WHIG - Une comparaison Paris/Londres/São Paolo/Mexico

Le projet

Qui gouverne les grandes métropoles et pour qui ? Les gouvernements gouvernent mais pas tout et pas tout le temps d’où la question « qui gouverne quand personne ne gouverne ? »,  « qu’est ce qui est gouverné et qu’est-ce qui n’est pas gouverné », « quels sont les secteurs qui échappent aux gouvernements ? » Cette question des discontinuités des processus de gouvernement est centrale pour les grandes villes.

En termes conceptuels, le projet vise à une révision du concept de gouvernance envisagé de manière non linéaire et discontinue en prenant en compte le dark side de la gouvernance urbaine : corruption, clientélisme, échecs, mafias, gangs, activités informelles et illégales.

Le cas des très grandes métropoles est particulièrement intéressant car une partie de la littérature les classe rapidement comme “ingouvernables”. Une perspective de recherche urbaine comparative vise non pas à travailler sur des pseudo convergences mais à croiser des questions de recherches sur la catégorie « grandes métropoles » et à considérer les grandes villes du sud comme des grandes villes « ordinaires » ou les questions de transport, de logement, de gouvernance, de corruption, de pollution ou de sécurité.
Les métropoles s’inscrivent dans des régions urbaines et deviennent des acteurs politiques et s’organisent dans des réseaux transnationaux. Que veut dire ‘‘seeing like a city?’’

La recherche empirique comparée est organisée à partir des thématiques suivantes

  1. Analyse des réseaux d’élites à Paris, Mexico, São Paolo, Londres, développement d’une méthodologie commune, de bases de données, d’analyse de réseaux
  2. Études des structures du gouvernement, des relations avec état central : institutions, partis, budgets, élections, leadership, police, analyse des grands groupes d’intérêts (organisations, syndicats, promoteurs immobiliers, groupes de quartiers, firmes…)
  3. Analyse comparée de grands projets urbains : aéroports, quartiers d’affaires, rénovation du centre ville
  4. Analyse comparée des réseaux d’infrastructures (eaux, déchets, énergie, transports) et des stratégies des firmes
  5. Analyse des grands conflits, émeutes, mobilisations
  6. Dark side of governance : analyse comparée du clientélisme, de la corruption, du gouvernement des illégalismes (squats, bidonvilles..).

l'équipe

Partenaires

  • Colejio de México, CEDUA
  • Université de Sao Paolo, Centre d’études métropolitaines
  • Bartlett School, UCL, Londres
  • Sciences Po, CEE, Paris
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