L'après CEE / Portraits of CEE's PhD | Sciences Po Centre d'études européennes

L'après CEE / Portraits of CEE's PhD

AguileraThomas Aguilera (2015)

Maître de conférences en science politique à Sciences Po Rennes.
Responsable du master Gouverner les mutations territoriales, Membre du laboratoire ARENES UMR 6051 et associé au Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po.

Après deux années de master Stratégies territoriales et urbaines à l’Ecole urbaine de SciencesPo, j’ai réalisé une thèse de doctorat en science politique au Centre d’études européennes sous la direction de Patrick Le Galès. Ma thèse portait sur les politiques publiques face aux squats et aux bidonvilles à Paris et à Madrid et a obtenu trois prix (Prix Caritas, Prix de la thèse sur la ville PUCA-APERAU, Prix Dalloz) et donné lieu à la publication d’un ouvrage chez Dalloz en 2017. Pendant ces années de thèse, j’ai enseigné la science politique, la sociologie urbaine et les méthodes en tant que doctorant contractuel à Sciences Po puis en tant qu’ATER à Sciences Po Toulouse où j’ai aussi été associé au LASSP. J’ai également été professeur invité à l’Université Complutense de Madrid et boursier de la Casa de Velázquez au printemps 2012.

J’ai ensuite réalisé une recherche post-doctorale dans le cadre du Projet WHIG (coordonné par Patrick Le Galès) à Londres sur la régulation des squats et des espaces vacants, ainsi que sur les conflits liés au tourisme et plus précisément aux plateformes de locations de courte durée.

Depuis 2016, je suis maître de conférences en science politique à Sciences Po Rennes. J'y enseigne la science politique, la sociologie, les méthodes et le design de recherche en premier cycle, en master et en formation doctorale. Je suis également chercheur associé au CEE de Sciences Po où j’y poursuis des recherches avec ses membres notamment sur les questions de gouvernance des grandes villes mondiales (Projet WHIG), de sociologie et politiques urbaines (Cities are back in Town) et de méthodes.

De façon générale, mes recherches portent sur l’action publique, la gouvernance territoriale, les mouvements sociaux et les méthodes des sciences sociales. Mes travaux, comparatifs, portent plus particulièrement sur les politiques urbaines face au logement informel (squats, bidonvilles), sur les effets des mouvements sociaux sur les politiques publiques et sur les conflits autour de la régulation du tourisme. Mes principaux terrains d’enquête sont la France, l’Espagne et la Grande-Bretagne.

J’ai publié un ouvrage issu de ma thèse sur les politiques des squats et des bidonvilles à Paris et à Madrid (Gouverner les illégalismes urbains, Dalloz, 2017). J’ai également publié des articles dans diverses revues (Environment & Planning A, L’Année sociologique, Gouvernement et action publique, Métropoles, Sociologica, Anthropologica,…) (voir toutes les publications). En partant de ces travaux sur l’Europe, j’ai travaillé sur la comparaison « Nord-Sud » sur la question de la gestion des squats et des bidonvilles, notamment avec Alan Smart (University of Calgary). À la croisée de réflexions sur la gouvernance des villes européennes, sur le logement, sur les mouvements sociaux et l’économie politique des villes, je mène actuellement une recherche comparée sur la régulation des locations touristiques de courte durée dans les villes européennes avec Francesca Artioli et Claire Colomb (Aguilera, Artioli, Colomb, 2019, « Explaining the diversity of policy responses to platform-mediated short-term rentals in European Cities : A comparison of Barcelona, Paris and Milan »). Enfin, je travaille également avec Tom Chevalier sur les enjeux de méthodes mixtes et de design de recherche.

Male silhouetteAli Ihsan Aydin (2014)

Deputy Editor in chief – Digital platforms at Euronews

I am currently working as Deputy Editor in chief – Digital platforms at Euronews, leading pan-European news outlet broadcasting and publishing in 12 languages. In this role, I am supervising Euronews’ digital-native news teams:

  • Developing a digital content strategy and editorial policy for Euronews digital newsroom to meet editorial and commercial goals ;
  • Building innovative digital storytelling formats and introduce them into newsroom ;
  • Developing audience growth strategies for Euronews digital teams ;
  • Working with Sales, Marketing, IT and Product departments to improve Euronews’ editorial and commercial output & product quality and increase digital revenue ;
  • Representing Euronews in international news and digital gatherings like last WebSummit in Lisbon last month.
  • Assuming these responsibilities, I am driving, alongside the Editor in Chief, the digital transformation & development process in Euronews’ multilingual newsroom and building a data-informed editorial culture

In 2014-2015, I spent a semester at the University of Michigan as a Knight Wallace Journalism Fellow to study designing digital-native newsrooms.

Aydin, Ali Ihsan <ali.aydin@euronews.com>

 

AlléCamille Allé (2017)

Adjointe au chef de pôle fiscalité locale et dotations à la direction des finances et des achats de la Ville de Paris

J’ai soutenu ma thèse en janvier 2017 sur les politiques des finances locales en France (1970-2010), sous la direction de Patrick Le Galès et Patrick Le Lidec. Après ma thèse, j’ai rejoint pendant trois ans l’Assemblée des communautés de France, association représentant les intercommunalités, comme conseillère finances et environnement.

Je travaille actuellement à la direction des finances et des achats de la Ville de Paris. Adjointe au chef de pôle fiscalité locale et dotations, je contribue à la prévision, à l’optimisation et à l’expertise des recettes fiscales, des concours financiers de l’État et des fonds de péréquation de la collectivité parisienne. Je participe à la réalisation de benchmarks sur ces sujets et à l’élaboration de propositions d’évolutions législatives et réglementaires.

Mon attachement au CEE reste d'actualité. Dans le cadre du programme de recherche WHIG, je travaille en effet en coopération avec Ursula Dias Peres de l’université de Sao Paulo sur une comparaison de la structure budgétaire de la Ville de Paris et de la Municipalité de Sao Paulo.

boisseuilClément Boisseuil (2016)

Chargé d’études à la Fondation pour la Recherche Sociale

J’ai obtenu en décembre 2016 mon doctorat en science politique (mention sociologie politique comparée) au Centre d’études européennes (CEE) sous la direction de Pierre Lascoumes (CEE, CNRS). Ma thèse, intitulée « Mettre en œuvre la mixité : rénovation et renouvellement urbains au sein des métropoles de Paris et de Chicago », étudiait l’histoire, la réalisation et les effets des programmes de diversification de l’habitat et de développement social et économique des quartiers populaires français et états-uniens. Cette recherche a été financée par une convention CIFRE dans un cabinet d’études en développement local et par une année passée à Chicago en tant que chercheur invité à Northwestern University au sein des départements de sociologie et de science politique. Ce travail a été honoré par le prix de thèse 2017 du Centre national de la fonction publique territoriale et a mené à la publication de plusieurs chapitres d’ouvrage et articles scientifiques, dont un a obtenu en 2019 le prix de l’article scientifique de l’Union Sociale pour l’Habitat et de la Caisse des dépôts.

Enseignant depuis 2014 aux niveaux Licence et Master, j’ai fortement investi dans l’Ecole Urbaine de Sciences Po. J’interviens dans le double diplôme entre Sciences Po et la London School of Economics, le Master Governing the large metropolis et l’executive master Gouvernance métropolitaine.

Après ma thèse, j’ai été ATER pendant un an puis post-doctorant au CEE, travaillant en collaboration étroite avec la Société du Grand Paris qui a souhaité engager un programme de recherche comparant les politiques urbaines, d’habitat et d’aménagement des métropoles du Grand Paris, du Grand Londres et de New York City.

Depuis 2018, je suis chargé d’études à la Fondation pour la Recherche Sociale. Je me suis spécialisé dans les domaines de l’insertion des publics défavorisés, de l’intégration des publics migrants, de la lutte contre la pauvreté et le sans-abrisme, et des politiques de la ville, du logement et de l’habitat.

bossyThibault Bossy (2010)

Maître de conférences en sociologie, Directeur de la faculté de sociologie, Sciences po Bordeaux, Centre Émile-Durkheim

Après la soutenance de ma thèse en décembre 2010, j’ai commencé un post-doctorat au Centre de sociologie des organisations (Sciences Po, CNRS) coordonnée par Henri Bergeron et Patrick Castel, avec un financement de l’Institut de recherche en santé publique (IRESP). Il s’agissait d’étudier les conflits institutionnels autour des politiques de l’alimentation et de lutte contre l’obésité, ainsi qu’analyser un instrument d’action publique : les chartes d’engagement volontaire de progrès nutritionnels, signées par les entreprises de l’agroalimentaire avec le ministère de la Santé.

En parallèle à ce post-doctorat, j’ai préparé et me suis présenté à un concours d’enseignant-chercheur titulaire à l’Université de Bordeaux-Segalen, où je suis devenu maitre de conférences en sociologie en septembre 2011. Mes premières années ont été consacrées à la finalisation de la recherche post-doctorale et à un service d’enseignements assez important à construire. Côté pédagogie, je me suis investi après deux ans en poste dans des fonctions collectives (coordinateur de licence, responsable d’année, directeur du département aujourd’hui) et ai porté divers projets (autoévaluation de la formation, accréditation), tout en maintenant un service de cours divers et complet. Je continue par ailleurs à donner chaque année des cours de santé publique à Sciences Po dans un programme coordonné par Bruno Palier. Côté recherche, j’ai dû réduire mon investissement par manque de temps. Je suis cependant co-responsable d’un axe de mon nouveau laboratoire, le Centre Émile-Durkheim (UMR Université de Bordeaux/Sciences po Bordeaux). J’ai également participé à la rédaction de deux manuels sur la sociologie de l’action publique avec des anciennes et anciens docteurs du CEE, en espérant pouvoir reprendre mes propres recherches prochainement sur les politiques publiques et les politiques de santé !

bourgeoisMarine Bourgeois (2017)

Maîtresse de conférences en science politique, Sciences Po Grenoble

Après la soutenance de ma thèse dirigée par Patrick Le Galès en avril 2017, j’ai démarré un premier post-doc coordonné par le Laboratoire Interdisciplinaire d’Evaluation des Politiques Publiques et l’Ecole Urbaine de Sciences Po, dans le cadre d’une convention de mécénat signée avec le Crédit Foncier de France, sur les conditions d’accès à la propriété en Europe et leurs évolutions. L’objectif était d’éclairer les variations de répartition des statuts d’occupation du logement en Europe pour identifier les freins au développement de l’accession à la propriété en France. L’année suivante, j’ai rejoint l’équipe du projet de recherche API – pour « Attributions, Peuplement et Intercommunalités » – coordonné par Valérie Sala Pala et Rémi Dormois à l’Université de Saint-Etienne, d’abord en tant que chercheuse post-doctorale puis comme membre de l’équipe de recherche. Ce projet, financé par l’Union sociale pour l’habitat, l’Institut de la recherche de la Caisse des dépôts, la Banque des territoires, le PUCA et l’ANCT, vise à analyser les recompositions des politiques de peuplement et leurs effets en termes de justice socio-spatiale. En 2019, grâce à l’obtention d’un prix de thèse, j’ai également publié mon travail doctoral sous forme d’ouvrage aux éditions Dalloz.

J’ai été recrutée en tant que maîtresse de conférences en science politique à Sciences Po Grenoble à la rentrée 2019. J’y enseigne les méthodes des sciences sociales et l’analyse des politiques publiques. Au sein du laboratoire Pacte, j’ai également retrouvé de nombreux ancien.ne.s du CEE ! J’y poursuis mes travaux de recherche sur les modes de tris et de sélections des populations dans d’autres secteurs que le logement. Je reste par ailleurs attachée au CEE en tant que chercheuse associée et membre du groupe de recherche urbaine « Cities are back in town ».

cauneHélène Caune (2013)

Maîtresse de conférences en science politique, Science Po Grenoble

Après ma soutenance de doctorat à l’IEP de Paris, dirigé par Nicolas Jabko au CEE, en décembre 2013, j’ai poursuivi pendant un an mon activité d’Attachée temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) à l’Université-Sorbonne Nouvelle-Paris 3.

Début 2015, j’ai participé au projet de recherche REScEU dirigé par Maurizio Ferrera et financé par l’European Research Council (ERC), à l’Université degli Studi de Milan, en tant que chercheuse post-doctorale. Ce projet m’a permis de. développer les problématiques de mon travail de thèse sur l’intégration économique et sociale européenne et ses enjeux pour les politiques nationales, dans un cadre collectif et très stimulant.

En 2015, j’ai été recrutée en tant que maîtresse de conférences en science politique à l’Université Toulouse 2 Jean Jaurès, et j’ai enseigné pendant deux ans au Département Carrières Sociales de l’IUT de Figeac. Pendant cette période, je me suis intéressée à de nouveaux objets, dans le domaine des politiques alimentaires, notamment au niveau local, sans perdre mon intérêt et questionnements sur l’intégration européenne et ses enjeux nationaux.

Depuis septembre 2017, j’enseigne à Sciences Po Grenoble, principalement dans le domaine de l’analyse des politiques publiques, de la politique comparée et des études européennes. Je suis co-responsable, avec Elsa Guillalot, du Parcours de Master « Villes, Territoires et Solidarités » de Sciences Po Grenoble, dans lequel je donne également des cours plus spécialisés sur les politiques sociales.

Je suis rattachée au laboratoire Pacte, et coordonne actuellement un projet de recherche financé par l’Ademe (projet Biolorec) sur les politiques alimentaires locales, en milieu rural et de moyenne montagne. Je participe également au Réseau transatlantique sur l’Europe politique (RESTEP), basé à l’Université de Montréal et soutenu par le Programme Erasmus+ (Réseau Jean Monnet 2017-2020).

cavalinCatherine Cavalin (2016)

Chargée de recherche CNRS, Université Paris Dauphine, IRISSO

De 2012 à 2017, j’ai eu la chance de travailler au Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po, comme sociologue au sein de l’équipe SILICOSIS, du nom du projet alors dirigé par Paul-André Rosental et financé dans le cadre des Advanced Grants du Conseil européen de la recherche (ERC).

Tout en participant à ces recherches en sociologie de la santé, sociologie et histoire de la médecine sur des maladies systémiques d’étiologie inconnue, j’ai terminé l’écriture de ma thèse sur un autre sujet : la mesure statistique des violences interpersonnelles, et la manière dont celle-ci s’inscrit dans une histoire où se mêlent, depuis les années 1960, mouvements féministes, enquêtes en population générale sur la santé mais aussi la sécurité des personnes, politiques publiques et épidémiologie.

Professeure agrégée détachée sur des postes de chercheure depuis 2003, mon « après-CEE » m’a permis de mettre mon statut en accord avec mon activité de recherche. D’abord chargée de mission « enquêtes statistiques et recherche » au Défenseur des droits, puis directrice de l’Observatoire du Samusocial de Paris, j’ai été recrutée au CNRS comme chargée de recherche. Depuis octobre 2018, je suis membre de l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO) de l’Université Paris-Dauphine (PSL), et reste aujourd’hui associée au LIEPP de Sciences Po. Je mène à l’IRISSO des recherches en santé au travail et en santé environnementale qui prolongent SILICOSISet lui doivent beaucoup. De nombreuses collaborations françaises et étrangères nouées au CEE prospèrent de manière très fructueuse. Prolongeant également l’appel à projets « labos junior » USPC-Cité du Genre auquel j’avais répondu en 2017 avec Pauline Delage et Delphine Lacombe (toutes deux également chargées de recherche au CNRS), l’activité de VisaGe se poursuit, avec l’animation d’un réseau d’une quarantaine jeunes chercheuses qui travaillent sur les violences fondées sur le genre.

chevalierTom Chevalier (2015)

Chargé de recherche CNRS au laboratoire Arènes, Sciences Po Rennes &  chercheur associé au CEE.

Après avoir soutenu sa thèse de science politique au Centre d’études européennes de Sciences Po en 2015 sous la direction de Bruno Palier, j ‘ai été ATER à l’Université Paris II Panthéon-Assas pendant deux ans (2015-2017). Je suis ensuite devenu le premier lauréat Européen non-Allemand de la German Kennedy Memorial Fellowship et j’ai pu passer un an au Center for European Studies de l’Université de Harvard en 2017-2018. J’ai notamment pu y travailler sur le livre issu de sa thèse La jeunesse dans tous ses États, publié aux Presses Universitaires de France en 2018, ainsi que sur un nouveau projet sur les origines des régimes d’État-providence en collaboration avec Cathie Jo Martin (Boston University). L’année suivante (2018-2019), je suis devenu Postdoctoral Research Fellow au Department of Politics and International Relations de l’Université d’Oxford ainsi qu’Associate member du Nuffield college afin de travailler avec Jane Gingrich sur le projet ERC « SCHOOLPOL : The Transformation of Post-War Education: Causes and Effects ». Ce projet vise à identifier et expliquer les différentes trajectoires de réformes des systèmes éducatifs depuis 1945 grâce à l’élaboration d’une nouvelle base de données comparative et longitudinale. Depuis Octobre 2019, je suis chargé de recherche CNRS au laboratoire Arènes tout en restant chercheur associé au CEE. Je travaille également désormais sur le rapport au politique des jeunes en perspective comparée, sur la pauvreté des jeunes, ainsi que sur l’usage des méthodes mixtes en sciences sociales (en collaboration avec Thomas Aguilera, Sciences Po Rennes, Arènes).

courmontAntoine Courmont (2016)

Directeur de la chaire Villes et numérique de Sciences Po, sociologue à la CNIL & chercheur post-doctorant à Sciences Po, CEE


J'ai soutenu ma thèse de science politique en décembre 2016 (Politiques des données urbaines, ce que l'open data fait à la gouvernance urbaine) sous la direction de Dominique Boullier. Cette thèse a été réalisée dans le cadre d'une convention Cifre avec la Métropole de Lyon où j'ai occupé des postes de chargé de mission open data de 2012 à 2015, puis de chargé de mission prospective des politiques publiques entre 2016 et 2017. Ma thèse a reçu le prix de thèse sur la ville 2017 décerné par le PUCA-Apereau.

Au printemps 2017, j'ai poursuivi mes recherches au sein de Centre d'études européennes et de politique comparée dans le cadre d'un post-doctorat. J'ai assuré la responsabilité scientifique de la chaire Villes et numérique de l’Ecole urbaine, qui vise à développer les recherches et les enseignements au sein de l’Ecole urbaine sur les effets du numérique sur le gouvernement des territoires. J'ai alors travaillé étroitement avec Patrick Le Galès et l'ensemble des chercheurs de l'axe Villes, frontières et (im)mobilités du laboratoire.

Depuis septembre 2019, tout en poursuivant la direction scientifique de la chaire Villes et numérique, j'ai débuté de nouvelles fonctions au sein du pôle Innovation, études et prospective de la CNIL. Cela me permet de poursuivre mes recherches sur les transformations de l'Etat et du capitalisme à l'ère du numérique, par le prisme de la régulation des données personnelles et de la protection des libertés. 

crisan revolAdina Crisan Revol (2015)

Conseillère économique à la Représentation de la Commission européenne en France

J'ai fini ma thèse il y a quatre ans, en 2015. La thèse et le passage au Centre d'études européennes ont été une étape capitale dans la poursuite de ma passion pour la question énergétique européenne, passion que j'ai entamé dès mon mémoire de Master.

L'après-thèse fut marqué par une chance unique : celle de pouvoir expérimenter le sujet de ma thèse dans les institutions européennes. En effet, la thèse portait sur l'Européanisation du système énergétique européen à travers les institutions et j'ai eu la chance d'intégrer la Direction générale de l'énergie de la Commission européenne pour travailler chaque jour à la construction de la politique énergétique européenne. Dans mes travaux de recherche, j'avais mis en avant le rôle primordial des institutions dans l'Européanisation du système énergétique européen. J'ai choisi de parler de système européen et non de politique car les préférences nationales restent disparates, surtout lorsqu'il s'agit des questions de souveraineté liés à la sécurité énergétique. Une chose m'a marquée à jamais pendant mon expérience à la Direction générale de l'énergie : ma participation à la construction de l'Union de l'énergie, projet politique lancé en 2014 pour assurer une meilleure cohérence des multiples aspects de la question énergétique. J'ai notamment travaillé sur la gouvernance de l'Union de l'énergie et sur l'importance de la coopération régionale. J'ai participé à la mise en place par la Commission européenne  des groupes de coopération régionale de haut niveau dans le domaine des infrastructures énergétiques. Cela peut paraître technique, mais sans ce maillage assuré par les réseaux énergétiques liant les différents pays européens, point de politique énergétique européenne et point de transition écologique! À travers la mise en place de ces groupes, j'ai expérimenté le rôle des institutions dans l'Européanisation d'une partie fondamentale de la politique énergétique.

Les connaissances acquises pendant mes années de thèse ainsi que la conceptualisation que j'ai pu en faire m'ont beaucoup aidé dans mon travail quotidien et je suis fière d'avoir pu transformer mes idées en des réalisations concrètes pour le bénéfice de chaque citoyen ! En effet, les groupes de coopération régionale ont produit des résultats concrets: en 2025, une nouvelle ligne électrique reliera la Péninsule ibérique et la France et apportera une importante contribution au verdissement du mix énergétique européen. Sans la coopération régionale initiée par les institutions, ce projet n'aurait pas pu voir le jour!

Et puis, grâce à mes travaux de recherche et à mon expérience dans les institutions européennes, je continue de fréquenter la rue Saint-Guillaume, en tant que maître de conférences ! C'est toujours un énorme plaisir de transmettre aux générations futures ma passion pour la question énergétique

dolezCharlotte Dolez (2013)

Maîtresse de conférences en science politique à Sciences Po Lyon

J’ai soutenu ma thèse de science politique, sous la direction de Sophie Duchesne,  portant sur les usages des informations politiques chez les citoyens, en novembre 2013, au Centre d’études européennes. J’ai eu ensuite plusieurs expériences de recherche à l’étranger, qui m’ont permis de poursuivre mes réflexions autour du rapport au politique et des mécanismes de politisation. J’ai été visiting scholar à l’Université de Stanford (Californie) de janvier à août 2015 où j’ai développé un projet de recherche sur le rapport au politique des populations en situation de précarité, à partir d’une enquête de terrain dans diverses associations caritatives de San Francisco, me permettant de prolonger une réflexion entamée lors d’un projet collectif Votpauvr, mené en 2012 au CEE. J’ai ensuite occupé un poste de chercheuse postdoctorale PDR-FNRS, à l’Université Catholique de Louvain, où j’ai pu poursuivre ce travail d’analyse des rapports au politique, à l’action publique et en particulier à l’action sociale, en intégrant un terrain bruxellois.

J’ai été recrutée en tant que maîtresse de conférences en science politique à l’IEP de Lyon à la rentrée 2017. J’y enseigne des cours généraux de sciences sociales, des cours de méthodologie et de sociologie électorale, sur le campus de Lyon et sur le campus de Saint-Etienne. Au sein du laboratoire Triangle, je poursuis mes travaux de recherche sur le rapport ordinaire au politique, et je participe actuellement à un groupe de recherche sur les élections municipales de 2020.

EvrardAurélien Evrard (2010)

Maitre de conférences en science politique à l’Université de Nantes et Chercheur au Laboratoire DCS.

J’ai soutenu en décembre 2010 une thèse consacrée à la comparaison de politiques européennes dans le domaine des énergies renouvelables (Allemagne, Danemark, France), sous la direction de Pierre Lascoumes. Ce travail a fait ensuite l’objet d’une publication aux Presses de Sciences Po en 2013. Il a été financé pendant trois ans par l’ADEME, via son « Programme Thèses ». Pendant cette période j’ai enseigné la science politique et l’analyse des politiques publiques au Campus ibéro-américain de Sciences Po à Poitiers.

J’ai ensuite été recruté comme ATER à l’Université Sorbonne Paris Nord (Campus de Villetaneuse) pour l’année 2010-2011, avant d’obtenir un poste de Maitre de conférences en science politique à l’Institut d’Etudes Européennes de l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3. En 2017, j’ai obtenu une mutation vers l’Université de Nantes où j’ai rejoint une fine équipe de politistes, dont Clémence Ledoux, ancienne du CEE. J’y assure la codirection des Licences « Parcours Europe », diplôme pluridisciplinaire d’études européennes, et enseigne principalement la science politique, la sociologie de l’action publique et les politiques environnementales.

Comme pour la plupart de mes collègues enseignants-chercheurs, les fonctions administratives ont parfois rendu difficile le maintien d’une activité de recherche intense. J’ai malgré tout eu la chance de participer à plusieurs projets collectifs autour de mes thèmes de recherche de prédilection : la sociologie de l’action publique, les politiques européennes, notamment en matière d’énergie et d’environnement. Par exemple, le projet ANR PARTIPOL, porté par Isabelle Guinaudeau et Simon Persico, consacré aux liens entre compétition politique et action publique, via l’analyse des promesses électorales ; le projet GOVEOL dédié à l’étude de la gouvernance territoriale de l’éolien maritime, porté avec Romain Pasquier, avec un financement de l’ADEME. Enfin, je participe actuellement à un programme de recherche portant sur les politiques de transition (écologique, énergétique, alimentaire) à l’échelle métropolitaine à Nantes, dans le cadre du programme POPSU. Sur le plan éditorial, j’ai récemment participé à la rédaction d’un manuel de sociologie de l’action publique avec, parmi les co-auteurs encore quelques anciennes et anciens du CEE.

gallyNatacha Gally (2012)

Maîtresse de conférences en science politique, Université Paris II Panthéon-Assas

J’ai réalisé ma thèse de doctorat sur les politiques de la haute fonction publique en France et en Grande-Bretagne au CEE sous la direction de Patrick Hassenteufel (UVSQ). Après ma soutenance en 2012, j’ai été recrutée comme post-doctorante au Centre de sociologie des organisations pour mener une enquête sur la genèse des politiques « pour l’excellence » dans l’enseignement supérieur et la recherche, sous  la supervision de Jérôme Aust et Christine Musselin.

Recrutée en septembre 2013 comme maîtresse de conférences à l'Université Paris II Panthéon-Assas, j’ai rejoint le Centre d’Études et de Recherches de Sciences Administratives et Politiques (CERSA – UMR 7106), où je poursuis mes travaux sur les élites administratives et les recompositions de l’État.

J’ai participé à plusieurs projets collectifs, d’abord dans le cadre du projet ANR Go Science dirigé par Jérôme Aust, puis au sein de l’équipe coordonnée à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne par Delphine Dulong et financée par le Labex TEPSIS, sur la sociologie politique du gouvernement.

J’enseigne la sociologie de l’action publique, la sociologie politique, la sociologie du pouvoir local ainsi que la sociologie de la fonction publique en master mais aussi dans le nouveau cursus de licence en science politique que nous avons créé avec mes collègues en 2019-2020.

Je suis responsable des recensions d’ouvrages pour la revue britannique Public Administration et je co-organise le séminaire « chantiers d’histoire administrative » avec Marc Olivier Baruch (EHESS) et Émilien Ruiz (Sciences Po, CHSP) afin de faire connaître et discuter de manière croisée les travaux d’historiens, politistes et sociologues sur l’administration

infantinoFederica Infantino (2014)

Post-Doctoral Research Fellow at the ULB Université Libre de Bruxelles (ULB) &  Visiting Fellow at Robert Schuman Centre for Advanced Studies (Migration Policy Centre), European University Institute, Florence

En Novembre 2014, j’ai obtenu le doctorat en Science Politique (mention sociologie politique comparée) à Sciences Po. J’ai réalisé ma thèse de doctorat au Centre d’études européennes et de politique comparée sous la direction de Virginie Guiraudon. Cette thèse portait sur les contrôles des frontières et des migrations en analysant la mise en œuvre de la politique du visa Schengen dans trois consulats européens (Belgique, France, Italie) au Maroc. Elle a été publiée par la maison d’édition Palgrave MacMillan. Mes publications scientifiques sont parues dans plusieurs revues scientifiques (Gouvernement et Action Publique, Journal of Borderlands Studies, Ethnography and Qualitative Research, Migrations et Société, Sociologies pratiques, Champ penal, Journal of Ethnic and Migration Studies, Security Dialogue).

Après mon doctorat, j’ai continué à me consacrer au domaine de la recherche notamment à la mise en œuvre de l’action publique. J’ai obtenu un financement post doctoral de la Fondation Wiener-Anspach au Centre on Migration, Policy, and Society à l’Université d’Oxford. Ensuite, j’ai reçu un financement du Fonds de la recherche scientifique-FNRS (Belgique) pour un projet qui s’intéressait à la rétention et à l’expulsion de migrants au Royaume-Uni du point de vue des organisations publiques et privées qui les mettent en œuvre.

Grâce à l’obtention de la bourse européenne Marie Sklodowska-Curie (Horizon 2020) au Robert Schuman Centre for Advanced Studies (Migration Policy Centre) du European University Institute à Florence, dans les deux prochaines années, je vais développer mes recherches sur la diffusion des pratiques de contrôle des migrations au sein de l’Union Européenne et sur les acteurs étatiques et non-étatiques qui sont responsables de l’action dans ce domaine des politiques publiques. Depuis 2015, j’enseigne aussi le contrôle des frontières et des migrations à l’Université Libre de Bruxelles. 

kostelkaFilip Kostelka (2015)

Lecturer (Professeur Assistant) au Département de science politique de l’Université d’Essex

J’ai soutenu sa thèse sur la participation électorale dans les démocraties postcommunistes sous la direction de Nonna Mayer au Centre d’études européennes en 2015. Après avoir travaillé comme assistant académique au Collège d’Europe à Bruges (2014-2015), j’ai commencé un post-doc à la Chaire de recherche en études électorales de l’Université de Montréal en 2016. Pendant mon séjour au Canada, j’ai coordonné le projet de recherche international « Making Electoral Democracy Work » sous la direction d’André Blais. J’ai ensuite effectué un deuxième post-doc dans l’unité « Institutions and Political Economy Research Group » (IPERG) de l’Université de Barcelone. Dans le cadre de ce post-doc, j’ai travaillé sur le projet de recherche européen « Birth of Party Democracy » sous la direction de Carles Boix. Depuis janvier 2019, je suis Lecturer (professeur assistant) au Département de science politique de l’Université d’Essex en Angleterre. Mes recherches sur les comportements politiques, les partis politiques et la démocratisation ont été publiées dans des revues telles que l’American Political Science Review, British Journal of Political Science, ou Comparative Political Studies et ont été récompensées par plusieurs prix scientifiques français et internationaux.    

En anglais : Filip Kostelka defended his dissertation on voter turnout in post-communist democracies, supervised by Nonna Mayer, in 2015. After having worked as Academic Assistant at the College of Europe in Bruges (2014), he started a post-doc at the Research Chair in Electoral Studies at the University of Montreal in 2016. In Canada, he coordinated the international research project Making Electoral Democracy Work under the lead of André Blais. He subsequently started a second postdoc in the Institutions and Political Economy Research Group (IPERG) at the University of Barcelona. During that time, he worked on the European research project “Birth of Party Democracy” under the supervision of Carles Boix. Since January 2019, he has worked as Lecturer (Assistant Professor) in the Department of Government at the University of Essex. His research on political behaviour, political parties, and democratisation has been published in journals such as American Political Science Review, British Journal of Political Science, or Comparative Political Studies and has won several French and international scientific prizes.

ledouxClémence Ledoux (2011)

Maitresse de Conférences en Science Politique à l’Université de Nantes

Mes objets de recherche concernent la régulation des métiers de l’aide, du soin et du travail domestique exercés aux domiciles des particuliers en Europe. Après avoir soutenu en 2011 ma thèse qui portait sur les relations entre les mondes de l’Etat Providence et ces métiers en Allemagne et en France, j’ai été élue en 2012 Maitresse de Conférences en Science Politique à l’Université de Nantes. Dans les trois années suivantes, je me suis pleinement investie dans l’enseignement et l’administration, en dirigeant les licences Parcours Europe de l’Université de Nantes, licences pluridisciplinaires qui venaient d’être créées. Pendant ces années, j’ai conservé un lien avec la recherche, grâce au projet POLDOM dirigé par Virginie Guiraudon au CEE, qui donne lieu à la corédaction d’un chapitre dans l’ouvrage dirigé par Clément Carbonnier et Nathalie Morel, The Political Economy of Household Services in Europe. Entre 2014 et 2016, j’ai séjourné 9 mois en tant que Fellow au Hanse-Wissenschaftskolleg (HWK) de Delmenhorst, un Institut d’Etudes Avancées situé en Allemagne. Ces différents séjours sont notamment consacrés à la rédaction de trois articles liés à la thèse, respectivement publiés dans la Revue Française de Socio-Economie, la Revue Française des Affaires Sociales et la Revue Française de Science Politique. En 2016, mon projet de Study Group sur The Politics of fiscal welfare markets retenu au HWK me permet de réunir une dizaine de chercheurs européens travaillant sur les welfare markets à intervalles réguliers. Un ouvrage collectif est en cours de préparation à partir de ces travaux. A partir de janvier 2018, j’ai participé à un projet ANR (ANR PROFAM), dans lequel j’enquête auprès des agents des collectivités territoriales chargés de la mise en œuvre de l’Allocation personnalisée pour l’Autonomie à domicile. Les premiers résultats sont parus dans Policy and Society. En septembre 2019, j’ai obtenu une année de délégation CNRS, qui me permet de mener des recherches sur l’européanisation du patronat de services à domicile.

leronNicolas Leron (2014)

Collaborateur du député Didier Baichère, Assemblée Nationale, Fondateur du think tank EuroCité et checheur associé à Sciences Po, CEVIPOF

Après la soutenance de ma thèse au CEE, en janvier 2014, j’ai été pendant trois ans à temps partiel le chargé de mission du club de réflexion Europartenaires dédié aux questions européennes. Les missions étaient larges et diverses, de la gestion administrative à la levée de fonds, de l’organisation d’événements à l’animation de groupes de travail thématiques (sur la transition énergétique et sur l’industrie de défense européenne). J’ai pu ainsi mettre à profit les savoir-faire et le réseau acquis en raison de mes engagements militants et associatifs (avec la création du think tank EuroCité). En 2015 et 2016 j’ai cumulé cet emploi avec celui de responsable des relations institutionnelles de l’association Mozaïk RH, un cabinet de recrutement dédié aux jeunes des quartiers populaires. Très éloignés des sujets de mes études, j’ai découvert les enjeux de la lutte contre les discriminations à l’embauche et de la politique de la ville, et plus largement le monde de l’économie sociale et solidaire. En parallèle j’ai continué à donner un cours à Sciences Po sur les institutions européennes et j’ai obtenu ma qualification aux fonctions de maître de conférences mais sans réussir ensuite à décrocher un poste. La recherche, pour autant, m’a toujours tenu à cœur et c’est plus comme intellectuel que j’ai poursuivi mes réflexions sur les questions européennes, avec la publication en 2017 de l’essai La Double démocratie, écrit avec l’économiste Michel Aglietta. Je suis depuis juillet 2017 le collaborateur du député Didier Baichère. Mes missions se concentrent sur les questions de l’inclusion économique et les questions de l’industrie de défense. Mais là encore, les tâches du quotidien sont très diverses : de la prise de rendez-vous à la rédaction de discours, de la rédaction d’amendements législatifs à la représentation du député lors de réunions. Finalement mon doctorat de sciences politique me donne d’abord des savoir-faire (rédaction, analyse, recherche). Je continue de m’investir dans le champ de la recherche avec l’animation d’un séminaire de théorie politique de l’Europe au CEVIPOF, où je suis chercheur associé depuis 2018.

maggioniAlessandro Maggioni (2019)

Evaluateur et chargé de projet à evalux, Berlin

En mars 2019, j'ai soutenu mon doctorat par une thèse comparative sur la gouvernance urbaine et la régulation des infrastructures logistiques alimentaires du MIN de Rungis et du marché de gros alimentaire de Milan, sous la direction de Patrick Le Galès, pour le Centre d'études européennes et de politique comparée, et d'Alberta Andreotti, pour le Département de sociologie et de recherche sociale de l'Université de Milan-Bicocca.

Mon travail de thèse s'est terminé par une confirmation et une opportunité à ne pas manquer. La confirmation relevait et relève toujours d'une passion pour la recherche sur les dynamiques de l'action publique et les mécanismes de l'action collective, avec une attention particulière aux processus de gouvernance urbaine et territoriale. L'opportunité était la possibilité de mettre cette passion à profit en collaborant avec des acteurs publics et privés dans un contexte institutionnel aussi unique en Europe que la Suisse.

Actuellement, je travaille comme évaluateur de politiques publiques et chargé de projet chez Evalux, un prestataire allemand de services d'évaluation et de conseil. Je suis responsable du développement des relations de l'entreprise en Suisse ; je participe à l'élaboration des concepts d'évaluation ; je suis responsable de la mise en œuvre des mandats et veille à leur exécution d'un point de vue scientifique et organisationnel ; je contribue à la gestion des connaissances sur l'évaluation dans les domaines de la politique sociale et du développement urbain et régional.

Les compétences analytiques, l'approche critique des processus sociaux et la maîtrise de la méthodologie de la recherche sociale consolidées au cours du doctorat constituent une valeur ajoutée importante dans un domaine, celui de l'évaluation, où elles sont fortement sollicitées et valorisées.

persicoSimon Persico (2014)

Professeur des universités, Sciences Po Grenoble

J'ai démarré mon premier post-doc avant même de soutenir ma thèse sur la politisation des questions d’environnement, dirigée par Florence Haegel. C’est d’ailleurs un des bénéfices de mon doctorat au Centre d’études européennes : j’avais été impliqué dans le Comparative Agendas Project, piloté en France par Emiliano Grossman. En plus de constituer un matériau de recherche très riche sur les agendas de politiques publiques, que j’ai utilisé dans ma thèse et d’autres publications, cette implication m’a surtout permis de faire des rencontres importantes. Au moment même où je finissais ma thèse, l'une des autres chercheuses du projet, Isabelle Guinaudeau, qui était en poste à Grenoble (UMR Pacte), obtenait un financement de l’ANR sur un projet en lien avec une question qui nous intéressait tous les deux : l’impact des partis sur les politiques publiques. Pendant trois ans, j’ai donc étudié avec elle et d’autres le devenir des promesses électorales. Cette expérience a été entrecoupée d’un autre post-doc, au Centre d’études européennes directement, auprès de Charlotte Halpern. Dans le cadre d’un projet européen, nous avons comparé les politiques de transports et de mobilités dans cinq grandes capitales européennes. Des questions dont j’étais plus éloigné a priori mais qui m’ont beaucoup intéressé et permis d’élargir ma palette de connaissances. Je dois vraiment remercier Isabelle et Charlotte pour leur bienveillance et leur confiance au cours de ces post-docs. D’une part, elles m’ont beaucoup soutenu dans la recherche de postes plus fixes, qui s’est achevée en avril 2017 quand j’ai obtenu l’agrégation de science politique. Surtout, elles m’ont permis de travailler à distance, et donc de vivre auprès de ma fille et de ma compagne, Hélène Caune, elle aussi enseignante-chercheuse en science politique. Nommé à Sciences Po Grenoble après l'agrégation, j’ai rejoint Pacte et son équipe Gouvernance et j’y ai retrouvé de très proches collègues – et anciens du CEE -- comme Florent Gougou ; les conditions de recherche sont excellentes, le travail ne manque pas, les projets non plus, entre la construction européenne, les Gilets Jaunes et la transition écologique… On comprendra que, après 4 déménagements depuis la soutenance, nous avons prévu de rester quelque temps au coeur des Alpes.

spaiserOlga Spaiser (2015)

chargée de projet à Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit, (Agence Allemande de coopération internationale)

Déjà, pendant ma thèse je savais : je veux connaître et comprendre la mise en place pratique des action politiques, j’ai envie de faire face aux dilemmes des décisions politiques internationales.

Après ma soutenance de thèse en septembre 2015 je suis retournée en Allemagne et j’ai intégré le Ministère Fédéral des Affaires Etrangères (Auswärtiges Amt). Pendant deux ans j’y travaillais dans la division S (Stabilisation, prévention et résolution de conflit) où j’étais coordinatrice d’environs 40 projets qui avait pour objectif de renforcer le secteur de sécurité dans les pays partenaires en Afrique, en Moyen Orient et en Asie centrale. Pendant ce temps j’ai commencé à m’intéresser d’une manière plus approfondie aux questions de développement international comme outil de promotion de sécurité. Cela m’a conduite à candidater pour un poste à la GIZ (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit, l’Agence Allemande de coopération internationale) où j’occupe depuis juin 2018 un poste de chargée de projet. Je suis responsable de la mise en place du programme de biosûreté et de biosécurité (prévention et réaction aux risques biologique ainsi que la lutte contre les armes biologiques) au Maroc, le Kazakhstan et la Géorgie. Je suis basée à Berlin mais je fais des missions très fréquentes dans ces trois pays pour superviser les activités et maintenir le dialogue avec les partenaires.

Contrairement à la France, en Allemagne ce n’est pas inhabituel de changer du monde académique au monde dit « pratique » après la thèse. Le titre de docteur est apprécié et valorisé dans l’administration publique aussi bien que dans le secteur privé car il fait preuve des compétences d’analyse, des connaissances méthodologiques et de la persévérance. Et mon parcours montre que ces deux mondes se complètent très bien et que les compétences acquises pendant le doctorat ne se limitent pas à la recherche mais sont tout à fait transférables à d’autres secteurs.

TaceaAngela Tacea (2017)

Fonds Wetenschappelijk Onderzoek - Vlaanderen postdoctoral fellow IES and Artificial Intelligence Lab, Vrije Universiteit Brussel et associée au Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po.

Après deux années de master recherche Politique compare, spécialisation Russie-CEI, j’ai réalisé une thèse de doctorat en science politique au Centre d’études européennes sous la direction de M. le Prof. Renaud Dehousse. Ma thèse analyse la participation des parlements nationaux à l’élaboration et au contrôle des politiques européennes de justice et de sécurité intérieure. Elle a donné lieu à la publication d’un ouvrage dans la collection « Bibliothe`que de droit constitutionnel » des e´ditions LGDJ. Durant ces années de thèse j’ai participé à deux projets de recherche (OPAL- Observatory of National Parliaments after the treaty of Lisbon (ANR-DFG-ESRC-NWO) et La Fabrique de la Loi) et j’ai enseigné la science politique et le droit constitutionnel en tant que chargée de cours à Sciences Po Paris, puis en tant qu’ATER à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas. À l’issue de ma thèse, j’ai fait le choix de travailler pendant une anne´e en tant que collaboratrice parlementaire de Monsieur le député E´ric Poulliat, membre de la Commission des lois constitutionnelles de l’Assemblée nationale afin d’être au plus près de l’action publique et de renouer avec la réalité pratique de mes recherches.

Depuis 2018, je mène en partenariat avec les chercheurs de l’Institut pour les études européennes et du Laboratoire d’intelligence artificielle de la Vrije Universiteit Brussel un projet de recherche financé par l’Agence de recherche flamande (2018-2021). Le projet étudie, à l’aide d’outils de data mining et data processing, l’équilibre entre les acteurs institutionnels dans l’Espace européen de liberté, de sécurité et de justice. Je suis également guest lecturer au Département de science politique de la Vrije Universiteit Brussel où j’enseigne les théories de la démocratie. 

En mars 2020, j’ai été nommée juge assesseur à la Cour Nationale du Droit d’Asile par le Haut- Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés sur avis conforme du Conseil d'État. A ce titre, je suis chargée de juger, sur le fondement notamment de la Convention de Genève de 1951, des recours formés par les demandeurs d'asiles contre une décision de rejet de l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA).

ThrossellKatharine Throssell (2012)

J’ai soutenu mon doctorat en sociologie politique au CEE en 2012, avec une étude comparative sur les manifestations du nationalisme ordinaire dans la socialisation politique primaire des enfants en France et en Angleterre, sous la direction de Sophie Duchesne, désormais publiée en livre. Dans les années suivant la thèse j’ai continué mes enseignements sur la socialisation politique et le nationalisme à Sciences Po., avant de se reconvertir progressivement vers la traduction des travaux universitaires, livres, et articles en sciences sociales vers ma langue maternelle, l’anglais. J’ai été pendant plusieurs années chercheuse associée à l’Institut de Sciences Sociales du Politique, où j’ai  travaillé sur plusieurs projets de traduction sur les thématiques de mémoire, histoire, et politique. Désormais traductrice professionnelle spécialisée (en sciences politique, sociologie, histoire) à plein temps, je traduit une quinzaine de livres, et de très nombreux articles pour des revues universitaires (RFS, RFSP, les Annales, Clio, BSSG). En réponse à la précarité et l’isolement des travailleurs dans ce domaine, j’ai, avec deux consœurs, fondé en 2017 l’Association des Traducteurs et Editeurs en Sciences Sociales, (ATESS). Cette association œuvre pour la reconnaissance de la spécificité de la traduction universitaire et des compétences et exigences particulières qu’elle requiert, la visibilité des traducteurs spécialisés professionnels (auprès des chercheurs aussi bien qu’entre professionnels), et la promotion de la traduction en SHS comme un acte et un objet de recherche. 

Van IngelgomVirginie Van Ingelgom (2010)

Chercheuse qualifiée F.R.S. – FNRS et Professeure de sociologie politique à l’UCLouvain (2010)

Membre de l’Institut de Sciences Politiques Louvain-Europe et associée au Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po.

J’ai soutenu ma thèse de doctorat en 2010, thèse réalisée en cotutelle entre Sciences Po, Paris et l’UCLouvain sous la codirection de Sophie Duchesne et André-Paul Frognier et financée par une bourse du F.R.S. – FNRS. Ancrée dans une perspective de mixed method et fondamentalement comparative, ma thèse portait sur l’indifférence des citoyens ordinaires à l’égard de l’intégration européenne et a obtenu trois prix (Theseus Award for Promising Research on European Integration, le prix de politique comparée de l’AFSP et la Fondation Mattei Dogan ainsi que le prix Jean Blondel pour la meilleure thèse de l’ECPR). Ce dernier prix a donné lieu à la publication de mon ouvrage Integrating Indifference aux Presses de l’ECPR en 2014. Les 24 focus groups réalisés en Belgique francophone, en France et en Grande-Bretagne sur lesquels reposaient la partie qualitative de mon travail doctoral avaient été réalisés dans le cadre du projet CITAE – Citizens Talking About Europe coordonné par Sophie Duchesne et au sein duquel j’étais alors assistante de recherche. Ce projet collaboratif a donné lieu à la publication de l’ouvrage Overlooking Europe (2013), ouvrage cosigné avec Sophie Duchesne, Elizabeth Frazer et Florence Haegel.

C’est dans le cadre de mon mandat de chargée de recherche du F.R.S. – FNRS (2010-2014) que j’ai pu travailler à la publication de ces deux ouvrages ainsi qu’à la publication de plusieurs articles et chapitres d’ouvrage issus de ma thèse de doctorat. Ce postdoctorat m’a également permis de réaliser des séjours de recherche à l’Université de Montréal (2010) et à New College à l’Université d’Oxford (2012) mais aussi de revenir pour quelques mois au Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po (2011). Ces années de postdoctorat ont été marquées – avec le recul qui atténue immanquablement l’anxiété liée au statut de postdoctorante pourtant bien chanceuse d’avoir un mandat de 4 ans) – par l’initiation et la participation à des chantiers de recherche importants qui structurent mes recherches actuelles. J’ai tout d’abord pris part au projet ANR REANALYSE (2010-2014) coordonné par Sophie Duchesne qui m’a offert l’opportunité de travailler avec Céline Belot à la réanalyse de nos données qualitatives sur les réactions des citoyens à l’égard de l’intégration européenne, en vue notamment de tester les potentiels de l’analyse secondaire pour la comparaison diachronique. Ensuite, j’ai également collaboré avec Florence Delmotte au projet ARC – Regulation, Deregulation and the Social Acceptance of European integration process (2012-2016) et co-encadré dans ce cadre la thèse d’Heidi Mercenier. Enfin, nous avons développé avec Claire Dupuy un agenda de recherche à la croisée de la sociologie politique et des politiques publiques en partant des travaux portant sur les policy feedbacks. Ces projets ont nourri empiriquement, analytiquement et théoriquement le projet de recherche ERC Starting Grant QUALIDEM obtenu en 2016 que je coordonne avec Claire Dupuy.

Depuis 2014, je suis chercheuse qualifiée du F.R.S. – FNRS à l’UCLouvain. En tant que Professeure de sociologie politique, j’y enseigne deux séminaires dans le cadre du Master de Science politique et du Master d’études européennes. Au cours des dernières années, j’ai également enseigné à Sciences Po Paris et l’Université catholique de Lille et j’ai été Professeure invitée à Sciences Po Grenoble et Sciences Po Bordeaux. Depuis 2012, reprenant le flambeau transmis par Sophie Duchesne, j’enseigne également le cours de Focus groups aux Ecoles d’été et d’hiver de méthodes de l’ECPR. Depuis 2013, je suis également membre des comités de rédaction de Politique européenne et de la Revue internationale de politique comparée. Entre 2013 et 2017, à la suite de Virginie Guiraudon, j’ai rejoint le board du RN32 de l’ESA Political Sociology of the EU.

De façon générale, mes recherches actuelles portent sur les rapports ordinaires au politique, les attitudes à l’égard de l’intégration européenne, les effets-retours des politiques publiques et sur la réanalyse de données qualitatives. Mes travaux se caractérisent par leur dimension comparative – nationale mais aussi diachronique – et allient les perspectives quantitative et qualitative. Mes principaux terrains d’enquête sont la Belgique, la France, la Grande-Bretagne et récemment et de manière secondaire les Etats-Unis.

Je coordonne aujourd’hui avec Claire Dupuy le projet ERC Starting Grant QUALIDEM – Eroding Democracies qui rassemble une équipe de 6 chercheurs doctorants et postdoctorants. J’encadre également avec Damien Bol le projet de recherche POLEURO (CDR FNRS) et la thèse d’Alban Versailles. Je participe également en tant que coordinatrice pour l’UCLouvain au Réseau transatlantique sur l’Europe politique (RESTEP), coordonné par Laurie Beaudonnet et soutenu par le Programme Erasmus+ et avec Benoît Rihoux au projet RepResent – Representation and Resentment financé par le programme EOS coordonné par Stefaan Walgrave. De part tous ces projets, j’ai l’immense chance de travailler avec des collègues, jeunes et moins jeunes, passionnés et passionnants qui me feraient presque oublier les difficultés liées à la gestion quotidienne de projets de recherche collaboratifs ambitieux.