L'IDENTITÉ VISUELLE DE SCIENCES PO ÉVOLUE

Sciences Po fait évoluer son identité visuelle en ce début d'année 2015. Pas de changement majeur, mais une série de petites mutations afin d'adapter les signes de l'institution à son époque et à ses nouveaux enjeux.

Pour se positionner parmi les grands noms de l'université mondiale, notre nom doit pouvoir s'affirmer clairement et circuler facilement, deux qualités que la précédente identité visuelle ne parvenait pas à rassembler, le logo accumulant une série de signes trop lourds à porter, et la charte graphique laissant les différentes entités de l'organisation se présenter comme des marques quasi-autonomes (et de fait, concurrentes du nom Sciences Po lui-même). Les universités les plus réputées dans le monde se présentent comme des grandes marques dont le nom émerge au dessus des laboratoires, écoles et départements, et dont la cohérence graphique s'affirme sur l'ensemble de leur domaine.

Nous avons rassemblé étudiants, salariés, enseignants/chercheurs, et alumni pour explorer les possibilités d'évolution et tous ont souhaité que l'identité visuelle soit à la fois (a) plus simple, plus cohérente et plus facile à utiliser sur toutes les plate-formes de communication, (b) spécifique pour bien différencier Sciences Po, et (c) en continuité avec l'identité précédente. Le choix a donc été fait de préserver les fondamentaux (couleur, écriture en un mot, animaux) et de supprimer ou changer les détails plus superficiels.

Le logo est redessiné conformément à ce brief. On garde l'écriture en un mot qui dit que Sciences Po est un nom propre et pas juste l'abréviation de "sciences politiques", et on renforce cette affirmation en supprimant le point qui rappelait inopportunément ladite abréviation. La référence à Paris placée sous le blason disparait. Nous sommes Sciences Po, présents dans nos campus en province, et pas "Sciences Po Paris". Les lettres du nom ont été dessinées dans une typographie propriétaire plus légère que la typo générique d'avant (un "helvetica heavy"). La couleur demeure le rouge mais dans une nuance vive, dynamique. Plus affirmatif et plus spécifique, le nom Sciences Po peut désormais se déployer tout seul, ce qui le rend plus lisible, en particulier quand il circule sur le web.

Que les amis des animaux se rassurent néanmoins, ces derniers ne disparaissent pas pour autant. Ils s'affranchissent simplement du nom pour devenir un emblème à part entière, porteur de la fable antique reprise par Machiavel : "Le prince, devant donc agir en bête, tâchera d'être tout à la fois renard et lion : car, s'il n'est que lion, il n'apercevra point les pièges ; s'il n'est que renard, il ne se défendra point contre les loups ; et il a également besoin d'être renard pour connaître les pièges, et lion pour épouvanter les loups". Les animaux sont stylisés et leur look héraldique allégé, car Sciences po n'a pas (ou plus) besoin de se donner l'allure de l'université néo-médiévale qu'elle n'a jamais été (voir à ce sujet la "Petite Histoire du Logo Sciences Po" de Marie Scot). Renard et lion, unis pour porter les connaissances conçues et transmises rue Saint Guillaume, occupent désormais un cartouche circulaire, forme plus contemporaine de l'époque, moderne, de la fondation de l'Ecole Libre. L'emblème trouvera sa place dans de nombreux supports, là où un format ramassé est nécessaire (réseaux sociaux, signalétique), mais également là où nous voulons déployer tous les signes de la marque (goodies, édition).

Sciences Po est donc aujourd'hui pourvue d'un duo de signes institutionnels : un logo fait du seul nom mis en majesté, et un emblème qui rappelle l'esprit critique que favorise la pratique des arts libéraux. Il est courant que les grandes marques affirment tour à tour leur nom et leur emblème, selon les surfaces et surtout les occasions. Les exemples abondent, de l'automobile qui iconise les calandres, au luxe qui aime convertir les sigles en monogrammes, ou encore aux équipementiers dits sportifs, qui substituent à leurs noms les symboles qui en sont devenus les synonymes. L'université n'échappe pas à cette pratique sémiotique, et nombreux sont les blasons et les sceaux qui s'affranchissent des noms dont ils sont les équivalents.

L'identité est prête à s'inscrire sur tous nos médias, plate-formes et supports : papeterie, édition, web, réseaux sociaux, goodies, signalétique. Elle s'adapte à l'ensemble de nos entités, campus, écoles, départements, centres de recherche, bibliothèque, presses, executive education...

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