Capucine | Master communication, médias et industries créatives

Capucine | Master communication, médias et industries créatives

Ma césure m’a permis et me permet encore de me construire un regard plus sûr, plus lucide et mieux renseigné sur les secteurs qui me passionnent.
  • Portrait Capucine Delattre ©Camille Maindon Portrait Capucine Delattre ©Camille Maindon

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous décrire votre parcours universitaire ?

Je m’appelle Capucine Delattre, j’ai 21 ans, je suis romancière et étudiante, et je suis en année de césure au sein du Master communication, médias et industries créatives. J'ai rejoint Sciences Po au Collège universitaire (campus de Paris) et participé notamment du journal de Sciences Po, à l’association de rhétorique et à celle de cinéma. J'ai ensuite passé une année d’échange à McGill à Montréal, où j’ai suivi des cours de sciences sociales, mais aussi des cours de cinéma, d’histoire de l’art ou de littérature. J’avais en effet déjà dans l’idée d’ancrer ma carrière quelque part à l’intersection des mondes de l’art, du journalisme et des industries culturelles.

Pourquoi avoir choisi le Master communication, médias et industries créatives de l’École du management et de l’innovation ?

Je suis une passionnée de cinéma, de littérature, de musique, et j’avais envie de découvrir l’envers du décor de ces secteurs en me familiarisant avec les industries créatives et en acquérant des notions qu’il me paraissait important de connaître en matière de stratégie d’entreprise, de finance, de marketing ou encore de propriété intellectuelle. Je voulais me constituer une forme de colonne vertébrale stratégique, un socle en management qui me permettrait de porter un regard nouveau et éclairant sur ces secteurs dans lesquels je projetais de construire ma carrière. A ce titre, le Master communication, médias et industries créatives cochait toutes les cases pour moi : alliant une base de cours de management à des enseignements électifs divers et variés, il m’a permis de me familiariser avec le monde de l’entreprise tout en renforçant mes acquis notamment sur le monde de la production audiovisuelle.

Vous êtes actuellement en stage, pourriez-vous nous parler de vos missions ?

Ayant publié un roman (Les Déviantes) en 2020, j'étais un peu familière du monde de l’édition. Il me tenait à cœur d’approfondir mes connaissances en changeant de point de vue. J’ai donc rejoint les éditions Flammarion en tant qu’assistante d’édition stagiaire, un poste très polyvalent. Les équipes de Flammarion m’ont immédiatement fait confiance, et m’ont permis de travailler pour les différents départements éditoriaux de la maison (non-fiction principalement, mais aussi grand public, littérature, cession de droits…). J’ai même pu lancer mes propres projets éditoriaux, et confirmer dans l’ensemble l’épanouissement que je trouvais à conjuguer ma sensibilité artistique et ma formation à Sciences Po dans un tel métier. Les professions des industries créatives sont très particulières en ce qu’elles sont à la fois génératrices d’œuvres d’art, et demeurent un business, responsables de faire tourner la machine commerciale. Il est donc très important d’arriver à saisir ce double aspect, et ce stage m’a été d’une grande aide là-dessus.

Je m’apprête désormais à entamer un second stage, cette fois-ci comme journaliste stagiaire pour un site de critique cinéma, Ecran Large, là encore pour continuer à faire vivre ma passion pour la création à travers une pratique professionnelle exigeante et riche, ici la critique !

Quels apprentissages et compétences acquises durant le master avez-vous pu mobiliser ?

Les cours de propriété intellectuelle ont été d’un grand secours ! Ils permettent d’avoir une vision moins naïve et plus pertinente de tous les enjeux liés à la création dans les industries culturelles – on crée de l’art, on fait du business, mais on signe aussi des contrats qui nous lient entre individus ! A ce titre, le cours du master a été très éclairant, et je continue aujourd’hui de le mobiliser chez Flammarion.

Les cours d’enjeux stratégiques et financiers se sont aussi avérés très utiles, puisque comme toute entreprise, une maison d’édition doit calculer l’intérêt commercial d’un livre, estimer son succès, et s’assurer dans l’ensemble que son économie est saine. Avoir des bases de comptabilité et de bons réflexes en finance me paraît ainsi nécessaire pour pouvoir suivre ces réflexions-là et se rendre compte soi-même de la réalité du secteur.

Enfin, les cours électifs, que j’ai pratiquement tous suivis en production cinématographique, ont été très satisfaisants sur le plan personnel et ont consolidé mes connaissances du secteur. C’est sans doute en partie grâce à eux que j’ai pu rejoindre une rédaction spécialisée en cinéma, et je suis convaincue que les notions que j’y ai étudiées me serviront bien lorsque je devrai travailler sur l’actualité du septième art !

Si vous deviez donner un conseil aux candidats ?

Si vous vous posez des questions, si vous hésitez, une seule chose à faire : lancez-vous, plongez-vous dans les métiers qui vous intriguent, ne prenez pas le risque de générer des regrets qui ressurgiront plus tard. Aller mettre les mains dans le cambouis est la meilleure façon de se rendre compte de sa compatibilité ou non avec un poste, un domaine, et permet dans tous les cas de gagner en maturité et en confiance, même s’il s’avère qu’on ne se sent « pas fait pour ça ». N’hésitez pas une seconde [des stages et expériences professionnelles] – et j’insiste sur le mot « profiter ». Il s’agit de travail bien sûr, mais on peut aussi et surtout trouver du plaisir à s’immerger dans un nouveau métier, à tenter le coup. Ça a été et c’est mon cas, et c’est une grande chance !

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