
Accueil>Qui sommes nous ?>Projets académiques
Projets académiques
HOPSIS
Le projet HOPSIS (Hospitals’ medical Organization and Preparation to crisIS) est financé par l’ANR de 2025 à 2028. Il réunit des équipes de l’ESSEC Business School (coordinatrice Marie-Léandre Gomez) ; de la chaire de geopolitique du risque de l’ENS-Ulm (coordinateur Jan Verlin) ; de Sorbonne Santé Université (coordinateur Mathieu Raux). La responsable scientifique du projet est Marie-Léandre Gomez.
Les hôpitaux jouent un rôle clé des hôpitaux dans les crises, pour la prise en charge des malades lors de situations sanitaires exceptionnelles), de blessés victimes d’un attentat, d’accidents. Les hôpitaux subissent également des crises : inondations, cyclones, cyber-attaques, incendies, intrusions,… qui constituent des menaces croissantes. Or, en dehors des crises sanitaires, les hôpitaux restent peu préparés. L’objectif du projet HOPSIS est de :
- Identifier les menaces auxquelles les hôpitaux font face et évaluer leur impact sur l’organisation médicale et la coordination médicale et non-médicale;
- Mieux comprendre qui sont les directeurs et directrices médicaux de crise (DMC), dont la fonction a été créée en 2019 : leur profil, leur rôle dans la gouvernance de crise; leurs besoins en matière de formation;
- Proposer des formations, de nouvelles modalités de préparation à la crise et d’apprentissage pour les DMC et l’ensemble des acteurs de l’hôpital.
Membres du Crisis Lab participant à HOPSIS : Michael BABIN, Peter BURGESS, Marie-Léandre GOMEZ, Reiko HASEGAWA, Nicolas LOT, Jan VERLIN.
MAYWATER :
Le département de Mayotte est soumis, depuis la fin des années 1990, à une succession d’épisodes de tension hydrique qui se sont chronicisés jusqu’à conduire à ce que l’Inspection Générale de l’Environnement et du Développement Durable (IGEDD) désigne aujourd’hui comme une « crise persistante de l’eau potable » dans « l’un des territoires les plus vulnérables de France en matière d’accès à la ressource » (Rapport Debrieu-Levrat, 2025).
S’il est admis que le changement climatique affecte la ressource en eau – avec une réduction de 36% des précipitations en saison sèche depuis 1961 –, il ne peut expliquer seul la situation actuelle. L’aléa climatique ne fait en réalité qu’exacerber une situation grevée par un déficit infrastructurel historique et une fragilité sociale extrême. Ce que l’on nomme « la crise de l’eau de Mayotte » est l’aboutissement d’un processus de « vulnérabilisation » au long cours.
Le projet « Lessons learnt from Mayotte’s ongoing water crisis for the management of future crises » (MAYWATER), financé conjointement par Paris Cité (CRPMS/IPGP : PI Maud Devès) et Sciences Po (Crisis Lab : PI Olivier Borraz), s’intéresse aux lieux où se rencontrent les plans et les doctrines de l’ingénierie technique et administrative et le vécu de celles et ceux qui sont exposés au quotidien à la pénurie. Il mobilise pour cela une équipe interdisciplinaire en géosciences, psycho-sociologie des crises et sociologie des organisations, en partenariat avec la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC).
SHIELD (Système Hospitalier face aux crises : Identification des menaces, caractErisation des crises, identification des fragiLités, synthèse pour aide à la Décision)
Ce projet est porté par la chaire Direction Médicale de Crise, de Sorbonne Université, vise à anticiper, analyser et renforcer la résilience des systèmes hospitaliers face aux menaces émergentes.
Des risques menaçant l’offre de soins pèsent sur le système de santé. Pour faire face à ces menaces et en atténuer les effets, les établissements de santé doivent comprendre les scénarios de crise qu’ils pourraient générer afin de mieux s’y préparer.
Le projet SHIELD propose de répondre à ce défi grâce à une approche interdisciplinaire, associant médecine, pharmacie, gestion et sociologie.
Pour consolider l’action collective, soutenir la prise de conscience des acteurs de la santé, améliorer la préparation des organisations, et dresser les caractéristiques des crises futures, le projet SHIELD se focalise sur trois menaces : conflit de haute intensité, changement climatique, désinformation.
AGORAS - Amélioration de la Gouvernance des Organisations et des Réseaux d’Acteurs pour la Sûreté nucléaire (2014-19)
Ce projet, financé dans le cadre des Investissements d’avenir, portait sur la sécurité nucléaire après l’accident de Fukushima. Sous la responsabilité de Stéphanie Tillement d’IMT Atlantique, il a réuni Sciences Po, l’Ecole des Mines de Paris, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et Orano (ex-Areva). Olivier Borraz avait plus précisément la responsabilité du volet préparation aux accidents nucléaires.
V-CARE - VolcaniC early awAREness (2019-24)
Ce projet ANR 2019 a pour objet la mise au point d’un dispositif d’alerte précoce aux éruptions volcaniques. Il est dirigé par Georges Boudon de l’Institut de Physique du Globe de Paris, avec Olivier Borraz, Maud Devès et Jan Verlin travaillant plus précisément sur le volet gestion de crise à l’échelle de la Martinique.
ENGAGE - Engaging to enhance societal resilience (2020-2023)
Ce projet, financé par la Commission européenne dans le cadre de son programme Horizon 2020 analyse les situations de crises de type “catastrophe naturelle”, les attentats terroristes et les accidents industriels à partir de sept d’études de cas pour comprendre comment des gens ordinaires ont soutenu les pratiques d'intervention formelle pendant les situations d'urgence dans des conditions contextuelles spécifiques. Jan Verlin y dirige deux axes de recherches.
COMEXT - Coordination des équipes médicales et non-médicales en situation extrême (2021-2024)
Le projet COMEXT (Coordination of medical and non-medical teams in extreme contexts) a été financé par l’ANR de 2021 à 2025. Il réunit des équipes de l’ESSEC Business School (coordinatrice Marie-Léandre Gomez) ; de la chaire de geopolitique du risque de l’ENS-Ulm (coordinateur Peter Burgess) ; de l’unité de recherche DREAM de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière (coordinateur Mathieu Raux). La responsable scientifique du projet est Marie-Léandre Gomez.
L’objectif du projet COMEXT est d’étudier la coordination des équipes médicales et non-médicales en situation extrême : coordination entre médecin et opérateurs dans les équipes des primo-intervenants ; entre primo-intervenants et équipes médicales hospitalières ; au sein des hôpitaux. Le projet vise à identifier les nouveaux défis
auxquels doivent faire face les hôpitaux face aux menaces sanitaires, sécuritaires et cyber et de proposer de nouvelles formes d’organisation et de préparation aux situations extrêmes.
Membres du crisis Lab ayant participé à COMEXT : Peter BURGESS, Marie-Léandre GOMEZ, Nicolas LOT, Alice VALIERGUE, Jan VERLIN.
CRISORG - Organisations en crises (2021-22)
ANR 2020 sous la direction d'Olivier Borraz et conduit avec Henri Bergeron, Patrick Castel, Mathieu Corteel, Renaud Crespin, Cécile Fournier, Servane Gueben-Vénière, Anne Moyal, Etienne Nouguez, Valérie November et Audrey Vezian.
Cette recherche a étudié à l’échelon national, local et au sein du système de soins la réaction de différentes organisations à la pandémie de Covid-19.
La crise des masques à la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (2023)
Olivier Borraz et Jan Verlin
Cette recherche entend tirer les leçons de la crise suscitée par l’arrivée massive de masques au printemps 2020, dont l’examen de conformité a nécessité une adaptation rapide de la DGDDI pour tenir compte des contraintes liées au manque de masques dans les hôpitaux.
Contacts
Olivier Borraz
olivier.borraz@sciencespo.fr
Jan Verlin
jan.verlin@sciencespo.fr
Nos partenaires






