La survie des juifs en France, 1940 • 1944




A l’occasion de la parution en trois langues (français, anglais, allemand) de son ouvrage La survie des juifs en France (1940-1944), préface de Serge Klarsfeld (Paris, CNRS Editions, 371 pages), Jacques Semelin répond à nos questions. Comment a-t-il travaillé sur la notion de survie, quelle a été son appproche de l’antiséminisme, que dire des autres nations européennes ? 

Le lancement de l’ouvrage est prévu le 17 janvier prochain, au CERI.

Quand vous est venue l’idée de ce livre ?

Précisément en 2006, au cours du colloque international sur Les pratiques de sauvetage en situation génocidaire, coorganisé par le CERI et le Centre d’histoire de Sciences Po, qui a donné lieu à la publication d’un livre (La résistance aux génocides, Presses de Sciences Po, 2008, Resisting genocide: The multiple forms of rescue, Oxford University Press, 2011) que j’ai codirigé avec Claire Andrieu et Sarah Gensburger. J’avais certes appris de Serge Klarsfeld que 75% des juifs avaient échappé en France à la Shoah mais ce pourcentage restait abstrait. Au cours des travaux de ce colloque, j’ai pris conscience qu’il n’y avait pas eu de recherche scientifique approfondie sur ce fait historique. Comment expliquer qu’une large majorité de juifs ait pu survivre en France en dépit du projet exterminateur des nazis et de la collaboration du régime de Vichy ? Cela paraissait d’autant plus surprenant qu’en Europe occidentale, seuls 25% des juifs des Pays Bas et 45% des juifs de Belgique ont survécu.

Pour en savoir plus

Les réseaux islamiques entre l’Asie du Sud et le Golfe

Entretien avec Laurence Louër et Christophe Jaffrelot, auteurs de Pan Islamic Connections. Transnational Networks between South Asia and the Gulf (Hurst Publisher).

Contrairement au découpage géographique traditionnel qui établit une coupure entre les pays du golfe Persique et le sous-continent indien, ces deux régions du monde cultivent depuis des siècles des liens commerciaux et culturels qui se sont notamment traduits par des migrations importantes.
Dans l’ordre religieux qui nous intéresse ici, ces relations ont pris la forme de routes de pèlerinages qui n’ont pas seulement conduits les musulmans de l’Asie du Sud à La Mecque, mais aussi à Kerbala, Qom et Nadjaf quand ils étaient chiites.

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