The role of real estate in the economy

Atlantico interviews Etienne Wasmer
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Answering Atlantico's questions, Etienne Wasmer explains the role that real estate plays in the economy nowadays. Read the article here (in French), 25th of August, 2014.

On that topic, read also this Working Paper in English (French version here): "Does housing capital contribute to inequality? A comment on Thomas Piketty’s Capital in the 21st Century", by Odran Bonnet, Pierre-Henri Bono, Guillaume Chapelle and Étienne Wasmer, Department of Economics at Sciences Po and LIEPP.

This Working Paper was mentionned on the New York Times website.

N. Duvoux dans Le Monde

"Prisons, le contre-exemple américain"

Nicolas Duvoux (Paris Descartes CERLIS et Sciences Po LIEPP) publie dans Le Monde du 8/07/2014 un article qui dresse le bilan de la politique d'incarcération massive mise en oeuvre aux Etats-Unis et en tire des leçons pour la situation française. 

Extrait : 

"Au 1er avril, la France comptait 68 859 détenus, établissant un nouveau « record » du nombre de prisonniers dans l'Hexagone. Avec la réforme pénale portée par la garde des sceaux, Christiane Taubira, la France semble sortir d'une politique sécuritaire misant sur l'augmentation de l'incarcération pour réduire la délinquance.

Celle-ci s'était largement inspirée d'un « modèle » américain de lutte contre le crime. Hélas, les Etats-Unis constituent un contre-exemple qui illustre en réalité les effets délétères d'une politique d'incarcération de franges entières de la population. Même si le degré d'application des politiques répressives y est sans rapport avec celui que connaît la France, le cas américain montre la nécessité de la recherche de solutions alternatives."

 

Lire l'article dans son intégralité

Tax cuts or social investment?

Evaluating the opportunity cost of French employment strategy
  • DRDR

Working Paper n°31, by Clément Carbonnier, Bruno Palier et Michaël Zemmour (socio-fiscal research group) 

 

Abstract: 

Tax expenditures are widely used by French governments as employment and social policies. Such programmes together amounted to more than 1.3 points of GDP in 2011. Thanks to a systematic review of academic policy evaluations, we assess the efficiency of the different parts of such policies, showing that at least €6 billion is used for policies whose cost is greater than €62,500 per year and job created, and €0.5 billion for policies whose cost is greater than €160,000 per year and job created. We examine the replacement of these tax expenditures by direct public funding for (publicly or privately delivered) “quality” jobs addressing specific social needs. We discuss the conditions under which at least comparable employment performances could be achieved (factoring in the crowding out of privately funded jobs and the properties of created jobs in terms of the service provided or the characteristics of suppliers and consumers) as well as any positive economic and social externalities

 

Read more here: 

"Tax cuts or social investment? Evaluating the opportunity cost of French employment policy", by Clément Carbonnier, Bruno Palier et Michaël Zemmour, LIEPP Working Paper n°31, July 2014. 

Capital is not back

O. Bonnet, P-H Bono, G. Chapelle et E. Wasmer on Vox
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After publishing a LIEPP Working Paper in April, 2014, Odran Bonnet, Pierre-Henri Bono, Guillaume Chapelle and Étienne Wasmer publish an article on Vox website: "Capital is not back: A comment on Thomas Piketty’s ‘Capital in the 21st Century’."

Read the Working Paper full text in English (and the French version here): "Does housing capital contribute to inequality? A comment on Thomas Piketty’s Capital in the 21st Century", by Odran Bonnet, Pierre-Henri Bono, Guillaume Chapelle and Étienne Wasmer, Department of Economics at Sciences Po and LIEPP.

This text was mentionned on the New York Times website.

Football and Discrimination

J. de Sousa / P. Deschamps project
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Discrimination raciale et mobilité internationale du travail : une expérience naturelle avec le marché européen des joueurs de football

Projet lauréat du concours libre du LIEPP pour 2014. Travaux en cours.

La discrimination sur le marché du travail est un sujet à la une de l’actualité. Dans un best-seller récent, intitulé « The Why Axis », deux universitaires américains, Uri Gneezy et John List, s’interrogent sur les raisons de la discrimination et se demandent comment amener les individus à cesser les comportements discriminatoires. Dans cette optique, nous étudions la question de la discrimination raciale en lien avec les questions de mobilité géographique du travail. Les comportements discriminatoires, en termes de différences salariales par exemple, sont-ils exacerbés en présence de contraintes à la mobilité géographique des travailleurs ?

Pour répondre à cette question, nous exploitons des données individuelles et un choc institutionnel et exogène de déréglementation affectant la mobilité sur le marché européen des joueurs de football. Selon Camille Landais, Professeur à London School of Economics, « la particularité du marché du football européen, est qu’il est parfaitement intégré entre les pays, avec des coûts de mobilité très faibles ». Mais ce constat n’est valable que depuis l’arrêt Bosman, en décembre 1995. Avant cette date, la mobilité nationale et internationale était restreinte. En particulier, les joueurs en fin de contrat ne pouvaient pas changer librement d‘équipe. D’ailleurs, durant la période pré-Bosman, Szymanski montre, dans un article publié dans le Journal of Political Economy en 2000, que les joueurs noirs ont subi une discrimination salariale sur le marché anglais entre 1978 et 1993.

La théorie suggère que la discrimination salariale devrait disparaître avec l’accroissement de la mobilité géographique du travail. En effet, les joueurs discriminés profitent de l’accroissement des opportunités de travail pour accroître leur pouvoir de négociation salariale. Néanmoins, il faut contrôler que l’augmentation de la concurrence, liée à la libéralisation du marché, ne dégrade pas en retour le pouvoir de négociation vis-à-vis de l’employeur.

Dans un premier travail, nous montrons que la discrimination raciale apparente a disparu en Angleterre après l’arrêt Bosman. Notre stratégie d’estimation se base sur le « market-test » de Szymanski. Ce test repose sur l’idée que le talent des joueurs est rémunéré à sa juste valeur. Dans ce cas, les équipes aux masses salariales élevées finiront aux premières places du classement. La théorie illustre ici un fait empirique constaté: Sur 20 ans, la masse salariale moyenne explique 90% de la variation du classement des équipes. À partir de ce constat, si deux clubs disposent de la même masse salariale, leurs performances devraient être identiques. Ainsi, la proportion de joueurs noirs dans l’équipe ne devrait avoir aucun effet sur la performance globale. En revanche, si cet effet est positif et significatif, cela indique que les équipes qui embauchent plus de joueurs noirs ont un meilleur classement que des équipes avec des masses salariales équivalentes, et in fine que le talent des joueurs noirs n‘est pas rémunéré à sa juste valeur.

Dans notre travail, en contrôlant pour la masse salariale, nous trouvons des effets contrastés avant et après 1995. Avant l’arrêt Bosman, la proportion de joueurs noirs affecte la performance de l’équipe, mais pas après. Nous attribuons ce résultat à l’augmentation de la mobilité géographique du travail suite à l’arrêt Bosman. En effet, comme les joueurs peuvent plus facilement retrouver des nouveaux clubs, il devient plus difficile pour les entreprises de les discriminer.

Nous souhaitons désormais vérifier si l’exemple anglais est un cas particulier en utilisant des données longitudinales sur d’autres pays européens, et analyser la dimension internationale de l’arrêt Bosman.