Réguler, conseiller, éduquer ? Comment les politiques publiques encadrent-elles l'argent des ménages ?

Workshop coorganised by LIEPP and CSO
Thursday Octobre 13th 2016
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Réguler, conseiller, éduquer ? Comment les politiques publiques encadrent-elles l'argent des ménages ? 

L'axe politiques socio-fiscales du LIEPP et le Centre de sociologie des organisations (CSO)

ont le plaisir de vous convier à cette journée d'étude le :

Jeudi 13 octobre 2016, 9h-18h

au Centre de Sociologie des Organisations, 19 rue Amélie 75007 Paris

Métro La Tour Maubourg (ligne 8)

Inscription 

 

Presentation:

En partenariat avec le LIEPP, Jeanne Lazarus organise une journée d’étude interdisciplinaire, réunissant sociologues, historiens et économistes, consacrée aux politiques publiques d’encadrement des pratiques monétaires. Ils chercheront à comprendre de quelles définitions de l’intégration sociale et de la citoyenneté ces politiques sont issues et celles qu’elles engendrent.  La situation française contemporaine sera particulièrement étudiée mais des travaux centrés sur des pays et des époques différentes permettront d’opérer des déplacements de perspective, et de faire apparaître les spécificités de chaque situation.

Consultez le programme de la journée.

Investir dans la jeunesse : quelles priorités ? Quelles marges de manoeuvre ? Quels leviers ?

Mercredi 21 septembre 2016
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Seance Investissement Social: quelle stratégie pour la France ?

Investir dans la jeunesse : quelles priorités ? Quelles marges de manoeuvre ? Quels leviers ?

Mercredi 21 septembre 2016

Siège d'Apprentis d'Auteuil

Salle des Mécènes

40 rue de la Fontaine - 75016 - Paris

Inscription obligatoire à l’adresse suivante : seminaire.jeunesse@apprentis-auteuil.org

Présentation:

La France investit-elle assez dans sa jeunesse ? Les jeunes sont-ils suffisamment équipés et bien préparés à une vie autonome et à une insertion socio-professionnelle réussie ?

Un premier enjeu concerne l’investissement dans l’éducation. Les performances globales de notre pays, mesurées notamment par PISA, placent la France à un rang médiocre (au 19e rang des pays de l’OCDE). L’effort d’investissement public à consentir pour égaler les pays les plus performants représenterait 1,4 point de PIB (France Stratégie). Mais ce n’est pas seulement le niveau de l’investissement éducatif dans notre pays qui est à interroger : la France détient le record des inégalités scolaires, avec un écart de performance entre les élèves les plus et les moins favorisés de l’ordre de 24 % contre 9 % en Allemagne (France Stratégie). Comment réduire les inégalités scolaires d’origine sociale et tenir la promesse républicaine d’égalité ?  Comment doter tous les jeunes des compétences nécessaires pour maintenir notre niveau de vie dans un contexte de compétition économique aiguisé ?

Un second enjeu est celui de l’insertion professionnelle et sociale des nouvelles générations. Si environ les deux tiers de la jeune génération entre dans l’emploi après la fin de ses études et déclare être optimiste sur son devenir personnel, une majorité fait l’expérience du « précariat » avant d’accéder au contrat à durée indéterminée. Les jeunes les moins formés et/ou dépourvus de soutiens familiaux expérimentent une organisation sociale où l’accompagnement de la transition vers l’âge adulte repose d’abord sur les solidarités familiales. Eloignés de l’emploi, écartés des filets de protection sociale de droit commun (assurance chômage et RSA), orientés vers des dispositifs dédiés, en général contingentés et peu articulés entre eux. Le sort des jeunes les plus vulnérables ne cesse de se dégrader.

Les jeunes les plus vulnérables sont exposés à un processus de désaffiliation sociale, illustré par l’augmentation de la population des NEET (not in Education, Employment or Training) et la surreprésentation des sortants de l’aide sociale à l’enfance dans les jeunes marginalisés.

L’inclusion des jeunes les plus fragiles reste donc un défi à relever. Quelles sont les marges de manœuvre ?

L’effort budgétaire de la collectivité nationale en direction des jeunes adultes de 18 à 24 ans est estimé actuellement à 3 points de PIB (64 milliards d’euros, soit environ 11 600€/an par jeune). La dépense d’éducation mobilise la moitié du total (28,4 milliards), les prestations sociales et fiscales le tiers (allocations familiales, logement et quotient familial pour 18,5 milliards d’euros), la dépense d’insertion socioprofessionnelle un cinquième (14 milliards), l’assurance chômage un vingtième (3,4 milliards – source : Haut conseil de la famille, 2016).

L’amélioration de l’inclusion sociale et économique des jeunes supposerait la mobilisation de moyens budgétaires importants : la généralisation de la Garantie jeunes sur la base de 500.000 jeunes éligibles est estimée à 1,6 milliard d’euros. Les projets visant à favoriser l’autonomie des jeunes majeurs pour qu’ils dépendent moins de leur famille et disposent de ressources suffisantes correspondent à des schémas d’aides de 5 à 10 milliards d’euros (0,23 à 0,46 point de PIB) de redéploiement ou d’augmentation des transferts publics. Soit en débat un effort additionnel en faveur des jeunes de  0,6 à plus de 1,4 point de PIB.

Cependant, investir dans la jeunesse ne relève pas seulement d’une question de moyens et d’allocation de ressources, mais soulève également un enjeu de conception de l’action publique et de changement de posture vis-à-vis des modes de faire  et de gouvernance, en butte  au morcellement d’une multitude de mesures spécifiques en marge du droit commun. Or, une stratégie d’investissement social dans la jeunesse implique une approche plus transversale, non seulement corrective et réparatrice, mais aussi plus préventive, participative et inclusive, permettant d’anticiper les besoins sociaux et de promouvoir des démarches d’« empowerment » et de « capabilités » afin que les jeunes puissent s’autonomiser dans leurs parcours de vie.

Dans un contexte de finances publiques contraintes, cette orientation renvoie à une série d’arbitrages et ouvrent de nombreuses interrogations

La nation est-elle disposée à consentir un investissement supplémentaire en faveur de la jeunesse ? Quelles sont  les conditions d’efficacité à réunir pour qu’un investissement accru se traduise effectivement à terme par une augmentation du PIB et du niveau de vie ?

Peut-on améliorer l’efficacité et l’équité des dispositifs actuels à moyens constants ? Quelle organisation entre une politique en direction de toute la jeunesse (élévation des niveaux de qualification) et une politique ciblée sur les plus en difficulté (décrocheurs, NEET / jeunes sans emploi ni formation) ? Quel rôle respectif des acteurs publics (État, collectivités) et privés (entreprises, philanthropie..)? L’effort doit-il porter sur tous les jeunes ou être ciblé sur ceux qui sont issus d’un milieu social défavorisé ou sont privés de soutien parental (dont les jeunes issus de la protection de l’enfance) ?

Pour plus d'informations, rendez vous sur le site du séminaire Investissement Social.

 

Dimitri A. Sotiropoulos (University of Athens)

LIEPP's Visiting Professor from Septembre 15th to Octobre 15th 2016
  • CC D. SotiropoulosCC D. Sotiropoulos

Dimitri A. Sotiropoulos is LIEPP's Visiting Professor from Septembre 15th to Octobre 15th 2016. To know more on Dimitri A. Sotiropoulos' research interests.

Seminar with Robert C. Ellickson : Rent Control on Residential Investment During the Interwar Period

Thursday, July 7th, 2016
  • CC BY 2.0 - Steve Jurvetson on Flickr - Urban FiatCC BY 2.0 - Steve Jurvetson on Flickr - Urban Fiat

Seminar with Robert C.Ellickson:

Rent Control on Residential Investment During the Interwar Period

LIEPP is glad to invite you to attend the seminar held on:

Thursday, July 7th, 2016

12:00 pm - 2:00 pm

LIEPP's Conference Room

New LIEPP's Office, 1st Floor, 254 bvd Saint-Germain

75007 Paris

Interested participants should register here


Robert C. ELLICKSON ( Yale Law School) 

Robert C. Ellickson has been Walter E. Meyer Professor of Property and Urban Law at Yale Law School since 1988. He formerly was a member of the law faculties at USC and Stanford. His major research interests, as the title of his chair suggests, are property, land use, housing, urban history, and social norms. He also is a veteran teacher of torts. He has been a visiting professor at the Harvard and University of Chicago Law Schools.

Professor Ellickson’s books include The Household: Informal Order Around the Hearth (2008), Order Without Law: How Neighbors Settle Disputes (1991) (awarded the Order of the Coif Triennial Book Award in 1996), Land Use Controls: Cases and Materials (3rd edition 2005, with Vicki L. Been), and Perspectives on Property Law (3rd edition 2002, with Carol M. Rose and Bruce A. Ackerman). He has published numerous articles in legal and public policy journals on topics such as land use and housing policy, land tenure systems, homelessness, and the organization of households, community associations, and cities. On account of his interest in the history of the development of property institutions, he has written about ancient systems of land tenure and also periodically teaches a seminar on the history of development of the City of New Haven. Robert Ellickson was a founding member and later a director of the American Law and Economics Association, and served as its President in 2000–01. In 1986–98 he was an adviser to the American Law Institute during its preparation of the Restatement, Third, Property—Servitudes.