apporter des connaissances scientifiques sur la nature et l’ampleur de ces changements, leurs dynamiques et ressorts : tant en ce qui concerne la problématique sociologique et managériale du changement dans la complexité et en situation de crise, que celle, économique, de l’évolution du panorama de l’emploi, des métiers et des compétences.

La chaire doit également contribuer à la production de contenus pédagogiques innovants proposant des compétences et des savoir-faire qui équiperont les nouvelles générations de décideurs et leaders qui devront conduire ces transformations. Elle entend enfin favoriser le dialogue entre chercheurs, managers, décideurs publics et les acteurs de la société civile (mouvement associatif, syndicats, ONG, …).

L’initiative de la chaire s'inscrit dans un contexte de crise et de normalisation post-COVID spécifique qui rend son timing critique.

Priorités de recherches

  1. Le travail, le statut des travailleurs, les métiers et les pratiques professionnelles et le statut des travailleurs : évolution des profils-métiers, émergence simultanée de fongibilité intersectorielle de certaines compétences et d’hyper-spécialisation ; transformation de l’organisation du travail, émergence des économies collaboratives et de l’économie de plateforme ; modification des trajectoires et de la gestion des carrières, normalisation de nouvelles carrières nomades, engagement différencié des travailleurs, télétravail.
  2. Le management, les procès et les structures organisationnelles : attention portée aux recompositions des relations entre acteurs à la fois nécessaires au déploiement des nouvelles technologies et consécutives à leur mise en œuvre ; aux recompositions managériales et aux relations entre acteurs consécutives à la transformation des modèles d’affaires orientés vers la réalisation d’objectifs socialement et écologiquement responsables.
  3. La gouvernance des firmes : nouvelles modalités de pilotage qu’ouvrent le numérique et le digital (transformations du management, de ses méthodes et de ses outils,en particulier le data-driven management), demande accrue de participation des salariés à la gouvernance stratégique des organisations, transformation du dialogue social, notamment en lien avec les évolutions des normes internationales, nouvelles relations avec les autorités publiques pour la co-production des biens collectifs (contribution des entreprises à la réduction des inégalités, à la santé publique,à la justice, à la préservation de l’environnements, etc.). 

Partenaires

Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie

Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique

Orange

Groupe Vyv

Contact :

Charlotte Aumaître

Directrice adjointe de la stratégie et du développement

charlotte.aumaitre@sciencespo.fr

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Sophia | Junior Project Manager - WPD Europe

Master joint Droit-Finance (promo 2021)
  • © Sophia Dorfner© Sophia Dorfner

POUVEZ-VOUS NOUS DÉCRIRE VOTRE PARCOURS UNIVERSITAIRE ?

Particulièrement attirée par le programme franco-allemand européen de Sciences Po, j’ai intégré le Collège universitaire sur le campus de Nancy en 2015. Après deux ans, j’ai eu la chance de partir au Liban et d’étudier pendant une année à l’American University of Beirut.

Ensuite, j’ai décidé de poursuivre mon parcours universitaire à Sciences Po avec le Master joint Droit et Finance. La particularité de ce master est qu’il s’agit d’un double master, combinant le Master droit économique (spécialité Entreprises, Marchés, Régulations) proposé par l’École de droit avec le Master in Finance and Strategy (mention finance) proposé par l’École du management et l’impact. Étant donné que ce master venait d’être créé en 2018, notre promotion est la première promotion diplômée de ce master.

POUR QUELLES RAISONS AVEZ-VOUS CHOISI LE MASTER JOINT DROIT ET FINANCE ?

Tout d'abord, c'était une décision basée sur des intérêts personnels : j'ai toujours aimé les maths et l'économie et en même temps, j'ai particulièrement apprécié les cours de droit pendant le collège universitaire. En effet, ces matières m'intéressent non seulement par leur contenu, mais aussi par leur méthodologie de travail : j'apprécie beaucoup les raisonnements structurés et logiques, et je retrouve ce type d'approche aussi bien dans les modèles financiers que dans les raisonnements juridiques.

Ce master joint m'a donc permis de ne pas avoir à choisir entre ces deux domaines, mais de les combiner de manière intégrée. Par ailleurs, cette combinaison facilite le fait de ne pas perdre de vue des contextes plus larges et de garder une vision d’ensemble, tout en se plongeant dans des sujets concrets.

Ensuite, c’était un choix pour deux spécialisations qui insistent sur des connaissances détaillées et approfondies, mais aussi pratiques et utiles, enseignées par des praticiens, et qui peuvent être un réel atout dans la vie professionnelle. Comme je n'avais pas de projet professionnel bien défini au moment du choix de mon master, je voulais garder toutes les possibilités ouvertes. Dans ce sens, la combinaison d'un master en finance et d'un master en droit m'a également rassuré en ce qui concerne la possibilité d'un projet professionnel international, car dans le domaine de la finance, il y a encore moins de difficultés à appliquer les connaissances acquises à l'étranger ensuite.

QUEL EST LE COURS QUI VOUS A LE PLUS MARQUÉ ?

C'est un cours électif du Master in Finance and Strategy qui m'a particulièrement marqué : il s’agit du cours "Climate Change and Finance" enseigné par Alexandre Chavarot. Cela s'explique d'une part par le sujet d'actualité passionnant et l'approche fondée et structurée du cours à ce sujet : le cours s'est concentré sur le financement de la transition énergétique et, plus largement, de la transition vers une économie verte en faisant un tour d'horizon des nombreux acteurs, initiatives et instruments impliqués.

D'autre part, la méthode d'enseignement a également joué un grand rôle ici : le cours a mis l'accent sur la participation active (et la préparation en amont) de tous les étudiants, ce qui a permis des échanges constructifs tant avec l’enseignant qu'avec les nombreux intervenants de qualité et d’expérience qui étaient invités pour la plupart des séances.

Enfin, c'est sans aucun doute aussi la qualité, la conviction et l'attitude inspirante de l'enseignant qui ont rendu ce cours remarquable. C’est surtout ce cours qui a considérablement influencé mon choix de projet professionnel : alors que notre équipe a présenté le financement d’un projet fictif d’énergie renouvelable dans le cadre de notre projet de fin de semestre, je me suis maintenant tournée vers le financement de projets éoliens réels.

QUEL EST VOTRE PROJET PROFESSIONNEL ET QUE VOUS APPORTE CETTE DOUBLE FORMATION ?

C’est même plus qu’un simple projet : aujourd’hui je travaille dans une équipe de financement de projet en Allemagne pour des projets internationaux d’énergies renouvelables, et notamment pour des projets éoliens en France.

Dans cette activité, j'ai réussi à trouver une voie professionnelle qui me permet de combiner l'expertise financière et juridique tout en apportant une contribution constructive à la lutte contre le changement climatique. D’un côté, notre équipe est responsable pour la modélisation financière des projets afin, par exemple, d'aider à la prise de certaines décisions dans un projet en analysant et en comparant des scénarios d'un point de vue financier. Évidemment, ici, les cours du master Finance sont très utiles.

De l’autre côté, c’est également notre équipe qui est chargée de la négociation de contrats divers concernant par exemple des prêts bancaires, des sûretés et garanties, des couvertures de risque financier ou des émissions d’obligations dans le cadre de campagnes de financement participatif. Dans ce contexte, j'ai pu constater à quel point il est avantageux de pouvoir s’appuyer sur les connaissances acquises dans les différents cours de l'Éécole de droit, qu'il s'agisse du droit des contrats, du droit des biens et des sûretés, du droit des sociétés ou du droit bancaire.

Enfin, l'orientation internationale de la formation à Sciences Po est également un atout pour moi, puisque mon travail quotidien se déroule en trois langues : la communication interne à l'équipe se fait largement en allemand, la communication liée au financement souvent en anglais et les échanges réguliers avec nos collègues des équipes de projet sur place se font en français.

UN CONSEIL POUR CELLES ET CEUX QUI SOUHAITERAIENT Rejoindre ce master ?

Profitez au maximum des cours et des opportunités offertes par Sciences Po. Lancez-vous dans des années intenses, intéressantes et enrichissantes – mais continuez toujours à suivre votre propre chemin, notamment en orientant vos études en fonction de vos intérêts. Il y a énormément de métiers dans le monde du travail d'aujourd'hui et nous ne connaissons probablement qu'une petite partie des métiers qui existent. Cela signifie aussi qu'il existe très probablement un métier qui demande l’ensemble de vos compétences, dans un domaine qui vous intéresse et avec un « sens » plus profond auquel vous pouvez vous identifier.

Mon conseil est donc le suivant : connaissez vos compétences et vos priorités, ne vous contentez pas de la voie standard (supposément plus facile) si celle-ci ne correspond pas à votre métier de rêve, soyez ouverts aux changements de plans et continuez à chercher une voie qui vous convient parfaitement !

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Thibault | Analyste stratégie et M&A, Groupe Avril

Master finance et stratégie (promo 2019)
  • Portrait © Thibault RuinetPortrait © Thibault Ruinet

Thibault Ruinet est diplômé du Master finance et stratégie de l'École du management et de l'impact. Il est aujourd'hui analyte stratégie & M&A au sein du Groupe Avril.

Comment décririez-vous Avril ?

Le Groupe Avril est l’acteur industriel de la filière agricole française des oléo-protéagineux. Ce sont les plantes comme le tournesol et le colza, dont les graines produisent à la fois de l’huile (la partie liquide) et de la protéine (la partie solide).

Avril cherche donc à consolider et à développer les débouchés de ces cultures, au bénéfice du monde agricole français. Ces graines ont de nombreuses valorisations, parfois insoupçonnées, dans nos vies de tous les jours : alimentation humaine, nutrition animale, énergie renouvelable, chimie verte… Autant de métiers passionnants !

Le groupe a récemment révélé une raison d’être, « Servir la terre », qui est assortie d’engagements ambitieux. Plus globalement, évoluer dans l’agro-alimentaire est très stimulant à l’heure où le secteur revient au centre de l’attention, tant pour la question de la souveraineté alimentaire que pour les diverses transitions qu’il doit opérer.

Quelles sont vos missions au sein du groupe Avril?

A l’interface entre les services centraux du groupe et ses différentes filiales, la direction Stratégie & Développement structure le développement d’Avril et veille à sa cohérence sur le long terme.

Mes missions sont de deux types : d’une part, j’apporte un soutien à la planification stratégique et à son suivi régulier. Il s’agit de rendre compréhensible l’état des lieux et les axes de développement business, y apporter des compléments (dynamiques de marché, concurrence etc) et s’assurer de la bonne remontée et coordination des informations à l’échelle du groupe. d’autre part, je contribue à l’exécution de cette stratégie, par exemple par l’étude d’investissements industriels ou d’acquisitions de sociétés du secteur.

Mon rôle est de réaliser des modélisations financières et, dans le cadre d’une opération M&A, d’animer le processus puis formuler une synthèse des différents audits (finance, juridique, industriel, social, SI), en vue des négociations et de la remise d’une offre.

Pourquoi et comment avez-vous rejoint le groupe?

J’ai été attiré par un secteur qui se trouve à la croisée des transitions agricole, alimentaire et énergétique. Fort d’expériences en industrie et banque sur des fonctions de suivi de la performance financière et d’analyse stratégique, j’ai voulu rejoindre en particulier l’équipe Stratégie & Développement, qui est un peu comme une tour de contrôle pour le groupe et est une bonne introduction à ses différents métiers. Les alumni que j’ai contactés durant la phase de recrutement m’ont conforté dans mon envie d’y travailler.

Qu'est-ce qui vous plaît le plus ?

J’apprécie particulièrement la diversité et la richesse des missions qui me sont confiées : je peux être amené à dresser un état des lieux d’une filiale sur son marché et ses perspectives de développement, et dans le même temps modéliser des synergies industrielles en vue de l’intégration d’une société.

J’ai la chance de pouvoir réaliser des supports d’aide à la décision à des managers de haut niveau, sur des problématiques déterminantes pour l’avenir du groupe. Je mesure ici l’importance de la mise en perspective, inhérente à ma fonction, qui se traduit par exemple par la participation à des conférences ou salons spécialisés. Au quotidien, j’ai finalement l’impression d’endosser le rôle d’un consultant interne : chaque jour est nouveau et apporte un certain challenge intellectuel.

Un exemple de projet marquant ?

Quelques mois après mon arrivée dans l’équipe, je participais déjà à l’étude d’acquisitions potentielles de sociétés, opérant par exemple dans les protéines végétales. J’ai non seulement contribué aux réflexions préliminaires et recommandations (rationnel stratégique, valorisation financière, structuration juridique), mais j’ai également eu la chance de visiter des sites de production et rencontrer des équipes de management ! Cela a apporté une dimension très concrète à mes missions.

Un mot pour convaincre les étudiants de postuler au sein du groupe

De par sa structure capitalistique et son approche filière, Avril est un acteur atypique qui démontre son engagement pour le monde agricole. Cet engagement, que je ressens chaque jour dans mes missions, donne du sens à mon travail. Par ailleurs, le groupe donne aux jeunes l’envie de s’investir, en leur faisant confiance très vite, en leur donnant la possibilité de prendre des initiatives, le tout dans une bonne ambiance de travail.

Les étudiants de Sciences Po y ont toute leur place, que ce soit pour des fonctions financières ou stratégiques, ou pour des fonctions liées aux affaires publiques et études économiques.

 

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3 ÈMES RDV DU DIALOGUE SOCIAL INTERNATIONAL

Le dialogue social dans un monde en crises
  • © Adela Aguero Trejos© Adela Aguero Trejos

9H - 9H15 | Ouverture

  • Florent Bonaventure, Directeur exécutif de l’École du management et de l’impact
  • Cyril Cosme, Directeur du Bureau de l'OIT pour la France
  • Marie-Noëlle Lopez, Founding partner Newbridges
  • Alessandro Goglio, Acting Head of the Global Deal Unit at OECD

 

9H15 - 9H45 | Keynote speech

Mondialisation et crises : quels enjeux pour le dialogue social international ? / Globalization and crisis: what challenges for international social dialogue?

  • Raymond Torres, Director for Macroeconomic and International Analysis, FUNCAS

9H45 | INTERVENTION

Message du Directeur général de l’OIT, Gilbert F. Houngbo

 

9h50 -11H30 | 1ère table ronde

Table ronde modérée par Leïla de Comarmond, Les Echos  

Comment le dialogue social peut-il contribuer à la régulation des crises? / How can social dialogue contribute to crisis regulation?

avec

  • Christy Hoffman, Secrétaire générale UNI Global Union
  • Pierre Vincensini, Senior adviser OIE
  • Kemal Özkan, Assistant general secretary IndustriALL
  • Raymond Torres, Director for Macroeconomic and International Analysis, FUNCAS

11H30 - 11H45 | PAUSE

11H45 - 12h30 | Keynote speech

Rapport de l’OIT sur le dialogue social 2022 : La négociation collective pour une reprise inclusive durable et résiliente / Social dialogue report 2022: collective bargaining for an inclusive, sustainable and resilient recovery

Dora Sari, specialist on Industrial Relations Indicators, BIT

12H30 - 14h15 | PAUSE

14h15 - 15h45 | 2ème table ronde

Table ronde modérée par Jean-Christophe Sciberras, enseignant à Sciences Po, CEO Newbridges

Le devoir de vigilance, quelle place pour le dialogue social / Corporate sustainability due diligence: can social dialogue play a part?

avec

  • Nayla Ajaltouni, Déléguée générale Éthique sur l’étiquette
  • Pauline Barraud de Lagerie, maîtresse de conférences, IRISSO Dauphine PSL
  • Pascal Durand, Membre du Parlement européen, rapporteur de la directive européenne sur le reporting extra-financier (CSRD)
  • Christine Blanc-Michelland, Cheffe de projet Concertation/négociation au sein de la Direction Dialogue social du Groupe EDF
  • François Jambin, Responsable Conformité Vigilance au sein de la direction Juridique du Groupe EDF.
  • Béatrice Lestic, Secrétaire nationale CFDT, membre travailleur du CA du BIT

15H45 | PAUSE

16h00 - 17h30 | 3ème table ronde

Table ronde modérée par Marie-Noëlle Lopez, enseignante à Sciences Po, Founding partner Newbridges

Transition juste : quels arbitrages entre enjeux sociaux et environnementaux ? / Just transition : what arbitration between social and environmental issues?

avec

  • Jean-Sebastien Blanc, Engie, Directeur général adjoint en charge des Ressources Humaines et du Corporate
  • Thomas Martinuzzo, Fonds de solidarité Fédération des Travailleurs du Québec (FTQ), Directeur ESG et création de valeur
  • Frank Siebern-Thomas, Chef d’unité “Transitions écologique et numérique justes, recherche”, DG Emploi, Affaires Sociales et Inclusion, Commission européenne 
  • Peter Poschen, Professeur externe durabilité socio-économique, Faculté Environnement et ressources naturelles, Université de Fribourg
  • Romain Raquillet, Directeur des Relations Sociales Air France

17h30 | Conclusion

 

 

Date de l'événement : 
Jeudi, 1 Décembre, 2022 - 08:30 - 18:30
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L'IMPACT AU CŒUR DU PROJET PÉDAGOGIQUE

  • Natacha Valla © Arnaud Calais / Sciences PoNatacha Valla © Arnaud Calais / Sciences Po
L'École du management et de l'innovation devient l'École du management et de l'impact. Natacha Valla, Doyenne de l'EMI explique les transformations en cours.

 

L’EMI change de nom pour l’École du management et de l’impact. Pourriez-vous nous expliquer ce changement de nom ?

Nomen est omen, l’expression latine le dit très bien : le nom est un présage. Dans notre cas, il annonce l’ambition intellectuelle de l'École, son lien avec les sciences sociales (par le “management”), la nouvelle raison d’être de l’EMI et le renouvellement de son projet pédagogique, autour de l’impact et du bien commun.

Les entreprises, quels que soient leurs secteurs d’activité, sont confrontées aux transitions environnementales, sociétales et digitales. Elles ont besoin de diplômés formés à ces enjeux, à la fois de manière académique et pratique (mesure d’impact, green bonds, communication durable, etc.). Et nos étudiants réclamaient une meilleure intégration de ces enjeux au sein des maquettes pédagogiques et des enseignements.

Nous avons donc souhaité qualifier le nom de l’École du management avec une référence à l’impact qui nous définit. Car l’École forme des étudiants désireux d’agir sur la société par l’entreprise et l’entrepreneuriat, de réinventer les modèles (et les business models) et de construire un monde durable. Il s’agit pour nos étudiants d’avoir un impact au sens large, sur le monde des entreprises de demain, mais aussi, au sens plus restreint du mot, de placer l’impact au cœur des modèles d'affaires des entreprises.

La notion d’impact renvoie aux activités et modèles visant à intentionnellement améliorer les conditions d’existence (impact social) et/ou l’environnement (impact environnemental). L’impact se distingue des activités économiques socialement responsables (qui se cantonnent à limiter l’impact négatif de leur activité) et des externalités positives (qui n’ont pas de caractère intentionnel).

À travers la mise en avant de cette notion d’impact, l’EMI porte une vision de l’entreprise consciente des enjeux environnementaux et de son rôle dans la gestion des transitions écologique, énergétique, digitale. Elle affirme sa place dans la formation d’une jeunesse étudiante consciente et engagée.

Quelles sont les conséquences de ce changement de nom ? Notamment dans la maquette pédagogique ?

Vous avez raison, le changement de nom n’est qu’un des indicateurs d’un renouvellement plus général des maquettes, rendu nécessaire par les évolutions du secteur professionnel depuis 2016 et plus encore depuis la pandémie : digitalisation accélérée des entreprises, phénomène de “démondialisation” et rapatriement des chaînes de valeurs depuis la guerre en Ukraine, retour de l’inflation, accélération des désordres climatiques qui bouleversent les modèles établis, etc.

Nous avons renforcé le tronc commun à tous les étudiants de 1ère année de l’EMI, à la suite d’un travail conséquent de réflexion mené avec toute l’équipe pédagogique et avec nos Conseils pédagogique et stratégique.

À la rentrée 2023, des chercheurs en sciences sociales apporteront pour tous les M1 un éclairage sur les enjeux de la transition pour les entreprises. Ces enseignements s’articuleront autour de trois questionnements : la transformation du capitalisme et des modèles économiques ; le rapport des entreprises à leur territoire et à leur environnement ; la signification des activités sectorielles pour l’environnement et la société.

Par ailleurs, une formation au management ne peut plus se passer d’une compréhension fine du rôle de la donnée. Nous avons ainsi développé un axe “Data&Digital” qui s’oriente dans trois directions :

      1. la place et l’impact du digital sur les sociétés;
      2. la data comme outil au service des différentes activités et métiers (fintech, marketing digital, gouvernance des données, etc.) ;
      3. la maîtrise des outils (Excel, Indesign, Python…).

Enfin, 4 masters évoluent afin de prendre en compte l’impact dans toutes ses dimensions :

  • le Master historique finance et stratégie devient bilingue : les enseignements principaux seront enseignés en anglais et une offre de cours en français sera maintenue, en particulier en stratégie. La maquette du master intégrera davantage les questions de soutenabilité, de stratégie et de finance durable et d’innovation, ainsi que les problématiques liées à la donnée : web3.0, économie de la tech et des plateformes, etc.
  • le Master International Business and Sustainability devient un master généraliste qui met l’accent sur les métiers de l’entreprise (énergie, alimentation, mobilité, santé, etc.) et le développement de modèles d’affaires à impact dans une perspective internationale. Les étudiants suivront par exemple des enseignements sur l’économie circulaire, la mesure de l’impact, l’économie du partage, la philanthropie, etc.
  • le Master entrepreneuriat, design et innovation succède au Master innovation et transformation numérique et a été co-conçu avec le Centre pour l’entrepreneuriat. L’objectif est de former les étudiants à la gestion de l’innovation, à l’entrepreneuriat ou à l’intrapreneuriat (l’innovation à l’intérieur des entreprises existantes) grâce aux sciences sociales et notamment le design, et grâce à des enseignements plus techniques en lien avec le Centre et l’Incubateur.
  • enfin le master RH & Gouvernance durable remplace le Master organisations et management des ressources humaines. La fonction RH évolue depuis quelques années et se positionne comme un acteur stratégique de l’accompagnement de la transformation des entreprises, qu’elles soient sociétales (égalité hommes femmes) ou environnementales. La question de l’articulation entre performance économique, justice sociale et transition écologique sera au cœur des enseignements.

Last but not least, nous voulons créer un Studio avec le Centre pour l’entrepreneuriat, dédié à la compréhension et à la conception de modèles de business à impact. Cette initiative comportera à la fois un programme de cours et un dispositif d’accompagnement proactif (travail en groupe encadré dans le cadre d’une mise en situation industrielle, « learning by doing »). Il sera ouvert à tous les étudiants de l’EMI.

Quels sont les challenges qui attendent l’EMI ?

Le premier challenge est celui de l’opérationnalisation de la réforme. Il faut mettre en place de nouveaux cours, continuer à être au plus près des besoins du marché et des attentes des étudiants, mais aussi renforcer nos liens avec la faculté permanente de Sciences Po.

Deuxième challenge, celui de renforcer notre visibilité auprès des étudiants, à la fois dans Sciences Po et à l’extérieur de Sciences Po. Dans Sciences Po, car nous avons constaté une baisse de notre attractivité auprès des élèves du Collège universitaire ces dernières années. Nous devons renforcer notre effort de promotion auprès de ces étudiants, leur montrer que l’on peut agir, transformer le monde, aussi par le biais de l’entreprise ou de l’entrepreneuriat. A l’extérieur, nous sommes moins visibles que les écoles de commerce “classiques” comme HEC ou l’ESSEC (alors que le niveau de nos diplômés est équivalent) en raison de notre absence des classements. N’ayant pas de faculté de gestion à Sciences Po, nous ne remplissons pas les critères des rankings nationaux ou internationaux. Nous devons donc être visibles et reconnus par d’autres moyens : notre projet pédagogique novateur va dans ce sens, tout comme l’excellence de nos enseignants vacataires, des professionnels à la pointe de leur secteur d’activité, ou les partenariats entreprise développés avec l’aide de la Direction de la stratégie et du développement (près de 30), ou enfin les événements que nous organisons (Nocturnes de l'EMI, événements carrières, etc.). 

 

Natacha Valla

Doyenne de l'École du management et de l'impact

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