L'équipe

Roxana Vermel

Roxana coordonne, avec Benoît, les activités du programme Nuclear Knowledges. Elle a un Master en stratégie et management de l’Université Paris X - HEC - ESSEC. Avant de rejoindre le CERI en 2004, elle a travaillé pour le ministère roumain de l’Education, le ministère français de la Justice et l’Agence de Développement et Coordination des Relations Internationales dans le domaine de la sécurité sociale. Elle a une expertise dans le management de projets internationaux ainsi que dans la préparation de projets pour les organismes de financement internationaux et européens.  

Hebatalla Taha

Dr Hebatalla Taha est chercheuse postdoctorale auprès du programme de recherche sur les savoirs nucléaires (Nuclear Knowledges) au CERI. Dans le cadre du projet ERC NUCLEAR sur le gouvernement des choix nucléaires, elle s’intéresse à l’histoire intellectuelle des catégories utilisées pour produire et cadrer les réalités et possibilités nucléaires dans le Moyen Orient après la guerre froide.Ce travail se fonde sur l’étude de sources primaires en arabe et hébreu.Plus largement, elle s’inscrit dans les champs de l’économie politique internationale et l’anthropologie du développement, appliquées aux régions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Avant de rejoindre Nuclear Knowledges, elle était chercheuse postdoctorale à l’Université américaine de Beyrouth (2018) et a travaillé pour l’International Institute for Strategic Studies. En 2017, elle a obtenu un doctorat en études Moyen-Orientales de l’Université d’Oxford.

Nariman Shelekpayev

Dr Nari Shelekpayev est chercheur postdoctoral auprès du programme de recherche sur les savoirs nucléaires (Nuclear Knowledges) depuis novembre 2018. Dans le cadre du projet NUCLEAR, financé par le European Research Council (ERC) et portant sur la ‘gouvernance des choix nucléaires,’ il travaille sur l'histoire intellectuelle des catégories utilisées pour explorer et interpréter les réalités et possibilités nucléaires en Russie et en Chine dans le contexte de l'après-guerre froide. La recherche de Nari porte sur l'histoire intellectuelle, l'histoire comparée des empires des XIXe et XXe siècles, ainsi que l'histoire soviétique et post-soviétique. Avant de rejoindre Sciences Po il a été titulaire de la bourse Einstein 2018 et chercheur en résidence à Maison d’Albert Einstein auprès de Einstein Forum à Potsdam, Allemagne. Auparavant il a été chercheur invité à l'Université libre de Berlin (2016-2017), chercheur en résidence au Centre canadien d'architecture (2015) et récipiendaire de la bourse doctorale du Groupe de recherche international ‘Diversity,’ formé par l'Université de Montréal au Canada et les universités de Trèves et Saarbrucken en Allemagne (2016-2019). Nari a enseigné à l'Université de Montréal (2016), à l'Università di Roma La Sapienza (2018) et à l'Université Eurasienne d’Astana (2015-2016).

Sébastien Philippe

Dr Sébastien Philippe est récipiendaire de la Stanton Nuclear Security Postdoctoral Fellowship au Belfer Center for Science and International Affairs, Kennedy School of Government de l'Université de Harvard. Ses recherches portent sur le development de technologies et méthodes pour la vérification de futures accords de contrôle des armements nucléaires, ainsi que sûr les politiques de gouvernance nucléaire en générale. Avant de rejoindre Harvard, Sébastien Philippe a passé six ans à l'Université de Princeton dans le Program on Science and Global Security de la Woodrow Wilson School of Public and International Affairs. Il a obtenu son doctorat en génie mécanique et aérospatial à Princeton. Ses travaux ont été reconnu par Princeton qui lui a accordé la Harold W. Dodds Honorific Fellowship pour "ses performances exceptionnelles et son avenir prometteur" toutes disciplines confondues. Il est éditeur assistant du journal Science & Global Security. Sébastien Philippe est ingénieur INSA Lyon (2010) et a travaillé comme expert sécurité nucléaire des système d'armes de dissuasion à la Direction Générale de l'Armement.

Benoît Pelopidas

Dr Benoit Pelopidas est titulaire de la chaire d'excellence en études de sécurité à Sciences Po (CERI) et fondateur du programme d'étude des savoirs nucléaires (Nuclear Knowledges). Il est également chercheur affilié au centre pour la securité internationale et la cooperation (CISAC) à l'Université Stanford. Sa recherche lui a valu quatre prix internationaux. En 2017, il a obtenu un ERC Starting Grant (1.5 million d'euros sur 5 ans) pour étudier les choix nucléaires militaires avec une équipe interdisciplinaire, ainsi qu'une ANR jeune chercheur (sur 4 ans) sur la vulnérabilité politique à l'âge nucléaire.

Nuclear Knowledges est le premier programme universitaire français de recherche indépendant et transparent sur ses sources de financements sur le phénomène nucléaire.

Dans le cadre de la chaire, il se consacre à l'étude de la construction des savoirs au sujet des armes nucléaires, leurs fondements institutionnels, conceptuels, imaginaires et mémoriels. Cela passe par une redéfinition de la vulnérabilité nucléaire dans sa dimension matérielle, mais aussi épistémique et politique.

Empiriquement, il se consacre aux cas ou l'emploi d'armes nucleaires a été évité de justesse, à la gestion des crises nucléaires et à l'histoire nucléaire de la France. Depuis 2013, il coordonne une équipe de 13 chercheurs internationaux qui écrit la première histoire globale de la crise nucléaire la plus dangereuse: la crise dite des "missiles de Cuba" à partir de nouvelles questions et de sources primaires inédites.

Fabricio Mendes Fialho

Dr Fabrício Mendes Fialho est chercheur postdoctoral auprès du programme de recherche sur les savoirs nucléaires (Nuclear Knowledges) au CERI. Spécialiste de psychologie politique et de l'étude comparée des opinions publiques et de modélisation statistique, il se consacre au design d'une étude inédite des savoirs nucléaires en Europe qui vise à mesurer l'existence éventuelle d'un changement générationnel. Cette étude, conduite en collaboration avec Prof. Benoît Pelopidas, s'inscrit dans le projet VULPAN, “de la vulnérabilité politique à l’âge nucléaire”, financé par l'Agence Nationale de la Recherche de 2018 à 2021. De 2013 à 2015, il était J. P. Lemann Fellow au UCLA Center for Brazilian Studies à l'Université de Californie à Los Angeles. Il y enseigna l'étude de l'opinion publique en 2016. En décembre 2017, il reçut un doctorat en science politique et un Mastère en statistiques de l'Université de Californie à Los Angeles.

Hassan Elbahtimy

Dr Hassan Elbahtimy est chercheur associé à la chaire d'excellence en études de sécurité au CERI (Sciences Po - USPC) pour la période 2017-2019. Dans ce cadre, il se consacre à une monographie sur l'histoire nucléaire de l'Egypte ainsi qu’à l’étude du lien entre le type de dirigeant et la possibilité de communiquer la vulnérabilité nucléaire. Il est enseignant en "sciences et sécurité" à King's College à Londres et a reçu son doctorat du département d'études de la guerre (War Studies) en 2013 grâce à une thèse sur les origines de la politique nucléaire de l'Egypte de 1955 à 1968. En 2014, Dr Elbahtimy a dirigé un projet collaboratif de recherche et de formation avec l'Atomic Weapons Establishment britannique (AWE) et l'institut norvégien de technologie énergétique. 

Anciens membres

Anushka Kaushik

Anushka Kaushik est actuellement en Masters à Sciences Po, Paris étudiant la sécurité internationale, et assistante de recherche auprès de la chaire d'excellence en études de sécurité à Sciences Po. Auparavant, elle a abordé les études nucléaires sous un angle strictement sécuritaire, ainsi que dans une perspective d'études critiques. Anushka a une formation en journalisme, après avoir obtenu sa licence à Lady Shri Ram College, Université de Delhi. Elle y a analysé les discours des médias sur les conflits en cours, en particulier les développements en Israël-Palestine. Elle croit en l'importance de critiquer la presse dans la même mesure qu'elle est consommée.

Elle a travaillé brièvement avec le Ministère de l'électronique et des technologies de l'information en Inde et avec la Chambre de Commerce Internationale à Paris.  

Au cours de son stage, financé par le EU Nonproliferation Consortium, elle examine le rôle des communautés épistémiques à l'ère nucléaire.

Alicia Jensen

Alicia Jensen est étudiante en master de securité internationale à la Paris School of International Affairs de Sciences Po et assistante de recherche auprès du programme d'étude des savoirs nucléaires (Nuclear Knowledges). En 2014, elle a reçu son Master en économie et relations internationales de l'Universite d'Aberdeen. Née en Finlande, elle a travaillé à l'ambassade des États-Unis, et aussi dans le bureau du Parlement européen à Helsinki. Alicia a aussi travaillé dans la Chambre des communes à Londres, pour le secrétaire d'État en charge de l'Écosse. Alistair Carmichael. Alicia a passé un semestre à Washington, D.C. à l'Universite George Washington puis elle a travaillé pour l'Arms Control Association, toujours a Washington. Au cours de son stage, financé par le EU Nonproliferation Consortium, Alicia étudie l'évolution de l'interprétation d'Hiroshima et Nagazaki et, plus généralement, le discours sur les armes nucléaires, en Finlande et en Suède de 1945 à 1962, à partir de documents d'archive. Elle s'interesse a plusieurs publics: les journalistes, les militaires et les parlementaires.

Roberto Cantoni

Roberto Cantoni est chercheur postdoctoral auprès du programme d'études sur les savoirs nucléaires (Nuclear Knowledges) au CERI (Sciences Po). Dans le cadre du projet de la chaire sur les politiques de la vulnérabilité épistémique à l’âge nucléaire, il travaille sur les « Courtiers de promesses : une étude diachronique de l’épistémologie de la promesse énergétique en France (hydrocarbure et nucléaire) ». Physicien de formation (Master de l’Université de Naples ‘Federico II’ en 2004, summa cum laude), Roberto a poursuivi sa formation en histoire et philosophie des sciences et de la technologie (Master de l’Université Paris 7 ‘Denis Diderot’, 2010), et en communication des sciences (Master de l’Institut SISSA-ISAS de Trieste, 2011). Cette approche plurielle de la co-production et diffusion des savoirs scientifiques a débouché sur un doctorant en histoire de technologie par l’Université de Manchester (2014, A1, équivalent du summa cum laude). Il a ensuite travaillé comme chercheur postdoctoral IFRIS au sein du Laboratoire Technique Territoire et Sociétés (LATTS) de 2014 à 2016.
Depuis son travail de thèse, il s’intéresse à la construction sociotechnique des systèmes énergétiques en Europe, en adoptant une approche transnationale et diachronique. Ses recherches ont porté sur l’histoire et la sociologie de l’énergie, y compris la gestion des déchets, en France, Italie et Pologne. En 2014 il a gagné le Prix Levinson pour les essais, attribué par la Society for the History of Technology.

En 2017 il publie la monographie Oil Exploration, Diplomacy, and Security in the Early Cold War parue chez Routledge. Cet ouvrage étudie l’interaction entre, d’un côté, les technologies d’exploration et transport du pétrole, et de l’autre, la diplomatie des ressources et les questions de sécurité d’approvisionnement dans la France et l’Italie dans une première phase de la Guerre froide. Roberto est membre du comité d’édition du réseau H-Sci-Med-Tech. Il collabore aussi à la section Jeunes Chercheurs du réseau Tensions of Europe, et il fait également partie du Réseau d’anthropologie de l’énergie (EAN), qui fait partie de l’Association Européenne des Anthropologues Sociaux.

Grey Anderson

Dr Grey Anderson était chercheur postdoctoral auprès du programme d'études sur les savoirs nucléaires (Nuclear Knowledges) au CERI (Sciences Po) en 2017/18. Historien de la pensée stratégique dans l'Europe contemporaine, il a écrit son doctorat sur "la guerre civile en France 1958-1962" (Yale, 2016, avec distinction). Sa thèse de doctorat a reçu le Prix Hans Gatze 2016 qui récompense les thèses exceptionnelles en histoire européenne à Yale. Dans le cadre du projet de la chaire sur les politiques de la vulnérabilité épistémique à l’âge nucléaire, il travaille sur la crise des euromissiles et l'histoire intellectuelle de la deuxième guerre froide en France