Bigger Than Us : une projection dans le cadre du Parcours civique qui nous fait voir plus grand

  • ©Elzevir Films, Big Mother Productions, All You Need is Prod, France 2 cinéma©Elzevir Films, Big Mother Productions, All You Need is Prod, France 2 cinéma

Un long métrage documentaire présentant le parcours de sept jeunes qui veulent agir pour la planète et le bien commun diffusé dans le cadre du parcours civique sur les campus de Sciences Po. Vous saurez tout sur l’ambition de cette projection, les circonstances et les avis des présents sur le documentaire Bigger Than Us de Flore Vasseur. 

Agir pour le bien commun

Bigger Than Us, lauréat du César 2022 du « Meilleur documentaire », suit l'histoire de sept jeunes gens qui se battent pour un monde meilleur et plus juste. De l'éducation des réfugiés à la justice environnementale en passant par la liberté d'expression, les causes défendues par ce groupe de jeunes de partout dans le monde peuvent être très variées, mais chacun d'entre eux s'investit dans sa communauté et œuvre pour le changement au niveau local et mondial. Bien qu'ils viennent de pays aussi divers que le Malawi, le Brésil et les États-Unis, ces sept jeunes sont néanmoins liés par un engagement profond envers leurs causes, s'efforçant d'apporter un changement durable.

Comme l'a fait remarquer Clémence Vitti, étudiante en M1 sur le campus de Paris, « Les sept histoires résultent de problématiques aux origines communes, d’un monde où les intérêts capitalistes creusent des inégalités socio-économiques toujours plus fortes, et ce au détriment des communautés les plus précaires. » Dans le cadre du Parcours civique, un programme d’action social intégré dans la promotion du Bachelor sur tous les campus de Sciences Po, les étudiantes et étudiants sont encouragés à agir de manière citoyenne et solidaire pour le bien commun, ils ont l’occasion d’œuvrer à l’encontre de la situation dépeinte par Clémence Vitti en menant à bien un projet qui prend en compte les réalités sociales actuelles. Stéphanie Balme, doyenne du Collège universitaire de Sciences Po explique : Bigger Than Us est « une forme de projet en images de Parcours civique »–un parcours qui est « une partie déterminante et éthique du parcours de Sciences Po. » 

Réveiller les consciences

Cristofe Montabord à Sciences Po

Pour Cristofe Montabord (à droite), étudiant sur le campus de Poitiers, le documentaire « permet aux étudiants de se rendre compte des réalités d’ailleurs, des réalités auxquelles ils n’ont pas forcément conscience. Cela peut favoriser une mutation dans le mode de vie de l’étudiant ou jeune voir le modifier totalement. » Ceci peut prendre la forme d’une mutation vers un mode de vie plus durable, par exemple, ou une prise de conscience des expériences vécues par les réfugiés en Europe ou des problèmes de sécurité alimentaire pour ensuite agir dans sa communauté. 

En effet, les projections organisées dans le cadre du Parcours civique ont pour objectif de créer les espaces de débat sur des sujets de société et d’encourager l’échange sur les enjeux sociaux majeurs. Pour Eva Karam, étudiante en première année sur le campus de Paris, « le choix du film était particulièrement pertinent dans le cadre du parcours civique. Il constitue une source d’inspiration pour ce projet et nous donne un « avant-goût » du sens qu'on pourrait lui donner. » Un « avant-goût » qui donne aux étudiantes et étudiants un aperçu d’avenirs possibles. Le documentaire est, en fin de compte, bien plus qu’une programmation culturelle ; il appelle à l’action et se positionne à l’encontre de l’apathie ou la peur qui touchent les gens d’aujourd’hui face aux problématiques les plus complexes de notre société.

Oser s’engager

Clémence Vitti à Sciences Po

Selon Clémence Vitti (à gauche), le documentaire lui est apparu comme une bouffée d’air frais : « je l’ai trouvé plein d’espoir, fédérateur, encourageant et positif. Il présente l’engagement une alternative à l’éco-anxiété ressentie par ma génération. »

En effet, avec les problèmes de santé mentale, de plus en plus documentés chez les jeunes, il est important d’offrir les moyens d’échapper aux sentiments d’impuissance liés aux problématiques les plus médiatisées. Des actions peuvent être menées au niveau local pour ensuite atteindre un niveau plus national ou global : la solution proposée par le documentaire, comme Clémence Vitti le note, « n’était de ne pas toujours chercher à agir directement depuis le sommet de la pyramide. Au contraire, sa stratégie fructueuse a été de mobiliser initialement les jeunes, ses pairs, puis les habitants des communautés plus largement, les chefs traditionnels, ensuite membres du parlement à l’échelle nationale et enfin seulement, le président. »

Un fort impact

Un engagement individuel à une petite échelle qui peut grandir pour toucher plus de monde ? Cristofe Montabord a observé une influence directe de ce documentaire sur les jeunes autour de lui : « à l’issue de la projection, certains étudiants de première année sont venus me poser des questions quant à leur parcours civique et aux meilleures façons de s’engager. »

Dans cette même perspective, Clémence Vitti a ajouté : le documentaire “parvient à insuffler cette intention d’agir à son tour, pour ne plus se sentir impuissant ». En effet, ce film a réussi à inspirer les étudiantes et étudiants, insufflant cette idée que leurs projets sont réalisables, utiles et peuvent avoir pour effet d’améliorer les choses. 

Pour en finir avec les mots d’Eva Karam : « Si ce documentaire présente les expériences et combats d'activistes qui ont réussi à mener leurs projets, quand bien même ceux-ci ont pu paraître irréalisables, il m'a fait prendre conscience de ma capacité d'action, de notre capacité collective de transformation du monde qui nous entour . »

L'équipe éditoriale de Sciences Po

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"Il a marqué mon expérience d'étudiant de manière indélébile" : focus sur le CIVICA Engage Track Course

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  • Alexandra Ana donne un cours @AlexandraAnaAlexandra Ana donne un cours @AlexandraAna

Dans le cadre de l'Engage Track (EN), un projet de CIVICA - l'Université européenne des sciences sociales (EN) – l’Engage Course (EN), proposé par Sciences Po, offre la possibilité de participer à un projet indépendant innovant, le Showcase Assignment, qui emploie l'expérience de terrain comme outil pédagogique.

Tout au long du premier semestre (2021-2022), Alexandra Ana, Teaching Fellow à Sciences Po sur le campus du Collège universitaire à Reims, a encadré le travail des étudiantes et étudiants dans un cours ouvert à toutes celles et ceux qui ont soit participé à la European Week de CIVICA, soit suivi des Engage Courses au cours de leurs cinquième et sixième semestres à Sciences Po.

Marco Gerbino, étudiant à Sciences Po

Ces expériences ont abouti au Showcase Assignment, un projet indépendant qui prend comme sujet l'éducation financière. En tant que directrice de ces projets étudiants, Alexandra Ana a aidé les élèves à canaliser leurs travaux et les a encouragés à poser des questions pertinentes au sujet de l'éducation financière : "Cela a été gratifiant de les accompagner dans le processus d'articulation, d'une part de la dimension intellectuelle, plus théorique et conceptuelle de la question publique clé qu'ils ont abordée et d'autre part, de ses implications pratiques."

L’Engage Course fonctionne conjointement avec les principes fondateurs de l'humanisme de Sciences Po et son objectif de former des citoyennes et citoyens éthiques et actifs dans leurs communautés locales et mondiales. Le cours est enseigné dans le contexte du Parcours civique de Sciences Po, qui encourage la compréhension des questions de citoyenneté par une approche qui prône "l’apprentissage par l’action" et permet aux étudiantes et étudiants de travailler sur un projet de leur choix en s’engageant de manière significative sur une question sociale ou civique. 

Pour Marco Gerbino (à gauche), étudiant à Sciences Po, le lien entre le Parcours civique de Sciences Po et l’Engage Course de CIVICA a été une force motrice dans son choix de suivre ce cours. Lorsqu’il a pris connaissance de l’opportunité de prendre l’Engage Course de CIVICA, il n'y a “pas réfléchi à deux fois." Selon lui, cet enthousiasme provenait de ses expériences antérieures en matière d'engagement civique : "Le Showcase Assignment m'a donné l'opportunité d'explorer le sujet plus en profondeur et de le relier aux thèmes de mon expérience d'engagement civique à Sciences Po."

Relier le local à une perspective européenne plus large

Héloïse Nonat, étudiante à Sciences Po

Dans le cas d'Héloïse Nonat (à droite), étudiante à Sciences Po, son CIVICA Engage Course Showcase Assignment a pris la forme d'un magazine conçu pour enseigner aux jeunes le concept d'éducation financière. "J’ai apprécié l’ouverture de ce cours, dans le sens où nous pouvions choisir notre sujet assez librement. C'était également agréable de lier le sujet de notre programme d'apprentissage civique à ce projet, et de pouvoir utiliser le format que nous voulions, comme un podcast, un mini-mémoire, des interviews, créer une vidéo ou un magazine", s’enthousiasme-t-elle.

En effet, cette liberté était un choix pédagogique voulu, permettant aux étudiantes et étudiantes de s'appuyer sur leurs points forts et leurs intérêts pour parler d’un sujet donné - dans ce cas, l'éducation financière - sous un angle inattendu.

L'approche innovante d'Héloïse Nonat a pris la forme d'un magazine qui a intégré des articles sur l'éducation financière dans l'Union européenne, les crypto-monnaies et la génération Z, tout en présentant les expériences de plusieurs jeunes Européens et leurs relations avec l'éducation financière. Comme le note la Teaching Fellow Alexandra Ana, "j'ai encouragé Héloïse à articuler ses connaissances et à mettre sa passion pour la photographie au service de son exploration de la question de l'éducation financière lors de son Engagement civique."

Une expérience internationale en plusieurs volets

Léa Fournier, étudiante à Sciences Po

L’Engage Course est la suite logique de la European Week, un événement CIVICA organisé dans le cadre du CIVICA Engage Track qui réunit des étudiantes et étudiants des quatre universités participantes : Université Bocconi (Italie), Sciences Po (France), Stockholm School of Economics (Suède) et The London School of Economics and Political Science (Royaume-Uni).

Les échanges entre les étudiantes et étudiants de ces quatre campus se sont avérés être un aspect central de l'expérience, leur permettant de développer leurs idées et perspectives de manière coopérative, tout en travaillant dans un contexte de cultures et visions politiques multiples. Comme l'a fait remarquer Léa Fournier (à gauche), étudiante à Sciences Po, "les groupes dans lesquels nous avons travaillé étaient constitués d'une ou un étudiant de chaque université ; nous avions donc toutes et tous des parcours très différents ; certains d'entre nous étaient plus familiers avec l'économie tandis que d'autres étaient plus à l'aise avec les relations internationales." Ce brassage de spécialités et d'universités lui a donc permis de rassembler "de nouvelles idées inspirées de différentes pratiques dans nos propres pays et de les combiner pour apporter une nouvelle approche à notre projet."

L'étudiant Marco Gerbino a également été conquis par l'aspect international du cours, faisant allusion à la façon dont il a enrichi son Showcase Assignment, affirmant qu'il était "d’une importance incomparable" pour son expérience. Pour lui, "réunir diverses communautés académiques et professionnelles de toute l'Europe pour discuter d'un thème commun est quelque chose que l'on n'a pas la chance de vivre tous les jours, surtout au niveau du bachelor universitaire."

Ce format non conventionnel, conçu pour encourager les jeunes à réfléchir aux grandes questions européennes, emploie l'innovation pédagogique comme outil pour exposer les étudiantes et étudiants à des perspectives interculturelles, tant au niveau local qu'international. En effet, en mettant en conversation le Parcours civique de Sciences Po avec le CIVICA Engage Track, les étudiants ont pu se familiariser avec l'engagement civique à la fois au niveau local et à l'échelle européenne. Comme le dit Alexandra Ana, "Je crois que l'engagement critique et la réflexion transversale sur les questions, de bas en haut et de haut en bas, ont rendu les étudiantes et les étudiants beaucoup plus conscients des implications et des enchevêtrements des différents niveaux de gouvernance et des effets pratiques des décisions dans le processus d'élaboration des politiques. Cela a renforcé leur confiance dans leur capacité à agir sur des questions d'importance sociétale, du niveau individuel et communautaire au niveau européen, mais aussi leur sens de l'engagement public et de la responsabilité."

"Il a marqué mon expérience d'étudiant de manière indélébile”

Guillaume Marder, étudiant à Sciences Po

Qu’ont donc les étudiantes et étudiants retenus de cette expérience ? Selon Marco Gerbino, le cours a laissé "une marque indélébile" sur son expérience d'étudiant. En effet, l’Engagement Course, couplé à la semaine européenne et culminant avec le projet indépendant, dépasse les limites d'un cours universitaire standard, permettant un échange dans de multiples contextes et entre universités et cultures.

Quant à Guillaume Marder (à droite), étudiant à Sciences Po, il a poussé plus loin cette opportunité lors de la European Week de CIVICA et du Showcase Assignment à Sciences Po. Étant donné qu’il s’est bien entendu avec un étudiant de l'ESS lors de la European Week, ils sont, comme il le note, "restés en contact” et ont commencé à poursuivre leur “propre initiative étudiante CIVICA, qui vise à analyser l'Union monétaire européenne en utilisant le cadre de la théorie de la zone monétaire optimale". Pour Guillaume, "un tel projet n'aurait jamais été possible sans l’Engage Course et le soutien continu de CIVICA". 

L'innovation mène à l'innovation, la passion est contagieuse, et cette collaboration entre Guillaume Marder de Sciences Po et Rasmus Salén de l'ESS est un exemple de ce qui peut être accompli en restant ouverts aux nouvelles idées et expériences. En effet, les formats pédagogiques non conventionnels et l'exploration intereuropéenne des idées finissent par planter les graines de nouveaux projets au-delà des frontières, ce qui soulève la question suivante : quelles idées nouvelles et innovantes nous attendent pour être découvertes ?

L'équipe éditoriale de Sciences Po

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Intéressés par Sciences Po ? On répond à toutes vos questions

Revoir l'émission du 11 Janvier 2022
  • Comment intégrer Sciences Po après le Bac ?Comment intégrer Sciences Po après le Bac ?

Accessible à partir du baccalauréat (ou son équivalent à l’étranger), le Collège universitaire est une formation fondée sur l’étude des sciences humaines et sociales qui se déroule en trois ans sur l’un des sept campus de Sciences Po. Elle permet d’obtenir le diplôme de bachelor (bac +3).

À l’occasion d’émissions en direct, nous vous présentons  les enseignements, la procédure d'admission, la préparation aux épreuves, ou encore la vie quotidienne sur les campus de Sciences Po.

Voir ou revoir l'émission du 11 janvier 2022 avec Campus France (en anglais).

Journées portes ouvertes Bachelor 2022

Rendez-vous le 5 février 2022
  • Portes ouvertes Bachelor 2022Portes ouvertes Bachelor 2022

Découvrez nos campus et notre bachelor en sciences humaines et sociales (grade de licence), un programme pluridisciplinaire qui vous permettra notamment d’effectuer votre 3ème année à l’étranger !

Cette édition aura lieu le 5 février 2022 et sera entièrement digitale pour permettre au plus grand nombre d’y participer quelles que soient les conditions sanitaires.

Teaching Fellowship : une ouverture sur le monde

  • Dan Traficonte, Teaching Fellow sur le campus de MentonDan Traficonte, Teaching Fellow sur le campus de Menton

Saviez-vous que Sciences Po accueille chaque année de jeunes docteurs ou doctorants dans le cadre d’un Teaching Fellowship ?

En effet, depuis 2015, Sciences Po propose à de jeunes chercheurs et chercheuses internationaux de venir enseigner au Collège universitaire, notamment au sein des campus anglophones de Reims, Menton et Le Havre. Après un processus de sélection rigoureux, les onze fellows choisis s’installent sur l’un des trois campus pour une résidence d’un an : ils y donnent des enseignements, sous le prisme de leurs recherches, en lien avec les disciplines fondamentales du Collège universitaire et l’axe géographique du campus choisi, tout en profitant de la stimulation intellectuelle due notamment au riche brassage sur les campus de Sciences Po en région. Ces jeunes enseignants ont également, à cette occasion, l'opportunité de créer ou de développer en tant que mentors des projets innovants avec leurs étudiants.

Avec leurs parcours diversifiés, les Teaching fellows apportent de nouvelles perspectives aux étudiantes et aux étudiants du Collège Universitaire, qui profitent ainsi de méthodes pédagogiques innovantes et d’une réelle ouverture internationale. 

Envie d’en savoir plus sur le Teaching Fellowship ?

Découvrez l'interview de Dan Traficonte, Teaching Fellow sur le campus de Sciences Po à Menton :

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Feliz 20 aniversario Campus de Poitiers

  • Photo officielle pour les 20 ans du Campus ©Thomas Arrivé / Sciences PoPhoto officielle pour les 20 ans du Campus ©Thomas Arrivé / Sciences Po

Le 9 septembre dernier avait lieu la rentrée solennelle du Campus de Poitiers, un temps fort placé sous le signe des 20 ans de l’institution.

Retour sur ce moment clef.

Des étudiants hauts en couleur

Véritable porte ouverte sur l’Amérique latine, la péninsule ibérique et la compréhension des grands enjeux contemporains, le campus de Sciences Po à Poitiers a accueilli 255 étudiants, parmi lesquels 40% d’internationaux de 31 nationalités différentes.

À Poitiers, on trouve des étudiants passionnés :  en témoigne notamment le lancement de l’OPALC (Observatoire Politique de l’Amérique latine et des Caraïbes) par un groupe d’étudiants et de doctorants (2007), la publication de l’Atlas de l’Amérique Latine dans le cadre d’un projet collectif, la rédaction d’un conte pour enfants racontant l’histoire de l’Amérique latine (2011) ou encore le lancement du Festival Art et politique (2008) qui accueille les poitevins autour de rencontres culturelles et artistiques.

On rencontre également sur ce campus des étudiants engagés qui organisent des colloques, créent leur journal et chantent l’hymne contre l’autoritarisme brésilien en guise de bienvenue au Président Lula!

En tout, ce sont plus de 1600 étudiants qui ont emprunté le chemin du campus de Poitiers, parmi lesquels de nombreuses « pépites » qui restent fidèles à ce lieu de formation qui les a fait grandir, progresser, s’ouvrir au monde. Il s’agit d’autant d’ambassadeurs qui travaillent désormais au sein d’organisations internationales comme l’ONU, l’Union européenne, l’Unesco, des ONG internationales….

Cette année, c’est Miguel Lago qui a été choisi pour intervenir lors de cette rentrée si spéciale. Ce politologue brésilien, aujourd’hui enseignant aux États-Unis et Directeur de l’Institute for Health Policy Studies au Brésil, était déjà un étudiant très investi. En effet, c’est lors de sa 3A que lui est venue l’idée de co-fonder Meu Rio, association non partisane de mobilisation civique, véritable laboratoire d'activisme et d’engagement.

À l’instar de cet alumnus prestigieux, ils sont aujourd’hui nombreux à suivre l’institution poitevine et à entretenir un lien fort avec les équipes en place, en témoigne l’émouvant discours de Stefano Badalacchi lors de l’inauguration du nouveau campus en 2019. 

Quelle meilleure récompense pouvait-on espérer pour ces 20 ans ?

Des conditions exceptionnelles entre histoire, confort et modernité

Créé en 2001, le campus euro latino américain situé dans le centre historique de la ville de Poitiers a depuis 2004 élu domicile à l’Hôtel Chaboureau. La dynamique de croissance du campus, sa forte attractivité ont été à l’origine d’un nouveau déménagement en janvier 2019 au sein du « collège d’Aliénor », un bâtiment construit début du XVIIIème siècle, partie de l’ancien couvent des Jacobins. 

Avec ses trois amphis (contre un seul dans l’ancien site), et 10 salles de cours (au lieu de 5 par le passé), les étudiants du campus de Poitiers ont tout l’espace nécessaire pour étudier. Mais pas seulement ; tout a été également prévu pour le bien-être des étudiants : une salle artistique, une cafétéria, des bureaux associatifs, des espaces de coworking, un espace de détente, etc.

Le campus de Poitiers a ainsi préfiguré d’autres évolutions de campus, notamment celui de Paris autour du nouveau site du 1, Saint-Thomas qui ouvrira ses portes bientôt.

Cet écosystème n’a pas manqué d’évoluer au fil du temps afin d’assurer la continuité pédagogique quoiqu’il arrive. Aujourd’hui, 100% des salles de cours sont équipées de caméras et de systèmes de captation audio et tous les enseignants qui le souhaitent ont par ailleurs été à l’enseignement hybride.

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Rentrée 2021 : bienvenue à tous les étudiants du Collège Universitaire !

Découvrez les rentrées sur nos campus
  • Rentrée 2021 du campus de Menton ©Thomas Arrivé / Sciences PoRentrée 2021 du campus de Menton ©Thomas Arrivé / Sciences Po

Une rentrée en présentiel, sans jauge de présence, sur tous les campus : le Collège Universitaire de Sciences Po est heureux d’accueillir ses 4626 étudiants pour débuter cette année universitaire 2021-2022. Retrouvez les impressions des nouveaux et des anciens, heureux de (re)découvrir leurs campus et de débuter une année qui s’annonce riche !

Découvrir une culture, suivre des enseignements uniques, participer à une vie étudiante dynamique ou encore rencontrer des amis inspirants et d’horizons divers: tous ont de bonnes raisons d’avoir choisi Sciences Po. De l’histoire du XIXè siècle au droit constitutionnel, de l’étude de l’économie aux humanités politiques dispensées par chaque campus ; leurs études leur apprendront à construire des ponts entre les disciplines et cultiver l’ouverture d’esprit. De quoi libérer leur talent et leur donner l’envie et les moyens d’agir sur le monde.

Conformément aux recommandations gouvernementales, la rentrée a été prévue en présentiel afin de retrouver une expérience étudiante la plus normale possible. Toutes les équipes pédagogiques sont mobilisées pour s'assurer que les mesures de sécurité et les réglementations sanitaires sont strictement respectées, afin de  garantir la continuité des enseignements, quoiqu’il arrive. Cependant, pour anticiper une éventuelle évolution de la situation sanitaire, le maintien du principe de l’hybridité et/ou de la mise à disposition de séances de cours filmés sont prévus : 100 % des salles de cours ont maintenant été équipées de caméras et de systèmes de captation audio. Cliquez ici pour nos informations et recommandations en rapport avec la Covid-19.

Le Collège Universitaire en un coup d’oeil

En cette rentrée 2021, le Collège Universitaire accueille 1616 nouveaux admis. 

  • 428  sur le campus de Paris
  • 544 sur le campus de Reims
  • 144 sur le campus de Nancy
  • 142  sur le campus de Menton
  • 83 sur le campus de Dijon
  • 165 sur le campus du Havre
  • 110 sur le campus de Poitiers

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Souleymane Bachir Diagne : “Aucune civilisation n’est une île”

Retour sur la leçon inaugurale du bachelor 2021
  • Souleymane Bachir Diagne en Amphithéâtre Emile Boutmy ©Sciences PoSouleymane Bachir Diagne en Amphithéâtre Emile Boutmy ©Sciences Po

La salle était pleine et le sujet convenait si bien aux retrouvailles : l’universel et le pluriel. Invité le 2 septembre 2021 à ouvrir l’année universitaire pour les étudiants de bachelor, le philosophe Souleymane Bachir Diagne a empli l’amphithéâtre retrouvé d’une vibrante et subtile leçon sur la tension, fabuleusement actuelle, entre repli sur soi et aspiration à l’universel. En militant pour un “universel latéral” comme urgence de notre temps.

Quand le pluriel fait irruption sur la scène de l’histoire

“Nous plaçons au plus haut point la liberté de pensée” : dans son propos introductif, Laurence Bertrand Dorléac, Présidente de la FNSP, donnait le ton en rappelant aux jeunes étudiants du Collège universitaire les valeurs cardinales de Sciences Po, où “l’on parle toutes les langues ou presque et on (...) accueille toutes les idées, les partis-pris, dès lors qu'ils sont fondés et argumentés, dès lors qu’ils s’expriment sous la forme d’une altérité exigeante et respectueuse des règles de l'art de la discussion.”
 
Le ton était donné pour une leçon sur “l’universel dans un monde pluriel”, que Souleymane Bachir Diagne ouvrait par un retour sur la conférence de Bandoeng, en 1955, “moment historique du postcolonial comme irruption du pluriel sur la sce`ne de l’histoire mondiale.” Pour le professeur de Columbia, cette réunion des pays décolonisés sonne le “début tonitruant d’une nouvelle ère”, et projette “l’image du monde à venir désormais sans un centre qui disposerait autour de lui le reste comme sa périphérie.”
 
Mais la philosophie avait précédé l’histoire : sept ans avant Bandoeng, rappelle le Pr Diagne, Jean-Paul Sartre avait “capturé l’esprit” de cette conférence dans sa préface à l’Orphée Noir, célèbre anthologie de poésie de Léopold Sedar Senghor où figurent “tous les thèmes que nous considérons comme des décentrages postcoloniaux” et notamment la prise de conscience que, comme l’écrit Sartre, “le blanc a joui trois mille ans du privi­lège de voir sans qu'on le voie”, et “l’idée que l’Europe est désormais une simple province du monde.”
 
Que s’est-il joué dans cette bascule ? “Traditionnellement, on n’aimait pas le pluriel, le multiple en philosophie”, rappelle Souleymane Bachir Diagne. Et Bandoeng a posé que le temps était venu de “repenser l’universel après l'irruption du pluriel sur la scène de l'histoire et la preuve que celle-ci ne s’identifie pas à la seule Europe”.

Militer pour “un universel de traduction”

bachirdiagne

L’intellectuel sénégalais dessine ensuite la cartographie des controverses engendrées par cette irruption fracassante du pluriel. D’un côté, la pensée en réaction d’un Emmanuel Levinas, arc-boutée sur l’idée qu’un universel ne pouvait procéder verticalement que du centre, forcément occidental. De l’autre un Merleau-Ponty qui comprend que « nous ne pouvons plus vivre dans un monde où l’universel serait dicté par une culture qui surplomberait toutes les autres : nous devons aller vers un universel de la négociation, de la traduction. » 

Le Pr Diagne convoque alors Aimé Césaire, qui écrivait dans sa célèbre Lettre à Maurice Thorez en 1956 : “Il y a deux manières de se perdre : par ségrégation murée dans le particulier ou par dilution dans l’ « universel ».” “Est-il possible, lance le philosophe, de poursuivre ce qu'Aimé Césaire appelait un " universel riche de tous les particuliers " et Immanuel Wallerstein " un universalisme vraiment universel " dans l'esprit de Bandung ? Ou bien la revendication de l'universel est-elle toujours une machine de guerre contre le pluralisme et le multiculturalisme ? Ma réponse est de réconcilier le monde postcolonial de Bandung avec "l'universel comme horizon et traduction", plaide le Pr Diagne. 

Dépassant le clivage ouvert par ce moment postcolonial, le professeur présente ainsi l’alternative : “Soit vous êtes relativiste et vous dites que chaque culture est une île : il n’y a alors pas de traduction possible. Ou alors vous croyez en la traduction, en un universel latéral, et vous croyez que la traduction est la meilleure traduction possible de l’universel. 

“Enclore sa culture en disant “ceci est à moi” est une idée absurde”

Dans un échange nourri avec les étudiants réunis dans la salle ou connectés à distance, l’orateur a pu approfondir cette notion centrale de traduction, en la présentant comme un processus continu : “il y a toujours de la place pour l’intraduisible. Mais l’intraduisible, ce n’est pas quelque chose que l’on n’arrive pas à traduire, c’est quelque chose que l’on n’arrête pas de traduire.” Au sujet des querelles contemporaines sur l’appropriation culturelle, le philosophe et historien des sciences manifeste son désaccord profond avec l’idée de “surveiller les frontières” de sa culture et de sa langue. “Enclore sa culture en disant “ceci est à moi” est une idée absurde.”

conference de rentree bachelorLe plaidoyer de l’orateur pour cette idée d’un universel horizontal ou latéral, où "aucune civilisation n’est une île fermée sur elle-même” résonne avec force dans cet amphithéâtre empli de futurs acteurs et actrices du monde politique, social, international : “L’idée d’un universel de traduction, résume-t-il, c’est la reconstitution d’un espace public où nous nous parlons les uns les autres, les uns contre les autres”. En écho aux mots de Laurence Bertrand Dorléac qui invitait à dialoguer “avec ses amis autant qu’avec ses ennemis”, le philosophe rappelle “qu’il est possible de s’engueuler, certes, mais dans la même langue”. “ L’idée qu’une expérience puisse être incommunicable est une impasse totale”, a t il martelé. Militer pour un universal latéral et de traduction est une des urgences de notre temps.” Message bien reçu par un auditoire aux 150 nationalités différentes, muni de ses casques de traduction simultanée, et désormais d’une inspiration formidable pour leur parcours d’études à venir.

L'équipe éditoriale de Sciences Po

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2021 : Une rentrée en présentiel et une expérience étudiante renouvelée

  • Rentrée ©Sylvain Rochas/Sciences PoRentrée ©Sylvain Rochas/Sciences Po

Mis à jour le 31/08/21 - Après une année académique hors du commun, la rentrée scolaire 2021 se place sous le signe d’un retour à la normale. Toutes les équipes de Sciences Po œuvrent pour permettre une rentrée en présentiel pour tous les étudiants et sur tous nos campus et un retour au calendrier universitaire habituel, toujours dans le respect des mesures sanitaires en vigueur.

Conscients que certains étudiants pourraient faire face à des difficultés de santé ou se voir imposer des contraintes de déplacement et se trouver empêchés de rejoindre nos campus dès le début de l'année, le suivi des cours à distance restera assuré, pour les étudiants concernés.

Conformément aux dernières directives du Gouvernement, le passe sanitaire* ne sera pas exigé pour accéder aux enseignements, aux activités pédagogiques ainsi qu'aux bibliothèques. En revanche, l’ensemble des gestes barrières devra être strictement respecté, et notamment le port obligatoire du masque dans les espaces intérieurs et toutes les salles de cours de l’établissement. Dans les espaces extérieurs, le port du masque n’est pas obligatoire dès lors que la distanciation sociale est respectée. La signalétique sur les gestes barrières et les espaces avec obligation du port du masque devra être impérativement respectée.

Certaines activités étudiantes pourront nécessiter la présentation du passe sanitaire : événements sur les campus en présence d’un public extérieur, activités sportives et culturelles non créditées ou au sein d’une infrastructure exigeant la présentation du passe sanitaire. Les étudiants non vaccinés sont vivement encouragés à le faire en prenant rendez-vous sur Doctolib.

Nous invitons les étudiantes et étudiants, les enseignantes et enseignants venant de pays en zone rouge ou orange à suivre les consignes du gouvernement français. Lorsqu’elles sont soumises à une quarantaine, ces personnes doivent en informer leur responsable pédagogique afin de s’assurer d’un accompagnement sanitaire adapté.

Le règlement de la scolarité adapté (PDF, 750 Koest maintenu : il exige une assiduité aux enseignements en présentiel, en hybride ou en distanciel.

Une vie étudiante renforcée

Sciences Po ne serait pas Sciences Po sans sa vie de campus foisonnante qui nous a tant manquée ! Malgré la crise sanitaire, de nombreux événements, conférences, ateliers et activités tout aussi divers qu’enrichissants ont pu se tenir en présentiel ou à distance. Pour l’année universitaire 2021/2022, nos équipes travaillent à une programmation de vie étudiante intensifiée ouverte à toutes et tous.

Les équipes de Sciences Po, et notamment les équipes en charge du soutien administratif, social et de santé, resteront attentives à l’accompagnement vers la réussite de toutes et tous avec une attention particulière pour celles et ceux qui ont été fragilisés par la situation.

Un projet renouvelé pour Sciences Po

L’élection de Laurence Bertrand Dorléac au poste de présidente de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, le 10 mai dernier, devrait être suivie au terme d’une procédure de nomination par une nouvelle direction de l’Institut d’Études Politiques.

Cette nouvelle gouvernance conduira un projet renouvelé pour Sciences Po, assumant pleinement sa responsabilité sociale et éthique d’Université de rang international de recherche en sciences humaines et sociales. 

Comment se préparer à la rentrée prochaine ?

Vous êtes admis à Sciences Po pour la rentrée 2021 ? Afin de vous préparer au mieux pour votre rentrée universitaire, il vous est fortement conseillé de commencer les éventuelles démarches administratives et recherches le plus tôt possible, notamment pour les demandes de visa et de titres de séjour.

Voici quelques éléments d’accompagnement dans la préparation de la rentrée :

Découvrez le message d'annonce de la rentrée 2021 de Bénédicte Durand, directrice par intérim de Sciences Po, aux étudiants et enseignants de l'établissement :

*Ce passe sanitaire doit attester d’un résultat négatif à un test ou examen de dépistage, d’un justificatif de vaccination ou d’un certificat de rétablissement. Ces justificatifs peuvent être présentés sous format papier ou numérique, enregistré sur l’application mobile « TousAntiCovid » ou tout autre support numérique au choix de votre choix.

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Bachelor of Arts and sciences : deux nouvelles licences interdisciplinaires

En savoir plus et candidater
  • Cours en amphithéatre ©Sciences PoCours en amphithéatre ©Sciences Po

Dès septembre 2021, Sciences Po proposera deux nouvelles doubles licences entre sciences et sciences humaines, dans le cadre de son Bachelor of Arts and Sciences, en partenariat avec Université de Paris. Ces deux doubles diplômes inédits permettront d'allier les sciences sociales et les mathématiques d'une part, avec la spécialité "Algorithmes et décisions", et d'autre part avec les sciences de la vie, grâce à la spécialité "Politiques du vivant et identités". Ces programmes en quatre ans seront dispensées sur les campus parisiens des deux établissements. 

Le Bachelor of Arts and Sciences, qui a accueilli ses premiers étudiants en septembre 2020, s'enrichit ainsi de deux nouvelles spécialités : 

Au total, ce sont désormais quatre doubles diplômes interdisciplinaires post-bac et innovants qui sont proposés, après l'ouverture en 2020 des deux premières spécialités :  “Politiques de la terre” avec l'Institut de Physique du Globe de Paris de l’Université de Paris, et “Environnement et sociétés durables” avec l’Université de Reims Champagne-Ardenne.

Une innovation pédagogique forte fondée sur l’interdisciplinarité 

Les étudiants du Bachelor of Arts and Sciences (BASc) suivent à la fois des cours disciplinaires à Sciences Po et dans l’université partenaire, et des cours spécifiquement conçus par des enseignants chercheurs issus de plusieurs disciplines. Les nouvelles unités d’enseignement privilégient un apprentissage par la recherche, par enjeu et par problème, et une pédagogie interactive autour d’enquêtes de terrain et de simulations de négociations et de débats.

 Retrouvez l'interview de Nicolas Benvegnu, directeur du programme du Bachelor of Arts and Sciences, lors de sa création en 2020 : 

2 nouvelles doubles licences interdisciplinaires co-conçues avec Université de Paris

  • Dans le cadre de la double licence « Sciences sociales et Mathématiques, spécialité Algorithmes et décisions », les étudiants suivront des cours de sciences sociales à Sciences Po, des cours du programme de la Licence de mathématiques de Université de Paris (algèbre, analyse, raisonnement mathématique, introduction à la programmation…), ainsi que des enseignements qui hybrident les deux domaines, pour penser conjointement le calcul et les choix individuels et collectifs associés en abordant par exemple le pouvoir des chiffres ou les risques et hasard dans la décision publique.
  • La double licence « Sciences sociales et Sciences de la vie, spécialité Politiques du vivant et identités » aborde les enjeux de bioéthique que soulèvent la manipulation et la transformation du vivant, la recherche biomédicale orientée par des politiques de santé, la génétique et l’épigénétique, la reproduction et la procréation, ou encore les neurosciences. Les étudiants recevront une formation en sciences de la vie à Université de Paris (biologie cellulaire et moléculaire, diversité et évolution des organismes vivants, génétique…), et en sciences sociales à Sciences Po. Les questions qui lient la biologie humaine et l’organisation politique et sociale sont abordées à travers des cours spécifiques à la croisée des deux domaines (Génétique et bioéthique, Des sciences de la vie à la recherche biomédicale…).

4 doubles diplômes dorénavant accessibles sur Parcoursup

Le Bachelor of arts and sciences s’adresse à des bacheliers tout aussi excellents dans les disciplines scientifiques que dans celles qui relèvent des sciences humaines et sociales et qui expriment dans leur projet d’études un fort intérêt pour aborder selon une nouvelle perspective quelques-uns des défis auxquels les sociétés sont aujourd'hui confrontées. 

A l’issue des quatre années de formation, dont une année à l’international, ils obtiennent une licence en sciences (Sciences de la vie, Sciences de la Terre, Mathématiques) délivrée par l’établissement partenaire et un Bachelor of Arts and Sciences (grade de licence) délivré par Sciences Po. Ils peuvent ensuite poursuivre leurs études au sein d’un master en sciences, en sciences sociales ou dans des cursus interdisciplinaires. À la rentrée 2021, une centaine de places dans les BASc seront ouvertes.

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Booster d’hiver 2020 : une passerelle vers le printemps

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  • Soutenir les étudiants : "Booster"Soutenir les étudiants : "Booster"

Précarité numérique, éloignement familial, isolement… Tous nos étudiants ne sont pas égaux face aux cours à distance. Afin de réduire au maximum ces inégalités, Sciences Po a créé le programme Booster d’hiver. Lors d’une semaine passerelle entre les deux semestres, sur nos sept campus de France, des petits groupes d’étudiants sélectionnés en fonction de leurs résultats ont pu retrouver les bancs de l’école pour des sessions de renforcement académique en présentiel, et dans le respect des normes sanitaires en vigueur.

Construit avec le pôle égalité des chances et le Collège universitaire, le programme pédagogique était constitué de conférences méthodologiques déclinées en exercices pratiques réalisés en groupes restreints autour des temps forts du semestre à venir. Retour sur ces instants de travail et de resocialisation sur les campus de Reims et Paris.

Admission à Sciences Po pour 2021 : revivez la conférence aux conseillers d’orientation de lycées !

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  • Admission à Sciences Po : ce qui change pour 2021Admission à Sciences Po : ce qui change pour 2021

La conférence “Admission à Sciences Po après le Baccalauréat : ce qui change pour 2021” a réuni quelque 300 participants le 10 décembre dernier !

Vous souhaitez accompagner vos élèves dans leur candidature à Sciences Po après le baccalauréat ? Si vous n'avez pas pu assister à la conférence, la voici en replay. Elle est dédiée aux équipes des lycées chargées de l’orientation et de l’accompagnement des élèves, notamment les conseillères, les conseillers et les professeurs principaux.

Vous y (re)découvrirez l’ensemble de l’offre de formation de Sciences Po ainsi que la nouvelle procédure d’admission qui s’applique dès cette année à tous les candidats français, européens et internationaux, afin d’accompagner au mieux les lycéennes et les lycéens s’intéressant à Sciences Po dans l'élaboration de leur projet académique.

Thématiques & intervenants :

  • Ouverture de la conférence par Frédéric Mion, Directeur de Sciences Po
  • Présentation du programme de bachelor de Sciences Po par Stéphanie Balme,Doyenne du Collège universitaire, et Kyle Schneider, Responsable de l'action internationale et des enseignements
  • Présentation des droits de scolarité et bourses par Annabelle Mondon, Responsable de l'accueil et de l'accompagnement étudiant
  • Présentation de la nouvelle procédure d'admission à Sciences Po par Gabriela Crouzet, Directrice des admissions

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Vous avez raté la Journée portes ouvertes Bachelor ? Voici un programme de rattrapage

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  • Portes ouvertes BachelorPortes ouvertes Bachelor

La Journée portes ouvertes 2020 du bachelor a rassemblé 12 000 visiteurs en ligne samedi 14 novembre dernier ! Si vous n'avez pas pu assister aux différents ateliers, voici quelques émissions à voir en replay qui vous permettront de savoir l'essentiel sur Sciences Po, son programme de premier cycle, et les nouvelles modalités d'admission. De quoi vous motiver pour oser Sciences Po !

"Osez Sciences Po !" Le mot d'accueil de Bénédicte Durand, Directrice de la formation initiale

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Qu'apprend-on au Collège universitaire ?

La doyenne Stéphanie Balme présente les études au cours de ces trois ou quatre années qui mènent au bachelor et s'entretient avec d'anciens étudiants du Collège universitaire. 

 

> Voir la version anglaise

Intégrer Sciences Po en 2021. Pourquoi pas moi ? 

Présentation de la procédure d'admission 2021 au Collège universitaire par Bénédicte Durand, Directrice de la formation initiale et Gabriela Rehorova, Directrice des admissions. Quels sont les critères d'admission ? Quels conseils pour préparer sa candidature ?
 

> Candidats en master ? Assistez à la Journée portes ouvertes en ligne du 28 novembre !

Qu'apprend-on au Collège universitaire ?

Entretien avec la Doyenne Stéphanie Balme
  • Stéphanie Balme, Doyenne du Collège universitaire ©Thomas Arrivé / Sciences PoStéphanie Balme, Doyenne du Collège universitaire ©Thomas Arrivé / Sciences Po

La pluridisciplinarité. La troisième année à l’étranger. L’histoire. La science politique. Étudier à Paris. Ne pas étudier à Paris. Chaque étudiant a sa raison bien à lui de choisir le bachelor de Sciences Po. Mais de quelles sciences humaines et sociales parle-t-on ? À quoi cela peut-il bien servir plus tard ? À quelques jours de notre Journée Portes Ouvertes 2020, entretien avec la doyenne du Collège universitaire, Stéphanie Balme, sur cette formation “iconique” du parcours à Sciences Po.

Comment résumer l’originalité de ces trois années d’études post-Bac que l’on appelle à Sciences Po le “Collège universitaire” ?

Stéphanie Balme : Nous sommes une université en sciences humaines et sociales, et nous croyons que c’est un atout pour agir sur le monde au XXIe siècle. C’est là toute la singularité de ce bachelor, qui résulte à la fois de l’histoire de Sciences Po, et de la façon dont nous anticipons l’avenir de nos étudiants. Nous voulons qu’ils deviennent des acteurs de leur vie d’adulte et de leur vie professionnelle. Pour cela, la formation combine l’enseignement disciplinaire, pluridisciplinaire, l’ouverture sur le monde, et l’engagement au service des autres. Sans oublier le réseau unique en son genre de nos 7 campus en France, avec chacun sa coloration géographique.

La promotion 2020 du bachelor est la première à avoir découvert le cursus réformé en 2017. Comment s’organise le parcours des étudiants désormais ?

S. B. : La première année repose sur notre socle de cinq disciplines, le cœur commun de la formation : droit, économie, histoire, science politique, sociologie. Les cours proposent une introduction à chacune de ces disciplines. Au global, c’est l’histoire qui est la matière la plus enseignée... À cela nous avons ajouté un “nouveau” champ avec les humanités. Il s’agit en réalité d’une tradition que nous avons réintégrée dans les maquettes. En deuxième année, les étudiants découvrent la pluridisciplinarité.

Qu’est-ce que cela signifie, concrètement ?

S. B. : Cela passe par le choix d’une majeure parmi les trois créées en 2017. Dans chaque majeure, on va croiser des disciplines différentes. Commençons par la majeure “Politique et Gouvernement”, qui allie droit et science politique. C’est l’ADN de Sciences Po : elle rassemble environ 40% des étudiants. La majeure “Économies et sociétés” combine la science économique et la sociologie - avec une bonne dose de mathématiques, il faut le préciser ! Environ 30% des étudiants la suivent. Même proportion pour la majeure “Humanités politiques”, qui allie histoire et philosophie, avec des méthodes tout à fait nouvelles. Lors de la troisième année à l’étranger, l’étudiant doit choisir un projet en continuité avec sa majeure : c’est également une nouveauté de la réforme.

Y’a-t-il encore des cours en commun en deuxième année ?

S.B. : Oui, évidemment, on consolide le socle commun avec un cours magistral qui approfondit une ou plusieurs des cinq disciplines, et également un cours d’histoire du XXe siècle. Par ailleurs, tous les étudiants suivent un cours de sociologie des sciences (Sciences et sociétés), et un cours d’humanités numériques (Cultures et enjeux du numérique). Tous ces cours visent à créer du commun pour des étudiants qui viennent de 150 pays, avec des cultures parfois radicalement différentes !

La politique de langues est aussi une grande tradition à Sciences Po. Peut-on suivre le bachelor de Sciences Po sans parler français ?

S.B. : Sans le parler couramment, oui, mais pas sans l’apprendre ! Nous avons adopté une idée venue des universités scandinaves : tous les étudiants internationaux doivent s’inscrire à un cours de français. Et bien sûr, nous maintenons une politique très ambitieuse en matière de langues étrangères, avec plus de 25 langues différentes enseignées, du portugais au persan ! C’est une richesse extraordinaire.

Autre grand pilier du bachelor, le tout nouveau Parcours civique, mis en place en 2017. Comment s’est passée la mise en place de ce programme, et quel est son objectif ?

S.B. : Nous sommes convaincus que chacun doit s’investir à son échelle, quels que soient ses atouts et ses faiblesses. Avec le Parcours civique, tous les étudiants s’engagent dans une mission au service des autres. L’idée c’est de s’ancrer dans la société où l’on vit. Mais il ne s’agit pas de s’engager pour s’engager : il faut comprendre le contexte au-delà. Lors du “grand écrit”, qui est l’épreuve finale du bachelor, on va leur demander de faire le lien entre les différentes expériences vécues sur le terrain et la théorie, c’est-à-dire tous les enseignements suivis pendant leurs trois années d’étude.

Comment décririez-vous un diplômé de bachelor de Sciences Po à l’issue de ces trois ans ? Quelles sont ses qualités ? Qu’a-t-il ou elle appris ?

S. B. : Nous voulons que les diplômés du bachelor soient capables de poser les grandes problématiques du monde avec un regard kaléidoscopique. La “méthode Sciences Po” n’est pas un carcan. C’est un moyen pour aller plus loin dans un sujet. Nous voulons former des élèves capables de s’adapter à différents contextes et différentes méthodes. C’est le passage d’une méthode à l’autre qui suscite la créativité. Le plus important, c’est de savoir poser les bonnes questions.

Pour aller plus loin

Admission en 1ère année : quatre épreuves pour donner leur chance à tous les meilleurs talents

Tout savoir sur la procédure
  • Admissions 2021 : aperçu des 4 épreuves ©Sandrine Gaudin / Sciences PoAdmissions 2021 : aperçu des 4 épreuves ©Sandrine Gaudin / Sciences Po

Tous les lycéens candidats pour l’entrée à Sciences Po en septembre 2021 passeront les mêmes épreuves. Une seule procédure d’admission, aux critères d’excellence unifiés et étoffés, pour distinguer les talents de demain. Explications en détail. 

À Sciences Po, nous considérons chaque candidat comme une personne singulière, une combinaison unique de talents, d’intérêts, de passions. Nous voulons choisir nos étudiants pour ce qu’ils sont vraiment, et nous voulons que chacun, quel que soit son lieu de naissance, son lycée, son milieu social, son parcours, ait les mêmes chances d’exprimer son potentiel et de convaincre le jury. 

À partir de 2021, tous les candidats, français comme internationaux, passeront les mêmes épreuves d'admission, avec des critères d’évaluation identiques. Des épreuves exigeantes, qui demandent des qualités diverses et complémentaires. Des épreuves claires et lisibles, conçues pour donner leur chance à tous les meilleurs talents. Car nous savons d’expérience qu’il ne suffit pas d’invoquer la diversité pour qu’elle existe. Pas plus que de décréter l’égalité des chances pour qu’elle advienne.

Briller sur tous les terrains : quatre épreuves pour réussir

L’évaluation est fondée sur quatre épreuves indépendantes, communes à tous les candidats.  Les trois premières épreuves constituent le dossier, grâce auquel chaque candidat obtient 3 notes sur 20 :

  • Une note sur 20 pour la performance au baccalauréat ou son équivalent étranger  
  • Une note sur 20 pour la performance académique et la trajectoire du candidat : elle prend en compte toutes les notes obtenues au lycée sur trois ans, mais aussi la progression de l’élève durant son parcours, les appréciations de ses professeurs.
  • Une note sur 20 pour trois exercices écrits : un texte où le candidat expose ses activités et centres d’intérêts, un autre où il défend sa motivation et son choix pour Sciences Po et un essai personnel

Ces trois notes sur 20 forment une note sur 60. Pour passer à l’étape suivante, le candidat devra avoir obtenu une note égale ou supérieure à la note minimale, que Sciences Po définit chaque année. 

Les candidats qui ont obtenu la note nécessaire peuvent participer à l’oral, quatrième et dernière épreuve de l’admission. Moment incontournable de rencontre entre l’institution et le candidat, l’entretien permet au candidat de montrer sa capacité à mener un échange, son attitude face au questions, la solidité de son potentiel de réussite. 

L’échange se déroule en visioconférence à distance, en trois séquences :

  • Présentation du candidat 
  • Commentaire et analyse d’une image choisie par le candidat parmi 2 au choix
  • Échange libre avec les examinateurs pour mieux comprendre le candidat et ses motivations

À l’issue de l’oral, lui aussi noté sur 20, le jury additionne les 4 notes sur 20 pour en faire une note d’admission sur 80. Les candidats devront atteindre ou dépasser une note d’admission minimale, fixée par Sciences Po chaque année pour réussir l’admission et devenir étudiants de Sciences Po. 

Chacune des quatre épreuves pèse d’un poids égal dans la décision d’admission : c’est l’articulation de l’ensemble des résultats qui qualifie ou non le profil. La note d’oral n’est pas un “couperet”. Les candidats retenus le sont pour leur capacité à briller sur des terrains différents et complémentaires. 

Une seule procédure d’admission, deux plateformes

Lycéens français comme internationaux suivent le même parcours, sur deux plateformes différentes : Parcoursup pour ceux qui préparent un Bac français (en France ou à l’étranger),  le portail d’admission de Sciences Po pour ceux qui préparent un diplôme de fin d’études secondaires étranger.  

Un vivier de recrutement élargi en France et dans le monde

Depuis vingt ans, Sciences Po a mis en œuvre un dispositif d’ouverture sociale unique en son genre dans l’enseignement supérieur français. Sciences Po a aussi réussi une ouverture internationale sans précédent. Ce volontarisme lui permet d’accueillir aujourd’hui 25 % d’étudiants boursiers, 49% d’étudiants internationaux, et d’aider financièrement près de quatre étudiants sur dix. Avec cette nouvelle procédure d’admission, Sciences Po s’engage à porter ce taux de boursiers à 30 % sur l’ensemble de ses nouvelles promotions en bachelor. 

Des critères d’évaluation plus ouverts 

En valorisant l’ensemble des qualités scolaires et extrascolaires, en abolissant l’oral “éliminatoire”, les critères d’admission donnent leur chance aux meilleurs profils dans toute leur diversité, quel que soit leur terrain d’excellence. 

Un dispositif de Conventions Éducation Prioritaires refondé et étendu

Après 20 ans d’existence et plus de 2000 lycéens admis, ce dispositif s’intègre dans la voie d’admission désormais unifiée. Les candidatures issues des lycées conventionnés seront évaluées selon les mêmes épreuves et les mêmes critères que tous les autres, mais seront suivies de manière spécifique. Le nombre de lycées conventionnés va doubler, passant de 106 à 200 d’ici 2023, ce qui permettra à terme de porter le nombre d’admis CEP de 10% à 15 % de chaque nouvelle promotion. 

Plus que jamais, Sciences Po s’adresse à l’ensemble des lycéens français, européens et internationaux, sur tous les territoires et dans tous les établissements, en veillant à lutter contre l’autocensure, consciente ou non, de certains élèves. 

> Tout savoir sur la procédure d'admission en Bachelor

Rentrée 2020 : bienvenue aux 6700 étudiants du Collège universitaire

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  • Näel Soilen, étudiant sur le campus de Poitiers ©Sciences PoNäel Soilen, étudiant sur le campus de Poitiers ©Sciences Po

Enthousiastes, déterminés, résilients aussi : le Collège universitaire de Sciences Po n’a jamais été aussi heureux d’accueillir ses étudiants en cette rentrée de septembre 2020. Reportage aux côtés des nouveaux et des anciens, heureux de (re)découvrir leurs sept campus et d’entamer leurs premiers cours en présentiel. 

Chacun sa raison de choisir Sciences Po

Pour suivre un double diplôme, pour son interdisciplinarité, pour sa dimension et ses horizons internationaux, pour étudier des langues étrangères : chaque nouvel étudiant a une ou plusieurs bonnes raisons d’avoir choisi Sciences Po. Quelle que soit l'orientation géographique de leur programme de premier cycle, étudiantes et étudiants embarquent pour un voyage académique et personnel à travers les sciences sociales et humaines. Construire des ponts entre les disciplines, cultiver l’ouverture d’esprit : tel est leur programme pour les années à venir. De quoi libérer leur talent et leur donner le pouvoir d’agir sur le monde. 

Grâce à notre modèle de double campus, tous nos étudiants peuvent suivre des cours en présentiel ou à distance. Toutes nos équipes pédagogiques sont mobilisées pour s'assurer que les mesures de sécurité et les règlements sanitaires sont strictement respectés, et garantir la continuité académique. Cliquez ici pour nos informations et recommandations en rapport avec la Covid-19.

Le Collège universitaire en un coup d’œil

Le Collège universitaire accueille 1960 nouveaux admis pour l’année universitaire 2020-21. Au total, un peu plus de 6700 étudiants suivent le premier cycle de Sciences Po sur nos sept campus en France : 

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Enseignement : qu’est-ce que la pédagogie hybride ?

Entretien avec Delphine Grouès, Directrice de l’Institut des Compétences et de l’Innovation
  • Delphine Grouès ©Thomas Arrivé / Sciences PoDelphine Grouès ©Thomas Arrivé / Sciences Po

Après un semestre de printemps qui a basculé en ligne dans l'urgence, le semestre d'automne démarre à Sciences Po sous le signe du "double campus", avec des cours au format largement réinventé. À quelques jours de la rentrée fixée au 14 septembre 2020, tour d'horizon de cette réinvention pédagogique avec Delphine Grouès, Directrice de l'Institut des compétences et de l'innovation. 

Qu’entendez-vous par "pédagogie hybride" ?

Delphine Grouès : Le principe de l’hybridité tel qu’il est développé à Sciences Po n’est pas seulement celui d’un partage entre les activités pédagogiques en présentiel et en distanciel, entre le temps simultané et le temps asynchrone du travail des cours. L’hybridité se traduit aussi à travers la diversité des méthodes et des activités, la multiplicité des modes d’interrelations, l’intégration des spécificités au service d’un projet institutionnel commun. Le canevas de chacun des programmes a été revisité avec les équipes pédagogiques pour structurer cette formation repensée et intégrer des approches créatives.

Est-ce que tout va se faire en “classe inversée” ? 

Delphine Grouès : La fameuse “classe inversée” fait partie des formats intéressants pour ce genre de pédagogie en effet : cela consiste à fournir des ressources en amont, et à consacrer la classe (à distance ou non) aux interactions (discussions, mises en situation, activités encadrées). Mais ce n’est pas le seul schéma envisageable. On peut aussi parler de la “classe renversée”, qui va plus loin en mettant les étudiants dans une position proche de l’enseignant en produisant des connaissances,les présentant en séance; ils développent ainsi leur esprit critique, les compétences de sélection, d’analyse et de restitution des connaissances. Nous proposons aux enseignants toute une palette de formats et de méthodes : à eux de choisir celle qui leur convient le mieux pour leur cours. Ce tissage de la diversité pédagogique en lien direct avec les objectifs des cours et des programmes est l’une des clefs de l’impact de l’enseignement.

Quel accompagnement proposez-vous aux enseignants?

Delphine Grouès : Dès la fermeture de Sciences Po lors du confinement, l’Institut des compétences et de l’innovation a multiplié différents types d'accompagnement aux enseignants et équipes pédagogiques. Nous nous sommes fondés sur les expériences passées et l’expertise de l’équipe pour proposer un soutien diversifié centré autour de suivis individualisés des enseignants qui le demandaient et de formations collectives. Nous avons en outre proposé des guides pédagogiques pour le déploiement de la pédagogie hybride, recensant nombre de conseils et de tutoriels pour une prise en main autonome et adaptée à chacun des cours, et partageant des initiatives instructives et inspirantes menées par les enseignants de Sciences Po.

La préparation du semestre d’automne, dont les fondations sont une expérience pédagogique et numérique renouvelée, tient compte de l’expérience du semestre antérieur, de ses aspects positifs comme des approfondissements qu’elle requiert et des interrogations qu’elle suscite. 

Nous avons travaillé main dans la main avec les équipes des différents programmes de formation et également avec nos départements de recherche pour être toujours au plus près des besoins, proposer des solutions adaptées et intégrer ces différentes initiatives dans une ligne institutionnelle commune. Par exemple, nous avons beaucoup repensé le scénario des cours pour qu’il comporte plusieurs séquences différentes, entre des moments de transmission de connaissances, de travaux en groupes, des séances de questions / réponses... Cela favorise l’attention des étudiants, l’interaction avec leurs pairs et permet de diversifier les compétences auxquelles ils seront formés. 

Quel est l’enjeu majeur du semestre d’automne qui démarre ? 

Delphine Grouès : L’un des enjeux était d’anticiper la conception et le soutien d’une offre académique permettant de pallier l’impossibilité de certains des étudiants et enseignants de rejoindre les campus, tout en répondant à l’aspiration de ceux qui le pourront à s’y rendre. Nous avons pu préparer cela depuis le printemps, afin de démultiplier les formats d’enseignement, de développer des compétences liées à la relation en présentiel comme à distance, d’échanger et de retrouver une atmosphère conviviale dans un cadre éducatif modifié. Nous avons travaillé pour ce faire en équipe rapprochée avec d’autres directions, telles la Direction des Services Informatiques et la DRIS.    

Cette stratégie affirmée répond à la dynamique de la mission que Sciences Po a portée depuis sa création, fondée sur le principe de réinvention permanente et le façonnement d’une offre au service de l’éducation pour tous, quelle que soit sa situation, et sur des méthodes pédagogiques soutenant l’intelligence collective, la coopération, la collaboration.

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Bienvenue à tous nos nouveaux admis !

  • ©Sciences Po©Sciences Po

À la prochaine rentrée, le Collège universitaire accueillera la promotion la plus nombreuse de son histoire sur ses sept campus à Dijon, Le Havre, Menton, Nancy, Paris, Poitiers et Reims. Près de 50% de cette nouvelle promotion est composée d’étudiants internationaux, originaires de 87 pays. Une quarantaine d’étudiants intègrent, à Reims et à Paris, l'un des deux nouveaux doubles diplômes de notre Bachelor of arts and sciences, une double licence inédite entre sciences et sciences humaines et sociales. C’est le campus de Reims qui accueille à la rentrée la cohorte la plus importante avec près de 600 étudiants diplômants.

Les étudiants ont eu un aperçu de leur nouvelle vie grâce à deux événements virtuels inédits : “Admitted Students Day”, organisé le 30 mai pour les étudiants issus de la procédure internationale puis, le 4 juillet, un “Welcome Class of 2023/2024” pour l’ensemble de la nouvelle promotion.

À cette occasion, les étudiants ont pu découvrir le projet pédagogique du Collège universitaire lors d’une table ronde “Teaching and Learning Philosophies” animée par la doyenne du Collège universitaire, Stéphanie Balme, à laquelle participaient les professeurs Jeanne Hagenbach (économie), Guillaume Piketty (histoire), Marta Dominguez-Folgueras (sociologie), Régis Bismuth (droit), et Sophie Rochefort Guillouet (Littérature et humanités). Enfin, les nouveaux admis ont pu échanger en direct avec les directrices et directeurs de chaque campus ainsi que les équipes pédagogiques et administratives respectives. De quoi se projeter sereinement dans la rentrée avant un été bien mérité !

Le campus de Nancy fête ses vingt ans !

Créé en 2000, ce campus se distingue par sa dimension européenne
  • Campus de Nancy © Martin Argyroglo / Sciences PoCampus de Nancy © Martin Argyroglo / Sciences Po

À la rentrée de l’année 2000, 42 étudiants rejoignaient le premier campus régional de Sciences Po, inauguré par Richard Descoings, et dont l’ouverture précéderait celle des sites de Reims, du Havre, de Poitiers, de Dijon et de Menton. Ce campus accueille aujourd’hui 300 étudiants (dont plus de la moitié sont internationaux) pour les deux premières années d’un bachelor avec une spécialisation géographique sur l’Europe et l’espace franco-allemand. En 20 ans, plus de 2000 étudiants sont passés par ce campus.

À la croisée de la France, de l'Allemagne et du Luxembourg, et à seulement 1h30 de Paris en train, Nancy est une ville universitaire (50 000 étudiants) ouverte sur l'Europe et l'international. Connue pour l’ensemble architectural de la Place Stanislas, classé au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco, et l'École de Nancy, fer de lance de l'Art nouveau en France, Nancy est une ville où l'on découvre et l'on vit la richesse du legs historique. Le campus est d’ailleurs situé dans un cadre prestigieux du XVIIIe siècle, l’Hôtel des Missions Royales. Les étudiants profitent par ailleurs d’une vie culturelle intense, animée par l'Opéra national de Lorraine, le Ballet national de Lorraine, le Centre dramatique national - Théâtre de la Manufacture, ou encore l'Autre Canal, nouvelle scène nancéienne des musiques actuelles. 

Une spécialisation européenne avec un focus sur les relations franco-allemandes

Dans le cadre de la formation pluridisciplinaire en sciences humaines et sociales commune à l’ensemble du Collège universitaire, les étudiants ont la possibilité d’approfondir les enjeux politiques, économiques et sociaux de l’Union européenne dans une perspective comparée entre la France et l’Allemagne. 

En suivant ce cursus francophone qui inclut certains enseignements en anglais et en allemand, les étudiants étudient les grandes questions européennes telles que la constitution d’un espace politique européen, du marché économique intégré ou de la monnaie unique, tout en approfondissant leurs connaissances sur l’espace franco-germanophone (notamment grâce au séminaire de la Chaire Alfred Grosser). Ils peuvent également choisir de suivre un double-diplôme avec University College London (UCL) ou Freie Universität Berlin. 

Les étudiants peuvent enfin apprendre les langues de la zone géographique telles que l’allemand, l’anglais, l’italien, mais aussi l’espagnol, le russe, le suédois.

Pour aller plus loin

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