Sciences Po lance son grand cours obligatoire de Culture écologique

Une initiative pluridisciplinaire et inédite qui s'inscrit au cœur des ambitions de Sciences Po en termes de transformations environnementales.
  • Amphithéâtre BoutmyAmphithéâtre Boutmy

Les transformations environnementales sont au cœur du projet pédagogique et de la recherche à Sciences Po. Cette conviction est portée par tous : étudiants, enseignants, chercheurs, employés et le directeur, Mathias Vicherat. Ce dernier a porté une initiative inédite en France, symbole concret de l'engagement de l'institution sur ces questions : un cours obligatoire de 24 heures de “Culture écologique” pour tous les étudiants de première année sur les 7 campus de Sciences Po.

Le cours est enseigné sur les sept campus par neuf enseignants.

Depuis 150 ans, Sciences Po a la vocation de former des citoyens éclairés, des responsables indépendants, capables d’une action réfléchie pour affronter les enjeux du monde contemporain. Nos étudiants sont les artisans de la réparation du monde et les transformations environnementales constituent le principal défi qui se dresse devant nos sociétés. J’ai donc souhaité, dès mon arrivée à la direction de Sciences Po, mettre en place un cours obligatoire pour tous nos étudiants de première année, afin de leur transmettre de premiers outils d’analyse pour décrypter et comprendre les enjeux environnementaux. C’est à la fois une nécessité éthique et professionnelle, car il ne sera plus possible d’exercer un poste de dirigeant sans être formé sur ces sujets. Je souhaite face à l’enjeu des transformations environnementales, que Sciences Po soit à l’avant-garde, comme il l’a toujours été au cours de son histoire. 

Mathias Vicherat, directeur de Sciences Po

Un cours transversal pour préparer les étudiants aux défis environnementaux

Culture écologique : 1 700 étudiants en première année, 24 heures de coursDès ce lundi 16 janvier 2023, les 1 700 étudiants de première année des 7 campus de Sciences Po (Dijon, Le Havre, Nancy, Menton, Paris, Poitiers, Reims) suivront un cours obligatoire d'une durée de 24 heures pensé par Pierre Charbonnier, agrégé et docteur en philosophie, chargé de recherche au CNRS (Centre d'études européennes et de politique comparée de Sciences Po). 

Le cours tire profit de la richesse interdisciplinaire du cursus de Sciences Po en s'appuyant sur les sciences politiques, l'histoire environnementale, l'économie, la sociologie, les relations internationales…

Deux temps forts sont au programme :

  • 18 heures de cours magistral en format intensif sur la semaine du 16 au 23 janvier 2023. il sera livré en français et en anglais par 9 enseignants (en fonction des différents campus),
  • 6 heures d'enseignements complémentaires au cours de ce deuxième semestre, donnés par des spécialistes des sciences du vivant et de la nature sur des problématiques spécifiques sources de débats de politiques publiques.

Initiative phare d'une refonte profonde des maquettes pédagogiques

250 cours environ abordent le sujet des transformations environnementales à Sciences PoLe lancement de ce grand cours de “Culture écologique" s'inscrit dans un mouvement de fond, engagé et ambitieux, de renouvellement du cursus universitaire à Sciences Po, en accord avec les convictions des étudiants mais aussi les défis impérieux de notre monde contemporain. 

Près de 250 cours abordent ainsi le sujet des transformations environnementale. Des enseignements de méthode et des dispositifs pédagogiques spécifiques ont aussi vu le jour, comme la production “Climate change” de l'École de journalisme.

En Master aussi, la question de l'impact prime : l'École du Management et de l'Innovation est devenue l'École du Management et de l'Impact et met l'accent sur la formation de ses 1 200 étudiants à un management conscient des enjeux sociaux et sociétaux et du rôle de l'entreprise dans les transformations environnementale et numérique. D'autres Écoles proposent des Masters spécialisés sur ce sujet crucial comme l'École d'affaires publiques, l'École des affaires internationales (PSIA), l'École urbaine. 

Par ailleurs, certains doubles diplômes proposent de jumeler sciences sociales et sciences du vivant, au niveau du Bachelor (Bachelor of Arts and Sciences) comme du Master.

Soutenir la recherche en renforçant la faculté permanente

Plus de 40 enseignants-chercheurs travaillent sur les transformations environnementales, plus de 40 doctorants et doctorantsEn tant qu'université de recherche de rang international, Sciences Po s'est bien sûr saisie depuis plusieurs années des problématiques environnementales. Aujourd'hui, plus de quarante enseignants-chercheurs sont des spécialistes du domaine et plus de quarante doctorants en ont fait le sujet de leur thèse, l'un des plus travaillés en doctorat. Grâce au soutien de Bruno Latour, professeur émérite décédé en octobre dernier, précurseur à Sciences Po sur le sujet de l'environnement - ayant fait don de l'intégralité des fonds de son Prix Kyoto 2021 - et de partenaires privés, 2 millions d'euros ont été rassemblés au profit du Fonds Bruno Latour afin de soutenir la recherche en écologie politique par le recrutement de 10 post-doctorants pour travailler sur ce thème pendant trois ans.

La création de ce fonds, lancé fin 2022, rejoint les différentes initiatives marquantes lancées par Sciences Po :

  • l'atelier interdisciplinaire de recherches sur l'environnement (AIRE) qui organise des séminaires pour partager et diffuser la recherche
  • le Centre des Politiques de la Terre, qui vise en partenariat avec l'Université Paris Cité à animer une communauté de recherche pluridisciplinaire
  • la Chaire européenne “développement durable et transition climatique” dirigée par Marc Ringel depuis juin 2022 et ayant pour ambition d'articuler développement durable et politiques publiques nationales, européennes, internationales
  • le projet “Transforming Interdisciplinary Education and Research for Evolving Democracies” - TIERED, en partenariat avec le CNRS, l'Université Paris Cité, l'INRIA, l'INED, l'INSERM, l'IFREMER, l'INALCO et l'IDDRI, qui a démarré le 2 janvier 2023 et vise à répondre aux défis que pose les transformations environnementales aux démocraties, grâce au soutien de 16 millions d'euros de l'appel à projets ExcellenceS (4e Programme d'investissements d'avenir). Sciences Po a créé dans ce cadre la Sciences Po Initiative for Environmental Change.

EN SAVOIR PLUS :

Elise Albertini, étudiante en Bachelor of Arts and Sciences, apprend le fonctionnement de la Terre et des sociétés

Interview d'une passionnée
  • Élise Albertini, étudiante en BASc au Collège universitaire (crédits : DR)Élise Albertini, étudiante en BASc au Collège universitaire (crédits : DR)

Elise Albertini est étudiante au Collège universitaire de Sciences Po. Pour cette touche-à-tout qui a toujours refusé de laisser un domaine d'intérêt de côté, le Bachelor of Arts and Sciences (BASc) en double diplôme "Politiques de la Terre”, avec l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) est apparu comme une évidence dès la fin de la première. Interview.

Vous étudiez actuellement dans le cadre d'un Bachelor of Arts and Sciences (BASC), Pouvez-vous partager votre parcours scolaire et les raisons qui vous ont orientée vers ce cursus ?

Mon parcours scolaire a été marqué par la diversité et la volonté de tout faire et de tout apprendre. De ce fait, mon orientation scolaire a toujours été une grande question. Après une classe à horaires aménagés musique, que je pratique depuis toute petite, au collège et le choix de toutes les options possibles, j’ai poursuivi dans la même idée au lycée : ne rien laisser de côté. À la fin de la première et au début de Parcoursup, j'ai compris qu’il m’était impossible de choisir entre sciences et sciences sociales. Les deux domaines étaient tout aussi importants à mes yeux et le lien entre les deux encore plus ! Je n’aurais jamais pensé qu’une formation correspondante existait. Et pourtant, j’ai découvert le double diplôme « Politiques de la Terre » au cours de mes recherches. À partir de là, et jusqu’à l’obtention de mon baccalauréat, je n’avais plus qu’un seul but : être acceptée dans le cursus !

De quelles manières pensez-vous que ce cursus interdisciplinaire, à la croisée des sciences humaines et sociales et des géosciences, contribue à la formation des futures générations face aux transformations environnementales ?

De mon point de vue, les sciences et les sciences sociales sont indissociables pour la simple raison qu’elles définissent tout autant l’une et l’autre le monde dans lequel nous vivons. Aujourd'hui plus que jamais, le fonctionnement de la société est responsable de phénomènes qui la dépassent largement, comme le réchauffement climatique et la destruction de l’habitat terrestre.

Ainsi, l’étude des géosciences est primordiale pour comprendre la formation et l’évolution du seul endroit connu qui abrite la vie et a permis aux humains de se développer. Les sciences humaines et sociales sont tout aussi indispensables pour comprendre comment les humains se sont inscrits dans ce lieu qui existait bien avant eux. L’étude croisée des deux, qui est l’objet de ce cursus interdisciplinaire, permet finalement de comprendre comment et pourquoi les humains, insignifiants à l’échelle des temps géologiques, ont pu à ce point changer l’environnement terrestre.

En nous proposant d’être étudiants à l’Institut de Physique du Globe et à Sciences Po, le cursus nous invite alors à penser le monde de façon double, sans jamais laisser une partie de côté. Il nous apprend à comprendre comment l’un et l’autre sont liés tout en étant dissociés. Et par là, il nous donne les clés pour penser autrement le futur et les défis qui sont les nôtres.

Qu’apprend-on concrètement, dans le cadre de ce double diplôme avec l’IPGP ?

Nous suivons la licence « Sciences de la Terre » de l’IPGP et le programme général du Collège universitaire de Sciences Po, avec quelques aménagements d’emploi du temps. Cela nous permet, dans une même journée, de passer de la physique à l’histoire du XIXe siècle, comme de la sociologie à la thermochimie. D’un côté, nous apprenons comment fonctionne la Terre et ce qui l’entoure, de l’autre comment fonctionnent les sociétés et la nôtre en particulier.

À Sciences Po, nous suivons les cours fondamentaux à chaque semestre, ainsi qu’une langue vivante. À l’IPGP, les premières années sont consacrées à l’apprentissage et la consolidation des sciences fondamentales (mathématiques, physique, chimie…). Nous appliquons par la suite ces théories à l’étude spécifique de la Terre.

En plus de cela, nous avons des cours « interdisciplinaires », alliant sciences et sciences sociales. C’est par exemple le cas du cours « Aléas, risques et sociétés », suivi en deuxième année, au sein duquel nous étudions les catastrophes naturelles, d’un point de vue géoscientifique et du point de vue des sciences sociales. Mais nous apprenons aussi à travailler ensemble et à tout partager, pour que chacun réussisse dans un rythme soutenu et parfois difficile. Le premier semestre est particulièrement formateur en ce sens. Avec 38 heures de cours par semaine, il est impossible de passer ce premier cap sans entraide… C’est tout autant une expérience d’apprentissage académique qu’humaine !

Quels conseils donneriez-vous à une étudiante ou un étudiant qui souhaiterait rejoindre le Collège universitaire de Sciences Po, et plus précisément le BASC ?

D’après mon expérience, le chemin qui mène au BASc est une succession d’étapes. La première est de se renseigner pour connaître tous les enjeux d’un tel parcours.Le meilleur moyen pour cela est bien évidemment de prendre contact avec les étudiants et les responsables de formation. Une fois toutes les clés en main, l’étape suivante est de réfléchir et se questionner personnellement. Mon conseil est d’être sûr de son choix, pour ne jamais regretter et toujours profiter.

Après cela, il ne reste plus qu’une chose à faire : foncer et se donner toutes les chances de réussir l’admission ! Sans oublier de se préparer, avant d’arriver, à l’aventure que cela représente : apprendre et satisfaire sa curiosité, mais aussi connaître la frustration. En somme, il y a d’excellents comme de difficiles moments, le tout est de profiter de cette opportunité unique !

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Découvrez les lauréats du concours d'histoire courtes de Sciences Po

Les trois lauréats du concours organisé par le Centre d’écriture et de rhétorique ont reçu leur prix et ont inauguré le distributeur d’histoires courtes du campus Saint Thomas. Interview.
  • Deux lauréates du concours d'histoires courtes 2022 ©Thomas ArrivéDeux lauréates du concours d'histoires courtes 2022 ©Thomas Arrivé

Le distributeur d’histoires courtes du 27 Saint-Guillaume en agrémente le hall central depuis février 2022. Quelle meilleure occasion que l’inauguration du distributeur du campus Saint-Thomas pour remettre leurs prix aux trois lauréats du concours d’histoires courtes organisé par le Centre d’écriture et de rhétorique (CER) de Sciences Po ? 

En juillet 2022, le CER et la direction de la communication s’étaient associés pour une initiative inédite auprès des différentes communautés de Sciences Po (étudiants, enseignants et salariés) : un défi d’écriture estivale autour du thème “Racontez-nous Sciences Po quand nous n’y sommes pas”.

Parmi les 65 textes reçus, deux étudiantes et un étudiant ont ainsi su convaincre le jury et se sont vus remettre chacun un exemplaire du roman vrai, le livre des 150 ans de Sciences Po. La remise des prix, qui s’est déroulée le 22 novembre 2022, a permis d’inaugurer le nouveau distributeur d’histoires courtes à la cafétéria du campus Saint Thomas. La remise des prix a eu lieu en présence de membres du jury dont Mathias Vicherat, directeur de Sciences Po, qui a félicité personnellement les deux lauréates présentes, ainsi que Frédérique Leichter-Flack, professeur de littérature, Delphine Grouès, directrice de l’Institut des compétences et de l’innovation et Esther Rogan, responsable du CER.

Le thème du concours, “Sciences Po quand nous n’y sommes pas” semble avoir enflammé les esprits des trois gagnants, Clara Gervaise-Volaire, Mathias Muzart et Clémence Petit. Interview.

Quel est votre profil étudiant et littéraire ?

Clara Gervaise-Volaire : Je suis en deuxième année de master de sociologie au sein de l'École de la recherche. J'écris de temps à autres de la poésie sans trop me poser de questions sur le pourquoi et le comment. Je crois que j'écris par étonnements et par tâtonnements.

Mathias Muzart : Je suis actuellement élève en première année au sein du Master Finance et stratégie de l’École du Management et de l’impact que j’ai intégré après avoir étudié au sein du Collège universitaire à Poitiers, puis à Dublin, en échange avec Trinity College Dublin. J’écris de façon régulière depuis mon entrée au Collège universitaire, principalement de la poésie mais aussi quelques histoires courtes et nouvelles. Mes goûts et influences sont à rechercher principalement chez les auteurs du XIXe siècle, à la fois romantiques et naturalistes, que j’ai lu dès l’enfance et qui m’ont beaucoup marqué.

Clémence Petit : Je suis étudiante en deuxième année en Bachelor à Paris, majeure humanités et politiques. J’écris tout le temps, notamment via l’application « notes » qui est mon trésor absolu. Tout est précieusement gardé dans le cloud donc on peut dire que quand j’écris, je suis sur mon petit nuage. J’aime particulièrement mélanger les genres et tenter de faire se rencontrer poésie, récit et philosophie dans l’idéal, tout en jouant avec les mots.

Quelle a été votre inspiration pour lancer votre imagination sur le thème de “Sciences Po quand nous n’y sommes pas” ? Que souhaitez-vous illustrer au travers de votre récit ?

Clara Gervaise-Volaire : J'ai passé mon été à Sciences Po dans le cadre d'un stage effectué dans un laboratoire de recherche. Lors de la pause dominicale, j'ai apprécié le fait de manger dans la cour du campus Saint Thomas où a été aménagé un potager. Lorsque j'ai entendu parler du concours fin septembre, j'ai tout de suite pensé au devenir des salades lors des semaines de fermeture estivale. Cour bascule canicule est un texte, un brin malicieux, qui contient une petite dédicace à Camille Etienne et Adeline Baldacchino - deux alumni qui portent de l'importance au rôle des mots et de l'affect dans notre appréhension et appropriation individuelle d'une catastrophe écologique qui, de par son échelle, nous dépasse.

Mathias Muzart : Ma nouvelle s’intitule Sous les pavés, la plage. Je dois dire ne pas avoir trouvé le thème imposé très inspirant en commençant à écrire, aussi me suis-je laissé aller à ce qui ressemblait plus au début à un exercice de style, avec en tête les nouvelles fantastiques de Maupassant. Je recherchais ce ton aigre-doux, entre émerveillement et effroi, et une fin ambiguë qui laisse place à l’interprétation. En outre, le dôme de la péniche, ni vraiment transparent, ni tout à fait opaque, m’est très vite apparu comme un bon ressort pour créer une ambiance mystérieuse, en plus de m’évoquer une sorte de hublot énorme. J’ai donc pris le parti d’un récit sous-marin un peu surréaliste. 

Clémence Petit : J’ai vu le sujet entre deux cours, en bibliothèque, alors que je n’avais pas la force de travailler. J’ai relevé la tête : il y avait des étudiants plus bosseurs que moi partout autour, un code civil sur la table, des feuilles recouvertes de notes et quelqu’un qui dormait la tête entre les bras. Je me suis dit que c’était aussi ça, Sciences Po, un cerveau en surchauffe permanente constitué de nous tous. Je voulais écrire là-dessus, mais aussi, et surtout, rassurer. Au premier semestre, j'ai été impressionnée par tout et tout le monde, avec le sentiment de débarquer dans une écurie de formule 1 à mobylette. Le but d’Une tête bien remplie était aussi de démystifier tout ça.

L'inauguration du distributeur d'histoires courtes ©Thomas Arrivé

Sciences Po donne-t-il suffisamment de poids aux arts dans le cadre de la formation qui est dispensée à ses étudiants ?

Clara Gervaise-Volaire : Pendant la formation du Bachelor, le poids des arts m'a semblé adapté, notamment grâce aux ateliers artistiques lors des semestres de printemps et dont je garde de bons souvenirs. En master, j'ai eu la chance de pouvoir m'inscrire à deux ateliers d'écriture proposés dans le cadre de la Chaire d'écrivain en résidence du Centre d'écriture et de rhétorique. Cependant, nos emplois du temps de master ne nous permettent pas toujours de nous inscrire à ces ateliers ce qui peut causer des frustrations.

Mathias Muzart : Je n’appartiens pas à une filière naturellement portée sur les arts au sein de Sciences Po, ce qui pourrait laisser entendre que ceux-ci n’y ont aucune place. C’est pourtant faux: deux des dix cours que j’ai pu choisir ce semestre sont consacrés à l’art, et ce nombre aurait pu être plus grand en fonction de mes choix. La force de la formation de Sciences Po, à mon avis, c’est le très large choix de cours électifs, qui nous permettent d’explorer des voies parfois éloignées de notre cursus général mais non moins intéressantes. Je pense que c’est quelque chose d’assez unique, qu’une école de commerce (dispensant une formation équivalente à celle que je suis), par exemple, ne pourrait pas nous apporter.

Clémence Petit : C’est trop facile de répondre que ce n’est jamais assez, mais c’est sûr que je ne dirais pas non à plus. Je trouve que les ateliers artistiques sont déjà une vraie opportunité et montrent que l’art a sa place. Les initiatives associatives sont aussi au rendez-vous et permettent d’ouvrir le champ à encore plus d’art dans nos journées pour notre plus grand plaisir. Mathias Vicherat nous a dit vouloir donner à l’écriture une plus grande place à Sciences Po, donc j’attends de voir la suite !

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Bruno De Barros : "S’engager pour être acteur dans la communauté"

Rencontre avec un étudiant franco-portugais en deuxième année à Poitiers
  • Bruno de Barros ©Bruno de BarrosBruno de Barros ©Bruno de Barros

Co-président du Bureau des élèves et passionné des arts de la Caraïbe, Bruno Raphael De Barros, étudiant franco-portugais, se sent "chez lui" au sein du campus de Poitiers du Collège universitaire. Il nous parle engagement, mémoire et transmission. Rencontre.

Actuellement étudiant en deuxième année de bachelor au sein du campus de Poitiers du Collège universitaire, Pouvez-vous partager votre parcours scolaire et les raisons qui vous ont orienté vers ce cursus et ce campus ?

Franco-portugais, j’ai toujours eu ce lien très fort avec la péninsule ibérique et l’Amérique latine pour lesquelles j’éprouve un amour profond. Je ressens une connexion avec ce continent, qui est pour moi l’exemple du métissage culturel essentiel dans la façon dont je vois le monde. Le campus du Collège universitaire de Sciences Po à Poitiers (mineure Amérique latine - Caraïbes) est la définition même de “mi casa es tu casa”. Je me sens chez moi, où je suis entouré d’amis venus des quatre coins du monde qui m’ont beaucoup appris.

Passionné par les langues, j’ai appris l’espagnol pour découvrir toute la littérature de ce continent que j’apprécie particulièrement et dont la découverte s’est accentuée par ma passion pour les arts de la Caraïbe, qui sont des mines d’or. De la peinture à la musique, tout ne tient qu’à un fil, je suis un véritable touche-à-tout parce que cela me procure un perpétuel plaisir !

Vous êtes très impliqué dans la vie étudiante de Sciences Po, notamment en tant que co-président du Bureau des élèves. Que représente pour vous la notion d’engagement en tant qu’étudiant ?

En tant que co-président du BDE, l’engagement est au cœur de mon parcours académique. Je ne peux pas concevoir ma vie à Sciences Po sans l’aspect de l’engagement associatif. Je me sens véritablement utile et cela m’a permis d’apprendre sur moi-même et sur les autres, en étant au contact de mes camarades. Je pense qu’il faut s’engager, être acteur dans la communauté. Tous mes engagements, je les conçois dans un prisme collectif et personnel. Plus qu’un épanouissement personnel, c’est le contact humain que j’apprécie dans les projets associatifs.

Vous animez également le projet Mémoriam axé sur la découverte des mémoires, qu'elles soient juives, espagnoles, franquistes, OU ENCORE LES mémoires des dictatures. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Mémoriam est le projet auquel je tiens particulièrement. Il me représente et représente mon intérêt pour les enjeux mémoriaux. J’ai envie de m’engager et devenir un passeur de mémoire. Transmettre, apprendre et écouter. Ce projet s’inscrit dans un projet citoyen qui se veut fédérateur, comme une union pour inciter toutes les générations à s’emparer des enjeux des mémoires.

Avec une dizaine d’étudiantes et étudiants, nous avons mis en place une initiative de grande ampleur avec le campus de Paris et le campus de Menton du Collège universitaire pour organiser un voyage à Dachau. Transmettre pour ne pas oublier.

Mémoriam, c’est l’histoire qui éclaire notre avenir. Il faut entretenir cette flamme pour ne pas sombrer dans l’obscurité. C’est aussi l’engagement, c’est oser. Oser dire l’indicible et représenter l’irreprésentable.

Quels conseils donneriez-vous à une étudiante ou un étudiant qui souhaiterait rejoindre le Collège universitaire de Sciences Po ?

Soyez passionné.e.s ! Soyez curieux.se.s ! Ouvrez-vous sur le monde. Il ne faut pas se renfermer sur soi. Il faut remettre tout en cause pour avoir une vision la plus large possible. Rester dans des cloisons, c’est rester dans l’ignorance. Il faut prendre conscience du devoir que nous avons tous d’être des citoyens éclairés, pour le bien individuel et collectif. Le plus important est de rester soi-même, montrer sa personnalité et les combats que l'on veut mener.

Quels sont vos projets universitaires et/ou professionnels après l'obtention de votre diplôme de Bachelor ?

Je veux travailler à la fois dans le contact social et la transmission tout en faisant de la recherche. J’aimerais postuler au Double diplôme en histoire globale & internationale Sciences Po / King’s College. C’est le véritable projet professionnel qui me passionne et m’anime au quotidien et me pousse à me surpasser, car je ne vois pas plus beau et noble métier que professeur. J’aimerais pouvoir voyager et enseigner à l’étranger pour découvrir de nouveaux visages et de nouveaux horizons.

Irène Morillon, étudiante en deuxième année : "Je ne regretterai jamais d'avoir choisi Sciences Po"

  • Irène Morillon (crédits : Irène Morillon)Irène Morillon (crédits : Irène Morillon)

Rencontre avec Irène Morillon, étudiante en deuxième année du Collège universitaire de Sciences Po à Nancy. Musicienne, férue d'art baroque, elle partage sa passion pour la culture à travers l'organisation de nombreux événements au cœur de son campus, en parallèle de ses études.

Vous êtes actuellement étudiante en deuxième année au sein du campus de Nancy. Pouvez-vous partager votre parcours scolaire et les raisons qui vous ont orientée vers ce cursus ?

Originaire de Nantes, je sors d’un cursus en section à horaires aménagés avec le Conservatoire de Musique et le Lycée international Nelson Mandela. J’ai étudié au Conservatoire depuis mes 5 ans et j’ai toujours vécu dans un environnement où la musique occupait une place très importante. Dans cette institution, j’ai eu la chance de recevoir une formation musicale très variée : flûte, clavecin, technique vocale, ensemble de musique de chambre, orchestre, cours de solfège, de composition et d’analyse, chœur, etc. Nantes est une ville formidable pour son offre culturelle, dont j'ai pu pleinement bénéficier.

Ainsi, je me suis orientée vers Sciences Po dans l’ambition de me former aux métiers de l’administration publique dans le secteur de la culture. Quant au choix du campus de Nancy du Collège universitaire, il est apparu évident à la suite d’un échange dans un lycée en Allemagne au cours duquel j’ai adoré ma scolarité, le rythme de la vie locale ainsi que l’apprentissage de la langue allemande. Je ne regretterai jamais ce choix car grâce au Kampusgeist et au soutien fort de la direction, j’ai eu, en complément de ma scolarité, l'opportunité de contribuer à l'organisation de plusieurs événements cette année

Vous êtes très impliquée dans la vie étudiante de Sciences Po. Présidente du Comité d’organisation de l'anniversaire des 20 ans de votre campus et co-présidente du Bureau des Arts, vous avez également participé à l’organisation des Collégiades 2022. Que représente pour vous la notion d’engagement en tant qu’étudiante ?

En effet, j’ai eu la chance d’organiser l'édition 2022 des Collégiades que le campus de Nancy a remportée, les 20 ans de la création du campus et cette année encore, d’en impulser la programmation culturelle avec l’ensemble du Bureau des Arts ! C’est pour moi un plaisir immense de pouvoir exercer autant de responsabilités.

Selon moi, l’engagement en tant qu’étudiante représente la conjugaison de deux éléments : d’une part l’investissement personnel en temps, en énergie et en charge mentale et d’autre part, la responsabilité de rythmer la vie de mon campus en organisant des événements de qualité pour tous et toutes.

Quels conseils donneriez-vous à une étudiante ou un étudiant qui souhaiterait rejoindre le Collège universitaire de Sciences Po ?

Travailler, sans hésitation ! Travailler le mieux possible au cours des années de lycée et s’investir corps et âme dans les activités qui tiennent réellement à cœur. Il faut beaucoup d’énergie et de détermination pour rejoindre le Collège universitaire de Sciences Po mais davantage encore pour s’épanouir au sein d’un campus, alors autant se préparer tôt !

Quels sont vos projets universitaires et/ou professionnels après l'obtention de votre diplôme de Bachelor ?

J’ai beaucoup de projets qui convergent tous vers une seule ambition professionnelle : intégrer les équipes de Château de Versailles Spectacles, la filiale privée du Château chargée d'en d’organiser la vie événementielle. Depuis ma formation musicale en classe de Musique ancienne au Conservatoire, je suis une grande passionnée d’art baroque et le milieu de l'événementiel culturel, surtout pour les arts vivants, est un milieu auquel j’ai eu très tôt accès, notamment lors de mes stages au festival de piano de la Roque d’Anthéron et aux Arts florissants.

Dans cette perspective, j’ai plusieurs ambitions de poursuite d’études : intégrer le double diplôme de l'École d’affaires publiques avec l’École du Louvre  ou bien poursuivre en master spécialité Culture de l'École d'affaires publiques, pour ensuite préparer les concours de la fonction publique.  

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Louai Allani : l'engagement et la diplomatie pour privilégier le dialogue

  • Portrait de Louai Allani (crédits : Louai Allani)Portrait de Louai Allani (crédits : Louai Allani)

Étudiant en deuxième année du Collège universitaire de Sciences Po à Menton dans le cadre du Double diplôme de Bachelor Sciences Po/Columbia University (New York), Louai Allani est polyglotte et passionné de relations internationales et de diplomatie. Sélectionné pour représenter son pays, la Tunisie, à la COP27 en novembre 2022, il nous parle de son parcours, de ses engagements et de ses ambitions déjà bien dessinées. 

Vous êtes actuellement étudiant en double diplôme Sciences Po / Columbia au sein du campus de Menton. Pouvez-vous partager votre parcours scolaire et les raisons qui vous ont poussé à choisir ce cursus ? 

J'ai passé toute ma scolarité au Lycée français de Dubaï où j’ai obtenu le diplôme du Baccalauréat en 2021. Depuis mon très jeune âge, les relations internationales étaient naturellement intégrées dans ma vie, c’est alors que j'ai décidé de choisir la spécialité Géopolitique ainsi que la spécialité SVT (Sciences de la vie et de la Terre) avec un focus sur le climato-scepticisme et la diplomatie du numérique.

Lorsque j’ai découvert le cursus du Double diplôme Sciences Po-Columbia University pour la première fois au lycée, j'ai été emporté par le souhait de faire partie de ce jeune programme : quatre années d'études dans deux pays, une opportunité d'étudier sous des angles différents pour mieux comprendre le monde et ses enjeux, tout en reliant mes passions à mes engagements. Ce double programme de Bachelor était donc le choix le plus évident, me permettant de poursuivre mes études à Columbia University à New York et à Sciences Po au sein du campus de Menton du Collège universitaire. Cela représente pour moi le summum de l’excellence académique à la française et à l'américaine, où se côtoie une communauté d'étudiantes et étudiants à laquelle je peux m'identifier. Suivre une voie traditionnelle qui consiste à étudier une matière ne m'intéresse pas particulièrement, c’est en revanche le mélange du pluridisciplinaire à Sciences Po et les majeurs de Columbia qui me permettront de maîtriser plusieurs concepts en peu de temps. J’ai donc choisi un cursus qui satisfait ma curiosité intellectuelle, tout en privilégiant mon ambition d’ajouter au métier de la diplomatie, la "techplomacie".

En parallèle de vos études, vous êtes très impliqué dans le Sciences Po Policy Project (SP3 Network). Pouvez-vous nous en dire davantage ? 

En 2021, j’ai fondé le Sciences Po Policy Project (SP3 Network - eng), le premier réseau diplomatique de Sciences Po, devenu aujourd'hui le plus grand réseau d'étudiants envisageant une carrière dans les relations internationales en France. Le but de l’association est de forger des relations privilégiées et amicales entre des personnalités et les étudiantes et étudiants de Sciences Po – créer un lien entre le passé, le présent et le futur – pour la réalisation de projets de recherches, de voyages dans le cadre de notre “Envoy Program”, et permettre à nos adhérentes et adhérents de bénéficier du mentorat de notre réseau international de leaders.

Actuellement, nous organisons avec nos homologues de l'Université de Harvard aux États-Unis, le premier sommet Harvard-Sciences Po qui se tiendra à Paris en janvier 2023. Nous maintenons des relations étroites avec les maires des villes où sont implantés les sept campus du Collège universitaire de Sciences Po. Nous organiserons également en collaboration avec ces mêmes villes le Forum des Maires à Nice en février 2023.

SP3 est souvent sollicité par des gouvernements internationaux, tels que Malte et l’Afrique du Sud, afin de donner des conseils concernant le nation-building ou encore la diplomatie digitale. Je suis très fier de mon équipe composée d'étudiantes et étudiants du Collège universitaire et des différentes Écoles de Sciences Po. Ensemble, nous cultivons notre désir de mettre en place nos différents projets au profit de plus de 400 membres sur tous les campus. Nous entretenons le souhait de créer une plateforme pour tous ceux et toutes celles qui désirent s'engager dans un projet à une échelle plus grande que nous tous. Nous poursuivons de façon déterminée un projet qui permette à tout un chacun d’en tirer parti.

Vous avez par ailleurs été sélectionné pour représenter votre pays, la Tunisie, comme plus jeune délégué à la prochaine COP27. Que représente pour vous la notion d’engagement en tant qu’étudiant ? 

C’est avec une immense fierté que je représenterai mon pays, la Tunisie, à la COP27 en novembre 2022 à Sharm El Sheikh en Egypte, en tant que jeune négociateur pour le climat et le transfert des technologies. Cela est le résultat de plusieurs années d'engagement au sein du corps diplomatique tunisien. L’engagement, pour moi, est l’expression d’une volonté à m'engager pour les autres. J’estime que l'âge n’est pas un facteur empêchant de viser plus haut. L’engagement vient du désir d'améliorer le présent, d’éviter des conflits futurs et de privilégier le dialogue.

Quels conseils donneriez-vous à une étudiante ou un étudiant qui souhaiterait rejoindre le Collège universitaire de Sciences Po ? 

Je conseillerais d'être curieux et ouvert d’esprit. Soyez prudents, restez attentifs et évitez de faire des analyses superficielles ou rapides sur l'actualité. Lisez les grandes lignes, elles sont importantes, mais le fond nécessite une réflexion et une attention plus particulières. Engagez-vous sérieusement dans des projets qui vous tiennent à cœur et ne cédez jamais à l'inconfort. Osez penser dès maintenant à la façon dont vous voulez rejoindre le monde.

Sciences Po façonne des citoyens, des citoyens-leaders, et son programme pluridisciplinaire fait en sorte que chacun et chacune ait une place, peu importe son projet professionnel. C’est une école qui vous forme dans un premier temps académiquement, mais c'est aussi bien plus que cela. 

Quels sont vos projets universitaires et/ou professionnels après l'obtention de votre double diplôme ?

Après l’obtention de mon double diplôme, j’aimerais poursuivre mes études en Master à l'Université Tsinghua à Pékin dans le cadre du programme de bourses du Schwarzman Scholars. Pour comprendre le monde, nous devons comprendre la présence conséquente de la Chine. J’estime que je serai bien équipé pour ce programme en Chine après mon parcours à Sciences Po et à Columbia.

Concernant mon projet professionnel, je compte travailler dans la diplomatie multilatérale afin de contribuer à atténuer les menaces croissantes du changement climatique et maîtriser les risques liés à l'intelligence artificielle.

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Félicitations aux premiers bachelors diplômés du CIVICA European engage track

  • Étudiants diplômés du CIVICA engage track ©Marie RassatÉtudiants diplômés du CIVICA engage track ©Marie Rassat

Lundi 17 octobre 2022 a eu lieu la cérémonie de remise de certificats de la première cohorte diplômante d’étudiants ayant suivi le CIVICA engage track. Pendant européen du parcours civique de Sciences Po, l’offre de formation suivie par ces étudiants a été pensée autour du thème de l’engagement et leur a permis d’enrichir leur expérience de Bachelor au Collège universitaire

La différence est une richesse

La Directrice exécutive du Collège universitaire, Quitterie Gadret, a adressé un discours de félicitations à la première promotion CIVICA 2022 de Sciences Po. Elle-même fervente partisane du projet européen, étudiante Erasmus des premières heures, elle considère comme essentielle cette rencontre entre étudiants qui permet de penser la différence comme une richesse et non une source de défiance. Pour exprimer les valeurs de CIVICA, elle cite Romain Gary :  “L'Europe a toujours eu les meilleures et les plus belles universités du monde. C'est là que sont nées nos plus belles idées, celles qui ont inspiré nos plus grandes œuvres : les notions de liberté, de dignité humaine, de fraternité” (Éducation européenne, 1945)

Sept des neuf étudiants issus de cinq des sept campus de Sciences Po ont pu échanger sur leurs parcours parallèles et pourtant différents entre eux ainsi qu’avec les directeurs des campus et les équipes CIVICA présentes. Parmi les termes employés par les étudiants pour décrire le programme, nous retrouvons les thèmes de : découverte, liberté, engagement, communauté, rencontre, coopération qui qualifient fidèlement cette alliance pan-européenne.

Une coopération européenne essentielle

Aurélien Krejbich, Directeur exécutif de CIVICA, a souhaité adresser aussi quelques mots pour encourager ces étudiants de Sciences Po qui sont de vrais pionniers. Leur curiosité, leur ambition est le reflet de l’esprit de Sciences Po et de CIVICA. Ils participent, a-t-il ajouté, à faire de l’Université européenne des sciences sociales une réalité. Il les a remerciés d’avoir donné une chance aux équipes de CIVICA de les surprendre, bien que cette nouvelle forme de coopération soit une tâche presque folle. Imaginer les formats pédagogiques, mettre en place la coopération interuniversitaire, la logistique à l’échelle européenne… ce fut un défi complexe mais enrichissant, et essentiel. L’Union européenne a été convaincue puisqu’elle a annoncé en juillet 2022 renouveler sa confiance envers CIVICA pour quatre nouvelles années.

Le directeur a expliqué aux étudiants que les offres de formation CIVICA sont multi échelles : des opportunités au niveau Master et doctorat vont s’ouvrir à eux. Un renforcement de la participation étudiante au sein des instances de gouvernance est également prévu dans cette nouvelle phase de CIVICA.

Espérons que cette première vague d’étudiants se fera ambassadrice auprès de ses pairs et portera haut et fort le message de solidarité et de coopération cher à cette alliance.

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Au campus de Reims, la biodiversité, c’est politique

450 étudiantes et étudiants de première année ont participé à une simulation de débats sur le thème "Biodiversity is Politics"
  • Simulation de débats, Forccast, controverses ©Paul RentlerSimulation de débats, Forccast, controverses ©Paul Rentler

À la fin du mois d'août, sur le campus de Reims, quatre-cent cinquante étudiantes et étudiants de première année du Collège universitaire de Sciences Po ont amorcé leur année universitaire en s'engageant dans une simulation de débats intitulée Biodiversity is Politics. Proposée lors de la semaine d’intégration, cette expérience pédagogique originale a été conçue au sein du Centre d’exploration des controverses*.

En débat, le concept même de conservation de la nature

L’objet des débats portait sur le programme 30x30, un projet de la Convention on Biological Diversity des Nations Unies pour protéger 30% des terres et des surfaces maritimes d’ici 2030. Cette initiative, soutenue par de grandes organisations internationales telle l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ou encore le World Wide Fund for Nature (WWF) ne fait en effet pas consensus, y compris parmi les défenseurs des causes environnementales. Des associations représentant les droits de peuples autochtones estiment que plus de 300 millions de personnes seraient amenées à devoir se déplacer sous la contrainte, plus ou moins violente, associée à l'instauration de ces aires protégées.

Derrière les disputes scientifiques sur la validité des modélisations écologiques, sociales et économiques, c’est le concept même de conservation de la nature qui est en jeu. Les partisans d’une politique de protection de la biodiversité des espèces animales et végétales prônent ainsi la nécessité d’un regard moins anthropocentrique, quand leurs détracteurs critiquent une conservation dite “forteresse”, qui s’inscrirait, selon eux, dans une dynamique de “colonialisme vert”.

Questionner les enjeux liés à la crise de la biodiversité

En s’appropriant un ensemble de ressources documentaires assemblé autour de chaque rôle, complété par leurs recherches personnelles, puis en discutant avec leurs camarades et l’équipe enseignante au sein d’ateliers en petits groupes, les étudiantes et étudiants ont pu saisir la complexité de ces questions environnementales qui lient des enjeux scientifiques et politiques, sociaux et techniques.

Après avoir travaillé leurs argumentaires et avoir été initiés à la prise de parole en public, les étudiants ont, en fin de semaine, incarné les écologues, biologistes de la conservation, journalistes, lobbyistes, représentants d’ONG environnementales et d’action humanitaire, les porte-paroles d’institutions internationales ou encore les anthropologues et historiens qui vont en décembre 2022, à Montréal (Canada), débattre de l’initiative 30x30 lors de la COP15 sur la diversité biologique.

La simulation de débats dans une approche interdisciplinaire à la transition écologique

Les retours étudiants sur cette expérience de simulation de débats mettent d’abord en exergue le grand intérêt à découvrir et questionner les enjeux très contemporains et urgents liés à la crise de la biodiversité, y compris dans leurs dimensions historiques, politiques et sociales. Ils soulignent aussi la vertu d’un exercice de travail en groupe et d’expression orale qui contribue à leur intégration en cette rentrée.

La directrice du campus, Crystal Cordell Paris, souligne l’intérêt de proposer des innovations pédagogiques permettant de sensibiliser les étudiants aux enjeux écologiques. “À l’instar de notre Bachelor of Arts and Sciences Environnement et société durablesnous souhaitons déployer une approche interdisciplinaire à la transition écologique. La simulation est un exercice très intéressant sur le plan pédagogique, car se mettre dans la peau des différents acteurs donne un accès privilégié aux controverses liées à ces sujets.”

Inspirées par cette expérience et les autres activités pédagogiques de Sciences Po axées autour du débat, les équipes de l’Institut des Compétences et de l’Innovation (ICI) œuvrent à la création d’une boîte à outils pour développer sa pratique.

*Le Centre d’exploration des controverses est un programme d’innovation pédagogique de l’Institut des Compétences et de l’Innovation (ICI) et du médialab de Sciences Po. Fort de l’expérience de l’initiative FORCCAST (2012-2020), fondée par Bruno Latour, le Centre d’exploration des controverses conçoit et organise des formations visant à équiper étudiants, élèves du secondaire, mais aussi enseignants, des compétences nécessaires à la compréhension, l’analyse et l’action en situation d’incertitude, alors que les experts sont divisés, et la production de connaissances non stabilisée. Il irrigue tous les niveaux de formation de Sciences Po en proposant des expérimentations pédagogiques originales, sur des enjeux à la fois scientifiques, techniques, sociaux et politiques, par exemple en lien avec des controverses environnementales, ou concernant des technologies numériques.

Porteur de l’enseignement : Thomas Tari, responsable du Centre d'exploration des controverses ; enseignants : Alexis Aulagnier, Luigi Cerri, Estelle Chauvard, Marianne Dos Reis, Lucie Sénéchal-Perrouault et Clémence Seurat. 

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Bonne rentrée aux 6600 étudiants du Collège universitaire !

  • Campus de Poitiers (crédits : Thomas Arrivé/Sciences Po)Campus de Poitiers (crédits : Thomas Arrivé/Sciences Po)

Pour débuter cette année universitaire 2022-2023, le Collège universitaire de Sciences Po est heureux d’accueillir plus de 6600 étudiantes et étudiants (sur les 3 années d'étude), parmi lesquels 1196 étudiants en échange.

Fondé sur les sciences humaines et sociales, ce premier cycle d’études qui permet d’obtenir le diplôme de Bachelor, offre aux étudiantes et étudiants issus des quatre coins du globe, l’opportunité de suivre des enseignements uniques à l’approche multidisciplinaire, de participer à une vie étudiante, associative, artistique et sportive extrêmement foisonnante, de développer leur curiosité et d'approfondir leur maturation intellectuelle, aussi bien en France que lors de leur 3e année à l’étranger. En un mot, de se former pour devenir des citoyens éclairés, inventifs et acteurs du bien commun.

Le collège universitaire en un coup d'oeil

Retrouvez les impressions des nouveaux et des anciens, heureux de (re)découvrir leurs campus et de débuter une année qui s’annonce passionnante ! Cette rentrée a été l’occasion également de célébrer les anniversaires des campus de Reims, Nancy, Poitiers et Dijon !

En cette rentrée 2022, le Collège accueille 1835 nouveaux inscrits (soit +15% par rapport à l’année 2021-2022), répartis sur ses sept campus :

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Le futur de l’Europe : un cours multicampus CIVICA

Focus vidéo sur un cours multicampus innovant permettant d'initier un véritable débat européen entre les étudiants et professeurs de toute l’alliance CIVICA.
  • Un cours multicampus de Sciences Po et Hertie School avec CIVICA ©Thomas ArrivéUn cours multicampus de Sciences Po et Hertie School avec CIVICA ©Thomas Arrivé

Sciences Po est l’un des membres fondateurs de CIVICA, une alliance d’universités européennes spécialisées en sciences sociales qui joignent leurs forces dans les domaines de l’enseignement et de la recherche. Parmi les initiatives phares de cette alliance, des cours multicampus sont organisés par sept des universités partenaires pour leurs élèves européens.

Le cours multicampus est organisé et donné par des enseignants de toute l’alliance. Comme son nom le suggère, “Le futur de l’Europe” est un cours ayant pour objectif d’analyser les quatre défis majeurs auxquels l’Europe est confrontée : la mondialisation et la post-mondialisation, la démocratisation, la transition écologique, la révolution et l’innovation numériques.

Dans cette vidéo, Arancha González, doyenne de l’École des affaires internationales de Sciences Po et Cornelia Wool, doyenne de la Hertie School à Berlin, commentent leur approche du premier module du cours qui porte sur la mondialisation.

Le cours multicampus présente un format innovant qui mêle des cours magistraux de professeurs, des adaptations locales et des groupes de travail qui aboutissent sur un projet apportant la réponse à des défis de politiques publiques. Ces cas pratiques sont l’occasion pour les étudiants de puiser dans leurs connaissances pour les appliquer à un défi concret, avec l’aide de superviseurs. Les meilleurs projets peuvent même remporter un prix.

Le cours multicampus va initier un véritable débat européen entre les étudiants et professeurs de toute l’alliance, fidèle à l’esprit de CIVICA.

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Journées portes ouvertes Bachelor 2022

Rendez-vous le 26 novembre 2022
  • Portes ouvertes Bachelor 2022Portes ouvertes Bachelor 2022

Découvrez nos campus et notre bachelor en sciences humaines et sociales (grade de licence), un programme pluridisciplinaire qui vous permettra notamment d’effectuer votre 3ème année à l’étranger !

Cette édition aura lieu le 26 novembre 2022.

Nancy, le campus hôte, remporte les Collégiades 2022

  • Cérémonie de cloture des Collégiades de Nancy 2022 ©Joan Jaco / Sciences PoCérémonie de cloture des Collégiades de Nancy 2022 ©Joan Jaco / Sciences Po

Événement très attendu des étudiantes et étudiants du Collège universitaire, les Collégiades (ou Mini Crit) voient se rencontrer chaque année les différents campus de Sciences Po au travers d' épreuves sportives et artistiques. Le campus de Nancy, qui espérait accueillir l'événement en 2020, a dû attendre cette année pour l'organiser et finalement remporter le classement général !

Créées en 2006 par Sciences Po, les Collégiades avaient pour but initial de réunir chaque année l'ensemble des étudiantes et étudiants des sept campus du Collège universitaire : Dijon, Le Havre, Menton, Nancy, Paris, Poitiers et Reims. Compétition sportive à l'origine, la rencontre annuelle s'est étoffée au fil des ans en prenant également une dimension artistique.

L'ensemble des Collégiades est axé sur un thème qui met en valeur le territoire du campus d'accueil. Le thème de cette année était "Stan Wars 2022", en hommage à la cité du Duc de Lorraine Stanislas. Ouvertes par le directeur de Sciences Po, Mathias Vicherat, les épreuves se sont tenues du 23 au 27 mai 2022.

Au programme des rencontres artistiques de cette édition : court-métrage, poésie, théâtre, photographie, arts plastiques, danse, musique et défilé de mode.

Côté sportif, les épreuves ont porté sur plusieurs disciplines : volley-ball, rugby féminin et masculin, basket féminin et masculin, football féminin et masculin.

Au classement général, nous retrouvons sur le podium le campus de Nancy qui remporte le tournoi avec 86 points, suivi du campus du Havre puis de celui de Poitiers. Les étudiantes et étudiants nancéiens sont notamment arrivés premiers en danse, mode, cheerleading, basket masculin, rugby masculin et volley.

Encore bravo à tous et toutes : sportifs, sportives, artistes et équipe organisatrice de l'événement ! 

En savoir plus sur les Collégiades 2022 à Nancy.

Article rédigé par l'équipe éditoriale de Sciences Po.

Félicitation aux lauréats de la 10ème promotion du double diplôme Sciences Po - Columbia

  • Promotion 2022 du double diplôme Sciences Po / Columbia ©Sciences PoPromotion 2022 du double diplôme Sciences Po / Columbia ©Sciences Po

Lundi 16 mai 2022 a eu lieu à New York la 10e cérémonie de diplomation du double diplôme Sciences Po-Columbia University. Cette année, ce sont 69 étudiants qui recevront à la fois leur diplôme de Bachelor de Sciences Po et celui de Columbia lors d’une cérémonie marquée par l’émotion et les paroles inspirantes de ceux qui le font vivre. Étaient également présents les étudiants des promotions 2020 et 2021 dont les cérémonies avaient été annulées en raison de la pandémie.

Un programme pionnier

Précurseur et modèle pour les neuf doubles diplômes internationaux de Bachelor offerts aujourd'hui par le Collège universitaire de Sciences Po, ce programme, pionnier dans le monde de l’enseignement supérieur, témoigne de l’esprit d’avant-garde, de la créativité et de l’esprit novateur de ses institutions fondatrices. Il est aujourd’hui le double diplôme le plus emblématique de notre institution.

Sans surprise, il a connu un fort engouement dès sa création pour atteindre le chiffre record de 689 candidatures cette année, représentant 64 nationalités de tous les continents.

À la rentrée prochaine, fidèle à sa tradition d’excellence, 90 étudiants rejoindront le double diplôme.

Mathias Vicherat, évoquant pendant la cérémonie “une collaboration incroyablement réussie”, a salué “l’esprit d’innovation, de coopération internationale et d’audace, inhérent à ces programmes et qui participe à la vision ambitieuse de l’enseignement supérieur que Sciences Po et Columbia incarnent et partagent”.

Un programme d'excellence

Au terme de quatre années d’études (deux à Sciences Po et deux à Columbia), les diplômés de ce programme se dirigent vers des carrières aussi variées que le management, la finance, les arts, la technologie, l’analyse de données, l’administration de la santé, l’enseignement ou encore le monde associatif ou la haute fonction publique nationale ou internationale, pour ne citer que quelques exemples. D’autres décident de poursuivre leurs études en Master, à Sciences Po ou dans d’autres universités internationales parmi lesquelles l’on peut citer cette année Harvard, Oxford et Yale. Le programme compte notamment parmi ses alumni deux boursiers Rhodes.

“Ce programme nous a montré qu'il engendre des pionniers, des explorateurs et des expérimentateurs” a souligné Mathias Vicherat lundi face aux diplômés, en se demandant "quel pays sera le premier à être dirigé par une alumna ou un alumnus ?".

Une figure d'exception

La célébration des dix ans du programme a aussi été l’occasion de rendre hommage à Dean Peter Awn, ancien Doyen de la School of General Studies de Columbia, dont l’esprit visionnaire, vaillant et curieux, fut central pour la fondation du double diplôme. La bibliothèque du campus de Reims, où étudient une grande partie des étudiants du programme (en plus de Menton, le Havre et Poitiers), porte son nom depuis le décès de ce dernier en 2019.

Félicitations !

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Clap de fin annuel pour les cordées de la réussite

  • Cérémonie de clôture annuelle des Cordées de la réussite ©NolanBrialCérémonie de clôture annuelle des Cordées de la réussite ©NolanBrial

Le 14 mai 2022, ils n’étaient pas moins de 200 à participer, sur le campus de Reims, à la cérémonie de clôture des cordées de la réussite. Ce dispositif, lancé en 2008 par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et le secrétariat d’Etat en charge de la politique de la ville, permet à des collégiens et collégiennes d’affiner leur projet d’orientation tout au long de l’année au contact d’étudiants bénévoles. Près de 500 établissements d’enseignement supérieur sont aujourd’hui partie prenante de ce réseau partenarial, parmi lesquels Sciences Po depuis maintenant 11 ans. Retour sur cette célébration pleine d’émotions.

Un dispositif inclusif qui fait la fierté de tous

Sur le campus de Reims, dans le cadre du Parcours civique - pilier fondamental de la formation académique du Collège universitaire - 50 tuteurs volontaires soutiennent, via du tutorat, de l’accompagnement scolaire, de l’ouverture culturelle, près de 190 collégiens. Cette année a par ailleurs permis de relever un nouveau défi : porter à 11 le nombre de collèges partenaires au sein d’une vaste circonscription. En effet, 3 établissements issus des quartiers prioritaires de la ville dont 2 en zone rurale, à Fumay (Ardennes) et Chevillon (Haute Marne) ont rejoint le réseau relevant ainsi le challenge de l’intensification du maillage territorial.

Étaient réunis pour cette cérémonie de clôture, des élèves des collèges partenaires avec leurs familles, des référents enseignants des principaux collèges, mais aussi Madame Yoril Baudoin, cheffe des Services académiques d'Information et d'Orientation et Monsieur Philippe Wattier, adjoint au Maire, délégué à la Politique de la Ville, à l'insertion et à la cohésion territoriale. Ces derniers ont, tour à tour, mis en lumière l’importance des cordées de la réussite respectivement au sein du Rectorat et de la municipalité de Reims.

Philippe Wattier a mis en exergue le soutien sans faille de la ville à l’égard des jeunes.

Yoril Baudoin, a rappelé quant à elle, tout l’intérêt d’un tel engagement à titre personnel mais aussi lors de sa valorisation dans le cadre de Parcoursup.

Crystal Cordell Paris, nouvelle directrice du Campus a salué l’engagement et la ténacité de tous les acteurs du dispositif tout en soulignant “l’exigence éthique, la conscience des réalités sociales, la capacité à s’investir pour autrui suivant des principes humanistes, ces valeurs profondes portées par notre institution et qui se retrouvent dans le dispositif des cordées de la réussite”.

Mathias Vicherat, Directeur de Sciences Po, a enfin adressé un message vidéo aux présents. Il a fait part de sa fierté devant le nombre d’élèves, d’étudiants-tuteurs et de principaux de collèges investis dans ce dispositif. Il a rappelé que l’”ADN de Sciences Po était de conjuguer excellence et égalité des chances, de faire en sorte que la solidarité soit concrète”. Il a enfin conclu :“Avec ce programme, nous avons l’ambition d’être tous des premiers de cordées !”

Partages

Chaque cordée (équipe présente au sein d’un collège) a pu présenter son bilan, via un reportage vidéo, un débat politique, une pièce de théâtre permettant de découvrir, non sans humour, des jeux de rôles et autres parodies témoignant de l’implication et de l’enthousiasme des collégiens concernés sur des sujets actuels.

Le bureau de l'association en charge des cordées a quant à lui saisi l’occasion de procéder au rappel des ambitions de cette année : le retour bienvenu des étudiants sur les sites des collèges, des rencontres culturelles en lien avec les associations du campus, de nouveaux partenariats, des échanges inter cordées, une communication plus intense sur les réseaux sociaux…

Des étudiants interrogés “à chaud” ont chacun résumé cette expérience en un mot (ou presque) : "Échanges-émulation-valorisation-partage-rencontres-transmission-une bouffée d’oxygène pour le tuteur comme pour l’accompagné”.

“Voir les élèves s’épanouir, prendre confiance en eux, découvrir des passions et des talents” est galvanisant explique Coralie Moreau du pôle communication.

"Le partage est pour moi le maître mot de cette initiative. Si les élèves s’investissent, ils nous apportent aussi beaucoup “ ajoute Méline Amnayéné, co présidente du bureau.

La nouvelle équipe, qui a pu présenter son programme à l’audience est apparu, selon les présents, “ motivée, enthousiaste et déjà prête pour la suite” ! A suivre

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L'équipe éditoriale de Sciences Po

Bigger Than Us : une projection dans le cadre du Parcours civique qui nous fait voir plus grand

  • ©Elzevir Films, Big Mother Productions, All You Need is Prod, France 2 cinéma©Elzevir Films, Big Mother Productions, All You Need is Prod, France 2 cinéma

Un long métrage documentaire présentant le parcours de sept jeunes qui veulent agir pour la planète et le bien commun diffusé dans le cadre du parcours civique sur les campus de Sciences Po. Vous saurez tout sur l’ambition de cette projection, les circonstances et les avis des présents sur le documentaire Bigger Than Us de Flore Vasseur. 

Agir pour le bien commun

Bigger Than Us, lauréat du César 2022 du « Meilleur documentaire », suit l'histoire de sept jeunes gens qui se battent pour un monde meilleur et plus juste. De l'éducation des réfugiés à la justice environnementale en passant par la liberté d'expression, les causes défendues par ce groupe de jeunes de partout dans le monde peuvent être très variées, mais chacun d'entre eux s'investit dans sa communauté et œuvre pour le changement au niveau local et mondial. Bien qu'ils viennent de pays aussi divers que le Malawi, le Brésil et les États-Unis, ces sept jeunes sont néanmoins liés par un engagement profond envers leurs causes, s'efforçant d'apporter un changement durable.

Comme l'a fait remarquer Clémence Vitti, étudiante en M1 sur le campus de Paris, « Les sept histoires résultent de problématiques aux origines communes, d’un monde où les intérêts capitalistes creusent des inégalités socio-économiques toujours plus fortes, et ce au détriment des communautés les plus précaires. » Dans le cadre du Parcours civique, un programme d’action social intégré dans la promotion du Bachelor sur tous les campus de Sciences Po, les étudiantes et étudiants sont encouragés à agir de manière citoyenne et solidaire pour le bien commun, ils ont l’occasion d’œuvrer à l’encontre de la situation dépeinte par Clémence Vitti en menant à bien un projet qui prend en compte les réalités sociales actuelles. Stéphanie Balme, doyenne du Collège universitaire de Sciences Po explique : Bigger Than Us est « une forme de projet en images de Parcours civique »–un parcours qui est « une partie déterminante et éthique du parcours de Sciences Po. » 

Réveiller les consciences

Cristofe Montabord à Sciences Po

Pour Cristofe Montabord (à droite), étudiant sur le campus de Poitiers, le documentaire « permet aux étudiants de se rendre compte des réalités d’ailleurs, des réalités auxquelles ils n’ont pas forcément conscience. Cela peut favoriser une mutation dans le mode de vie de l’étudiant ou jeune voir le modifier totalement. » Ceci peut prendre la forme d’une mutation vers un mode de vie plus durable, par exemple, ou une prise de conscience des expériences vécues par les réfugiés en Europe ou des problèmes de sécurité alimentaire pour ensuite agir dans sa communauté. 

En effet, les projections organisées dans le cadre du Parcours civique ont pour objectif de créer les espaces de débat sur des sujets de société et d’encourager l’échange sur les enjeux sociaux majeurs. Pour Eva Karam, étudiante en première année sur le campus de Paris, « le choix du film était particulièrement pertinent dans le cadre du parcours civique. Il constitue une source d’inspiration pour ce projet et nous donne un « avant-goût » du sens qu'on pourrait lui donner. » Un « avant-goût » qui donne aux étudiantes et étudiants un aperçu d’avenirs possibles. Le documentaire est, en fin de compte, bien plus qu’une programmation culturelle ; il appelle à l’action et se positionne à l’encontre de l’apathie ou la peur qui touchent les gens d’aujourd’hui face aux problématiques les plus complexes de notre société.

Oser s’engager

Clémence Vitti à Sciences Po

Selon Clémence Vitti (à gauche), le documentaire lui est apparu comme une bouffée d’air frais : « je l’ai trouvé plein d’espoir, fédérateur, encourageant et positif. Il présente l’engagement une alternative à l’éco-anxiété ressentie par ma génération. »

En effet, avec les problèmes de santé mentale, de plus en plus documentés chez les jeunes, il est important d’offrir les moyens d’échapper aux sentiments d’impuissance liés aux problématiques les plus médiatisées. Des actions peuvent être menées au niveau local pour ensuite atteindre un niveau plus national ou global : la solution proposée par le documentaire, comme Clémence Vitti le note, « n’était de ne pas toujours chercher à agir directement depuis le sommet de la pyramide. Au contraire, sa stratégie fructueuse a été de mobiliser initialement les jeunes, ses pairs, puis les habitants des communautés plus largement, les chefs traditionnels, ensuite membres du parlement à l’échelle nationale et enfin seulement, le président. »

Un fort impact

Un engagement individuel à une petite échelle qui peut grandir pour toucher plus de monde ? Cristofe Montabord a observé une influence directe de ce documentaire sur les jeunes autour de lui : « à l’issue de la projection, certains étudiants de première année sont venus me poser des questions quant à leur parcours civique et aux meilleures façons de s’engager. »

Dans cette même perspective, Clémence Vitti a ajouté : le documentaire “parvient à insuffler cette intention d’agir à son tour, pour ne plus se sentir impuissant ». En effet, ce film a réussi à inspirer les étudiantes et étudiants, insufflant cette idée que leurs projets sont réalisables, utiles et peuvent avoir pour effet d’améliorer les choses. 

Pour en finir avec les mots d’Eva Karam : « Si ce documentaire présente les expériences et combats d'activistes qui ont réussi à mener leurs projets, quand bien même ceux-ci ont pu paraître irréalisables, il m'a fait prendre conscience de ma capacité d'action, de notre capacité collective de transformation du monde qui nous entour . »

L'équipe éditoriale de Sciences Po

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"Il a marqué mon expérience d'étudiant de manière indélébile" : focus sur le CIVICA Engage Track Course

En savoir plus sur ce cours hors normes
  • Alexandra Ana donne un cours @AlexandraAnaAlexandra Ana donne un cours @AlexandraAna

Dans le cadre de l'Engage Track (EN), un projet de CIVICA - l'Université européenne des sciences sociales (EN) – l’Engage Course (EN), proposé par Sciences Po, offre la possibilité de participer à un projet indépendant innovant, le Showcase Assignment, qui emploie l'expérience de terrain comme outil pédagogique.

Tout au long du premier semestre (2021-2022), Alexandra Ana, Teaching Fellow à Sciences Po sur le campus du Collège universitaire à Reims, a encadré le travail des étudiantes et étudiants dans un cours ouvert à toutes celles et ceux qui ont soit participé à la European Week de CIVICA, soit suivi des Engage Courses au cours de leurs cinquième et sixième semestres à Sciences Po.

Marco Gerbino, étudiant à Sciences Po

Ces expériences ont abouti au Showcase Assignment, un projet indépendant qui prend comme sujet l'éducation financière. En tant que directrice de ces projets étudiants, Alexandra Ana a aidé les élèves à canaliser leurs travaux et les a encouragés à poser des questions pertinentes au sujet de l'éducation financière : "Cela a été gratifiant de les accompagner dans le processus d'articulation, d'une part de la dimension intellectuelle, plus théorique et conceptuelle de la question publique clé qu'ils ont abordée et d'autre part, de ses implications pratiques."

L’Engage Course fonctionne conjointement avec les principes fondateurs de l'humanisme de Sciences Po et son objectif de former des citoyennes et citoyens éthiques et actifs dans leurs communautés locales et mondiales. Le cours est enseigné dans le contexte du Parcours civique de Sciences Po, qui encourage la compréhension des questions de citoyenneté par une approche qui prône "l’apprentissage par l’action" et permet aux étudiantes et étudiants de travailler sur un projet de leur choix en s’engageant de manière significative sur une question sociale ou civique. 

Pour Marco Gerbino (à gauche), étudiant à Sciences Po, le lien entre le Parcours civique de Sciences Po et l’Engage Course de CIVICA a été une force motrice dans son choix de suivre ce cours. Lorsqu’il a pris connaissance de l’opportunité de prendre l’Engage Course de CIVICA, il n'y a “pas réfléchi à deux fois." Selon lui, cet enthousiasme provenait de ses expériences antérieures en matière d'engagement civique : "Le Showcase Assignment m'a donné l'opportunité d'explorer le sujet plus en profondeur et de le relier aux thèmes de mon expérience d'engagement civique à Sciences Po."

Relier le local à une perspective européenne plus large

Héloïse Nonat, étudiante à Sciences Po

Dans le cas d'Héloïse Nonat (à droite), étudiante à Sciences Po, son CIVICA Engage Course Showcase Assignment a pris la forme d'un magazine conçu pour enseigner aux jeunes le concept d'éducation financière. "J’ai apprécié l’ouverture de ce cours, dans le sens où nous pouvions choisir notre sujet assez librement. C'était également agréable de lier le sujet de notre programme d'apprentissage civique à ce projet, et de pouvoir utiliser le format que nous voulions, comme un podcast, un mini-mémoire, des interviews, créer une vidéo ou un magazine", s’enthousiasme-t-elle.

En effet, cette liberté était un choix pédagogique voulu, permettant aux étudiantes et étudiantes de s'appuyer sur leurs points forts et leurs intérêts pour parler d’un sujet donné - dans ce cas, l'éducation financière - sous un angle inattendu.

L'approche innovante d'Héloïse Nonat a pris la forme d'un magazine qui a intégré des articles sur l'éducation financière dans l'Union européenne, les crypto-monnaies et la génération Z, tout en présentant les expériences de plusieurs jeunes Européens et leurs relations avec l'éducation financière. Comme le note la Teaching Fellow Alexandra Ana, "j'ai encouragé Héloïse à articuler ses connaissances et à mettre sa passion pour la photographie au service de son exploration de la question de l'éducation financière lors de son Engagement civique."

Une expérience internationale en plusieurs volets

Léa Fournier, étudiante à Sciences Po

L’Engage Course est la suite logique de la European Week, un événement CIVICA organisé dans le cadre du CIVICA Engage Track qui réunit des étudiantes et étudiants des quatre universités participantes : Université Bocconi (Italie), Sciences Po (France), Stockholm School of Economics (Suède) et The London School of Economics and Political Science (Royaume-Uni).

Les échanges entre les étudiantes et étudiants de ces quatre campus se sont avérés être un aspect central de l'expérience, leur permettant de développer leurs idées et perspectives de manière coopérative, tout en travaillant dans un contexte de cultures et visions politiques multiples. Comme l'a fait remarquer Léa Fournier (à gauche), étudiante à Sciences Po, "les groupes dans lesquels nous avons travaillé étaient constitués d'une ou un étudiant de chaque université ; nous avions donc toutes et tous des parcours très différents ; certains d'entre nous étaient plus familiers avec l'économie tandis que d'autres étaient plus à l'aise avec les relations internationales." Ce brassage de spécialités et d'universités lui a donc permis de rassembler "de nouvelles idées inspirées de différentes pratiques dans nos propres pays et de les combiner pour apporter une nouvelle approche à notre projet."

L'étudiant Marco Gerbino a également été conquis par l'aspect international du cours, faisant allusion à la façon dont il a enrichi son Showcase Assignment, affirmant qu'il était "d’une importance incomparable" pour son expérience. Pour lui, "réunir diverses communautés académiques et professionnelles de toute l'Europe pour discuter d'un thème commun est quelque chose que l'on n'a pas la chance de vivre tous les jours, surtout au niveau du bachelor universitaire."

Ce format non conventionnel, conçu pour encourager les jeunes à réfléchir aux grandes questions européennes, emploie l'innovation pédagogique comme outil pour exposer les étudiantes et étudiants à des perspectives interculturelles, tant au niveau local qu'international. En effet, en mettant en conversation le Parcours civique de Sciences Po avec le CIVICA Engage Track, les étudiants ont pu se familiariser avec l'engagement civique à la fois au niveau local et à l'échelle européenne. Comme le dit Alexandra Ana, "Je crois que l'engagement critique et la réflexion transversale sur les questions, de bas en haut et de haut en bas, ont rendu les étudiantes et les étudiants beaucoup plus conscients des implications et des enchevêtrements des différents niveaux de gouvernance et des effets pratiques des décisions dans le processus d'élaboration des politiques. Cela a renforcé leur confiance dans leur capacité à agir sur des questions d'importance sociétale, du niveau individuel et communautaire au niveau européen, mais aussi leur sens de l'engagement public et de la responsabilité."

"Il a marqué mon expérience d'étudiant de manière indélébile”

Guillaume Marder, étudiant à Sciences Po

Qu’ont donc les étudiantes et étudiants retenus de cette expérience ? Selon Marco Gerbino, le cours a laissé "une marque indélébile" sur son expérience d'étudiant. En effet, l’Engagement Course, couplé à la semaine européenne et culminant avec le projet indépendant, dépasse les limites d'un cours universitaire standard, permettant un échange dans de multiples contextes et entre universités et cultures.

Quant à Guillaume Marder (à droite), étudiant à Sciences Po, il a poussé plus loin cette opportunité lors de la European Week de CIVICA et du Showcase Assignment à Sciences Po. Étant donné qu’il s’est bien entendu avec un étudiant de l'ESS lors de la European Week, ils sont, comme il le note, "restés en contact” et ont commencé à poursuivre leur “propre initiative étudiante CIVICA, qui vise à analyser l'Union monétaire européenne en utilisant le cadre de la théorie de la zone monétaire optimale". Pour Guillaume, "un tel projet n'aurait jamais été possible sans l’Engage Course et le soutien continu de CIVICA". 

L'innovation mène à l'innovation, la passion est contagieuse, et cette collaboration entre Guillaume Marder de Sciences Po et Rasmus Salén de l'ESS est un exemple de ce qui peut être accompli en restant ouverts aux nouvelles idées et expériences. En effet, les formats pédagogiques non conventionnels et l'exploration intereuropéenne des idées finissent par planter les graines de nouveaux projets au-delà des frontières, ce qui soulève la question suivante : quelles idées nouvelles et innovantes nous attendent pour être découvertes ?

L'équipe éditoriale de Sciences Po

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Intéressés par Sciences Po ? On répond à toutes vos questions

Revoir l'émission du 11 Janvier 2022
  • Comment intégrer Sciences Po après le Bac ?Comment intégrer Sciences Po après le Bac ?

Accessible à partir du baccalauréat (ou son équivalent à l’étranger), le Collège universitaire est une formation fondée sur l’étude des sciences humaines et sociales qui se déroule en trois ans sur l’un des sept campus de Sciences Po. Elle permet d’obtenir le diplôme de bachelor (bac +3).

À l’occasion d’émissions en direct, nous vous présentons  les enseignements, la procédure d'admission, la préparation aux épreuves, ou encore la vie quotidienne sur les campus de Sciences Po.

Voir ou revoir l'émission du 11 janvier 2022 avec Campus France (en anglais).

Teaching Fellowship : une ouverture sur le monde

  • Dan Traficonte, Teaching Fellow sur le campus de MentonDan Traficonte, Teaching Fellow sur le campus de Menton

Saviez-vous que Sciences Po accueille chaque année de jeunes docteurs ou doctorants dans le cadre d’un Teaching Fellowship ?

En effet, depuis 2015, Sciences Po propose à de jeunes chercheurs et chercheuses internationaux de venir enseigner au Collège universitaire, notamment au sein des campus anglophones de Reims, Menton et Le Havre. Après un processus de sélection rigoureux, les onze fellows choisis s’installent sur l’un des trois campus pour une résidence d’un an : ils y donnent des enseignements, sous le prisme de leurs recherches, en lien avec les disciplines fondamentales du Collège universitaire et l’axe géographique du campus choisi, tout en profitant de la stimulation intellectuelle due notamment au riche brassage sur les campus de Sciences Po en région. Ces jeunes enseignants ont également, à cette occasion, l'opportunité de créer ou de développer en tant que mentors des projets innovants avec leurs étudiants.

Avec leurs parcours diversifiés, les Teaching fellows apportent de nouvelles perspectives aux étudiantes et aux étudiants du Collège Universitaire, qui profitent ainsi de méthodes pédagogiques innovantes et d’une réelle ouverture internationale. 

Envie d’en savoir plus sur le Teaching Fellowship ?

Découvrez l'interview de Dan Traficonte, Teaching Fellow sur le campus de Sciences Po à Menton :

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Feliz 20 aniversario Campus de Poitiers

  • Photo officielle pour les 20 ans du Campus ©Thomas Arrivé / Sciences PoPhoto officielle pour les 20 ans du Campus ©Thomas Arrivé / Sciences Po

Le 9 septembre dernier avait lieu la rentrée solennelle du Campus de Poitiers, un temps fort placé sous le signe des 20 ans de l’institution.

Retour sur ce moment clef.

Des étudiants hauts en couleur

Véritable porte ouverte sur l’Amérique latine, la péninsule ibérique et la compréhension des grands enjeux contemporains, le campus de Sciences Po à Poitiers a accueilli 255 étudiants, parmi lesquels 40% d’internationaux de 31 nationalités différentes.

À Poitiers, on trouve des étudiants passionnés :  en témoigne notamment le lancement de l’OPALC (Observatoire Politique de l’Amérique latine et des Caraïbes) par un groupe d’étudiants et de doctorants (2007), la publication de l’Atlas de l’Amérique Latine dans le cadre d’un projet collectif, la rédaction d’un conte pour enfants racontant l’histoire de l’Amérique latine (2011) ou encore le lancement du Festival Art et politique (2008) qui accueille les poitevins autour de rencontres culturelles et artistiques.

On rencontre également sur ce campus des étudiants engagés qui organisent des colloques, créent leur journal et chantent l’hymne contre l’autoritarisme brésilien en guise de bienvenue au Président Lula!

En tout, ce sont plus de 1600 étudiants qui ont emprunté le chemin du campus de Poitiers, parmi lesquels de nombreuses « pépites » qui restent fidèles à ce lieu de formation qui les a fait grandir, progresser, s’ouvrir au monde. Il s’agit d’autant d’ambassadeurs qui travaillent désormais au sein d’organisations internationales comme l’ONU, l’Union européenne, l’Unesco, des ONG internationales….

Cette année, c’est Miguel Lago qui a été choisi pour intervenir lors de cette rentrée si spéciale. Ce politologue brésilien, aujourd’hui enseignant aux États-Unis et Directeur de l’Institute for Health Policy Studies au Brésil, était déjà un étudiant très investi. En effet, c’est lors de sa 3A que lui est venue l’idée de co-fonder Meu Rio, association non partisane de mobilisation civique, véritable laboratoire d'activisme et d’engagement.

À l’instar de cet alumnus prestigieux, ils sont aujourd’hui nombreux à suivre l’institution poitevine et à entretenir un lien fort avec les équipes en place, en témoigne l’émouvant discours de Stefano Badalacchi lors de l’inauguration du nouveau campus en 2019. 

Quelle meilleure récompense pouvait-on espérer pour ces 20 ans ?

Des conditions exceptionnelles entre histoire, confort et modernité

Créé en 2001, le campus euro latino américain situé dans le centre historique de la ville de Poitiers a depuis 2004 élu domicile à l’Hôtel Chaboureau. La dynamique de croissance du campus, sa forte attractivité ont été à l’origine d’un nouveau déménagement en janvier 2019 au sein du « collège d’Aliénor », un bâtiment construit début du XVIIIème siècle, partie de l’ancien couvent des Jacobins. 

Avec ses trois amphis (contre un seul dans l’ancien site), et 10 salles de cours (au lieu de 5 par le passé), les étudiants du campus de Poitiers ont tout l’espace nécessaire pour étudier. Mais pas seulement ; tout a été également prévu pour le bien-être des étudiants : une salle artistique, une cafétéria, des bureaux associatifs, des espaces de coworking, un espace de détente, etc.

Le campus de Poitiers a ainsi préfiguré d’autres évolutions de campus, notamment celui de Paris autour du nouveau site du 1, Saint-Thomas qui ouvrira ses portes bientôt.

Cet écosystème n’a pas manqué d’évoluer au fil du temps afin d’assurer la continuité pédagogique quoiqu’il arrive. Aujourd’hui, 100% des salles de cours sont équipées de caméras et de systèmes de captation audio et tous les enseignants qui le souhaitent ont par ailleurs été à l’enseignement hybride.

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Rentrée 2021 : bienvenue à tous les étudiants du Collège Universitaire !

Découvrez les rentrées sur nos campus
  • Rentrée 2021 du campus de Menton ©Thomas Arrivé / Sciences PoRentrée 2021 du campus de Menton ©Thomas Arrivé / Sciences Po

Une rentrée en présentiel, sans jauge de présence, sur tous les campus : le Collège Universitaire de Sciences Po est heureux d’accueillir ses 4626 étudiants pour débuter cette année universitaire 2021-2022. Retrouvez les impressions des nouveaux et des anciens, heureux de (re)découvrir leurs campus et de débuter une année qui s’annonce riche !

Découvrir une culture, suivre des enseignements uniques, participer à une vie étudiante dynamique ou encore rencontrer des amis inspirants et d’horizons divers: tous ont de bonnes raisons d’avoir choisi Sciences Po. De l’histoire du XIXè siècle au droit constitutionnel, de l’étude de l’économie aux humanités politiques dispensées par chaque campus ; leurs études leur apprendront à construire des ponts entre les disciplines et cultiver l’ouverture d’esprit. De quoi libérer leur talent et leur donner l’envie et les moyens d’agir sur le monde.

Conformément aux recommandations gouvernementales, la rentrée a été prévue en présentiel afin de retrouver une expérience étudiante la plus normale possible. Toutes les équipes pédagogiques sont mobilisées pour s'assurer que les mesures de sécurité et les réglementations sanitaires sont strictement respectées, afin de  garantir la continuité des enseignements, quoiqu’il arrive. Cependant, pour anticiper une éventuelle évolution de la situation sanitaire, le maintien du principe de l’hybridité et/ou de la mise à disposition de séances de cours filmés sont prévus : 100 % des salles de cours ont maintenant été équipées de caméras et de systèmes de captation audio. Cliquez ici pour nos informations et recommandations en rapport avec la Covid-19.

Le Collège Universitaire en un coup d’oeil

En cette rentrée 2021, le Collège Universitaire accueille 1616 nouveaux admis. 

  • 428  sur le campus de Paris
  • 544 sur le campus de Reims
  • 144 sur le campus de Nancy
  • 142  sur le campus de Menton
  • 83 sur le campus de Dijon
  • 165 sur le campus du Havre
  • 110 sur le campus de Poitiers

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