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Raphaël Gialdini
Doctorant
Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE)
Thème(s) de recherche : Histoire environnementale, Anthropocène, Économie politique, Inégalités environnementales, Justice climatique, Épistémologie historique, Science & Technology Studies, Philosophie des sciences humaines, Théories de la modernité, Histoire des idées politiques, Cosmopolitique et droits de la nature
Discipline(s) : Philosophie, Science politique, Droit
Axe(s) de recherche : Transformations du capitalisme
Biographie
Formé aux sciences sociales et à la philosophie (agrégation) dans le cadre de l’ENS Paris-Saclay et de la Sorbonne, puis au droit de l’environnement à Sciences Po (Master droit économique), Raphaël Gialdini a d’abord étudié la manière dont l’avènement des sciences sociales, à la fin du XIXe siècle siècle, modifiait les problématiques classiques de la philosophie de la connaissance en obligeant celle-ci à quitter un point de vue fondationnel, centré sur le sujet, pour considérer le caractère à la fois collectif et historique des savoirs. Dans le cadre de son Master de droit, il s’est ensuite intéressé à l’assurance comme forme de gouvernementalité proprement moderne et à son rôle dans la prise en charge du caractère aléatoire des phénomènes naturels, à la jonction des théories de la modernité, de l’histoire des probabilités et de celle des rationalités politiques. Son mémoire de M2, « Naissance de la gouvernementalité assurantielle. Des contrats aux caisses publiques », posait les premiers jalons d’une histoire environnementale de la sécurité, entendue comme l’étude des manières dont les collectifs modernes en sont venus à faire des aléas naturels quelque chose de prévisible, susceptible d’une prise en charge institutionnelle articulant des théories de la justice, des cosmologies scientifiques, des épistémologies du risque et des formalismes juridiques à chaque fois spécifiques.
Recherche en cours
Son travail de thèse entend développer cette analyse sur une période de temps s’étendant du XVIIIe siècle au XXIe siècle, afin de suivre, à travers l’histoire des pensées de l’assurance, la mise en place de différents régimes de sécurité environnementale (mercantiliste, caméraliste, libéral, solidariste, etc.), jusqu’à leur entrée en crise à l’heure de l’Anthropocène. Ce travail se propose ainsi de battre en brèche les grands récits qui, à l’exemple de celui d’Ulrich Beck dans La Société du risque, postulent un lien massif entre assurabilité et modernité, tout en conservant l’idée-force voulant que les pensées de l’assurance constituent un lieu d’observation privilégié pour qui souhaite entrevoir la variété des manières dont s’est organisée la maîtrise moderne de la nature.
Sujet de thèse
Domestiquer les aléas naturels. Une histoire environnementale de la sécurité
Direction : Pierre Charbonnier, Sciences Po, CEE, CNRS
ENSEIGNEMENT(S)
2025/2026 - Annuel : Séminaire doctoral, « Philosophie des inégalités écologiques », ENS PSL, Département de Philosophie.
2025/2026 - Annuel : Séminaire de master, « Lire l’Enquête sur les modes d’existence de Bruno Latour », ENS PSL, Département de Sciences sociales.
2026 - S2 : Cours magistral, « Écologie et sciences sociales », Sciences Po, Campus de Nancy.
