Adam Lemiere-Mac Douglas

Se surpasser pour la recherche contre le cancer
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Adam Lemiere-Mac Douglas est diplômé du Master organisations et management des ressources humaines (promo 2021).

Nageur de haut niveau il a décidé de s'engager pour faire avancer la recherche sur le cancer du pancréas. Retour sur ce beau projet au profit de la Fondation ARC.

N'hésitez pas à soutenir le projet !

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ALEXANDRE VIOLLE PRÉSENTE LE COURS "CARTOGRAPHIE DES CONTROVERSES"

  • Alexandre Violle ©Édouard JouanAlexandre Violle ©Édouard Jouan

Alexandre Violle, post-doctorant au Centre d'étude des mouvements sociaux de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), coordonne à l'École du management et de l'innovation le cours "Cartographie des controverses", dans le cadre du Master communication, médias et industries créatives. Il nous livre son témoignage d'enseignant en perpétuelle recherche d'expérimentation et d'amélioration.

Ce cours annuel, initié par Bruno Latour en 2009, sensibilise les étudiantes et les étudiants aux rapports complexes entre sciences et sociétés. L’enjeu est de leur donner des outils pour analyser les dimensions politiques des sciences et des techniques à partir de cas d’études concrets. Après avoir bénéficié d'enseignements théoriques sur les politiques des sciences, les étudiants mènent une enquête en groupe sur le thème qu'ils ont choisi. Ils réalisent des entretiens, participent à des évènements scientifiques, pour finalement concevoir et rédiger un site web restituant l'analyse de leur controverse, comme par exemple sur le revenu universel, les restitutions d'œuvres d'art, la prise en charge des rats à Paris, etc.

Alexandre Violle, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis docteur en sociologie des sciences et des techniques de l’école des Mines de Paris. À Sciences Po, j’enseigne le cours de « Cartographie des controverses » au sein du Master communication, médias et industries créatives de l’École du management et de l’innovation depuis 4 ans. Cette année, j’ai le plaisir d’avoir la responsabilité de la coordination du cours car il s’agit d’un enseignement donné à plusieurs voix. Je travaille en étroite collaboration avec Robin de Mourat, Quentin Dufour, Marianne Le Ba et Brice Laurent, et m’assure du bon déroulement de notre projet pédagogique.

En quoi consiste le cours de "Cartographie des controverses" ?

Ce cours a maintenant une longue histoire. Il a été initialement importé par Bruno Latour depuis l’École des Mines de Paris lorsqu’il est devenu professeur à Sciences Po en 2006. Pour résumer l’objectif du cours, il s’agit d’aborder avec les étudiantes et les étudiants les rapports complexes entre sciences et sociétés. L’enjeu est de leur donner des outils pour analyser les dimensions politiques des sciences et des techniques à partir de cas d’études concrets.

Une vision classique des sciences consiste souvent à les présenter comme un domaine préservé, ou devant être préservé de la société, pour produire des vérités scientifiques. Or cette conception ne résiste pas à une étude fine des problèmes contemporains qui impliquent des savoirs scientifiques ou techniques. Que l’on parle du nucléaire, des pesticides, ou du Covid, pour citer des exemples qui font notre actualité la plus brûlante : ces cas soulèvent d’emblée la dimension controversée des sciences et des techniques. Dans ces situations, et pour beaucoup d’autres, il serait vain d’attendre la bonne parole savante qui viendrait dire les bonnes décisions politiques à prendre au nom de toutes et tous.

L’ensemble de ces sujets posent des problèmes techniques et politiques inextricables les uns des autres. De la construction institutionnelle de l’expertise à prendre en compte, des choix de méthodes, des hypothèses à considérer pour aborder ces questions, en passant par les formes de délibération collectives susceptibles d’acter des décisions à partir de savoirs scientifiques : l’ensemble de ces points soulève des problèmes moraux et politiques. En s’appuyant sur les apports de la sociologie des sciences, de la science politique et de l’histoire des sciences, notre cours vise à équiper les étudiantes et les étudiants pour réfléchir et agir en situation d’incertitudes.

Comment votre cours s'organise-t-il ? Quelles innovations pédagogiques expérimentez-vous ?

Notre cours dure l’année universitaire entière.

Au premier semestre, Brice Laurent et moi-même assurons les enseignements en classe entière qui introduisent à l’étude des politiques des sciences. Lors de ce semestre, les étudiantes et les étudiants ont également des cours en demi-classe où ils lisent des textes et réfléchissent à la façon dont les concepts des auteurs permettent d’éclairer sous un nouveau jour un problème d’actualité contemporain. Ils ont également des séances d’ateliers d’initiation à l’enquête en sciences sociales. Marianne Le Ba leur donne les bases nécessaires pour réaliser une enquête qualitative sur un sujet controversé. Au terme du premier semestre, les étudiantes et les étudiants sont rassemblés par groupes de cinq ou six, et prêts pour réaliser un travail de recherche approfondi au second semestre sur une étude de controverse.

Au second semestre, ils enquêtent par groupes en réalisant des entretiens avec des acteurs, en lisant des articles scientifiques sur leur sujet, en assistant à différents événements en lien avec leur projet. Chaque séance de cours est pensée pour les faire avancer dans l’analyse. Lors de ce semestre, Marianne Le Ba continue de suivre les étudiants sur l’organisation de leur enquête, Quentin Dufour et moi-même les assistons dans l’analyse. Robin de Mourat intervient finalement pour les initier à l’écriture web. En effet, au terme de l’année, ils et elles rendent les résultats de leur travail sous la forme d’un site internet. Robin de Mourat les accompagne dans cette partie décisive de l’écriture.

Quels sujets traitent vos étudiantes et étudiants ?

Les sujets sont très variés ! Cette année nous avons la cryogénie, Parcousup, les contraceptions masculines, ou encore la régulation française des plateformes de streaming « SVOD ». Au fil des années, de nombreux sujets passionnants ont été traités par les étudiantes et étudiants, on peut citer : les athlètes hyperandrogènes, les féminicides, le revenu universel, la restitution des œuvres d’art ou encore la prise en charge des rats à Paris. Autant de très beaux travaux que l’on peut retrouver sur le site de Forccast.

Quels apports ce cours représente-t-il pour des étudiantes et étudiants en communication ?

Trois apports peuvent être mis en avant.

D’abord sur le plan académique, étudier les façons dont les sciences et les techniques affectent nos manières de vivre permet aussi de porter un autre regard sur « l’information », cœur de métier des communicantes et des communicants. À priori, une façon trop simple d’aborder le sujet pourrait consister à dire que le propre même de la communication est de trouver les moyens techniques de toucher des publics avec la « bonne information ». Or précisément, en situation de controverse, la question de savoir ce qu’est « la bonne information » et le « bon public » susceptible de bien la recevoir est problématique. Les controverses scientifiques sont des moments où définir ce qu’est un fait scientifique stable pouvant être communiqué constitue précisément l’enjeu de disputes. Saisir cet enjeu théoriquement et l’intégrer à partir de cas d’études permet aux étudiantes et aux étudiants d’être mieux équipés pour comprendre comment les technologies de l’information et de la communication contribuent à mettre en forme la compréhension des problèmes publics via des cadrages opérés sur « l’information ».

Deuxièmement, notre cours met au centre de nos enseignements l’écriture et l’analyse propres aux sciences sociales. Nous insistons énormément sur la rigueur des raisonnements, donnons les moyens méthodologiques d’approfondir une question. Ces compétences peuvent ensuite être très directement mises en œuvre par les étudiantes et les étudiants une fois diplômés. Les études de marchés et d’opinions, la définition de stratégies de marketing sont autant d’exercices professionnels étroitement liés à des pratiques de recherche en sciences sociales. Nous avons des retours fréquents d’étudiantes et d'étudiants qui nous disent réaliser dans leur métier à quel point l’initiation aux sciences sociales leur est utile pour saisir rapidement des problématiques.

Troisièmement, les élèves travaillent pendant un semestre sur un sujet. Au terme du semestre ils ou elles maitrisent les enjeux politiques autour d’un sujet complexe. Ces connaissances peuvent les aider à trouver des stages ou un emploi. Là encore nous avons fréquemment des étudiantes et des étudiants qui ont obtenu des opportunités professionnelles en lien avec le sujet qu’ils ont travaillé avec nous.

Qu'en retirez-vous, vous-même, en tant qu'enseignant ?

À titre personnel, j’apprécie particulièrement le public de ce master. D’une part ce sont des étudiantes et des étudiants très curieux et volontaires pour sortir des sentiers battus et expérimenter d’autres formats de cours. J’apprends beaucoup à leur contact : nous réfléchissons continuellement ensemble pour améliorer le format du cours. D’autre part, ces étudiantes et ces étudiants n’ont pas vocation par la suite à faire de la recherche en sciences sociales ; c’est un défi passionnant de réfléchir quotidiennement au contenu de notre enseignement afin qu’il puisse leur servir dans la vie professionnelle future.

Cet article a été publié originellement sur le site Sciences Po Enseignants.

 

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Sarah | Consultante tendance et stratégie, Rébellion

Master Marketing et société (promo 2019)
  • Portrait ©Sarah LaurierPortrait ©Sarah Laurier

Diplômée du master marketing, Sarah est aujourd'hui consultante tendance et stratégie digitale chez Rébellion. Elle témoigne sur ses missions au sein du pôle stratégie, le bureau de tendance intégré de l’agence, Trends For Change.

Quel a été votre parcours jusqu'ici pourquoi avoir fait le choix de ce métier?

Avant d’être consultante, j’ai voulu explorer différents métiers qui gravitent autour des tendances : développement de collections (L’Oréal), bureau de tendances, département design/ création colorielle (Vans aux États-Unis) et institut de veille et d’analyse des contenus digitaux (Linkfluence).

Cela m’a permis de forger des convictions fortes sur l’importance des observatoires de tendances mais aussi sur l’urgence de moderniser les approches prospectives en y incorporant les données des réseaux sociaux et la culture digitale. Selon moi, aborder ces derniers, ce n’est pas aborder des « data », c’est avant tout se plonger dans un monde granulaire, extrêmement riche, créatif et immersif, une clé d’entrée en mots et en images puissante pour les stratégies créatives et marketing.

Chez Rebellion, nous combinons en permanence ancrage socio-culturel et le pouls des utilisateurs grâce aux données des réseaux sociaux. Grâce à cette méthodologie, je peux faire remonter les signaux/ tendances émergentes, des nouveaux talents à suivre, des thématiques et des valeurs sociétales dans des marchés précis. De cette manière, nous pouvons donner un ancrage consommateur à la fois pour des stratégies publicitaires mais aussi pour l’innovation, le marketing et le design.

Quelles sont selon-vous les compétences indispensables pour exercer vos fonctions ?

C’est grâce à un de mes enseignements du Master marketing et société que j’ai pu découvrir la discipline du social listening et que j’en ai fait mon métier. Enseigné par Guilhem Fouétillou, le cours « Insight Mining ou l’écoute du web social » m’a permis de me passionner pour une nouvelle manière d’aborder les tendances et les données du web.

Dans mon quotidien, la capacité d’analyse et l’esprit de synthèse sont des compétences clés que j’ai développées à Sciences Po. Elles me sont utiles quotidiennement. Savoir synthétiser et faire le choix de mettre en lumière certains éléments plutôt que d’autres est crucial quand on navigue dans un océan de data. Comprendre les mécanismes sociologiques est aussi très important dans mon métier. Que ce soit dans des stratégies de ciblage ou de prospection, tout part de l’observation fine de l’humain qu’il soit précurseur d’une tendance, qu’il la suive ou l’amplifie.

Avoir confiance en ses idées, se battre pour ses convictions via une prise de parole orale ou écrite sont aussi des fondamentaux de mon métier. Bien communiquer et argumenter ses idées comme on nous l’apprenait à Sciences Po avec nos petits exposés chronométrés m’a servi de base pour faire passer mes idées avec efficacité.

Enfin, le web portant l’anglais comme langue internationale, mes différents séjours académiques et professionnels aux États-Unis me permettent de naviguer sans problème dans un univers sémantique très Anglo-Saxon.

Pouvez-vous partager un exemple de projet concret réalisé?

Depuis près d’une année, nous accompagnons l’équipe Pulse de Decathlon, rattachée au département design, qui est en charge de la veille des évolutions sociétales et des pratiques émergentes pour nourrir l’ensemble des marques de l’enseigne. Nous avons créé pour eux une veille de tendance sur mesure pour inspirer les équipes pluri-disciplinaires (design produit, innovation, marque, retail, comm….). En ce moment, nous travaillons avec eux sur les inspirations qui vont nourrir la saison Printemps-Été 2024… un temps fort pour l’enseigne puisqu’elle sera le partenaire officiel des Jeux Olympiques 2024.

Travailler sur cette veille est passionnant. Nos recherches d’inspirations vont bien au-delà du cadre sectoriel. Nous puisons dans l’univers de l’art, de la mode et de la culture traditionnelle comme populaire mais aussi digitale.

Grâce à l’analyse en temps réel des réseaux sociaux et du web, j’ai pu apporter un pouls utilisateur très fort pour emmener Décathlon au plus près des aspirations de demain.

Qu'est ce qui vous plait le plus au quotidien ?

La constante nouveauté, la créativité de mes missions et la possibilité de pousser plus loin mon ressenti de l’air du temps. Cela m’anime au quotidien et me pousse chaque jour à être plus curieuse. L’analyse des réseaux sociaux et du web fait découvrir chaque jour de nouveaux artistes, talents, signaux émergents qui nous font vibrer. Pour savoir ou et quoi regarder / proposer à nos clients, j’apprécie le fait qu’il n’y ait pas de recette magique ou automatisée comme on le croit souvent. L’œil et le cerveau travaillent simultanément devant un univers de photographies et de sémantiques. Intuitions et regards croisés sur les données viennent parfaire les choix, enrichir l’expertise.

Qu'est ce qui vous parait le plus difficile?

Quand notre mission est de scruter les nouveautés et tendances émergentes, les gens pensent souvent que c’est la veille permanente qui nous met le plus à l’épreuve. Pourtant, ce n’est pas ce qui est le plus complexe. Notre œil s’habitue en même temps que notre expertise se construit. Le plus challengeant est de créer une relation de confiance et de co-création avec nos clients. Nous ne proposons jamais les mêmes recettes. Nous devons faire des choix pour les conseiller au mieux. Nous leur proposons les tendances et les innovations qui vont les emmener plus loin tout en respectant leur histoire et culture de marque. Tout est une question d’équilibre, de personnalisation et de co-construction.

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux étudiants qui s'intéressent au marketing digital ?

Allez toujours au-delà des chiffres et signes macro pour aller regarder, explorer et identifier ce qui viendra bientôt se substituer à ces dynamiques.

Vous devez croire en votre créativité et vos intuitions, dans le monde de la data c’est crucial, car il sera toujours impossible de tout voir, de tout lire et de tout analyser.

Osez proposer de nouvelles manières d’aborder le domaine du digital ; celui-ci regorge de données et de trésors créatifs encore inexplorés. Formez votre expertise, ne pas hésiter à penser et vouloir agir dans des métiers/ domaines niches s’ils vous animent et si cela correspond à votre vocation.

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MANNY MACEDA, WORLDWIDE MANAGING PARTNER OF BAIN & COMPANY

special guest of a Masterclass hosted by Sciences Po School of Management and Innovation
  • Manny Maceda © Bain & CompanyManny Maceda © Bain & Company
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Les soft skills pour innover et transformer les organisations

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Face aux enjeux économiques, sociétaux et environnementaux majeurs, l’innovation et les transformations des organisations représentent des défis incontournables pour tous les entités privées comme publiques.

Comme ce sont avant tout des démarches collectives de femmes et d’hommes, il est fondamental de mieux identifier les caractéristiques individuelles, collectives et environnementales des acteurs qui y contribuent et de comprendre quelles sont les compétences spécifiques des innovateurs. Or, un grand nombre d’entre elles ne relèvent pas de la technique ou du métier mais sont de nature socio-comportementale, qualifiées de soft skills.

Lors de cette conférence seront présentées et discutées différentes études dont une étude de l’Institut pour la transformation et l’innovation et France Stratégie. Cette étude identifie les soft skills en croisant les apports de la recherche en psychologie, en management et en sociologie.

Former les femmes et les hommes à savoir reconnaître et développer leurs soft skills, engager et préparer les équipes à être moteurs de la transformation et de l’innovation sont des enjeux majeurs, car vecteurs de croissance, de compétitivité et d’emploi. Il s’agit de faire encore progresser la France dans l’économie de la connaissance.

16h00 – 18h00 : 1ère table ronde : Quelles softs skills pour l’innovation et la transformation des organisations ? Quelles actions pour les renforcer ?

Natacha Valla, doyenne de l’École de management et d’innovation de Sciences Po, présidente du Conseil national de productivité

Brieuc du Roscoät, président de l’Institut de la transformation et l’innovation, chercheur en psychologie, enseignant à l’IRA de Lille

Romaric Servajean-Hilst, directeur de l’Institut de la transformation et de l’innovation, professeur-associé à Kedge Business School, chercheur-associé au i3-Centre de recherche en gestion de l’École polytechnique

Didier Chabaud, directeur de la chaire Entrepreneuriat, territoire, innovation Gilles Garel, professeur titulaire de la chaire gestion de l’innovation du CNAM

Pauline Lavagne d'Ortigue, cheffe de la mission innovation, direction interministérielle de la Transformation publique

18h00 – 19h30 : 2ème table ronde : Soft skills et management de l’innovation

Stéphanie Buisine, professeure et directeur de recherche au CESI

Antonin Bergeaud, économiste à la Banque de France Muriel Davies, enseignante à l’école d’ingénieurs CESI Nanterre

Sylvain Poisson, directeur de département Stratégie et management de l’innovation à Ayming

Valentine Georget, docteur en Sciences de gestion, i3-Centre de Recherche en Gestion de l’Ecole polytechnique et LST Aix-Marseille université

Vincent Aussilloux, directeur du département Economie, France Stratégie

Date de l'événement : 
Mercredi, 11 Mai, 2022 - 16:30 - 19:30
Lieu : 
Sciences Po
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Marie | Master finance et stratégie

Engagez-vous pour entretenir vos passions, les représenter et pourquoi pas en faire un projet…
  • © Marie Jacqueau© Marie Jacqueau

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous décrire votre parcours universitaire ?

J’ai intégré le collège universitaire de Sciences Po après le bac. J’ai eu la chance de réaliser une troisième à Santiago du Chili, où j’ai paradoxalement (re)découvert la pâtisserie française !

De retour à Sciences Po, j’ai décidé de passer mon CAP pâtisserie en parallèle de ma première année du Master finance et stratégie. J’ai réalisé une année de césure durant laquelle j’ai travaillé au lancement d’une gamme de pâtisseries à faible indice glycémique, Oh Oui !.

Je consacre mon dernier semestre de master à un projet entrepreneurial développé avec mes deux sœurs : Tchac, une plateforme VOD dédiée aux recettes de chef.fe.s.

Pourquoi avoir choisi le Master finance et stratégie de l'École du management et de l'innovation ?

Depuis quelques années, l’entrepreneuriat m’attirait. Après un bac littéraire, il m’est apparu essentiel de recevoir les notions économiques, financières et stratégiques pour être capable de comprendre le fonctionnement global d’une entreprise avant de me lancer.

J’ai choisi d'intégrer la Mention stratégie et management du Master de finance et stratégie afin d’obtenir les clés essentielles pour réaliser mon propre projet, savoir analyser les enjeux du marché afin de pouvoir engager les moyens adéquats.

Vous avez choisi de dédier votre dernière obligation de master (le semestre “hors les murs”) à votre projet entrepreneurial. Pourriez-vous nous en parler ?

Je me consacre effectivement depuis le mois de janvier à temps plein au développement de Tchac. Je gère principalement la stratégie de contenu (SEO, recettes), l’opérationnel (tournages), ainsi que les relations chef.fe.s.

Ma mission principale est de faire le lien entre l’univers de la cuisine et notre ligne stratégique définie afin de correspondre à un marché (de la VOD), à une cible et surtout, à notre ADN.Je mobilise deux leviers qui me passionnent : la cuisine et la stratégie !

Quels apprentissages et compétences acquises durant le master mobilisez-vous ?

Au quotidien, dans la construction de Tchac, je retire beaucoup des enseignements reçus au sein du master : finance, stratégie, management et même quelques notions de codes. Au-delà de la théorie nécessaire pour structurer une stratégie, j’ai aussi reçu plusieurs conseils et encouragements de professeurs. Beaucoup se sont montrés disponibles pour m’aider dans le développement de mon projet. Mon année de césure a été également décisive dans mon apprentissage : pouvoir vivre une année au sein d’une marque en construction m’a permis de suivre les différentes étapes et enjeux entrepreneuriaux.

Pendant deux ans, nous avons étudié et travaillé sur un grand nombre de cas, avec des marchés, des entreprises et des cibles différentes. C’est très important pour moi de garder en tête ces différentes lignes d’orientation : je garde ainsi une vision globale des pistes de développement pour Tchac, qui se situe à mi-chemin entre l’éducationnel et l’entertainment.

Enfin les enseignements liés au management ont également été très utiles : l’entrepreneuriat est intrinsèquement lié à la relation entre les équipes. Même lorsque l’on travaille entre sœurs, c’est important d’appliquer et de suivre des processus managériaux !

Si vous deviez donner un conseil aux candidats ?

Profitez de ce master (et de Sciences Po de manière plus générale !) pour développer les sujets ou thèmes qui vous passionnent. Engagez-vous pour entretenir ces passions, les représenter et pourquoi pas en faire un projet…

 

Call for Capstone Projects 2022-2023

  • © My Ocean Production/shutterstock.com© My Ocean Production/shutterstock.com

We are pleased to share with you the call for capstone projects of the Master in International Management and Sustainability, 2022-2023 edition.

Our program offers first-rate training in strategy and international management, placing the issue of sustainable development at the heart of business. It is also a vibrant 60 cohort of highly educated, smart and motivated international students.

The capstone project is an integral component of the first year program. It is a compulsory practice-based module whose main objective is to immerse students in professional reality from the beginning of their studies and to enable them to work as a team, in project mode, responding to a business request.

It offers committed companies the opportunity to meet, involve and have a team of five students work during one year on a strategic and/or transformation and/or innovative project combining growth and sustainable development. Are you interested in joining the 2022-2023 team?

 

>> For more information and application

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Philibert | Assistant, Cabinet du Ministre d’État chargé de l’Economie et des Finances du Bénin

Master finance et stratégie (promo 2019)
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Après avoir étudié l’économie et la gestion à l’Ecole Nationale d’Economie Appliquée et de Management (ENEAM) et à la Faculté des Sciences Economique et de Gestion (FASEG) de l’Université d’Abomey Calavi, Philibert Adankon a intégré en 2018 le Master finance et stratégie mention finance de Sciences Po, grâce au programme de la foundation Mastercard. Il travaille aujourd'hui au sein du Cabinet du ministre d'Etat chargé de l'Economie et des Finances du Bénin.

Quelles fonctions occupez-vous aujourd'hui ?

Depuis septembre 2021, j’ai intégré le Cabinet du Ministre d’État chargé de l’Economie et des Finances du Bénin, en tant que son Assistant.

Je continue encore d'appréhender le poste, tellement les problématiques traitées sont diverses. En effet, j’ai un périmètre de mission assez large, qui couvre tous les sujets du Ministère. Sans être exhaustifs, depuis mon arrivée au cabinet en septembre, j’ai été plus impliqué sur des sujets en rapport avec le financement des projets, l’amélioration du climat des affaires et l’attractivité des investissements directs étrangers, l’énergie, la fiscalité...

Quel a été votre parcours professionnel avant d'occuper ce poste ?

J’ai effectué un stage de 6 mois en Private Equity chez Améthis qui m’a permis de comprendre les contours de ce métier et d’appréhender les enjeux liés au financement du Secteur Privé surtout africain. Mon expérience dans le conseil aux gouvernements chez Rothschild & Co à Paris a été sans doute la plus marquante. J’ai à cette occasion eu la chance de travailler sur des sujets de financement des infrastructures, de notation financière, de développement des marchés financiers locaux et d’émissions obligataires sur les marchés financiers internationaux, etc., notamment l’émission en juillet 2021 des obligations ODD de la République du Bénin, la première émission ODD par un État africain.

Ces expériences m’ont permis de confirmer mon choix de mettre mon savoir-faire et ma carrière au service du Continent africain, et ont conforté l’option que j’ai faite de saisir l’opportunité qui m’a été offerte de rentrer travailler dans mon pays, le Bénin à l'issue de mes études à Sciences Po.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants de Sciences Po qui souhaiteraient travailler en Afrique ?

Mettre à profit son réseau : ce n’est pas évident quand on est France ou hors Afrique de chercher et trouver facilement un travail (stage ou emploi) en Afrique, quel que soit le pays. Les seules opportunités que l'on voit souvent passer sont celles portées par les multinationales, les organismes internationaux, les ONG internationales, etc. Mais ces opportunités sont très limitées en nombre et à quelques pays considérés comme des hubs régionaux (Afrique du Sud, Maroc, Kenya, Côte d’Ivoire, etc.).Pour dénicher les autres opportunités parfois plus intéressantes, il est important à mon avis de mettre à profit ses réseaux notamment académique et professionnel (LinkedIn, Alumni, contacts, etc.)

Être ouvert : Nous avons la chance de vivre à une époque où le continent (dans ses diversités) se construit, et a un grand besoin de la compétence, interne comme externe. Malheureusement les choses ne sont pas souvent très structurées et les opportunités sont moins perceptibles. Il faut donc être suffisamment ouvert et prêt à faire des concessions pour pouvoir saisir les meilleures opportunités qui se présentent.

Écrire sa propre histoire : Comme l’a dit Steve Jobs, « […] Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire. »

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Isabelle | Consultante, BCG

Master finance et stratégie (promo 2019)
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Quel a été votre parcours d'études et professionnel jusqu'ici ?

Je suis entrée à Sciences Po en 2012 après mon baccalauréat scientifique. J’ai rejoint le campus de Nancy spécialisé sur l’espace européen et plus particulièrement germanophone en suivant en parallèle des études d’économie à la faculté de Nancy. En troisième année, j’ai eu la chance d’étudier à l’université de Saint-Gall en Suisse.

J’ai ensuite passé une année à l’école Ferrandi pour me consacrer à un projet qui me tenait à cœur : passer mon CAP pâtisserie ! C’était une année très riche, en apprentissage, où j’ai partagé mon temps entre une formation théorique à l’école Ferrandi et une formation terrain dans des établissements à Paris.

Après cette parenthèse, j’ai rejoint le Master finance et stratégie, spécialisation stratégie et management. C’est à la suite de différents stages en conseil, industrie et capital-risque que je me suis orientée vers le conseil en stratégie.

Pourquoi avoir fait le choix de ce métier ?

J’ai eu la chance de faire assez tôt des stages dans ce domaine (et d’autres) ce qui m’a aidé à rapidement identifier des marqueurs propres au conseil qui m’ont particulièrement plu.

Le premier est la diversité qu’offre le métier de consultant qui se matérialise à plusieurs niveaux. D’abord le spectre de secteurs dans lesquels les cabinets de conseil opèrent est large : industrie automobile, secteur public, énergie, private equity etc. Cette possibilité de découvrir à chaque début de mission un nouveau secteur est un aspect qui m’a séduit, d’une part parce que je suis assez curieuse et d’autre part parce que c’est une excellente opportunité pour identifier les secteurs qui vous plaisent le plus (ou moins) – ce qui n’est pas forcément limpide en sortie d’école ! La nature des problématiques traitées – organisationnelles, financières, stratégiques etc. – change aussi d’une mission à l’autre ce qui est stimulant. Lors de mon premier stage chez A.T. Kearney, j’ai travaillé sur un projet dans l’industrie automobile à Stuttgart, dans le secteur public à Berlin ... Cette première expérience professionnelle m’a confirmé que je serai amenée à travailler sur des sujets très variés.

Ensuite j’avais conscience à quel point la dimension collective était importante dans ce métier ce qui m’a aussi attiré. En conseil en stratégie, les missions sont conduites systématiquement en équipe ; une émulation collective permet de faire avancer le projet grâce aux contributions de chacun – ce mode de fonctionnement m’a particulièrement convenu.

Enfin, franco-britannique, j’avais à cœur d’évoluer dans un environnement international ce qui est souvent le cas des grands cabinets de conseils. Les clients sont par nature globaux ce qui implique une dimension internationale assez fréquente dans les projets (la langue de travail est par défaut l’anglais et il n’est pas rare que les équipes soient constituées de collègues de différents bureaux à travers le monde). Il faut aussi savoir qu’il existe en conseil de multiples opportunités de mobilité géographique (par exemple être transférée dans un autre bureau pendant 12 mois) : c’est une particularité qui est pour moi venue renforcer la proposition de valeur d’un début de carrière en conseil.

A noter que le conseil permet aussi de créer des parcours sur-mesure selon vos intérêts : explorer différents secteurs, se spécialiser rapidement ou encore faire un secondment comme proposé au BCG : il s’agit d’un programme permettant de découvrir un tout autre métier (au BCG ou ailleurs) pendant quelques mois.

En quoi votre Master vous a apporté des compétences utiles pour exercer vos fonctions ?

Le Master finance et stratégie m’a d’abord permis d’acquérir des fondamentaux avec des cours sur la finance (corporate finance, fonctionnement des marchés financiers par exemple) et d’autres davantage orientés sur la stratégie d’entreprise (stratégie, management, marketing etc.). Ce socle est naturellement utile dans mon métier de tous les jours m’étant orientée vers une spécialisation « stratégie ».

Ensuite l’opportunité de faire des stages pendant ces 2 années de master (1 an de stage de césure et 6 mois de stage de fin d’études dans mon cas) permet de mettre en pratique ces apprentissages théoriques. De mon côté j’ai eu l’occasion de découvrir l’industrie automobile en travaillant en Asie et aux Etats-Unis, le conseil en stratégie au Moyen-Orient et le capital-risque en France : ces expériences ont renforcé mes capacités d’adaptation.

Enfin, au-delà du Master, il me semble que c’est l’intégralité du cycle Sciences Po qui m’a forgé. Je pense par exemple au travail en équipe qui arrive très tôt dans le cursus ou encore à l’importance qui est placée dans les activités extracurriculaires. J’ai aussi eu l’occasion de rencontrer pendant ces années des personnes aux horizons variés et maintenant aux parcours exceptionnels bien qu’aussi différents les uns que les autres : cet environnement alimente une certaine ouverture d’esprit et une curiosité que j’affectionne.

Pouvez-vous partager un exemple de projet / mission ?

Les missions de conseil sont souvent ancrées dans l’actualité. Je pense notamment à des sujets de transformation digitale ou bien de sustainability qui sont des sujets clés pour les clients que nous accompagnons.

Les projets peuvent prendre des formes multiples : entre des missions longues (quelques mois) de transformation par exemple ou des missions plus courtes (quelques semaines) comme des due diligence, le spectre est très large.

A titre personnel, j’ai récemment accompagné un fonds d’investissement dans le cadre d‘une étude de marché dans le secteur du recyclage des déchets en France. Nous nous sommes intéressés à l’offre et la demande de ce marché mais aussi à d’autres dimensions comme les acteurs en présence ou encore le cadre réglementaire. C’était une mission très enrichissante dans un secteur clé aux enjeux multiples d’un point de vue environnemental pour les années à venir.

Qu'est-ce qui vous plaît le plus au quotidien ?

Mon rôle de consultante au BCG consiste à mener une partie de la mission et d’en tirer les messages clés pour le client. Nous travaillons en moyenne en équipe de 3-4 consultants avec un manager qui pilote la mission et des Directeurs Associés spécialisés dans le secteur d’étude.

J’apprécie la dimension analytique qui constitue une grande partie de mon quotidien à mon niveau de séniorité. L’objectif est de répondre aux questions clés que se pose le client en allant suffisamment dans le détail pour être précis tout en réussissant à prendre de la hauteur : quels sont les principaux enseignements de la mission pour le client ? Nous essayons de mener nos analyses de manière très inductive afin de se concentrer sur les éléments ayant le plus d’impact, en posant notamment des hypothèses : ce mode de raisonnement n’est pas forcément intuitif en sortant de Sciences Po mais, à mon sens, très formateur et complémentaire de notre formation.

J’apprécie aussi particulièrement la dimension collective tant avec l’équipe BCG qu’avec les clients que nous accompagnons. Sur ma mission actuelle, j’échange quotidiennement avec les membres de l’équipe et avec le client. Ce sont des moments que j’apprécie particulièrement : en interne, c’est l’occasion de confronter ses idées, convictions, hypothèses et d’avancer sur le projet ; avec les clients, c’est l’occasion de présenter des analyses clés mais aussi de coconstruire avec eux.

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux étudiants qui s'intéressent au métier de consultant en stratégie ?

Menez vos propres expériences professionnelles dans ce secteur – et dans d’autres. Les stages sont un excellent moyen de tester si ce type de métier pourrait vous plaire et d’appréhender des subtilités comme par exemple les différences de cultures au sein des différents cabinets.

Ensuite lancez-vous : si l’exigence du processus de recrutement est réelle, le bagage acquis en master, une préparation régulière et l’accompagnement mis en place par Sciences Po (cours d’introduction au conseil en stratégie dispensés par des Directeurs Associés, « coaching » par des alumni de Sciences Po maintenant consultants etc.) permettent d’intégrer ces structures.

Enfin portez-votre choix vers le cabinet qui vous ressemble : le métier de consultant en stratégie est exigeant, la qualité des personnes qui vous entourent est un facteur de succès non négligeable à votre épanouissement professionnel.

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Gouverner les données dans l'organisation : quel(s) rôle(s) pour le DPO ?

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Les Data Protection Officer (DPO), chargés de mettre en œuvre la conformité au RGPD au sein de l’organisme qui les a désignés, veillent à l’ensemble des traitements mis en œuvre par leur organisation. Chargés de nombreuses tâches, en lien avec leur mission principale consistant à veiller au respect des règles relatives à la protection des données, ils et elles sont assurément le visage de la gouvernance des données personnelles dans les organisations.

Qui sont ces professionnels ? Comment construisent-ils leurs compétences, leur expertise et leur éthique professionnelle ? Quelle(s) formation(s) ont-ils suivie(s) et quelles sont les exigences du RGPD en matière de formation ? Comment, concrètement, exercent-ils leurs missions au quotidien ? Quel est leur positionnement au sein de l’organisation ? De quelle légitimité et de quelle autonomie disposent-ils, et à quelles résistances se confrontent-ils ?

C'est sous l'angle de la professionnalisation que ce webinaire entend apporter un éclairage sur ces questions, et interroger les conditions de mise en œuvre d'une gouvernance des données personnelles au sein des organisations.

Ce webinaire sera l'occasion de présenter les premiers résultats d'une enquête sociologique effectuée par Alexis Louvion (avec le soutien de la chaire Good in Tech) auprès de DPO, pour comprendre les différents enjeux de leur professionnalisation.

Interventions :

Paul Olivier Gibert, président de l'Association Française des Correspondants à la Protection des Données (AFCDP)

Alexis Louvion, chercheur post-doctorant en sociologie, Chaire Good in Tech, Sciences Po (CSO) / Institut Mines-Télécom Business School (IMT-BS)

Xavier Strubel, Professeur, Fondateur et directeur du Mastère Spécialisé Data Protection Management (MS DPM), Institut Mines-Télécom Business School (IMT-BS

L' animation de la table ronde sera assurée par Kevin Mellet, Assistant Professor de sociologie (Sciences Po)

Date de l'événement : 
Jeudi, 24 Mars, 2022 - 17:30 - 18:30
Lieu : 
Online
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