"Il faut se connaître soi-même avant de faire un plan de carrière"

Katrin Büchenbacher, étudiante en master à l’École de la communication de Sciences Po, a suivi l’atelier “Career building” proposé par le Service Carrières de Sciences Po. Une formation qui l’a aidée à comprendre à quel point il est important de bien se connaître avant de pouvoir définir son plan de carrière.

Pourquoi avez-vous participé à cet atelier ?

Je m’intéresse à des secteurs très différents et j’avais déjà fait des stages en journalisme et en communication politique. Mais je me suis dit que ce n’est pas parce je trouvais ces domaines intéressants qu’ils étaient forcément faits pour moi. Pour mon prochain stage, je voulais trouver une mission dans un secteur qui correspond vraiment à ma personnalité, sur le plan personnel comme professionnel. Je me suis inscrite à cet atelier en pensant que cela pouvait m’aider à faire un choix plus éclairé.

Quelle était la pédagogie choisie par le formateur ?

Le coach était vraiment inspirant. Il s'agit de Magali Folmer, une diplômée de Sciences Po : elle s’est mise facilement à notre place, et nous a aidé à prendre nos distances avec les images toutes faites sur ce que l’on attend d’un diplômé de Sciences Po, ce qu’il est supposé faire après son diplôme.

Au début, nous pensions qu’on allait travailler sur notre CV et améliorer la façon dont nous nous présentons face aux recruteurs. Mais en réalité, la formatrice nous a aidés à prendre conscience des ressources que nous avons en nous.

Elle nous a amenés à définir nos valeurs, nos atouts, et les secteurs qui nous attirent vraiment. C’est un exercice difficile et exigeant, parce que nous n’avons pas l’habitude de cette introspection. Elle nous a poussé à travailler sur nous-mêmes, pas de façon individuelle, mais toujours en petits groupes. Nous devions partager nos découvertes personnelles avec les autres. Et elle nous a encouragés à nous projeter sur le long terme. Par exemple, l’un des exercices consistait à imaginer le titre d’un article de journal qui aurait fait notre portrait dans 40 ans. Et à retracer chacune des étapes à franchir pour arriver jusque là.

Qu’avez-vous retenu de l’atelier ?

Avant l’atelier, je n’avais qu’une idée confuse de mon avenir. Je savais ce que j’aimais bien, ce que je n’aimais pas, j’avais une idée assez précise de mes centres d’intérêt, mais aucune vision claire de la trajectoire professionnelle dans laquelle je voulais m’engager.

L’atelier m’a appris à mieux me connaître. Je sais que j’ai besoin d’indépendance, et que je ne veux pas intégrer une entreprise où la hiérarchie est très rigide. L’atelier a aussi révélé que je suis créative et que le travail en équipe compte beaucoup pour moi. Ce qui est devenu très clair en fait, c’est mon travail doit avoir du sens. J’ai besoin d’une mission dans laquelle je m’engage. Quand on commence à se connaître, à réfléchir au type d’organisation dans laquelle on se projette, et au niveau d’indépendance dont on a besoin, on peut vraiment commencer à imaginer à quoi va ressembler son plan de carrière.

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