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Entretenir, renouveler et protéger le capital humain dans une perspective d’investissement social : Formation tout au long de la vie, politiques d’emplois et vieillissement actif

Friday December 9th 2016
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Investissement Social: quelle stratégie pour la France ?

Entretenir, renouveler et protéger le capital humain dans une perspective d’investissement social. Formation tout au long de la vie, politiques d’emplois et vieillissement actif

Vendredi 9 décembre 2016

9h15 - 17h15

Salle H 101

Sciences Po, 28 rue des Saints-Pères, 75007 Paris

Inscription

Programme du séminaire 

 

Présentation:

L’un des objectifs des politiques d’investissement social est de garantir une participation de tous au marché du travail tout au long de la vie, dans les meilleures conditions. Ainsi, les personnes peuvent mener des carrières les plus complètes possibles, ce qui leur garantit des revenus plus élevés et plus de droits sociaux. D’un point de vue collectif, l’augmentation des taux d’emploi, du fait d’une participation accrue de tous au marché du travail,  permet une augmentation des ressources fiscales et de cotisations sociales, gage de la soutenabilité des systèmes de protection sociale.

En France, les taux de participation au marché du travail des moins qualifiés et des seniors sont particulièrement bas. En 2014, 50,7 % des personnes âgées de 55 à 64 ans sont actives en France métropolitaine : 47,0 % ont un emploi et 3,7 % sont au chômage. Le taux d’activité des 55-64 ans en France est inférieur de 5 points à celui de l’Union européenne en 2014 (contre 7 points en 2011 – Données DARES janvier 2016). Des mesures purement contraignantes (conditionnalité des allocations chômage, report de l’âge de départ à la retraite) ou incitatives à la reprise d’emploi (prime d’activité) ne semblent pas suffire pour augmenter les taux de participation de ces catégories au marché du travail. L’investissement social propose une approche positive, fondée sur la formation de tous tout au long de la vie, et des politiques d’amélioration des conditions de travail et de vieillissement actif.

Si les politiques d’investissement social cherchent à investir dans les capacités futures des individus, elles visent aussi à permettre de mobiliser au mieux et selon le souhait des individus leurs « capabilités » acquises. Il s’agit aussi d’entretenir, de renouveler et de maintenir les capacités professionnelles de chacun tout au long de la vie, y compris en fin de carrière.

L’investissement social ne peut être un fusil à un coup, qui dote les individus de certaines capacités initiales et les laisse ensuite se débrouiller seul sur les marchés. La nécessité d’accompagner les individus tout au long de leurs carrières professionnelles mais aussi et surtout de garantir le maintien, le renouvellement voire l’amélioration de leur employabilité paraît essentiel pour permettre à tous de mener une carrière aussi complète que possible, et à la collectivité de connaître des taux d’emploi les plus élevés lorsque les salariés vieillissent. L’investissement social se donne également comme une solution positive au problème du financement des retraites. Dans certains pays, un âge plus tardif de départ à la retraite (dans de bonnes conditions), signifie des dépenses globales de retraites moins importantes. Ainsi, en Suède, l’âge effectif de départ en retraite est proche de 64 ans, les Suédois dépensent plus de 2 points de PIB de moins en retraite qu’en France, pour des taux moyens de remplacement comparables.

Dans un contexte où les qualifications sont un élément clé de la participation au marché du travail (le taux de chômage des non diplômés est trois fois plus élevé que celui des personnes qui disposent d’un diplôme niveau bac + 2 en 2013 et on compte 6 % de chômeurs chez les détenteurs d’un diplôme supérieur à bac + 2, contre 16,8 % chez les non diplômés – données INSEE), où chaque salarié sera amené à changer non seulement d’employeurs, mais aussi de secteur d’activité voire de métiers, et de fortes mutations technologiques, il paraît essentiel de permettre et garantir à tous les capacités de maintien et de renouvellement de leurs compétences.

Pour ce faire, une politique de formation adaptée aux compétences de chacun et permettant de répondre aux besoins du marché du travail actuel et futur accessible à tous tout au long de la vie semble un impératif économique et social. Les pays qui ont développé des politiques de flexicurité ont fait de la formation tout au long de la vie l’un des trois piliers de leur modèle (avec la flexibilisation du marché du travail et des garanties sociales élevées, indépendantes de la situation et du statut dans l’emploi).

La France présente des difficultés particulières et d’ordre général sur le front de la formation tout au long de la vie, dont la responsabilité est partagée entre les acteurs publics, à l’échelle nationale et territoriale, les partenaires sociaux et les employeurs. Notamment, la France se situe en dessous des moyennes de l’OCDE s’agissant du  niveau de qualification des adultes (données PIAAC).

Un premier enjeu est celui de l’accès et du recours de tous à la formation. Malgré des sommes consacrées à la formation professionnelle qui ne sont pas négligeables (31.2 mds en 2013 soit 1,47 points de PIB), l’accès à celle-ci reste difficile pour les chômeurs, pour les moins qualifiés et pour les plus âgés. Notamment, comment forme-t-on et comment devrait-on former pour accroitre l’accès des moins qualifiés ou des seniors (par exemple, quelles pédagogie et méthodes de formation ? comment former en situation de travail ?).

L’efficacité, ainsi que le rendement, des formations existantes est également souvent remise en cause. La valeur des moyens investis dans la formation est plus souvent considérée que l’évaluation de ses résultats. Il existe un enjeu de mobilisation et donc de rendement individuel et collectif de ces formations car en France les formations suivies par les individus se traduisent moins qu’ailleurs par de meilleures conditions d’emploi. Quelles formations sont à privilégier (certifiantes ou non)? Quelle est la qualité de l’offre de formation. Quelle adéquation de l’offre de formation à la structure productive, dans un contexte de polarisation des emplois ?

Enfin, il ne suffit cependant pas de former les individus pour garantir positivement l’allongement de leur carrière. Investir dans les conditions de travail et d’une façon plus générale dans la qualité des emplois semble crucial pour garantir un allongement des carrières dans les meilleures conditions possibles. De nombreux travaux ont constaté une dégradation des conditions de travail, qui fait souhaiter à de nombreux salariés de partir en retraite le plus vite possible. En France, le taux d’emploi des seniors a un peu augmenté au cours des 15 dernières années, mais il reste parmi les plus faibles en Europe, alors même que d’autres pays ont fait plus de progrès (Finlande fin des années 1990, Allemagne plus récemment). L’amélioration de la qualité des emplois, garantie d’une plus forte participation de tous (et notamment des séniors) au marché du travail, peut donc être considérée comme faisant partie intégrante d’une stratégie d’investissement social misant sur la formation continue.

Par qualité des emplois, on entend : rémunération permettant d’échapper à la pauvreté, horaires négociés et choisis, compatibles avec vie privée, accès à la formation, accès aux promotions, accès à la représentation syndicale et/ou salariée, accès à une protection sociale complète – notamment d’entreprise, complémentaire, satisfaction subjective dans l’emploi.

Pour plus d'informations, rendez vous sur le site du séminaire Investissement Social.

Réévaluer le Parlement ? La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 à l’épreuve du temps

Workshop on Friday December 16th 2016
  • CC BY-NC-ND 2.0 Assemblee Nationale by paige_eliz on FlickrCC BY-NC-ND 2.0 Assemblee Nationale by paige_eliz on Flickr

Réévaluer le Parlement ? La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008

à l’épreuve du temps

L'axe "Evaluation de la démocratie" du LIEPP a le plaisir de vous convier à cette journée d'étude le :

Vendredi 16 décembre 2016, 9h30 -12h30

Salle de séminaire du LIEPP

1er étage, 254 boulevard Saint Germain, 75007 Paris

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Inscription obligatoire. 

Merci de vous inscrire en cliquant sur le lien suivant.

Retrouvez le Working Paper du LIEPP sur l’évaluation de la révision constitutionnelle de 2008.

 

Présentation :

La révision constitutionnelle fut, quantitativement, la plus importante de l’histoire de la Ve République avec la modification de plus de la moitié des articles de la Constitution. Pourtant, cette réforme n’a pas modifié les fondamentaux du régime : élection directe du Président, pouvoirs du Président vis-à-vis du Premier ministre et de l’Assemblée nationale, responsabilité parlementaire du gouvernement. Par ailleurs, un aperçu rapide des mesures phares de cette réforme permet de saisir son caractère contradictoire : extension du droit du Parlement s’agissant de la procédure législative ou du contrôle des nominations mais limitation inédite des capacités d’obstruction de l’opposition. Aussi l’évaluation de l’impact de cette réforme s’impose-t-elle en 2015, alors qu’une alternance a permis d’en éprouver la pratique.

Cette journée d'étude présentera l'évaluation de la révision constitutionnelle des points de vue interdisciplinaire des politistes, juristes et les praticiens alliant une diversité de méthodologies. 

Organisation : Guillaume TUSSEAU & Olivier ROZENBERG

Consultez le programme de la journée. 

Research Forum 2016

LIEPP will be at the Research Forum, tuesday 15th of november
  • Forum de la recherche 2016Forum de la recherche 2016

FORUM DE LA RECHERCHE

 

15/11 10h00-18h00

 

Le Forum de la recherche c'est une journée unique pour rencontrer des chercheurs & prendre connaissance de toute l'activité scientifique de Sciences Po, des moyens d'en bénéficier, voire d'y participer !

UN SALON
De 10h à 18h, entrée libre
Découvrez les labos et l'Ecole doctorale, discutez avec des chercheurs, renseignez-vous sur les sujets de recherches, les publications en Open access...

Si vous envisagez de faire des études doctorales, vous y trouverez des informations sur les conditions d'accueil dans les labos, les parcours doctoraux et le métier de chercheur.

 

DES CONFERENCES-DEBATS
En savoir + et s'inscrire en cliquant sur les liens

 

DES DISCUSSIONS
En savoir + et s'inscrire en cliquant sur les liens 

Des chercheurs répondent à vos questions autour de 2 questions de fond :

 

Gender Inequality in Interdisciplinary Perspective

Workshop organised by LIEPP's Discriminations and Social Inequalities Research Group
Thursday December 8th 2016
  •  ©Imagewell/Shutterstock ©Imagewell/Shutterstock

Gender Inequality in Interdisciplinary Perspective

LIEPP's Discriminations and Social Inequalities Research Group 

is glad to invite you to attend the workshop held on:

Thursday, December 8th, 2016

09:15 am - 01:00 pm

LIEPP Seminar Room

1st Floor, 254 bvd Saint-Germain

75007 Paris

Interested participants should register here

Workshop Programme

  

Presentations : 

Aliya Saperstein (Stanford University)

Representing Gender Diversity in U.S. Survey Research

Aliya Saperstein is Assistant Professor of Sociology at Stanford University. Her research focuses on the social processes through which people come to perceive, name, and deploy seemingly immutable categorical differences - such as race and sex -and their consequences for explaining, and reinforcing, social inequality.

 

Ghazala Azmat (Sciences Po)

 Measuring and Understanding Gender Gaps in Labor Market Outcomes

Ghazala Azmat is Professor at Department of Economics Sciences Po. Her research, among others, focuses on gender inequality and labor economics.

 

 

Dominique Meurs (University of Nanterre & INED)

The Gender Wage Gap: the Effects of Hiring, Acquisitions and Job Tenure

Dominique Meurs is Professor in Economics at the University of Nanterre & Associate Researcher at INED. Her research focuses on demographic economics, gender inequality and labor market.

 

Armelle Andro (University of Paris 1 & INED)

Gender in Sexual and Reproductive Health Research

Armelle Andro is Associate Professor (Maître de conférences) in Demography and Sociology at the University of Paris 1. Her research focuses on  demographic studies, gender inequality and public health.

 

Discussion by : 

Marta Dominguez Folgueras (OSC, Sciences Po)

Marta Dominguez Folgueras is Associate Professor in sociology at Sciences Po. Her research focuses on family sociology, gender sociology with interest on gender inequality.