Les origines des inégalités scolaires

Contribution à l'étude des trajectoires scolaires des enfants d'immigrés en France et en Angleterre
Soutenance de thèse - Mathieu Ichou, 17 novembre 2014
  • Harmony Day (Photo DIAC Images / DIBP, CC BY 2.0)Harmony Day (Photo DIAC Images / DIBP, CC BY 2.0)

Mathieu Ichou soutient sa thèse lundi 17 novembre 2014 à 14h en salle Annick Percheron, 98 rue de l'Université, Paris 7e.

Les origines des inégalités scolaires : contribution à l’étude des trajectoires scolaires des enfants d’immigrés en France et en Angleterre

Jury:

  • Richard Alba, Professor of Sociology, CUNY Graduate Center, New-York
  • Anthony Heath (directeur de thèse), Emeritus Professor of Sociology, Emeritus Fellow of Nufflied College, University of Oxford
  • Mirna Safi, Chargée de recherche, OSC, Sciences Po
  • Patrick Simon, Directeur de recherche INED, Paris et associé au CEE Sciences Po
  • Agnès van Zanten (directrice de thèse), Directrice de recherche CNRS, OSC

Rompant avec l’association réductrice entre les enfants d’immigrés et l’échec scolaire, Mathieu Ichou (OSC)l’objectif de cette recherche est de décrire et d’expliquer la diversité des trajectoires scolaires des enfants d’immigrés en France et en Angleterre. C’est en concevant la migration comme une discontinuité dans la socialisation des immigrés et en insistant sur les ressources transmises aux enfants dans la famille, l’entourage et à l’école que j’interroge mon matériau empirique constitué de plusieurs enquêtes statistiques de grande ampleur et de près d’une centaine d’entretiens biographiques dans les deux pays. Je décris la morphologie des hiérarchies scolaires en France et en Angleterre et examine la position des différents groupes d’enfants d’immigrés et de natifs en leur sein. Les analyses empiriques montrent l’intérêt d’étudier la diversité des groupes d’enfants d’immigrés, tant l’hétérogénéité scolaire de la « deuxième génération » est forte. L’étude statistique et qualitative des expériences et propriétés sociales pré-migratoire des parents, ainsi que de divers processus de socialisation dans la société d’immigration, permet de rendre compte de cette hétérogénéité scolaire. Au total, cette thèse confirme la légitimité d’analyses sociologiques reposant sur la position sociale et les ressources qui y sont liées pour expliquer les trajectoires scolaires des enfants d’immigrés, à la condition expresse que position et ressources soient redéfinies pour prendre en compte la double condition des parents : émigrés du pays d’origine et immigrés dans la société dans laquelle leurs enfants sont scolarisés.