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8 avril 2026
Charles HOUDANT, master en science politique (promotion 2025)

Pouvez-vous nous parler de votre parcours académique ? Comment est né votre intérêt pour la science politique et, plus particulièrement, pour les politiques publiques ?
J’ai rejoint Sciences Po dès le Bachelor, en suivant le programme euro-américain à Reims. Mon intérêt pour la science politique s’est développé assez vite, notamment grâce aux enseignements de jeunes chercheurs.
Puis la troisième année à Budapest m’a ouvert un terrain d’études qui m’était jusque-là peu familier. J’ai compris rapidement que je voulais aller plus loin dans ma compréhension de la Hongrie, en particulier sous l’angle des politiques industrielles, ce qui m’a naturellement conduit vers le master de recherche. La majeure politiques publiques répondait bien à mes intérêts pour l’économie politique et l’analyse de la diversité des capitalismes.
Que vous ont apporté vos années d’études au sein du master en science politique, majeure Politiques publiques, à l’École de la recherche ? Quels souvenirs gardez-vous de votre promotion et de votre expérience étudiante ?
Le master a été une formation exigeante et stimulante, notamment à travers les cours de méthodes quantitatives et qualitatives.
Mon souvenir le plus marquant reste mon mémoire, en particulier le terrain en Hongrie. Mener des entretiens avec des dirigeants d’entreprises ou d’organisations professionnelles, qui plus est à l’étranger, peut être intimidant au départ. Mais c’est une expérience très formatrice. Plus globalement, mener un travail sur le long cours est une expérience faite de doutes mais surtout de réelles satisfactions.
La participation aux nombreux séminaires de recherche à Sciences Po a aussi été l’occasion de se confronter à des discussions académiques stimulantes.
Y a-t-il un·e enseignant·e, un cours ou une expérience pédagogique qui vous a particulièrement marqué·e durant votre formation ? Pourquoi ?
Je garde un excellent souvenir du cours de Philippe Bezès sur les transformations de l’Etat et des administrations. De nombreux enjeux s’y concentrent : transition numérique, relation avec les usagers et avec les décideurs, mise en œuvre des politiques publiques… Par ailleurs, Cyril Benoît, mon directeur de mémoire, a joué un rôle essentiel : ses conseils, son appui et son enthousiasme m’ont donné confiance dans les différentes étapes.
Avez-vous mené des projets ou des engagements extra-académiques durant vos études (associatifs, stages, initiatives collectives, etc.) qui ont compté dans votre parcours ?
En dehors de Sciences Po je faisais de l’accompagnement scolaire bénévolement. C’était une activité assez différente de mon travail académique, mais qui m’a permis de développer des compétences de pédagogue tout en sortant un peu de l’abstraction des études.
Vous préparez actuellement les concours de l’INSP. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste cette préparation et ce qui vous a motivé à vous orienter vers cette voie ? Quelles ont été les principales étapes dans la construction de votre projet professionnel et dans votre choix de vous orienter vers la haute fonction publique ?
Au départ, j’hésitais entre poursuivre en doctorat ou m’orienter vers la préparation des concours administratifs. J’ai finalement choisi la seconde voie avec la volonté de participer concrètement à la conception et à la mise en œuvre des politiques publiques. La préparation est très axée sur l’analyse de problèmes concrets de l’action publique et de recommandations opérationnelles. C’est aussi l’occasion de consolider des bases en droit public ou en finances publiques, que je maîtrisais moins auparavant.
En parallèle de l’Institut National du Service Public (INSP), je prépare un concours hélas moins connu, celui de l’Ecole nationale supérieure de Sécurité sociale (EN3S), qui offre des carrières intéressantes dans le monde de la protection sociale.
En quoi votre formation en science politique et en politiques publiques vous aide-t-elle aujourd’hui dans la préparation des concours et dans votre compréhension des enjeux de l’action publique ?
Elle m’aide d’abord dans la manière d’aborder les sujets : j’entre plus facilement dans des lectures de rapports administratifs ou d’articles parfois arides. Ensuite cela me permet de construire une réflexion plus structurée. Je parviens à produire des copies plus analytiques avec des références personnelles originales et un angle un peu différent, ce qui est valorisé dans une certaine mesure dans un concours.
Quel conseil donneriez-vous à un·e étudiant·e qui souhaiterait s’orienter vers la préparation des concours administratifs ou vers une carrière dans la haute fonction publique ?
Je conseillerais de capitaliser sur ses points forts afin d’optimiser ses résultats aux épreuves, tout en consolidant progressivement ses lacunes sur les autres matières. Et surtout, ne pas voir un parcours orienté auparavant vers la recherche comme un frein. Au contraire, la capacité à aller au-delà des évidences et l’esprit critique sont autant d’atouts pour rejoindre la haute fonction publique. Plus que jamais, l’Etat a besoin de profils capables de prendre du recul.
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