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9 février 2026

Mona-Lisa Isnard, master en science politique (promotion 2023)

Mona-lisa ISNARD, master en science politique (promo 2023)

POUVEZ-VOUS NOUS PARLER DE VOTRE PARCOURS ACADÉMIQUE ? COMMENT EST NÉ VOTRE INTÉRÊT POUR LA SCIENCE POLITIQUE ?

Je n’avais, au départ, pas d’appétence particulière pour la science politique et mon parcours est assez atypique. Je me suis d’abord tournée vers la gastronomie, ce qui m’a conduite à intégrer une formation culinaire. Lors de mon deuxième semestre, j’ai effectué un stage dans des cuisines très prestigieuses. Malheureusement, cette expérience s’est révélée très éprouvante : j’ai été confrontée à un environnement marqué par le sexisme, la violence et le machisme. J’ai donc décidé de mettre fin à ce cursus, tout en validant mon année grâce à l’obtention d’un CAP cuisine.

Par la suite, j’ai effectué un stage dans le média culinaire Atabula (aujourd’hui, Bouillantes), ce qui m’a permis de continuer à nourrir ma passion pour la gastronomie. Je me suis ensuite orientée vers des études plus généralistes, qui auraient pu me mener vers une école de journalisme. C’est ainsi que j’ai intégré la Sorbonne (Paris IV) en licence d’histoire.

Au cours de ces trois années, dont une passée à l’étranger à University College London, j’ai eu l’occasion de suivre des cours d’histoire des relations internationales, d’histoire du monde contemporain, de géographie culturelle, etc. C’est alors qu’est né mon engouement pour les relations internationales. J’ai donc décidé de tenter ma chance à Sciences Po, en master de science politique et relations internationales, au sein de l’École de la recherche, avec un projet bien précis : écrire sur le rôle de la gastronomie dans les relations internationales.

QUE VOUS ONT APPORTÉ VOS ANNÉES D’ÉTUDES À L’ÉCOLE DE LA RECHERCHE ? QUELS SOUVENIRS GARDEZ-VOUS DE VOTRE ÉCOLE, DE VOTRE PROMOTION, DE VOS ENSEIGNANT·E·S ?

Ces trois années m’ont d’abord apporté de solides connaissances théoriques dans différents domaines : sociologie, philosophie, histoire, science politique, politique comparée, théorie politique, etc. Ce socle commun nourrit non seulement la culture générale, mais aussi l’ouverture d’esprit et l’esprit critique. Elles m’ont également permis de mieux comprendre le monde contemporain et les enjeux que nous traversons, tout en m’apportant une méthodologie rigoureuse, notamment en matière de recherche.

Pour autant, ces années n’ont pas été faciles. J’ai intégré Sciences Po en pleine crise du Covid et j’ai dû suivre l’intégralité de ma première année derrière un écran. En master 2, j’ai travaillé à mi-temps au ministère, ce qui a constitué un véritable défi d’organisation.

J’ai aussi eu l’immense chance de prendre une année de césure entre mon M1 et mon M2, une expérience que je recommande vivement. Elle m’a permis de réaliser deux stages : l’un au service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France en Tunisie, l’autre au ministère de la Transition écologique, au sein du Commissariat général au développement durable (CGDD).

Ces stages offrent l’opportunité de concrétiser les enseignements théoriques, de se confronter aux réalités du monde professionnel et de développer une première expérience significative, utile en sortie d’école et recherche de premier emploi.

QUEL EST L’ENSEIGNANT·E OU L’ENSEIGNEMENT QUI VOUS A LE PLUS MARQUÉ ?

Je ne peux pas ne pas parler de mon directeur de recherche, Christian Lequesne. Il m’a accompagnée pendant un an et demi, s’est montré très présent, bienveillant, à l’écoute et d’excellent conseil. Grâce à lui, j’ai pu concrétiser mon projet tout en étant guidée sur la bonne voie. Je ne le remercierai jamais assez.

J’ai également été très sensible aux enseignements d’Emmanuelle Tourme-Jouannet. Ce fut pour moi une véritable initiation au droit international, et j’ai trouvé particulièrement passionnant le cours consacré au droit international de la nature.

QUELLE FONCTION OCCUPEZ-VOUS AUJOURD’HUI ?

Je suis aujourd’hui responsable des partenariats (développement et mécénat) de la Fondation Palladio, abritée par la Fondation de France, qui œuvre sur les enjeux de la ville durable. Auparavant, j’ai exercé pendant trois ans les fonctions de cheffe de projet et chargée de mission développement durable au sein du Commissariat général au développement durable (CGDD) du ministère de la Transition écologique.

AURIEZ-VOUS UN CONSEIL À DONNER À UN·E ÉTUDIANT·E QUI SOUHAITE S'ORIENTER VERS LE SECTEUR D’ACTIVITÉ DANS LEQUEL VOUS TRAVAILLEZ AUJOURD'HUI ?

Si je dois en formuler un, ce serait : « ne vous fermez jamais de porte ! » Ce n’est pas parce que vous avez suivi un chemin différent ou vécu des expériences variées, ce que beaucoup appellent un parcours atypique, que vous ne pouvez pas décider de vous réorienter. De même, ce n’est pas parce que vous avez étudié dans un domaine particulier que vous ne pourrez pas acquérir des expériences professionnelles dans un autre. Faites-vous confiance.

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