Shake The Law, le challenge étudiant de Gide

Ouverture des candidatures le 1er avril 2021
  • Shake the LawShake the Law

Afin d'encourager l'innovation dans la pratique du droit et faire émerger de futurs talents, Gide organise pour la deuxième année consécutive son challenge étudiant "Shake The Law" en partenariat avec le magazine Challenges.

Lancé sous l'impulsion de Gide 255, équipe dédiée à l’accompagnement des entreprises dans leur transformation numérique, ce challenge s'adresse aux étudiants de niveau Bac+5 (2ème année de master), ayant un profil Éco & Business, Ingénieurs & Tech, Sciences politiques ou Droit.

Visuel SHAKE THE LAWIl se déroule en plusieurs phases clés 
  • Envoi des candidatures sous format vidéo en binôme

  • Sélection de 4 binômes finalistes parmi les candidatures reçues

  • Finale : pitch oral des binômes retenus sur une étude de cas devant un jury d'experts de l'innovation

  • Délibération du jury et annonce des binômes gagnants

Les prix suivants seront à remporter 

  • 1er prix : 6.000 € et une publication sur le site de Gide

  • 2ème prix : une publication sur le site de Gide

  • Un abonnement annuel au magazine Challenges pour les 50 premiers binômes inscrits

En savoir plus 

Event Date: 
Thursday, 1 April, 2021 (All day)
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"J’ai été séduite par le défi de devenir une réelle technicienne juridique en deux années"

Rencontre avec Perline Pesme, diplômée 2020 de l'École de droit
  • Perline PesmePerline Pesme

Pouvez-vous nous retracer votre parcours universitaire ?

Après avoir obtenu mes baccalauréats français et américain aux États-Unis, j’ai d’abord étudié les relations internationales pendant un an à Old Dominion University en Virginie. J’ai ensuite intégré le collège universitaire de Sciences Po sur le campus euro-américain à Reims. Ces deux premières années rémoises, particulièrement enrichissantes, ont profondément marqué ma scolarité autant sur le plan académique que sur le plan humain. Pour ma troisième année, j’ai fait le choix de partir en échange universitaire à Queen’s University at Kingston au Canada.

À l’issue de cet échange, j’ai décidé de rejoindre le master Droit économique de l’École de droit. Encore hésitante sur mon avenir et ayant toujours eu une appétence pour le droit, j’ai été séduite par le défi de devenir une réelle technicienne juridique en deux années et par la possibilité d’acquérir une année d’expérience professionnelle. J’ai ainsi effectué une année de césure entre mes deux années de master afin de mettre en pratique les connaissances théoriques acquises pendant la première année du master et me confronter à la réalité du terrain.

Pour quelles raisons avez-vous choisi la spécialité Global Governance Studies proposée au sein de l’École de droit ?

Mon année de césure a été déterminante dans mon choix de spécialité. À son commencement, j’étais convaincue de devenir avocate spécialisée en droit des affaires. Mes différentes expériences en cabinets d’avocats m’ont beaucoup apporté sur le plan professionnel et m’ont permis de découvrir différentes branches du droit. Mais elles m’ont fait prendre conscience que je souhaitais avant tout servir mon pays et m’engager dans des métiers de sécurité ou de défense. Je souhaitais également renouer avec mon intérêt pour les relations internationales. La spécialité Global Governance Studies m’apparaissait ainsi être le meilleur choix pour compléter l’approche juridique très franco-française de la première année. J’ai pu découvrir de nouvelles facettes du droit international public comme le droit des conflits armés ou l’application des droits de l’homme par les entreprises.

Quel est l'enseignement qui vous a le plus marquée ?

Il est difficile d’en choisir un en particulier tant les enseignements ont tous participé à enrichir ma formation juridique. J’ai particulièrement aimé les cours de droit des obligations et de responsabilité civile en première année car ils m’ont permis de saisir toute la technicité du droit et ont été très utiles pendant mes stages.

Pendant ma deuxième année, j’ai particulièrement apprécié l’atelier sur le droit de la mer dispensé par Monsieur Pierre Boussaroque. Ce cours m’a permis de mettre en pratique les théories du droit international public que j’avais vues avec le cours de la Professeure Emmanuelle Tourme-Jouannet, qui est lui-même très utile pour apprendre à voir les évènements d’actualités à travers un véritable œil de juriste international.

Quel est votre projet professionnel ?

Après l’obtention de mon diplôme au printemps 2020, j’ai décidé de consacrer cette année à la préparation des concours de sécurité et de défense de la fonction publique. Mon projet professionnel n’est donc pas encore définitif et je reste ouverte à toutes les opportunités qui se présenteraient aussi bien en France qu’à l’étranger. Je suis intimement convaincue que Sciences Po nous ouvre beaucoup de portes, peu importe nos choix académiques antérieurs. J’espère pouvoir continuer à travailler sur les questions relatives au droit international humanitaire, au droit pénal international ou encore au droit de la mer.

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l'École de droit de Sciences Po ?

Le choix d’un master est une étape importante dans le parcours de chaque étudiant et peut être source d’incertitudes et de questionnements. Mais il faut garder à l’esprit que choisir un master ne vous fermera pas nécessairement des portes, ni ne vous fera renoncer à certains rêves. Au contraire ! L’École de droit de Sciences Po vous offrira une solide formation de juriste et vous permettra de construire votre parcours comme vous le souhaitez tant les opportunités sont variées et enrichissantes. Alors si vous êtes intéressés par le droit, recherchez une formation professionnalisante et stimulante et souhaitez relever de nouveaux défis, les portes de l’École de droit n’attendent plus que vous ! Je suis convaincue que la détermination, la rigueur et la motivation sont des qualités clés pour atteindre ses objectifs et ses rêves.

Perline Pesmediplômée 2020 du master Droit économique spécialité Global Governance Studies (GGS)

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A New Era in Antitrust

Law and Economics Policy Initiative (LEPI)
  • ©shutterstock/Bakhtiar Zein©shutterstock/Bakhtiar Zein

Law and Economics Policy Initiative (LEPI) is happy to invite you to a webinar on "A new era in antitrust" with Lina Khan (Columbia Law School), Thomas Philippon (New York University) and Luigi Zingales (University of Chicago) where the speakers will discuss their recent work on antitrust, the rise of monopoly power and the future of capitalism.

The discussion will be followed by a Q&A with theparticipants.

The webinar is free and open to all but registration isrequired.

Event Date: 
Friday, 29 January, 2021 - 16:00 - 18:00
Event Location: 
Online
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Pratyush Nath Upreti defended his thesis

Congratulations Doctor!
  • Pratyush Nath Upreti and his thesis juryPratyush Nath Upreti and his thesis jury

"When Intellectual Property Meets Investor-State Dispute Settlement: Intersections and Relationships" by Pratyush Nath Upreti.

Thesis supervised by Michel Vivant, Professor Emeritus - Institut d’études politiques of Paris, and Séverine Dusollier, Full Professor - Institut d’études politiques of Paris, defended on 15 December 2020.

Jury:

  • Régis BismuthFull Professor, Institut d’études politiques of Paris
  • Séverine Dusollier, Full Professor, Institut d’études politiques of Paris
  • Duncan Matthews, Professor of Intellectual Property Law, Queen Mary University of London (Rapporteur)
  • Makane Moïse Mbengue, Professor of International Law, University of Geneva (Rapporteur)
  • Ruth L. Okediji, Professor of Law, Harvard Law School
  • Michel Vivant, Professor Emeritus - Institut d’études politiques of Paris

This thesis aims to examine the relationship between intellectual property (IP) and international investment agreements where IP rights have been litigated in investor-state dispute settlement (ISDS). It analyses the issues arising from those disputes through the perspectives of national and international legal orders and offers a normative analysis to resolve the tension brought by IP and ISDS interaction. The analysis achieved in this thesis can significantly impact approaches of treaty-making to safeguard IP objectives in IIAs and thus respond to the threat that investment arbitration may possess. In so doing, the analysis is not confined to the IP regime; rather, it takes a pragmatic approach in terms of substantial analysis by exploring the trade regime, investment law and arbitration to address key challenges to IP-ISDS interaction.

Pratyush's Testimony:

Sciences Po Law School provided me with academic insights, teaching opportunities and professional networking. I thank my supervisors Professors Michel Vivant and Séverine Dusollier for their devoted time, patience and valuable guidance over the four years of my Ph.D. This journey would not have been complete without an inspiring working atmosphere and many friendships. Thanks to all colleagues at the Law School.

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Law, gender and development: contemporary discussions in Latin America

Helena Alviar Garcia
  • Helena Alviar Garcia ©Alexis LecomteHelena Alviar Garcia ©Alexis Lecomte

La direction scientifique de Sciences Po vous invite au FacSem (Faculty seminar) de Helena Alviar Garcia, Professeur des universités à l’École de droit.

Elle y présentera ses travaux autour du thème "Law, gender and development: contemporary discussions in Latin America".

Son exposé sera discuté par Hélène Périvier, Économiste, Département des études à l'OFCE, Directrice du programme PRESAGE.

Helena Alviar Garcia est spécialiste des droits du développement, de la propriété, et des droits sociaux. Elle étudie également les questions de l’égalité femmes - hommes et s'intéresse aux droits humains lors de sorties de conflits et de régimes autoritaires. 

Pour y assister, veuillez vous inscrire auprès de marina.abelskaiagraziani@sciencespo.fr

Event Date: 
Thursday, 28 January, 2021 - 12:30 - 14:00
Event Location: 
En ligne
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Ophélie Wang a soutenu sa thèse avec succès

Bravo Docteur !
  • Ophélie Wang et les membres de son jury de thèseOphélie Wang et les membres de son jury de thèse

Toutes nos félicitations à Ophélie Wang, qui a soutenu avec succès sa thèse de doctorat intitulée "Le droit face à l’art corporel. Du corps comme œuvre d’art" le 16 décembre 2020.

Sa thèse était dirigée par Michel Vivant, Professeur des Universités émérite, Institut d’études politiques de Paris.

Le jury de thèse était composé de Florence Bellivier, Professeure des universités, Université Paris-Nanterre ; Valérie-Laure Benabou, Professeure des universités, Université Aix-Marseille ; Marie Cornu, Directrice de recherche, CNRS-ISP ; Pierre Sirinelli, Professeur des universités émérite, Université Paris 1; et Michel Vivant, Professeur des universités émérite, Institut d’études politiques de Paris. 

Ophélie s'est confiée à nous à l'issue de sa soutenance : "Je suis très heureuse d'avoir soutenu ma thèse à l'École de droit de Sciences Po. Je tiens à remercier mon directeur de thèse, le Pr. Michel Vivant, pour son encadrement, son soutien et ses conseils. J'aimerais également remercier tous les membres de l'Ecole de droit, professeurs, doctorants et équipe administrative. qui m'ont accompagnée pendant ces années de doctorat".

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Welcome to LLM students!

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

On 8 January 2021, Sciences Po Law School welcomed the new students of the 4th edition of its LLM in Transnational Arbitration & Dispute Settlement in Paris.

The LLM will start officially on 11 January 2021 with workshops and lectures taking place in Parisian law firms, on campus or entirely remotely in order to systematically adapt to the current sanitary context. The entire programme has been adapted with a special calendar and new teaching modalities. Students were able to gather on campus at 27 rue Saint-Guillaume or to connect remotely from all over the world (Canada, Costa Rica, China or India).

The students were greeted by the Executive Director of the Law School Julie Babin d’Amonville, TADS Director Prof. Diego P. Fernández Arroyo, as well as TADS Academic Advisor Lidiwine Kerbourc’h and TADS Academic Coordinator Dr. Alexandre Senegacnik.

Prof. Diego P. Fernández Arroyo warmly welcomed the new cohort: "It is a pleasure in these challenging times to finally be able to meet everyone. We have worked very hard to be able to offer an LLM edition which lives up to our very high expectations both academically but also from a personal perspective. It will be a special edition and we very much look forward to the start of the programme."

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Rencontre avec Tiphanie Magloire Traore

Diplômée 2019 du master Droit économique, spécialité GGS
  • Tiphanie Magloire TraoreTiphanie Magloire Traore

Pouvez-vous nous retracer votre parcours universitaire et nous indiquer vos motivations pour intégrer l'École de droit de Sciences Po ? 

J’ai intégré l’École de droit de Sciences Po au niveau master. Après un baccalauréat scientifique spécialité mathématiques, j’ai étudié deux années en classes préparatoires littéraires (Hypokhâgne/Khâgne). Bien que mes résultats au concours de l’École Normale Supérieure m’aient permis d’être sous-admissible, m’encourageant ainsi à retenter le concours, j’ai choisi de m’engager pleinement dans une année de césure. Cette année a été consacrée à mon service civique que j’ai effectué au sein de l’association Unis Cité dans le cadre du programme "Rêve et Réalise". Ce programme permettant de créer, de manière autonome, sa propre mission d’intérêt général, m’a conduite à fonder mon association Génération Ubuntu France dont la mission est de contribuer à un mieux vivre ensemble en France par la mixité socio-culturelle et le débat citoyen d’inspiration socratique.

A ce stade de mon parcours, ma vocation professionnelle se dessinait. A travers ma formation académique mais aussi mon engagement au sein de mon association, j’ai réalisé que j’avais besoin d’avoir au cœur de mon activité professionnelle future la possibilité d’agir positivement pour et même sur la société et ses fondements, et le droit m’est apparu comme le médium par excellence pour réaliser ce projet de vie. Toutefois, à ce stade de mon parcours, débuter en France des études de droit n’était pas une évidence puisque généralement, cinq années en droit sont requises afin d’ambitionner de se professionnaliser dans ce domaine.

Après cette année de césure, j’ai complété mon parcours par une troisième année d’étude à la Sorbonne en Histoire et Géographie, puis soutenue par l’Institut de l’Engagement dans mon projet, je me suis alors décidée à candidater auprès de Sciences Po pour intégrer son master en Droit économique.

Que vous ont apporté vos années d’études à Sciences Po ?

J’ai intégré le master Droit économique et choisi la spécialité Global Governance Studies en deuxième année. L’enseignement à Sciences Po a été riche tant intellectuellement qu’humainement. Tout d’abord, du point de vue de ma formation juridique, parce que le juriste, et particulièrement l’avocat, n’est pas un simple praticien mais un auxiliaire du service public de la justice, il est important de pouvoir se nourrir de connaissances fondamentales dans d’autres domaines que le droit pur. De nombreux cours dispensés à Sciences Po répondent à cette nécessité. J’ai par exemple le souvenir du cours passionnant du professeur Jean d’Aspremont intitulé "Theory and Epistemology of the Sources of International Law" qui m’a permis d’appréhender les fondements théoriques et philosophiques de notre droit positif.

Par ailleurs, mon expérience en tant que membre du comité de rédaction de La Revue des Juristes de Sciences Po, m’a permis de prendre part à un véritable cercle de réflexion sur le droit. Outre la communauté d’étudiants et d’enseignants passionnés que j’ai pu rencontrer dans ce cadre, cet exercice de réflexion théorique a également grandement contribué à ma formation.

Enfin, Sciences Po offre de nombreuses opportunités à ses étudiants maximisant ainsi leurs chances de réussite dans leur projet. Personnellement, j’ai eu la chance de bénéficier de la bourse d’excellence du cabinet Clifford Chance offerte chaque année à un étudiant de l'École de droit de Sciences Po.

Quels sont vos projets à venir ?

Venant tout juste de réussir l’examen d’entrée au Centre régional de formation professionnelle des avocats (CRFPA), j’intègre ce janvier 2021, l'École de Formation professionnelle des Barreaux de la cour d'appel de Paris. Intéressée par le domaine de l’économie sociale et solidaire et ayant déjà pu effectuer un stage au sein du cabinet Clifford Chance dans le département Tax - Epargne salariale / Actionnariat salarié, je pense rester dans le domaine de l’entreprise et de ses responsabilités sociale, sociétale et environnementale, en découvrant cette fois-ci sa dimension répressive, le droit pénal des affaires. Toutefois, passionnée et investie dans le domaine du droit des étrangers, et notamment du droit d’asile, je souhaite poursuivre cet engagement que ce soit à travers des expériences en cabinets d’avocats ou en association.

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l'École de droit de Sciences Po ?

Le projet d’intégrer Sciences Po ne doit pas être une fin en soi mais un moyen. Ainsi, la volonté d’intégrer cette école doit être réellement motivée par un besoin justifié au regard du projet professionnel. Cela doit rassurer tous les potentiels candidats qui ne doivent en aucun cas essayer de correspondre à un profil type ou à un "étudiant idéal" mais simplement exposer sincèrement, le besoin de cette formation, et plus largement de tout l’environnement Sciences Po, pour réaliser son projet professionnel.

Ensuite, une fois entré au sein de l’École, il ne faut pas perdre de temps (les années d’étude passent vite !) et profiter des nombreuses opportunités que nous offre Sciences Po : offre de stages, candidatures pour des bourses d’excellence, échanges universitaires, appel à adhésion de ses nombreuses associations, invitations aux petits-déjeuners-rencontres avec des cabinets…

Tiphanie Magloire Traore, diplômée 2019 du master Droit économique, spécialité Global Governance Studies (GGS)

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Publication des Principes directeurs relatifs à la labellisation et à l’information du consommateur sur le bien-être animal

La Clinique de l’École de droit
  • shutterstock / alberto clemares expositoshutterstock / alberto clemares exposito

Logo association InfoTrack L’association InfoTrack (anciennement projet "Labelliser le bien-être animal" de la Clinique de l’École de droit de Sciences Po), a le plaisir de vous informer de la publication des Principes directeurs relatifs aux communications commerciales sur le bien-être animal.

Ce référentiel d’application volontaire constitue l’aboutissement du projet collaboratif innovant monté entre universitaires et étudiants réunis dans le cadre de la Clinique de l’École de droit de Sciences Po, en association avec de nombreuses parties prenantes auditionnées.

Les Principes directeurs fournissent une grille d’évaluation objective des allégations, des étiquettes et des labels existants. Ils constituent par ailleurs une source d’inspiration pour de futures initiatives en la matière. 

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Réparations : de la polémique identitaire à l’enjeu de justice

Magali Bessone
  • Chaînes pour enfermer les esclaves @shutterstock/Asmus KoefoedChaînes pour enfermer les esclaves @shutterstock/Asmus Koefoed

SÉMINAIRE DE L’ÉCOLE DE DROIT

Ce séminaire est co-organisé avec le groupe de recherches "Politiques antidiscriminatoires" du Centre de Recherches Internationales (dir. Gwénaële Calvès et Daniel Sabbagh)

Magali Bessone se propose de revenir sur les polémiques qui entourent les demandes de réparations au titre de la traite et de l'esclavage colonial en France.

Elle identifie quatre sources de malentendus ou de conflits herméneutiques et normatifs : 

  • La difficulté d’appréhender la nature exacte de l’injustice au titre de laquelle il est demandé réparation – la traite et l’esclavage colonial 
  • L’erreur qui consiste à penser la réparation uniquement sous l’aspect de la compensation financière dans une approche strictement corrective de la justice 
  • La conviction illusoire que des politiques de justice distributive aveugles aux différences et anhistoriques peuvent répondre aux demandes de réparations tout en évitant le risque de division du corps social 
  • Enfin, la tendance à identifier culpabilité (causale et morale) et responsabilité de réparation des agents contemporains. Elle propose de résoudre ces conflits et de penser les demandes de réparations comme questions de justice

Magali BessoneMagali Bessone est professeure de philosophie politique à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’ISJPS (Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne, UMR 8103) et membre associée au CIRESC (USR 2002). Ses recherches portent sur les théories contemporaines de la justice et de la démocratie et les théories critiques des races et du racisme.
Elle est l’auteur de Sans distinction de race ? (Vrin, 2013) et Faire justice de l'irréparable (Vrin 2019) ; elle a co-édité avec Gideon Calder et Federico Zuolo How Groups Matter? Challenges of Toleration in Pluralistic Societies (Routledge, 2014) et avec Daniel Sabbagh, Race, racisme, discriminations : une anthologie de textes fondamentaux (Hermann, 2015).

Séminaire ouvert aux personnes invitées uniquement.
Event Date: 
Thursday, 14 January, 2021 - 12:45 - 14:15
Event Location: 
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Avis de soutenance de thèse

Amina Hassani
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Amina Hassani soutiendra sa thèse intitulée "La neutralité de l’arbitrage international. Essai de déconstruction d’un mythe" le mercredi 13 janvier 2021 à 14h30.

Thèse dirigée par :

  • Horatia Muir-Watt, Professeure des universités, Institut d’études politiques de Paris
  • Florian Grisel, Superviseur mineur, Associate Professor, University of Oxford (Royaume-Uni)

Jury de thèse :

  • Soraya Amrani Mekki, Professeure des universités, Université Paris-Nanterre
  • Jean d’Aspremont, Professeur des universités, Institut d’études politiques de Paris
  • Florian Grisel, Associate Professor, University of Oxford (Royaume-Uni)
  • Horatia Muir-Watt, Professeure des universités, Institut d’études politiques de Paris 
  • Nicolas Perrone, Research Associate Professor of International law, Universidad Andrés Bello (Chili)
  • Thomas Schultz, Professeur ordinaire, Université de Genève (Suisse) et King’s College London (Royaume-Uni)

Sur invitation uniquement.

Event Date: 
Wednesday, 13 January, 2021 - 14:30
Event Location: 
En ligne
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Intensive Doctoral Week, 10th edition

Call for Applications (deadline: March 1, 2021)
  •  Intensive Doctoral Week (IDW) Intensive Doctoral Week (IDW)

Intensive Doctoral Week

10th edition online from 14 to 18 june 2021

Initiated in 2011, and successfully continued since then, the Intensive Doctoral Week (IDW) is a co-organized initiative led by Sciences Po Law School and Law and Political Science Doctoral School of Paris Ouest Nanterre La Défense University (fr.) as well as a great number of partners in the world.

For its 10th edition, the Intensive Doctoral Week (IDW) reinvents itself. The 2021 IDW will take place online on its 3 new distinct platforms. Besides its traditional writing workshops (ID Writing), the IDW will include a new online channel fully dedicated to legal research (ID Tube). Indeed, starting on 14th June 2021, ID Tube will broadcast 5 days of TV shows and short movies on a whole range of topics related to law, legal and interdisciplinary research, legal practice, legal literature, teaching, law and society, etc. It will also offer meeting rooms (ID Lounge) where junior researchers and established academics from all over the globe will be able to react to the broadcasted movies as well as meet and discuss legal research. The organization committee invites all interested participants, whether PhD researchers, early career academics, or senior scholars to contribute to one of the platforms of the IDW 2021.

Interested participants can submit the following projects for the IDW 2021:

  • A short description of a short movie which they would like to produce with a view to having it broadcasted on ID Tube. Broadcasted short movies can include (but should not be limited to) interviews, fictions, talk shows, documentaries, moments of life, commented movies excerpts, comments on pieces of art, commented museums visits, etc. Descriptions of short movies should be no longer than 2 pages and include a description of the audiovisual content, its relevance for law and legal research, and some of the expected takeaways ( option for PhD researchers, early career academics, and senior scholars ).
  • A written outline of their PhD project to be subsequently presented in a pre-recorded short movie on ID Writing. Originality of the presentation is expected. The outline should be no longer than 3 pages excluding CV but including indications as to the envisaged content and format of the short movie. The most original pre-recorded presentations of PhD projects will also be broadcasted on ID Tube ( option for PhD researchers only).
  • A written outline of their PhD project to be discussed in one of the writing workshops. The outline should be no longer than 2 pages excluding CV (option for PhD researchers only).

If accepted, projects of short movies will need to be realized in accordance with the guidelines and the format provided by the organizers. The organization committee will provide templates and technical support for the editing and formatting of the short movies that have been accepted.

The two working languages are French and English. Applications will be examined and selected by an independent committee of experts. To apply and submit your project description, fill in the online application. The deadline for application is 1 March 2021. Successful applicants will be informed by 15 March 2021. Short movies will have to be submitted by 1 May 2021. Early submission of short movies is highly encouraged.

> Contact us

IDW website

Event Date: 
Monday, 1 March, 2021 (All day)
Event Location: 
Online
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Liangjian Wu a soutenu sa thèse avec succès

Bravo Docteur !
  • Liangjian WuLiangjian Wu

Toutes nos félicitations à Liangjian Wu, qui a soutenu avec succès sa thèse de doctorat intitulée "Power Re-allocation in China's Budgetary Reform and Its Constitutional Structure’s Transition: Through the Lens of France and the US" le 9 décembre 2020.

Sa thèse était dirigée par Jean-Bernard Auby, Professeur de droit public émérite de Sciences Po.

Le jury de thèse était composé de Stéphanie Balme, Directrice de recherche, Sciences Po, CERI, Thomas Perroud, Professeur des universités, Université Paris II Panthéon-Assas, André Roux, Professeur des universités, Sciences Po Aix-en-Provence, Frédérique Rueda, Professeure des universités, Université de Bordeaux, et Qianfan Zhang, Professor of Constitutional Law, Peking University.

Résumé de sa thèse :

La Chine a commencé sa réforme budgétaire dans les années 1990 et a récemment révisé la Loi budgétaire en 2014. Avec la transition de la Chine vers un "État fiscal" et vers un "État budgétaire", la réforme budgétaire est-elle réellement devenue la fine pointe de la réforme politique et a-t-elle transformé de façon significative la structure constitutionnelle et administrative, en améliorant par-là la légitimité de sa gouvernance ? Si non, pourquoi ?

La première partie fait une analyse historique comparée de la nouvelle répartition du pouvoir lors des réformes (des lois) budgétaires en Chine, en France et aux États-Unis. Le choix initial et la séquence de réformes de rationalisation administrative et de démocratisation politique ont eu un impact décisif sur la relation entre législatif et administratif. La difficulté de la démocratisation budgétaire est bien plus importante que celle de la réforme de la rationalisation budgétaire. Dans la deuxième partie, la thèse analyse les effets des réformes de redistribution horizontale et verticale du pouvoir budgétaire et les obstacles qu’elles ont rencontrés.

L’examen des acteurs clés ci-dessus montre un problème essentiel pour la réforme juridique de la Chine. D’un côté, la réforme budgétaire change vraiment la structure constitutionnelle de la Chine. Elle a en partie changé le processus de décision politique, amélioré l’équilibre des pouvoirs constitutionnels et augmenté la pression en faveur d’une future réforme. D’un autre côté, le cœur de la structure constitutionnelle ne peut pas être modifié par une réforme purement technique, parce que des groupes d’intérêts particuliers s’y opposent.

Liangjian s'est confié à nous à l'issue de sa soutenance :

"I would like to express my deepest gratitude to my supervisor, Professor Jean-Bernard Auby. He kindly gave a student from remote China the opportunity to study public law in France six years ago and has been a ceaseless source of guidance and encouragement. In writing the thesis, I benefited significantly from the helpful suggestions and courses of our law schools’ professors. The academic style of our doctoral program enabled me to combine the methodologies of legal and social science in my research and to have a global comparative vision."

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The Swedish Theory of Love (2015)

Doctoral Candidate Seminar: Law & Cinema Club
  • The Swedish Theory of Love (2015)The Swedish Theory of Love (2015)

Love is all around and always has been. Nations, armies, and brave hearts have been moved and swept away by passion, jealousy and betrayals all along history. The pages of the novels we read are full of love affairs, duels, and phantoms from the past. Even so, it remains very difficult to determine what we really talk when we talk about love. Are love and relationships absolute values that transcend reality, or are our feelings filtered through the lens of a given social structure? We often believe that our lives are built on believes that belong just to us. But how much of that we believe affects the society we live in and vice-versa? And what happens when a certain theory of love becomes a constitutional element of the state? At last, what happens when love meets the welfare state? A critical point of view on this latter question comes from Erik Gandini’s video essay: The Swedish Theory of Love (2015).

In the winter of 1972, in Sweden, a group of politicians laid down a revolutionary vision for the future. A Manifesto, The Modern Family, was written: "the time had come to free women from men, free the elderly from their children, free teenagers from their parents". Erik Gandini explores some of the consequences of this "vision" in today’s Sweden.

We invite all PhD’s and faculty to join us on Wednesday 16th December at 6pm for a lovely, critical, philosophical and politically romantic discussion. The idea is that the film is watched individually beforehand.

More practical information and the Zoom-link will be provided by email after registering. We hope to see you then!

The Law and Cinema Team (Louis HillVittoria Becci and Edward van Daalen).

Invite-only event.
Event Date: 
Wednesday, 16 December, 2020 - 18:00
Event Location: 
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Avis de soutenance de thèse

Ophélie Wang
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Ophélie Wang soutiendra sa thèse intitulée "Le droit face à l’art corporel. Du corps comme œuvre d’art" le mercredi 16 décembre 2020 à 14h30 (en ligne).

Thèse dirigée par Michel Vivant, Professeur des Universités émérite, Institut d’études politiques de Paris.

Jury de thèse :

  • Florence Bellivier, Professeure des universités, Université Paris-Nanterre
  • Valérie-Laure Benabou, Professeure des universités, Université Aix-Marseille
  • Marie Cornu, Directrice de recherche, CNRS-ISP
  • Pierre Sirinelli, Professeur des universités émérite, Université Paris 1
  • Michel Vivant, Professeur des universités émérite, Institut d’études politiques de Paris 

Sur invitation uniquement.

Event Date: 
Wednesday, 16 December, 2020 - 14:30
Event Location: 
En ligne
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Entretien avec Chloé Delay

Diplômée 2020 de l'École de droit
  • Chloé DelayChloé Delay

Pouvez-vous nous retracer votre parcours universitaire ?

J’ai rejoint Sciences Po en première année du Collège Universitaire sur le campus de Reims au sein du programme euro-américain. Ce cursus anglophone a été très enrichissant. J'ai eu la chance d'y suivre des cours très divers à la fois d’économie, de sciences politiques mais aussi d’histoire et de droit. Ceux-ci étaient enseignés suivant une approche comparée entre l’Union européenne et l’Amérique du nord. Intéressée par les matières juridique et économique, j’ai suivi avec grand intérêt le cours de droit de la concurrence dispensé par la Professeure Dina Waked en 2ème année. Ensuite, j’ai choisi de partir en échange universitaire à l’Université de Toronto durant ma 3ème année d’études avant d'intégrer le master Droit Économique de l’École de droit à mon retour en France.

Pour quelles raisons avez-vous choisi la spécialité "Entreprises, Marchés, Régulations" proposée au sein de l’École de droit ?

La première année du master a pour objectif d'enseigner aux étudiants les fondamentaux du droit ainsi que le langage juridique indispensable à tout juriste. Au cours de cette année, j’ai eu la chance de suivre les cours de Messieurs Olivier d’Ormesson et Pascal Wilhelm relatifs au droit de la concurrence qui ont particulièrement suscité mon intérêt. Aussi, j’ai souhaité aborder les aspects pratiques de cette matière en effectuant une année de césure. Dans ce cadre, j’ai pu réaliser deux stages, le premier au sein du département Concurrence et Droit européen du cabinet Bredin Prat et le second au sein du département Propriété Intellectuelle du cabinet Linklaters. Cette année de césure extrêmement formatrice m'a permis d'acquérir la certitude de vouloir m'orienter vers la profession d'avocat spécialisé en droit de la concurrence.
Mon choix s’est donc naturellement porté vers la spécialité "Entreprises, Marchés, Régulations". Elle offre un panel d’enseignements divers dispensés par de nombreux praticiens permettant aux étudiants d’acquérir de nombreuses connaissances sur le droit des marchés et la régulation sectorielle. En parallèle, j’ai participé au concours de plaidoiries organisé par l’Autorité de la Concurrence avec plusieurs de mes camarades. Ce fut une expérience très riche en enseignements qui nous a permis de rédiger une notification des griefs et de nous former à l'exercice de la plaidoirie devant le Collège de l’Autorité. Je recommande d’ailleurs vivement aux nouvelles générations d’étudiants à l’École de droit intéressés par ce domaine juridique de participer à cet évènement !

Quel est l'enseignement qui vous a le plus marquée ?

Cette question est difficile ! Je pense que le cours de Messieurs Antoine Winckler et Pierre-Yves Chabert consacré aux problématiques soulevées par les grandes opérations de prises de contrôle sur les marchés financiers m’a particulièrement plu en ce qu'il offre un très juste équilibre entre théorie et pratique. Ils nous ont ainsi enseigné les fondements de leurs matières juridiques respectives afin que nous puissions les mettre en pratique lors des moot courts organisés en classe.

Quels sont vos projets à venir ?

Après avoir reçu mon diplôme de Sciences Po au printemps dernier, j’ai intégré le master 2 Droit européen des affaires et de la concurrence à l’Université Paris II Panthéon-Assas. J’intégrerai en janvier 2021 l'École de Formation professionnelle des Barreaux de la cour d'appel de Paris et souhaite effectuer divers stages en cabinet d’avocats durant ces 18 mois de formation afin d'acquérir les compétences nécessaires pour devenir avocate spécialisée en Droit de la concurrence !

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l'École de droit de Sciences Po ?

La formation à l’École de droit est très riche et permet à chaque étudiant de bénéficier d’une grande émulation intellectuelle lors des nombreux et divers enseignements (parfois en commun avec le master Carrières Judiciaires et Juridiques) ou encore dans le cadre de l’organisation de moot courts ou de projets de la Clinique. Ainsi, je pense que chaque étudiant ne doit pas hésiter à saisir les opportunités qui se présentent à lui durant son parcours à l’École de droit afin de construire son projet professionnel et façonner son parcours tel qu’il l’entend.

Chloé Delay, diplômée 2020 du master Droit économique spécialité Entreprises, Marchés, Régulations (EMR)

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Capitalism’s Experts

The Globinar
  •  Umberto Boccioni, Riot in the Gallery, 1910 Umberto Boccioni, Riot in the Gallery, 1910

Biopower in global governance depends upon scientific expertise. This was made evident during the current pandemic. How should we relate this to capitalism’s (past?) claim to democratic government?

Convenors: Akbar Rasulov, Jean d’Aspremont, Deval Desai and Omar Kamel.

For further details, please visit the Globinar website.

Registration is required, as access to seminar materials are restricted to registered participants only.

Event Date: 
Thursday, 17 December, 2020 - 18:00
Event Location: 
Online
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Avis de soutenance de thèse

Pratyush Nath Upreti
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Pratyush Nath Upreti soutiendra sa thèse intitulée "When Intellectual Property Meets Investor-State Dispute Settlement: Intersections and Relationships" le mardi 15 décembre 2020 à 15h (en ligne).

Thèse dirigée par :

  • Michel Vivant, Professeur des Universités émérite, Institut d’études politiques de Paris
  • Séverine Dusollier, Professeure des Universités, Institut d’études politiques de Paris

Jury de thèse :

  • Régis Bismuth, Professeur des Universités, Institut d’études politiques de Paris
  • Séverine Dusollier, Professeure des Universités, Institut d’études politiques de Paris
  • Duncan Matthews, Professor of Intellectual Property Law, Queen Mary University of London (Rapporteur)
  • Makane Moïse Mbengue, Professor of International Law, University of Geneva (Rapporteur)
  • Ruth L. Okediji, Professor of Law, Harvard Law School
  • Michel Vivant, Professeur des Universités émérite, Institut d’études politiques de Paris

Sur invitation uniquement.

Event Date: 
Tuesday, 15 December, 2020 - 15:00
Event Location: 
En ligne
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"Faites-vous confiance et travaillez sérieusement votre candidature"

Rencontre avec Amandine Collard, diplômée 2020 de l'École de droit
  • Amandine CollardAmandine Collard

Pouvez-vous nous retracer votre parcours universitaire ?

J’ai intégré l'Institut d’études politiques de Grenoble en 2014. Cette école m’a beaucoup apporté, tant sur le plan académique que personnel. J’ai passé deux belles années près des montagnes, pendant lesquelles j’ai bénéficié d’une formation pluridisciplinaire enrichissante et ai commencé à me familiariser avec, entre autres, le droit public. J’ai également obtenu une licence en économie à l’Université Grenoble Alpes. Enfin, j’ai eu l’opportunité de passer une année en échange Erasmus en Angleterre, à Canterbury.

Cette première phase de mes études supérieures a suscité mon intérêt pour le droit public, intérêt renforcé par de courts stages estivaux que j’ai effectués en cabinet d’avocats.

Intégrer le master Droit économique de Sciences Po était la suite logique de mon parcours académique : c’est le seul master qui me permettait de me doter d’une formation juridique solide en deux ans et d’acquérir un an d’expérience professionnelle pendant l’année de césure.

Qu’est-ce qu’a changé votre admission à l’École de droit ? 

Mon admission à l’École de droit a tout changé.

Sur le plan académique, les enseignements de première année de master m’ont permis de me construire une culture générale juridique indispensable avant l’année de césure et le choix de la spécialisation. La deuxième année de master, que j’ai naturellement choisi de réaliser en spécialité Droit public économique, a été pour moi la plus enrichissante, parce qu’elle a su allier enseignements généraux et apprentissages plus spécialisés. Je garde notamment d’excellents souvenirs de ma découverte du droit fiscal avec Maître Virginie Restino et du droit de l’environnement avec le Professeur Laurent Neyret.

Sur le plan professionnel, l’année de césure est une opportunité à saisir pour acquérir de l’expérience. J’ai travaillé à la fois en cabinet d’avocats (Département Droit public, énergie et environnement du Cabinet Gide Loyrette Nouel), en entreprise (Direction juridique Corporate d’EDF) et au Conseil constitutionnel. Ce panel d’expériences m’a permis de me forger ma propre opinion sur les différentes voies qui s’ouvrent à moi après Sciences Po.

Sur le plan personnel, l’École de droit m’a donné confiance en moi. Je me souviens de mes premiers jours à Paris, à la fois heureuse de m’installer dans la capitale et anxieuse à l’idée de devoir me créer de nouveaux repères. Aujourd’hui, je réalise combien mes années à Sciences Po ont été synonymes d’épanouissement et de merveilleuses rencontres. Ces années n’auraient sûrement pas été les mêmes sans la Bourse d’excellence du cabinet Gide que j’ai eu la chance d’obtenir.

Quels sont vos projets pour la suite ?

Admise à l’examen d’entrée au Centre Régional de Formation Professionnelle des Avocats (CRFPA), je commence dès janvier 2021 mon cursus d’élève-avocate à l’École de Formation professionnelle des Barreaux (EFB). A l’issue de ma formation, je souhaite devenir avocate en droit public des affaires. J’envisage de me spécialiser dans les secteurs régulés, tels que le droit de l’énergie, mais je reste à ce jour ouverte à d’autres possibilités.

Actuellement, j’étudie au sein du M2 Droit et Management d’HEC afin d’approfondir mes connaissances des problématiques de l’entreprise, qui sont nécessaires à l’exercice de la profession d’avocat d’affaires. J’étudie par exemple la stratégie, le management, la finance mais reçois aussi des enseignements juridiques qui complètent ma formation à Sciences Po.

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l'École de droit de Sciences Po ?

Je suis souvent contactée par de futurs candidats à l’École de droit, qui pensent que leur CV n’est pas assez "impressionnant" pour intégrer une telle école. Comme je leur répète à chaque fois, n’ayez pas peur ! Le CV de chacun commence par une page blanche : chaque parcours se construit progressivement, au fil des opportunités.

L’École de droit est un tremplin : faites-vous confiance et travaillez sérieusement votre candidature, vous avez toutes et tous votre chance !

Amandine Collard, diplômée 2020 du master Droit économique, spécialité Droit public économique (DPE)

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Bogyung Hwang, lauréate de la Bourse d’excellence Clifford Chance 2020-2021

  • Bogyung HwangBogyung Hwang

Pour la treizième année consécutive, le cabinet d'avocats international Clifford Chance décerne une Bourse d'excellence à un.e étudiant.e de l'École de droit de Sciences Po.

Elle est attribuée à Bogyung Hwang, étudiante en 1ère année du master Droit économique :

"Sud-coréenne de nationalité, j'ai eu un parcours international, oscillant entre différentes cultures et systèmes linguistiques pendant la majeure partie de ma vie. Ces trois dernières années, j'ai pu combiner ma propension naturelle pour un environnement international avec un programme multidisciplinaire au Collège Universitaire de Sciences Po, sur le campus parisien.

Je suis actuellement inscrite en première année de master Droit Economique et j'aspire maintenant à appréhender les fondamentaux du droit français. J’ai la conviction qu’une expertise solide en droit civil pourrait me permettre par la suite d’accompagner les parties de différents horizons dans un contexte international vers des règlements mutuellement bénéfiques.

Je tiens à remercier sincèrement le cabinet Clifford Chance de m'avoir donné cette occasion très appréciée de poursuivre mon projet d’études en toute sérénité pour l'année universitaire. Pendant cette crise sanitaire, cette aide financière est un facteur déterminant pour alléger les pressions qui pèsent sur mon parcours académique.

De surcroît, il a été extrêmement gratifiant de voir que Clifford Chance et l’École de droit ont soutenu mes ambitions de devenir avocate en France et j’espère pouvoir mettre mon profil international au service de la communauté juridique de plus en plus mondialisée."

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Forum des métiers du droit de Sciences Po

  • ©Sciences Po©Sciences Po

Chaque année, le Forum des métiers du droit de Sciences Po mobilise les élèves et jeunes diplômés qui souhaitent se renseigner sur les carrières juridiques en cabinet d'avocats et entreprises.

Dans le contexte inédit que nous connaissons et afin de garantir le maintien du lien entre étudiants et employeurs tout en veillant à la sécurité sanitaire de toutes et tous, le Forum des métiers du droit se tiendra pour la 1ère fois en ligne sur la plateforme Seekube le vendredi 22 janvier 2021.

Une réunion de préparation au Forum des métiers du droit destinée aux étudiants de l'École de droit est organisée le lundi 11 janvier 2021 à 11h30.

Event Date: 
Friday, 22 January, 2021 (All day)
Event Location: 
En ligne
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L'École de droit ferme ses portes

du 19 décembre 2020 au 3 janvier 2021 inclus
  • ©shutterstock/Rowr©shutterstock/Rowr

L'École de droit ferme ses portes du 19 décembre 2020 au 3 janvier 2021 inclus.

Nous vous souhaitons à toutes et tous de bonnes vacances et d'excellentes fêtes de fin d'année !

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"Une voie privilégiée vers un métier exigeant mais surtout passionnant : l’avocature !"

Entretien avec Nadia El Amrani, diplômée 2019 de l'École de droit
  • Nadia El AmraniNadia El Amrani

Pouvez-vous nous retracer votre parcours universitaire et professionnel ?

Après avoir obtenu mon baccalauréat au Lycée Lyautey de Casablanca, j’ai intégré Sciences Po en 2013. J’ai passé les deux premières années du Collège universitaire - au soleil - sur le campus de Menton et la 3ème année – toujours au soleil - à l’université de Boğaziçi à Istanbul. Mes années mentonnaises ont sans aucun doute été les années les plus insouciantes mais aussi les plus passionnantes de ma scolarité.

J’ai ensuite rejoint l’École de droit au sein du master Droit économique et, après une année de césure, j’ai eu la chance d’être sélectionnée pour le programme de spécialisation de Global Business Law and Governance en collaboration avec la Columbia Law School et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. J’ai ainsi pu passer un semestre à New York avec une super équipe de 16 étudiants, dont la moitié venait de Sciences Po et l’autre de Paris 1.

Après l’obtention de mon diplôme en juin 2019, j’ai passé l'examen du Centre régional de formation professionnelle des avocats (CRFPA) et ai débuté un second master de Contentieux et Arbitrage à l’Université Paris II Panthéon-Assas. J’ai ensuite intégré l’École de formation professionnelle des barreaux de la cour d’appel de Paris (EFB) en janvier 2020.

Quel est l'enseignement qui vous a le plus marquée à l'École de droit de Sciences Po ?

Les cours qui ont le plus forgé mon esprit de juriste sont sans aucun doute les deux cours de droit des obligations suivis au cours de la première année de master (droit des contrats, responsabilité civile et régime des obligations).

Néanmoins, l’enseignement qui m’a le plus marquée est le cours de Comparative employment and discrimination law de la Professeure Marie-Mercat Bruns, auquel j’ai participé après avoir eu la chance de suivre le cours de Gender Justice de Katherine Franke à la Columbia Law School. Il a été particulièrement intéressant d’étudier les mêmes concepts et notions du point de vue de deux traditions universitaires et intellectuelles différentes et qui se répondaient.

Surtout, ces deux enseignements m’ont permis de réaliser que le contentieux des libertés fondamentales, ou impact litigation, avait un résultat tangible sur l’avancement des droits et sur la protection des libertés fondamentales, ce qui n’a fait que confirmer mon intérêt pour le contentieux.

Quelles sont les figures du droit qui vous inspirent ?

Ce sont sans la moindre hésitation Gisèle Halimi et Ruth Bader Ginsburg qui ont su utiliser les outils du droit et de l’impact litigation pour profondément changer les sociétés dans lesquelles elles vivaient et modeler les mondes dans lesquels nous vivons aujourd’hui.

Quels sont vos projets à venir ?

Mon principal projet est de débuter ma première collaboration - au mois de juin prochain - au sein de l’équipe de Contentieux pénal et commercial du cabinet Gide Loyrette Nouel. En réalité, ce projet a pris ses racines dès les toutes premières semaines du master. J’ai en effet été lauréate de la bourse d’excellence décernée chaque année par Gide à deux étudiant.e.s de l’École de droit. Cette bourse impliquait, outre une aide financière, la possibilité de faire un stage au sein du cabinet dans l’équipe de mon choix.

J’ai ainsi fait un premier stage au sein de l’équipe de Contentieux pénal et commercial au cours de ma césure. S’en suivirent de nombreux autres stages au sein de cette même équipe dans le cadre de mon master à Assas puis de l’EFB. J’ai donc la chance de débuter ma carrière au sein de l’équipe qui m’a formée pendant près de trois ans !

Sur le plus long terme, j’aspire à dédier ma carrière d’avocate à l’avancement des libertés et des droits fondamentaux, que ce soit à travers la défense des droits particuliers de chacun de mes futurs clients, ou à travers les contentieux constitutionnels et conventionnels qui concernent les libertés à tous.

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l'École de droit de Sciences Po ?

Les masters de l’École de droit ont la réputation d’être particulièrement exigeants et difficiles, et il faut admettre qu’ils le sont.

Je peux néanmoins aujourd’hui affirmer sans la moindre hésitation que ça a été le meilleur choix d’orientation de ma carrière académique. Le master Droit économique est une voie privilégiée vers un métier exigeant, mais surtout passionnant : l’avocature !

Mon conseil aux futurs étudiants serait de ne pas se laisser intimider car rien n’est insurmontable, surtout lorsqu’on s’entraide !

Nadia El Amrani, diplômée 2019 du master Droit économique, spécialité Global Business Law and Governance (GBLG)

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"Do not let these setbacks become roadblocks"

Meeting with Claire Duval, Graduate of the Sciences Po Law School (2020)
  • Claire DuvalClaire Duval

I began my academic journey by pursuing an undergraduate degree in Political Science at McGill University. I then completed my first Master’s in International Relations at the London School of Economics, determined to work in an international setting but not yet fully knowing in what capacity.

Upon graduation, I assisted the former UN Special Rapporteur with his mandate on the implications for human rights of the environmentally sound management and disposal of hazardous substances and wastes. Only then did I begin to envision a legal career. Around the same time as I took on this position, the negligence of a mining company had led a collapsing dam to unleash 20,000 Olympic swimming pools of toxic sludge in Minas Gerais, making this incident the worst environmental disaster Brazil had ever seen. Conducting research on the remediation process, I came to understand the extent to which the country’s legal framework had contributed to a culture of impunity. This experience made me reflect on the potential for the law to bridge the gap between human rights and the investment system. If the law was an instrument powerful enough to perpetuate the corporate status quo, could its power be alternatively harnessed to advance sustainable development-oriented investment?

Looking for answers, I changed career paths and enrolled into Sciences Po’s Master of Economic Law. As a francophone, the conventional pathway would have been to follow the French track of the program. I was however looking for a comparative approach to my legal studies, and therefore joined the English track, which was the perfect fit to this end.

In my second year, I specialized in Global Governance Studies, a program which welcomes students from an array of legal systems and provides an interdisciplinary approach to legal issues in a global context. That year allowed me to make several encounters, which fundamentally shaped my professional aspirations going forward. I am particularly thankful for Professor Mbengue’s course and mentoring during the Philip C. Jessup International Law Moot Court Competition, which gave me the impetus for a career as an international lawyer. I am also grateful for the hours spent debating the future of the international investment system in Professor Radi’s course, as well as for Professor Robé’s thought-provoking views on the global governance role of multinational enterprises which dramatically changed the lenses through which I saw the legal field.

Upon graduation, I was fortunate to accept an admission offer from Stanford’s LL.M. Program in International Economic Law, Business and Policy, which I deferred until September 2021 as a result of COVID-19. In the meantime, I have worked as a Fellow at the International Law Commission and I am meant to pursue an internship in the International Arbitration and Public International Law Practice of the law firm Freshfields in Paris starting in January 2021.

The road to fulfilling one’s aspirations is paved with trials and failures. In fact, my first application to Sciences Po was rejected. Do not let these setbacks become roadblocks. In the year that followed this rejection, I reflected on what I could do to be more competitive before applying again, successfully. This included refining my motivations for the program and acquiring further work experience to that end. So if you are certain that Sciences Po is an ideal fit for you then I advise you to put all your resources at your disposal to craft your skills and background towards achieving this, even if it takes multiple tries. In my opinion, it was worth the wait.

Claire DuvalGraduate of the Sciences Po Law School, Master in Economic Law, Programme Global Governance Studies (GGS), 2020

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Entretien avec Aziz Essid

Diplômé 2020 du master Droit économique, spécialité Global Governance Studies
  • Aziz EssidAziz Essid

Pouvez-vous nous retracer votre parcours à Sciences Po ?

Ayant vécu en Tunisie jusqu’à mes 18 ans, j’ai intégré le Collège universitaire de Sciences Po au sein du campus de Menton, spécialisé sur la zone Moyen-Orient Méditerranée. Ces deux années m’ont permis de découvrir des disciplines qui continuent aujourd’hui à me passionner : les relations internationales, le droit ou encore la sociologie. J’ai ensuite choisi de passer ma troisième année d’échange au Royaume-Uni à l’université de Warwick, qui présente l’avantage de nous faire évoluer au sein d’un immense campus proposant tous les services d’une petite ville. À l’issue de cet échange, je suis entré au sein du master Droit économique, spécialité Global Governance Studies. Entre la première et la deuxième année de master, j’ai pris une année de césure au cours de laquelle j’ai effectué plusieurs stages en cabinets d’avocats.

Pour quelles raisons avez-vous choisi la spécialité Global Governance Studies proposée au sein de l’École de droit ?

Deux raisons m’ont conduit à m’orienter vers cette spécialité. La première est l’intérêt prononcé que j’ai développé pour le droit international public au cours de mon année au Royaume-Uni. Cette discipline éclaire d’un jour différent les relations entre les États et les rapports de force qui les caractérisent. La spécialité Global Governance Studies, qui fait la part belle au droit international, s’inscrivait donc naturellement dans la suite de mon parcours.

La deuxième raison pour laquelle j’ai choisi cette spécialité remonte à un stage de découverte que j’ai effectué en 2017 auprès d’un avocat spécialisé en arbitrage international. Cette expérience, bien que brève, a suscité chez moi une vraie curiosité pour l’arbitrage, qui permet de régler les litiges à forts enjeux entre les acteurs du commerce international, voire entre une entreprise et un État. Or la spécialité Global Governance Studies, dispensée en anglais, est celle qui offre le plus de cours d’arbitrage international, avec une équipe de professeurs composée tant d’avocats de haut niveau que d’universitaires.

Quel projet extra-scolaire avez-vous pu réaliser lors de vos années à l’École de droit ?

Chaque année, un concours de plaidoirie nommé "La Comparution" est organisé au sein de l’École de droit de Sciences Po. Après une phase de sélection opposant des étudiants jouant le rôle de procureurs à des étudiants jouant celui d’avocats, une finale est organisée en présence d’un jury prestigieux composé d’avocats pénalistes, de magistrats et du doyen de l’École de droit. Ce concours simule des audiences de comparution immédiate, lors desquelles sont jugés certains délits de façon accélérée.

Étant féru d’éloquence, je n’ai pas hésité à participer aux sélections et suis parvenu en finale en 2018 et en 2020. La finale 2020, qui s’est tenue à la Cour d’appel de Paris deux semaines seulement avant le premier confinement, restera gravée dans mon esprit.

Quel enseignement vous a le plus intéressé ?

Deux enseignements m’ont particulièrement marqué. Le premier est sans doute le cours de responsabilité civile de première année. Bien que très technique et peu attirante au premier abord, cette discipline permet d’envisager le droit sous un angle extrêmement pratique, et d’aborder des problèmes qui se posent quotidiennement tant aux individus qu’aux entreprises.

En deuxième année, j’ai fortement apprécié l’enseignement de droit international public dispensé par la Professeure Emmanuelle Tourme-Jouannet, qui aborde cette matière de façon originale, à travers l’actualité internationale.

Quel est votre projet professionnel ?

J’ai intégré cette année un master 2 à l’université Panthéon-Assas, afin de compléter mes compétences en procédure civile et en arbitrage. Mon objectif reste aujourd’hui le même que celui qui m’avait poussé à intégrer le master Droit économique, à savoir celui de pratiquer le métier d’avocat en arbitrage et en contentieux.

L’arbitrage, en particulier, connaît une croissance rapide dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du nord, ce qui ouvre des opportunités pour la nouvelle génération de juristes arabophones issus de la région.

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l'École de droit de Sciences Po ?

L’École de droit de Sciences Po est le résultat d’un projet pédagogique ambitieux, fascinant à certains égards, qui a bousculé l’enseignement traditionnel du droit. Cette approche pionnière du droit doit inspirer à chaque nouvel étudiant de l’École de droit l’envie de relever les défis qui lui tiennent à cœur – qu’ils soient d’ordre professionnel ou associatif.

Concrètement, mon conseil serait de prendre une année de césure pour s’immerger dans plusieurs domaines différents du droit et pour diversifier les structures d’accueil : cabinets d’avocats, entreprises, juridictions, ONG ou encore think-tanks, quitte à effectuer trois stages pendant l’année. Cette césure, qui doit être perçue comme une forme d’expérimentation, permet ensuite d’effectuer un choix de spécialité et de carrière éclairé.

Aziz Essid, Diplômé 2020 du master Droit économique, spécialité Global Governance Studies (GGS)

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