Témoignage d'une étudiante diplômée

Du Master affaires européennes à PwC
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Quels sont les parcours de nos diplômés après l'École d’affaires publiques (EAP) ? Découvrez le témoignage de Katharina Poirier, ancienne étudiante du Master affaires européennes, filière Energie. 

Pouvez-vous nous décrire votre parcours académique et professionnel ?    

J'ai d'abord fait ma licence en communication et management à Hanovre, en Allemagne, puis mon master en affaires européennes à l'Ecole d'affaires publiques de Sciences Po à Paris, que j'ai terminé en 2019.  Pendant mes études, je me suis spécialisée dans l'énergie, les ressources et le développement durable et j'ai eu l'occasion de faire des stages aux Nations unies au Canada et à l'AIE (OCDE) à Paris.

Depuis 2019, je travaille pour PwC au sein du département Énergie et services publics. J'ai commencé à Düsseldorf, en Allemagne, et j'ai fait partie de la cellule des audits énergétiques relatifs aux subventions aux énergies renouvelables. Je travaille actuellement comme consultante dans l'équipe française de gestion de portefeuille et de programmes, où mes collègues et moi avons comme objectif la réussite d’une transition écologique européenne. 

Quelles ont été les principales étapes de la construction de votre plan de carrière ?   

Tout d'abord, une suite logique. Toutes mes expériences, positives et négatives, m'ont permis de m'orienter professionnellement et m'ont aidé à prendre des décisions. J'ai toujours été passionnée par l'environnement, l'énergie et la Communauté européenne. Par exemple, pendant ma licence, j'ai commencé par un stage dans le domaine de la biodiversité et j'ai ensuite trouvé que le thème de la transition énergétique était un très bon lien, que j'ai continué à approfondir.

Deuxièmement, de nombreuses opportunités. En Allemagne, je n'ai pas commencé par un emploi, ce que j'avais imaginé auparavant. Néanmoins, l'expérience professionnelle a été très enrichissante et m'a permis de passer en interne à l'équipe française de PwC et de faire maintenant exactement ce que je voulais faire. Il est important de rester ouverts et d'envisager différentes possibilités en ce qui concerne votre carrière. 

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui s'engagerait, comme vous l'avez fait, dans un cabinet de conseil ?    

En particulier en début de carrière, le conseil est une très bonne occasion de se familiariser avec une grande variété d'entreprises et de se constituer un réseau professionnel. Je recommande à chacun d'utiliser pleinement ce réseau, d'organiser de nombreux déjeuners d'affaires et de tirer parti des connaissances des autres. Chaque jour est passionnant, et des entreprises comme PwC proposent de nombreuses initiatives, des groupes de travail et un développement commercial interne où vous pouvez poursuivre vos passions et développer votre plan de carrière. 

Quelles sont les principales caractéristiques de votre travail aujourd'hui ?    

Varié, instructif et souvent imprévisible. Il est donc important dans ce métier d'être curieux et flexible. 

Quelles ont été les contributions de votre formation à la fonction que vous occupez aujourd'hui ?    

Pendant mes études à Sciences Po, j'ai appris à aborder les questions et les problèmes de manière structurée et méthodique. Cela m'aide de façon quotidienne et c’est très apprécié. De plus, le contenu des études a constitué une très bonne base, complète, pour débuter dans le domaine de l'énergie et des services publics. Vous acquérez des connaissances spécialisées supplémentaires au cours des projets et grâce à votre équipe.  En outre, le travail d'équipe est important non seulement pendant les travaux de groupe à Sciences Po, mais aussi pendant le travail dans des entreprises comme PwC. Ainsi, mon engagement dans l'Association de l'École d’affaires publiques, par exemple, a été une excellente préparation pour le poste et pour travailler avec d'autres collègues. Je recommande vivement cette expérience. 

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Tâm Nguyen, étudiant en spécialité Administration publique

Découvrez son témoignage
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Tâm Nguyen, actuellement étudiant en Master politiques publiques, spécialité Administration publique à l'École d'affaires publiques (EAP), nous parle de son parcours avant et pendant ses études à Sciences Po.

Quel a été votre parcours avant d'intégrer l'EAP ?  

J’ai débuté mes études dans le supérieur par une classe préparatoire aux grandes écoles (voie économique et commerciale) au lycée Chateaubriand de Rennes, à la suite de laquelle j’ai intégré ESCP Europe en 2015. J’ai intégré l’EAP en 2017, en parallèle de mon Master 2 à l’ESCP. 

Pour quelles raisons avez-vous décidé de rejoindre la spécialité Administration publique du Master politiques publiques ?

Eu égard à ma volonté d’intégrer Sciences Po afin d’acquérir des compétences académiques supplémentaires et inhérentes au secteur public, le caractère généraliste de la spécialité Administration publique (AP) me convenait particulièrement. En matière de connaissances apprises, la spécialité AP peut effectivement s’apparenter au symétrique « secteur public » de ma formation à l’ESCP.

Quel est votre projet professionnel ? Pour quelles raisons ? En quoi l'EAP vous aide-t-il à le réaliser ?

Mon projet professionnel n’est pas précisément arrêté. Je suis toutefois certain de vouloir travailler dans le secteur public. L’EAP me permet ainsi de préciser mes appétences en la matière. En particulier, elle me permet de bien préparer ma décision de m’engager ou non dans la préparation des concours administratifs au sortir de ma scolarité à Sciences Po.  

Quel est le cours qui vous a le plus marqué à en M1/M2 ?

Je retiens particulièrement le cours de Finances publiques, dont j’ai beaucoup apprécié l’enseignement, du fait, notamment, de mon appétence globale pour les matières économiques et financières, mais également de l’écho que faisait ce cours à certaines de mes expériences professionnelles passées (en particulier l’une au Ministère de l’Action et des Comptes publics). Au-delà, j’ai beaucoup apprécié le caractère très spécifique de cette matière, dont j’ai, par exemple, pu constater toutes les différences avec les matières financières dispensées dans le cadre de mon master à l’ESCP.  

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l'EAP ?

J'encourage les étudiants issus des filières externes à Sciences Po de ne pas hésiter à s'engager dans la diversification et l’enrichissement de leurs compétences académiques vers des domaines d’études dont les enjeux concernent tout un chacun en tant que citoyen : la mise en œuvre des politiques publiques, le fonctionnement de la puissance publique. 

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Sonia Gorjup-Gatti, consultante chez Capgemini Consulting : “au forum, il faut valoriser et affirmer vos convictions"

Diplomée de l'École d'affaires publiques, présente en tant que recruteur au Forum Carrières
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Partenaire de longue date de Sciences Po, Capgemini Consulting, expert en transformation digitale, participe au Forum entreprises : l'occasion pour le cabinet de conseil d’expliquer la diversité du métier de consultant et de répondre aux questions des étudiants de Sciences Po sur la vie de consultant...et de recruter ! Précisions avec Sonia Gorjup-Gatti, diplômée de l'École d’affaires publiques de Sciences Po et aujourd’hui consultante Senior chez Capgemini Consulting.

Quelles sont les solutions que Capgemini Consulting apporte à ses clients ?

Sonja Gorjup-Gatti (S.G-G.) : Nous réalisons de nombreuses missions de stratégie et de transformation digitale, ainsi que des missions de management et d’organisation. Nous intervenons que ce soit sur les aspects d’innovation, d’amélioration de l’expérience client, d’optimisation de process de gestion ou de logistique à l’intérieur d’une entreprise. Au sein de l'entité Citizen Services, nous aidons nos clients à concevoir les services du citoyen de demain dans une vision des politiques publiques de bout en bout et dans une logique de synergies public/ privé. Nous portons la conviction que la transformation des services publics doit être tirée par les besoins et les attentes des citoyens.

Comment définissez-vous la vie d’un consultant au sein de Capgemini Consulting ?

(S.G-G.) : Elle est innovante et dynamique ! Nous avons récemment renouvelé notre promesse employeur, intitulée “Start Playing”, dans le but de renforcer la flexibilité du travail des consultants (télétravail, espaces de coworking, et ainsi assurer un bon équilibre vie pro/ vie perso) et de diversifier la vie au sein de l’entreprise. Avec, par exemple, nos nombreuses actions en faveur du mécénat avec Emmaüs Connect, un hackathon pour la Garde Nationale, le coaching de start up incubées par 50 Partners. Nous offrons également la possibilité à nos consultants de faire un échange de quelques semaines à quelques mois dans une start up partenaire afin de découvrir de nouvelles méthodes de travail et de nouveaux sujets innovants.

Quel est le profil des étudiants que vous recherchez ?

(S.G-G.) : Les formations de Sciences Po offrent tous les prérequis pour intégrer notre cabinet : capacité d’analyse, esprit de synthèse, communication écrite et orale, curiosité intellectuelle, connaissance des enjeux et des synergies possibles entre secteur public et privé, appétence pour l’innovation et pour le digital.

Quels conseils donnez-vous aux étudiants et jeunes diplômés avant le Forum ?

(S.G-G.) : Je conseille aux étudiants de contacter les diplômés de Sciences Po chez Capgemini Consulting qui se feront un plaisir de répondre à toutes les questions. Les étudiants peuvent également capitaliser sur nos interventions à Sciences Po tout au long de l’année, notamment dans le cadre de présentations au Service carrières, de cours ou des petit-déjeuners organisés avec les associations d’étudiants des différents masters. Il est important de se renseigner sur le monde du conseil et de pouvoir identifier ses propres compétences acquises tout au long de son parcours à Sciences Po : travail en équipe, connaissances académiques, premières expériences en stage, sans oublier les engagements associatifs ! Les parcours des étudiants de Sciences Po sont riches et variés. Il faut les valoriser et oser affirmer ses convictions.

Contacter Sonia Gorjup-Gatti sur Linkedin

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Eva Bernard, consultante à la Banque Mondiale

Master affaires publiques, promotion 2009
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Découvrez le parcours d'Eva Bernard depuis l'obtention de son Master d'Affaires Publiques en 2009 jusqu'à son poste de consultant au sein de la Banque Mondiale.

Pouvez-vous décrire votre parcours professionnel depuis Sciences Po ?

Eva Bernard (E.B.) - J’ai été diplômée du Master Affaires Publiques de Sciences Po en 2009. En parallèle, j’ai aussi été diplômée de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan en économie-gestion. En 2009-2010, j’ai fait une année de préparation concours à Sciences Po et ai tenté le concours de l’ENA. Je ne l’ai pas eu et suis partie en fin d’année aux Etats-Unis pour commencer un VIA au Service économique de l’Ambassade de France à Washington. En 2013, j’ai terminé mon VIA et suis restée à Washington. Je travaille désormais pour la Banque mondiale.

Quelles ont été les principales étapes de maturation de votre projet professionnel ?

E.B. - Au cours de mon cursus, j’avais toujours cherché à concilier mon intérêt pour les affaires publiques et mon goût pour les contextes internationaux. J’avais découvert l’univers des organisations internationales grâce à un stage à l’OCDE et à Sciences Po, en plus d’avoir suivi de nombreux cours de questions internationales, j’avais participé à un projet collectif en lien avec les Nations Unies (le National Model United Nations). Mes missions à la Banque mondiale aujourd’hui me permettent également de concilier questions publiques et affaires internationales. 

Pourquoi avoir choisi la Banque Mondiale et quelles sont les principales caractéristiques de votre job aujourd'hui ?

E.B - La Banque mondiale m’intéressait depuis longtemps et depuis Washington, je suivais ses activités avec grand intérêt. La mission de l’organisation et le fait de travailler avec le monde en développement m’attiraient beaucoup. Depuis mon arrivée en 2013, j’ai pu travailler sur différentes missions : une évaluation des politiques d’éducation des pays membres du Partenariat mondial pour l’Éducation, les stratégies pays du Mali et du Tchad, afin que les deux pays atteignent les objectifs globaux et chiffres fixés par la Banque mondiale pour l’horizon 2030. Je travaille aussi actuellement sur un projet de transferts monétaires sociaux en Afrique. Dans mes différentes missions, j’utilise à la fois mes acquis Sciences Po (rédaction, esprit de synthèse, capacité à travailler sur des sujets très différents et mes capacités d’analyse économique (analyse de chiffres, recommandations de politiques économiques). D’ailleurs, une grande partie des personnes qui travaillent dans l’institution ont un profil juriste ou économiste.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées concernant notamment les spécificités du processus de recrutement, les différences culturelles ("personal branding", etc), les démarches de visa et la compétition avec les candidats américains notamment ?

E.B. - Il est vrai que d’une manière générale, les Américains savent très bien se mettre en avant et mettre l’accent sur leurs « réalisations » (ce qu’ils ont réussi dans leurs expériences passées) et à présenter leur parcours sous la forme d’une « histoire », souvent très cohérente. Ils sont en plus souvent à l’aise à l’oral et ont des profils plus spécialisés que les européens (ce qui peut s’expliquer par la structure des undergrads américains, avec deux grandes spécialisations alors que nous avons des profils plus généralistes). À la Banque mondiale, c’est un peu différent dans la mesure où les gens viennent du monde entier. Il est vrai que les diplômes américains sont très représentés et que la compétition est forte, mais il y a des besoins dans des domaines divers et savoir parler plusieurs langues est essentiel.

Quels conseils donnez-vous à un étudiant ou jeune diplômé cherchant une première expérience en organisation internationale et/ou aux Etats-Unis ?

E.B. - Tout d’abord, avoir le goût pour la mission de l’organisation. Nous travaillons avec les pays en développement, parfois des pays fragiles ou parmi les plus pauvres du monde et au quotidien, il faut collaborer avec une équipe et des collègues venant du monde entier, et souvent basés à l’étranger, dans les bureaux de la Banque mondiale sur le terrain ou dans les Ministères des pays dans lesquels nous travaillons. D’ailleurs, chez les candidats aux différents postes, l’expertise régionale et les expériences de terrain en pays en développement sont souvent valorisées. Les missions sont très intéressantes et stimulantes, mais la Banque mondiale traverse aussi une période de réformes et les contrats peuvent y être précaires (beaucoup entrent dans l’institution avec des contrats payés par jour travaillé, sans bénéfices, et peuvent ne pas avoir de bureau à leur disposition). Il y a quelques programmes auxquels les jeunes diplômés peuvent postuler : les jeunes professionnels, mais aussi un nouveau programme d’analystes réservé aux moins de 28 ans.

Pouvez-vous nous dire quelques mots de Washington et de son intérêt pour une première expérience professionnelle ?

E.B. - J’ai eu la chance de connaître deux aspects de la vie professionnelle à Washington. D’une part, avec l’Ambassade, j’ai pu découvrir le milieu politique américain. J’étais en contact avec des américains, venus de tous les Etats du pays, travaillant dans les institutions, au Congrès ou dans les think tanks de la ville. D’autre part, la Banque mondiale m’a immergée dans une « bulle internationale » (le FMI fait face à la banque mondiale), avec des gens venus du monde entier, qui ont souvent vécus sur plusieurs continents et voyagent encore beaucoup.

Washington est une ville agréable à vivre, de taille moyenne, avec de nombreux espaces verts, où le quart nord-ouest est une sphère politique, américaine et internationale. Il y a toutefois une grande pauvreté dans certains quartiers de la ville où il est déconseillé de s’aventurer.

Que pouvez-vous, en tant qu'Alumni USA, proposer aux étudiants et Jeunes diplômés de Sciences Po quand ils arrivent à Washington ? Qui peuvent-ils contacter ?

E.B. - Les nouveaux arrivés peuvent contacter l’association des Anciens Sciences Po à Washington, DC (washingtondc@sciencespo.org) et demander à être inscrits sur la mailing liste. Ils seront alors tenus au courant des évènements que l’association organise : happy hours, rencontres, débats, entre autres. Ils peuvent aussi se mettre en contact avec les anciens via les réseaux sociaux (il y a des groupes linkedin et facebook).

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Manon Grossard, stage de césure au Lycée français de New York

Master Politiques publiques, spécialité Culture, promotion 2017
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Etudiante à l'École d'Affaires Publiques, spécialité culture, Manon Grossard a choisi d'effectuer un stage de césure au Lycée français de New York entre son M1 et son M2. Témoignage d'une expérience professionnelle dans le domaine culturel...

"J'avais déjà une vraie attirance pour l'organisation d'événements culturels"

Manon Grossard (MG) - Avant d'entrer à Sciences Po, j'ai suivi une première année de master en management de projet culturel. En choisissant la spécialité culture à l'Ecole d'Affaires Publiques, j'avais déjà une vraie attirance pour l'organisation d'événements culturels mais de trop courtes expériences pratiques dans ce domaine. J'ai donc choisi d'effectuer un stage au Lycée français de New York pour mon année de césure, parce que sa description correspondait parfaitement au métier que je voulais découvrir.

"J'avais envie de mieux connaitre l'approche américaine du secteur culturel"

MG - J'ai trouvé ce stage en consultant les offres sur le site du Service Carrière. J'avais commencé à chercher dès les mois de janvier/février. Je savais que je voulais faire un stage aux Etats-Unis car j'avais envie de mieux connaitre l'approche américaine du secteur culturel. J'avais donc fait le choix de concentrer mes recherches sur cette zone géographique.

Quelles y sont tes missions et ton cadre de travail ?

MG - Le Centre Culturel du Lycée Français organise des concerts, des projections, des pièces de théâtre, des conférences et des résidences d'art visuel. J'ai donc touché aux différents arts et confirmé que je voulais travailler dans une institution multidisciplinaire. Mes trois missions principales y sont la communication, le marketing et la mise en place des événements du Lycée français de New York où je travaille aux côtés de Pascale Richard, la directrice du Centre Culturel. Nous ne sommes que deux à organiser les événements mais nous travaillons en étroite collaboration avec les équipes de communication et de développement. J'ai la chance d'être entourée de gens très accueillants qui ont accepté de me former, notamment sur les logiciels de design, sur les outils de communication et sur la photographie. Ils m'ont fait confiance et m'ont intégrée à l'équipe. Le lieu de travail est aussi très agréable, le Lycée est  très bien équipé. Il y un grand auditorium de 354 places où ont lieu la plupart des événements culturels, notamment des projections de films français en DCP .

J'ai comme missions toutes les missions liées au management de projet. Je fais beaucoup de communication  mais aussi de l'organisation à proprement parler pour préparer la mise en place des événements. Sinon, j'ai travaillé tout au long de mon stage sur un projet, une journée sur les cultures francophones au Lycée.

A quoi ressemble une journée type ?

MG - Je ne sais pas si je peux vraiment décrire une journée type car mes journées dépendent vraiment des évènements. Il peut y avoir une conférence le matin, un concert le soir où des rendez-vous à l'extérieur. J'assiste aussi à des évènements en dehors du Lycée. De manière générale mes journées sont partagées entre la communication (la création des affiches promotionnelles, la prise de contact avec la presse, nos partenaires et les agents des artistes que l'on reçoit) et l'installation à proprement parler des évènements (s'assurer que tout est en place, répondre aux questions des artistes, guider nos invités...)

"L'obtention du visa est une procédure qui prend beaucoup de temps" 

MG - Les visas américains sont assez facilement accordés, surtout dans le cadre d'un stage payé mais il y a beaucoup d'étapes à suivre. J'ai du passer par un "sponsor" pour ensuite me rendre à l'ambassade américaine. C'est une procédure difficile aussi pour l'entreprise qui accueille le stagiaire. Ma maître de stage a dû remplir de nombreux documents et justifier de l'intérêt de ce stage dans ma formation. J'ai obtenu mon visa le jour où je devais commencer mon stage, j'ai donc eu un peu de retard mais ils ont été très compréhensifs au Lycée.

"Un stage de plus de six mois permet de prendre totalement ses marques dans l'entreprise et de gagner des responsabilités"

MG - La césure permet de faire un long stage. Je pense que c'est très valorisant sur le marché du travail. J'ai pu ainsi suivre un projet de l'étape de sa conception à sa réalisation. Il y avait aussi l'occasion de découvrir New York et d'y vivre assez longtemps pour m'imprégner totalement de l'atmosphère de la ville et améliorer considérablement mon niveau d'anglais.

"Ce stage de césure m'a surtout permis de valider mon projet professionnel"

MG - Cette expérience m'apportera, j'en suis sure, beaucoup pour la suite de mon parcours car ce stage de césure m'a surtout permis de valider mon projet professionnel. J'ai travaillé seule avec la directrice et j'ai donc pu apprendre sur toutes les étapes du management de projet. Aussi, travailler dans une entreprise bilingue, avec des Français et des Américains est un véritable défi puisque les façons de réagir et d'intéragir sont différentes. Il faut donc sans cesse adapter sa manière de travailler. J'aurai surement, plus tard, à travailler avec des artistes ou des professionnels du monde entier. Le monde de la culture est aussi très différent aux Etats-Unis notamment en ce qui concerne les techniques de levée de fonds. C'est intéressant de connaitre les deux modèles pour être plus innovante dans mon approche du secteur culturel.

Et la vie à New York, c'est comment ?

MG - New York est une ville fascinante, j'en suis tombée totalement amoureuse. Il y a cet incroyable fossé entre des installations modernes et des équipements vieillissants. Il y a de très nombreux événements culturels, de magnifiques musées et des artistes du monde entier viennent y présenter leurs créations. C'est une ville dynamique, où tout le monde est toujours en mouvement. C'est très stimulant. J'ai aussi eu l'occasion de voyager un peu aux Etats-Unis et c'est aussi l'intérêt de partir faire son stage dans un autre pays.

Quels liens garderas-tu ? Quel est l'impact de cette expérience sur le développement de ton réseau professionnel ?

MG - Au travers des événements du Lycée mais aussi de tous les événements extérieurs auxquels j'ai pu assister dans le cadre de mon stage, j'ai eu l'occasion de rencontrer beaucoup de professionnels du secteur de la culture, autant des Français que des Américains. Le Lycée travaille en collaboration avec le FIAF, les services culturels de l’ambassade de France et la Francophonie et a reçu des personnalités comme Ibrahim Maalouf, Gad Elmaleh ou Jean Réno. Il est certain que toutes ces rencontres m'ont permis de développer mon réseau tant en France qu'aux Etats-Unis.

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Claudette Lovencin, cofondatrice de FEMPO

Master Politiques publiques, spécialité Social Policy and Social Innovation, promotion 2018
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FEMPO est une start-up qui propose des culottes en tissu lavable destinées à remplacer les protections hygiéniques. Accompagné par l’incubateur de Sciences Po en 2018, ce projet est né de la rencontre de deux alumnae, Fanny Abes, diplômée du master en politique économique internationale, et Claudette Lovencin, diplômée du master politiques publiques de l'Ecole d'affaires publiques. En à peine quelques mois, leur entreprise rencontre un beau succès avec près de 30 000 utilisatrices et un chiffre d’affaire qui double chaque mois. Rencontre avec les créatrices de cette success-story made in Sciences Po.

Pourquoi avoir décidé de créer une entreprise de création, production et vente de culottes menstruelles ?

Fanny Abes : Avec Claudette nous avons commencé par nous demander comment, à notre niveau, nous pouvions aider les gens. C’est seulement dans un second temps que nous avons réfléchi aux problématiques spécifiques aux femmes. Je pense que nous sommes naturellement allées vers un projet destiné à des personnes qui nous ressemblent, avec qui nous partageons les mêmes besoins.

Nous avons sorti un produit en lien avec le cycle menstruel pour proposer aux femmes de renouer un lien plus positif avec leur corps, leur biologie et leur cycle. Le but était de retourner la situation : ne plus subir notre corps de femme mais mieux le comprendre pour s’en faire un allié. Cela passe par la création d’une culotte menstruelle aujourd’hui, mais pourrait passer par d’autres projets dans le futur.

Qualifieriez-vous votre projet entrepreneurial de féministe ?

Claudette Lovencin : Créer une culotte menstruelle, c’était créer un objet concernant les femmes, du moins des personnes ayant leurs règles, donc on assimilera peut-être notre entreprise à un projet féministe. Mais on ne souhaite pas rentrer dans un cadre, on est plutôt dans la recherche de l’autonomie individuelle.

FA : Oui, on préfère parler de l’autonomisation comme processus de conquête.

CL : Aujourd’hui nous avons créé une culotte menstruelle mais la philosophie de notre projet c’est comment faire pour mieux comprendre son corps, comment il est, quels sont ses besoins. On ne cherche pas à donner un sens politique à notre action, même si cela peut s’assimiler à du féminisme, ou même à de l’humanisme.

FA : Ce que nous cherchons à faire aujourd’hui avec FEMPO c’est plutôt à donner des outils aux individus afin qu’ils puissent s’émanciper individuellement. Mais cela n’empêche pas de voir qu’il y a des combats politiques et sociétaux à mener collectivement.

En quoi vos parcours à Sciences Po ont-ils participé au développement de votre projet ?

FA : Maxime Marzin, le directeur du Centre pour l’entreprenariat de Sciences Po nous a beaucoup aidées. Il a eu un regard très fin sur notre projet et cela nous a permis de structurer et lancer FEMPO.

CL : De mon côté j’avais choisi une mineure en gender studies à l’université de Concordia. J’y ai amassé deux belles années de connaissances et je suis arrivée en master politiques publiques à Sciences Po avec ce bagage académique associé à six années d’expérience de terrain acquises au Canada au sein de la Société Elizabeth Fry qui aide des femmes marginalisées.

Il y a quelques mois Sciences Po a lancé une Chaire pour l’entreprenariat des femmes, dirigée par Anne Boring. Est-ce que porter un sujet qui ciblait un public 100% féminin vous a aidé en tant que femmes-entrepreneuses ?

FA : Je pense que le fait d’être des femmes et de répondre à un besoin qui nous concerne directement a apporté de la crédibilité à notre projet. À mes yeux aujourd’hui, le fait d’avoir été une femme n’a pas été du tout un frein : on a bien sûr rencontré des difficultés, mais de là à savoir si c’était parce qu’on était des filles, qu’on était jeunes ou qu’on venait de débarquer dans le secteur, je ne sais pas. En tous cas moi je n’ai pas ressenti de discrimination basée sur mon sexe.

CL : Je suis d’accord, c’est difficile à dire. C’est un peu compliqué aujourd'hui d’isoler pourquoi on a eu telle difficulté ou pas. Souvent les femmes entrepreneuses racontent qu’elles ont eu des difficultés à avoir des financements, alors que nous on a plutôt eu de la chance. Je pense que nous avons bénéficié de l’originalité de notre projet : nous ne sommes pas passées inaperçues.

Et aujourd’hui j’encourage toutes les personnes qui souhaitent se lancer dans un projet d’entreprise à utiliser les outils disponibles à Sciences Po. Fanny et moi nous avons commencé avec très peu, au début FEMPO c’était un projet “bouts de ficelle” ...

FA : Oui, nous avons commencé avec 250 euros et la machine à coudre de ma mère.

CL : Je suis convaincue qu’il faut se battre pour ses idées et mener son projet jusqu’au bout pour voir ce qu’il en est. Ça vaut toujours la peine d’essayer !

Entretien initialement publié sur le site du Programme PRESAGE

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Alexis Chalopin, consultant chez EY Consulting

Double diplôme Master affaires européennes Sciences Po/LSE, promotion 2018
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Découvrez le parcours d’Alexis Chalopin, depuis l'obtention de son double diplôme Master Affaires européennes Sciences Po/LSE jusqu'à son poste de Consultant, Government & Public Sector chez EY Consulting.

Pouvez-vous décrire votre parcours universitaire et professionnel ?

Après une classe préparatoire littéraire au lycée Louis-Le-Grand, je me suis dirigé vers Sciences Po dans l’objectif premier d’y faire de la recherche sur l’histoire de la construction européenne dans le cadre du double diplôme avec LSE. J’avais envie d’une formation qui soit à la fois théorique et pratique sur ces sujets. Après quelques mois, j’ai vite découvert un champ d’opportunités plus vaste encore et je me suis dit qu’il fallait tester d’autres voies avant de faire des choix d’orientation professionnelle.

J’ai eu l’occasion de faire un stage au Trésor en parallèle de mon M1 qui m’a apporté une connaissance technique des dossiers européens et m’a donné envie de poursuivre sur cette voie. À Londres, j’ai appris à connaître le monde du conseil et j’ai trouvé mon premier emploi lors d’une rencontre  d’anciens élèves. J’ai travaillé pour les clients publics britanniques et européens quelques mois chez Ecorys UK, un cabinet spécialisé dans l’évaluation des politiques publiques : c’est un métier qui me convenait bien, au croisement de la recherche et du conseil. J’ai ensuite rejoint EY à Paris pour élargir encore mes horizons notamment en matière d’’évaluation des politiques et afin de travailler en lien avec les sujets européens y restent mes champs de prédilection.

Quelles ont été les principales étapes de la construction de votre projet professionnel ?

C’est un processus qui s’est déroulé plutôt naturellement au gré des rencontres et des opportunités. Quand j’ai commencé chez Ecorys, je ne pensais pas que les métiers du conseil me plairaient autant. Quand j’ai passé mon entretien chez EY, je ne pensais pas non plus que j’y trouverai les missions sur lesquelles je voulais travailler, car je pensais plutôt que l’expertise sur les sujets européens était uniquement concentrée à Bruxelles.

Comment s'est déroulé le processus de recrutement chey EY ?

J’ai déposé un CV sur le site internet d’EY pour répondre à une offre de consultant en secteur public et j’ai été rappelé quelques semaines plus tard par les RH. Nous avons échangé très brièvement sur mes intérêts et sur les sujets sur lesquels je voulais travailler et nous avons convenu d’une date pour un assessment center, c’est-à-dire une journée complète de recrutement.

Quelques semaines plus tard, je me suis rendu à La Défense pour une journée complète d’entretien. Après un accueil avec un associé autour d’un petit déjeuner, qui m’a permis de mieux cerner le fonctionnement d’EY dans son ensemble, j’ai eu à passer une épreuve de groupe, puis des tests numériques et verbaux et un premier entretien avec un manager.

Ensuite, j’ai pu bénéficier d’un temps d’échange informel avec des consultants juniors pour le déjeuner avant de plancher pendant l’après-midi sur une étude de cas individuelle et d’en présenter les résultats à un autre manager.

C’était une journée intense, mais très bien organisée et qui m’a autant permis de faire mes preuves que d’en savoir plus sur EY. J’ai ensuite été contacté deux semaines plus tard et j’ai accepté l’offre proposée pour débuter chez EY en septembre.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre poste aujourd'hui ?

C’est un métier très dynamique où l’on peut jongler avec plusieurs missions en même temps sur des sujets très différents et je pense que cela me correspondait bien au sens où je ne voulais pas m’enfermer dans une fiche de poste contrainte en sortant de mon master. On ne s’ennuie jamais et on trouve toujours des opportunités de développement sur des sujets ou des compétences personnelles qui ne sont pas initialement les vôtres à votre arrivée.

C’est un métier qui est aussi très flexible au sens où il faut être prêt à travailler avec des gens différents tous les jours, à revoir son emploi du temps au gré des aléas ou des besoins des missions, et être prêt à voyager régulièrement pour aller rencontrer des clients ou faire des études de terrain. Cette flexibilité se retrouve aussi dans le mode de travail, vous pouvez décider d’organiser votre temps comme vous le souhaitez : l’important c’est que vous produisiez ce qu’on vous demande à la date demandée. Cela permet d’apprendre à cerner les attentes des clients, à comprendre leur environnement et à gérer des situations très diverses.

C’est aussi un métier où on ne reprochera pas à un junior d’avoir un esprit d’initiative et de proposer des choses à la fois dans le cadre des missions mais aussi en dehors, en participant notamment à la vie interne du cabinet.

Quels conseils donneriez-vous à un(e) étudiant(e) de Master 2 ou jeune diplômé(e) cherchant une première expérience professionnelle ?

Le premier conseil que je peux partager est d’être curieux de tout : lorsque j’étais à Londres, j’ai participé à des événements carrières de secteurs qui n’étaient pas forcément dans mes domaines de prédilection, au siège de banques, de grandes entreprises, etc. Je pense que cela permet vraiment de cerner ce que l’on veut faire et, ensuite, de mieux savoir pourquoi on choisit tel ou tel poste.

Il faut se laisser surprendre également et ne pas vouloir tout planifier à long terme : un emploi c’est certes des missions qui vous plaisent mais c’est aussi un environnement qui vous plait. Et parfois cela compte plus encore que les missions elles-mêmes. Personnellement, j’ai signé pour mon premier emploi chez Ecorys parce que j’ai eu un très bon feeling avec l’équipe ; quand je suis revenu à Paris, j’ai signé chez EY car c’est là que je me sentais le plus à l’aise et à ma place lors des entretiens.

Je dirais aussi en conclusion qu’il ne faut pas se laisser décourager. On envoie beaucoup de CV mais il suffit d’une seule réponse positive pour que tout commence !

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Arthur Binois, responsable de programmation culturelle au Musée d'Orsay

Master Politiques publiques, spécialité Culture, promotion 2015
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Découvrez le parcours d’Arthur Binois depuis l'obtention de son Master à l'École d'Affaires publiques jusqu'à son poste de responsable de la programmation pour les publics 18-25 ans au Musée d’Orsay.

Pouvez-vous décrire votre parcours universitaire et professionnel ?

Je suis entré à Sciences-Po Paris en première année en 2010 et sur concours après une terminale littéraire. J’ai effectué mon parcours au sein de l’école de manière très classique : deux ans sur le campus de Paris, puis une année à l’étranger à Valparaiso (Chili) et de retour, deux années de Master Affaires publiques, filière Culture jusqu’à l’obtention du diplôme à l’été 2015. Une fois diplômé, j’ai eu la chance de trouver un emploi directement après mes études, voire même pendant car mon recrutement au musée d’Orsay a découlé de mon stage de master 2.

Bref, avec un peu d’humour, je pourrais dire que j’ai choisi la formule de base pour ma scolarité à Sciences-po : entrée sur concours, sans double diplôme ni année de césure et avec embauche en sortie de stage.

Quelles ont été les principales étapes de construction de votre projet professionnel ?

Je suis entré à Sciences Po sans projet professionnel précis. J’avais énormément de centres d’intérêts, et Sciences Po me permettait de continuer d’explorer des domaines et des disciplines très variés. En quelque sorte, Sciences Po m’offrait la possibilité de ne pas choisir tout en me donnant la garantie d’une formation reconnue et de qualité.

Comme beaucoup de mes camarades, mon année à l’étranger a été déterminante dans la maturation de mon projet professionnel. Le fait d’avoir un an pour réfléchir à mon choix de master m’a permis d’aborder cette réflexion avec sérénité et d’opter sans regrets pour la filière Culture du Master Affaires publiques.

De manière sans doute involontaire, ce master m’a ensuite convaincu de ne pas présenter les concours administratifs. Cependant, cet enseignement a confirmé mon désir de débuter ma carrière dans le monde culturel, les cours « professionnalisants » ayant de loin  ma préférence sur les approches « théoriques ». Enfin, mon stage de master a été déterminant dans mon orientation professionnelle car il m’a permis la rencontre d’un milieu et de personnes avec lesquelles le courant est tout de suite passé.

Comment s’est déroulé le processus de recrutement au Musée d’Orsay ?

Mon entrée au musée d’Orsay est le fruit d’un recrutement en plusieurs étapes. Je dois mon premier contact à un de mes professeurs de M1 qui y travaillait et qui nous a fait découvrir, à mes camarades et moi-même, la diversité des métiers représentés. Il est vrai qu’à l’époque, je ne soupçonnais pas qu’un « Sciences Po » puisse avoir sa place dans un musée. L’année suivante, j’ai posé un premier pied au musée d’Orsay grace à mon stage de Master 2, au service culturel et de l’auditorium. Ce stage qui m’a énormément plu m’a permis de découvrir en profondeur cette célèbre institution et de voir se conjuguer avec plaisir patrimoine et spectacle vivant.

A cette époque, le stage de M2 était au premier semestre, ce qui ne favorisait pas l’embauche des étudiants, ceux-ci devant retourner rue Saint Guillaume pour le second semestre. Heureusement pour moi, le musée m’ayant proposé une vacation à temps partiel, Sciences Po a accepté d’aménager mon emploi du temps afin de pouvoir mener simultanément mes études et mon insertion professionnelle. Une fois diplômé, j’ai postulé à un poste vacant au sein du service dans lequel j’effectuais mon stage et, grâce à ma connaissance de l’institution, j’ai eu la joie de voir ma candidature retenue malgré mon jeune âge.

A mon sens, ce parcours d’embauche illustre bien l’importance de tisser et de cultiver des liens entre monde universitaire et professionnel même avant la fin de son cursus.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre métier aujourd'hui ?

Depuis plus d’un an, je suis « Programmateur concepteur en charge du public 18-25 ans au musée d’Orsay ». Derrière cet intitulé obscur, se cache un métier fabuleux, celui de programmateur culturel. J’ai pour mission de soutenir la mesure de gratuité pour les moins de 26 ans instaurée depuis 2007 dans les musées nationaux en développant une offre culturelle attractive (spectacle vivant, musique, médiation, conférences). C’est un travail très polyvalent qui sollicite aussi bien des compétences administratives que celles requises pour être sur le terrain aux côtés du public. Globalement je dirais que ma formation à Sciences Po ne m’avait pas particulièrement préparé à ce métier dans le sens où il ne requiert aucune expertise particulière. En revanche, l’esprit de synthèse, la culture générale, le sens des rapports humains, de la communication et l’esprit d’initiative sont des qualités cultivées dans cette école et qui me servent au quotidien.

Si je devais résumer mon travail en quelques mots, je dirais qu’il repose en trois temps : la prospection artistique et la documentation préparatoire indispensable à toute programmation culturelle, la coordination des équipes en interne et enfin la présence physique sur le terrain. Ce travail m’enchante car il m’offre de multiples occasions de continuer d’apprendre et de voir beaucoup de belles choses tout en restant dans le concret et le contact direct avec le public.

Quels conseils donneriez-vous à un(e) étudiant(e) ou jeune diplômé(e) cherchant une première expérience dans le secteur culturel en France ?

Si je me fie à ma propre expérience ainsi que sur celle de mes camarades de promotion, je dirais qu’il ne faut pas hésiter, surtout dans le monde culturel, à pousser la porte des institutions même si en tant que Sciences Po on se sent parfois illégitime par rapport à des cursus plus « culturels ».  En effet, j’ai l’impression que l’on assiste peu à peu à un renouvellement des profils notamment en faveur des « Sciences Po »,  qui allient des compétences pratiques à leur bagage culturel. Par-delà des connaissances, c’est avant tout un état d’esprit, une méthode que les étudiants de Sciences Po ont à offrir aux institutions.

Enfin, je rajouterais une invitation sans réserve à garder contact aussi bien avec les professeurs qu’avec ses camarades de master après le diplôme, surtout dans un domaine comme celui-ci où les vacances de postes peuvent parfois rester relativement « confidentielles ».

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Coline Debayle, co-fondatrice d'Artips

Comment elle a créé sa start-up à la sortie de l'Ecole d'affaires publiques
  • Coline Debayle © ArtipsColine Debayle © Artips

Diplômée en 2013 du Double diplôme Corporate and Public Management, délivré par HEC et l'École d'affaires publiques, Coline Debayle a co-fondé Artips, une startup qui s'est donné pour mission d'apporter une dose de savoir et de culture au quotidien. Soucieuse de s'adresser à la fois aux "éternels curieux" et à ceux que la culture intimide, elle raconte son parcours.  

Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer Artips alors que vous étiez encore étudiante à Sciences Po ? 

Lorsque je suis arrivée rue Saint Guillaume, j’étais très complexée par ce que je percevais comme mon absence de culture générale : je ne venais pas de Paris, j’avais peur d’avoir beaucoup de retard par rapport aux autres étudiants… Alors j’ai pris des cours dans des domaines très variés. Cette période d’exploration ne m’a pas seulement donné un sentiment de légitimité ; elle m’a aussi permis d’élargir mes horizons. 

Ensuite, dans le cadre de mon double-diplôme avec HEC, j’ai fait un stage dans le secteur de la finance qui m’a appris deux choses. La première, c’est qu’avec des journées “8h-minuit / sushi / taxi”, le secteur de la finance rassemble certes des gens brillants mais il ne favorise pas la créativité ! Et la deuxième, c’est que la vie active n’offre pas assez d’occasions de se cultiver.  

Alors, quand je suis revenue à Sciences Po pour ma deuxième année de master, je me suis dit : je vais suivre tous les cours que je n’aurai plus jamais l’occasion de suivre - même si ce n’est pas “utile” ou “cohérent”. C’est comme cela que je me suis inscrite dans le cours d’histoire de l’art de Gérard Marié. Ca a été une vraie découverte. Il avait une façon incroyable de dénicher et de raconter des anecdotes sur le monde de l’art. Sans avoir besoin de réviser, j’apprenais sans effort.

Un jour, j’ai entendu parler d’un startup weekend organisé par HEC. Comme il fallait venir avec une idée, j’ai réfléchi à ce qui comptait pour moi et j’ai eu cette envie : qu’à travers une newsletter, Gérard Marié puisse raconter ses histoires au plus grand nombre, au-delà des complexes des uns ou du manque de temps des autres. 

Avec un petit groupe de 8 personnes que je n’avais jamais rencontrées auparavant, nous avons travaillé tout le week-end sans dormir. À la fin du week-end, avec Jean Perret, ingénieur de profession, nous nous sommes promis de continuer l’aventure. Quelques mois plus tard, nous avons tous les deux mis un peu d’épargne dans l’aventure, et Gérard Marié a accepté de valider les contenus. Artips était né ! 

Portraits de musiciens

Portraits de musiciens © Artips

Quels ont été les premiers pas d’Artips ? 

Nous avons commencé par écrire cinq histoires, que nous avons envoyées à un fichier composé de façon assez artisanale - des amis, des connaissances rassemblées sur Facebook, des proches de proches… Et deux semaines après, sans publicité, nous avions 5000 abonnés et les premiers articles de presse ! 

Evidemment, nous n’avions pas résolu la question cruciale : comment en vivre ? De mon côté, j’étais encore étudiante. J’y passais tout mon temps libre. J’ai même rédigé les statuts avec des amies, étudiantes de l’École de Droit, dans la cafétéria de Sciences Po… 

Ensuite, nous avons eu l'opportunité de rejoindre le Camping, un accélérateur de startups (devenu Numa aujourd'hui). Nous y avons tout reçu : aide, mentorat, soutien financier… C’est grâce à cet accompagnement que nous avons grandi jusqu’à recruter notre première employée - une ancienne de Sciences Po. 

Qu’est-ce que l’histoire de l’art peut apporter au quotidien ? 

J’ai deux réponses à cette question. La première est positive : l’histoire de l’art répond à un besoin d’évasion, à une nécessité d’apprendre, au plaisir de comprendre le monde tout en s’amusant. La deuxième est un constat plus froid : ce qu’on appelle la “culture générale” peut être un atout comme un handicap, selon l’endroit où on se trouve... Pour moi, c’est un plafond de verre qui ne dit pas son nom. Par exemple, dans le secteur de la finance, on peut tout à fait être recruté sur la foi des diplômes et des compétences ; mais pour progresser dans sa carrière, le capital culturel est indispensable. 

C’est d’ailleurs ce constat qui nous a amené à élargir notre activité par la suite : la gamme d’Artips s’est étendue de l’histoire de l’art à la science (avec Sciencetips) et à l’économie (Economitips). Pour moi, c’était une évidence. Les cours d’économie à Sciences Po m’ont permis de comprendre tant de choses. Pourquoi enseigne-t-on si peu cette discipline dans le secondaire ? Pourquoi laisser les jeunes grandir sans cette clé de compréhension du monde ? Pourquoi laisser tant de place aux “faits alternatifs” et aux visions fantaisistes de la science ? Et c’est ainsi que nous avons embarqué de nouveaux partenaires, comme le CNRS ou France Stratégie, dans notre démarche de démocratisation des savoirs.

A quoi ressemble Artips aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, Artips emploie quarante personnes, pour la plupart en CDI, et pour certaines en alternance ou en stage. La moyenne d’âge est assez jeune, et l’équipe compte beaucoup de diplômés de Sciences Po. Notre activité s’est diversifiée et se structure désormais autour de deux univers. L’univers média, d’une part, avec nos lettres d’information sur l’artla musiquela science, et l’économie, qui comptabilisent un million d’abonnés. Cet univers est financé par des partenariats prestigieux avec des institutions qui veulent participer à la démocratisation des savoirs, et dont nous valorisons le patrimoine. Et l’univers du micro-learning, d’autre part, qui connaît un très grand essor aujourd'hui. 

Qu’appelez-vous le “micro-learning” ? 

Le micro-learning part d’un constat ennuyeux mais indéniable : notre capacité d’attention a fortement diminué ces dernières années. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’en associant deux éléments, à savoir la narration et le format court, il est possible de s’insérer dans les nouvelles habitudes d’apprentissage. 

Artips conçoit donc des cours en ligne qui se décomposent en capsules de 8 minutes maximum. Chaque capsule commence pas une histoire qui tient lieu de “hameçon”, conduisant l’utilisateur à un contenu pédagogique riche, interactif et original. De cette façons, nous rendons accessible un large éventail de sujets - du plus populaire au plus ardu : diversité, design thinking, réchauffement climatique, histoire industrielle, pathologies rares…

Et l’aventure avec Sciences Po continue ! D’abord, nous mettons nos cours de culture générale à la disposition des membres de la communauté Sciences Po. Ensuite, il nous arrive de développer ensemble des initiatives, comme Econofides, une série de cours d’économie développée avec Yann Algan et désormais proposée à tous les élèves de Lycée en France. Nous en sommes très fiers, car c’est exactement le projet d’Artips : pousser l’échelle de diffusion, rentrer dans les quotidiens, transmettre du savoir…

En quoi l’épidémie de Covid-19 et la politique de confinement transforment-elles votre activité ?

Même si nous traversons cette période comme un défi, nous avons deux avantages : notre activité est largement compatible avec le télétravail, et nous accompagnons des clients fidèles, qui rivalisent d'inventivité pour rencontrer leurs publics malgré la fermeture de leurs portes. La Philharmonie, par exemple, a décidé de proposer gratuitement nos cours de musique pour le grand public

Il est difficile de savoir si ces démarches annoncent une tendance de fond dans le digital. Pour l’heure, la tendance est à la générosité, donc à la gratuité ; par conséquent, les pratiques digitales s’élargissent. Une fois cette crise passée, on découvrira certainement de nouveaux usages qu’on n’avait pas imaginés. Cela nous engagera peut-être, en tant que société, à repenser nos dispositifs d’enseignement... Mais nous ne pourrons remplacer tous nos professeurs par du numérique ! 

Les sollicitations digitales sont très nombreuses au quotidien. Que peut faire "l’homo numericus" pour s'en préserver ?  

Il est indéniable que nous sommes addicts au numérique. À titre individuel, nous pouvons essayer d’encadrer notre consommation. Par exemple, j’essaie de limiter les écrans et de ne m’abonner qu’à des contenus de qualité (parmi lesquels on trouve d'ailleurs la newsletter Une Semaine à Sciences Po). 

Sur le plan collectif, je pense que nous avons une action cruciale à mener, non dans le sens de la limitation mais dans celui de la compréhension de nos propres pratiques. Il faut veiller à ce que les jeunes développent une meilleure conscience des mécanismes du numérique (algorithmes, filtres de beauté, contenus sponsorisés, bulles de filtres, clickbaits, etc.) et de la cognition (like qui libère de la dopamine, listes numérotées qui titillent notre curiosité…). Or, bien souvent, ils ignorent ces mécanismes, et ce à leurs dépens. 

Ces questions sont essentielles pour Artips qui a pris des engagements forts dès sa création, comme ne jamais céder de données ou faire de la publicité personnalisée. On s’est beaucoup moqués de nous au départ. Mais aujourd’hui, cela nous singularise, et nous sommes fiers de servir nos publics en toute indépendance. 

Entretien initialement publié sur le site institutionnel de Sciences Po

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Marie Gervier, responsable communication et événements aux Nations Unies

Master politiques publiques, spécialité culture, promotion 2018
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Marie Gervier est diplômée du Master Politiques publiques de l'École d’affaires publiques, spécialité Cultural Policy and Management. Elle travaille actuellement en tant que responsable de la communication et des événements pour l'Office des Nations Unies à Genève. Témoignage.

Pouvez-vous décrire votre parcours universitaire et professionnel ?

Je viens d'un petit village de Normandie. Mon lycée n'était pas dans les meilleurs et j'ai rejoint Sciences Po par le biais des "Conventions Éducation Prioritaire" (CEP). Avant d'entrer à Sciences Po, je ne pensais même pas que cela pouvait être pour moi, mais mon professeur de français m'a parlé de la procédure CEP, un examen différent, basé sur des revues de presse, pour les élèves de lycées comme le mien.  J'ai réussi l'examen et j'ai rejoint le campus de Sciences Po Poitiers, où le tronc commun est le même qu'à Paris, avec une spécialisation régionale sur l'Amérique latine, l'Espagne et le Portugal. J'ai choisi ce campus parce qu'il proposait des cours en espagnol et en portugais. Comme je parlais déjà le français et l'anglais, c'était une bonne occasion de parler quatre langues à la fin de ma licence. 

Après deux ans à Poitiers, il était temps de faire la troisième année à l'étranger, qui est obligatoire à Sciences Po. À l'époque, nous pouvions soit partir en échange, soit travailler sur un projet personnel, soit faire un stage. L'une des raisons pour lesquelles j'ai choisi d'étudier à Sciences Po était la possibilité de travailler à l'étranger pendant un an. Lorsqu'il a été temps de se décider, j'ai naturellement choisi le stage. 

À l'époque, je savais déjà que je voulais travailler dans la communication et la gestion d'événements dans les secteurs culturel, politique ou diplomatique. J'ai trouvé un poste très intéressant comme assistante personnelle de Faouzi Skali, conseiller en communication du Roi du Maroc. J'étais en charge de son agenda, de sa communication et de ses relations publiques, et j'ai également organisé de nombreux événements pour son agence. Je dirais que l'événement le plus formateur que j'ai organisé pour lui a été un symposium franco-marocain sur la "construction du radicalisme". C'était un tout petit projet au début, mais lorsque nous avons obtenu le soutien du président français et le patronage du roi, il est passé à un tout autre niveau. Deux orateurs figurant sur la liste noire de Daesh ont confirmé leur participation et j'ai dû travailler en étroite collaboration avec les services secrets français et marocains. Je n'avais que 20 ans et je m'en souviendrai toujours. C'était une occasion incroyable de contribuer aux aspects politiques, culturels et diplomatiques d'un événement et cela a confirmé que c'était ce que je voulais faire. Mon expérience au Maroc a été très enrichissante et a lancé ma carrière, car on m'a confié des missions de haut niveau et j'ai commencé à construire mon réseau.  C'est au Maroc que j'ai rencontré mon patron actuel, Francesco Pisano, directeur à l'ONU en charge de la diplomatie culturelle à Genève. Il était conférencier lors d'un de nos événements. Il est venu me voir et nous avons commencé à discuter. C'est seulement après quelques minutes que j'ai réalisé que ses questions ressemblaient à un entretien. À la fin, il m'a dit que l'ONU Genève organisait des dizaines d'événements de diplomatie culturelle par an en partenariat avec les États membres (concerts, expositions, etc.). J'ai rejoint son équipe en tant que stagiaire et j'ai été promue consultante alors que je n'avais que 23 ans. Parfois, alors que je me précipite au Palais des Nations pour accueillir un artiste, pour monter des groupes d’experts ou pour rencontrer un diplomate, je souris bêtement et je me demande : est-ce bien réel ?

Quelles ont été les principales étapes de la construction de votre projet professionnel ?   

J'avais un objectif - travailler dans la communication et la gestion d'événements dans les secteurs culturel, politique et diplomatique, mais je n'ai jamais eu de plan de carrière pour l'atteindre. Je crois sincèrement que nous devons être conscients des différentes opportunités qui se présentent à nous et qu'il n'y a pas de plan unique pour atteindre un objectif. C'est du moins ce qui a fonctionné pour moi jusqu'à présent. Je ne me suis jamais dit qu'il fallait que je travaille pour un conseiller du roi, le Parlement français ou les Nations unies pour réussir, et je crois que c'est précisément ce qui m'a amenée là où je suis aujourd'hui. Je ne l'ai pas planifié, j'ai saisi les opportunités. 

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui s'engagerait, comme vous l'avez fait, dans les Nations Unies ?  

Tout d'abord, vous devez être conscient qu'avoir un solide bagage universitaire est une bonne chose, mais pas suffisante. Travailler pour l'ONU est très compétitif. Il y a beaucoup de candidats pour les stages et seuls quelques-uns d'entre eux restent et obtiennent un emploi par la suite. 

Mon premier conseil serait donc : soyez humble et partagez avec nous ce qui vous rend intéressant, en dehors de vos diplômes. Il n'est pas nécessaire que ce soit des expériences professionnelles, même si cela peut aider. Pour un stage d’assistant événementiel, je serais intéressée par quelqu'un qui partagerait avec moi la façon dont il ou elle a contribué à l'organisation d'un mariage, d'une fête surprise ou de tout autre événement. Si vous avez fait du bénévolat, si vous avez vécu loin de chez vous, partagez avec nous ce que vous en avez tiré. C'est aussi quelque chose que nous apprécions dans une organisation internationale comme l'ONU. 

Deuxièmement, si vous voulez travailler pour l'ONU, vous devez vous demander : pour faire quoi ? Je rencontre beaucoup d'étudiants qui me disent que travailler pour les Nations Unies est leur rêve, mais quand je leur demande ce qu'ils aimeraient faire, ils me répondent "n'importe quoi". C'est certainement la mauvaise réponse. L'ONU est si diverse, nous avons des infirmières, des bibliothécaires, des experts en armes chimiques et tant d'autres profils. Trouvez votre domaine d'expertise et indiquez un intérêt spécifique. C'est ce qui vous rendra compétitif. 

Mon dernier conseil s'applique à tout étudiant ayant une première expérience professionnelle : soyez proactif. De nombreux managers sont très occupés et ne prennent pas toujours le temps de réfléchir aux tâches personnalisées qui pourraient être confiées à leurs stagiaires. Montrez-leur que vous pouvez faire les tâches générales qu'ils vous confient et, une fois que c'est fait, proposez-leur de faire autre chose. C'est une bonne occasion de montrer vos compétences, votre motivation et vos idées. Si vous vous asseyez à l'arrière, il y a peu de chances qu'ils vous gardent par la suite. 

Quelles sont les principales caractéristiques de votre travail aujourd'hui ? 

Mon travail consiste à organiser des événements de diplomatie culturelle pour les Missions permanentes basées à Genève. Ces événements peuvent être des expositions, des projections de films, des concerts ou même des défilés de mode. C'est très diversifié. Tous nos événements se déroulent à Genève en partenariat avec les États membres. Il s'agit d'entretenir des relations personnalisées avec les ambassadeurs, les diplomates et les membres du personnel de l'ONU et de travailler sur tous les aspects des événements de diplomatie culturelle : de la politique, de la diplomatie et du protocole au marketing et à la communication, en passant par les tâches administratives, financières et techniques.

Quels ont été les apports de votre formation à la fonction que vous occupez aujourd'hui ?

Sciences Po est une école internationale. Vous avez des étudiants de partout dans le monde. L'immersion dans un environnement aussi multiculturel pendant mes études a été très enrichissante et utile pour mon travail aux Nations Unies. Sciences Po fournit également des compétences pour analyser et comprendre les défis contemporains de l'humanité et trouver des solutions innovantes dans la poursuite du bien commun, tout comme le font les membres du personnel des Nations Unies. 

Les cours de la spécialité Cultural Policy and management du Master Politiques publiques sont très utiles pour les personnes qui souhaitent travailler dans le secteur culturel. L'École d’affaires publiques m'a donné l'occasion d'étudier les industries créatives, le droit de la propriété, l'économie de la culture et de l'art, mais aussi la collecte de fonds et le marketing dans le secteur culturel. Ces cours ont également été très enrichissants car les enseignants de l'École d’affaires publiques sont des experts dans leur domaine. Jean-Paul Cluzel, ancien directeur de l'Opéra de Paris, Aurélie Filippetti, ancienne ministre française de la culture, et tant d'autres professionnels du milieu culturel enseignent à Sciences Po. Le fait d'être entouré de professionnels aussi talentueux a été très inspirant pour construire ma propre carrière.

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Initiatives étudiantes : découvrez le travail de Sina Sobooti, étudiant du Master Politiques Publiques

  • Actualité Sciences Po © Lucas NakamuraActualité Sciences Po © Lucas Nakamura

Sina Sobooti, étudiant à l'Ecole d'affaires publiques de Sciences Po et ancien danseur classique à l'Opéra de Paris, a réalisé pendant ses études à Sciences Po un documentaire intitulé "La danse domestiquée". Il poursuit aujourd'hui son travail avec une orientation autant pédagogique qu'artistique.

Emile Magazine est revenu sur son engagement à Sciences Po et sur son obstination à rendre le médium de la danse plus accessible au sein de notre institution, mais aussi au-delà des frontières de notre établissement. Découvrir l'article d'Emile Magazine.

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Portrait de Benoît Mortgat, Analyste Sûreté chez Unibail-Rodamco

Master politiques publiques, spécialité sécurité et défense, promotion 2019
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Benoît Mortgat, diplômé 2019 du Master Politiques Publiques, revient sur son parcours

Pouvez-vous décrire votre parcours universitaire et professionnel ?

Après un baccalauréat et une prépa scientifique en trois ans, j’ai intégré l’École Centrale Paris en 2013. Après un semestre et demi sur le campus de Châtenay-Malabry, j’ai réalisé un semestre d’échange en école de commerce à l’ESCP à Berlin. Ensuite, une année de césure m’a amené à faire un stage en finance à la Société Générale (Paris puis Hong Kong) en tant qu’assistant trader, puis un autre stage de 4 mois dans une StartUp dans le domaine du tourisme. Ma dernière année à l’École Centrale Paris a été l’occasion de me spécialiser en informatique. J’ai ensuite intégré Sciences Po en septembre 2017, faisant alors partie de la première promotion de la spécialité Sécurité et Défense du master Politiques Publiques. Ma deuxième année de master en apprentissage m’a permis de rejoindre la direction sûreté d’une entreprise du CAC40, Unibail-Rodamco-Westfield, dans laquelle je suis aujourd’hui en CDI !

Quelles ont été les principales étapes de construction de votre projet professionnel ?

A mon arrivée en école d’ingénieur, je n’avais, comme beaucoup d’étudiants, que peu d’idée de ce que je voulais faire comme métier, ni même dans quel domaine je voulais me spécialiser. J’ai alors eu la chance, pendant mon parcours centralien, de pouvoir « essayer » des domaines très variés : un semestre d’échange en école de commerce, un stage en finance, un stage en startup pour finalement me spécialiser en informatique en dernière année d’école d’ingénieur ! Progressivement au cours de mon cursus centralien, mon intérêt pour les questions de sécurité et de défense a grandi et mûri. En juin 2017, j’ai participé au cycle « grandes écoles » de l’IHEDN (Institut des Hautes Études de Défense Nationale) qui a confirmé mon appétence pour ce domaine. J’ai ensuite rejoint Sciences Po en spécialité Sécurité et Défense où j’ai beaucoup appris sur ce domaine de façon large.

Aujourd’hui, j’ai l’ambition d’une belle carrière dans ce domaine, conjuguant mes compétences techniques d’ingénieur centralien et mon parcours à Sciences Po !

Comment s'est déroulé le processus de recrutement chez Unibail-Rodamco-Westfield ?

J’avais à l’esprit en intégrant Sciences Po de réaliser ma deuxième année de master en apprentissage (alternance de 3 jours en entreprise et 2 jours à Sciences Po). Je me suis donc rendu à un Forum étudiants-entreprises en novembre 2017 dans l’idée de commencer à me renseigner sur les entreprises et organisations publiques qui recrutaient en alternance. J’étais alors plus attiré par les grandes industries de défense mais la rencontre d’un ami sur le stand d’Unibail-Rodamco (le rachat de Westfield n’ayant eu lieu qu’en juin 2018) m’a permis de mieux connaître cette entreprise et d’apprendre qu’un poste d’alternant en sûreté était en cours de création ! Les RH m’ont alors donné les coordonnées du Directeur sûreté France, avec qui j’ai passé un entretien. Puis quelques échanges supplémentaires avec les ressources humaines m’ont permis de décrocher ce poste d’alternant sûreté.

Le processus de recrutement a donc été bien singulier mais montre qu’il ne faut pas se mettre des barrières lors d’une recherche d’emploi et élargir les champs de recherche au maximum car notre place n’est pas toujours là où l’on pense !

Quelles sont les principales caractéristiques de votre poste aujourd'hui ?

Après mon apprentissage, j’ai été recruté en CDI chez Unibail-Rodamco-Westfield où j’occupe actuellement le poste d’Analyste Sûreté Europe. J’ai la chance de pouvoir participer activement au développement d’une direction sûreté dans une entreprise du CAC40. En effet, la prise de conscience de la nécessité de mettre l’accent sur les enjeux de sûreté dans les centres commerciaux est assez récente et beaucoup de processus restent à définir et à mettre en place. Mon rôle est d’accompagner les équipes des centres commerciaux européens (une cinquantaine de centres) afin de mieux gérer leurs problématiques de sûreté. Les sujets dont je m’occupe au quotidien sont très variés : préparation et suivi d’un audit sur la sûreté des centres, gestion des données de sûreté pour permettre le pilotage et la prise de décision, systèmes d’alerte en cas de crise, communication, partage de retour d’expérience d’incidents, rédaction de documents de politique groupe, et plus encore !

Unibail-Rodamco-Westfield est une grande entreprise en capitalisation boursière mais est relativement petite en terme de nombre d’employés (seulement 3700 collaborateurs dans le monde !). Cela permet d’être très agile et rapide dans les prises de décisions, de pouvoir prendre des initiatives et d’être rapidement en contact avec le top management, ce qui est vraiment appréciable au quotidien !

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant de Master 2 ou jeune diplômé cherchant une première expérience professionnelle ?

Mon premier conseil serait de discuter avec des jeunes (ou moins jeunes) professionnels de domaines et de métiers variés ! Qu’on sache parfaitement quel métier on aimerait exercer ou qu’on soit complètement perdu, il ne faut surtout pas hésiter à rencontrer des personnes de notre réseau personnel ou éducatif (le réseau des anciens de Sciences Po est très pratique pour ça !) et leur poser des questions précises sur leur quotidien. Ensuite, il me semble essentiel de postuler à plusieurs offres d’emploi et d’identifier pour chacune d’entre elles toutes les caractéristiques qui y sont liées ! En effet, un emploi n’est pas juste un métier mais c’est aussi une organisation, des valeurs, un lieu, des collègues, des horaires, une rémunération, etc... Il faut apprendre à toujours peser tout cela dans la balance !

Les étudiants de Sciences Po ont une grande valeur sur le marché du travail car ils ont de fortes capacités d’analyse et peuvent rapidement comprendre les multiples enjeux d’une situation donnée. C’est très précieux pour une entreprise dans un monde qui change vite et qui nécessite de toujours s’adapter !

Ne vous mettez pas de barrière !

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Alice Etienne, chargée de projet environnement chez ADP Group

Master politiques publiques, spécialité Énergie, promotion 2015
  • Alice Etienne © JP Gaborit (ADP)Alice Etienne © JP Gaborit (ADP)

Au sein du Groupe ADP, Alice Etienne, définit et anime la stratégie environnementale du Groupe sur les sujets de gestion des déchets, de biodiversité et de l'eau.

Quel a été son parcours après Sciences Po et quelles sont ses missions au quotidien ? Témoignage. 

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Retour sur le Forum des Organisations Internationales

Grand succès pour cette première édition !
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Le 1er Forum des Organisations Internationales de Sciences Po s’est tenu Samedi 25 janvier 2020 de 9h30 à 18h au 13, rue de l’Université.

Une trentaine de représentants issus de 14 organisations internationales a fait le déplacement depuis New York, Genève, les Philippines... pour rencontrer et échanger avec plus de 800 étudiants et diplômés de Sciences Po.

La journée a été rythmée par des tables rondes et présentations des organisations. Des entretiens d’information et de recrutement étaient également proposés aux étudiants tout au long de la journée.

Retrouvez l'intégralité des présentations et tables rondes de la journée sur vimeo.carrieres

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Une étudiante de l'EAP remporte le Prix Erignac

Naelle Verniest a conquis le jury avec son projet
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Jeudi 6 février, Naelle Verniest a reçu le Prix Claude Erignac récompensant son projet de lutte contre l'exclusion numérique des personnes âgées dans leur accès aux services publics. Ce prix permettra à l'équipe du SDG certificate de L'École d'affaires publiques de mettre en place, grâce également au soutien du Policy Lab, des ateliers de familiarisation au numérique dans cinq restaurants Emeraude à Paris. La première série d'ateliers a commencé ce mois-ci dans un de ces restaurants publics pour seniors et participe à la lutte contre la fracture numérique, facteur exacerbant de l'exclusion sociale et économique.

Le SDG Certificate est un programme lancé par l'École d'affaires Publiques de Sciences Po en collaboration avec trois universités partenaires internationales dans le cadre du Global Public Policy Network. Le SDG Certificate permet aux étudiants de développer leur capacité d'entreprendre tout en travaillant avec les étudiants des universités partenaires. Il leur donne aussi l'opportunité de formuler des projets opérationnels, ancrés dans leur environnement local et évalués à chaque étape par un écosystème international d'universitaires, de professionnels et de décideurs publics et privés spécialistes des SDGs.

Le SDG Certificate est dirigé par Professeur Laëtitia Atlani-Duault, Conseillère Scientifique du programme. Pour plus d'informations sur le SDG Certificate, visitez la page web du SDG Certificate, ou contactez Jennie Cottle, responsable pédagogique du SDG Certificate.

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Rencontre avec Nathan Cazeneuve, étudiant à l'EAP, Master Politiques Publiques, spécialité Administration publique

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Nathan Cazeneuve, actuellement étudiant en Master Politiques Publiques, spécialité Administration publique à l'École d'affaires publiques (EAP), nous parle de son parcours avant et pendant ses études à Sciences Po.

Pour quelles raisons avez vous décidé de rejoindre la spécialité Administration publique du Master Politiques Publiques ?

J’ai eu la chance de pouvoir suivre trois années de classes préparatoires littéraires et d’étudier la philosophie à l’École Normale Supérieure avant d’intégrer l’École d’affaires publiques de Sciences Po. Mon choix d’y présenter ma candidature a été motivé par un vif intérêt pour les questions de politiques publiques et le désir de les aborder dans une perspective technique dont je pensais qu’elle serait un complément utile et nécessaire à l’approche que j’avais pu en avoir au travers de l’histoire et de la philosophie.   

Quel est votre projet professionnel ? En quoi l'EAP vous aide-t-il à le réaliser ?

Je me destine à l’issue du master Politiques publiques à la préparation d’une thèse de philosophie politique sur les liens entre l’État social et les théories de la justice. Le master Politiques publiques de Sciences Po a nettement contribué à préciser mon désir de m’engager dans la voie de la recherche et m’a permis d’acquérir des connaissances en droit et en économie qui ont largement nourri mon approche des questions de politiques publiques et dont je ne doute pas qu’elles me serviront à l’avenir.

Quel est le cours qui vous a le plus marqué en M1/M2 ?

Le cours qui m’a le plus marqué durant ma scolarité de master a été celui de « Questions sociales » qui détaillait, en mêlant des éléments de droit du travail, d’économie et de science administrative, l’organisation de l’ensemble des politiques sociales mises en œuvre en France, des politiques de l’emploi à la sécurité sociale. L’approche précise, technique et opérationnelle de ces questions dans le cadre de ce cours permet de prendre la mesure tant des enjeux que des évolutions concrètes auxquels les politiques sociales sont aujourd’hui confrontées.

Ce cours constitue avec ceux de Droit public, d’Économie et de Finances publiques le fondement de l’enseignement du master Politiques publiques et, à mes yeux, sa part la plus enrichissante, tant d’un point de vue intellectuel que professionnel. 

Pourquoi avoir choisi d'effectuer une année de césure ? 

J’ai choisi d’effectuer une année de césure afin de préparer l’agrégation de philosophie, ayant eu l’opportunité d’effectuer auparavant un stage particulièrement enrichissant au sein de la chancellerie politique de l’Ambassade de France en Chine.

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l'EAP ?

Si je devais adresser un conseil à ceux qui souhaitent rejoindre l’École d’affaires publiques, celui-ci serait de se concentrer pendant leur scolarité sur les fondamentaux du parcours que sont le droit et l’économie et de profiter de la liberté et de la diversité de cours qu’offre Sciences Po pour en approfondir leur connaissance mais aussi tâcher de les mettre en perspective - tant avec d’autres disciplines qu’avec leurs expériences professionnelles ou l’état du débat public - en ne cessant jamais de s’interroger et d’ouvrir leur horizon. 

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Khadija Ben Romdhane (2ème année de Master Politiques Publiques) représentera la France au G7 des jeunes

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Khadija Ben Romdhane, étudiante en 2ème année de Master Politiques Publiques, spécialité Social Policy and Social Innovation, s'envolera en juin prochain pour Washington, après une formation assurée par l'Institut Open Diplomacy pour représenter la France.

Depuis 2011, pour le compte du Ministère des Affaires étrangères, l'Institut Open Diplomacy recrute, forme et finance les délégués qui représentent la France aux sommets du G20 et du G7 des jeunes ("Y20" et "Y7"). 

Pour l’édition 2020, l’Institut a dû analyser 276 candidatures. « Nous avons reçu de très nombreux profils, 35 % de jeunes professionnels et 65 % d’étudiants. La diversité des parcours était impressionnante et j’ai remarqué une présence très forte des ingénieurs » explique Thomas Friang, Directeur général de l’Institut Open Diplomacy.

La sélection a eu lieu lors du Forum Devenir Délégué qui était organisé pour la troisième année consécutive sur le campus d’HEIP avec le soutien de l’Ambassade du Canada. Les étudiants et jeunes actifs qui ont postulé pour le Y20 et le Y7 ont confronté leurs idées, défendu leur profil lors des entretiens individuels, et assisté à de nombreuses conférences.

7 profils ont été retenus pour composer une équipe de France paritaire. La sélection était arbitrée par les co-présidents du jury Georges Dib et Gloria Fataki qui ont recueilli les évaluations des entretiens individuels et des simulations de négociations.

Ont ainsi été sélectionnés :

  • Pour le Y7 de Washington 
    • Théo Bernini, étudiant à Sciences Po Lille
    • Audrey Fontaine , psychiatre, docteur en médecine
    • Thomas Gosselin , étudiant à l’EM Lyon
    • Khadija Ben Romdhane, étudiante à Sciences Po
  •  Pour le Y20 de Riyad :
    • Benoît Piveteau, Data scientist, diplômé de l’ENSAM
    • Constance Courtalon, Consultante en stratégie, diplômée de l’ESCP
    • Rose Vennin, diplômée d’Oxford, étudiante à Sciences Po

Durant le mois de février, les délégués débuteront leur formation avec l’Institut Open Diplomacy : préparation aux techniques de négociation, approfondissement de leur culture géopolitique, mise à jour de leurs connaissances diplomatiques, etc.

Au printemps, les délégués feront le tour de France annuel de l’Institut pour consulter les Français sur les idées qu’ils auront à défendre au Y20 et au Y7.

Ils retrouveront leurs homologues étrangers à Washington en juin et à Riyad en octobre prochain grâce au soutien financier de l’Institut Open Diplomacy.

 

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Forum des stages européens à Bruxelles

RDV le 28 février 2020
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Organisé en partenariat avec London School of Economics et le Collège d'Europe, le Forum des stages européens a pour objectif d'informer les étudiants et jeunes diplômés de Sciences Po sur les carrières au sein d'organisations et acteurs de l'Europe, et de leur permettre de trouver un stage et/ou des perspectives d'emploi.  

Rendez-vous le vendredi 28 février entre 9h et 13h à l'Hôtel Sofitel, Place Jourdan 1140 Bruxelles.

 

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Informations et Inscription obligatoire

Master affaires européennes

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Témoignage d'une étudiante en spécialité Administration publique

Camille revient sur son parcours
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Camille de Bellescize, actuellement étudiante en Master Politiques Publiques, spécialité Administration publique à l'École d'affaires publiques, nous parle de son parcours avant et pendant ses études à Sciences Po.

Quel a été votre parcours avant d'intégrer l'École d'affaires publiques ?

En 2015, j'ai intégré le département Droit - économie - management de l'École Normale Supérieure de Rennes (ENS), après une prépa D1. L'ENS fonctionnant avec l'université, j'ai eu la chance de partir en Erasmus en Allemagne (Viadrina Universität) durant mon Master 1 en Droit européen. J'ai rejoint la spécialité Administration publique du Master Politiques publiques après une année de césure. Durant celle-ci, j'ai travaillé six mois au service de presse et de communication de l'Ambassade de France en Suisse et au Liechtenstein puis cinq mois dans une association, l’Observatoire de la RSE (Orse), qui accompagne les stratégies RSE (responsabilité sociétale des entreprises) dans les organisations.

Pour quelles raisons avez-vous décidé de rejoindre la spécialité Administration publique du Master Politiques publiques ?

Ces deux stages ont été déterminants dans mon parcours. En effet, ils ont confirmé mon souhait de devenir diplomate et d'occuper des fonctions de direction et d'encadrement dans la fonction publique. À la suite de ma scolarité à l'ENS, la spécialité Administration Publique du Master Politiques publiques m'apparaissait comme la formation idéale pour m'y préparer : une large palette de cours dispensés par des professionnels, d'ores et déjà tournée vers la préparation des concours administratifs.

Quel est le cours qui vous a le plus marqué en M1 ?

Le cours de Philosophie des relations internationales de Frédéric Ramel. Exigeant, précis, ce cours m'a permis de découvrir des auteurs de manière très contextualisée, avec une réflexion de fond qui m'a vraiment intéressée. J'ai apprécié que les modalités d'examen diffèrent de la traditionnelle dissertation, puisqu'il s'agissait d'un écrit d'invention, plus adapté à l'esprit du cours.

Pourquoi avoir choisi d'effectuer une année de césure ? Comment avez-vous choisi vos stages ? Qu'en retenez-vous ?

J'ai la chance d'avoir suivi une formation pluridisciplinaire offrant de nombreux débouchés. Mes différents stages et jobs étudiants ont été indispensables à mon développement personnel et à la définition de mon projet professionnel. J'ai toujours saisi les opportunités qui s'offraient à moi afin de découvrir divers métiers et acteurs (TGI, cabinet d'avocats, Affaires publiques d'un groupe français, conseil en sûreté-sécurité).

Mes stages en Ambassade et à l'Observatoire de la RSE répondaient à deux objectifs, qui ont été plus que remplis. D'une part, je souhaitais découvrir le milieu professionnel que je désirais rejoindre par la suite (Ambassade et diplomatie). D'autre part, je désirais me familiariser avec les grands enjeux des ressources humaines impliqués par toute fonction d'encadrement (égalité homme/femme, diversité, engagement des collaborateurs, appropriation du numérique).

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Réunion d'information pour la préparation aux concours européens

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Une réunion d'information relative à la préparation aux concours européens organisée par EPSO se tiendra le vendredi 10 janvier 2020 à 17h00 en amphithéâtre Jacques Chapsal (27, rue Saint-Guillaume, 75007 Paris): s'inscrire à la réunion d'information

Les inscriptions pour le CPCE seront ouvertes jusqu'au mercredi 29 janvier 2020. Merci de remplir la fiche d'inscription et de l’adresser à information.cpce@sciencespo.fr.

Pour rappel, les étudiants de Sciences Po ont accès gratuitement à cette formation, qui permet de s'entraîner durant huit samedis dans l'année aux épreuves du concours AD 5 généraliste.

 

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Centre de Préparation aux Concours Européens (CPCE)

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Portrait d'une étudiante qui lutte contre la précarité menstruelle

Rita Sekkat nous présente son association
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Rita Sekkat est étudiante à l’École d’affaires publiques de Sciences Po. Avec quatre étudiants de Sciences Po et d’autres venus de différents horizons, elle s’engage contre la précarité menstruelle en Europe et en Afrique dans le cadre de son association : HAPPIH, Humanitarian Action for Protection and Preservation of Intimate Hygiene.

Entretien initialement publié sur le site du Programme PRESAGE

 

POURQUOI VOUS ÊTES-VOUS ENGAGÉE CONTRE LA PRÉCARITÉ MENSTRUELLE ?

La précarité menstruelle est le manque d'accès, par manque de moyens matériels, à des protections hygiéniques en nombre suffisant pour avoir une hygiène décente. Le projet HAPPIH est né en 2016 : j’étais étudiante au Collège Universitaire de Sciences Po sur le campus de Menton et avec quatre amis, Charles Culioli, Walid Ben Hamadi, Moez Rais et Denizalp Goktas, nous avons décidé de participer au Challenge Solidaire organisé par la Coopération internationale de Monaco.

Après avoir vu une campagne similaire en Tunisie et en parlant avec des acteurs locaux, nous nous sommes rendu compte que dans les ruralités marocaines les jeunes femmes n’avaient pas accès à des serviettes hygiéniques et que c’était un facteur de déscolarisation et d’absentéisme à l’école. L’idée est partie de là. On a monté un projet et obtenu le deuxième prix : nous sommes donc partis sur place en décembre 2017. On a organisé des ateliers de sensibilisation dans deux internats différents, pour 150 filles âgées de 10 à 18 ans. Nous étions avec des infirmières qui expliquaient le côté médical de l’hygiène menstruelle. Les jeunes filles avaient beaucoup d’idées reçues, donc on a essayé de déconstruire le tabou qui entourait les règles et toutes les idées fausses - certaines pensaient par exemple que si elles se lavaient durant leurs règles elles ne pourraient pas avoir d’enfant. On leur a aussi distribué des serviettes lavables et biodégradables que nous avions fait produire dans une petite entreprise marocaine avec du coton bio : chaque jeune fille a reçu un kit de 6 serviettes.

QUELLES ONT ÉTÉ LES RÉACTIONS DE CES JEUNES FILLES ?

Après le projet nous avons organisé un groupe de suivi pour avoir leurs retours, pour savoir si nos interventions les avaient vraiment intéressées, et si ça leur avaient vraiment servi. Et le retour a été très positif !

Comme nous les avions conçues nous-mêmes, les serviettes hygiéniques distribuées avaient quelques défauts de fabrication mais globalement les jeunes filles ont beaucoup utilisé notre produit. Elles nous ont dit que c’était une alternative viable parce qu’elles utilisaient en général des torchons ou aucune protection ; et du coup elles n’allaient pas à l’école à cause de la stigmatisation et des moqueries liées aux tâches de sang. Le problème c’est qu’elles ne peuvent pas loger à l’internat si elles ne vont pas en cours ; donc elles retournent chez elles, loin - souvent elles habitent dans les montagnes, dans des endroits très reculés - et parfois au lieu de s’absenter une semaine, elles s’absentent plusieurs mois. C’était une cause majeure de décrochage scolaire. Avec nos serviettes elles rataient moins les cours voire plus du tout ! Elles nous ont aussi dit qu’elles avaient une meilleure connaissance du sujet, et qu’elles en avaient parlé à leurs proches, leurs copines, leurs familles, etc.

VOUS ÊTES ACTUELLEMENT EN MASTER À L’ÉCOLE D’AFFAIRES PUBLIQUES. POURQUOI AVEZ-VOUS CHOISI DE REJOINDRE LE CERTIFICAT ÉGALITÉ FEMMES-HOMMES ET POLITIQUES PUBLIQUES ?

Ce qui m’avait frappée lors de ce projet au Maroc c’était que les jeunes femmes que l’on rencontrait étaient vraiment pleines d’ambition : elles voulaient toutes devenir médecin, professeure ou avocate, et certaines avaient un niveau de français et d’anglais incroyables. Mais en réalité la plupart finissaient mariées à 18 ans ou femmes de ménage.

Elles nous expliquaient que dans leur société, lorsqu’une femme a ses règles pour la première fois, cela veut dire qu’elle est pubère, prête à avoir des enfants. Et il y avait aussi ce souci de décrochage scolaire lié aux règles. Le tout faisait qu’elles abandonnaient leurs rêves à cause de leurs règles. Un phénomène biologique et naturel les conditionnait socialement, les empêchait de faire porter leur voix.

C’est à ce moment là que je me suis dit que j’avais envie d’agir pour la défense des droits des femmes, mais je sentais qu’il me manquait quelque chose : je n’avais pas d’arguments d’autorité. Le Certificat m’a apporté une certaine maturité. De nos jours tout le monde se dit un peu féministe sans avoir un discours vraiment construit et appuyé. Il m’est arrivé de ne pas savoir répondre à certains arguments ; et le Certificat m’a justement apporté du répondant. On a eu la chance de rencontrer des personnes avec des backgrounds très différents, parfois contradictoires, mais ça n’a fait qu’enrichir la réflexion. Le Certificat m’a permis de me construire dans cette lutte féministe, de m’y retrouver et d’établir un discours cohérent.

Je ne m’identifiais pas forcément en tant que féministe avant d’intégrer le Certificat Égalité, et puis je me suis rendue compte tout au long de la formation qu’il n’y avait pas qu’un seul type de féminisme mais plusieurs. Et que quand on lutte pour les droits des femmes et pour leur émancipation, chacun peut y donner le sens qu’il veut. Donc maintenant je n’ai aucun problème à m’identifier comme féministe parce que j’en ai trouvé ma propre définition.

QUEL EST VOTRE FÉMINISME ?

Pour moi être féministe c'est porter la femme dans la société, lui permettre d'avoir les mêmes chances qu'un homme de faire porter sa voix, de réussir et de s'émanciper. De faire en sorte qu’aucune force, quelle qu’elle soit, ne puisse l’opprimer dans sa condition et dans son corps : parce que finalement on ne dit jamais aux hommes ce qui est tabou, on ne leur dit jamais comment s’habiller, on ne leur dit jamais ce qu’ils doivent faire. En rencontrant toutes ces jeunes filles je me suis rendue compte qu’elles avaient plein d’ambition mais qu’elles n’avaient quasiment aucune chance de les réaliser - juste parce qu’elles étaient nées femmes.

QUELS SONT VOS PROJETS POUR LE FUTUR ?

HAPPIH est un projet qui me tient énormément à cœur, donc je vais continuer à m’investir dans l’association aux côtés de Mariyem, Maha, Cassandra et des autres fondateurs. Nous avons l’ambition de devenir la première association de lutte contre la précarité menstruelle en Europe et en Afrique. L’été prochain on s’établira au Gabon et au Sénégal, et en 2021 au Kenya. On va continuer dans cette dynamique. D’ailleurs en ce moment nous organisons un appel aux dons via une campagne de fundraising sur les réseaux sociaux.

Et côté professionnel je pense commencer par travailler dans le conseil dans un premier temps, mais à terme je souhaiterais faire de la politique et m’engager pour les droits des femmes. Contribuer à établir des politiques publiques en faveur de l'égalité femmes-hommes est quelque chose qui me tient énormément à coeur.

 

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ENA et concours administratifs : palmarès record en 2019

La PrépaConcours réalise encore une année exceptionnelle
  • Lauréats 2019 de Sciences Po ©Sciences PoLauréats 2019 de Sciences Po ©Sciences Po

Avec 158 lauréats aux concours administratifs ces 12 derniers mois et 80 % des admis à l’ENA, la PrépaConcours de Sciences Po affiche un palmarès record pour cette année 2019.

80% des admis à l’ENA issus de Sciences Po

Les résultats d’admission au concours externe d’entrée à l’École Nationale d’Administration (ENA) viennent d’être publiés et 32 étudiants de Sciences Po figurent parmi les 40 admis, soit 80 % des lauréats. Un résultat en hausse de 20 % par rapport à 2018.

Ces résultats viennent couronner une année exceptionnelle pour la PrépaConcours de Sciences Po. Le nombre d’étudiants lauréats de concours a progressé de 40 %. Au cours des douze derniers mois, 158 étudiants  (+ 38 % en un an) issus de Sciences Po ont réussi des concours aussi variés que directeur d’hôpital (42 % des admis), cadre de direction de la Banque de France (68 % des admis), Conseiller au Ministère de l’Europe et des affaires étrangères (67 % des admis) ou administrateur territorial (63 % des admis).

Une préparation de référence ouverte à tous

Depuis la rentrée 2018, la PrépaConcours dispense une formation adaptée à la préparation à quinze concours administratifs et délivre un Certificat avancé de préparation aux métiers de la haute fonction publique : 183 étudiants ont obtenu ce certificat cette année. Elle constitue aujourd’hui la référence en France pour intégrer la haute fonction publique.

La PrépaConcours de l’École d’affaires publiques de Sciences Po accueille des diplômés de Sciences Po mais aussi des étudiants en master 2 et des candidats aux parcours académiques excellents issus d'autres établissements : instituts d’études politiques, écoles normales supérieures, universités, écoles de commerce et d’ingénieur.  La moitié de ces candidats issus de la voie d’admission dite « externe » ont déjà réussi des concours en 2019 (ENA, Inet, etc.). .

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Nouveau partenariat avec Sopra Steria

Sopra Steria devient mécène principal de la Chaire Digital, Gouvernance et Souveraineté
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La Chaire Digital, Gouvernance et Souveraineté, hébergée par l’École d’affaires publiques de Sciences Po, tenait mercredi 20 novembre sa conférence annuelle dédiée aux enjeux de souveraineté numérique et de sécurisation des données.

Plusieurs intervenants prestigieux, acteurs du public et du privé, ont ainsi croisé leurs regards et échangé sur les questions de souveraineté nées avec la transformation numérique :

  • Joffrey Célestin-Urbain, chef du Service de l’Information Stratégique et de la Sécurité Économiques (SISSE), Ministère de l’Économie et des Finances ;
  • Raphaël Gauvain, député de Saône-et-Loire (5ème circonscription), auteur du rapport remis au Premier ministre Edouard Philippe visant à « rétablir la souveraineté de la France et de l’Europe et protéger nos entreprises des lois et mesures extra-territoriales » ; 
  • Laurent Giovachini, directeur général adjoint, Sopra Steria, président du comité souveraineté et sécurité, MEDEF ; 
  • Enrico Letta, doyen de la Paris School of International Affairs, Sciences Po, ancien président du Conseil des ministres italien ; 
  • Gérard Longuet, sénateur de la Meuse, rapporteur de la commission d’enquête du Sénat sur la souveraineté numérique ; 
  • Franck Montaugé, sénateur du Gers, président de la commission d’enquête du Sénat sur la souveraineté numérique ; 
  • Amélie Oudéa-Castera, directrice exécutive E-commerce, data et transformation digitale, Groupe Carrefour.

L’événement fut l’occasion d’accueillir un nouveau partenaire, aux côtés de Carrefour et de la Caisse des Dépôts et Consignations : Sopra Steria, un des leaders européens du conseil, des services numériques et de l’édition de logiciels, devient le mécène principal de la Chaire.

A la suite de la conférence, Vincent Paris, Directeur général de Sopra Steria et Frédéric Mion, Directeur de Sciences Po, ont officiellement signé la convention de mécénat qui lie Sopra Steria et Sciences Po pour une durée de cinq ans.

« Nous sommes fiers de soutenir l’enseignement et la recherche autour de l’évolution du concept de souveraineté à l’aune des nouveaux enjeux éthiques, économiques et politiques qui bouleversent notre société. En effet, en tant qu’acteur majeur de la transformation digitale, nous nous engageons aux côtés de nos clients pour penser les nouvelles modalités de la souveraineté en accord avec nos valeurs et notre volonté de favoriser l’émergence d’une éthique numérique. » Vincent Paris, Directeur général de Sopra Steria

Créée en 2017, la Chaire Digital, Gouvernance et Souveraineté s’intéresse aux questions suscitées par la transformation numérique, qui affecte aujourd’hui en profondeur tant l’économie, les politiques publiques que nos modes de vie quotidiens. Elle concentre son activité sur les principaux enjeux suscités par la transition numérique : enjeux de souveraineté, enjeux de régulation, enjeux démocratiques. Son approche interdisciplinaire bénéficie de l’apport de l’ensemble des centres de recherche de Sciences Po, tout en étant coordonnée par le Laboratoire Interdisciplinaire d’Evaluation des Politiques Publiques (LIEPP). La Chaire a également pour rôle d’animer un écosystème d’acteurs publics et privés pour alimenter la réflexion et l’action sur les sujets de la transformation numérique.

La chaire est placée sous la co-direction de Yann Algan, économiste, doyen de l’École d’affaires publiques, et de Florence G’sell, agrégée de droit privé, professeure des universités.

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Measuring what counts for Economic and Social Performance

Retour sur la conférence co-organisée avec l'OCDE
  • Actualité Sciences Po © Thomas ArrivéActualité Sciences Po © Thomas Arrivé

Le 4 novembre dernier, l'École d'affaires publiques organisait, conjointement avec l'OCDE, une conférence lors de laquelle a été présenté le rapport Beyond GDP, Measuring What Counts for Economic and Social Performance.

Joseph Stiglitz est venu le présenter devant un amphi Boutmy plein, aux côté de Martine Durand, Jean-Paul Fitoussi, François Bourguignon et Yann Algan, membres de la commission et co-rédacteurs du rapport.

 

Voir l'intégralité de la conférence

 

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Intéressés par l’École d’affaires publiques ?

Revoir l'émission du 12 novembre 2019
  • Tout savoir sur l'École d'affaires publiquesTout savoir sur l'École d'affaires publiques

Vous êtes titulaire d’un bac+3 et plus, ou jeune professionnel, et vous souhaitez vous porter candidat à l’École d'affaires publiques de Sciences Po ? Vous vous interrogez sur votre choix de master, sur les admissions et les différents débouchés professionnels ?

Yann Algan, doyen de l’École d'affaires publiques et une étudiante ont répondu à toutes vos questions. Les échanges se sont déroulés en anglais.

Revoir l'émission du 12 novembre 2019 (en anglais).

Et pour ceux qui veulent candidater cette année : trouvez la procédure d’admission qui correspond à votre situation et présentez votre dossier de candidature en ligne sur le site des admissions.

Vous n’avez pas pu assister à notre Journée portes ouvertes 2019 ?

Visionnez le replay de la présentation de l'École d'affaires publiques :

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