ENA : 82 % des nouveaux admis viennent de Sciences Po

Les étudiants de Sciences Po constituent 82 % des admis à l’ENA par le concours externe, mais aussi près de 60 % des futurs adjoints de direction à la Banque de France et un tiers des futurs directeurs d’hôpital. Les derniers résultats des concours administratifs consacrent la préparation assurée par l’École d’affaires publiques comme la meilleure en France pour réussir les concours de la haute fonction publique (en photo ci-dessus, Justine Boniface, l'une des 35 étudiants de Sciences Po qui viennent d'être admis à l'ENA.)

Le programme couvre 13 concours de la haute fonction publique d’État, territoriale ou hospitalière, et insère chaque année de 120 à 130 diplômés vers les carrières de la haute fonction publique. Avec le palmarès suivant pour l’année 2016-2017:

  • À l’ENA : 35 des 43 admis du concours externe (82 %)
  • Au concours de l’Assemblée Nationale (administrateur-adjoint et administrateur) : 67 % des admis
  • Au concours de directeur d’hôpital (EHESP - École des hautes études en santé publique) : 16 des 51 admis (32 %).
  • Au concours des dirigeants de la protection sociale (EN3S - École nationale supérieure des administrateurs de la Sécurité Sociale) : 25 % des admis
  • Au concours d’adjoint de direction à la Banque de France : 17 admis sur les 30 (57 %).

Et pour l’année 2015/2016 :

  • Au concours de l’Institut National des Études Territoriales (INET), qui forme les cadres de la fonction publique territoriale : 48 % des admis, et 80 % des admis à la Ville de Paris.
  • Au concours du Sénat : 67 % des admis
  • Aux concours du Ministère des affaires étrangères : 17 des 26 admis (65 %)

 

3 questions à Benjamin Giami, responsable de la préparation aux concours administratifs à l’École d’affaires publiques

Quel bilan faites-vous de ce palmarès 2016-2017 ?

Benjamin Giami : C’est une très belle performance : pour l’ENA nous sommes à 82 % du total des admis du concours externe issus de Sciences Po, contre 70 % l’an dernier (fin 2015). Et ce n’est pas le seul concours où les étudiants de Sciences Po forment la majorité des admis : c’est aussi le cas au Sénat, à l’Assemblée nationale, ou encore chez les futurs adjoints de la Banque de France.

Quelles sont les clés de la réussite de cette préparation ?

B. G. : La méthode Sciences Po, c’est d’abord l’entraînement et la mise en situation : les étudiants font des “galops” (épreuves) tous les samedis durant toute l’année de préparation, avec 2 concours blancs. Nous proposons aussi un coaching en petits groupes de 4 à 6 étudiants animés par un enseignant ou un ancien lauréat. Et nous avons une équipe pédagogique totalement dédiée à l’accompagnement et à l’encadrement des étudiants, mais aussi des enseignants. Tout cela crée un foisonnement intellectuel intense et une belle émulation parmi les 500 à 600 étudiants qui préparent les concours chaque année.

Y’a-t-il eu des changements récents dans le contenu de la préparation ?

B. G. : Nous sommes en perpétuelle évolution, et cette capacité d’adaptation pour coller aux attentes du jury est une de nos forces. Par exemple, l’an dernier, les rapports des jurys faisaient état de lacunes en économie : dès cette année nous avons renforcé les enseignements et les entraînements dans cette matière.

Pour présenter des candidats plus mûrs face aux jurys, nous devons aussi donner le temps aux étudiants de réfléchir plus tôt au sens de leur candidature. C’est pour cela que des réunions d’informations sur ces carrières sont organisées dès la rentrée de première année de Master.

Enfin, bien que la spécialité "Administration publique" du Master affaires publiques constitue le meilleur tremplin pour les concours, il convient de rappeler qu’elle prépare à une grande diversité de métiers à l’intersection du secteur privé et du secteur public et à tous les échelons local, national, européen et international.

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