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Les CEP ont dix ans !

Bilan de cinq années d’insertion professionnelle


En septembre 2001, Sciences Po lançait un programme pionnier en matière d’égalité des chances :  les Conventions Education Prioritaire (CEP).

Dix ans après, que deviennent les diplômés  issus du dispositif ? Le programme contribue-t-il à la diversification sociale de Sciences Po ?

Vincent Tiberj, docteur en Science politique, chercheur au Centre d’études européennes de Sciences Po a mené la première enquête comparative entre  les 172 diplômés de Sciences Po en Master, entre 2006 et 2011 , qui avaient été recrutés via les Conventions Education Prioritaire  et l’ensemble de la promotion 2009[1]. Il conclut  que ces diplômés réussissent aussi bien, voire mieux, que la moyenne et que « les Conventions restent pour l’heure l’un des rares moyens de maintenir une certaine diversité au sein des élites. ».

1) Les élèves sélectionnés dans le cadre des Conventions Education Prioritaire ont un destin professionnel similaire à celui des autres diplômés

  • Un accès très rapide à l’emploi

 42% des élèves sélectionnés dans le cadre des CEP  ont été recrutés avant d’être diplômés (39%  de l’ensemble des diplômés 2009). Pour  100 diplômés, on en compte 63 en emploi, 27 en poursuite d’études, 6 en stage et 4 en recherche d’emploi, chiffres similaires à ceux de l’ensemble de la promotion 2009.

  • Une situation professionnelle souvent meilleure

Leur niveau de rémunération est également comparable sinon meilleur que les diplômés de 2009. Ainsi 50% des CEP gagnent plus de 2500€ nets par mois, soit 300€ de plus que le salaire médian des jeunes diplômés de 2009[2].

Le seul point sur lequel les étudiants sélectionnés dans le cadre des CEP se différencient des autres diplômés est leur plus grande insertion dans le secteur privé. A peine 10% d’entre eux sont fonctionnaires ou agents contractuels de l’Etat contre près d’un quart des diplômés de 2009. 

2) Les Conventions Education Prioritaire contribuent à la diversification sociale de Sciences Po

  • Une part croissante d’enfants d’ouvriers et d’employés

Le programme des CEP a permis d’assurer la présence d’enfants d'ouvriers et d'employés, catégories cibles en termes d’ouverture sociale puisqu’elles sont classiquement en retrait dans l’usage et la connaissance du système éducatif par rapport aux catégories favorisées. En dix ans, la part des enfants d'ouvriers à progressé de 3,5 points passant de 1% à 4,5%, celle des enfants d'employés de 5,5 points, de 2% à 7,5%. Sans les Conventions Education Prioritaire, la situation sociale dans chaque promotion d’étudiants de Sciences Po aurait été nettement moins ouverte. Ainsi, pour la cohorte 2009, la part des CSP+ serait passée de 69,5% à 77% et celle des CSP- aurait décru de 12,5% à 7%.

  • Une contribution à l’augmentation du nombre d’étudiants boursiers

Pendant ces dix ans, la part des étudiants boursiers à Sciences Po est passée de 6% à 26%. Les étudiants issus des CEP comptent pour 20% des boursiers.

 


[1] Cette méthode a été choisie pour analyser des cohortes suffisamment nombreuses.

[2] Il faut cependant rester prudent car certains des CEP interrogés sont en poste depuis plus longtemps que les diplômés de 2009

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