"J'ai troqué mon attaché-case pour un sac à dos"

Après dix ans dans la gestion des affaires publiques au niveau européen, Clara Thompson-Lipponen a décidé de se lancer dans un master en un an à Sciences Po. Une expérience qui a donné une nouvelle dimension à sa carrière. Témoignage.

Clara Thompson-Lipponen a obtenu avec les honneurs en 2015 son diplôme de master en un an de l’École des affaires internationales de Sciences Po (PSIA). Désormais conseillère au sein de la Direction du Commerce et de l’Agriculture de l’OCDE, elle raconte comment ce diplôme de master à Sciences Po a donné un coup d’accélérateur à sa carrière, après dix ans dans les affaires publiques européennes.  

Pourquoi avez vous fait le choix de suivre un master en un an à Sciences Po ?

Clara Thompson-Lipponen : J’avais travaillé dans la gestion des affaires publiques à Bruxelles pendant dix ans, pour le Département d’État américain et pour l’industrie européenne des aliments et des boissons. En suivant mon mari dont la carrière l’appelait à Paris, j’ai mis la mienne entre parenthèses pour m’occuper de mon fils. Après ce break, retrouver un poste s’est avéré bien plus difficile que ce à quoi je m’attendais. Après avoir réfléchi à toutes les options, reprendre des études à l’université m’a semblé être la meilleure stratégie. Je souhaitais actualiser mes compétences, et les étendre à des domaines plus quantitatifs, comme les statistiques et l’économie. Je voulais aussi aborder des sujets que j’avais toujours eu envie d’étudier, comme l’agriculture et le droit commercial international. Le master en un an proposé par Sciences Po était la formule idéale pour re-booster ma carrière en un minimum de temps, tout en me donnant accès à toutes les connaissances qui m’intéressaient.

Qu’est-ce que cette expérience a changé dans votre carrière ?

C. T.-L. : Je n’ai pas encore énormément de recul, mais j’ai travaillé sans interruption depuis l’obtention de mon diplôme en juillet 2015 : il n’y a pour moi aucun doute sur le fait que c’est lié à cette nouvelle ligne sur mon CV. Mes diplômes précédents, obtenus en affaires européennes à l’Université Nationale d’Irlande, m’avaient été très utiles durant mon parcours à Bruxelles. Mais après un déménagement et une pause dans ma carrière, j’avais besoin de prouver à mes futurs employeurs que mes compétences étaient toujours pertinentes et affûtées.

Parmi les compétences que vous avez développées durant ce master en un an à Sciences Po, quelles sont celles qui ont le plus compté pour votre poste actuel ?

C. T.-L. : C’est d’abord le contenu des cours eux-mêmes - en agriculture, économie et droit commercial - qui s’est révélé très utile pour ma mission actuelle de conseillère au sein de la Direction du Commerce et de l’Agriculture de l’OCDE.

Ensuite, de manière plus générale, l’intensité de la charge de travail demandée m’a appris à travailler efficacement avec un niveau de pression que je n’avais jamais eu à gérer auparavant ! Ce master m’ a poussée hors de ma zone de confort, que ce soit en termes de volume de travail ou de contenu des enseignements, notamment sur des sujets quantitatifs. Je n’oublierai jamais mon premier examen après 15 ans sans faire de macro-économie : j’avais la peur au ventre ! Mais tout cela en valait vraiment la peine : c’est en troquant mon attaché-case contre un sac-à-dos d’étudiante que j’ai pu donner un coup d’accélérateur à ma carrière.

Y’a-t-il un autre élément essentiel à retenir ?

C. T.-L. : Il y a trois choses que je n’oublierai pas. D’abord beaucoup de nos enseignants étaient particulièrement charismatiques et accompagnaient énormément les étudiants. Ensuite, notre responsable pédagogique, était quelqu’un d’extrêmement avisé, qui ne ménageait pas ses efforts pour nous. Et enfin, mes camarades de cours, qui étaient à la fois les professionnels avec qui nous formions un groupe très soudé, mais aussi des étudiants plus jeunes avec qui nous avions certains cours en commun, et dont je n’oublierai pas l’enthousiasme et l’ouverture d’esprit. Cela a été  une chance exceptionnelle de pouvoir retourner sur les bancs de la fac à ce moment là de ma vie, et de travailler avec des gens de cette qualité.

>> Découvrez nos programmes de master en un an

Votre soutien-gorge imprimé en 3D

Votre soutien-gorge imprimé en 3D

Claire Chabaud, étudiante en Master Economics and Business à Sciences Po vient de remporter avec Anastasia Ruiz, étudiante en design de mode à ESMOD le premier prix du concours étudiant de Bpifrance “#PitchTonInno”. Grâce à la bourse FrenchTech de 30 000 euros qu’elles viennent de remporter, le projet de lingerie féminine sur-mesure imprimée en 3D  de ces deux étudiantes va pouvoir voir le jour. Nous avons rencontré Claire Chabaud.

Lire la suite
Un avant-goût de Sciences Po

Un avant-goût de Sciences Po

Organisé pour la première fois cette année sur le campus de Reims, le programme “Booster” accueillait du 6 au 13 juillet 2016 une cinquantaine d’étudiants venant d'être admise en première année du Collège universitaire (1er cycle). Ce programme de découverte permet aux participants désireux de bénéficier d’un renforcement académique de se familiariser avec Sciences Po, ses enseignements et ses méthodes. 

Lire la suite

"J'ai appris à avoir confiance en moi"

Les tout premiers diplômés du programme Europe-Afrique viennent de célébrer la fin de leur parcours à Sciences Po ! Né il y a cinq ans, ce programme est l'un des cursus thématiques proposés aux étudiants du Collège universitaire, le premier cycle de Sciences Po en trois ans. Les étudiants y suivent le même programme que tous les étudiants du Collège universitaire, avec des enseignements d'approfondissement consacrés aux problématiques du continent africain. Rencontre avec les premiers diplômés de l’année 2016 en vidéo.

Lire la suite
Paul-Loup Chatin, pilote & étudiant

Paul-Loup Chatin, pilote & étudiant

Récemment admis en Master Communication, Paul-Loup Chatin rejoindra l’École de la communication de Sciences Po à la rentrée. Ce futur étudiant est aussi l’un des plus jeunes pilotes automobile français. Nous l’avons interrogé sur son parcours hors-normes.

Lire la suite
Emmanuel Macron, plus proche de Juppé que de Hollande dans les urnes virtuelles

Emmanuel Macron, plus proche de Juppé que de Hollande dans les urnes virtuelles

Emmanuel Macron défraye la chronique électorale depuis plusieurs mois en revendiquant le rôle d’un modernisateur de la vie politique, épris d’un réalisme économique qui dépasserait le clivage gauche-droite traditionnel. Son ascension dans les sondages d’opinion semble confirmer la demande des électeurs pour un personnel politique rajeuni, peu enraciné dans le monde de la politique professionnelle et ayant l’expérience du secteur privé. La question se pose néanmoins de savoir de quel électorat potentiel dispose Emmanuel Macron, qui se présente comme un homme de gauche, s’il était candidat à la présidence de la République en 2017.

Lire la suite
Un succès pour l’agrégation d’histoire à Sciences Po

Un succès pour l’agrégation d’histoire à Sciences Po

Depuis 2005, l’année de sa création, la préparation à l’agrégation d’histoire à Sciences Po forme avec succès les doctorants en histoire et futurs enseignants-chercheurs. L’année 2016 constitue une belle moisson avec un taux de réussite à 47%. Étape importante pour leurs cursus entre l’obtention du master et l’inscription en thèse, la préparation à l’agrégation d’histoire s’adresse également aux diplômés de Sciences Po qui se destinent à l’enseignement secondaire et en classe préparatoire.  Lire la suite

Une « diaspora imaginée » du Califat au service du djihad global

Une « diaspora imaginée » du Califat au service du djihad global

Il devient de plus en plus difficile de déterminer un profil type, de repérer les lieux de radicalisation et de remonter les réseaux. Les jeunes qui ont réalisé les attaques de Madrid et de Londres, au début des années 2000, se réunissaient dans des cybercafés, des librairies, des mosquées de quartier pour visionner des cassettes vidéo sur la guerre en Tchétchénie ou en Bosnie, et bien entendu sur le conflit entre Israël et les Palestiniens. Ils réagissaient collectivement aux scènes de souffrance et des discours sur l’« islam humilié », nourrissant un sentiment de revanche qui les poussait à la violence.

Lire la suite