La vie entre quatre murs : travail et sociabilité en temps de confinement

When life revolves around the home...
Faire face au Covid-19 - Policy Brief n° 3
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Faire face au Covid-19. Distanciation sociale, cohésion et inégalité dans la France de 2020

Projet mené grâce au financement de l'Agence Nationale de la Recherche (ANR Appel Flash-Covid-19)

Policy Brief n° 3 - 22 mai 2020

La vie entre quatre murs : travail et sociabilité en temps de confinement

Mirna Safi, Philippe Coulangeon, Olivier Godechot
Emanuele Ferragina, Emily Helmeid, Stefan Pauly, Ettore Recchi, Nicolas Sauger, Jen Schradie


Jusqu’à quel point le Covid-19 perturbe-t-il notre vie de tous les jours ? Comment la population française vit-elle le confinement ? Dans quelles mesures les inégalités sociales sont-elles exacerbées et la cohésion sociale menacée ? Le projet CoCo apporte des éléments de réponse à ces questions d’actualité en compa­rant les conditions de vie en France avant et après le blocage. Il s’agit du troisième rapport préliminaire de la série.  Nous analysons la façon dont la société française a fait face aux 6 premières semaines de confinement, notamment en ce qui concerne les changements de conditions de travail et de vie sociale. Nous continuons à surveiller les éléments de santé et de bien-être autodéclarés.

Principaux résultats : Les français actifs se sont répartis en 3 tiers. Un a continué à se rendre sur son lieu de travail, un autre tiers s’est tourné vers le travail à distance tandis que les autres ont cessé de travailler. Les femmes avec un enfant en bas âge ont plus fréquemment arrêté leur activité professionnelle. Les télétravailleurs font partie du segment moyen-supérieur de la distribution des revenus. A l’inverse le travail à l’extérieur a concerné les plus modestes. Les conditions de travail des travailleurs à distance sont meilleures que celles des autres. Les télétravailleurs souhaitent poursuivre cette expérience. La division du travail domestique est  plus égalitaire dans les ménages où la femme travaille au domicile. Les hommes prennent peu part aux activités d’éducation. La forte croissance de l’usage des réseaux sociaux et des relations de voisinage a compensé la baisse de la sociabilité. La contagiosité du virus, d’abord liée à la géographie, est désormais dépendante des conditions d’emploi. Les personnes qui ont dû se rendre sur leur lieu de travail ont été plus touchées. Les niveaux de bien-être perçu ont baissé au début du confinement, mais ils ont retrouvé et même dépassé les niveaux d’avant la crise.
Le prochain Policy Brief sera publié début juin.

Ce rapport est consultable en ligne, et peut aussi être téléchargé : https://zenodo.org/record/3839288.

When life revolves around the home: Work and sociability during the lockdown. English version is also available: https://zenodo.org/record/3839312

A la date du 22 mai, le site Zenodo connait des problèmes techniques sporadiques. Merci de rééssayer plus tard si la page ne répond pas.

Graphique relations sociales - Projet CoCoÉvolution des interactions sociales pendant le confinement mesurée sur les participants du panel ELIPSS (CDSP). On remarque l'effondrement en mars 2020, comparé aux résultats des années précédentes.
Lecture: « La part de ceux qui déclarent faire des rencontres sociales informelles avec des parents dans l'Enquête Annuelle (EA) 2017 était de 94% ».
Sources : Faire face au Covid-19 - 1re, 2eme et 3eme vagues (CoCo-1-2-3), 1-8 et 15-22 avril et 29 avril - 6 mai 2020, enquête annuelle 2017, 2018, 2019, ELIPSS / CDSP N = 847.

L’autonomie temporelle et l’articulation genrée des temps sociaux

Jeanne Ganault
Séminaire scientifique de l'OSC, vendredi 5 juin 2020
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Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

En ligne (via Zoom)

vendredi 5 juin 2020  de 11h à 12h30

L’autonomie temporelle et l’articulation genrée des temps sociaux

Jeanne Ganault

Doctorante OSC et Genes-CREST


Jeanne GanaultLes hommes et femmes salariées continuent d’occuper leur temps différemment. De nombreux travaux ont tenté d’expliquer cela par leur différentiel de revenu ou d’heures travaillées. L’autonomie temporelle, c’est-à-dire, l’ensemble des contraintes et libertés dont ils disposent dans l’agencement de ces heures, en revanche, reste exclue de l’analyse.

Cette présentation vise à expliciter ce manque, en examinant les formes d’autonomie temporelle de la population salariée, et la façon dont elles exacerbent ou non les différences de genre dans les agencements opérés par les individus, entre travail rémunéré, travail domestique et loisir.

À partir de l’enquête Emploi du temps 2010, j’identifie huit types d’autonomie temporelle. Parmi ces huit types, deux pôles, l’un « d’autonomie absolue » et l’autre de « contraintes absolues », révèlent une interaction entre genre et classe dans l’agencement des emplois du temps quotidiens : lorsque le travail rémunéré peut être ajusté, il l’est pour les femmes uniquement, et au profit du travail domestique exclusivement. Lorsqu’il ne peut pas être ajusté, les utilisations genrées du temps sont partiellement palliées par une grande hétérogénéité et atypicité des horaires de travail auxquelles les individus ne peuvent déroger. Lorsque l’ajustement est partiel, pour des types d’autonomie intermédiaires, les différences de genre sont exacerbées par la présence du travail à domicile et atténuées par des horaires routiniers dans un lieu extérieur.

Ces résultats renforcent et précisent la façon dont les normes de genre et le rythme social façonnent l’articulation quotidienne des temps sociaux.

L'inscription au séminaire est obligatoire - Registration is mandatory

Job Talks 2020

Recruitment of an Assistant Professor at the OSC
May 25 and 29, 2020
  • Image Sandrine Gaudin, Sciences PoImage Sandrine Gaudin, Sciences Po

Job Talks
 Recruitment of an Assistant Professor at OSC
 May 25 and 29, 2020

The schedule is on Paris time
Videoconferencing open to Sciences Po's community only

 
Monday, May 25 2020
Public seminars ( 30 min presentation/15 min Q&A)

  • 2:30 pm - 3:15 pm Bastian BETTHÄUSER, Postdoctoral Prize Research Fellow, Nuffield College, University of Oxford
    Can education be equalised? Evidence from German unification and compulsory schooling reforms
  • 3:25 pm - 4:10 pm  Lucas DROUHOT, Postdoctoral research fellow, Max Planck Institute for the study of Religions and Ethnic Diversity
    Cracks in the Melting Pot? Religiosity and Assimilation Among the Diverse Muslim Population in France
  • 4:20 pm - 5:05 pm  Laura SOCHAS, PhD candidate in Demography and Population Studies, London School of Economics
    The predictive power of health system environments: a novel approach for explaining inequalities in access to maternal healthcare

Registration is compulsory (before May 22 at noon) 


Friday, May  29 2020
Public seminars ( 30 min presentation/15 min Q&A)

  • 2:30 pm - 3:15 pm Zachary Van WINKLE, Postdoctoral Fellow in Sociology & Social Demography, University of Oxford, Department of Sociology
    Parenthood Wage Gaps across the Life-Course: A Comparison by Gender and Race
  • 3:25 pm - 4:10 pm  Giacomo VAGNI, Research Fellow, Centre for Time User Research, Institute of Education, University College London
    The Stratification of Social Time
  • 4:20 pm - 5:05 pm Nora WAITKUS, Research Officer, International Inequalities Institute, London School of Economics
    Varieties of Wealth Inequality – Towards an Explanation of Cross-National Differences in Wealth

Registration is compulsory (before May 28 at noon)

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Dans l'oeil du cyclone - In the eye of the hurricane

French society a month into the lockdown
Policy Brief #2 - Projet "Faire face au Covid-19"
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Faire face au Covid-19 (CoCo)
Distanciation sociale, cohésion, et inégalité dans la France de 2020

Dans l'oeil du cyclone
La société française après un mois de confinement

Jusqu’à quel point le Covid-19 perturbe-t-il notre vie de tous les jours ? Comment la population française vit-elle le confinement ? Dans quelles mesures les inégalités sociales sont-elles exacerbées et la cohésion sociale menacée ? Le projet CoCo apporte des éléments de réponse à ces questions d’actualité en compa­rant les conditions de vie en France avant et après le blocage. Il s’agit du deuxième rapport préliminaire de la série que nous publierons dans les prochaines semaines.  Nous analysons ici la façon dont la société française a fait face à ce premier mois de confinement, notamment en ce qui concerne les préoccupations sur l’état de l’économie, la santé et le bien-être autodéclarés, et enfin l’enseignement à la maison.

Conjuguer les préoccupations  de santé publique et de préservation des activités économiques n'est pas évident. Faut-il prolonger ou pas le confinement ?  La société française s’inquiète maintenant plus des conséquences économiques que sanitaires, si on compare les réponses recueillies auprès de notre panel à deux semaines d’intervalle. C’est notamment le cas des personnes à hauts revenus. Lorsqu’ils anticipent la réouverture partielle du pays annoncée par le gouvernement, nos répondants manifestent une forte incertitude. Les avis divergent au sujet du déconfinement selon l’aspect sanitaire ou économique pris en considération. En sachant que le virus continue à sévir dans le pays, seuls 35% de la population voudraient une fin du confinement le 11 mai. En revanche, lorsqu’un scénario catastrophique pour l’économie est présenté, le pourcentage de personnes approuvant la date du déconfinement atteint 65%.

Ce sont les personnes à hauts revenus qui soutiennent le plus la mise en place d’une application mobile pour tenter d’endiguer la propagation de l’épidémie.

Comment les gens évaluent-ils leurs niveaux de santé et de stress ? Les répondants ne sont pas démoralisés par le confinement. Leurs déclarations sur leur santé et sur leur bien être général atteignent des scores plus élevés que les années précédentes, notamment dans une catégorie comme les professions agricoles. Ce paradoxe est un peu l'« l’œil du cyclone » : confronté à un événement grave, il est plus facile de se considérer en « bonne santé ». Cependant, le confinement cause une détresse psychologique chez ceux qui travaillent à domicile et ceux qui sortent le moins.

Quels sont les modalités et les défis de l’école à la maison ? Deux-tiers des parents, tous niveaux d’éducation confondus, supervisent quotidiennement le travail de leurs enfants. Cette charge supplémentaire entraîne chez certains un stress accru, mais contribue également à une meilleure et nouvelle compréhension des besoins éducatifs de leurs enfants.

Voir le rapport en français (8p, pdf, 1140 Ko) - View the report in English (8p, pdf, 1061 Ko)

In the eye of the hurricane
French society a month into the lockdown

How disruptive is COVID-19 to everyday life? How is the French population experiencing the lockdown? Is it magnifying inequalities and affecting social cohesion? The CoCo project sheds light on these pressing questions by comparing living conditions in France before, during, and after the lockdown. This is the second of a series of research briefs that we will publish in the forthcoming weeks. In this brief, we explore how French society has coped with the first month of the lockdown, particularly with the economy, self-reported health and well-being, and homeschooling.

Are people more concerned with protecting each other from a deadly virus or minimizing the economic damages of a protracted lockdown? Compared to two weeks ago, people are more worried about the economy than they are about health, especially in the case of those living in high-income households. When looking ahead to the partial re-opening that the government has set for 11 May 2020, French residents show a high degree of uncertainty. People waver in their commitment to this date depending on which aspect of the crisis they are taking into consideration. Only 35% of the population would want to end the lockdown on 11 May knowing that the virus is still running rampant in the country. When made to consider a potential catastrophic economic scenario, however, the share of those wishing to follow through on this date rises to 65%.

Those in high-income households also prioritise the possibility of adopting a mobile app to help control the spread of the epidemic.

How do people assess their health and stress levels? The lockdown is not leading the French into depression. In self-assessments of their general health and well-being, people indicate higher scores than in previous years, notably for farmers and blue collars. We label this phenomenon the “eye of the hurricane” paradox: when a disruptive event breaks out, people seem to better appreciate their relative ‘good health’. However, the lockdown seems to psychologically distress individuals who are both working from home and going out less.

What are the main features and challenges of homeschooling? Two-thirds of parents, regardless of their educational background, supervise their children’s school work daily. The additional burden is a source of stress for some parents but is also contributing to parents’ understanding of their children’s learning needs.

Coping with Covid-19 (CoCo)
Social distancing, cohesion and inequality in 2020 France

Covid-19, illustration d'après lilalov et ijolumut

EN SAVOIR PLUS

Rising between-workplace inequalities in high-income countries

How to reduce market income inequality?
PNAS, April 2020 Research Paper
  • Image Hyejin Kang (via Shutterstock)Image Hyejin Kang (via Shutterstock)

Rising between-workplace inequalities in high-income countries

Donald Tomaskovic-Devey
Olivier Godechot, Mirna Safi,
Anthony Rainey, Dustin Avent-Holt, Nina Bandelj, István Boza, David Cort, Gergely Hajdu, Martin Hällsten, Lasse Folke Henriksen, Are Skeie Hermansen, Feng Hou, Jiwook Jung, Aleksandra Kanjuo-Mrčela, Joe King, Naomi Kodama, Tali Kristal, Alena Křížková, Zoltán Lippényi, Silvia Maja Melzer, Eunmi Mun, Andrew Penner, Trond Petersen, Andreja Poje, Max Thaning, Zaibu Tufail

Proceedings of the National Academy of Sciences

April 2020, 201918249; DOI: 10.1073/pnas.1918249117 (Open Access)

Findings and proposals
Understanding the causes of rising inequality is of concern in many countries. Using administrative data, the paper finds that the share of inequality that is between workplaces is growing in 12 of 14 countries examined, and in no country has it fallen. Countries with declining employment protections see growth in both between- and within-workplace inequalities, but this impact is stronger for between-workplace inequalities. These results suggest that to reduce market income inequality requires policies that raise the bargaining power of lower-skilled workers. The widespread rise in between-workplace inequality additionally suggests policy responses that target the increasing market power of firms in concentrated markets as well as curb the ability of powerful firms to outsource low skill employment.

Comparative structural study across 14 countries
Earnings inequalities have risen in many high-income countries. Less clear are the linkages between rising income inequality and workplace dynamics, how within- and between-workplace inequality varies across countries, and to what extent these inequalities are moderated by national labor market institutions.

In order to describe changes in the initial between- and within-firm market income distribution the paper analyzes administrative records for 2,000,000,000+ job years nested within 50,000,000+ workplace years for 14 high-income countries in North America, Scandinavia, Continental and Eastern Europe, the Middle East, and East Asia.

Authors find that countries vary a great deal in their levels and trends in earnings inequality but that the between-workplace share of wage inequality is growing in almost all countries examined and is in no country declining. We also find that earnings inequalities and the share of between-workplace inequalities are lower and grew less strongly in countries with stronger institutional employment protections and rose faster when these labor market protections weakened.

These findings suggest that firm-level restructuring and increasing wage inequalities between workplaces are more central contributors to rising income inequality than previously recognized.


Fig. 2 (PNAS 2020)

 

 

Fig. 2
The proportion of total inequality that is between firms for the total (Left), private (Middle), and public sectors (Right). Estimates are for all jobs except for South Korea, which are full-time jobs only. Japan, South Korea, and USA-Song only have private sector estimates. South Korea is missing for 2005.

Yannick Savina (OSC) produced the figures used in the paper

Confinement pour tous, épreuve pour certains - Face au Covid-19

Lockdown for All, Hardship for Some
Premiers résultats - Insights from the First Wave #1
  • Illustration d'après Paranyu et Projet CoCo Projet Faire face au Covid-19 #1Illustration d'après Paranyu et Projet CoCo Projet Faire face au Covid-19 #1

Faire face au Covid-19 (CoCo)
Distanciation sociale, cohésion, et inégalité dans la France de 2020

Confinement pour tous, épreuve pour certains
Les résultats de la première vague d’enquête du projet CoCo

Jusqu’à quel point le Covid-19 perturbe-t-il notre vie de tous les jours ? Comment la population française vit-elle le confinement ? Dans quelles mesures les inégalités sociales sont-elles exacerbées et la cohésion sociale menacée ? Le projet CoCo, mené par 4 chercheur·euse·s de l'OSC, avec l'appui des ingénieur··e·s de l'équipe ELIPSS et du directeur du CDSP, apporte maintenant des éléments de réponse en comparant les conditions de vie en France avant et après le blocage.

Il s’agit ici du premier d’une série de rapports qui seront publiés, pour apprécier l’impact de cette nouvelle expérience du confinement à domicile sur la vie familiale, la scolarité, le travail, la santé et le bien-être.

Ce premier numéro est consacré à la manière dont la population française a fait face aux deux premières semaines de confinement.

Nous constatons que le virus est devenu rapidement une menace tangible : environ quatre personnes sur dix connaissent quelqu’un qui a été infecté. Malgré cela, les trois quarts de la population; française déclarent ne pas se sentir trop stressés. Dans certains cas, cette expérience est vécue avec philosophie : les longues heures passées à la maison permettent de ralentir le rythme et de réfléchir au sens de la vie. Plus que tout, c’est l’accès à la nature et aux espaces verts qui soulage ceux qui tentent de s’adapter à une organisation sociale désormais centrée sur le domicile.

Les femmes, les personnes nées à l’étranger et les individus confrontés à des difficultés financières sont soumis à des tensions émotionnelles plus fortes que le reste de la population. Les inégalités entre les sexes ont été renforcées pendant le confinement : les femmes consacrent encore plus de temps à nettoyer et à prendre soin des autres. Bien que le Covid-19 ait tendance à frapper davantage les hommes, les conséquences du confinement affectent plus intensément les femmes.

Téléchargez le rapport en français (6p, pdf, 1018 Ko) - Download the report in English (6p, pdf, 984 Ko)

Lockdown for All, Hardship for Some
Insights from the First Wave of the CoCo Project

How disruptive is Covid-19 to everyday life? How is the French population experiencing the lockdown? Is it magnifying existing inequalities and affecting social cohesion? The CoCo project, led by 4 researchers from the OSC, with the support of engineers from the ELIPSS team and the director of the CDSP,  sheds light on these pressing questions by comparing living conditions in France before and after the lockdown.

This is the first of a series of research briefs that we will publish. We will explore this new experience of “sheltering-in-place” and its impact on family life, schooling, work, health and well-being.

This report explores how French society has coped with the first two weeks of the lockdown.

We find that the virus has rapidly become a tangible threat, as more than forty percent of the population knows someone who has been infected. Despite this, three out of four persons say that they do not feel overly stressed out. In certain cases, the reaction has been almost philosophical -- long hours spent at home allow people to slow down and think about the meaning of life. More than anything else, it is having access to green spaces and nature which provides some relief to those attempting to cope with this home-based social organization.

Women, foreign-born residents, and individuals facing financial hardship are subject to greater emotional strain than the rest of the population. Gender inequalities have been particularly reinforced during the lockdown: women have been spending even more time than usual cleaning and taking care of others. Although the Covid-19 virus tends to disproportionately strike men, the consequences of the lockdown more intenselyaffect women.

Coping with Covid-19 (CoCo)
Social distancing, cohesion and inequality in 2020 France

Covid-19, illustration d'après lilalov et ijolumut

EN SAVOIR PLUS

Distanciation sociale, cohésion et inégalité

La crise sanitaire du Covid-19 vue par les participants du panel ELIPSS
Projet de recherche
  • Illustration d'après MuchMania (via Shutterstock)Illustration d'après MuchMania (via Shutterstock)

Suivez ici le projet de recherche

Faire face au Covid-19

Distanciation sociale, cohésion, inégalité
Capter le changement en temps de confinement : Ettore Recchi
  • Image New Anawach (via Shutterstock)Image New Anawach (via Shutterstock)

Ettore Recchi. Image Caroline Maufroid / Sciences PoEttore Recchi, professeur des université à l'OSC coordonne un nouveau projet de recherche réunissant plusieurs chercheurs et ingénieurs de l'Observatoire sociologique du changement (OSC) et du Centre de données socio-politiques (CDSP).

Faire face au Covid-19 : distanciation sociale, cohésion et inégalité dans la France de 2020 est lancé en pleine période de confinement. Le terrain d'étude : les ménages français, avant, pendant et après la crise. Pour certains acteurs et certains commentateurs de la vie publique, il y aura un avant et un après. Des sociologues outillés observent ce moment historique qui touche toute la population.

Ettore, que représente pour un chercheur en sociologie comme vous la période de crise aiguë que nous sommes en train de vivre ?

La majorité des phénomènes sociaux ont une tendance à l’inertie, à perdurer dans le temps, même dans une époque, la notre, qu’on voudrait plus encline au changement social. Pourtant, parfois, il y a des ruptures ou des discontinuités qui sont révélatrices. C’est le cas ici, maintenant. On fait tous face à un évènement qui bouleverse nos styles de vie. Est-ce un interlude ou est-ce plutôt un changement de direction profond dans les mœurs, les normes de la vie sociale, la manière de gouverner nos sociétés ? Quoi qu’il en soit, on peut imaginer que la pandémie marquera les esprits et l’imaginaire d’une génération au moins, comme fut le cas pour les guerres, les émeutes ou les chutes de régimes politiques à maintes reprises dans l’histoire.

Que va apporter la discipline sociologique, que pouvez-vous apprendre ou révéler aux français avec vos travaux ?

Comme êtres humains, comme citoyens, comme chercheurs nous sommes tous touchés par cette maladie invisible qu’on voudrait vaincre au plus vite. Les virologues et les pharmacologues peuvent évidemment se pencher sur la recherche d’un vaccin ou de soins. Ils sont en première ligne. Plus modestement, les sociologues peuvent essayer de prendre la mesure des effets sociaux de l’épidémie, ainsi que ceux des mesures politiques qui sont déployées pour y faire face. Surtout dans le cas d’une maladie pour laquelle le meilleur des remèdes est un dispositif social : s’éloigner des autres, éviter toutes formes de sociabilité ! Est-ce que cela engendre ou va engendrer un repli sur soi, de la solitude, de l’atomisation, à la limite de l’anomie, et donc une menace à terme pour la cohésion sociale ? En outre, est-ce que cette solution épidémiologique et politique du confinement (et les autres qui suivront) auront un impact égal et juste parmi tous les citoyens ? En tant que sociologues, cohésion sociale et inégalités sont justement les prismes d’analyse de notre recherche.

Comment avez-vous organisé le dispositif de recherche ? Quels sont ses caractéristiques originales ?

Le projet "Faire face au Covid-19 (CoCo)" joint les forces d'un centre de recherche et d'une unité de service de Sciences Po et du CNRS, dans une démarche très complémentaire. L’OSC apporte ses compétences dans l’analyse des inégalités et du changement social, le CDSP la capacité d’enquête rigoureuse avec un dispositif expérimenté, le panel ELIPSS. Ce dernier est la clé de voûte du projet. Il dispose d’informations avant la crise du Covid sur un échantillon représentatif de la population française et donc il permet de mesurer les changements de comportements et d’attitudes provoqués par la pandémie et le confinement. Ceci fait toute la différence avec d'autres enquêtes sociologiques sur le Covid-19, qui ont plutôt vocation a prendre un instantané de la situation, et pas à enregistrer quasiment en direct les transformations des pratiques sociales qui s'installeront peut-être dans la durée.

Vous êtes un spécialiste des mobilités notamment intra-européennes, des flux et plus largement de l'intégration européenne... Est-ce un monde qui s'écroule aujourd'hui ? Tous vos terrains d'étude, vos référentiels et vos certitudes sont-ils subitement remis en question ?

On a envie de dire que « tout ce qui est solide se dissout dans l’air ». De mon côté, j’ai toujours dit que l’intégration européenne, et la liberté de circulation qui en constitue le pilier fondamental lui donnant un caractère sociologiquement saillant, sont des constructions historiques pas forcément destinées à la pérennité (cf. le dernier paragraphe de mon livre "Mobile Europe" de 2015). La crise actuelle arrive sur fond d’un néonationalisme montant qui demande depuis des années la restauration des frontières des États comme principe de réorganisation sociopolitique. Cette idéologie exploitera-t-elle la crise sanitaire pour imposer le retour à un monde replié sur des sociétés nationales étanches ? A mon avis, le futur sera plus complexe que cela, car il y a des forces économiques et culturelles qui s’y opposeront au niveau planétaire. L’avenir se joue dans le triangle dessiné par les privilèges inégalitaires d’une part (qui se défendent mieux en effet dans un cadre national), l’individualisation (qui prône à la liberté et à la mobilité), et le défi environnemental (qui demande lui forcément des solutions globales). Ces forces – et surtout leurs émanations politiques – tireront des leçons très divergentes de la situation actuelle. Comment nous allons être capable de vivre cette période inédite et difficile sera aussi important pour décrypter quelle interprétation est susceptible d’être la plus légitime.

POUR EN SAVOIR PLUS

Consultez la page web du projet. Plusieurs points d'étape, dès le 17 avril seront régulièrement publiés, avec les résultats des vagues d'enquête.

Inscrivez-vous sur notre liste de diffusion. Vous serez informés de la sortie des résultats du programme, des publications et des webinars, à destination de la presse, des chercheurs et du grand public.

Contactez Bernard Corminboeuf si vous désirez des informations plus précises.

 

 

Les maladies du bonheur

Un ouvrage de Hugues Lagrange
Individualisme, modernité, anxiété, compétition...
  • Image d'après Farbai, Nadia Snopek via Shutterstock  Thomas Arrivé (Sciences Po)Image d'après Farbai, Nadia Snopek via Shutterstock Thomas Arrivé (Sciences Po)

Les maladies du bonheur

Hugues Lagrange

PUF, mars 2020, 480 p. + annexes Les maladies du bonheur (PUF)de sources et bibliographie

Alors que la richesse s’est énormément élevée au 20ème siècle pour les européens et les nord-américains, ils ne se sentent pas plus heureux, comme si le ressort du bonheur n’était pas là. Les Occidentaux bénéficient pourtant d’une aisance matérielle considérable - même si les quarante dernières années ont vu une amplification forte des inégalités de revenu et de patrimoine - et le taux d'homicidité a diminué au cours de l'histoire. Les hommes sont aujourd'hui exposés à des contraintes et des pressions qui se sont individualisées. Le sort collectif (la condition ouvrière par exemple) s'efface, comme le nombre d'épidémies autrefois très meurtrières (tuberculose, paludisme...), au profit d'atteintes personnalisées. Cancers, maladies cardiovasculaires, obésité, pathologies mentales, y compris anxiété, dépendant à la fois de la constitution et du comportement de chacun, témoignent de cette individualisation qui fait la modernité

L'ouvrage développe 2 perspectives complémentaires sur le mal-être des modernes.

Si l'on étudie les pathologies anxio-dépressives, la prévalence de ces troubles dans les pays occidentaux, s’élève dans les générations qui sont nées au moment de la première Guerre mondiale et se poursuit encore dans celles qui naissent dans les années 1970, alors que prospérité et niveaux de vie s'accroissent. Ces pathologies mentales ont été interprétées comme l’expression des contraintes imposées par l’ordre social au désir des modernes. Elles ont été conçues comme la marque de l’inachèvement de notre libération. C’est l’argument central de la psychanalyse et de la psychiatrie occidentales au 20ème siècle.
Alors que le monde s’ouvre et que les autoritarismes refluent à l’Ouest, on n’a eu de cesse de dénoncer le contrôle social et le rôle disciplinaire des États. Certains psychiatres considèrent que l’anxiété et la dépression sont associées aux tensions entre le désir et les contraintes imposées par la société, aux entraves qu’elle met à la liberté des mœurs. Hugues Lagrange propose lui une première perspective contraire à ce point de vue : ce ne sont pas les carcans sociaux qui engendrent le malaise mais l’émancipation qui s’est fourvoyée et a privé les hommes de cette seconde peau que constituaient les communautés primaires – les familles étendues, les solidarités locales, les communautés de foi.
L’anonymat urbain, la disparition de la famille étendue, les divorces, la solitude et la dissipation d’un horizon religieux forment un ensemble. La disparition de l’emboîtement de sécurités qu’ils formaient a été particulièrement néfaste pour les classes populaires. 
Dépression et anxiété sont la conséquence de la disparition des enveloppes protectrices qui ont accompagné la modernité. La carte des pathologies mentales en Europe recoupe à la fois les avancées de la liberté et la désinstitution des moeurs. L’affaiblissement du lien conjugal est le facteur majeur de développement des pathologies mentales et de certaines adddictions. Les atteintes psychiques sont plus élevées chez eux qui sont divorcés et vivent seuls.

Peut-on faire une corrélation entre la souffrance moderne et l’ubris des libertés ?  C’est la vision de Kierkegaard  avec l’homme sur le bord de la falaise ; il semble impliquer que les modernes ne peuvent recouvrer les équilibres psychiques qu’en modérant les usages qu’ils font de leur liberté.
Le mouvement vers la liberté s’est fourvoyé quand il a renoncé à être une exigence d’autonomie dans tous les domaines pour ne plus être que suppression des contraintes morales et émancipation des dépendances. Pour le plus grand nombre, la défaite de la liberté intervient parce que les libertés conquises dans la sphère privée ne se sont pas accompagnées d’un élargissement de l’autonomie dans la sphère du travail.  Une forme de domestication par la discipline industrielle puis la standardisation du travail de bureau a créé un porte à faux. Le fossé entre liberté privée et soumission professionnelle a suscité des compensations dont les témoignages les plus éloquents sont la poussée des suicides et la consommation d’alcool au 19ème siècle, et au début du 20ème siècle.

Dans les décennies de prospérité qui suivent la Seconde Guerre, si la consommation d’alcool et le taux des suicides diminuent, dès les années 1980 l'usage de drogues psychotropes explose. Dans le dernier quart du 20ème siècle, alors que le chômage atteint un niveau élevé, un nouveau régime du mal-être s’instaure, moins collectif, plus solitaire. Parallèlement, la part du revenu salarial dans la richesse créée diminue en même temps que la syndicalisation recule et que la lutte collective, notamment les grèves ouvrières, s’effondrent. Sans la capacité de maintenir un niveau de salaire et surtout une dignité par la lutte collective, les addictions sont alors une compensation nécessaire à ceux qui sont au chômage ou menacés de l’être, et aux laissés pour compte de la modernisation qui s’accélère. Dans les segment dominés de la population, les addictions, plus fréquentes, sont associées au chômage et aux licenciements collectifs. Les changements technologiques et la robotisation font des hommes et des femmes de basse qualification des surnuméraires. Les évincés et marginalisés répondent par l’abus de psychotropes et le suicide. Une épidémie d’obésité dont nous percevons maintenant pleinement la portée touche les femmes et les hommes pauvres.  Quand aucune fuite n’est possible l’adversité s’internalise ou se narcotise, elle ne fait pas histoire, c’est une défaite individualisée qui rapidement mobilise les circuits de la récompense et aggrave la perte d’autonomie.

Les classes moyennes ne sont pas épargnées. Les bouleversements en cours, liés à l’informatisation des métiers routiniers de qualification moyenne inaugurent une nouvelle période. Ces bouleversements technologiques entraînent chez les jeunes et chez les adultes des classes moyennes éduquées au sens large, des pathologies de la rivalité pour l’accès aux bonnes places .

Une deuxième perspective s’attache aux raisons du mal-être de ceux qui sont mieux lotis matériellement et plus éduqués. Dans les sociétés contemporaines, il ne s’agit pas seulement d’être compétitif, de réaliser des performances cognitives mais d’évincer d’autres pour avoir accès aux meilleurs universités, aux meilleurs filières et aux emplois les plus rémunérateurs. Ces rivalités prennent un accent nouveau dans des sociétés où ces inégalités recouvrent pour l’essentiel la hiérarchie des performances cognitives. Ceux qui se voient évincés des meilleures formations sont frustrés, l’accès aux meilleures positions étant en principe ouvert à tous. 
La frustration des laissés pour compte de la méritocratie peut difficilement être politisée. Á l’inverse d’autrefois où la majorité pouvait se dire qu’elle avait été privée de la possibilité de faire des études et de s’élever dans la société, les études longues se sont généralisées. Dans ce contexte, le succès est associé au mérite de chacun ; un mérite qui se donne officiellement pour une rémunération de l’effort alors qu’il rétribue surtout des héritages sociaux, des talents, des dotations génétiques non moins arbitrairement distribués que les privilèges de naissance. 

Les milieux sociaux contribuent aux différences d’aptitudes cognitives mais de manière limitée. L’essentiel de la variance des aptitudes entre individus au sein des sociétés développées résulte conjointement de dotations génétiques, d’effets épigénétiques et de l’environnement spécifique que chacun sélectionne. L’idée d’une relative uniformité des aptitudes cognitives, dont l’effet sur les performances scolaires serait seulement modulé par l’effort de chacun est battue en brêche. Une vaste hypocrisie ! Pourtant, dans les milieux éduqués, on revendique l’idée d’une équité du mérite. C’est la source, chez une fraction importante des jeunes, de la croissance de l’anxiété. Ceux d’entre eux  qui sont les plus fragiles et engagés dans les courses à la performance connaissent des effondrements dépressifs, des burn-out et des dérives toxicomanes.

Les familles tentent de peser sur les performances scolaires de leurs enfants mais leurs actions n’ont  aucun effet sur la distribution des aptitudes cognitives ; les familles aisées influent plus sur les carrières scolaires et parfois l’emploi. Elles voudraient donner à leurs gènes un meilleur destin. Depuis quelques décennies, on observe une élévation de l’appariement des couples fondé sur les aptitudes cognitives. On s’en tient pour le moment à la prise en compte du cursus du partenaire. Mais, en s’appariant sur la base du niveau d’étude, les couples pourraient avoir augmenté la similitude des aptitudes cognitives génétiquement codées. On voit le danger que constituerait la constitution de castes de l’esprit. La stratification sociale pourrait trouver des synergies dans les inégalités génétiques et justifier en retour des privilèges. Les familles, en se comportant ainsi, sont devenues des acteurs biopolitiques. Cette course effrénée ne peut que susciter la frustration et le ressentiment tant les échecs seront nombreux.

Hugues Lagrange en cours (génétique et environnement ; 2018)Les combats pour élever le revenu salarial ont tendu à mettre sous le boisseau la question du contenu de l’activité humaine et à justifier la croissance. Nous devons récuser l’identification du projet de la modernité avec la modernisation, et nous devons accueillir les besoins de sécurité affective et de solidarité. L’affirmation des identités est compréhensible dans un contexte où l’ouverture des possibles et le changement technique se sont prodigieusement accélérés. Le besoin d’un sol, d’une proximité renouvelée avec la nature telle qu’elle fût, sont à la mesure des perturbations de nos équilibres internes et externes, d’une division de soi dont la progression de l’autisme et la schizophrénie témoignent.

La catastrophe écologique pendante, portant avec elle une critique radicale des perspectives de vie dominantes à l’Ouest depuis deux siècles, parait de taille à changer le cours des choses. Sans renoncer à un monde ouvert aux conquêtes de la liberté, sans récuser l’idéal d’autonomie, on doit envisager une alternative, découpler modernité et croissance, s’engager dans une consommation plus frugale et un usage de l’intelligence humaine orienté vers plus d’harmonie avec l’environnement externe et interne à l’homme. Retrouver un autre usage du temps aussi pour faire que ces vies plus longues soient plus riches de sensations, de découvertes. La vie bonne – vivre avec autrui et en équilibre avec la nature dans des institutions justes – est un horizon qui peut être partagé.
Une critique de la technique devenue fin en soi qui traverse la réflexion écologique, s’impose de façon non moins forte s’agissant de l’auto-transformation de l’homme. Le problème n’est plus tant que le travail est dépourvu de sens, mais que l’identité professionnelle n’est pas tout ; chacun a besoin de retrouver un sens à sa vie. Ce pourrait être la source de nouveaux engagements. 

Durant près de 3 ans, Hugues Lagrange, Directeur de recherche CNRS émérite, sociologue à Sciences Po - OSC, a effectué une analyse secondaire de plus de 2000 articles scientifiques internationaux pour rédiger cet ouvrage. Certaines données utilisées ainsi qu'une importante bibliographie sont compilées dans un document annexe téléchargeable.    

VU DANS LA PRESSE

« Les Maladies du bonheur ne nous révèle pas la vérité de notre temps. Il ne nous donne donc pas non plus le moyen d'en guérir les pathologies médicales, morales ou politiques. Il apporte quelque chose qui, parce que cela au moins n'est pas chimérique, se révèle beaucoup plus précieux : une approche neuve, stimulante, nécessairement imparfaite et par bribes, des formes que prend la vie, aujourd'hui, en Occident. »
Florent Georgesco,  Le Monde des livres.

Two years at the Opera

Assessing the effectiveness of a project-based-learning program at the National Opera of Paris
Séminaire scientifique de l'OSC - Vendredi 13 mars 2020
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Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 13 mars 2020 de 12h30 à 14h

Two years at the Opera: Assessing the effectiveness of a project-based-learning program at the National Opera of Paris

Philippe Coulangeon, Denis Fougère

Directeurs de recherche CNRS, Sciences Po - OSC


Philippe CoulangeonDenis FougèreThis presentation deals with the evaluation of the academic impact of an artistic and cultural education program - Dix mois d'école et d'Opéra (DMEO) - carried out by the Paris Opera and the regional education authorities in Paris, Créteil and Versailles since the beginning of the 1990s.

This program is aimed more particularly at middle school classes located in disadvantaged neighbourhoods.

We first describes the history, aims and characteristics of the program. We then developed an analysis of the impact of the program on school performances (score at the Brevet des collèges – 9th grade) of the students in about 50 middle schools classes involved in the program between 2003 and 2012.

We use a counterfactual framework, based on the comparison between treated and control students by means of propensity score matching and related treatment effect models.

Our results suggest a modest but significant impact of participation in DMEO, at least for those who actually participate for the full duration of the program. These results also display a differentiation of this impact by gender and social origin of students.

Finally, the presentation underlines the uncertain nature of these effects. We suggest that these effects are probably due more to changes in the conditions under which pupils are supervised and motivated, to the forms of involvement and coordination of teaching teams than to the acquisition of academic skills in the strict sense.

L'inscription au séminaire est obligatoire - Registration is mandatory

Suggestions de lecture

Inégalités d'accès à l'enseignement supérieur

Avantages cumulatifs et compensatoires au cours du secondaire
Estelle Herbaut - RFS, n° 60-4
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RFS n° 60-4, 2019 (parution mars 2020)Les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur français

Avantages cumulatif et compensatoire au cours de l’enseignement secondaire

Estelle Herbaut

Post-doctorante, projet LIFETRACK (Norface - ANR)

Article de la Revue française de sociologie, n° 60-4, 2019, p. 535-566 (parution mars 2020)

Article disponible en ligne sur CAIRN

Estelle HerbautEstelle Herbaut apporte un éclairage nouveau sur la manière dont les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur se construisent, tout au long de l’enseignement secondaire. Elle utilise les données d'un panel d'élèves du second degrès en 1995.

Dans un premier temps, sont abordés la contribution respective des inégalités d'obtention du baccalauréat et les inégalités de transition vers l'enseignement supérieur. Dans une seconde partie l'auteure examine dans quelle mesure l'accumulation de résultats scolaires explique les inégalités d'obtention du bac et infuence les trajectoires scolaires selon l'origine sociale. Elle adopte la prespective "du parcours de vie" et teste la validité de deux concepts scientifiques : Les mécanismes de l'avantage cumulatif (Thomas DiPrete et Gregory M. Eirich) et celui de l'avantage compensatoire (Fabrizio Bernardi).

 Elle observe que les inégalités d’accès au supérieur résultent à 81 % d’inégalités dans l’obtention du baccalauréat en France. L’accumulation de résultats scolaires négatifs pendant le secondaire contribue largement à la sous-représentation des élèves défavorisés parmi les bacheliers. Les données montrent aussi que les trajectoires des élèves avec des difficultés scolaires initiales similaires divergent largement selon le niveau d’instruction des parents, confirmant l’hypothèse de l’avantage compensatoire. Un effet de renforcement est aussi mis en évidence, menant à des trajectoires divergentes entre bons élèves, suivant l’origine sociale, pour l’accès aux filières prestigieuses du supérieur. Ces résultats suggèrent la nécessité de considérer les interactions entre performance scolaire et milieu social pour appréhender le développement des inégalités tout au long de la scolarité.

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La ségrégation au collège

Mesure et éléments de diagnostic
Olivier Monso, Séminaire scientifique de l'OSC, 28 février 2020
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Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 28 février 2020 de 12h à 13h30

La ségrégation au collège
Mesure et éléments de diagnostic

Olivier Monso

Expert à la DEPP (Ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse), doctorant à l'OSC, membre du LIEPP


Olivier MonsoLa ségrégation sociale entre établissements scolaires est un facteur d’aggravation des inégalités d’éducation. La Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) et l’Insee ont mené des travaux visant à enrichir la façon dont nous mesurons, représentons, et analysons la ségrégation au collège.

J’en ferai une présentation, incluant notamment les méthodes qui nous ont permis de distinguer la contribution des différentes composantes de la ségrégation (résidentielle, choix scolaires).

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Suggestions de lecture

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Les troubles du comportement à l'adolescence relèvent-ils de la psychiatrie ?

Incertitudes et dilemmes
Isabelle Coutant (CNRS), Séminaire scientifique de l'OSC, 6 mars 2020
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 Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 6 mars 2020 de 12h à 13h30

Les troubles du comportement à l'adolescence relèvent-ils de la psychiatrie ?
Incertitudes et dilemmes

Isabelle Coutant (CNRS-IRIS)

Chargée de recherche CNRS à l'IRIS (EHESS)


Isabelle Coutant« Troubles du comportement », « troubles des conduites », « états-limite » ou « borderline », « pathologies de l’agir »… Selon les nosographies ou les affiliations théoriques, les catégorisations diffèrent pour désigner des troubles adolescents qui mettent à mal les normes sociales et qui, tant dans le champ éducatif que dans le champ de la santé mentale, sont jugés en augmentation.

En sciences sociales, depuis Michel Foucault, nombre de travaux ont questionné la légitimité d’un traitement psychiatrique de ce type de déviance. Ils considèrent qu’en médicalisant les comportements rétifs à l’ordre social, on participe du maintien des inégalités qui les produisent.

La controverse qui a suivi la publication d’un rapport de l’INSERM sur le trouble des conduites en 2005 a montré que ces interrogations traversent également pour partie la pédopsychiatrie. Les professionnels sensibles à la dimension sociale de ces troubles s’inquiétaient d’un repérage précoce au potentiel stigmatisant, dans un contexte politique de répression accrue de la délinquance des mineurs.

Il demeure cependant que la psychiatrie fait bien souvent office de soupape pour les autres institutions d’encadrement de la jeunesse confrontées à des adolescents qu’elles jugent « ingérables ». Les foyers socio-éducatifs, les établissements scolaires, les magistrats orientent régulièrement ces adolescents et leurs familles vers les dispositifs « psy ». Les questions qui se posent alors, dans le quotidien de l’activité est, au cas par cas : Quelle légitimité à intervenir ? Comment ne pas renforcer le stigmate dont l’adolescent ou l’adolescente fait l’objet ? Comment obtenir son adhésion ? Jusqu’où intervenir ?

A partir d’une enquête ethnographique menée au sein d’un service d’hospitalisation spécialisé dans la prise en charge des troubles du comportement, d’une seconde enquête réalisée au sein d’une Maison des adolescents, et d’un projet de film documentaire retraçant le parcours d’une jeune femme ayant été hospitalisée à l’âge de 16 ans, il s’agira de réfléchir à la fois aux dilemmes de la psychiatrie face à ce type de troubles qui, peut-être plus que d’autres, troublent l’institution, et à la fonction qu’elle peut remplir en terme de socialisation des adolescents, de médiation au sein des familles et de soutien des autres institutions en charge de la jeunesse.

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The Care Penalty in the United States and European Union:

Analysing the role of the labour market and social policy context
Emanuele Ferragina, Zachary Parolin, Séminaire scientifique de l'OSC, 7 février 2020
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 Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 7 février 2020 de 12h à 13h30

The Care Penalty in the United States and European Union:
Analysing the role of the labour market and social policy context

Emanuele Ferragina* - Zach Parolin**

*Associate-Professor, Sciences Po-OSC
**Post-Doctoral Research Associate, Columbia University, Center on Poverty & Social Policy

Emanuele FerraginaZach ParolinCare occupations grew in the U.S. and Europe throughout the past decade, now amounting to nearly a third of the workforce in many of these countries. While past explanations of the care penalty pointed to individual and economic factors, this study adopts an institutionalist perspective. Specifically, we suggest that labour market and welfare state institutions can help to explain why the care penalty is larger in the U.S. than most European countries.

We test competing explanations of the care penalty in a comparative framework, analysing the sources of differences in the care gap between 25 countries, employing harmonized micro-data from the U.S. and EU Member States from 2005 to 2016 (EU-SILC 2016; U.S. Current Population Survey 2019). We use country and year fixed effects models to test the extent to which the relative earnings of care occupations are conditional on demographic and time-varying contextual factors, such as collective bargaining coverage, employment protection legislation, and welfare state spending.

Following recent developments in the care literature, we also take into account the heterogeneity of care work, considering earnings penalties or premiums among reproductive care occupations, as well as high- and low-status nurturant care occupations.

Our primary findings suggest that labour market and welfare state institutions are far more important than individual or demographic characteristics in explaining the relative earnings of care occupations. Specifically, we find that higher rates of collective bargaining coverage and welfare state spending contribute to higher relative earnings for reproductive care occupations, and lower relative earnings for the well-paid, high-status nurturant care occupations. A counterfactual analysis comparing care penalties in the U.S. to EU Member States demonstrates that demographic factors explain a very small portion of cross-national differences in the relative earnings of care occupations.

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Sciences Po - OSC is recruiting!

Assistant Professor in Sociology
Deadline: April 5th 2020
  • Rentrée 2019 en amphithéâtre Boutmy - Image Vincent Augier / Sciences PoRentrée 2019 en amphithéâtre Boutmy - Image Vincent Augier / Sciences Po

Sciences Po is recruiting an Assistant Professor in sociology (tenure track) at the Observatoire Sociologique du Changement (OSC). Position starting on the 1st of September 2020.

The position is designed to reinforce and complement OSC’s expertise in the study of social inequality. We welcome applications from candidates with a recent PhD, working with qualitative and/or quantitative methods, with an ambitious research agenda in the area of social stratification and inequality, and targeting publications in leading journals of sociology. OSC Faculty members are international experts in the study of central inequality concerns such as education, gender, life course, family, welfare state and economic inequality, labour market, social mobility, urban segregation, migration, ethno-racial minorities, cultural inequality and digital inequality. We would appreciate commitment to all these research themes, and we are also open to expertise on environmental or health inequality.

The successful candidate will become a full member of the Observatoire sociologique du changement (OSC) and will be affiliated to Sciences Po Department of Sociology. He.She will pursue his/her research at OSC and is expected to participate in collective activity : seminars, academic events, collaborations, research networks. He.She will also engage in responding to national and international calls to fund research projects.

Knowledge of French is not required for this position.

Job description, recruitment process [PDF, 222 Ko] - Deadline: April 5th 2020.

Sciences Po recrute un·e Assistant Professor en sociologie (emploi de statut privé, à temps plein, avec tenure track). Prise de fonction en septembre 2020.
La personne recrutée sera rattachée à l’Observatoire sociologique du changement (OSC) et au Département de sociologie de Sciences Po.

Elle conduira son programme de recherche à l’OSC. Elle le développera en participant activement aux activités collectives du centre (séminaires, manifestations scientifiques, collaborations, intégration dans les réseaux de recherche, etc.) et en s’engageant à répondre à des appels à projets nationaux ou internationaux pour obtenir des financements.

Elle aura vocation à participer à la formation et l’encadrement des élèves du premier cycle de Sciences Po (Collège universitaire à Paris et dans les campus en région) et des élèves de master. Au-delà de ses domaines de recherche spécifiques, le ou la futur.e Assistant Professor pourra enseigner la sociologie générale notamment au Collège universitaire.

La connaissance de l’anglais, langue d’enseignement, est requise.

Ce poste est destiné à renforcer et à compléter l'expertise de l'OSC dans l'étude des inégalités sociales. Nous accueillons les candidatures de personnes ayant un doctorat récent, mobilisant des méthodes qualitatives et/ou quantitatives, proposant un programme de recherche ambitieux dans le domaine de la stratification et des inégalités sociales et visant des publications dans les principales revues de sociologie.
Les chercheur·e·s de l'OSC sont reconnu.e.s au plan international pour leur expertise dans l'étude des inégalités dans différents domaines : l'éducation, le genre, le parcours de vie, la famille, l’Etat-providence et les inégalités économiques, les inégalités sur le marché du travail, la mobilité sociale, la culture, le numérique, la ségrégation urbaine, la migration, les minorités ethno-raciales. Nous serons heureux d’accueillir des candidat.e.s engagé.e.s dans tous ces domaines, et apprécierons celles et ceux travaillant sur les inégalités environnementales ou sur les inégalités de santé.

Fiche de poste complète, procédure de recrutement [PDF, 224 Ko] - Date limite : 5 avril 2020

LPPR - Motion de l'OSC

Projets pour la loi de programmation pluriannuelle de la recherche
  • Hall d'accueil, présentoir livres de l'OSC (image B. Corminboeuf)Hall d'accueil, présentoir livres de l'OSC (image B. Corminboeuf)

Texte de la motion adoptée en Assemblée générale de laboratoire vendredi 31 janvier 2020 : prise de position sur le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche

Dans le contexte des mobilisations sociales actuelles et dans le cadre des réflexions en cours au sujet de la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), les membres de l’Observatoire sociologique du changement, unité mixte de recherche du CNRS et de la FNSP, affirment leur attachement au service public de la recherche et de l’enseignement, garantie de la qualité et de l’indépendance de leurs activités scientifiques.

Ils appuient les revendications de la communauté scientifique portant sur la nécessité d’amplifier substantiellement le financement public de la recherche, à travers la pluriannualisation et l’augmentation des dotations de base aux unités de recherche, ainsi que le rééquilibrage des crédits récurrents et des financements sur appels à projet (AAP), au bénéfice des premiers. Ils souhaitent aussi un transfert des sommes allouées au dispositif du Crédit Impôt Recherche au financement de la recherche publique.

Prenant acte de l’annonce récente de mesures de revalorisation des débuts de carrières des chercheurs et enseignants-chercheurs, ils insistent néanmoins sur la nécessité de renouer avec une politique ambitieuse de recrutement sur des supports d’emploi pérennes, dans tous les corps et tous les métiers de l’ESR. Un effort en faveur du financement d’un plus grand nombre de contrats doctoraux doit être engagé, accompagné de la revalorisation conséquente de la rémunération indiciaire de l’ensemble des personnels des métiers de la recherche. Le gel du point d’indice participe notamment de la baisse d’attractivité des emplois BIATSS.

Ils soulignent l’importance prioritaire du temps accordé à la recherche, trop souvent entravé par la multiplication des tâches et des ressources investies dans le montage de projets et la multiplication des évaluations redondantes et aux finalités incertaines. Ils revendiquent aussi la priorité du temps long de la recherche sur la soumission aux enjeux de court terme.

Ils s’alarment en conséquence de ce que certains des éléments de réflexion rendus publics dans les travaux préparatoires à la future LPPR semblent prendre le contrepied de ces recommandations,

  • par l’accent mis sur le rôle des financements sur AAP, y compris dans la définition des dotations de base, qui se verraient de plus en plus conditionnées à l’efficacité des équipes de recherche dans l’obtention des crédits soumis à compétition ;
  • par la promotion idéologique d’un modèle de gestion des structures et des carrières axé sur la compétition au détriment de la coopération ;
  • par le renforcement d’un pilotage centralisé de la recherche fondée sur des priorités politiques sans lien avec la dynamique intrinsèque de la science ;
  • par la promotion de forme d’emplois totalement dérogatoires tant au droit de la fonction publique qu’au droit des contrats de travail de droit privé (CDI de projet de 12 ans) ;
  • par l’amplification des possibilités aux conséquences très inégalitaires d’augmentation des services d’enseignement des enseignants-chercheurs au détriment des activités de recherche et par le renforcement des pouvoirs confiés en la matière aux directions d’UFR et de départements ;
  • par le rôle dévolu à la part indemnitaire des rémunérations dans la revalorisation des traitements, en cohérence avec le projet de réforme du régime des retraites par ailleurs particulièrement défavorable aux salarié.e.s de l’ESR ;
  • par les conséquences très inégalitaires de la dualisation des structures de recherche associée à la concentration des moyens sur quelques établissements prestigieux dotés de compétences dérogatoires en matière de recrutement et de gestion des carrières.
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Interactional discrimination: field experiments

Martin Aranguren
Séminaire scientifique de l'OSC - Vendredi 31 janvier 2020
  • Image "Bricolage" via ShutterstockImage "Bricolage" via Shutterstock

Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 31 janvier 2020 de 12h à 13h30

Interactional discrimination: field experiments

Martin Aranguren (Chargé de recherche CNRS)
Unité de Recherches Migrations et Société - URMIS

Martin ArangurenIn this talk, I present evidence in support of the idea of interactional discrimination, which designates forms of disadvantageous treatment that are specific to the realm of social interaction.
I first recall why we need the idea of interactional discrimination.
Secondly, I articulate the logic of an ongoing project on interactional discrimination against Muslims that relies on a series of original field experiments in the metros of Brussels, Paris and Vienna. For simplicity, throughout the talk I focus on the following single question: do women who wear the hijab endure interactional discrimination when they interact with a stranger in a public place?

Methodologically, this question can be answered with two different types of experiment.
Third, I report the methods and results of the project. To date (January 2020), we have been able to complete a series of studies of the first type in Brussels, Paris and Vienna, and one study of the second type in Paris. All our experiments involve a confederate actor who interacts with a stranger on the platform of one from a series of selected metro stations; all interactions are videotaped (but only those that receive consent are processed).
The evidence available to date supports the hypothesis that women who wear the hijab do endure interactional discrimination in Paris.
However, the studies also indicate that the responses to the hijab vary greatly across groups defined by site and sex of the participant, including a number of zero and opposite-sign effects.

En savoir plus sur Martin Aranguren - publications (HAL)

L'inscription au séminaire est obligatoire

Quels outils d'analyse pour les gilets jaunes ?

Journées d'études 16 & 17 janvier 2019, Paris
  • Image Gérard Bottini / ShutterstockImage Gérard Bottini / Shutterstock

Quels outils d'analyse pour les gilets jaunes ?

Trois temps d'échanges sur les approches, les méthodes et les sources de données utilisées pour rendre comprendre ce mouvement social.

Jeudi 16 janvier et Vendredi 17 janvier - Sciences Po 27, rue Saint-Guillaume 75007 Paris

Programme provisoire

* Jeudi 16 janvier *

Ethnographie

  • Analyser “par en bas” un mouvement issu du “bas” de l’espace social. Apports et points aveugles d’une ethnographie localisée et comparative des Gilets jaunes en milieu rural
  • Etudier le mouvement des Gilets jaunes : une ethnographie comparée des occupations de ronds-points
  • Que permet de saisir une ethnographie des ronds-points de “gilets jaunes” ?
  • La contestation sous main de justice : Élargir son champ de recherche pour appréhender certains profils de gilets jaunes et le rapport d’une institution étatique à ces derniers

Analyses spatiales et temporelles

  • Les gilets jaunes et le comptage des manifestants
  • A la recherche de la distribution spatiale des “gilets jaunes”
  • Incidence des manifestations sociales sur la délinquance enregistrée
  • Le mystère de la France jaune

Comment analyser qui a dit quoi et comment… dans le Grand ou le Vrai Débat

  • Qui a participé sur GrandDebat.fr ? Prédiction du soutien aux Gilets jaunes chez les contributeurs à partir d’une deuxième plateforme
  • Sens et matérialités des contributions citoyennes. Analyse textométrique et discursive du cahier citoyen de Dole (Jura)
  • Analyse des données issues du Vrai débat

Regard d’un garant du Grand débat

* Vendredi 17 janvier *

Groupes en ligne et réseaux sociaux numériques

  • Les déterminants de la mobilisation des “gilets jaunes”
  • Ce que disent les Gilets Jaunes, ce que l’on dit des Gilets Jaunes
  • Les Gilets Jaunes sous toutes les coutures. Une approche méthodologique mixte des liens entre populisme et précarité
  • “Gilets Jaunes”, inégalités de richesse et populisme
  • La place des Gilets Jaunes sur YouTube

Comment comparer et quelle différence entre Grand et Vrai débat ?

  • Les thématiques du Grand Débat et du Vrai Débat : approche textométrique
  • Se référer au passé, se projeter dans l’avenir. Analyses textuelles et fouille spatiale pour appréhender les horizons temporels des contributions au Grand et au Vrai Débat
  • Analyser le “grand débat national” et le “vrai débat” en confrontant les outils de l’analyse des données textuelles et des algorithmes de type réseau de neurones

Sources et critique des sources

  • Derrière les mystères de l’infographie officielle des données issues du Débat national : les apports de trois approches qualitatives de réunions d’initiatives locales
  • L’argumentation dans la délibération entre cadre théorique, règles énoncées, mise en oeuvre et auto-évaluation
  • Recueil de la parole citoyenne et méthode d’analyse de small data territoriales : enjeux analytiques et éthiques
  • La complémentarité des outils informatiques dans le traitement des propositions en ligne du Grand Débat National
  • La reconnaissance optique de marques sur cases cochées au service du Grand débat national
  • Grand débat et IA : quelle transparence pour le traitement des données ? Une tentative de rétro-ingénierie de la synthèse
  • Regard de diplomatistes sur le matériau documentaire du mouvement des Gilets jaunes : les données en bosse et les données en creux

Inscription pour chacune des 2 journées sur https://metsem.hypotheses.org/765

Voir et télécharger le programme provisoire complet (pdf)

The political-economic determinants of health and health inequities

Alexander Kentikelenis
Séminaire scientifique de l'OSC - Vendredi 17 janvier 2020
  • Image Romolo Tavani / ShutterstockImage Romolo Tavani / Shutterstock

Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 17 janvier 2020 de 12h à 13h30

The political-economic determinants of health and health inequities

Alexander Kentikelenis
(Assistant professor of political economy and sociology, Bocconi University)


Alexander KentikelenisSociologists have long drawn attention to the social determinants of health - the conditions under which people are born, grow, live, work, and age. This talk shifts attention to determinants of health that are further upstream: the political-economic environment.

First, I present a conceptual framework for mapping the mechanisms through which political economy impacts health.

Subsequently, I discuss two empirical case studies that illustrate some of these mechanisms: the impact of the economic crisis and austerity on health status in Greece, and the impact of “structural adjustment programmes” by the IMF on health equity in low-income countries.

L'inscription au séminaire est obligatoire

Tales from the field: Understanding students' experiences at Sciences Po

Tabea Schroer
Séminaire scientifique de l'OSC - Vendredi 10 janvier 2020
  • Image Nicolas Tavernier / Sciences PoImage Nicolas Tavernier / Sciences Po

Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 10 janvier 2020 de 12h à 13h30

Tales from the field:
Understanding students'experiences at Sciences Po

Tabea Schroer
(Doctoral researcher, Leibniz Center for Science and Society, University of Hannover)


Tabea SchroerSince the 2000s, the student body at Sciences Po has become more socially diverse. On the one hand, the Conventions  d’Éducation  Prioritaire  were  introduced,  on  the  other  hand,  Sciences  Po  is  attracting  more  international  students.  Therefore,  from  a  research  perspective  interested  in  Higher  Education  and  social  inequality,  Sciences  Po  constitutes  an  interesting  case  for  research.  How  do  students  nowadays  get  to  Sciences Po and how do they experience their studies?

By making use of biographical-narrative interviews with students, my doctoral thesis in progress aims at answering these questions more in detail. This provides the opportunity to better understand processes of social reproduction as well as non-reproduction. My  paper  will  give  insights  into  the  research  design  that  is  very  much  anchored  within  a  sociological  tradition of biographical research which was established in Germany (Schütze, Rosenthal). Furthermore, I will provide some preliminary ideas for further analysis, while illustrating one biographical case

L'inscription au séminaire est obligatoire (sandwich offert)

Relative risk aversion models: How plausible are their assumptions?

Carlo Barone, Katherin Barg, Mathieu Ichou
OSC Papers 2019-3
  • Illustration Duplass via ShutterstockIllustration Duplass via Shutterstock

OSC Papers 2019-3 CoverRelative risk aversion models:
How plausible are their assumptions?

Carlo Barone (Sciences Po - OSC, LIEPP),
Katherin Barg (University of Exeter),
Mathieu Ichou, (Institut national d’études démographiques - INED)

This working paper examines the validity of the two main assumptions of relative risk-aversion models of educational inequality.
We compare the Breen-Goldthorpe (BG) and the Breen-Yaish (BY) models in terms of their assumptions about status maintenance motives and beliefs about the occupational risks associated with educational decisions.

Concerning the first assumption, our contribution is threefold. First, we criticise the assumption of the BG model that families aim only at avoiding downward mobility and are insensitive to the prospects of upward mobility. We argue that the loss-aversion assumption proposed by BY is a more realistic formulation of status-maintenance motives.
Second, we propose and implement a novel empirical approach to assess the validity of the loss-aversion assumption.
Third, we present empirical results based on a sample of families of lower secondary school leavers indicating that families are sensitive to the prospects of both upward and downward mobility, and that the loss-aversion hypothesis of BY is empirically supported. As regards the risky choice assumption, we argue that families may not believe that more ambitious educational options entail occupational risks relative to less ambitious ones. We present empirical evidence indicating that, in France, the academic path is not perceived as a risky option. We conclude that, if the restrictive assumptions of the BG model are removed, relative-risk aversion needs not to drive educational inequalities.

Download the Working Paper 2019-3, available on SPIRE repository [PDF, 990 Ko].

An Intergenerational Perspective on (Re)migration

Return and Onward Mobility Intentions across Immigrant Generations
Louise Caron - International Migration Review - December 2019
  • Illustration Victor Metelskiy via ShutterstockIllustration Victor Metelskiy via Shutterstock

An Intergenerational Perspective on (Re)migration: Return and Onward Mobility Intentions across Immigrant Generations

Louise CaronLouise Caron, PhD in sociology, Sciences Po

International Migration Review

First Published December 13, 2019 - https://doi.org/10.1177/0197918319885646

This article compares the prevalence and determinants of international mobility intentions across immigrant generations (G1, G1.5, G2, and G2.5), using French survey data (TeO).

Two types of migration intentions are analyzed: (a) return to the (parents’) origin country an (b) onward migration to a third country.

Results highlight migration intentions’ intergenerational variation and underlying logics.
The probability to state return intentions is larger for G1 yet surprisingly similar to the stated return intentions for G2. By contrast, G2.5 (one immigrant and one French native parent) stand out as they are primarily characterized by onward migration intentions and are significantly less likely to consider “returning” to their sole immigrant parents’ origin country. Echoing the conceptual framework of “reactive transnationalism” or “reactive ethnicity,” the specific determinant of G2 return intentions appears to be their perception of discrimination. These findings show the value of (a) disaggregating the traditional first versus second generation dichotomy to understand the complexity of migration intentions and (b) including countries other than the parental homeland when studying second-generation transnational practices.

More broadly, the article contributes to a better understanding of integration mechanisms by using migration intentions not only as proxies for population movements but also as a valuable framework providing empirical insights into immigrants’ personal relationship to both the country of residence and expected destination.

Louise Caron, Figure 1 - Intentions to leave mainland France by Immigrants

Table 1 summarizes the selected sample by immigrant generation and potential migration trajectory. While only a minority of respondents stated a clear intention to ever leave mainland France (around 12% of “yes” overall), this proportion appears relatively stable across generations, ranging from 9.9 percent for G2.5 to 15.0 percent for G1. Larger differences emerge when taking into consideration the expected destination. G1 are more likely to express return intentions, while G2.5 more frequently declare a third-country destination. The proportion of respondents who declared that they would “maybe” live elsewhere some day is on average larger than the proportion of clear migration intentions, especially regarding return for G1 and onward mobility for G2.5.

Handicaps et destinées de classes

Diplômes et expériences subjectives au prisme des modes de scolarisation
Célia Bouchet - Séminaire scientifique de l'OSC - 20 décembre 2019, 12h
  • Image DeeaF, via ShutterstockImage DeeaF, via Shutterstock

Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 20 décembre 2019 de 12h à 13h30

Handicaps et destinées de classes
Diplômes et expériences subjectives au prisme des modes de scolarisation

Célia Bouchet (Doctorante, Sciences Po - OSC et LIEPP)

« Les écoles intégratrices partent du principe fondamental que tous les élèves d’une communauté doivent apprendre ensemble, dans la mesure du possible, quels que soient leurs handicaps et leurs difficultés. […] Le placement des enfants dans des écoles spéciales - ou dans des classes ou sections spéciales au sein de l’école, de manière permanente - devrait être l’exception et n’être recommandé que dans les rares cas où il est manifeste que l’éducation dans les classes ordinaires ne peut répondre aux besoins éducatifs ou sociaux de l’enfant, ou que son bien-être ou celui de ses camarades l’exige. » (Déclaration de Salamanque, UNESCO, 1994)


DepuiCélia Bouchets une quarantaine d’années, en alignement avec l’évolution des normes internationales, les politiques publiques françaises s’orientent vers la promotion de l’intégration (ou inclusion) scolaire : c’est-à-dire, la fréquentation par les élèves handicapé·e·s de structures scolaires « ordinaires ». Là où de nombreux travaux soulignent que les orientations vers des dispositifs éducatifs spécialisés sont encore fréquentes, et qu’elles sont socialement sélectives, les suites de ces orientations demeurent moins connues, en particulier, dans leurs effets sur le diplôme atteint.


À partir de données rétrospectives de l’Enquête Emploi 2011 et de son module ad-hoc, cette communication appréhende les parcours scolaires dans leur dimension diplômante (niveau d’études atteint) et subjective (perturbations scolaires auto-identifiées), au prisme des modes de scolarisation. En associant les méthodes statistiques de régressions et d'ACM, on montre que le type de scolarité suivi a des effets propres en matière de diplôme atteint et qu’il est associé à l’identification de certains types de perturbations scolaires. Nous nuancerons ces résultats en soulignant le rôle croisé d’autres facteurs individuels, tels le type d’incapacité, l'origine sociale, l'âge ou la génération migratoire, parce qu’ils déterminent la portée diplômante d’une option éducative donnée et/ou parce qu’ils façonnent les auto-qualifications des expériences scolaires.

L'inscription au séminaire est obligatoire (sandwich offert)

Migration and Inequality

Mirna Safi
Polity Press, 2020
  • Book Cover (Vasco Gargalo & Rachel Moore). Image Motortion Films (Shutterstock)Book Cover (Vasco Gargalo & Rachel Moore). Image Motortion Films (Shutterstock)

Migration and Inequality

Mirna Safi (Associate Professor, Sciences Po - OSC)

In a world of increasingly heated political debates on migration, relentlessly caught up in questions of security, humanitarian crisis, and cultural “problems”, this book radically shifts the focus to address migration through the lens of inequality. It therefore aims at bridging the gap between three relatively distinct social science fields: migration ans immigration studies, ethnic and racial studies, and social stratification and inequality studies.

Taking an innovative approach, Mirna Safi offers a fresh perspective on how migration is embedded in the elementary mechanisms that shape the landscape of inequality. She sketches out three distinct channels which lead to unequal outcomes for different migrating and non-migrating groups:

  • the global division of labor
  • the production of legal and administrative categories
  • the reconfiguration of symbolic ethnoracial groups.

Respectively, these channels categorize migrants as “type of workers,” “type of citizens” and “type of humans”. Examining this intersection across the U.S. and Europe, she shows how studying international migration together with inequality can challenge nationally established paradigms of social justice.

Re-centering the debate on migration around issues of inequality and social justice is capable of changing the predominant narratives in public policy discussions. But reframing the narrative is not enough; institutional change is also crucial...

Published by Polity Press, January 2020, 216 p., ISBN 9781509522118.

Content

Chapter 1: From National to Migration Societies - Chapter 2: Migration and Elementary Mechanisms of Social Inequality: a conceptual framework - Chapter 3: The Economic Channel: Migrant Workers in the Global Division of Labor - Chapter 4: The Legal Channel: Immigration Law, Administrative Management of Migrants and Civic stratification - Chapter 5: The Ethnoracial Channel: Migration, Group Boundary-Making and Ethnoracial Classification Struggles - Conclusion: Migration, an Issue of Social Justice

Does differentiation lead to polarization?

Evidence on the gender-specific development of school engagement
Janina Beckmann - Séminaire scientifique de l'OSC - Vendredi 13 décembre
  • Boy student in elementary school class watching the lesson (Kzenon/Shutterstock)Boy student in elementary school class watching the lesson (Kzenon/Shutterstock)

Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 13 décembre 2019 de 12h à 13h30

Does differentiation lead to polarization? Evidence on the gender-specific development of school engagement in the German educational system

Janina Beckmann (PhD Researcher, University of Cologne)

Janina BeckmannEducational tracking is a commonly applied educational practice of grouping students into different instructional tracks, creating distinct learning environments. The differentiation-polarization hypothesis suggests that ability grouping will lead to a polarization of students’ attitudes and engagement: those in higher tracks will become more engaged in school, while those in lower tracks will develop counter-school attitudes. In this work in progress, I examine this claim in the context of the German educational system, paying particular attention to possible gender heterogeneities in this process. Theories about gender identity predict that boys will be particularly sensitive to their learning environment, channeling different conceptions of masculinity which either contradict or align with scholastic engagement. Adding to the mainly cross-sectional findings in this research area, I  investigate the impact of educational tracking on boys’ and girls’ development of school engagement until three years after the transition from primary into secondary education. These longitudinal data also allow me to more thoroughly disentangle selection from influence effects.

L'inscription au séminaire est obligatoire (sandwich offert)

Pour vivre heureux, vivons cachés

Pratiques résidentielles, styles de vie et rapports de genre chez les classes supérieures du pôle privé
Soutenance de thèse, Lorraine Bozouls, 11 décembre 2019
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« Pour vivre heureux, vivons cachés »
Pratiques résidentielles, styles de vie et rapports de genre chez les classes supérieures du pôle privé

Lorraine Bozouls (OSC, Università degli Studi di Milano-Bicocca - URBEUR-Quasi)

Soutenance de thèse, le mercredi 11 décembre 2019, 14h à Sciences Po, 98 rue de l'Université, salle Annick Percheron Paris 7e.

Composition du jury : 

  • Mme. Alberta Andreotti, Professeure associée, Università degli Studi di Milano-Bicocca
  • Mme Céline Bessière, Professeure des universités, Université Paris Dauphine, IRISSO
  • Mme Marie Cartier, Professeure des universités, Université de Nantes, Centre Nantais de Sociologie
  • M. Marco Oberti, Professeur des universités, Sciences Po - OSC (Directeur de recherche)
  • M. Fabio Quassoli, Professeur associé, Università degli Studi di Milano-Bicocca (Directeur de recherche)
  • Mme Sylvie Tissot, Professeure des universités, Université Paris 8, Cresppa

Au croisement de la sociologie urbaine et de la sociologie de la stratification sociale, cette thèse porte sur le pôle privé des classes supérieures résidant dans les espaces homogènes de la banlieue résidentielle parisienne. Elle analyse le rôle du quartier et celui du logement dans la formation et la reproduction de cette fraction de classe et apporte ainsi une contribution à la compréhension des mécanismes de ségrégation du point de vue des classes supérieures davantage dotées en capital économique que culturel. Cette thèse s’appuie sur une enquête localisée dans les quartiers les plus aisés de deux communes de la banlieue parisienne (Rueil-Malmaison et Saint-Maur-des-Fossés), où ont été conduits soixante entretiens avec des propriétaires de maisons. Les hommes des ménages enquêtés sont dans une large majorité des hauts cadres du secteur privé, des professions libérales ou encore des chefs d’entreprise et leurs épouses sont très souvent femmes au foyer ou en emploi réduit. Plus de deux tiers des ménages enquêtés ont un patrimoine immobilier estimé supérieur à un million d’euros et appartiennent donc aux 3 % des ménages les plus dotés de France. La thèse défend l’idée selon laquelle ce groupe social, situé « en haut à droite » de l’espace social bourdieusien, et numériquement plus important que la grande bourgeoisie traditionnellement étudiée, est un point d’observation privilégié des inégalités en France.

Les ménages enquêtés choisissent un quartier marqué par son entre-soi, qui assure des conditions favorables de reproduction sociale. Ils s’investissent à l’échelle locale dans les relations de sociabilité et dans des entreprises de patrimonialisation, dont ils tirent des ressources, à la fois en termes de capital social, symbolique et économique. De plus, les ménages enquêtés sont investis dans un mouvement de privatisation, qui est visible dans leur goût pour la propriété immobilière et leur repli sur l’espace domestique. Par la prise en charge du travail du style de vie, les femmes participent à l’accumulation de capital économique – notamment grâce au travail immobilier – mais également à sa conversion en capital symbolique et culturel, et contribuent ainsi à l’appartenance de classe du ménage. Enfin, cette privatisation est également synonyme d’un éloignement vis-à-vis des services publics, visible notamment à travers la prise en charge de leur sécurité, qui s’accompagne parfois d’un mouvement de fermeture résidentielle.

Pour des raisons de sécurité, les soutenances de thèse sont strictement réservées aux personnes invitées et aux publics internes de Sciences Po (étudiants, enseignants, chercheurs, salariés).

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Quand les hommes ne font pas comme les autres

Pratiques individuelles du non-végétarisme au sein des ménages en Uttar Pradesh
Mathieu Ferry - Séminaire scientifique de l'OSC - 29 novembre 2019
  • Image Adam Cohn, Baldeo Vegetable Market (CC BY-NC-ND 2.0) via FlickrImage Adam Cohn, Baldeo Vegetable Market (CC BY-NC-ND 2.0) via Flickr

Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 29 novembre 2019 de 12h à 13h30

Quand les hommes ne font pas comme les autres.
Pratiques individuelles du non-végétarisme au sein des ménages en Uttar Pradesh

Mathieu Ferry (Doctorant, OSC-LSQ)

Mathieu FerryVégétarien ou non ? Cette distinction demeure un marqueur social saillant en contexte indien, où le végétarisme a depuis longtemps été associé au groupe majoritaire hindou – par rapport aux autres minorités religieuses, surtout celle musulmane -  et plus particulièrement aux groupes de hautes castes – en particulier les Brahmanes.

A l’instar des connaissances académiques sur la caste dans l’Inde contemporaine qui insistent sur les rapports socioéconomiques et de pouvoir au fondement de la persistance de cette forme de groupe social, l’analyse du végétarisme développée dans ma thèse, centrée sur l’Uttar Pradesh, met au jour la variabilité des pratiques alimentaires, en lien avec les inégalités sociales au sein des groupes de caste. Marqueur de différenciation culturelle de caste et de religion, le végétarisme varie aussi en fonction des ressources matérielles de la stratification sociale. Ainsi, les frontières de caste et de religion sont d’autant plus fortes et marquées par le végétarisme qu’elles recouvrent d’autres formes d’inégalités sociales (ici étudiées sous l’ange du niveau d’éducation, de la propriété agraire et du niveau de richesse).

Après avoir résumé l’approche théorique et méthodologique de ma thèse, la présentation s’interroge sur un autre facteur de variation de l’adhésion à ce marqueur statutaire, le genre, puisqu’en effet, les hommes sont plus souvent non-végétariens que les femmes. Les différences du végétarisme liées au genre sont explorées à partir de modèles multiniveaux sur les données du National Family Health Survey (2005-2006) et montrent que l’hétérogénéité des pratiques non-végétariennes au sein des ménages est elle-même inscrite socialement et reflète la position de caste ou de religion. Les différences genrées se maintiennent lorsque les modèles ajustent par la position dans la stratification sociale (avec un écart absolu des probabilités prédites allant jusqu’à 40%), et les déterminants sociaux du végétarisme sont aussi partiellement différenciés suivant le genre, en particulier pour les hautes castes non Brahmanes : l’influence du niveau d’éducation sur le végétarisme apparait plus forte pour les femmes que pour les hommes. En conclusion, je discuterai des liens possibles entre rôles sociaux de genre et la (re)production de l’ordre social du végétarisme. 

Mathieu Ferry est doctorant à l'OSC et au LSQ (GENEST-CREST). Sa thèse est dirigée par Philippe Coulangeon (OSC) et Christophe Jaffrelot (CERI).
Il co-anime avec Joël Cabalion, Odile Henry, Olivier Roueff et Jules Naudet le séminaire Sociologie des inégalités en Inde, à l'EHESS.  

L'inscription au séminaire est obligatoire (sandwich offert)

Accueil en crèche et développement de l'enfant en France

une étude à partir de la cohorte d'enfants ELFE
Anne Solaz - Séminaire scientifique de l'OSC - vendredi 22 novembre 2019
  • Image SpeedKings, via ShutterstockImage SpeedKings, via Shutterstock

Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 22 novembre 2019 de 12h à 13h30

Accueil en crèche et développement de l'enfant en France:
une étude  à partir de la cohorte d'enfants ELFE

Anne Solaz (Directrice de recherche, INED)

Anne SolazLes modes d’accueil collectifs sont de plus en plus mis  en avant par les décideurs politiques comme un moyen de réduire les inégalités sociales dès le plus jeune âge. La littérature internationale a abondamment étudié l'effet de l’accès à la crèche sur le développement de l'enfant mais les résultats divergent notamment en raison de la diversité dans la qualité de cet accueil. Le contexte français est particulièrement bien adapté pour explorer cette question, car la majorité des enfants qui fréquentent les structures d'accueil collectif (environ un cinquième de notre échantillon à l'âge de 2 ans) le font dans des crèches de qualité, subventionnées et contrôlées par l'État.

Nous utilisons une enquête de large envergure l'Étude longitudinale française depuis l'enfance (Elfe) suivant le développement d’une cohorte d’enfants nés en 2011, pour estimer si le recours au mode d’accueil de l’enfant lorsque qu’il a un an affecte son développement dans différentes dimensions : langagières, motrices et socio-émotionnelles mesurées un an plus tard. Nous nous intéressons aux disparités socio-économiques, c’est-à-dire dans quelle mesure les enfants issus de familles défavorisées bénéficient de la même manière de la fréquentation des crèches que ceux issus de milieux plus favorisés.

The Impact of Early Center-Based Childcare on Early Child Development: Evidence from France

A rich literature has attempted to study the impact of early collective childcare on child development, an arrangement that is increasingly advanced by policy makers as a way to decrease social inequalities from the earliest age. The French context is particularly suited to explore this question as the majority of children who attend collective care (about a fifth of our sample at age 2) do so within high-quality, state-funded, state-controlled nurseries. We use a large, nationally representative birth cohort, the Etude Longitudinale Français depuis l’Enfance (Elfe), to estimate whether the type of childcare received at one year of age has an impact on language, motor and socio-emotional skills measured a year later. We are particularly interested to what extend children from disadvantaged families benefit in the same way from crèche attendance than those from advantaged backgrounds

L'inscription au séminaire est obligatoire (sandwich offert)

De l'immigration permanente aux migrations circulaires

L’expérience de la (re)migration dans les trajectoires individuelles en France
Soutenance de thèse, Louise Caron, 6 décembre 2019
  • Image Vladimir Sviracevic (via Shutterstock)Image Vladimir Sviracevic (via Shutterstock)

De l'immigration permanente aux migrations circulaires.
L’expérience de la (re)migration dans les trajectoires individuelles en France

Louise Caron (OSC, LIEPP)

Soutenance de thèse, le vendredi 6 décembre 2019, 14h30 à Sciences Po, 199 boulevard Saint-Germain, salle de réunion, 3ème étage, Paris 7e.
Composition du jury : 
M. Didier Breton, Professeur des universités, IDUS, Strasbourg
M. Mathieu Ichou, Chercheur, INED
Mme Dominique Meurs, Professeure des universités, EconomiX, Université Paris Nanterre
M. Ettore Recchi, Professeur des universités, Sciences Po - OSC
Mme Mirna Safi, Associate Professor, Sciences Po - OSC (Directeur de recherche)
M. Thomas Soehl, Associate Professor, McGill University, Montreal

Cette thèse étudie le rôle des trajectoires migratoires depuis et vers la France métropolitaine dans les parcours individuels. Dépassant la conception traditionnelle de la migration comme un mouvement unidirectionnel et linéaire, l’objectif de cette thèse est d’abord d’améliorer la connaissance du phénomène de remigration des immigrés en France. En considérant la France à la fois comme espace d’arrivée et de départ, elle vise plus largement à renouveler l’approche des migrations en comparant différents types de migrants rarement étudiés conjointement : immigrés, natifs des DOM, Français nés à l’étranger, deuxièmes générations, et natifs de la population majoritaire. En combinant les données des recensements et des déclarations fiscales de l’Échantillon Démographique Permanent (1975-1999, 2011-2016), et de l’enquête Trajectoires et Origines (2008), cette recherche s’appuie sur un dispositif empirique original qui permet d’explorer la place des expériences migratoires dans les parcours individuels à divers moments du processus migratoire. La comparaison entre différentes catégories de population met au jour la diversité des trajectoires migratoires au départ de la France métropolitaine, réelles ou envisagées, et de leurs déterminants. L’analyse combinée de ces processus de sélection et des effets d’un séjour à l’étranger sur les carrières professionnelles au retour en France apporte des éléments nouveaux sur le rôle des migrations dans la (re)production des inégalités sociales. Enfin, cette thèse montre comment considérer les mobilités passées et les possibles remigrations futures des immigrés affine notre compréhension des mécanismes d’intégration socioéconomique dans la société d’accueil.

From permanent migration to circular migration.
The experience of (re)migration in individuals’ trajectories in France

This doctoral dissertation studies the role of migration trajectories from and to metropolitan France in individuals’ trajectories. Breaking with the conventional depiction of migration as a one-way and one-time movement, this thesis aims first of all at improving our knowledge of immigrants’ remigration in France. By considering France both as a place of arrival and departure, this research more broadly seeks to renew the analytical approach of migration, by drawing systematic comparisons between several types of migrants rarely studied together: immigrants, internal migrant from overseas French departments, French nationals born abroad, second generations, and natives. I combine large datasets drawn from censuses and tax returns (the Permanent Demographic Sample) and the Trajectories and Origins survey. Thus, this research is based on an original empirical framework that makes it possible to explore the role of migration experiences in individuals’ trajectories at various points in the migration process. The comparison between different populations reveals the diversity of migration patterns from France, and of their determinants. The combined analysis of these selection processes and of the effects of an international experience on professional careers upon return in France provides new insights into the role of migration in the (re)production of social inequalities. Finally, this thesis shows the need to consider past migration and potential future remigration of immigrants to understand the mechanisms of socioeconomic integration in the host society.

Pour des raisons de sécurité, les soutenances de thèse sont strictement réservées aux personnes invitées et aux publics internes de Sciences Po (étudiants, enseignants, chercheurs, salariés).

Parler pour libérer et cacher pour protéger

Les rapports parents-enfants au prisme de la prise en charge des variations du développement sexuel
Séminaire scientifique de l'OSC - vendredi 15 novembre 2019
  • Image Photographee.eu (via Shutterstock)Image Photographee.eu (via Shutterstock)

Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 15 novembre 2019 de 12h à 13h30

Parler pour libérer et cacher pour protéger : les rapports parents-enfants au prisme de la prise en charge des variations du développement sexuel

Gaëlle Larrieu (Sciences Po - OSC)

Gaelle LarrieuCette présentation reprend une partie du travail de thèse en cours qui porte sur les expériences de personnes ayant des enfants présentant une variation du développement sexuel (VDS)*. Elle sera centrée sur la prise en charge parentale des VDS des enfants au sein de la famille et principalement sur la transmission de connaissances et/ou le maintien de l’ignorance. Qu’est-ce qui est dit à l’enfant à propos de sa variation et des éventuels traitements médicaux passés et à venir ? Quelles sont les raisons évoquées pour justier la parole ou bien le silence ? Des travaux sur les épistémologies de l’ignorance ainsi que sur les rapports sociaux d’âge sont mobilisés. Cette recherche empirique se base principalement sur des entretiens semi-directifs avec des parents de personnes ayant été diagnostiqués avec une variation du développement sexuel pendant la grossesse, à la naissance ou durant la petite enfance.

* Les personnes ayant une variation du développement sexuel sont nées avec des caractéristiques
sexuelles (génitales, gonadiques, hormonales et/ou chromosomiques) qui ne correspondent pas aux dénitions binaires types des corps masculins ou féminins.

L'inscription au séminaire est obligatoire (sandwich offert).

Soutien de l'OSC pour le concours chercheurs·euses CNRS 2020

  • Le siège du CNRS à Paris - Image Celette (CC BY-SA 4.0)Le siège du CNRS à Paris - Image Celette (CC BY-SA 4.0)

L’Observatoire sociologique du changement, UMR 7049, soutient les docteur·e·s motivé·e·s pour préparer le concours de chargé·e de recherche 2020 du CNRS. Choisir l’OSC leur permettra rejoindre une équipe de recherche très dynamique, à dimension humaine, reconnue en France et à l’international pour ses travaux sur les inégalités et la stratification sociale.

Les demandes de soutien peuvent être envoyées jusqu’au 3 décembre 2019, accompagnées d’un C.V. et d’un descriptif du projet de recherche, par courriel à  la secrétaire générale Marie Ferrazzini et  à la directrice de l’unité Mirna Safi. Il est aussi possible de prendre rendez-vous au préalable avec Mirna Safi pour en savoir plus sur l’environnement de recherche à l’OSC. 

Fondé en 1988, l’OSC étudie les dynamiques d’ensemble des sociétés contemporaines dans une perspective comparée. Les travaux sont ancrés dans une sociologie empirique faisant appel à des méthodes quantitatives, qualitatives et expérimentales, combinant des approches micro et macro.

Les principaux domaines de recherche interrogent les inégalités sociales sous différents angles : inégalités socioéconomiques, urbaines, scolaires, numériques, de genre, ethnoraciales, liées au handicap...

Les chercheurs du centre sont particulièrement compétents dans l’analyse comparative de l’Etat-Providence, des politiques éducatives, des migrations internationales, de la ségrégation urbaine, des pratiques culturelles, des dynamiques familiales, de l’usage des emplois de temps, des trajectoires professionnelles, de la mobilité sociale...

Les membres de l’OSC sont fortement impliqués dans l’enseignement de la sociologie à Sciences Po. Certains sont affiliés au Laboratoire Interdisciplinaire d’Evaluation des Politiques Publiques (LIEPP) ou au MaxPo.

Disability as Inequality: Social Disparities, Health Disparities and Participation in Daily Activities

Carrie Shandra
Joint Seminar OSC-LIEPP, November 27th
  • Image wavebreakmedia via ShutterstockImage wavebreakmedia via Shutterstock

Le LIEPP et l'OSC ont le plaisir de vous inviter au séminaire:

Disability as Inequality : Social Disparities, Health Disparities, and Participation in Daily Activities

Mercredi 27 novembre 2019, 12h30 - 14h30

Salle Percheron 

98 rue de l'Université, 75007 Paris 

Inscription 

Présentation:  

 

 Carrie Shandra

 Associate Professor at the State University of New York 

 Visiting Professor, Sciences Po 

 

 

Individuals with disabilities experience lower education levels, lower employment rates, fewer household resources, and poorer health than people without disabilities. Yet, despite comprising more than one-eighth of the US population, people with disabilities are seldom integrated into sociological studies of inequality. This study uses time use data to understand one type of inequality between working-aged people with and without disabilities: participation in daily activities. It also tests whether social disparities (as suggested by the social model of disability) or health disparities (as suggested by the medical model of disability) explain a larger percentage of participation differences. Results indicate that adults with disabilities spend less time than those without disabilities in market work and more time in health-related activities and leisure - but the same amount of time in nonmarket work like housework and childcare. Although health characteristics explain more of the difference in health-related time use, by disability status, socioeconomic characteristics explain more of the difference in market and leisure time. Results indicate the importance of disentangling disability from health in sociological studies of inequality.  Extensions of these findings are also discussed.

Insécurité et territoires : division sociale et participation politique

Résultats du projet INSOCPOL
19 juin 2020
  • Photo AdrienChd (via Flickr) - Résidence Compostelle de nuit (CC BY-SA 2.0)Photo AdrienChd (via Flickr) - Résidence Compostelle de nuit (CC BY-SA 2.0)

Insécurité et territoires en Île-de-France
Projet INSOCPOL

Colloque de clôture du projet scientifique
financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR, convention 16-CE41-0004-01)
Présentation du dispositif d'enquête et des résultats

Initialement programmé le vendredi 13 décembre 2019, il a été reporté le vendredi 19 juin 2020 de 9h30 à 17h
Institut Paris Région
15, rue Falguière, 75015 Paris

Accès uniquement sur inscription préalable (formulaire à venir)

Investigateurs : Antoine Jardin (Ingénieur de recherche CNRS au CESDIP), Edmond Préteceille (Directeur de recherche émérite CNRS à l'OSC), Philippe Robert (Directeur de recherche émérite CNRS au CESDIP) et Renée Zauberman (Directrice de recherche émérite CNRS au CESDIP, responsable scientifique du projet).Dans le cadre du programme des Interlabos du GERN.

La question sociale est-elle en train de revenir sous les espèces d’une question urbaine du risque ? Ce projet analyse les inscriptions sociales de l’insécurité en fonction de la distribution socioprofessionnelle des espaces urbains et des positions politiques.

Pour la période 1998-2015, trois bases de données sont utilisées : les enquêtes sur la victimation et l’insécurité en Île-de-France (exposition à la victimisation, sentiment d'insécurité), les données sur la division sociale de l’espace francilien et son évolution, les données sur les comportements politiques tirés des résultats électoraux publiés par le Ministère de l’Intérieur.

La jonction des données est opérée sur une base cartographique à partir de la ventilation des données dans le découpage de référence des IRIS de l'INSEE.
Les bases de données compilées dans le cadre de ce projet, tout comme les supports cartographiques permettant d'associer le découpage des IRIS à celui des bureaux de vote, seront pérennisés et diffusés à la communauté scientifique.

Programme de la journée

9h30 - Accueil par la responsable scientifique d’INSOCPOL et mot de bienvenue du Directeur général de l’Institut Paris Région
9h45 - Présentation de la recherche "Insécurité et territoires : divisions sociales et participation politique"
10h15 - Victimations, peurs du crime et préoccupation sécuritaire : leurs combinaisons dans
les territoires franciliens
11h - La structure socioprofessionnelle et migratoire en Île-de-France et son évolution
14h - Les comportements électoraux franciliens
14h30 - Confronter l’insécurité, la composition sociale et les comportements électoraux
16h - Confronter l’insécurité, la composition sociale et les comportements électoraux (suite)

Café à 9h et 15h30 - Déjeuner sur place à 12h30.

Renseignements et inscription auprès de zauberman@cesdip.fr

CESDIP (logo)OSC (Logo)GERN (logo)ANR (Logo)

L'expérience sociale du handicap

Anne Revillard
OSC Papers 2019-2
  • Image Denis Kuvaev, via ShutterstockImage Denis Kuvaev, via Shutterstock

L'expérience sociale du handicap

Anne Revillard (OSC - LIEPP)

OSC Papers 2019-2 - 22 p.

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Anne Revillard (Photo Sciences Po - Celine Bansard)En combinant les apports de la sociologie du handicap et de la sociologie des inégalités, cette contribution développe un cadre d’analyse original pour penser le handicap comme expérience sociale. Alors que les débats structurants des disability studies ont eu tendance à s’orienter vers une discussion de l’ontologie du handicap (le phénomène est-il de nature médicale ou sociale ?), nous nous proposons de revenir au geste initial du « modèle social » consistant à déplacer la focale d’analyse vers la dimension sociale du handicap. Nous appréhendons celle-ci au prisme d’une sociologie des inégalités, en prenant en considération la subjectivité des acteurs et l’intersectionnalité de leur expérience. Le cadre d’analyse que nous proposons permet d’articuler ces dimensions. L’expérience sociale du handicap combine ainsi cinq paramètres : aux trois critères wébériens de caractérisation de la position dans la stratification sociale (ressources matérielles, statut social, pouvoir), nous ajoutons l’identification de la déficience et le régime d’existence.L'expérience sociale du handicap (A. Revillard)

Apostrophe - début d'une citation...c’est la dimension inégalitaire de cette part sociale du handicap qui est au cœur de notre propos. Nous avons cherché à nous donner les moyens de caractériser ces inégalités, tout en prenant en considération leur complexité interne (liée aux caractéristiques diverses des déficiences) et leur imbrication avec les autres systèmes d’inégalités qui traversent la société.
Notre cadre d’analyse intègre aussi la dimension plus subjective et réflexive de l’expérience des inégalités.

Abstract in English available at the end of the paper.

Des enseignants d'élite ?

Sociologie des professeurs des classes préparatoires aux grandes écoles
Jacques-Benoît Rauscher - Edition du Cerf, 2019
  • Image EQRoy, Lycée Saint-Louis (accueille uniquement des classes préparatoires)Image EQRoy, Lycée Saint-Louis (accueille uniquement des classes préparatoires)

Des enseignants d'élite ?

Jacques-Benoît Rauscher
2019, Les Éditions du Cerf
ISBN 978-2-204-13484-2

Des enseignants d'élite ? Editions du Cerf, 2019    Jacques-Benoît Rauscher
Après son essai paru en 2019 aux Presses de Sciences Po « L'Église catholique est-elle anticapitaliste ? », Jacques-Benoît Rauscher publie un ouvrage consacré à une profession peu étudiée, à l'exception d'un article puis d'un ouvrage de Pierre Bourdieu en 1981 : celle des professeurs des classes préparatoires aux grandes écoles.

Les CPGE sont placées en France au centre d'une "charte" de formation des élites qui leur donne le droit et la mission de consacrer l'excellence scolaire dans un système éducatif tout entier orienté vers la "distillation d'une fraction en élite". 

Ces professeurs ont un rôle central dans la sélection et la socialisation des élites en gestation... mais sont-ils pour autant des enseignants d'élite, c'est à dire, d'un point de vue sociologique dotés de 3 caractéristiques : faire partie des meilleurs - de l'excellence -, avoir une position sociale prééminente et enfin, avoir une légitimité acquise et reconnue ? 

Plusieurs méthodes de recherche ont été déployées par l'auteur. 70 entretiens semi-directifs ont été menés auprès de professeurs en exercice dans plusieurs régions. D'autres types d'intervenants ont été interrogés : syndicalistes, inspecteurs... Un volet quantitatif à partir de données de la DEPP et d'un questionnaire envoyé à tous les établissements à CPGE de France a complété le dispositif (823 réponses). 

Au final, 3 résultats saillants sont présentés : ces professeurs constituent un groupe à part dans l'enseignement secondaire ; ils forment un groupe pluriel, beaucoup plus divers qu'attendu ; ils font preuve d'un rapport original au changement, caractéristique qui les distingue vraiment des comportements observés chez les enseignants du secondaire. La manière dont les professeurs en CPGE se représentent leur statut, en lien avec leur parcours, est une clé heuristique pour comprendre et caractériser ce groupe marginal en terme d'effectifs dans l'Éducation nationale.

Jacque-Benoît Rauscher a préparé sa thèse de doctorat à l'OSC, sous la direction de Agnès van Zanten, et l'a soutenu, à Sciences Po en 2010. Il est également agrégé en sciences économiques et sociales. Prêtre de l'ordre dominicain, il travaille aujourd'hui à l'Université de Fribourg - Département de Théologie morale et d'Éthique où il prépare un doctorat en théologie. 

Trajectoires de la colère. Révoltes, scissions, (dés)engagements

Cécile Van de Velde
Séminaire scientifique de l'OSC - Vendredi 11 octobre 2019
  • "Démonstration" - Image Gaëtan Nerincx via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)"Démonstration" - Image Gaëtan Nerincx via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 11 octobre 2019 de 12h à 13h30

Trajectoires de la colère.
Révoltes, scissions, (dés)engagements

Cécile Van de Velde (Université de Montréal)

La colère s’impose comme une émotion sociale majeure du 21ème siècle, et comme la force politique de la décennie à venir.
Cette présentation propose de retracer la dynamique et la généalogie de cette émotion : à qui s’adresse-t-elle ? Que devient-elle ?

Une enquête conduite auprès de jeunes adultes à Madrid, Santiago du Chili, Montréal, Paris et Hong-Kong, permet d'explorer les différents chemins de la colère, des plus collectifs aux plus silencieux, pour mieux saisir les sens des (non-)révoltes contemporaines.

Cécile Van de VeldeCécile Van de Velde est sociologue, membre du CREMIS (Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales et les discriminations), titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les inégalités sociales et les parcours de vie, Université de Montréal. Elle a travaillé auparavent à l'EHESS (CMH) et publié plusieurs articles et ouvrages sur les différents âges de la vie, notamment la jeunesse. 
Quelques suggestions de publications ici.
À lire également : Entretien à la Revue Française des Affaires Sociales : Devenir adulte, 10 ans après (2019) et l'interview au journal Le Monde du 19 avril 2019 « Cette génération de jeunes ressent la finitude du monde ».

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Trajectoires résidentielles et choix scolaires des classes moyennes.

Statut d'occupation du logement, ségrégation et action publique locale dans la métropole parisienne
Soutenance de thèse, Quentin Ramond, 8 novembre 2019
  • Image Pierre-Olivier, Shutterstock (Issy-les-Moulineaux, immeubles banlieue sud)Image Pierre-Olivier, Shutterstock (Issy-les-Moulineaux, immeubles banlieue sud)

Trajectoires résidentielles et choix scolaires des classes moyennes
Statut d’occupation du logement, ségrégation et action publique locale
dans la métropole parisienne

Quentin Ramond (OSC, LIEPP)

Soutenance de thèse, le vendredi 8 novembre 2019, 14h15 à Sciences Po, salle Annick Percheron, 98 rue de l'Université, Paris 7e.
Composition du jury : 
Mme Fanny Bugeja-Bloch, Maîtresse de conférences, Université Paris Ouest Nanterre, CRESPPA
M. Adalberto Cardoso, Professor, Universidade do Estado do Rio de Janeiro, IESP-UERJ (rapporteur)
M. Philippe Coulangeon, Directeur de recherche, CNRS, OSC
M. François Cusin, Professeur des universités, Université Paris Dauphine, IRISSO (rapporteur)
Mme Christine Lelévrier, Professeure des universités, Université Paris Est Créteil, Lab’Urba
M. Marco Oberti, Professeur des universités, Sciences Po, OSC (directeur)

Face à l’augmentation des prix de l’immobilier, accéder à la propriété et résider à proximité des établissements scolaires attractifs sont deux aspirations difficilement conciliables pour les classes moyennes. Cette thèse prend pour objet la tension entre ces deux dimensions centrales de leur position sociale à partir de l’étude des effets du statut d’occupation du logement sur la ségrégation résidentielle et les inégalités scolaires.
L’approche quantitative montre d’abord que le logement locatif, privé et social, représente une alternative importante au marché immobilier dans les contextes scolaires attractifs où les prix des logements sont les plus élevés, ce qui est lié à la construction d’une offre locative sociale « intermédiaire » et aux pratiques d’attribution des logements sociaux dans ces espaces. A l’inverse, l’accession à la propriété est facilitée dans les espaces populaires où les établissements scolaires sont moins prestigieux.
L’enquête par entretiens menée dans la proche banlieue parisienne montre ensuite que les arbitrages entre le statut d’occupation et le lieu de résidence permettent d’accéder à des ressources qui peuvent se compenser, et qu’ils traduisent des rapports différenciés entre les groupes sociaux d’une part, et entre les générations du réseau familial d’autre part.
Mettant en évidence la façon dont les trajectoires sociales et résidentielles des classes moyennes s’articulent au statut d’occupation du logement, la thèse contribue à l’analyse de la stratification sociale en milieu urbain dans le contexte de peur du déclassement et apporte un éclairage original pour penser l’articulation des politiques du logement et des politiques scolaires.

Middle classes residential trajectories and school choices
Residential status, segregation and local public policies in the Paris metropolis

Given the strong correlation between the distribution of attractive school offer and the prices on the housing market, the middle classes are likely to face complex trade-offs between housing tenure and access to attractive educational resources. This research examines how the middle classes deal with these uneasy negotiations, by analyzing the effects of housing tenure on their residential segregation patterns and their relationships with spatial inequalities in school provision.
First, I use a quantitative approach to show that proximity to attractive public schools in privileged urban contexts is associated with higher representation in the private and public rental sectors, which relates to the development of public housing units aimed at middle-class households in these areas. On the contrary, access to homeownership mostly unfolds in working-class areas with poorly performing schools.
Second, building on fieldwork in the Paris metropolis, I show that the middle classes articulate different values and attitudes to deal with exacerbating constraints on the housing market and competition for better schools. Their compromises between housing tenure and place of residence reveal different relationships with other social groups and between generations within the family network.
Overall, the interplay between housing tenure, the social profile of places and the unequal geography of education shapes different residential status within the middle classes, which is crucial to understand social stratification and class relations in large cities as well as to improve housing and education policies aimed at tackling the effects of place in the (re)production of inequalities.

Pour des raisons de sécurité, les soutenances de thèse sont strictement réservées aux personnes invitées et aux publics internes de Sciences Po (étudiants, enseignants, chercheurs, salariés).

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Favoriser les compétences langagières des enfants de milieux défavorisés

Dispositif expérimental pour accompagner la lecture parentale
Carlo Barone, Denis Fougère, Agnès van Zanten
  • Image Syda Productions, via ShutterstockImage Syda Productions, via Shutterstock

Durant deux années scolaires, cette expérimentation conçue et dirigée par Carlo Barone, Denis Fougère et Agnès van Zanten a été conduite par plusieurs assistants de recherche dans les maternelles des 18ème, 19ème et 20ème arrondissements de Paris. Elle a permis de tester l'impact d'un accompagnement à la lecture parentale avec près de 900 enfants de maternelles âgés de 4 à 5 ans. Financée par le LIEPP, ce dispositif expérimental a reçu le concours de l'Académie de Paris et des éditeurs Gallimard Jeunesse et Nathan. Il s'inscrit dans une démarche de réduction des inégalités sociales, pour développer la littératie et le désir de lecture des jeunes enfants. Les enseignants volontaires de 45 écoles maternelles classées en zone d'éducation prioritaire (REP et REP+) étaient étroitement associés à l'opération. Un certain nombre de règles méthodologiques ont été déployées pour mieux apprécier l'impact du dispositif d'intervention. Les enfants ont été répartis dans 2 groupes : celui faisant l'objet d'une incitation à la lecture familiale, et un groupe "contrôle" à qui il n'a rien été proposé. Un test standardisé de vocabulaire en amont et en aval du dispositif a permis de comparer l'avant et l'après intervention (pour le groupe traité), et d'apprécier la différence de résultat d'un groupe par rapport à l'autre.

Image Alexey Grigorev via ShutterstockAu final, l'effet sur les compétences langagières du groupe traité apparait positif, mais statistiquement non significatif. Par contre, il est plus marqué pour les enfants issus de familles disposant d'un faible capital scolaire, ne parlant pas uniquement le français. On observe aussi des effets supérieurs dans ce cas sur les garçons.

Les promoteurs de l'étude mettent en avant le caractère peu onéreux d'un dispositif de prêt de livres aux familles, accompagné d'un vrai mode d'emploi pour les utiliser. Quand lire les histoires, que lire et relire, comment raconter et faire vivre une histoire, pourquoi privilégier les images, comment instaurer un rituel au coucher, comment stimuler l'imagination... autant de conseils précieux pour des publics ciblés - pour qui la lecture en français n'est pas une pratique courante et transmise -  qui trouveront un grand bénéfice à cet accompagnement.

Image Lorelyn medina via ShutterstockDe manière très concrète, les responsables de l'étude mettent à disposition un guide pour la mise en place du dispositif, un ensemble de brochures "modèles" (les enseignants pourront s'en inspirer ou les compléter), plusieurs exemples de messages de rappel à adresser régulièrement aux familles (via SMS ou un dispositif de communication interne à l'école) et un exemple de grille de suivi du prêt de livres. Les établissements scolaires et enseignants qui souhaiteraient mettre en place ce type d'intervention trouveront les ressources et documents en téléchargement sur cette page du LIEPP.

Plusieurs publications, dont le Policy Brief du LIEPP n° 44 ou le Discussion Paper 14006 du CEPR présentent plus en détail l'expérimentation.

[Image Alexey Grigorev et Lorelyn medina via Shutterstock]

The Age u-shape in Europe. The Protective Role of the Family

Angela Greulich
Séminaire scientifique de l'OSC - Vendredi 4 octobre 2019
  • Image Mary Ro, via Shutterstock Image Mary Ro, via Shutterstock

Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Georges Lavau

vendredi 4 octobre 2019 de 12h à 13h30

The Age U-shape in Europe: The Protective Role of the Family
Angela Greulich (OSC)

with Andrew E. Clark (Paris School of Economics - CNRS)
& Hippolyte d'Albis (Paris School of Economics - CNRS)

We look at the relationship between subjective well-being and age, as moderated by partnership status and having children.
We consider cross-section data from the 2013 EU-SILC survey providing harmonised information on over 350 000 individuals in 32 different countries.
We find an overall U-shape in age for various measures of subjective well-being, as is very standard in the empirical literature. When we consider the moderating role of the family, we find that the U-shape is concentrated amongst those who do not have children and those who are not partnered. This is not a general phenomenon as this protective role of the family is found in particular for overall life satisfaction, satisfaction with income and satisfaction with personal relationships, but not at all for job satisfaction or satisfaction with time use.

The family seems to protect at least some domains of subjective well-being against the typical fall in well-being associated with middle age. While it is true that there is selection into both partnership and having children, this is assumed to work via the level of subjective well-being and not by the way in which well-being changes with age, so that we do not believe that these findings reflect selection. At a more general level, what look like well-known empirical findings in the well-being literature may actually only hold for particular groups. In terms of implications, decreasing rates of both partnership and child-bearing look to have particularly important consequences for the well-being of Europeans aged between 30 and 50.


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Leader Communities and Elite Business Schools: The Consecration of Elites in Sweden

Mikael Holmqvist
Séminaire scientifique de l'OSC - 18 octobre 2019
  • Image: SSE main building, Stockholm - anonymous - CC BY-SAImage: SSE main building, Stockholm - anonymous - CC BY-SA

 Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Georges Lavau

vendredi 18 octobre 2019 de 11h30 à 13h

Leader Communities and Elite Business Schools:
The Consecration of Elites in Sweden

Mikael Holmqvist (Stockholm University)

In my talk I will focus on my recent studies of Sweden's elite community Djursholm, and the country's elite business school, the Stockholm School of Economics (SSE). All around the world there are elite suburban communities and elite business schools. These institutions are home to the economic and social elites who work in the world's global cities. Despite Sweden's reputation for egalitarianism, Djursholm and the SSE are representative of global mechanisms of privilege and its perpetuation. Leader Communities is my term for places like Djursholm: the communities where elites choose to live, socialize with other elites, and, most importantly, form families and raise their children into future elites. After growing up in Djursholm, many of the adolescents chose to study at the SSE, Sweden's only private university and a leading European business school. At the SSE, students are trained for top jobs in the consulting and finance industries, in Sweden and abroad. Djursholm and the SSE consecrate people into leaders—that is, they offer their members a social environment that imbues them with a sense of social and moral elevation. By idealizing their members, leader communities' and elite business schools allegedly superior environment and character act as a principle of distinction and legitimation, illustrating something that can be called a "consecracy"—a society that leads by means of its members' aura and radiance, allowing the privileged to pose as a moral vanguard. These institutions are important to understand how power and privilege are created and maintained, and how societies are being affected in certain social, moral and political ways.

Mikael Holqvist

Mikael Holmqvist
Professor of Business Administration and Associate Professor of Sociology
Stockholm Business School - Stockholm University
Leader Communities - Columbia University Press

 Publication in English:
Leader Communities: The Consecration of Elites in Djursholm, Columbia University Press, 2017.

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The economic penalty of terrorism for Arab/Muslim hosts on Airbnb Paris

Ivaylo Petev (with Sander Wagner)
Séminaire scientifique de l'OSC - 27 septembre 2019
  • Image : interface Airbnb (copie d'écran)Image : interface Airbnb (copie d'écran)

Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 27 septembre 2019 de 12h à 13h30

The economic penalty of terrorism for Arab/Muslim
hosts on Airbnb Paris

Ivaylo Petev (ENSAE-CREST)

with Sander Wagner (ENSAE-CREST)

The growth of the sharing economy has initiated a massive increase of economic transactions on online peer-to-peer platforms. Many such platforms depend on buyers and sellers revealing personal information to facilitate exchanges with the unintended consequence that the information may become a source for discrimination. We show evidence of substantial discrimination against Arab/Muslim guests and hosts in Airbnb’s online rental market in Paris, France. In addition, discriminatory
practices increased substantially and durably in response to large-scale, deadly terrorist attacks in November 2015. Rental properties of hosts with Arab/Muslim names lost more guests than those of French-named hosts, incurring an overall economic penalty of over 3 million US dollars.

Ivaylo Petev (ENSAE)Ivaylo Petev is CNRS Research Fellow, ENSAE-CREST-Institut Polytechnique de Paris.

Main topics and methods: Quantitative Sociology, Social Inequality, Consumption and Lifestyles, Historical and Comparative Sociology.

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Du code dans ma thèse

METSEM # Séminaire de méthodologie
Jeudi 19 septembre 2019 à 10h
  • Image Ms Lotus Bua via ShutterstockImage Ms Lotus Bua via Shutterstock

METSEM #24
SEMINAIRE DE METHODOLOGIE

Du code dans ma thèse...

Salle Annick Percheron, 98 rue de l'Université, Paris 7e (10h-12h)

Lien d'inscription (gratuite)

Le lien intime entre recherche, méthodes et outils s'organise le plus souvent en équipes où collaborent chercheurs et ingénieurs de recherche, qu'il s'agisse d'appliquer une méthode existante ou d'en développer de nouvelles. Quelle forme prend ce lien dans le cadre d'un doctorat en sciences humaines et sociale ? Si la formation méthodologique encourage l'usage de logiciels existants, la pratique du développement informatique se démocratise et les doctorants sont de plus en plus souvent amenés à développer leurs propres outils de recherche. Le recours à ces développements spécifiques conduit à repenser la place de la programmation dans le travail de doctorat -et plus généralement de recherche- et à questionner le lien entre le code, son auteur et sa recherche. A la fois chercheurs et promoteurs de leur propres outils/méthodes, les doctorant.e.s sont directement confronté.e.s à cette question fondamentale de la recherche méthodologique.

3 doctorant.e.s de disciplines différentes présentent dans ce METSEM leur pratique de développement informatique et mettent en perspective la dichotomie des rôles ingénieur-chercheur dans le travail de recherche.

  • Florence Ecormier-Nocca, doctorante au Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE) de Sciences Po. Elle réalise une thèse en science politique et machine learning sous la direction de Nicolas Sauger (CEE) et de Mohamed Nadif (LIPADE, Université Paris Descartes). Elle y explore la diversité idéologique des députés d'un même parti politique à partir de leur activité sur Twitter. Cette recherche est mene en Espagne, en France et au Royaume-Uni.
  • Robin de Mourat est designer de recherche au médialab et prépare une thèse de doctorat en Arts & Design portant sur les formats de la publication en sciences humaines et sociales à l’Université Rennes 2, sous la supervision de Nicolas Thély et de Donato Ricci.
  • Guillaume Levrier est doctorant au CEVIPOF de Sciences Po. Sa thèse porte sur les enjeux institutionnels de l’édition du génome sous la direction de Virginie Tournay, et s’inscrit dans le projet ANR ComIngGen.

Retrouvez les podcasts des séances passées du séminaire sur notre carnet : metsem.hypotheses.org
METSEM est organisé par le Centre de données socio-politiques (CDSP), le Centre d’études politiques (CEVIPOF), le Médialab, l'Observatoire sociologique du changement (OSC) et la Chaire USPC de recherche sur les comportements politiques.

Recherches francophones sur l’intersexuation : état des lieux

Journée d'étude internationale
24 septembre, EHESS, Paris
  • Image Larisa Rudenko, via ShutterstockImage Larisa Rudenko, via Shutterstock

Journée d’étude internationale

Recherches francophones sur l’intersexuation : état des lieux

24 septembre 2019, Amphithéâtre F. Furet, EHESS, 105 Bd Raspail, Paris

Journée organisée par le RéFRI (Réseau Francophone de recherche sur l’intersexuation)
avec le soutien du CERMES3, du GIS Genre, de l’INED, du LEGS,
et de 2 laboratoires de Sciences Po : LIEPP et OSC

Téléchargez le programme complet

9h15-9h30 : Ouverture
● Mot de bienvenue et enjeux pour le LEGS et les études de genre et de sexualité, par Eric Fassin (Paris 8/Legs)
● Présentation du Réseau francophone de recherche sur l’intersexuation, de ses enjeux et de la journée, par Loé Petit (Paris 8/Legs)

9h30-10h15 : Conférence inaugurale : Janik Bastien Charlebois (UQAM)
'Ils ne savent pas de quoi ils parlent' : Ressources épistémologiques et attribution de crédibilité entre professionnels médicaux et personnes intersexes

10h30-11h30 : Panel "I am a woman and I am fast" : sport et intersexuation, des vestiaires de collège aux classifications olympiques » - Modération : Eva Rodriguez (CRESSPA)
● Anaïs Bohuon (UFR STAPS de Paris-Sud (Laboratoire CIAMS), Performance sportive et bicatégorisation sexuée : la question de l'avantage physique "indu"
● Lucie-Ray Pallesi (Paris-Sud), Alison Hernandez et Eline Le Gall du Master EGAL'APS (Lyon 1), Expérience sportive des personnes présentant des variations du développement sexuel en France aujourd'hui : premiers résultats d'une enquête quantitative exploratoire

11h30-12h30 : Panel « Grandir intersexe : perspectives des parents, parcours des enfants » - Modération : Mathieu Trachman (INED)
● Gaëlle Larrieu (Sciences Po Paris/OSC), Expériences des parents de personnes ayant des variations du développement sexuel
● Loé Petit (Paris 8/Legs), Se dire intersexe : parcours collectifs et individuels

13h30-14h45 : Panel « Perspectives médicales I : des approches historiques aux enjeux contemporains » - Modération : Blaise Meyrat (CHUV)
● Muriel Salle (Lyon 1), De l’hermaphrodisme à l’intersexuation : que font les questions intersexes à la pensée médicale de la différence des sexes ?
● Michal Raz (EHESS/cermes3), Régulation et normalisation prénatales de l’intersexuation : une histoire française
● Paula Sandrine Machado (UQAM), Intersexualidades e negociações técnico-políticas no Sul do Brasil (avec interprétation) 1

14h45-16h : Panel « Perspectives médicales II : données, avancées et résistances » - Modération : Janik Bastien Charlebois (UQAM)
● Deborah Abate (co-fondatrice d'InterAction Suisse), L'émergence de l'école de Lausanne, avancées et résistances
● Benjamin Moron-Puech (Université Panthéon-Assas/GISS-Alter Corpus), Documenter les pratiques mutilantes via les procès et les données de santé. 1er bilan d’un projet GIS Institut du genre
● Raphaël Albospeyre Thibeau (EHESS/Cermes3), Doutes et dilemmes entourant les chirurgies génitales précoces : pratiques réflexives des médecins du développement sexuel atypique dans un champ controversé

16h-16h15 : Pause-café 16h15-17h30 : Panel « Le traitement médiatique des questions intersexes, représentations, langage, pratiques militantes » - Modération : Noémie Marignier (Paris 13/Pléiade, Paris 3/Clesthia)
● Christèle Fraïssé (UBO/LP3C), Représentations médiatiques de l’intersexuation
● Activistes du Collectif Intersexes et Allié.e.s - OII France, Pratiques médiatiques des activistes intersexes : rapports de pouvoir et choix stratégiques

17h30 : Présentation du film « Ni d’Eve ni d’Adam, une histoire intersexe », Michal Raz (EHESS/cermes3) puis projection du film de Floriane Devigne, en présence de la réalisatrice (sous réserve) et de protagonistes du film.

Comité d’organisation : Loé Petit (Paris 8/Legs), Michal Raz (EHESS/cermes3), Éric Fassin (Paris 8/Legs), Mathieu Trachman (INED/Iris)

Contact: reseau.refri@gmail.com Réfri (logo)

Experimental methods in social stratification

Workshop
LIEPP, 26 - 27 septembre 2019
  • Image Sangoiri, via ShutterstockImage Sangoiri, via Shutterstock

Le Laboratoire Interdisciplinaire d'Évaluation des Politiques Publiques (LIEPP)
a le plaisir de vous inviter au

‘Experimental methods in social stratification research’ workshop

26 et 27 septembre 2019

LIEPP - 254, boulevard Saint Germain

Inscription (par session)

 Programme

26 septembre 2019

  • 14.00-14.30: WELCOME
  • 14.30-17.00: INEQUALITIES IN PRIMARY AND SECONDARY EDUCATION 

- C. Barone, Sciences Po (with E. Chambuleyron, R. Vonnak, G. Assirelli), The impact of shared book reading interventions on children’s skills: a meta-analysis of randomised experiments 

- T. Gerosa, University of Milan Bicocca (with G. Argentin, G. Assirelli, and M. Moscatelli), The impact of relational and collaboration skills on teachers' effectiveness: results from a large scale randomized controlled trial

- T. Keller, TÁRKI Social Research, Big Fish at Little Desks: A Large Randomized Field Experiment for Peer Effects on Students’ Academic Self-Concept

- E. Huillery, Université de Paris Dauphine (with Y. Algan, A. Bouguen, C. Chevallier), The impact of a large-Scale mindset intervention on school outcomes: experimental evidence from France

  • 17.00-18.00: COFFEE BREAK & OPEN DISCUSSION ON OPPORTUNITIES FOR COLLABORATIONS & JOINT PROJECTS  

27 septembre 2019

  • 9.30-11.30: INEQUALITIES IN HIGHER EDUCATION

- Melinda Erdmann & Irena Pietrzyk, WZB, Does extensive guidance counseling of high school students reduce social inequalities in their intention to study? 

- B. Compet, LMU Munich, Why women choose 'female‘ fields of study. Analysing mechanisms behind horizontal sex segregation with survey experiments

- E. Herbaut, Sciences Po (with K. Geven), What works to reduce inequalities in Higher Education ? A systematic review of the (Quasi-)Experimental literature on outreach and financial aid

  • 11.30-11.40: COFFEE BREAK
  • 11.40-13.00: INEQUALITIES IN ACADEMIC RESEARCH 

- N. Kulic & K. Gërxhani , European University Institute (with F. Liechti), Gender bias in academic promotions, myth or reality? Evidence from a factorial survey experiment

- A. Rusconi, H. Solga, WZB, Appointment standards for professors in international and disciplinary comparison

  • 13.00-14.00: LUNCH
  • 14.00-16.00: LABOUR MARKET INEQUALITIES 

- G. Birkelund, University of Oslo (with B. Lancee, E. Larsen, J. Polavieja, J. Radl, R. Yemane), Do employers discriminate by gender? Evidence from six comparative cross-national harmonized field experiments

- V. Di Stasio, Utrecht University, Free to move, free to work? The employment opportunities of European migrants across Europe 

- B. Vicari, IAB (with M. Abraham), When do employers accept occupational mismatches?  A vignette study on German employers’ selection behaviour

Programme complet

Fariba Adelkhah + 300 jours

  • Fariba Adelkhah (Image Stéphanie Semper)Fariba Adelkhah (Image Stéphanie Semper)

Plus de 300 jours de détention pour Fariba Adelkhah

Nous sommes confinés depuis 20 jours. Fariba Adelkhah, chercheuse au Centre de recherches internationales de Sciences Po Paris, est en prison depuis 300 jours en Iran. En affichant son visage sur le site des institutions universitaires et des équipes de recherche de France, nous voulons manifester le soutien de la communauté scientifique et inciter le gouvernement à tout mettre en œuvre pour sa libération.

#FreeFariba

More than 300 days of detention for Fariba Adelkhah

We’ve been in lockdown for 20 days. Fariba Adelkhah, a researcher at the International Research Centre of Sciences Po Paris, has been in prison for 300 days in Iran. By posting her face on the websites of academic institutions and research teams in Europe and elsewhere, we want to show the support of the scientific community and urge the French government to do everything possible to secure her release. Fariba Fariba is in danger. We must act urgently for her.

Image Stéphanie Samper

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The complexity of education policies and social inequality in school systems

Louis Volante (Brock University, CA)
Séminaire scientifique de l'OSC - 20 septembre 2019
  • Image Sharomka via ShutterstockImage Sharomka via Shutterstock

 Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 20 septembre 2019 de 12h à 13h30

The complexity of education policies and social inequality
in school systems

Louis Volante (Brock University)

Socioeconomic inequality in academic achievement has become a key educational, economic, social, and political issue of the 21st century. Indeed, policymakers around the world are grappling with the persistent challenge of raising the academic attainment of disadvantaged student populations, and to narrow achievement gaps between this group and their more affluent peers.  Undoubtedly, enhanced educational outcomes – particularly for disadvantaged students – has important implications for student success and intergenerational mobility.

This presentation discusses key factors that influence the academic resiliency of students from low socioeconomic status (SES) family backgrounds. Particular attention will be devoted to discussing educational policies and practices for at-risk primary student populations that appear to ameliorate achievement gaps. Findings from a recent analysis of socioeconomic disadvantages within England, Germany, Italy, Spain, Netherlands, Sweden, Finland, United States, Canada, and Australia will be examined.

Louis Volante (Brock University) Louis Volante is Professor of Education at Brock University (Hamilton campus, Ontario, Canada). He is also Professorial Fellow at the United Nations University - MERIT (Maastricht), and President of the Canadian Educational Researchers’ Association (CERA/ACCÉ).
He is currently a Visiting Professor at UCL in Quantitative Social Science (QSS) / Department of Social Science.

Main research topics: education and public policy analysis; international assessments and the politics of education reform; metrics, performance monitoring, and education governance; migrant integration policies and education outcomes; social inequality in education.

Forthcoming book (october) - Previous book (2018)

Socioeconomic Inequality and Student Outcomes: Cross-National Trends, Policies, and Practices. Springer Press Immigrant Student Achievement and Education Policy: Cross-Cultural Approaches. Springer Press

 

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Retour sur nos projets de recherche...

chroniqués dans COGITO
le magazine de la recherche à Sciences Po
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Cogito (logo)

La magazine de la recherche à Sciences Po, COGITO, permet d'aprécier la diversité des thématiques de recherche menées à l'OSC.

Inégalités scolaires, lecture parentale, exil professionnel, travail du dimanche, orientation scolaire, bidonvilles, immigrés, ségrégation urbaine...

En suivant ce lien, consultez les recherches présentées pour un large public, dans le laboratoire : https://www.sciencespo.fr/research/cogito/home/tag/osc/

Le site est enrichi 2 fois par an d'une sélection de travaux et de publications. Le magazine valorise aussi régulièrement le travail de jeunes chercheurs. 

Classes sociales en Europe

Nouvelles inégalités sur le vieux continent
C. Hugrée, E. Pénissat, A. Spire - Séminaire de l'OSC, 5 juillet 2019
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Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 5 juilet 2019 de 11h30 à 13h

Les classes sociales en Europe
Nouvelles inégalités sur le vieux continent

Cédric Hugrée (Cresppa) - Etienne Pénissat (Ceraps) - Alexis Spire (Iris)

Les classes sociales en Europe (couverture)Les inégalités entre les pays membres de l’UE sont aujourd’hui bien documentées, mais celles entre les travailleurs européens font cruellement défaut dans le débat sur l’Europe. Qui sait combien il y a d’agriculteurs, d’ouvriers, de cadres supérieurs ou de chefs d’entreprise sur le continent ? Que sait-t-on des inégalités entre classes sociales en matière de conditions de travail et d’emploi ou des styles de vie ? L’ambition ce travail est de proposer une cartographie des classes sociales en Europe qui dépasse les habituelles comparaisons entre pays

Notre étude s’appuie sur l’exploitation de 4 enquêtes statistiques européennes majeures  qui permettent d’identifier les positions sociales grâce à une nouvelle classification socioprofessionnelle : European Socioeconomic Group (ESeG).

Cette recherche inédite met en lumière les caractéristiques communes des classes populaires (chômage, précarité de l’emploi, pénibilité du travail), des classes moyennes (centralité de l’opposition entre les indépendants et les salariés du secteur public) et des classes supérieures (grande autonomie dans le travail, cumul des ressources économiques et culturelles) européennes. Elle révèle également comment les spécificités nationales se combinent aux inégalités sociales en caractérisant la distance sociale qui sépare les groupes sociaux du Nord et ceux des pays du Sud et de l’Est de l’Europe.

Cédric Hugrée, Étienne Penissat et Alexis Spire, Les classes sociales en Europe, Agone, coll. « L’ordre des choses », 2017 - 264 p.

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Ann Morning (NYU)

De l'usage du concept de "race"
Entretien avec une sociologue américaine
  • Ann Morning (papers 2017, 2018)Ann Morning (papers 2017, 2018)

Ann Morning est Associate Professor of Sociology à la New York University (College of Arts & Sciences).
Son ouvrage de référence en 2011 traitait de l'usage du concept de race par les scientifiques. Les nombreux articles qui ont suivi prenaient notamment en compte les récentes avancées de la génétique. Visiting à Sciences Po durant le mois de juin, elle nous fait l'honneur de répondre à quelques questions sur son métier de sociologue, nantie d'une bonne connaissance de l'Europe. Elle présente au Séminaire scientifique de l'OSC, avec Marcello Maneri (Milano Bicocca), l'esquissse de son prochain ouvrage "An Ugly Word": Talking (and Not Talking) about Race in Italy.

Ann, vous avez publié plusieurs articles sur la question de la race et des classifications raciales. Qu’est-ce qui vous a amené à choisir et à développer ce sujet précis sur lequel vous travaillez depuis 15 ans ?

      Cela tient à mon expérience et aux différences relatives dans l’usage de ces catégories.
      Personnellement d’abord, par mon origine et mon vécu aux États-Unis où je suis vue sans ambiguïté comme une personne « noire ». Cela est courant là-bas : Barack Obama, Beyoncé ou moi-même sommes perçues et définis comme des américains originaires d’Afrique même si nous avons des origines mixtes. Il y a un principe simple, celui de la « goutte de sang ».  A partir du moment où dans vos origines, il y a une « goutte de sang noir », vous êtes catégorisés comme « noir » et cette catégorie construit votre identité et votre rapport au monde. En France, où j’ai très tôt pu voyager, notamment pour ma 3ème année universitaire à Sciences Po, ce n’est pas du tout le cas. Je suis plutôt considérée comme « métisse » et l’on résiste à reconnaître cette identité afro-américaine noire, ce qui est un peu blessant je dois l’avouer. Tandis que pour mes amis africains, je suis plutôt considérée comme « blanche ». Autant vous dire que ces regards portés et assignés m’ont troublé et ont été un puissant sujet de curiosité. Finalement, dans mon pays ce concept de « race » est très utilisé, très pratique, évident même, pour se situer par rapport aux autres.

      L’autre source de motivation est l’importance institutionnelle des catégories raciales aux Etats-Unis, alors qu’elles ne sont presque pas opératoires en Europe. Un américain qui entre à l’université ou qui passe une visite médicale renseigne naturellement des champs administratifs qui portent sur sa race. Il y avait en 1977 cinq catégories raciales officielles : on pouvait se qualifier de noir, blanc, asiatique ou océanien, amérindien, ou d’une dernière catégorie, elle, ethnique : hispanique. Le bureau du recensement avait aussi prévu la catégorie « autres ».
      Après moult débats, que j’ai suivi durant mes études, la classification a évolué à la fin des années 90 : les asiatiques constituent désormais une catégorie à part entière, séparée des océaniens. L’autre nouveauté est que l’on peut désormais se déclarer de plus d’une race… J’ai rapidement senti que ces différences méritaient d’être étudiées en détail et qu’il fallait interroger ce concept pas si naturel ou évident qu’il n’y parait au premier abord...

Quelles sont les différences d'approche entre les sociologues et les anthropologues, les généticiens ou les biologistes qui s’intéressent aussi à la race ?

      Ces catégories sont utilisées dans le cadre d’un système culturel, et sont perçues souvent comme allant de soi. Il est intéressant, derrière ces catégories, d’étudier ce que les gens croient ou dans quel sens ils les utilisent. Ce sont des « idéologies », des constructions sociales.
      L’aspect comparatif des recherches nous aide ici à prendre du recul, en fonction d’un contexte national ou plus large, comme l’Europe. C’est aussi vrai au niveau temporel : on peut évoquer la taxonomie du naturaliste Carl von Linné, une classification du XVIIIème siècle pour identifier les espèces ; et les travaux de l’anthropologue et biologiste allemand Johann Friedrich Blumenbach mort en 1840.
      Au XVIIIème siècle, quatre grandes races étaient reconnues : noirs, jaunes, blancs et rouges, dérivées de la théorie ancienne des « humeurs » (le phlegme, le sang, la bile…). Autant dire que ces catégories existaient et ont été utilisées bien avant les travaux génétiques qui ont permis, assez récemment dans les années 2000, de les remettre en question en montrant que les humains étaient génétiquement très proches.

G. Bruno, gravure Perot (via Wikisource.org), manuel "Le tour de la France par deux enfants", édition 1904
Manuel scolaire « Le tour de la France par deux enfants : Devoir et patrie »,
G. Bruno (gravures Pérot), Belin, 1904 (via Wikisource.org)

      Pour la sociologie, les catégories raciales ont une importance sociale. On savait déjà au début du XXème siècle que les trois-quart des afro-américains avaient une origine « mixte » ; ils doivent représenter aujourd’hui 95% de cette catégorie « noire » qui pourtant persiste en tant que telle.
      Il faut aussi remarquer qu’au sein d'une même discipline il peut règner une grande hétérogénéité entre chercheurs. Par exemple, il y a une différence d'approche entre les anthropologues biologistes et ceux qui sont plutôt culturalistes. Tout dépend donc du point de vue qu'on adopte. Certains s’intéressent à cette catégorisation comme construction sociale, d’autres prétendaient décrire les races en fonction de l’aspect d’un squelette ou d’un crâne…

Vous écrivez actuellement, avec Marcello Maneri de l’Université Milan Bicocca un ouvrage dans lequel vous comparez ces croyances dans des établissements scolaires italiens et américains Pourquoi l’Italie ?

      J’ai fait plusieurs séjours en Italie et une chose m’a frappé : il semble que la société italienne ne soit pas prête à reconnaître ou à qualifier les immigrés et descendants d’immigrés qui sont pourtant de plus en plus nombreux. Il ne semble pas y avoir un cadre pour les prendre en compte de manière institutionnelle ou plus informelle.
      Il faut aussi constater que peu de recherches sont menées dans ce domaine, contrairement à ce qui se fait en France, notamment à Sciences Po (avec Daniel Sabbagh) ou à l’Ined (avec Patrick Simon). Il y a un nombre réduit de spécialistes identifiés et le champ est suspecté être sujet à controverse.
      Dernier point, peu de sociologues américains se sont intéressés à la société italienne.

Avez-vous déjà pu constater des éléments marquants ?

      Nos premiers constats, après la réalisation d’entretiens ouverts, montrent que le terme de « race » n’est pas utilisé spontanément par les jeunes en Italie. Il y a une sorte de poids moral qui s’attache à ce terme. Il n’y a pas d’acceptabilité dans son usage, ce qui constitue une vraie dufférence avec les étudiants États-Uniens.
Toutefois, ce n’est pas parce que le terme n’est pas mentionné que les idées ne sont pas proches ou que ces jeunes ne cherchent pas à différencier ceux qui seraient italiens et ceux qui ne le seraient pas. Ils le font souvent sur des bases que les américains reconnaîtraient comme raciales. On constate aussi que nos jeunes interviewés italiens ne rejettent pas des termes comme « blanc » ou « noir », ou bien « racisme », même s’ils refusent souvent d’employer le mot « race ».

La résurgence de la question génétique dans une certaine compréhension de la race peut s’observer aux États-Unis. Trouve-t-elle des échos en Italie, et plus largement en Europe ?

      Je pense que les travaux américains s’exportent assez facilement… Beaucoup d’étudiants de centres de recherche européens sont parfaitement au courant des recherches faites par les universitaires américains. Donc oui, on en trouve incontestablement des échos en Europe. Toutefois, le contexte culturel est sensiblement différent. Un seul exemple : les américains sont très intéressés par leurs origines, ils ont besoin de produire un récit, de remonter leur arbre généalogique. Ils espèrent que la génétique apportera des réponses. J’ai l’impression par contre que les européens éprouvent moins ce besoin de dévoilement des origines, sauf à espérer se trouver des racines nobles…

Quelles sont les limites de votre domaine de recherche ?

      C’est une très bonne question. Les sociologues s’intéressent à la race sous bien des angles. Je ne travaille pas personnellement sur le racisme, la xénophobie ou la stratification raciale. D’autres le font très bien. J’interroge dans une perspective comparative le concept de race et toutes les croyances qui y sont rattachées. C’est mon travail et je suis loin d’en avoir fait le tour.

Entretien réalisé par Bernard Corminboeuf (26 juin 2019).

Suggestions d'articles

L'écriture de l'histoire a-t-elle connu un tournant numérique ?

Emilien ruiz
METSEM #23 - Jeudi 27 juin 2019
  • Image Dmytro Zinkevych (via Shutterstock)Image Dmytro Zinkevych (via Shutterstock)

METSEM #23

Jeudi 27 juin 2019 à 10h - 98 rue de l'Université 75007 Paris

L'objectif de cet exposé sera de questionner les transformations numériques de l'écriture de l'histoire. Il  s'agira d'entamer une réflexion assez générale autour des pratiques de publications "alternatives" en ligne. Qu'est-ce que l'usage des blogs académiques/carnets de recherche et des outils de diffusion en ligne de nos travaux nous disent des transformations des sciences humaines et sociales en général et du métier d'historien·ne en particulier ?

Le retour sur l'expérience de La boîte à outils des historiens, animée avec Franziska Heimburger depuis 2009, permettra d'aborder un enjeu un peu plus vaste : celui de la formation des apprenties chercheuses et des apprentis chercheurs en SHS.

Au-delà de l'incontestable efficacité du label, le paradigme qui semble se dessiner autour des "humanités numériques" est-il vraiment susceptible de permettre à l'histoire et aux sciences sociales de négocier leur tournant numérique ?

Inscription : https://metsem.hypotheses.org/

Emilien Ruiz
Émilien Ruiz est assistant professor en histoire numérique à Sciences Po (Département d’histoire / CHSP) – en détachement de l’Université de Lille (IRHiS).

[Image Alexis Lecomte pour Sciences Po]

“An Ugly Word”: Talking (and Not Talking) about Race in Italy

Ann Morning (NYU) et Marcello Maneri (Milano Bicocca)
Séminaire scientifique de l'OSC - 28 juin 2019
  • Image Eugenio Marongiu/Shutterstock. Manifestation against racism (Milano, 2011)Image Eugenio Marongiu/Shutterstock. Manifestation against racism (Milano, 2011)

 Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 28 juin 2019 de 12h30 à 14h

“An Ugly Word”: Talking (and Not Talking) about Race in Italy

Like many of their Western European neighbors, Italians eschew the term “race” (razza) and are not exposed to it in the institutionalized forms—like census questionnaires, school applications, or medical intake sheets—that are familiar to Americans. But does this mean that the notion of biologically-rooted demarcation between descent-based groups is entirely foreign in Italy?

We report on our in-depth interviews with 75 college students in Milan, Bologna, and Naples, in conjunction with interviews of 30 students in vocational schools in Milan, and for comparison, interviews of over 50 undergraduates in the north-eastern United States. In contrast to the claim of some scholars that culture-based prejudices distinguish Western European “new racism” from American biology-based racial ideology, we find that beliefs about physical difference that circulate widely in the U.S. are hardly unknown in Italy. Indeed, the relative absence of a developed constructivist view on race among our young Italian interviewees makes it harder for them than for their American peers to counter biological definitions of it, a paradoxical result given Italians’ much stronger rejection of the language of “race.”

Ann Morning (NYU)

 Ann Morning is Associate Professor of Sociology at New York University.
Marcello Maneri (Milano Bicocca)She's Visiting in Sciences Po - Département de sociologie, during June 2019.


Marcello Maneri
is Associate Professor of Sociology, University of Milan - Bicocca.

 

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The Privileged Poor

How Elite Colleges Are Failing Disadvantaged Students
Anthony Jack - Séminaire scientifique OSC-CEE 21 juin 2019
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Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

Séminaire joint avec le Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE)

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 21 juin 2019 de 11h30 à 13h

The Privileged Poor:
How Elite Colleges Are Failing Disadvantaged Students

Anthony Abraham Jack
(Assistant Professor of Education, Harvard)

Image: Anthony Abraham JackAnthony Abraham Jack (Ph.D., Harvard University, 2016) is a Junior Fellow at the Harvard Society of Fellows and Assistant Professor of Education at the Harvard Graduate School of Education. He holds the Shutzer Assistant Professorship at the Radcliffe Institute for Advanced Study.

The Privileged Poor (Image Harbard University Press)The book reveals how―and why―disadvantaged students struggle at elite colleges, and explains what these schools can do differently if these students are to thrive.

College presidents and deans of admission have opened their doors to support a more diverse student body. But is it enough just to let them in? In fact, the struggles of less privileged students continue long after they’ve arrived on campus. In their first weeks they quickly learn that admission does not mean acceptance. Anthony Jack documents how university policies and cultures can exacerbate preexisting inequalities, and reveals why these policies hit some students harder than others.

Despite their lofty aspirations, top colleges hedge their bets by recruiting their new diversity largely from the same old sources, admitting scores of lower-income black, Latino, and white undergraduates from elite private high schools. These students approach their new campuses very differently from students who attended local, and typically troubled, public high schools and are often left to flounder on their own.

Drawing on interviews with dozens of undergraduates at one of America’s most famous colleges and on his own experiences as one of the privileged poor, Jack describes the lives poor students bring with them and shows how powerfully background affects their chances of success.

He provides concrete advice to help schools reduce these hidden disadvantages.

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Activism in the internet era: a study of inequality and challenges to democracy

Jen Schradie
The Revolution That Wasn’t: How Digital Activism Favors Conservatives, Harvard University Press, 2019
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Some of the following text is excerpted from OSC Assistant Professor Jen Schradie’s new book, “The Revolution That Wasn’t: How Digital Activism Favors Conservatives,” just out by Harvard University Press:

The Revolution That Wasn't - Jen Schradie - Harvard University PressThis book is an attempt to move beyond simplistic headlines and Silicon Valley buzzwords to reach a better understanding of social media and social movements. Digital activism may have some advantages but not for everyone. The internet is creating a growing disparity that is giving a distinct advantage to some groups in surprising and unexpected ways.

As social and digital technologies have spread across the globe, we are constantly being told that they have ushered in a new age of activism. Many believe that an individual can spark an uprising with a tweet or a heart-tugging Facebook post. As with so many other facets of our lives, technology promises to liberate us from the tedious work necessary to build a social movement. Technology would have flattened the world of activism, as with selling books or starting a company, giving everyone an equal chance to launch an on-demand revolution.

Schradie  choose the location for her study in North Carolina because of the vast variation in the state’s population and politics. It has a dramatic racial and labor history that continues to shape its political dyamics today. It has one of the highest rates of poverty yet one of the best public higher education systems in the nation. Over the past decade, North Carolina has been half Republican and half Democrat among voters. As a result, it had become a swing state for national presidential elections, as well as a focal point of numerous social and economic conflicts. 
She picked one ordinary issue, rather than an event: the contentious politics around labor. At 1.9% union density in 2014, North Carolina had a lower percentage of unionized workers than any state in the country.  Because the state is “Right-to-Work” by law, all unions have voluntary membership. By 2011, North Carolina was one of only three states where public workers did not have any collective bargaining rights. This state provided fertile ground with an ecosystem of political, labor, and social movement groups in different configurations in order to evaluate the concept of digital activism and egalitarianism.
By combining online and offline data, as well as quantitative and qualitative methods, this research provides both statistical analysis, as well as in-depth interviews and ethnography to understand an evolving digital data world.

Schradie initiated the study with some guiding questions: Is digital activism as prevalent as we think? What kinds of groups use digital technology for activism? What are the factors that determine how a group uses these tools? What are the mechanisms behind differences in internet use for activism? Finally, she addressed the most fundamental question: Has digital activism truly created a level playing field where all groups and points of view can equally advocate for their cause?
The conclusion is surprising. Not only is technology failing to erase the barriers toward organizing movements, it may be making things worse by creating a digital activism gap. Rather than offering a quick technological fix to repair our broken democracy, the advent of digital activism simply ends up reproducing, and in some cases intensifying, pre-existing power imbalances.

This book dismantles both the democracy and authoritarian thesis around digital activism to reveal in this North Carolina case an uneven digital terrain that largely abandoned left working-class groups while placing right-wing reformist groups at the forefront of online politics.
Three overlapping factors worked together to give a distinct advantage to groups that not only have a greater capacity but also the motivation to carry out the work of digital activism:

  • Social class: groups with middle to upper class members have an advantage with digital media. Such members have greater online access, skills, time and empowerment to use these new tools.
  • Vertical organization: Groups with infrastructure, such as a hierarchy of decision making, a clear division of labor, and more staffing resources, are simply more effective and efficient online. Horizontal groups without bureaucratic systems are less likely to maintain high levels of digital use and online participation. 
  • Political Ideology: Groups on the right embraced the internet for a primary mission: to get their truth out about reviving the freedoms they believed were threatened. Conservative grassroots groups believe they needed to replace so-called “fake news” with their own political information online. Progressive groups were fragmented and often focused more on encouraging mass participation, rather than on mass information.

The rise of the internet 25 years ago unleashed a kind of revolutionary giddiness. Those most bullish believed it would fundamentally re-order nearly every corner of civilization, inevitably for the better.  The ultimate free market of ideas and commerce would create a new balance of power that favored citizens over giant organizations, companies and governments. In the place of Orwellian propaganda and old-school communication tools would be new technologies in the hands of the people. Personalization, participation, and pluralism would bring digital democracy. It was this euphoria around the internet’s democratizing potential that, instead, became the revolution that wasn’t.

Schradie’s book reveals how conservative messages spread like wildfire long before talk of bots, fake news or Russian meddling. A highly motivated foundation of conservative and well-educated and resourced activists who held a distinct advantage all but drowned out whatever messages were coming from the left online.

Reviews of the book:

* This Is Why the Right Is Winning the Internet, by Hans Rollmann, PopMatters, November 13, 2019.

* Conservatives Use Social Media to Move Their Agendas Much More Than Liberals Do - Newsweek Magazine, May 17, 2019. 

* North Carolina Shows Why Progressives Lost the Internet, by Jeffrey C. Billman, Indy Week, May 28, 2019.

* How Digital Activism Favors Conservatives, by Amanda Magnus & Frank Stasio, WUNC 91.5 North Carolina Public Radio, May 31, 2019.

* Why conservatives are winning the internet, by Sean Illing, Vox, June 3, 2019.

* Why the Left Is Losing the Information Age, by Richard R. John, Washington Monthly, July/August 2019.

Digital Democracy 3.0: Startupers versus Startupeuses

Jen Schradie
Séminaire scientifique de l'OSC, 7 juin 2019
  • Image Syda Productions (via Shutterstock)Image Syda Productions (via Shutterstock)

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 7 juin 2019 de 11h30 à 13h

Digital Democracy 3.0:
Startupers versus Startupeuses

Jen Schradie (Sciences Po - OSC)

Jen Schradie (OSC)Digital technology is one of the fastest growing economic sectors worldwide. Those that garner the most attention are presumably “disrupting” business practices, particularly tech start-ups. A key assumption is that the digital era enables more egalitarian economic practices than the industrial era. However, descriptive statistics show vast inequality, with an average of women as only 10% of startup founding entrepreneurs in France and 17% in the United States.

This talk will present a research project in its early stages. Two driving questions motivate this study:

  • What is the role of the state in mediating any gender differences?
  • What are any barriers women face once they do become entrepreneurs?

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Les liens de la caste / Caste links

Quantifying social identities using open-ended questions
Mathieu Ferry - OSC Papers 2019-1
  • Image Chris JL, Another morning for the lucky ones (CC BY-NC-ND 2.0 via Flickr)Image Chris JL, Another morning for the lucky ones (CC BY-NC-ND 2.0 via Flickr)

Les liens de la caste.
Quantifier des identités sociales à l’aide de questions ouvertes


Caste links. Quantifying social identities using open-ended questions

 Mathieu Ferry (OSC)

OSC Papers 2019-1 - 24 p.

Les liens de la caste. Version française (FR, pré-version fin.)
Caste links. English (EN)

Mathieu Ferry (OSC)Cet article expose les difficultés rencontrées par le chercheur en sciences sociales lorsqu’il souhaite analyser quantitativement les identités sociales mesurées par des questions ouvertes dans des grandes enquêtes statistiques. La grande diversité apparente des réponses énoncées démontre la complexité de l’auto-identification mais ne retire en rien la pertinence de quantifier une catégorie sociale latente. Nous discutons de notre approche de la construction d’une nomenclature de caste à partir de questions ouvertes dans l’Indian Human Development Survey (2011-2012), en nous centrant sur les ménages hindous de l’Uttar Pradesh. Nous commençons par exposer les enjeux d’une telle quantification, en soulignant l’histoire coloniale à laquelle elle est fortement associée. Contrairement  aux  idées  reçues,  la  caste  est  loin  d’être  une  catégorie  institutionnalisée  incontestée  et  sa  mesure  statistique  est  fortement critiquée. Néanmoins, plusieurs arguments plaident en faveur de sa quantification. Nous décrivons notre algorithme de classification basé sur l’analyse de réseau, la classification ascendante hiérarchique et le recodage manuel. Nous suggérons ensuite d’évaluer la pertinence de notre classification sous trois angles différents dans ce travail préliminaire. Premièrement, les indicateurs d’homogénéité font apparaitre des catégories de la nomenclature relativement homogènes. Deuxièmement, la comparaison de la nomenclature avec une variable « gold standard » permet d’évaluer son efficacité. Enfin, des tests de validité vérifient si les catégories de castes reflètent les dimensions conceptuelles du statut rituel et socioéconomique de la caste. Ce faisant, nous montrons que notre nomenclature en sept groupes de castes permet de rompre avec une vision hiérarchique unidimensionnelle à laquelle la structure sociale de caste est souvent associée.

This article exposes the challenges faced by social scientists in the quantitative analysis of  social identities measured through open-ended questions in large surveys. The  apparent large diversity of responses enunciated demonstrates the complexity of self-identification, but it does not undermine the relevance of quantifying a latent social category. We discuss our approach to building a caste nomenclature from open-ended questions in the Indian Human Development Survey (2011-2012), focusing on Hindu households in Uttar Pradesh. We start by exposing the issues of such quantification, highlighting the colonial history with which it is strongly associated. Contrary to common belief, caste is far from being an uncontested institutionalized category and its statistical measure is highly criticized. Nonetheless, several arguments push for its quantification. We describe our classification algorithm based on network analysis, hierarchical and manual clustering. We then suggest assessing the relevance of our classification from three aspects in this foundational work. First, indicators of homogeneity show homogeneous categories. Second, ‘gold standard’ comparison evaluates the effectiveness of the nomenclature. Finally, criterion validity tests whether the caste categories reflect selective dimensions of socio-economic status and ritual status. In doing so, we show that our nomenclature in seven caste groups makes it possible to break with a one-dimensional hierarchical vision with which the caste social structure is often associated.

Trouble dans la race...

Soutenance de thèse, 22 mai 2019
Solène Brun
  • Images : Phovoir (via Shutterstock)Images : Phovoir (via Shutterstock)

Trouble dans la race
Construction et négociations des frontières raciales dans deux types de familles mixtes
en France

Solène Brun

Mercredi 22 mai 2019 à 14h30
98 rue de l'Université, salle Annick Percheron

Solène Brun (OSC)Cette thèse prend pour objet les frontières raciales et leurs dynamiques en France, à partir de l’étude croisée de deux configurations familiales dans lesquelles la mixité raciale est particulièrement saillante : les familles ayant eu recours à l’adoption internationale et les familles formées par des couples mixtes.

En nous invitant à situer l’approche analytique au croisement entre sociologie de la famille, des socialisations et des relations raciales, l’étude de ces deux types de familles – transgressives de la norme d’homogénéité raciale intrafamiliale – nous permet d’investiguer les lieux intimes de la formation des identités raciales dans un contexte « trouble » qui s’avère particulièrement heuristique.

L’analyse croisée de ces deux cas permet en effet d’ajouter aux perspectives classiques de la formation des identités raciales, qui distinguent les processus d’auto-identification et d’assignation par autrui, le rôle des transmissions et des socialisations familiales. Si la famille est généralement reconnue comme étant le lieu par excellence des socialisations primaires, notamment de classe et de genre, la race comme rapport social demeure toutefois sous-explorée dans les études sur la socialisation en France. Cette thèse entend participer à l’investigation empirique d’une telle question. L’analyse empirique des deux cas d’étude interroge ainsi la pertinence de penser la question raciale à partir de celle de la socialisation et questionne plus largement les catégories et frontières raciales en France, leur production et leurs conséquences au quotidien.

Cette recherche est fondée sur un protocole multi-méthodes, où les entretiens semi-directifs avec des parents adoptifs, des personnes adoptées, des parents en couple mixte et des descendants d’unions mixtes, ainsi que les observations, viennent compléter l’exploitation de bases de données statistiques (Enquête sur l’adoption en France - Ined, 2001-2002 et Enquête Trajectoires et Origines - Ined, Insee, 2008-2009). Le protocole mis en œuvre est ainsi pluriel à plusieurs égards, dans l’articulation des terrains mais aussi des méthodes. Cette approche permet de fonder la thèse sur des données riches qui, dans la perspective analytique, nourrissent utilement le travail de comparaison.

En documentant non seulement les types de pratiques de socialisation raciale des parents mais également les différentes manières qu’ont les individus ainsi socialisés de recevoir, négocier, intérioriser ou contester ces socialisations, la thèse donne à voir les dynamiques de (re)construction des frontières raciales en France, ainsi que les manières dont la race s’apprend, en particulier au sein de la cellule familiale.

Composition du Jury
Mme Beate Collet, maîtresse de conférences HDR, Université Sorbonne-Paris IV
Mme Muriel Darmon, directrice de recherche, CNRS/CESSP (EHESS-Université Paris 1) (rapporteure)
Mme Marta Domínguez Folgueras, associate professor of sociology, Sciences Po
Mme Ann Morning, associate professor of sociology, New-York University
Mme Mirna Safi, associate professor of sociology, Sciences Po (directrice)
M. Patrick Simon, directeur de recherche, INED (rapporteur)

Soutenance publique sur invitation préalable pour les extérieurs à Sciences Po.

Observer le nombre d'enfants avec les données EU-SILC

Angela Greulich et Aurélien Dasré contournent les biais
Revue Population
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Observer le nombre d'enfants avec les données EU-SILC

Angela Greulich (OSC), Aurélien Dasré, traduit par Karine Guerrouche

Population 2018/4 (Vol. 73), parution mai 2019, pages 719 à 755

https://doi.org/10.3917/popu.1804.0719 (accessible sur CAIRN)

Dans un précédent numéro de Population, des chercheurs présentaient les enquêtes européennes sur les revenus et les conditions de vie (EU-SILC) comme une source de données particulièrement utile pour mesurer la fécondité selon des caractéristiques sociodémographiques. Néanmoins, ces enquêtes comportent des biais qui les ont obligé à procéder à un ajustement de la fécondité observée. Angela Greulich et Aurélien Dasré analysent précisément ces biais en comparant dans plusieurs pays le nombre d’enfants déjà nés selon l’âge de la mère avec les estimations non biaisées issues de la Human Fertility Database. Ils explorent les limites de ces enquêtes pour chaque rang de naissance et mesurent plus spécifiquement dans le cas de la France l’ampleur de ce biais en fonction de caractéristiques démographiques et socioéconomiques des mères.

Figure A2, Revue Population 2018/4, Greulich & Dasré, AnnexesLes données d’EU-SILC sont de plus en plus utilisées par les chercheurs en raison de leurs nombreux avantages, mais elles présentent un inconvénient majeur : les enfants des répondants ne sont observés que s’ils vivent de manière permanente dans le foyer parental. Pour obtenir des informations sur ces enfants, le chercheur doit apparier les enfants avec leurs parents en fusionnant leurs fiches individuelles respectives : les données EU-SILC contiennent les fiches individuelles de chaque membre du ménage, donnant ainsi accès à des données démographiques essentielles. Elles fournissent aussi des fiches personnelles pour les membres âgés de 15 ans et plus, dans lesquels figurent des informations comme le niveau d’instruction, le statut d’activité et le revenu.  Les chercheurs peuvent ainsi observer le nombre d’enfants vivant dans un ménage à une période donnée et reconstituer le comportement en termes de fécondité. En revanche, il n’est pas possible de faire la distinction entre parents biologiques, parents adoptifs, parents d’accueil et beaux-parents (Eurostat, 2010).

Étant donné que le cadre EU-SILC a surtout été conçu pour analyser le revenu et les conditions de vie des ménages, le questionnaire ne contient aucun élément sur le nombre d’enfants qu’ont eu les femmes et les hommes du ménage, de sorte que les enfants vivant à l’extérieur du ménage sont exclus des observations. Les informations sur la fécondité tirées d’EU-SILC sont donc altérées par les départs successifs du foyer parental. En conséquence, le biais vers le bas affectant le nombre d’enfants mesuré avec EU-SILC, lié à la décohabitation des enfants, augmente avec l’âge.

Pour contourner le problème des informations manquantes sur les enfants vivant hors du ménage, les chercheurs tendent souvent à limiter l’échantillon aux âges jeunes. Néanmoins, le fait que les données EU-SILC ne disent rien des enfants vivant hors du ménage parental n’est pas seulement problématique pour l’analyse démographique. Si l’objet de la recherche est d’expliquer le revenu et les conditions de vie des individus d’un certain âge, les informations manquantes sur l’histoire génésique peuvent être à l’origine de biais importants qu’il ne faut pas négliger. Ainsi, pour expliquer la progression de carrière d’une femme de 50 ans, il est regrettable de ne pas savoir qu’elle a eu un premier enfant à l’âge de 20 ans.
Le nombre croissant de divorces, de remises en union et de familles recomposées en Europe va de pair avec un accroissement du nombre d’enfants ne vivant pas de manière permanente avec leurs parents biologiques, tout en représentant des coûts substantiels. En outre, un allongement de la durée des études et un accès plus tardif et plus incertain à un emploi stable font que le départ du foyer parental et une indépendance financière durable ne sont plus nécessairement concomitants.

Le biais entachant la mesure du nombre d’enfants dans EU-SILC ayant des conséquences considérables pour tous les domaines de la recherche, mieux vaut interpréter les résultats avec circonspection. Afin de sensibiliser les utilisateurs à la question de la qualité des données démographiques, cet article propose une analyse systématique de la qualité de la mesure du nombre d’enfants à partir des données EU-SILC. À des fins de comparabilité, il se concentre sur le nombre d’enfants observés pour les femmes.

L'analyse du biais s’appuie sur deux informations importantes et complémentaires :
- une première partie descriptive quantifie le biais par âge et par rang de naissance, puis mesure le phénomène du départ des enfants ;
- une seconde partie, analytique, identifie les profils démographiques et socioéconomiques les plus susceptibles d’être associés à des mesures biaisées.

Cette analyse systématique est menée en comparant les données EU-SILC avec celles de deux autres sources de données : pour la différenciation du biais par âge et par rang de naissance, la comparaison s’effectue avec des mesures issues de la base de données sur la fécondité humaine (Human Fertility Database, HFD). Pour l’analyse du biais en fonction des caractéristiques démographiques et socioéconomiques, on utilise la déclinaison française d’EU-SILC à savoir l’enquête Statistiques sur les ressources et les conditions de vie (SRCV), qui inclut une question sur le nombre d’enfants vivant respectivement dans et hors du ménage.
Il est possible d'utiliser SRCV pour identifier les profils socioéconomiques qui, dans EU-SILC, donnent lieu aux mesures de la fécondité les plus biaisées du fait que les enfants extérieurs au ménage sont exclus des observations.

Les camarades influencent-ils la réussite et le parcours des élèves ?

Revue de littérature sur les effets de pairs...
LIEPP Working Paper 86
  • Image: Classroom scene with teacher & students, Boston City Archives (CC BY 2.0)Image: Classroom scene with teacher & students, Boston City Archives (CC BY 2.0)

Les camarades influencent-ils la réussite et le parcours des élèves ?

Une revue de littérature sur les effets de pairs dans l'enseignement primaire et secondaire

Olivier Monso (MENJ-DEPP, OSC, LIEPP), Denis Fougère (OSC-LIEPP),
Pauline Givord (INSEE-SPP Lab, CREST), Claudine Pirus (MENJ-DEPP)

LIEPP Working Paper n° 86, avril 2019 (32p.)

Téléchargement en libre accès (SPIRE)

En  éducation,  les  effets  de  pairs  résultent  des  différents  types  d’interactions  entre  élèves,  au  sein  d’une  même  classe  ou  d’un  même  établissement.  Toutefois,  caractériser  la  nature  et  mesurer  l’influence de ces interactions pose des problèmes méthodologiques statistiques substantiels. Ce document vise à présenter les difficultés relatives à la mesure des effets de pairs en éducation, ainsi que les résultats des recherches qui leur ont été consacrées dans l’enseignement primaire et secondaire.
LIEPP WP 86 - AVril 2019S’il est facile de mettre en évidence une corrélation entre le comportement d’une personne (en termes de consommation, de parcours scolaire...) et celui de ses collègues, amis ou camarades de classe, il est bien plus difficile d’en déduire une causalité, notamment parce que la formation des groupes de pairs est rarement le fait du hasard. Comprendre cette difficulté, et y apporter des réponses méthodologiques, est toutefois nécessaire en raison des enjeux de politique publique. Le domaine de l’éducation illustre pleinement la nature de ces enjeux : aux politiques et aspirations visant à promouvoir la mixité sociale et scolaire font  écho  les  interrogations  récurrentes  quant  à  leur  efficacité  pour  les  élèves  concernés.  La thématique des effets de pairs évoque également la question de la constitution de classes de niveau dans les établissements, notamment dans les collèges.

Au sein d’un établissement, les élèves sont influencés par la composition socio-économique et le niveau scolaire de  leurs  pairs.  Les  élèves  de  milieu  défavorisé,  ou  en  difficulté  scolaire,  y  sont  en  général  plus  sensibles.  En  raison  de  tels  effets,  les  phénomènes  de  ségrégation  peuvent  aggraver  les  inégalités  scolaires. Les résultats des recherches relatives aux effets de pairs ne sont toutefois pas convergents.

Que sont les effets de pairs ?

Les  effets  de  pairs  correspondent  aux  effets  résultant  des  interactions  entre  individus  :  par l’intermédiaire  de  leurs  caractéristiques  et  leur  comportement,  des  personnes  situées  dans  un environnement  commun  (habitant  dans  le  même  quartier,  scolarisées  dans  la  même  classe...) s’influencent mutuellement. La notion d’« effets de pairs » est inséparable de celle de « groupe de pairs », qui, dans le document, correspond en général aux élèves faisant partie de la même classe ou du même établissement scolaire.

Les méthodes et indicateurs en épidémiologie

Kévin Jean (CNAM) - METSEM#22 - 16 mai
  • Image microOne (via Shutterstock)Image microOne (via Shutterstock)

METSEM #22

Séminaire de méthodologie

 Lieu d’échanges et de partages autour de la pluralité des outils et des méthodes des sciences humaines et sociales

Kévin Jean (MESuRS, CNAM Paris)

Maître de conférences - Épidémiologie, modélisation

Jeudi 16 mai à 10h - 12h (ouvert à tous)

Salle Annick Percheron, 98 rue de l'Université 75007 Paris

Kévin Jean (CNAM)

Les méthodes et indicateurs en épidémiologie – et comment ils peuvent être utilisés dans les sciences sociales

L’épidémiologie se donne pour objectif d’étudier le risque de survenue d’un événement de santé dans une population (épidémiologie descriptive) et d’identifier les facteurs qui le déterminent (épidémiologie étiologique).
Dans cet exposé sera présenté la démarche épidémiologique en mettant en évidence les différents types d’étude sur lesquelles elle repose (enquêtes, études cas-témoin, cohortes), la nature des données générées (transversales, rétrospectives, prospectives) ainsi que les indicateurs fréquemment utilisés.
La plupart des exemples seront tirés du champ de l’épidémiologie sociale, qui vise à mettre à jour des associations entre indicateurs de santé et indicateurs socioéconomiques.

Un temps sera réservé à l'échange et aux questions.

Inscrivez-vous ici : https://metsem.hypotheses.org/710

Meal times and synchronization: A cross-metropolitan comparison between Santiago (Chile) and Paris

The Social Science Journal
May 2019
  • Image : vandame (via Shutterstock)Image : vandame (via Shutterstock)

Meal times and synchronization: A cross-metropolitan comparison between Santiago (Chile) and Paris (France)


Anne Lhuissier, Claudia Giacoman, Coline Ferrant (OSC)
Denisse Devilat, Daniella Leal, Pamela Ayala, Giselle Torres et Pierre Chauvin


The Social Science Journal
(online 3 May 2019)

https://doi.org/10.1016/j.soscij.2019.02.007 (Elsevier)

This paper compares meal schedules and their social determinants in two metropolises, Santiago (Chile) and Paris (France). The empirical material is drawn from two comparable data sources: Encuesta de Comensalidad en Adultos de la Región Metropolitana (Santiago, Chile) and Santé, Inégalités et Ruptures Sociales (Paris, France). The research highlights cross-metropolitan similarities and disparities between Santiago and Paris regarding meal times and synchronization (change in rhythmic activities induced by interaction of an oscillator with another ones).

Fig. 1. Mealtime distribution in Santiago and Paris.Both metropolises share a similar and marked three-meal pattern. Both in Santiago and Paris, lunch is more synchronized than dinner, for reasons pertaining to professional and school rhythms.
Dinner, however, demonstrates an important coordination effort towards the synchronization of social time within the family. However, this comparison also highlights important disparities between the two metropolises regarding meal schedules, the amplitude of synchronization, and sociodemographic patterns that express a different relationship to food and eating norms: negotiated in Santiago and rigid in Paris.
These differences not only refer to nutritional requirements (content, frequency, pace of the meals, place and commensality) but also to familial and educational purposes. They express cultural norms regarding food and eating according to economic organizations and level of development.

Male Family Caregiver’s Well-being

Balancing Work and Elderly Care in Japan
Hiroko Umegaki, Séminaire scientifique de l'OSC, 10 mai 2019
  • Image Trung Kaching (CC BY 2.0) Elderly People in Japan (via Flickr)Image Trung Kaching (CC BY 2.0) Elderly People in Japan (via Flickr)

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 10 mai 2019 de 11h30 à 13h

Male Family Caregiver’s Well-being:
Balancing Work and Elderly Care in Japan

Hiroko Umegaki (OSC)

Hiroko UmegakiDemographic ageing of industrialised countries makes issues related to elderly care increasingly pressing, requiring not only formal institutionalised care but also, critically, home care.

In Japan, due to the reconstruction of family roles and responsibilities, shifts of social expectations of gender roles, and pressure for cost efficient care, a new group of caregivers is rapidly emerging – middle aged male family caregivers who, however, also often work.

As it is relevant and timely to learn from countries that are in advanced stages of societal ageing as is Japan, I focus on male employees facing elderly care needs who support parents living at home while working.

I find that there are differences between institutional stakeholders and such men as to whether the pressures of elderly care should be addressed as a broader societal issue or as part of the personal, family domain.
Further, preliminary findings indicate that achieving well-being in care-and-work may not lead to aiming for balance in reconciling work, care and family.

Research funded by Horizon 2020 Marie Curie Actions.

Handicap et travail

Anne Revillard
Presses de Sciences Po, col. Sécuriser l'emploi
  • Image Riopatuca via Shutterstock et Presses de Sciences PoImage Riopatuca via Shutterstock et Presses de Sciences Po

Handicap et travail

Anne Revillard

Presses de Sciences Po, collection Sécuriser l'emploi, 120 p., mai 2019, isbn 9782724624458
Parution prévue le 16 mai

Anne Revillard (OSC)Comment favoriser l’accès à l’emploi et la sécurisation des parcours professionnels des personnes handicapées ?

Dans son dernier ouvrage, la sociologue Anne Revillard alimente la réflexion sur ces questions par une étude de la situation de cette population sur le marché du travail et un bilan des politiques existantes.

Quotas, droit de la non-discrimination, travail protégé et adapté, aménagements, accompagnement vers et dans l’emploi, reclassement… Le handicap au travail fait l’objet d’un foisonnement de dispositifs souvent mal connus et encore peu évalués.

Le droit de la non-discrimination suffira-t-il à lever les obstacles à l’insertion professionnelle ? En quoi l’emploi accompagné constitue-t-il une alternative pertinente au travail protégé ? Comment favoriser la fourniture des aménagements nécessaires et le développement de politiques organisationnelles véritablement inclusives ? Telles sont quelques-unes des questions abordées par cet ouvrage, à partir d’une analyse de la situation française à la lumière des apports de la littérature internationale.

Handicap et travail - Presses de Sciences Po - 2019Plan de l'ouvrage : Handicap, travail et action publique - Personnes handicapées et emploi : état des lieux - Accéder à l'emploi - Travailler autrement : travail protégé, entreprises adaptées et emploi accompagné - Rester en emploi - Normaliser le handicap au travail.

Anne Revillard est Associate professor en sociologie à Sciences Po, OSC et LIEPP. Elle travaille notamment sur l'évaluation et la réception des politiques publiques.

L'ouvrage est réalisé en partenariat avec la Chaire pour la sécurisation des parcours professionnels.

The Middle Classes, Housing and Schooling in the City

Comparative Perspectives from Europe, South America and Asia
Workshop, June 28th 2019 at Sciences Po - LIEPP
  • Image Bronis e Drones via Shutterstock. Condominiums for Brazilian middle classImage Bronis e Drones via Shutterstock. Condominiums for Brazilian middle class

The Middle Classes, Housing and Schooling in the City
Comparative Perspectives from Europe, South America and Asia

Workshop organized by Marco Oberti and Quentin Ramond (Sciences Po - OSC - LIEPP & Programme Cities are Back in Town)

June 28 2019 | 9:30am – 7:00pm

Sciences Po, 254 boulevard Saint-Germain, Paris 7e, LIEPP meeting room

The workshop explores the interactions between middle-class housing and schooling practices and experiences in major cities across Europe, South America and Asia, calling into question their spatial dimension.

It will bring together scholars using theoretical and empirical tools from urban research, sociology of education and sociology of social stratification to reflect on the way space, housing and education interact in the definition of the middle classes and inform their role in the evolution of cities:

How are housing and schooling strategies articulated and foster uneven trajectories within the middle classes?
What do these practices tell us about their relationships to other social groups and public institutions?
What variations can we detect between cities?
How do they relate to differences in terms of housing markets, school systems and middle-class characteristics?

Abstracts  |  Subject to availability. Please register!

Program

  9:30-10:00    Welcome
10:00-10:15    Introduction by Marco Oberti & Quentin Ramond
   
10:15-12:30    The Middle Classes in the City: Theoretical Debates and Empirical Issues
     Chair: Philippe Coulangeon

•    Tim Butler & Chris Hamnett
Social Reproduction and the Remaking of the Gentrified Inner City.
•    Emmanuelle Barozet
Middle Classes Nomenclatures and Measurement: Comparative Perspectives between Europe and Latin America.
•    Adalberto Cardoso & Edmond Préteceille
The Middle Classes in the Metropolises. A North-South Comparison.
   
12:30-14:00    Lunch break
   
14:00-15:40    The Middle Classes, Housing and Schooling in the City (1)
     Chair: Pauline Clech

•    Tim Butler & Chris Hamnett
Searching for excellence: the middle classes, education and housing in Beijing.
•    María Luisa Méndez & Modesto Gayo
Socio-spatial Trajectories of Upper Middle Class Reproduction in the Neoliberal City.

15:40-16:00    Coffee & tea break
   
16:00-18:15    The Middle Classes, Housing and Schooling in the City (2)
     Chair: Edmond Préteceille

•    Thomas Maloutas
The Relocation of Middle-Class Groups in Athens (1991-2011) and its Relation to the Spatially Uneven Distribution of School Quality.
•    Willem Boterman & Sako Musterd
Social Rent: Causing or Reducing School Segregation?
•    Marco Oberti & Quentin Ramond
Middle Classes Residential Status and School Patterns in the Paris Metropolis.
   
18:15-18:45    Conclusion by Bruno Cousin & Tommaso Vitale

Nos chercheurs interviennent...

Séminaires dans la semaine du 15 au 19 avril 2019
  • Images OSC et Alexis LecomteImages OSC et Alexis Lecomte

Retrouvez nos chercheurs lors de prochains séminaires, proposés dans la semaine du 15 au 19 avril.

Angela Greulich (OSC)Angela Greulich au FacSem Sciences-Po, jeudi 18 avril 2019, à 12h30 (13 rue de l'Université, Salle du Conseil).

Inequalities in fertility behaviour between and within European countries. Context dependency and policy relevance

(Autre présentation : Golvine de Rochambeau, Dept. d'économie - Access to Large Buyers and Firm Growth: Experimental Evidence from Liberia.)

Page d'inscription

 Jen Shradie (OSC)Jen Schradie dans le cadre des Rendez-vous de la recherche à Sciences Po, Mardi 16 avril 2019, séance « Le numérique peut-il réinventer la démocratie ? », de 17h à 19h (Amphithéâtre Jacques Chapsal, 27 rue Saint-Guillaume, Paris 7e).

The Revolution That Wasn’t: How Digital Activism Favors Conservatives

Page de présentation du séminaire

Jen Schradie intervient également dans le Séminaire d'Analyse des Structures et des Processus Sociaux (SPS), vendredi 19 avril 2019 de 15h à 17h (Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, Paris 6e).

Pluralism, Participation and Personalization: How Digital Fails to Deliver

Page de présentation et d'inscription

A signaler que Mirna Safi est discutante de la prochaine séance du séminaire proposé par l'Axe Discriminations et inégalités sociales du LIEPP accueillant Laure Bereni (Chargée de recherche au Centre Maurice Halbwachs), jeudi 18 avril 2019 de 17h à 19h (LIEPP, 254 Bd St-Germain, Paris 7e).

La valeur professionnelle de l'identité. Race, genre et management à Paris et à New York

Page de présentation et inscription

Denis Fougère est lui discutant lors de la séance proposée par l'Axe politiques éducatives du LIEPP accueillant Axelle Charpentier et Thierry Rocher (Ministère de l'éducation supérieure, de la recherche et de l'innovation - DEPP), mardi 16 avril de 16h30 à 18h (LIEPP, 254 Bd St-Germain, Paris 7e).

Dispositif d'observation et d'évaluation « CP Dédoublés » : premiers résultats

Page de présentation et inscription

La Dataviz pour les nul·e·s -

Donato Ricchi (Medialab)
METSEM #21, 18 avril 2019
  • Jacques Bertin, Sémiologie graphique (1973)Jacques Bertin, Sémiologie graphique (1973)

METSEM #21

Séminaire de méthodologie

 Lieu d’échanges et de partages autour de la pluralité des outils et des méthodes des sciences humaines et sociales

Donato Ricco (Medialab, Sciences Po)

Designer de la Communication et chercheur dans le domaine de la visualisation de l’information et des données

Jeudi 18 avril à 10h - 12h (ouvert à tous)

Salle Annick Percheron, 98 rue de l'Université 75007 Paris

Donato Ricchi (Sciences Po)

La Dataviz pour les nul•le•s : Design perspectives on Information

Au fur et à mesure que les outils, les techniques et les approches de visualisation des données et de l'information deviennent de plus en plus répandus et simplifiés, l'activité de lecture et d'interprétation des visualisations est souvent laissée à l'arrière-plan. Au cours de la séance, nous nous concentrerons sur le décodage d'une série de visualisations pour imaginer et comprendre comment un public potentiel peut s'y identifier. L'accent sera mis sur la dépendance mutuelle des activités de codage et de décodage, sur la base de la logique sémiotique de Jacques Bertin.

Inscrivez-vous ici : https://metsem.hypotheses.org/692

Migrants’ connections within and beyond borders: insights from the comparison of three categories of migrants in France

Mirna Safi, Cris Beauchemin
Ethnic and Racial Studies, March 2019
  • Photographie Ranta Images via ShutterstockPhotographie Ranta Images via Shutterstock

Ethnic and Racial Studies Journal

Migrants’ connections within and beyond borders: insights from the comparison of three categories of migrants in France

Cris Beauchemin (INED) & Mirna Safi (OSC)

Ethnic and Racial Studies


Published online 01 March 2019

DOI: 10.1080/01419870.2019.1572906 - 20 p.


Since the mid-1990s, the concept of transnationalism has been increasingly used and discussed. Some authors have contested its novelty, arguing that all types of migrants, including internal ones, tend to remain connected to their home place. In this paper, we provide new quantitative evidence to show that migration, be it internal or international, entails a similar sort of connectedness between places. Using a nationally representative survey carried out in France (TeO, N = 21,761 individuals), we systematically compare the transterritorial connections of international migrants, French migrants born abroad and French migrants born in overseas territories. Our findings show that all migrants maintain transborder ties, with particular intensity among French overseas migrants. Owing to border effects, oversenas migrants exhibit higher levels of sociopolitical and “re-migration” connections and are less engaged in economic relations. The results also show that transterritorial connections are affected by similar determinants across the three categories of migrants.


Figure 2. Marginal effects of generation, nationality, multilingualism, and family ties across migrant categories (p. 10)

Figure 2 - Safi, Beauchemin, 2019


Mirna Safi (OSC)In the literature, connections between “here” and “there” are predominantly viewed as connections between places of destination and origin. Challenging the notion of transnationalism, Waldinger and FitzGerald (2004) highlighted the fact that these connections are, above all, about people trying to maintain relations with a homeland, be it abroad or not (Waldinger and FitzGerald 2004). In this paper, depending on the type of transterritorial practice, we considered connections with the homeland and also with other places outside mainland France, without being able to distinguish precisely the remote places of engagement. To some extent, the transterritorial ties observed in this study thus revert to some sort of “cosmopolitism” (having in mind that these ties are not always transnational), rather than exclusively to a kind of homeland attachment.

The Revolution That Wasn’t: How Digital Activism Favors Conservatives

Jen Schradie, séminaire #ECNEHESS
  • The Revolution that Wasn't: May 13, 2019, Harvard University Press The Revolution that Wasn't: May 13, 2019, Harvard University Press

Jen Schradie (OSC)

Séminaire #ecnEHESS Etudier les cultures du numérique,
jeudi 21 mars 2019, de 17h30 à 19h30,
Institut des Systèmes Complexes, salle séminaire 1.1, 113 rue Nationale, 75013, Paris.

Troisième séance d’approfondissement ouverte aux auditeurs libres avec Jen Schradie, co-fondatrice de ENDL (European Network on Digital Labour) et auteure de l'ouvrage The Revolution that Wasn’t à paraître en mai 2019 chez Harvard University Press, qu’elle présentera en avant-première.

Pour s’inscrire, merci de renseigner le formulaire.

The Revolution that Wasn't (Book)The Revolution That Wasn’t: How Digital Activism Favors Conservatives

From the Arab Spring and Occupy Wall Street to Black Lives Matter and #MeToo, many have hailed the democratizing power of digital activism. As a mode of political participation, it seems cheap, fast, and open to all. Yet, little is known about the variation of the actual cost of online participation in social movements across social classes. Jen Schradie’s research incorporates different social settings and spans from online to off-line activism practices, thus highlighting the high costs of online participation for working-class groups.
Despite the promise of equalizing online participation, digital activism tends to be less effective when horizontally organized volunteer groups aim to translate online goodwill into meaningful action. Conversely, large hierarchical political organizations with professional staff manage to amplify their digital impact. Not only does technology fail to level the playing field: it tilts it further, so that only the most sophisticated and well-funded players can compete.

Twitter logoSince the internet's founding in 1989, a lot has happened. From the Berlin Wall falling to Trump's wall building. In my new book, #TheRevolutionThatWasnt, I contextualize the digital pendulum swing from utopia to dystopia that mark the 30th anniversary of the Web.
The dawn of the internet age….unleashed a kind of revolutionary giddiness. Those most bullish about the potential impact of this massive global network believed it would fundamentally re-order nearly every corner of civilization, inevitably for the better.
The overarching ideology of this digital utopianism was a strange brew of hyper-capitalism mixed with 60s-era-socialist idealism.The ultimate free market of ideas & commerce would create a new balance of power that favored citizens over giant organizations, companies & govts.
In the wake of the Soviet Union collapsing and the tearing down of its bureaucratic symbols, from the Berlin Wall to statues of Stalin, the internet was the phoenix rising from the ashes. It could unite where the Cold War had divided.Technology would disrupt, flatten and revolutionize hierarchies. In the place of Orwellian propaganda and old-school communication tools would be new technologies in the hands of the people. Personalization, participation, & pluralism would bring digital democracy...

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Americanism and the Ethnic Core among Mexican Americans

Edward Telles
Séminaire scientifique de l'OSC, 12 avril 2019
  • Photo Thomas Hawk (CC BY-NC)Photo Thomas Hawk (CC BY-NC)

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 12 avril 2019 de 11h30 à 13h

Edward Telles
University of California, Santa Barbara

à l'invitation du Département de sociologie de Sciences Po

Based on a study of Mexican Americans in Los Angeles and San Antonio, we examine the ethnic and American identities of U.S. born Mexican Americans, including their abilities and attitudes about the Spanish language and attitudes about immigration. Almost without exception, the American identity of the respondents is constant whereas the strength and meaningfulness of their ethnic background varied by individual and by social context.  We then expound on the concept of the ethnic core to understand how ethnicity may remain strong despite assimilation and how it varies across the population.

Edward TellesEdward Telles
Distinguished Professor of Sociology
Department of Sociology
Social Sciences and Media Studies
University of California, Santa Barbara
UCSB Website - Project on Ethnicity and Race in Latin America (PERLA)

puce Main books:

  • Pigmentocracies. Ethnicity, Race, and Color in Latin America (2014, UNCPress)
  • Race in Another America: The Significance of Skin Color in Brazil (2004, Princeton University Press) [Distinguished Scholarly Publication Award from the American Sociological Association]

puce Selected papers:

  • (with Florencia Torche) "Varieties of Indigeneity in the Americas", Social Forces, October 2018.
  • "Latinos, Race, and the U.S. Census", The ANNALS of the American Academy of Political and Social Science, First Published April 2018.
  • (with Angela R. Dixon) "Skin Color and Colorism: Global Research, Concepts, and Measurement", Annual Review of Sociology, vol. 43, 2017, p. 405-424.
  • (with René D. Flores & Fernando Urrea-Giraldo)  "Pigmentocracies: Educational inequality, skin color and census ethnoracial identification in eight Latin American countries", Research in Social Stratification and Mobility, vol. 40, 2015, p. 39-58.

 Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr)

Everyday Europe

Social Transnationalism in an Unsettled Continent
Edited by Ettore Recchi & Adrian Favell, Policy Press, 2019
  • Images Policy Press & twenty1studio (via Shutterstock)Images Policy Press & twenty1studio (via Shutterstock)

Everyday Europe (cover book)

328 p., ISBN 978-1447334200, Policy Press (Bristol University Press), 1st February 2019.

Edited by Ettore Recchi (Professor of Sociology at OSC - Sciences Po and part-time Professor at the Migration Policy Centre of the EUI, Florence) and Adrian Favell (Chair in Sociology and Social Theory at the University of Leeds).
Other Authors
Fulya Apaydin (Institut Barcelona d'Estudis Internacionals)
Roxana Barbulescu (School of Sociology and Social Policy of the University of Leeds)
Michael Braun (GESIS - Leibniz Institute for the Social Sciences and  University of Mannheim)
Irina Ciornei (Institute of Sociology at the University of Bern)
Niall Cunningham (Geography Department at Durham University)
Juan Díez Medrano (Universidad Carlos III, Madrid)
Deniz Duru (Media, Cognition and Communication Department at the University of Copenhagen)
Laurie Hanquinet (Department of Sociology at the University of York)
Janne Solgaard Jensen (Independent Research Fund Denmark)
Steffen Pötzschke (Department Survey Design and Methodology at GESIS - Leibniz Institute for the Social Sciences)
David Reimer (Aarhus University)
Justyna Salamońska (Centre of Migration Research and Institute of Sociology, University of Warsaw)
Mike Savage (London School of Economics)
Albert Varela (School of Sociology and Social Policy and the Q-Step Centre at the University of Leeds)

Drawing on unique research and rich data on cross-border practices, this book offers an empirically-based view on Europeans’ interconnections in everyday life. It looks at the ways in which EU residents have been getting closer across national frontiers: in their everyday experiences of foreign countries – work, travel, personal networks – but also their knowledge, consumption of foreign products, and attitudes towards foreign culture.

These evolving European dimensions have been enabled by the EU-backed legal opening to transnational economic and cultural transactions, while also differing according to national contexts. The book considers how people reconcile their increasing cross-border interconnections and a politically separating Europe of nation states and national interests.

Main chapters:

  • Introduction: Social transnationalism in an unsettled continent
  • Cartographies of social transnationalism
  • The social structure of transnational practices
  • Cultural boundaries and transnational consumption patterns
  • Social transnationalism and supranational identifications
  • Explaining supranational solidarity
  • Narratives and varieties of everyday transnationalism
  • Understanding Romanian's cross-border mobility in Europe: movers, stayers and returnees
  • Transnational Turkey: the everyday transnationalism and diversity of Turkish populations in Europe
  • Is social transnationalism fusing European societies into one?

Everyday Europe. Figure 0.2, p. 17

The Decline of Intergenerational Mobility in Denmark:

Returns to Education, Demographic Change, and Labor Market Experience
Martin David Munk - Joint Seminar OSC & MaxPo, 8 February
  • Image wong yu liang, via ShutterstockImage wong yu liang, via Shutterstock

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

Séance organisée avec le MaxPo (SCOOPS Seminars)

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 8 février 2019 de 11h30 à 13h

The Decline of Intergenerational Mobility in Denmark: Returns to Education, Demographic Change, and Labor Market Experience

Martin D. Munk, Aalborg University

(research project conducted with David J. Harding, University of California, Berkeley)

Although there is some evidence of declining intergenerational mobility in industrialized countries, the sources of these changes are not well understood. This paper examines changes in intergenerational mobility in Denmark, which has one of the highest levels of intergenerational mobility in the world.
We show that mobility has been declining for both men and women since the late 1950s across the most recent cohorts who are now old enough to measure permanent adult income, and that these changes were concentrated among children born into the middle three-fifths of the income distribution. We examine the sources of this decline by testing hypotheses related demographic processes, returns to education, and work experience.
Our results highlight the importance of both parent and child work experience and family structure in the family of origin among both men and women as well as, to a lesser degree, marital status, assortative mating, and childbearing among women. Although education was an important driver of parent-child income rank associations in each cohort, it played little role in accounting for increases in those associations across cohorts.

Martin D. Munk
Martin David Munk
Professor
The Faculty of Social Science
Department of Political Science
Centre for Comparative Welfare Studies
Aalborg University

 Discussant: Louis-André Vallet (OSC).

Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

La voie royale ? Devenirs professionnels et mobilité sociale des diplômé·e·s de l’enseignement supérieur français (1918-1984)

Julie Falcon et Pierre Bataille (UNIL)
Séminaire scientifique de l'OSC, 22 février 2019
  • Grant's Family, 1936. Fonds Yousuf Karsh. Bib. et Archives Canada, e010951078 Grant's Family, 1936. Fonds Yousuf Karsh. Bib. et Archives Canada, e010951078

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 22 février 2019 de 11h30 à 13h

Julie Falcon (UNIL-LIVES) et

Pierre Bataille (UNIL-LACCUS/ISS)

Julie FalconPierre Bataille

La voie royale ? Devenirs professionnels et mobilité sociale des diplômé·e·s de l’enseignement supérieur français (1918-1984)

La plupart des études quantitatives menées sur la mobilité sociale se sont longtemps basées sur l'idée que l'accès aux diplômes les plus élevés et les plus prestigieux induisait une diminution relative de l'incidence de l'origine sociale sur le devenir professionnel. Cette idée est d'ailleurs au fondement des politiques de démocratisation de l'enseignement supérieur dans la plupart des pays industrialisés. A partir du cas de l'analyse des diplômé·e·s français·e·s né·e·s entre 1918 et 1980, nous discuterons ce présupposé. Nous montrerons que, si l'on observe bien une diminution de la reproduction sociale dans les rangs des diplômé·e·s de Licence, l'incidence de l'origine sociale sur la carrière professionnelle reste forte parmi les titulaires de diplômes de deuxième cycle (Maîtrise, DEA, Master...) ou de troisième cycle (Doctorat) et - surtout - parmi ceux et celles qui sortent d'établissements sélectifs (grandes écoles). Les données recueillies permettent aussi d’analyser les dynamiques d’accès aux différents pôles du champ du pouvoir français et ainsi esquisser certaines hypothèses articulant problématiques issues de la sociologie de la mobilité sociale et de la sociologie des élites.

Pierre Bataille est Premier assistant à L'Institut des Sciences Sociales (ISS) et au Laboratoire capitalisme, culture et sociétés (LACCUS).
Julie Falcon a participé aux projets du Pôle de recherche national NCCR LIVES, Université de Lausanne. Elle est aujourd'hui collaboratrice scientifique pour le Swiss Federal Statistical Office (FSO) et chercheuse associée à l'Institute for Adult Learning Singapore.

Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

Illustration : "Family portrait, including Mrs. Grant, 1936 / Portrait de la famille de madame Grant, 1936", Yousuf Karsh. Fonds Yousuf Karsh. Bibliothèque et Archives Canada, e010951078 (CC - BY) via Flickr.

Nouveaux chantiers de thèse 2019

Ils·elles ont choisi de conduire leur recherche doctorale à l'OSC
  • Les 7 nouveaux doctorants de l'OSC en 2019...Les 7 nouveaux doctorants de l'OSC en 2019...

Comme à chaque rentrée universitaire, l'OSC a le plaisir d'accueillir de nouveaux doctorants, porteurs de sujets d'étude variés. L'équipe d'enseignants-chercheurs de l'OSC a mis en place et renforcé une politique d'encadrement doctoral et de formation de jeunes chercheurs, en partenariat avec l'École doctorale de Sciences Po et les structures partenaires (LIEPP, MaxPo). L'HCERES a souligné dans son dernier avis "l'excellent placement des jeunes docteurs [de l'OSC] dans le monde académique".

Nouveaux doctorants 2019 à l'OSC Célia Bouchet
Des situations de handicap aux situations de classe et de statut. Quelle incidence des limitations fonctionnelles sur la place des personnes dans la stratification sociale ?
Dir. Anne Revillard et Philippe Coulangeon

Marta Facchini
Economic instability and early skill development: assessing the patterns and the underlying mechanisms
Dir. Carlo Barone

 Jeanne Ganault
La conciliation des temps sociaux face à la réalité des inégalités d’autonomie temporelle
Dir. Laurent lesnard et Nicolas Robette (CREST)

 Maël Ginsburger
Les pratiques environnementales entre contraintes, styles de vie et manières d'habiter
Dir. Philippe Coulangeon et Ivaylo D. Petev (GENES-CREST)

 Marta Veljkovic
L'évolution de la mobilité sociale en cours de carrière (France 1964-2015) : les trajectoires socioprofessionnelles, leurs ressorts familiaux et leurs conséquences subjectives
Dir. Louis-André Vallet et Delphine Remillon (INED)

 Olivier Monso
La ségrégation entre les établissements scolaires et ses conséquences
Dir. Louis-André Vallet

 Siresa López Berengueres
Mobility, social class, intergroup relations and European identity: Does social diversity matter?
Dir. Ettore Recchi

Doctorant du MaxPo affilié à l'OSC :

Alexis Baudour
Influence of Economic Factors on Right-wing populist Voting
Dir. Olivier Godechot

De qui mesure-t-on l’intégration ?

Remigration des immigrés et insertion professionnelle en France
Louise Caron - Revue Population
  • Louise Caron, Population, 2018Louise Caron, Population, 2018

De qui mesure-t-on l’intégration ?
Remigration des immigrés et insertion professionnelle en France

Louise Caron (OSC et LIEPP)

Revue Population, n° 2018/3, vol. 73, p. 503-542 (décembre 2018)

La plupart des études quantitatives sur l’immigration en France font l’hypothèse implicite que les immigrés s’installent de façon permanente dans le pays de destination. Pourtant, beaucoup d’entre eux repartent, soit pour rentrer dans leur pays d’origine, soit pour se rendre dans un pays tiers. L'article analyse ces mécanismes de remigration ainsi que leurs conséquences empiriques et méthodologiques pour l’étude du devenir des immigrés en France. Le large panel administratif de l’Échantillon démographique permanent donne l’opportunité d’examiner les sorties du territoire entre 1975 et 1999.

Ces analyses montrent que les immigrés qui repartent sont caractérisés par des situations familiales et professionnelles spécifiques, ce qui pourrait affecter la validité des études sur l’intégration.

En comparant l’évolution de l’accès à l’emploi des immigrés à partir d’estimations transversales et de panel, on montre néanmoins que les mesures standards de l’insertion professionnelle de ces derniers par rapport aux natifs sont peu biaisées par un phénomène de remigration sélective. Cette démarche méthodologique invite à interroger le postulat classique de la migration permanente quand on analyse quantitativement les processus d’intégration.

Plan de l'article :

 I. Mesurer l’intégration des immigrés quand les migrations ne sont pas toujours permanentes

    1. 1. La remigration, un processus sélectif ?
    2. 2. Analyses transversales, mouvements de population et biais de sélection
  1. II. Le contexte français
    1. 1. L’invisibilité des départs de France
    2. 2. Activité professionnelle et chômage des immigrés en France (1975-1999)
  2. III. Données et méthodologie
    1. 1. Une utilisation originale de l’Échantillon démographique permanent (EDP)
    2. 2. Méthodologie
  3. IV. Résultats
    1. 1. Les départs d’une partie des immigrés ne sont pas le résultat de processus aléatoires
    2. 2. La remigration des immigrés n’affecte pas les tendances générales de l’intégration
  4. Conclusion

Accès à l'article via le portail CAIRN

Debate: The ‘gilets jaunes’ movement is not a Facebook revolution

Jen Shradie
The Conversation, December 12, 2018
  • Image Christophe Becker via Flickr, "Manif gilets jaunes #2" (CC BY-NC 2.0)Image Christophe Becker via Flickr, "Manif gilets jaunes #2" (CC BY-NC 2.0)

Debate: The ‘gilets jaunes’ movement is not a Facebook revolution

In less than a month, France’s gilets jaunes (yellow vests) have gone from being a celebrated example of Facebook’s ability to power a spontaneous revolution to a cautionary tale of how social networks can be manipulated by outsiders to provoke outrage and sow dissent. But in both of these extreme scenarios, the central actors lie outside France, whether it’s the platforms based in Silicon Valley or the suspected propagandists in Russia.

Because the gilets jaunes phenomenon couldn’t be connected to one particular trade union, political party or any other national organization, many looked to the role of the Internet to explain the emergence and diffusion of the protest movement, symbolized by the yellow safety vests that activists wear.

The French are accustomed to protests that are scheduled well in advance. There’s even an app called "C’est la grève" that announces strikes, be they with the railways, schools or elsewhere.

There’s an orderly fashion to so-called disruptive manifestations (as protests are referred to in French), but the gilets jaunes movement hasn’t followed the rules. So who exactly broke the rules? An easy answer has been the Internet.

Breaking the rules

In many ways, that’s the point of the gilets jaunes: they’re breaking the rules. Not only did they bypass traditional organizations, but they have accused the Parisian establishment, particularly President Emmanuel Macron, of being elitist and out of touch with the economic struggles of working-class people, particularly those in rural areas. They are not anti-tax in principle or even anti-government intervention, but they are against the type of decision-makers who supported an increase in the tax on diesel fuel without understanding how challenging it has been for people in the countryside to survive – they’re struggling because they have to drive farther and farther to get to fewer and fewer jobs, with wages that have not kept up with the costs of living.

And since existing institutions weren’t responding to these everyday needs, the protests that erupted in November have expanded to broader economic and political demands. But how did this movement happen? If it wasn’t existing organizations, many have said, it must be the Internet. A common example of this argument stems from the viral Facebook videos by Jacline Mouraud, a digitally savvy musician who lives in north-western France and early on encouraged people to protest.

The revolutionary power of social media is wishful thinking

Both scholars and journalists have argued that digital technology, rather than organizations, drive modern social movements. A decade ago, commentators dubbed the Iranian Green Movement in 2009 a "Twitter Revolution". Soon after, many suggested that a "Facebook Revolution" drove protests in Egypt. Scholars also claimed that the Internet was key to the 2011 anti-austerity movement in Spain and the American "Occupy Wall Street" movement.

More recently, with the Women’s March against Trump in 2017 or the gilets jaunes in 2018, the same argument is put forth. As a sociologist who researches social media, social movements and social class, I was not surprised at the overblown credit given to Facebook with these latest movements. Still, le sigh. Again?


Jacline Mouraud’s videos went viral, here on October 27


Yet over the past two years, this celebration over digital technology’s role in political participation took a dark turn. From Trump’s toxic tweets to Brexit’s online cesspool, the role of far-right outfits like Cambridge Analytica and Facebook itself came to light in fomenting far-right movements. And the French foreign minister recently announced an investigation into fake news and Russian manipulation of the gilets jaunes. What was once a horizontal digital army of white knights out to save the day was all of a sudden a horde of bots and hacks orchestrated by authoritarian institutions. Yet many still want to put faith in the Internet over institutions.

But both of these views, whether digital utopianism or dystopianism, fail to acknowledge people on the ground and their existing networks, as well as the fact that populist movements that seem to arise out of nowhere are not new to the digital era.

Just a tool

Without a doubt, the spread of information during a time of upheaval is certainly faster with the Internet. And the gilets jaunes are no exception. But do we call the French Revolution a "letter" movement? The American civil rights movement a "mimeograph" revolution? The Internet is a communications tool. An efficient one, but it’s still a tool.

Every radical movement has had their communication tools, such as radio with the French Resistance, yet those coded messages in the 1940s needed a network on the ground to make sense of them and respond. Many of the gilets jaunes protests at traffic circles (ronds-points, as they’re called in France) were organized by people who were already connected on Facebook through other ties or who work and live together in the same small towns.


The mimeograph, Films Archives NUC, 2014

Populist movements like the gilets jaunes often have spikes of initial protest without necessarily having formal organizations that link people together, or what scholars like to call "weak ties".

Yet existing institutions and networks, from the connections made by France’s Nuit debout movement to traditional unions of teachers and transport workers, were inspired to spread the news of the gilets jaunes during the emergence period of this movement. And the word "inspired" is the operating word here, as the gilets jaunes movement has motivated these organizations to not only participate in the protests but to take bolder stands on their own issues, such as the current teacher strikes and school occupations over the high school reforms.

And what is often forgotten is the still-critical role that traditional mainstream media play in disseminating information, such as the conservative French newspaper Le Figaro, which has run sweeping coverage of the protests since their inception. And French nightly television news has run non-stop footage and analyses of the protests.

Behind the hashtags are community ties and structural inequalities

But how can the gilets jaunes movement sustain itself? From the analysis and research presented in my upcoming book, The Revolution That Wasn’t: How Digital Activism Favors Conservatives (Harvard University Press), I found that over time, movements that have resources and infrastructure are more likely to harness the power of the Internet, and conservatives tend to have an advantage in this regard. Over the long run, it takes focused time and expertise to maintain online participation for social movements. Hierarchical, not horizontal, groups are more likely to be able to do this. Simply, more, not less, organization is required for digital activism to endure in a movement.

Yet I am not arguing that the gilets jaunes was sparked by a conservative organizational bureaucracy. Quite the contrary. It is an organic popular movement that wants the government to be more, not less, involved in improving the lives of the working-class. Yet we can already see how institutions, such as Jean-Luc Melenchon’s left-leaning La France Insoumise movement, have tried to fill the vacuum of this so-called leaderless movement. In the absence of a strong grassroots organization, others will take over, including orchestrated dis-information digital campaigns.

But nor is propaganda new to political movements. The problem with the pendulum swing of "Hooray, the Internet connects!" to "Boo, the Internet deceives!" is that neither explanation for protest takes into account the community ties before the protests began but more importantly, the broader structural crisis that brought people together in the first place.

This is a movement that is linked to power and economic differences – not just people feeling a financial squeeze at the end of the month but also eyeing the growing inequality between the elites and the working class all over France. And they’re not spending valuable time at protests or risking arrest because they are dupes to fake news. They are embedded in a societal context that drives their participation.

When I first moved to France in 2014 after studying populist movements in the United States – from Occupy Wall Street to the Tea Party – I was curious why there hadn’t been a strong left-wing populist movement in France like in Spain, the US or much of the western world in 2011.

I soon began to understand that despite the emergence of movements like Nuit debout and other protests against the "Loi travail" (a law that loosened worker protections), France’s social system was able to weather the storm of the economic recession that had plagued other countries. So even though digital activism was alive and well in 2011, a strong movement against neo-liberal policies had not yet emerged. Simply put, a popular movement drives Internet use. Not the other way around.

CC-BY-NDPreviously published here (original paper) by The Conversation, December 12, 2018, under Creative Commons Licence

Jen Schradie (OSC)See more

Nouvelles thèses 2018-2019 à l'OSC

Présentations des doctorant·e·s
11 janvier 2019 - 9h30
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 Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 11 janvier 2019 de 9h30 à 13h

Présentation des projets de thèse des 8 nouveaux doctorants 2018-2019

Cette séance traditionnelle du Séminaire scientifique de l'OSC, permet d'évoquer les premières perspectives de recherche, incluant questionnement, outillage méthodologique et terrain.

9h30 : Célia Bouchet
Des situations de handicap aux situations de classe et de statut. Quelle incidence des limitations fonctionnelles sur la place des personnes dans la stratification sociale ?
Dir. Anne Revillard et Philippe Coulangeon

10h00 : Marta Facchini
Economic instability and early skill development: assessing the patterns and the underlying mechanisms
Dir. Carlo Barone

10h30 : Jeanne Ganault
La conciliation des temps sociaux face à la réalité des inégalités d’autonomie temporelle
Dir. Laurent Lesnard et Nicolas Robette (CREST)

11h : pause café

11h25 : Maël Ginsburger
Les pratiques environnementales entre contraintes, styles de vie et manières d'habiter
Dir. Philippe Coulangeon et Ivaylo D. Petev (GENES-CREST)

11h50 : Marta Veljkovic
L'évolution de la mobilité sociale en cours de carrière (France 1964-2015) : les trajectoires socioprofessionnelles, leurs ressorts familiaux et leurs conséquences subjectives
Dir. Louis-André Vallet et Delphine Remillon (INED)

12h15 : Olivier Monso
La ségrégation entre les établissements scolaires et ses conséquences
Dir. Louis-André Vallet

12h40 : Siresa López Berengueres
Mobility, social class, intergroup relations and European identity: Does social diversity matter?
Dir. Ettore Recchi

How the Reification of Merit Breeds Inequality: Theory and Experimental Evidence

Fabien Accominotti
Séminaire scientifique de l'OSC, 25 janvier 2019, 12h
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Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 25 janvier 2019 de 12h à 13h30

Fabien Accominotti (LSE)

How the Reification of Merit Breeds Inequality: Theory and Experimental Evidence

In a variety of social contexts, measuring merit or performance is a crucial step toward enforcing meritocratic ideals. At the same time, workable measures are bound to obfuscate the fuzziness and ambiguity of merit, i.e. to reify performance into an artificially crisp and clear-cut thing, such as a rating for example. This paper explores how the reification of employee performance in organizations contributes to legitimize inequality in employee compensation. It reports the findings of a large-scale experiment asking participants to divide a year-end bonus between a set of employees, based on the reading of their annual performance reviews. In the experiment’s non-reified condition, reviews are narrative evaluations. In the reified condition, the same narrative evaluations are accompanied by a crisp rating of the employees’ performance on a scale ranging from “unacceptable” to “exceptional.”

We find that participants are more willing to reward employees unequally when performance is reified, even though employees’ levels of performance do not vary across conditions: most notably, the bonus gap between top- and bottom-performing employees increases by 20% between our non-reified and reified conditions; and it rises by another 10% when performance is presented as a quantified score. Further analyses of the mechanisms at play suggest that reification acts by making participants more accepting of the idea that individuals are indeed more or less talented and valuable, thereby increasing their willingness to reward them unequally. This has direct implications for understanding the legitimacy of economic inequality in contemporary societies – and ultimately for working toward curbing such inequality.

Fabien Accominotti (LSE)

Fabien Accominotti
Assistant Professor,
Department of Sociology,
London School of Economics and Political Science



Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

Urbanité et pratiques : enquête sur le pain rassis dans deux contextes urbains français

Coline Ferrant
Séminaire scientifique de l'OSC, 21 décembre 2018
  • Image SpeedKingz / ShutterstockImage SpeedKingz / Shutterstock

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 21 décembre 2018 de 11h à 13h : 2 présentations (voir Thaíssa Bispo)

Coline Ferrant (OSC)

Urbanité et pratiques: enquête sur le pain rassis dans deux contextes urbains français

Comment l'urbanité – un ensemble d'éléments environnementaux, culturels et interactionnels distinctifs d'un contexte urbain – influence les pratiques – ce que les habitants font avec des objets et comment ces actes sont influencés par leurs styles et conditions de vie ?

La communication porte sur les pratiques d'usage du pain rassis dans deux contextes urbains français : jeter à la poubelle, pendre au mobilier urbain, et jeter par terre dans les cités vs. jeter à la poubelle dans les villes. Je démontre d'abord que les habitants produisent du pain rassis dans les cités comme dans les villes en raison de similarités dans leurs styles et conditions de vie, et ensuite que les habitants des cités et non des villes pendent au mobilier urbain ou jettent par terre en raison de différences d'urbanité. Finalement, pendre au mobilier urbain est une performance de faceless communality, jeter par terre reflète un faceless estrangement, et jeter à la poubelle implique des discours de face estrangement.

Urbanity in Practice: An Inquiry into Residents’ Deeds with Stale Bread in Two French Urban Contexts

How does urbanity – a bundle of environmental, cultural, and interactional elements distinctive to an urban context – shape practice – what residents do with objects and how these deeds take shape within lifestyles and living conditions? The presentation inquires into deeds with stale bread in two French urban contexts: tossing, hanging, and littering in cités vs. tossing in villes. I demonstrate that residents produce stale bread in both cités and villes because of similarities in lifestyles and living conditions; next, some residents hang or litter stale bread in cités and not in villes because of differences in urbanity. Ultimately, hanging is a performance of faceless communality, littering reflects faceless estrangement, and tossing involves voices of face estrangement.

Coline FerrantColine Ferrant est doctorante à l'OSC dans le cadre du double diplôme Sciences Po / Northwestern University. Titre de sa thèse : « L'alimentation dans la ville : Paris - Chicago » (directeur Marco Oberti).


Entrée sur inscription préalable pour les personnes extérieures à Sciences Po : bernard.corminboeuf@sciencespo.fr.

Policies of Social Openness in Access to Brazilian Higher Education and Meritocracy

Thaíssa Bispo (IESP/UERJ)
Séminaire scientifique de l'OSC, 21 décembre 2018
  • Image Alf Ribeiro / Shutterstock (USP-Sao Francisco law school in Sao Paulo)Image Alf Ribeiro / Shutterstock (USP-Sao Francisco law school in Sao Paulo)

 Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 21 décembre 2018 de 11h à 13h : 2 communications (voir Coline Ferrant)

Thaíssa Bispo (IESP/UERJ )

Policies of Social Openness in Access to Brazilian Higher Education and Meritocracy

Brazilian higher education is historically marked by the presence of elite and exclusionary mechanisms, leading to the reproduction of social inequalities and stratification.
The main objective of the research is to investigate the establishment of the State policy of openess intended to promote the processes of inclusion and democratization in Brazilian universities. We tackle the issue of public policies for inclusion from the perspective of the social actors who are the direct beneficiaries. 

The 2000s saw the the institutionalization of affirmative actions and the implementation of redistributive public policies to correct social inequalities. The aim is to open access to higher education to certain classes and social groups.

In particular, we examine two measures:

  • the popular pre-college courses which help to prepare the selection tests of public universities and develop students' critical sense;
  • the quota law which establishes the reservation of places in public institutions of higher education, based on socioeconomic and ethno-racial criteria.

The analysis of students' perceptions about the policy of quotas and our qualitative - quantitative methodology leads us to highlight the existence of a paradox: if the popular pre-university courses are attempts to correct inequalities, they have practices and discourses that reinforce ideas of merit and effort, which ultimately discourage the use of inclusive policies, leading to counterproductive effects.

We also show the presence of meritocratic ideals as background in the arguments and justifications of both favorable and contrary positions to the acceptance of quota policies.

Politiques d'ouverture sociale dans l'accès à l'enseignement supérieur et à la méritocratie brésilienne

L'enseignement supérieur brésilien est historiquement marqué par la présence de mécanismes élitistes et d'exclusion aboutissant à la reproduction des inégalités sociales et à la stratification.

L'objectif principal de la recherche est d'examiner la mise en place par l'État d’une politique d’ouverture, destinée à favoriser les processus d'inclusion et de démocratisation dans les universités brésiliennes. Nous abordons la question des politiques publiques en faveur de l' inclusion dans la perspective des acteurs sociaux qui en sont directement les bénéficiaires.

Les années 2000 voient l'institutionnalisation d’actions de “discimination positive” et la mise en oeuvre de politiques publiques à caractère redistributif pour corriger les inégalités sociales. L’objectif étant d’ouvrir l'accès à l’enseignement supérieur à certaines classes et groupes sociaux.

Nous examinons plus particulièrement deux dispositifs :

  • les cours populaires pré-universitaires qui aident les étudiants des classes populaires à préparer les tests de sélection à l’entrée des universités publiques, et à développer leur sens critique,  
  • la loi sur les quotas qui réserve des places dans les établissements publics d'enseignement supérieur sur la base de critères socio-économiques et ethno-raciaux.

L'analyse des perceptions des étudiants bénéficiaires de cette politique des quotas et une méthodologie quali-quanti nous amène à souligner un paradoxe : si les cours préuniversitaires populaires tentent de corriger les inégalités, ils s’intègrent aussi dans des pratiques et des discours qui renforcent les notions de mérite et d’effort, produisant un effet contre-productif de découragement des étudiants ciblés par les politiques inclusives.

Nous montrons également la présence d’idéaux méritocratiques dans les arguments et les discours justificatifs des tenants comme des opposants aux politiques de quotas.

Thaissa BispoThaíssa Bispo Souza est doctorante à l'IESP/UERJ (Rio de Janeiro). Elle est accueillie à l'OSC de septembre 2018 à janvier 2019. Elle travaille sur des questions d'inégalités, de ségrégation, de stratification sociale et de politiques d'inclusion dans un contexte scolaire urbain.

Entrée sur inscription préalable pour les personnes extérieures à Sciences Po : bernard.corminboeuf@sciencespo.fr.

Expat’ à Abu Dhabi

Blanchité et construction du groupe national chez les migrant·e·s français·es
Claire Cosquer, soutenance de thèse, jeudi 29 novembre 2018
  • Image de la skyline d'Abu Dhabi, Sergey Kelin (via Shutterstock)Image de la skyline d'Abu Dhabi, Sergey Kelin (via Shutterstock)

Soutenance de thèse
Jeudi 29 novembre 2018 à 9h30
Salle Annick Percheron, 98 rue de l'Université, Paris 7e

Composition du jury : Sébastien Chauvin (Université de Lausanne, rapporteur), Philippe Coulangeon (OSC-Sciences Po, CNRS),  Amélie Le Renard (CMH, CNRS), Sophie Pochic, CMH, CNRS, rapporteure), Mirna Safi (OSC-Sciences Po, directrice), Hélène Thiollet (CERI-Sciences Po, CNRS)

« Expat’ » à Abu Dhabi. Blanchité et construction du groupe national chez les migrant·e·s français·es

Fondée sur une ethnographie combinant observation et entretiens, cette thèse analyse les  expériences migratoires des résident·e·s français·es à Abu Dhabi.
Nuançant le portrait d’« expatrié·e·s » fréquemment présenté·e·s comme hypermobiles, elle montre qu’elles et ils empruntent en fait des routes migratoires balisées. Ces routes sont notamment dessinées par la rencontre entre politiques émiriennes et État français transnational, dans un contexte de concurrences postcoloniales qui se traduisent par des stratégies de distanciation vis-à-vis du colonialisme britannique et de l’impérialisme étasunien. La construction du groupe national, encadrée par des institutions migratoires, se déploie dans la délimitation de frontières associant francité et blanchité, au travers des interactions tant avec les nationales et nationaux émirien·ne·s qu’avec d’autres groupes migrants. Si le rapport à la population majoritaire sud-asiatique est marqué par une mise à distance, toutefois perturbée par la fréquence de l’emploi domestique à demeure, le rapport aux citoyen·ne·s émirien·ne·s engage un trouble singulier dans l’ordre postcolonial. Les résident·e·s français·es font ainsi l’expérience d’une vulnérabilité limitée, mais anxiogène, vis-à-vis d’Émirien·ne·s perçu·e·s comme omnipotent·e·s. En cela, les migrations françaises à Abu Dhabi se révèlent le lieu d’une déstabilisation autant que d’une solidification de la blanchité. Mettant en lumière la façon dont ces reconfigurations blanches s’entrecroisent avec un régime de genre où se renforce l’hétéroconjugalité, la thèse apporte une contribution à l’analyse plurielle des rapports sociaux dans les migrations des Nords vers les Suds.   

Soutenance publique sur invitation préalable pour les extérieurs à Sciences Po.

Auditions pour le poste de Professeur en sociologie

Profil "Etude des populations"
OSC, vendredi 7 décembre 2018
  • OSC - 98 rue de l'Université - Paris 7eOSC - 98 rue de l'Université - Paris 7e

Auditions publiques pour le recrutement d'un·e Professeur·e des universités en sociologie, profil "Étude des populations"

Full Professorship in Sociology, Population Studies

Vendredi 7 décembre 2018
OSC - Salle Annick Percheron, 98 rue de l'Université, Paris 7e

Accueil dès 8h30

9h - 9h40 Sarah Carol (University of Cologne)
Attitudes towards abortion among migrants and natives in Europe

9h45 - 10h25 Angela Greulich (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)
Socio-economic differentials in fertility behaviour within European countries: context-dependency and policy relevance

10h30 - 11h10 Rasmus Hoffmann (University of Rostock - Max Planck Institute for Demographic Research)
Causal effects between socioeconomic status and health in the life course

[Pause de 11h10 à 11h30]

11h30 - 12h10 Letizia Mencarini (Bocconi University, Milan)
Family and Reproductive Behavior in East Asia and Southern Europe: a Research Plan

12h15 - 12h50 Andrew Noymer (University of Califonia, Irvine)
Summertime, and the livin' is easy": or, using seasonal demographic data to answer policy-relevant questions

Inscription obligatoire pour les personnes externes à Sciences Po.

 

The impact of genetic ancestry testing on racial essentialism

Wendy Roth (UBC, Vancouver)
Séminaire scientifique de l'OSC (avec le LIEPP), 6 décembre 2018
  • Image d'après NAR studio (via Shutterstock)Image d'après NAR studio (via Shutterstock)

 Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019
en collaboration avec le LIEPP (Axe Discriminations et inégalités sociales)

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Georges Lavau

Jeudi 6 décembre 2018 de 12h30 à 14h30

Wendy D. Roth
(Associate Professor of Sociology, University of British Columbia)


The impact of genetic ancestry testing on racial essentialism

Wendy R. RothSince the decoding of the human genome in 2003, at least 74 companies have emerged to sell genetic ancestry tests directly to the public. Individuals receive a test kit in the mail, send back a DNA sample, and can receive a chart linking direct family lines to particular populations or geographic regions, or analyzing what proportion of their lineage is, for example, European, African, Native American, and Asian – labels that closely mirror contemporary racial categories. An estimated 12 million tests have been sold, and more people were tested in 2017 than in all previous years combined, making it increasingly important to understand the social impacts of ancestry testing. Although social scientists have long asserted that race is socially constructed, many fear that genetic ancestry testing will reinforce an essentialized view of race as purely biological, fixed, and deterministic. Alternatively, some have speculated that the tests may have the opposite effect, by revealing the lack of genetic determination to the social identifications people have long held, and by showing the relatedness of all contemporary groups. To assess these claims, I present findings from the first randomized controlled trial testing the causal effect of genetic ancestry tests on essentialist views of race. Using random-digit dialling, the study recruited a random sample of native-born White Americans, half of whom were randomly assigned to receive admixture and maternal-line ancestry tests. The findings indicate that the impact of the tests on genetic essentialism is moderated by genetic literacy, whereby those who have high knowledge of genetics develop less essentialist views after taking the test. This study concludes that the ancestry tests do have an impact on essentialist views of race yet the direction of the effect hinges on how well the results are understood.

Register is mandatory for external audience and lunch bag (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

Étudiants singuliers, hommes pluriels

Orientations et socialisations masculines dans des formations 'féminines' de l’enseignement supérieur
Alice Olivier, Soutenance de thèse, 30 novembre 2018
  • Image Tyler Olson (via Shutterstock) - Portrait of confident male nurse...Image Tyler Olson (via Shutterstock) - Portrait of confident male nurse...

Soutenance de thèse
Vendredi 30 novembre 2018 à 14h
Salle Annick Percheron, 98 rue de l'Université, Paris 7e

Composition du jury :  Marie Bergström (INED), Sébastien Chauvin (Univ. Lausanne), Muriel Darmon (CESSP-EHESS et Univ. paris 1), Clotilde Lemarchant (Univ. de Lille, Clersé), Sophie Orange (Univ. de Nantes, CENS), Agnès van Zanten (OSC, Directrice de recherche)

Étudiants singuliers, hommes pluriels. Orientations et socialisations masculines dans des formations « féminines » de l’enseignement supérieur

Comment expliquer les parcours atypiques ? Prenant pour objet les hommes qui s’orientent vers des formations dites « féminines » de l’enseignement supérieur, cette thèse s’intéresse à la production de l’atypisme et aux socialisations sexuées. Elle fait ainsi dialoguer la sociologie de l’éducation, de la socialisation et du genre. Elle repose sur une double étude de cas des formations de sage-femme et d’assistant·e de service social, dans lesquelles une enquête multi-méthodes alliant entretiens, observations et analyses statistiques a été menée.
Alors que la littérature sur les trajectoires atypiques des femmes insiste sur le rôle des dispositions, cette étude de dominants en situation de minorité numérique montre l’importance des contextes. Nombre d’hommes « atypiques » ne sont pas les plus disposés à opter pour une formation « féminine » : ce sont avant tout des logiques institutionnelles, relationnelles et économiques qui encouragent ce choix, même si les schèmes d’action individuels – en termes de classe et de genre notamment – opèrent également de façon déterminante. Une analyse typologique articulant ces variables contextuelles et dispositionnelles révèle plus précisément quatre logiques à l’origine de ces orientations atypiques : la souplesse, l’ouverture, le pragmatisme et la stratégie.
Une fois en formation, les rares hommes font l’objet de processus de singularisation, mais sont aussi enjoints au respect d’une forte norme d’égalité des sexes. Selon les situations, on attend d’eux d’alterner entre différentes pratiques genrées, c’est-à-dire de jongler avec le « féminin » et le « masculin ». La maîtrise de cette souplesse de genre procure de nombreux bénéfices mais dont tous les hommes ne savent pas, ou ne peuvent pas, tirer profit. La thèse met à ce titre en évidence les fonctionnements de l’ordre du genre : elle éclaire la hiérarchie entre les sexes, mais aussi celle qui ordonne les hommes entre eux dans un contexte de valorisation de la mixité et de l’égalité.

Soutenance publique sur invitation préalable pour les extérieurs à Sciences Po.

Migration DOM-métropole des années 1960 à nos jours

itinéraires d’une minorité française
Marine Haddad - Soutenance de thèse, lundi 3 décembre 2018
  • Image Hugo. "Doubout!" Paris, 2009 (CC BY-NC-ND)Image Hugo. "Doubout!" Paris, 2009 (CC BY-NC-ND)

Soutenance de thèse
Lundi 3 décembre 2018 à 14h
3ème étage de l'IEP (salle de réunion), 199 bd St-Germain, Paris 7e

Composition du jury :  Cris Beauchemin, Audrey Celestine, Stéphanie Condon, Wendy Roth, Mirna Safi (Directrice de recherche), Franck Temporal, Agnès Van Zanten

Migration DOM-métropole des années 1960 à nos jours : itinéraires d’une minorité française

À partir de sources quantitatives et qualitatives, cette thèse dresse un panorama des positions occupées par les migrants des DOM en France métropolitaine, au fil de leurs trajectoires individuelles et collectives depuis les années 1960. Elle caractérise les mécanismes à l’œuvre derrière la migration des ultramarins, leurs positions socioéconomiques en métropole, et la production de frontières ethno-raciales façonnées par les perceptions associées à leur parcours, leur citoyenneté et leur couleur de peau. Cette recherche révèle ainsi les rôles imbriqués d’ajustements économiques, de politiques publiques en mutation et de dynamiques familiales dans l’évolution des migrations. Elle met également en valeur les stratégies de résistance des ultramarins face à des processus de hiérarchisation, et montre comment ces stratégies peuvent renforcer, tout autant que subvertir, les frontières en place.

Soutenance publique sur invitation préalable pour les extérieurs à Sciences Po.

Soutien aux candidat.e.s chercheur.e.s au concours 2019 du CNRS

Sociologie - Sections 36 et 40
  • Photo Nicole Tiget, Photothèque CNRSPhoto Nicole Tiget, Photothèque CNRS

Les candidat.e.s au concours chercheur.e.s du CNRS 2019 dans les sections 36 (Sociologie et sciences du droit) et 40 (Politique, pouvoir, organisation) qui souhaitent solliciter l’appui de l’OSC, unité mixte de recherche Sciences Po et CNRS (UMR 7049), sont invité.e.s à prendre contact avant le 30 novembre 2018 avec la secrétaire générale Marie Ferrazzini (marie.ferrazzini@sciencespo.fr. Merci de mettre en copie marco.oberti(at)sciencespo.fr et mirna.safi(at)sciencespo.fr). Il est demandé de fournir un CV ainsi qu’un projet ou un avant-projet de recherche.
 
Les candidat.e.s soutenu.e.s par l’OSC et pré-sélectionné.e.s par le CNRS seront accompagné.e.s dans leur préparation (finalisation du projet, auditions blanches).
 
L’Observatoire sociologique du changement
Fondé en 1988 par Henri Mendras, l’OSC étudie les dynamiques d’ensemble des sociétés contemporaines dans une perspective comparée. Il est fortement inséré dans les réseaux internationaux.
Les travaux sont ancrés dans une sociologie empirique. Ils reposent sur une sociologie d’enquête mêlant méthodes quantitatives et qualitatives, approches micro et macro-sociologiques à différentes échelles. Ils sont centrés sur l’étude des inégalités et des structures et pratiques sociales qui s’y rattachent. Les dimensions classiques de l’analyse des inégalités sont prises en compte - position et origine sociales, niveau d’éducation - mais aussi celles liées au genre, à l’âge, aux caractéristiques ethno-raciales, au lieu de résidence ou au handicap. Cette analyse des inégalités se combine à celle des discriminations. Une attention particulière est accordée aux contextes politico-institutionnels, (État-providence, politiques publiques) et à la comparaison internationale. Les membres de l’OSC sont fortement impliqués dans l’enseignement de la sociologie à Sciences Po (Collège universitaire, Master, École doctorale). L’OSC accueille et forme environ 25 doctorant.e.s.

Axes de recherche :

  • Villes et inégalités urbaines
  • Modes de vie : culture et normes, rythmes sociaux, environnement
  • Politiques et dynamiques éducatives
  • Mobilités et migrations
  • Marché du travail et dynamiques familiales

Toutes les activités de l’OSC sont décrites sur notre site Internet et sur le fil Twitter (@OSC_ScPo).

Dates clés du concours :

- 4 décembre au 8 janvier, affichage des postes et inscription en ligne
- de février à juillet : sélection des candidats sur dossier puis audition
- 1er octobre : nomination et prise de fonction.

L’étude de la ségrégation - 40 ans de politique de la ville

Entretien avec Marco Oberti
Revue Diversité, n° 193
  • Image Canopé et Kirill Neiezhmakov (via Shutterstock)Image Canopé et Kirill Neiezhmakov (via Shutterstock)

La revue Diversité, éditée par le Réseau de création et d'accompagnement pédagogiques CANOPÉ propose dans son numéro 193 (daté septembre 2018) un regard sur les 40 années de politique de la ville. Une politique qui vise à réduire les écarts structurels entre certaines zones reconnues en difficulté et le reste du territoire.

Dans ce cadre, Marco Oberti, sociologue, professeur à Sciences Po et directeur de l'OSC revient sur ses travaux portant sur les inégalités urbaines et scolaires. C'est par la mesure de la ségrégation qu'il étudie l'ampleur et l'évolution des inégalités territoriales ; travaux menés avec Edmond Préteceille notamment.  Il rappelle dans cet entretien la nécessité d'étudier toutes les formes de ségrégation, impliquant toutes les classes sociales. Les chercheurs se donnent ainsi les moyens d'étudier dans le temps la stratification sociale et tous les processus d'éloignement, de distanciation qui se mettent en place, y compris de la part des classes supérieures. 

Ce que révèlent les études menées dans ce domaine est la nécessité d'appréhender ces phénomènes à toutes les échelles, voire au plus près des quartiers et des établissements scolaires. Des statistiques "moyennes" peuvent en effet masquer des effets relatifs et contradictoires avec les tendances générales. Globalement, la ségrégation n'a pas augmenté de manière significative dans la métropole parisienne, mais... le contraire est aussi vrai pour certains quartiers...  En matière d'éducation, être scolarisé dans un collège populaire du 93 divise par 1.4 voire 1.8 les chances d'obtenir une mention au Brevet. Mais être scolarisé dans des collèges populaires stigmatisés des Hauts-de-Seine - département favorisé - est très pénalisant et réduit fortement les probabilités d'obtenir une mention.  

L'entretien complet est à découvrir, en suivant ce lien.

Dans ce numéro, à lire, l'article de Clément Rivière et Nicolas Oppenchaim « Enfants et quartiers prioritaires, quelle socialisation résidentielle ? ».

Motherhood Penalty, Immigration, and Ethnicity. The Case of France

Noa Achouche Sulzer
Séminaire scientifique de l'OSC, 9 novembre 2018
  • Image one line man (via Shutterstock)Image one line man (via Shutterstock)

 Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Georges Lavau

vendredi 9 novembre 2018 de 11h30 à 13h

Noa Achouche Sulzer (Tel Aviv University)


Motherhood Penalty, Immigration, and Ethnicity. The Case of France

Comparing the relative Motherhood penalty of Immigrants from Europe, Maghreb and Sub-Sahara with French native women.

Noa Achouche SulzerTo date, very few researches, have studied the motherhood penalty specifically related to immigration. My research main goals is to test whether there is an interactional effect between immigration status and motherhood status on the labor market integration of immigrant women across different origin countries. Using data from  the Enquête revenus fiscaux et sociaux from 2009 to 2012, (INSEE, 2009-2012), the present study examines the relationship between immigrant status (immigrants vs. natives) and motherhood status (mothers vs. women without children) among different ethnic immigrant groups in France. Specifically, this study focuses on how immigrant status affects the employment and occupational status and income of immigrant mothers and immigrant women without children from four ethno-cultural group compared to French native women: Immigrants from Sub-Saharan Africa (former French colonies and protectorates); immigrants from Maghreb (Algeria, Tunisia and Morocco); and immigrants from European countries (each and every one  in comparison with native French women).
In this Seminar, I will present to you my work in progress and what I have found so far regarding the employment probability and the income of women in the French labor market and how the origin country interacts with motherhood status to create disproportinal disadvantage amongst the immigrant population.

Noa Achouche Sulzer, PhD student, Department of Labor Studies, Faculty of Social science, Tel Aviv University. Visiting during autumn 2018 in the OSC.

Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

Causes and Consequences of Inequalities in Europe

Conférence ECSR 2018
29-31 octobre, Sciences Po, Paris
  • Image TTstudio & pixellliebe (via Shutterstock)Image TTstudio & pixellliebe (via Shutterstock)

Après Tallinn University en 2015, Oxford University en 2016 et Milano Bocconi University en 2017, l'OSC et ses partenaires ont le plaisir d'accueillir la conférence annuelle de l'European Consortium for Sociological Research (ECSR) du 29 au 31 octobre 2018. 93 institutions de recherche issues de 24 pays européens en sont aujoud'hui membres.

Causes and Consequences of Inequalities in Europe

Après un appel à communication lancé en janvier dernier, 186 communications ont été retenues pour cette édition, sur les 427 soumises. S'y ajoutent 34 posters, exposés dans le hall de Sciences Po au 27 rue Saint-Guillaume.

  • Les partenaires

OSC Sciences Po et CNRS  (organisateur)
LIEPP Sciences Po
CEE Sciences Po et CNRS
INED
CREST ENSAE

  • Les sessions plénières (amphithéâtre Émile Boutmy, Sciences Po, 27 rue Saint-Guillaume, Paris)

LUNDI 29 OCTOBRE (14h - 15h45)
Richard Breen
(Nuffield College, University of Oxford)
  Intergenerational Mobility in the XXth Century

Clément Dherbécourt (France Stratégie)
 Measuring and Interpreting Intergenerational Mobility: New Developments in Economics

MARDI 30 OCTOBRE (9h - 10h30)
Marie Evertsson (University of Stockholm)
  Families of the XXIst Century: Negotiating Gender, Work and Care

Lidia Panico (INED – French Institute for Demographic Studies)
  Parenting and Early Child Outcomes: The Benefits and Limits of Comparative Research

MERCREDI 31 OCTOBRE (9h - 10h30) SPONSORED BY THE LIEPP
Mirna Safi (Sciences Po, Paris)
  Migration and the (Re)Making of Inequality

Jan Rovny (Sciences Po, Paris)
  Ethnicity and Political Competition in Eastern Europe

  • Il est possible de télécharger ici le programme complet de la manifestation, contenant notamment une présentation de ces sessions.
    Également disponibles : le livret des résumés des communications ainsi que les résumés des posters.

    La plupart des problématiques contemporaines de la sociologie y sont abordées, au travers de plusieurs sessions thématiques. Quelques exemples : transmission inter-générationnelle, systèmes d'éducation, inégalités ethniques, inégalités de genre, inégalités d'éducation, inégalités de revenu, inégalités résidentielles, inégalités de santé, discriminations au travail, structure des familles, État-providence, fécondité, mobilité sociale, qualité de vie et grand âge, reproduction sociale, intégration des immigrés...

  • En raison des capacités d'accueil des salles, les sessions parallèles sont prioritairement réservées aux personnes inscrites ayant réglé leur participation. Les sessions plénières sont ouvertes dans la limite des places disponibles, uniquement sur inscription, en suivant ce lien.

Ezgi Pinar & Matthew Soener

See(k)ing Authoritarianism Through Labour Regime | Sites and Sources of Financialization (2 talks)
OSC and MaxPo Seminar,16 November 2018
  • Image auteurs et via Shutterstock (BARS graphics, bioraven)Image auteurs et via Shutterstock (BARS graphics, bioraven)

 Joint Seminar OSC & MaxPo

98, rue de l'Université 75007 Paris - Annick Percheron room

Friday 16 November 2018, 11h - 13h

Ezgi Pinar (Research Fellow, MaxPo)

Matthew Soener (Postdoctoral Fellow, OSC & MaxPo)

 

See(k)ing Authoritarianism Through Labour Regime

Ezgi PinarThis talk is motivated by the need of understanding the dynamics of the authoritarianism discussions and by the need of pointing out conceptual and theoretical drawbacks of existing analyses. Authoritarianism has been on the research agenda of political scientists for a while now and Turkey attracts scholars in this respect. The discussions revolve around the state of emergency discussions and increasing security measures and repressive politics and rising of an authoritarian leader.  I will suggest to go beyond the super-structural analyses and look at the labour side of the issue to have an integrative analysis of the existing political regime in Turkey. Based on the this labour-oriented perspective, I would argue that the so-called authoritarianism in Turkey has a long-history soaring the state of emergency regime in Turkey.  Recalling conceptual and theoretical concerns to the regime discussions is fundamental aim of my research. Turkish case is utilized for the sake of these concerns as a current and internationally debated sample.

Ezgi Pinar is Visiting Researcher at Sciences Po, graduated from Istanbul University.

 
The Sites and Sources of Financialization: Accounting for the Financial Turn Among Non-Financial Companies Across 37 Countries


Matthew SoenerNon-Financial companies today devote more earnings to financial ends leaving fewer resources to productive investment and other stakeholders like workers. This “financialized” behavior carries many negative consequences. However, we do not know what concrete mechanisms explain it. I test why non-financial sector companies financialize with a novel firm-level database in 37 countries from 1991-2014. Additionally, I weigh in on whether financialization owes to national-level differences or firm-level dynamics.

Matthew Soener is Postdoctoral fellow, graduated from The Ohio State University.

Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

Les enfants d’immigrés à l’école. Inégalités scolaires du primaire à l’enseignement supérieur

Séminaire politiques éducatives du LIEPP - Mathieu Ichou (INED)
6 novembre 2018, 16h
  • Monkey Business Images (via Shutterstock)Monkey Business Images (via Shutterstock)

L'axe Politiques éducatives a le plaisir de vous inviter à la prochaine séance du cycle de séminaires organisé par Denis Fougère et Agnès van Zanten

Les enfants d’immigrés à l’école.
Inégalités scolaires du primaire à l’enseignement supérieur


Mardi 6 novembre 2018, 16h00 - 18h00
Salle de séminaire du LIEPP
254 bd Saint Germain, 75007 Paris

Inscriptions

 Présentation:

mathieu ichou

 

Mathieu ICHOU

Chargé de Recherches à l'INED, Paris

 

 

 

Mathieu Ichou présentera son dernier ouvrage intitulé Les enfants d’immigrés à l’école. Inégalités scolaires du primaire à l’enseignement supérieur paru aux Presses Universitaires de France.

En France, près d’un quart des enfants en âge scolaire ont au moins un parent immigré. Or, les qualifications scolaires jouent un rôle essentiel dans la définition du statut social des individus et la constitution des inégalités. En analysant la scolarité des enfants d’immigrés, Mathieu Ichou apporte donc un éclairage sociologique à un enjeu social fondamental. Sur un sujet aussi saturé de discours médiatiques et politiques réducteurs, il propose de dépasser les fausses évidences, grâce à une approche analytique plutôt que normative : ne pas étudier les immigrés uniquement après qu’ils sont entrés sur le territoire national, en ignorant tout de leur histoire antérieure ; ne pas réduire leurs enfants à un groupe homogène, toujours en « échec scolaire » ; ne pas attribuer a priori toutes les difficultés scolaires des enfants à des défaillances familiales, à une culture d’origine incompatible avec l’école ou à une fratrie trop nombreuse. Autant d’impératifs analytiques qui portent leurs fruits et fournissent de nombreux résultats originaux.

La photographie dans la boite à outils des sciences sociales

METSEM #17 lundi 29 octobre
Michaël Meyer (Unil)
  • Image cyberien94 (CC BY-ND 2.0)Image cyberien94 (CC BY-ND 2.0)

METSEM #17
SEMINAIRE DE METHODOLOGIE

Michaël Meyer
Junior Lecturer, Université de Lausanne et associé au CESDIP

Michaël Meyer 

La photographie dans la boite à outils des sciences sociales
Actualité des méthodes visuelles

Lundi 29 octobre 2018 à 14h30, 98 rue de l'Université, Paris 7e, salle Percheron
Inscription obligatoire en suivant ce lien

Michaël Meyer est sociologue, titulaire d’un double doctorat aux universités de Lausanne (Suisse) et de Nantes (France). Sa thèse, intitulée « Pour une sociologie visuelle du monde policier. Regards, visibilité et médiatisation de la police lausannoise », a associé enquête de terrain, utilisation de la photographie et analyse des médias.
Ses recherches combinent la sociologie du travail et des groupes professionnels à des méthodes empruntées à la sociologie visuelle. Il s’intéresse notamment à la profession policière, aux stratégies de communication des institutions pénales et aux interactions entre professionnels de la sécurité et professionnels de la santé.
Il a publié en 2013 un Précis de photographie à l'usage des sociologues (PUR).

La séance #18 du METSEM aura lieu le vendredi 23 novembre à 10h, avec Stéhanie Legleye (INED) et Alex Alber (CITERES/CIST Tours) sur le thème de l'usage  des paradonnées dans les enquêtes par questionnaires et entretiens.

Modes de vie, soutenabilité et transitions écologiques

Atelier interdisciplinaire de recherches sur l’environnement
Lundi 8 octobre 2018, 12h30-14h30
  • Image SuperDD, More than you really need, via Flickr (BY-NC-ND) Image SuperDD, More than you really need, via Flickr (BY-NC-ND)

Atelier interdisciplinaire de recherches sur l’environnement (AIRE)

Lundi 8 octobre 2018 de 12h30 à 14h30
Salle du Conseil, 13 rue de l'Université, 75007 Paris

  • Sophie Dubuisson-Quellier, directrice de recherche CNRS au Centre de sociologie des organisations de Sciences Po, interviendra sur « La consommation engagée et la transition. Vers une économie morale de la consommnation ».
  • Philippe Coulangeon, directeur de recherche CNRS à l’Observatoire sociologique du changement de Sciences Po et Maël Ginsburger, doctorant à l’Observatoire sociologique du changement de Sciences Po et à l’ENS, présenteront les premiers résultats de l’enquête « Styles de vie et environnement ».

Sur inscription prélable.

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Disability Equality in Europe?

Mark Priestley
Séminaire scientifique de l'OSC, 12 octobre 2018
  • Image Alex Cowan, "Protest Sign" via Flickr (CC BY-NC)Image Alex Cowan, "Protest Sign" via Flickr (CC BY-NC)

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Georges Lavau

vendredi 12 octobre 2018 de 11h à 12h30

Mark Priestley (University of Leeds)

Disability Equality in Europe?

The presentation explores disability as a dimension of equality, using a model based on rights recognition, access, solidarity and participation. This is illustrated with policy examples and evidence from a ten-year research programme in the EU.

Mark Priestley (University of Leeds)
Mark Priestley

Professor of Disability Policy
University of Leeds
Scientific director of the European Commission’s Academic Network of European Disability experts (ANED)

 

 

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Actualités des recherches sur l'adolescence

Journée doctorale AFS RT 15
22 novembre 2018
  • Image Rawpixel.comImage Rawpixel.com

Logo AFS
L'association française de sociologie - RT 15 "Sociologie de la jeunesse" organise, avec le soutien de l'INJEP et de l'OSC une journée doctorale le jeudi 22 novembre 2018.

Actualité des recherches sur l'adolescence

  Salle Percheron, 98 rue de l'Université, 75007 Paris
Le programme détaillé est à consulter sur le carnet du RT 15. Inscription obligatoire.

9h15 - Présentation du Réseau Thématique 15 de l’AFS

9h30 - Apports des recherches sur l’adolescence en sciences sociales, Agnès Van Zanten (Sciences Po, OSC)

10h - La catégorie « adolescence » et son appropriation par les adolescent·e·s
Discutante : Patricia Loncle (EHESP - ARENES)

– Vincent  Hugoo :  « Un  dérapage  contrôlé  :  les  usages  de  l’adolescence par  des  lycéens de classes supérieures »
– Louisa Laidi : « Une ethnographie du microcosme juvénile : une ado parmi les ados »

11h20 - L’école comme espace de définition de l’adolescence
Discutant : Yves Raibaud (Univ Bordeaux, PASSAGES)

– Lila Le  Trividic Harrache : « Les  frontières  intérieures.  Les  acteurs  scolaires  et  la prise en compte des situations personnelles des adolescent·e·s “à problème” au lycée »
– Nolwenn  Rigollet : « Entrer dans l’école pour voir leur Monde : les représentations de l’espace  mondial  chez  les  lycéens.  Interrogations  méthodologiques,  déontologiques  et éthiques »

13h45 - Pratiques des filles à l’adolescence. Panique morale et sexualité
Discutante : Marie Bergström (INED)

– Katia  Baudry :  « Le  michetonnage.  Une  analyse  sociologique  des  conduites  pré-prostitutionnelles de filles, des quartiers populaires, à l’adolescence »
– Béatrice Guillier : « Qui a peur des adolescentes en ligne ? Discours public et panique morale autour des usages d’Internet chez les jeunes filles »

15h - Classes sociales et socialisation entre pairs à l’adolescence
Discutante : Elsa Ramos (Université Paris Descartes - CERLIS)

– Cyriac  Gousset : « Des  garages  aux  appartements.  Les  soirées  comme  analyseur  du cadre socialisateur d'un groupe de pairs masculins des classes moyennes - supérieures du périurbain (16 - 24 ans) »
– Mickael  Chelal :  « Les  dimensions  spatiales  de  la  socialisation  des “jeunes  filles  et garçons de cité” »

16h15 - Publier sur la jeunesse, rencontre avec des revues de sciences sociales

Banks’ Shifts in Corporate Political Activity during the U.S. Financial Crisis

Olivia Nicol
Séminaire scientifique de l'OSC, 5 octobre 2018
  • Photo smallquan, The CMB in Williamsburg, Brooklyn  (CC BY-NC-ND)Photo smallquan, The CMB in Williamsburg, Brooklyn (CC BY-NC-ND)

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 5 octobre 2018 de 10h30 à 12h

Olivia Nicol (SUTD Singapore)

Banks’ Shifts in Corporate Political Activity during the U.S. Financial Crisis

In this communication I analyze how corporations select and adapt their political activities when they face major crises. I track the news interventions, lobbying expenses, and campaign contributions that four major banks (J. P. Morgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Citigroup) deployed during the recent U.S. financial crisis. I show that banks dramatically increased their news interventions compared to the pre-crisis period and compared to the other two tactics of political influence. Thus, banks opted for an overt and indirect strategy as they faced constraints on their ability to participate in political activity. However, their news interventions were not meant to express the banks’ positions on regulation but rather to change the image of banks and their economic and social purpose. Thus, I develop a theory of impression management strategies as a substitute to traditional political activity in contexts of crisis.

Olivia Nicol (SUTD)Olivia Nicol is an Assistant Professor of Sociology at the Singapore University of Technology and Design. Her work concentrates on the attribution of responsibility in long and complex causal chains. She focuses on the recent financial crisis in the United States (2007 – 2010). She is not interested in knowing who was responsible for the crisis, but how responsibility was constructed through a blame game. She examines media excerpts drawn from three main newspapers (The New York Times, The Wall Street Journal and USA Today) to analyze the games of accusations and counter-accusations for the crisis.

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Priorité à l’éducation musicale ?

Philippe Coulangeon
The Conversation, septembre 2018
  • Image Rudie Strummer (via Shutterstock)Image Rudie Strummer (via Shutterstock)

Pour la deuxième année consécutive, en 2018, les ministres de l’Éducation nationale et de la Culture se sont associés pour une rentrée en musique dans les écoles, collèges et lycées. Comme l’année précédente, il s’agissait d’accueillir les élèves « par des chants ou des concerts afin de commencer l’année sous le signe de la joie et de la sérénité », selon les mots du communiqué de presse officiel.

Portée par la conviction que « le développement de la pratique collective de la musique est essentiel pour bâtir l’école de la confiance », cette rentrée en musique s’inscrit dans le cadre d’une action plus vaste en faveur de l’éducation artistique et culturelle. Les deux ministères y font la part belle à la pratique musicale, à travers notamment la mise en place du « plan chorale » dans l’ensemble des établissements du primaire au bac, suivi par la création, en cette rentrée 2018, d’un enseignement facultatif de chant dans les collèges.

Des vertus éducatives discutées

La priorité donnée à la musique et au chant doit sans doute en partie aux vertus éducatives qui lui sont souvent prêtées. La pratique musicale est ainsi réputée favoriser les capacités de concentration, de mémorisation et de synchronisation. Elle est aussi présumée encourager la productivité et la créativité, réduire le stress, et développer l’empathie. Prenant appui sur des recherches récentes dans le domaine des neurosciences, notamment les travaux d’Isabelle Peretz, l’idée selon laquelle la pratique musicale, en plus d’adoucir les mœurs, rendrait intelligent, sociable et efficace est pourtant assez largement controversée.

S’agissant en particulier des effets sur les capacités cognitives et les apprentissages scolaires, les études existantes livrent des résultats contradictoires. Certaines suggèrent un effet robuste de la pratique musicale sur les résultats scolaires, particulièrement prononcé pour les élèves de milieu défavorisé. D’autres soulignent au contraire l’absence d’effet significatif, le lien entre la pratique musicale et les performances cognitives relevant en grande partie d’un biais de sélection.

Il est en effet possible que les enfants et les adolescents qui pratiquent la musique diffèrent des autres sous le rapport de caractéristiques pour partie inobservables (génétiques, notamment) qui jouent simultanément sur les performances cognitives et les résultats scolaires d’une part, et sur l’engagement dans la pratique musicale, d’autre part.

L’impact d’une pratique périscolaire

D’ailleurs, l’effet de la pratique musicale sur les trajectoires et les résultats scolaires, s’il existe, est sans doute partiellement d’une autre nature. Il faut garder à l’esprit que cette pratique s’effectue aujourd’hui principalement, en France, en marge du temps scolaire. Menée à partir des données du panel d’élèves français entrés en classe de 6e à la rentrée 2007 (et suivis par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du Ministère de l’Éducation nationale), une recherche récente fait ressortir l’impact positif sur les résultats des collégiens en français et en mathématiques d’un certain nombre de pratiques extrascolaires.

C’est le cas de la musique, mais pas seulement – la pratique sportive produit quasiment les mêmes effets. Ces pratiques ont en commun de prolonger au-delà du temps scolaire un encadrement des usages du temps dont on peut penser qu’il est en soi bénéfique aux élèves. Si elle suggère un impact sur les résultats scolaires, l’étude ne montre en effet pas d’impact significatif sur les compétences cognitives stricto sensu, telles qu’elles sont mesurées par la DEPP chez les élèves du panel.

On peut ainsi penser que c’est aussi parce qu’elle requiert, en les exacerbant, les dispositions sollicitées par nombre d’apprentissages scolaires – engageant un rapport au temps fait de répétition, de patience, de satisfaction différée, de discipline – que la pratique musicale va de pair avec de meilleurs résultats. Et dans la mesure où ces pratiques sont très diversement présentes selon le milieu social des élèves – avec une forte prédominance dans les environnements favorisés –, elles tendent à renforcer les inégalités de réussite scolaire.

C’est en tout cas la thèse formulée il y a une quinzaine d’années par la sociologue américaine Annette Lareau, qui caractérisait notamment le style éducatif des familles des classes supérieures par l’importance accordée à ce type de pratiques. À cet égard, ce n’est sans doute pas tant l’effet bénéfique de cet encadrement des usages du temps libre dans les milieux favorisés qu’il convient de souligner, que le préjudice subi par les enfants de milieu populaire beaucoup plus largement livrés à eux-mêmes hors de l’école. L’impact très inégal des vacances, et en particulier des grandes vacances d’été – dont profitent peu les enfants de milieux défavorisés – procède vraisemblablement des mêmes causes.

Des signaux contradictoires

Sur ces questions, l’école française se singularise par le rôle très limité de l’Éducation nationale dans l’encadrement du temps périscolaire, très largement confié à la responsabilité des familles, des collectivités locales et du secteur associatif. Si la rentrée en musique ou le plan chorale signale une volonté plus globale de réinvestir des activités qui, parce qu’elles s’exercent aujourd’hui principalement à la périphérie de l’École, ont un effet très inégalitaire, elles peuvent alors contribuer, aussi modestement que ce soit, à réduire les écarts de trajectoires et de performances entre élèves.

Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le gouvernement actuel, qui a entériné il y a quelques mois le retour à la semaine des quatre jours dans 80 % des écoles, livre en la matière des signaux contradictoires. L’éducation artistique et culturelle pourrait être un levier tout à fait pertinent de reconquête des temps périscolaires, mais on voit mal comment elle pourrait exercer de tels effets dans le cadre d’un temps scolaire réduit – la France se singularisant déjà par un volume horaire scolaire global parmi les plus faibles d’Europe.

Quoi qu’il en soit, au vu des incertitudes qui entourent les effets des activités extrascolaires en général et des activités musicales en particulier sur les performances des élèves, il est à craindre que l’impact de ces dispositifs soit dans l’immédiat jugé décevant, si l’on se contente de les évaluer à cette aune. Mais il est aussi permis d’interroger le bien-fondé de cette tendance à indexer la légitimité de l’action publique dans le domaine culturel sur ses effets « extrinsèques » : lutte contre le décrochage scolaire, la fracture sociale, la ghettoïsation des quartiers populaires, etc.

À cette tendance, qui se manifeste aussi dans la conception des politiques d’attractivité économique et touristique des territoires, on peut tout aussi bien opposer les vertus intrinsèques des arts à l’École en général, et de la musique en particulier. Considérer en d’autres termes que les pratiques chorales et musicales à l’École puissent être à elles-mêmes leur propre fin.

The Conversation

Philippe Coulangeon est sociologue, directeur de recherche CNRS à l'OSC.
La version originale de cet article a été publiée le 11 septembre 2018 sur The Conversation.

The political economy of family policy expansion

Fostering neoliberal capitalism or promoting gender equality supporting social reproduction?
Séminaire scientifique OSC, Emanuele Ferragina, 14 septembre 2018
  • Image Shutterstock/ZodiacphotoImage Shutterstock/Zodiacphoto

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 14 septembre 2018 de 11h30 à 13h

Emanuele Ferragina (OSC - LIEPP)


The political economy of family policy expansion
Fostering neoliberal capitalism or promoting gender equality
supporting social reproduction?

 

Emanuele Ferragina (OSC)In contrast with the overall trajectory of the welfare state in high-income countries, family policy is expanding rather than retrenching. This expansion constitutes a ‘contingent convergence’ toward higher spending for childcare services and a more egalitarian share of leave among parents. We interpret this evolution in accordance with welfare state and political economy developments as part of two opposite movements. On the one hand, family policy expansion works coherently with welfare state retrenchment to help boost maternal employment in low-service sector jobs. On the other, it reduces mothers’ care-work burden, smoothing the shift from the male breadwinner to the adult worker model. The first movement characterises family policy expansion as another tool to foster neoliberal capitalism and the advent of the Schumpeterian Workfare State, while the second supports working parents in meeting increasing childcare costs, progressively extending the so-called LEGO logic outside Scandinavia. An empirical analysis of the interplay between these two movements – based on the simultaneous expansion of childcare spending and the retrenchment of minimum income guarantees for couples with two children – reveals that the first movement prevails over the second in a large majority of high-income countries.

Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

Sociologie de l'école (5e éd)

Marie Duru-Bellat, Géraldine Farges et Agnès van Zanten
Armand Colin, collection U, août 2018
  • Sociologie de l'école (5e éd.), Armand Colin, 2018Sociologie de l'école (5e éd.), Armand Colin, 2018

Sociologie de l'école (5e édition)

Marie Duru-Bellat, Géraldine Farges, Agnès van Zanten

Armand Colin, collection U, 336 p., août 2018 (isbn 9782200621636)

Cet ouvrage de référence est régulièrement remanié et enrichi depuis sa première édition en 1992. Il constitue un panorama complet des problématiques du système éducatif français, d'un point de vue socio-historique.

Le premier chapitre situe la place de l'école dans la société. Quelles politiques scolaires et quels enjeux de la scolarité pour les élèves français (ascension dans échelle sociale, emploi) ? Un focus est mis sur les inégalités de carrière dans le système scolaire (milieu social et réussite, déterminismes sociaux, valeurs des bacs...).

Dans le second chapitre, les auteures installent l'école dans un contexte (local, national - villes et campagnes - traditions, modernité - ségrégations - valeur de l'établissement) et abordent les questions de pratiques pédagogiques, des programmes et des normes d'excellence.

Le chapitre suivant traite du rôle des 3 principaux acteurs du champs : le métier d'enseignant, les pratiques éducatives dans les familles et l'expérience des élèves (rapport aux études, intégration).

L'évolution des analyses théoriques de l'école sont ensuite présentées, dans une perspective plus "sciences de l'éducation", sous 2 aspects principaux : l'école reproductrice de valeurs et rapports sociaux et un l'école comme espace stratégique d'acteurs.

Une très riche bibliographie clôt chaque chapitre.

Cet ouvrage se présente comme une ressource pour l'action pédagogique et politique. Par sa prise de recul il a vocation a intéresser tous les professionnels et les usagers du système éducatif.

Saisir les conséquences d’une politique à partir de ses ressortissants

La réception de l’action publique
Anne Revillard - RFSP 2018/3
  • Numéro 2018/3Numéro 2018/3

Saisir les conséquences d’une politique à partir de ses ressortissants :
La réception de l’action publique

Anne Revillard (OSC-LIEPP)

Revue Française de Science Politique
Volume 68, Numéro 2018/3, 2018
p. 469-491

Anne Revillard (OSC)À la différence d’autres séquences telles que la mise sur agenda ou la mise en œuvre, la science politique s’est relativement moins intéressée au moment dans lequel les politiques publiques produisent des conséquences chez leurs ressortissants individuels. Les processus en jeu mêlent effets directs de l’action publique et appropriations par les individus, et ils ont des dimensions aussi bien objectives que subjectives. Nous proposons d’en rendre compte à partir de l’idée de réception de l’action publique. Cet article précise les implications théoriques et méthodologiques de cette approche. Il identifie deux modalités complémentaires d’étude de ces processus de réception, qui diffèrent par leur échelle d’analyse : celle de l’instrument et celle du secteur d’action publique.

Consultez l'article en ligne sur CAIRN.

L'Observatoire sociologique du changement : 1988-2018

Retour sur les journées anniversaire, 14-15 juin 2018
  • Marta Dominguez-Folgueras. Division du travail crise économique : impacts genrésMarta Dominguez-Folgueras. Division du travail crise économique : impacts genrés

Les 2 journées se sont tenues à Sciences Po, amphithéâtre Claude Erignac. Les chercheurs de l'OSC avait carte blanche pour présenter un aspect de leurs travaux, à la lumière des évolutions sociétales et méthodologiques de ces dernières années. Une occasion, notamment pour les étudiants, de voir des sociologues au travail appréhender le changement social autour de la multiplicité des thèmes, terrains et méthodes étudiés à l'OSC.  

Accueil journées 14-15 juin 2018 (OSC)

Passé, présent et avenir de l’OSC 
Marco OBERTI, Professeur des universités, Directeur de l’OSC
Les premières années de l'OSC, autour de la figure tutélaire de Henri Mendras ; l'internationalisation croissante des thèmes de recherche, des échanges et des recrutements ; le relais de la FNSP dans le soutien aux structures de recherche de Sciences Po ; évolution des grandes thématiques des thèses : ségrégation urbaine, éducation, familles, mobilité sociale, styles de vie, dimension ethnoraciale...

Evolution des effectifs du laboratoire (OSC)Répartition des thèses par période (OSC)

Evolution des thèmes de recherche des doctorants (OSC)

 Langue de publication des articles scientifiques (OSC)

La notion de changement dans le travail empirique et théorique : l’exemple de la sociologie du genre
Irène THÉRY, Directrice d’études, EHESS, Centre Norbert Elias
Depuis les années 80, Irène Théry travaille sur l'évolution du droit de la famille, les normes en matière sexuelle et la parenté. La différence des sexes, moteur des transformations familiales a toujours été au coeur de ses travaux.
   
Session I : Face aux inégalités scolaires

  • Le sociologue comme agent du changement social : élaborer et évaluer des dispositifs pour réduire les inégalités scolaires
    Carlo BARONE, Professeur des universités, Sciences Po OSC
    Lire le compte-rendu du Café pédagogique rédigé par François Jarraud
    Présentation du projet sur le site du LIEPP
    Mise en place d'une expérimentation dans les écoles maternelles pour favoriser la lecture parentale. Des résultats probants !
  • Comprendre les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur : le rôle des dispositifs institutionnels et marchands
    Agnès VAN ZANTEN, Directrice de recherche CNRS, Sciences Po OSC
    Mise en place de plusieurs enquêtes pour mettre en évidence les différences de moyens et de stratégies en matière d'orientation, entre les établissements favorisés et les autres.
    Lire le compte-rendu du Café pédagogique rédigé par François Jarraud
  • Économie et sociologie de l’éducation : convergence ou repli disciplinaire ?
    Denis FOUGÈRE, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC
    Un regard sur l'évolution des rapports entre sociologues et économistes dans le domaine de l'éducation, où approches empiriques et méthodes d'inférence causale dominent. Peu d'intersciplinarité au final, même si thèmes, données et méthodes sont communs.

Session II : Dynamiques ségrégatives, inégalités et discriminations
 Modératrice Sukriti ISSAR, Assistant Professor, Sciences Po OSC   

  • La grande séparation : Le déclin des interactions au travail entre haut et bas de la hiérarchie salariale et ses conséquences
    Olivier GODECHOT, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC
    Des inégalités croissantes au travail : focus sur les 1% des individus les mieux payés dans 6 pays. Une polarisation qui rejoint le phénomène de ségrégation résidentielle.
  • Mutations sociales et spatiales intenses de la métropole parisienne, évolutions lentes de la ségrégation
    Edmond PRÉTECEILLE, Directeur de recherche CNRS émérite, Sciences Po OSC
    Analyse de la ségrégation socioéconomique et ethnoraciale dans la métropole parisienne. Stabilité mais bipolarisation autour de situations extrêmes.
  • Étudier les inégalités ethnoraciales dans la sociologie française : quelles catégories pour quels usages ?
    Mirna SAFI, Directrice de recherche, Sciences Po OSC
    Comment les chercheurs ont catégorisé les populations pour étudier les inégalités sociales ethnoraciales.

Session III : Analyser le changement social
Modérateur Alain CHENU, Professeur des universités émérite, Sciences Po OSC   

  • Un problème d’astronome et de lunette : du ‘’Constant Flux’’ à la mise en évidence d’une variation de la fluidité sociale en France et son explication
    Louis-André VALLET, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC
    Retour sur les méthodes utilisées pour mesurer et qualifier les phénomènes de mobilité et de fluidité sociale intergénérationnelle sur de longues périodes.
    Suggestion de lecture (Revue de l'OFCE, 2017)
  • Le savant, le populaire et l’éclectique. Pratiques culturelles, changement social et inégalités
    Philippe COULANGEON, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC
    Sociologie des goûts et des pratiques culturelles dans un environnement en constante évolution (technologique, économique...). Au-delà de l'opposition culture savante vs culture populaire, la mesure du degrés d'ouverture à des répertoires diversifiés devient discriminante.
  • Les médiations politiques du changement social : la réception de l’action publique
    Anne REVILLARD, Associate Professor, Sciences Po OSC
    Prendre en compte la manière dont les citoyens collaborent ou s'approprient les mesures politiques et réglementaires.

Session IV : L'analyse croisée des rapports sociaux : classe, genre, race dans les thèses préparées à l'OSC
Marie Bergström, Margot Delon, Héloïse Fradkine, Ugo Palheta (anciens doctorants)
Modératrices Claire COSQUER et Solène BRUN (Doctorantes OSC)
Dans le rétroviseur, 15 années de recherches doctorales abordant les rapports sociaux de genre, de race ou de classe sociale : rencontres en ligne, viol et rapports de genre, pratique de la chasse à courre, enseignement professionnel.
   
Session V : Quelques dimensions du changement social
 Modérateur Laurent LESNARD, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC

  • Évolution des formes de famille et rapports de genre : regards comparés France - Espagne
    Marta DOMINGUEZ-FOLGUERAS, Associate Professor, Sciences Po OSC
    Étudier les évolutions du modèle familial en Espagne et notamment le partage des tâches domestiques, dans un contexte de crise économique, de basse fécondité et de place plus importante des femmes sur le marché du travail et la sphère politique.
  • Convergence et divergence dans les sociétés européennes - Une approche multidimensionnelle
    Ettore RECCHI, Professeur des universités, Sciences Po OSC
    Etudier, à travers plusieurs dimensions, la trajectoire des sociétés des pays membres de l'Union Européenne.

 Nations et intégration européenne - Ettore Recchi

  • Deux questions restées aux marges de nos préoccupations : écologie et génétique
    Hugues LAGRANGE, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC
    A partir d'analyses de cas, réflexion sur les influences génétiques et environnementales à prendre en compte dans l'analyse des phénomènes sociaux.

30 ans - Ecologie et génétique - Hugues Lagrange (OSC)

30 ans de l'OSC - Directions et chercheurs

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