Les violences sexistes après #MeToo

Appel à communication - nouvelle deadline: 15 juin 2019
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Appel à communication

"Les violences sexistes après #MeToo" 

Journée d’étude organisée par le Labo Junior-Cité du GenreUSPC « VisaGe » avec le soutien du LIEPP :

Violences fondées sur le genre. Données, santé, jeux d’échelles.

Mi-décembre 2019

 

En octobre 2017, le New York Times et le New Yorker publient des enquêtes sur les accusations pour harcèlement sexuel, agressions sexuelles et viols, dont fait l’objet Harvey Weinstein, producteur de cinéma états-unien renommé et influent. Au fil des semaines, près de cent femmes révèlent avoir subi des violences sexuelles, perpétrées par le magnat de l’industrie hollywoodienne. À la suite de ces révélations en chaîne, l’actrice Alyssa Milano réemploie le hashtag #MeToo, lancé dix ans plus tôt par la féministe new-yorkaise Tarana Burke. S’ensuit un phénomène mondial, lors duquel #MeToo (#MoiAussi, ou encore #BalanceTonPorc dans sa déclinaison française), est repris individuellement par des femmes internautes sur une diversité de supports virtuels. Les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook, mais aussi des sites Internet dédiés, deviennent un espace d’écriture et de parole pour les femmes, au sujet des violences sexuelles masculines et sexistes dont elles ont été victimes et qu’elles continuent de subir. Depuis lors, la force de l’événement ne s’est pas démentie. Ce dernier est à la fois le lieu d’une reformulation et d’une intensification de luttes féministes préalablement en cours contre les violences sexistes. Par ses supports techniques, et son « effet viral », il apparaît comme une amplification géographique, transgénérationnelle voire transculturelle de la disqualification morale de ces violences. Deux ans après l’éclatement de l’affaire et ses échos à l’échelle mondiale, nombre d’observatrices et d’observateurs vont jusqu’à estimer que #MeToo constitue un événement-rupture pour l’histoire des femmes. D’autres resituent cette prise de parole dans l’histoire longue du féminisme et dans les combats contre les violences sexistes. Les journées d’étude, qui se tiendront à la fin de l’année 2019, sont organisées à l’initiative d’une nouvelle génération de chercheuses françaises sur les violences de genre constituées en « labo junior – Cité du genre », de l’Université Sorbonne Paris Cité.

Les journées d’étude se dérouleront à Paris, mi-décembre 2019. La date et le lieu précis de ces journées seront annoncés ultérieurement. 

Dépôt des propositions de communication: 15 juin 2019

Télécharger l'appel à communication

Contact : labo.visage@gmail.com

Site internet : : www.labovisage.org

Le laboratoire junior VisaGe a été lancé dans le cadre d'un appel à projets de la Cité du genre - Université Sorbonne Paris Cité (USPC). Plusieurs partenaires institutionnels de recherche français accompagnent les activités de l'équipe.