Cross Examination Moot

2021 Edition
  • Cross Examination MootCross Examination Moot

The Moot is a project organized by a group of practitioners and academics with a view of contributing to the education of the next generation of arbitration lawyers. It is a competition for university teams with an exclusive focus on cross-examination in international arbitration. Students will attend various rounds of hearings during which they will cross-examine each other’s witnesses and experts.

The Moot is hosted by Sciences Po and is overseen by a board or directors composed of Diego P. Fernández Arroyo, Alexis Mourre, Yas Banifatemi, Loukas Mistelis, Sophie Nappert, Franco Ferrari, Samaa Haridi, Gary Bell, Jean Kalicki, and Eleonora Coelho.

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Capitalism’s Utopia & Dystopia

The Globinar
  • Les funérailles de l'anarchiste Galli, Carlo Carrà, 1910Les funérailles de l'anarchiste Galli, Carlo Carrà, 1910

The finale of our Globinar returns to the epidemic/pandemic threat and two drivers of capitalism and its civilization that have generated dystopian/utopian perspectives.

A discussion with Horatia Muir Watt, Helena Alviar García, Günter Frankenberg and Klaus Günther.

For further details, please visit the Globinar website.

Registration is required, as access to seminar materials are restricted to registered participants only.

Event Date: 
Thursday, 6 May, 2021 - 18:00
Event Location: 
Online
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Concours d'arbitrage international de Paris (CAIP)

Finale de la 16ème édition

Logo CAIP

L'École de droit de Sciences Po ainsi que les cabinets Clifford ChanceBredin Prat et White & Case, en partenariat avec la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI) et les Éditions Lamy/Wolters Kluweront le plaisir de vous informer de finale la 16ème édition du Concours d'Arbitrage International de Paris (CAIP).

Après deux phases écrites éliminatoires consistant en la rédaction de deux mémoires pour le demandeur et le défendeur, 8 équipes ont été sélectionnées pour la phase orale qui aura lieu les 10, 11 et 12 mai 2021 (en ligne). 

Le tribunal arbitral simulé, présidé par Pierre Tercier, Professeur émérite de l'Université de Fribourg (Suisse) et Président honoraire de la Cour internationale d’arbitrage de la CCI, sera composé de :

  • Diana Paraguacuto-Mahéo, Associée, cabinet Foley Hoag
  • Tim Portwood, Associé, cabinet Bredin Prat
  • Karolina Rozycka, Avocate, cabinet Clifford Chance
  • Christophe von Krause, Associé, cabinet White & Case

Sur invitation uniquement.

Event Date: 
Wednesday, 12 May, 2021 - 14:00 - 19:00
Event Location: 
Online
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Sociologie historique du capitalisme

Webinaire organisé par Direction scientifique de Sciences Po
  • ©Shutterstock/GoodIdeas©Shutterstock/GoodIdeas

Rencontre à l’occasion de la sortie de l’ouvrage Sociologie historique du capitalisme de Claire Lemercier et Pierre François, directrice et directeur de recherche au Centre de sociologie des organisations de Sciences Po.

Il s’agira en présence des auteurs, de porter une réflexion interdisciplinaire autour du livre et de faire dialoguer les approches.

En présence de :

  • Nicolas Delalande, Centre d’histoire de Sciences Po
  • Martin Giraudeau, Centre de sociologie des organisations de Sciences Po
  • Guillaume Plantin, Département d’économie de Sciences Po
  • Dina Waked, École de droit de Sciences Po
  • Cornelia Woll, Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po.

La séance sera animée par Bruno Palier, directeur de recherche, Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po.

Pour plus d’information sur l’ouvrage, paru aux éditions de la Découverte, collection Repères :

Au cours de la dernière décennie, le mot « capitalisme » a fait un retour remarqué dans le débat politique et dans la recherche. Ce livre s’appuie sur les travaux les plus récents en histoire et en sociologie économiques pour raconter les trois âges du capitalisme, de la fin du XVII e siècle à nos jours. Ce récit permet de répondre à des questions concrètes et variées : comment la satisfaction des actionnaires est-elle devenue une valeur dominante ? L’ubérisation est-elle un retour au XIX e siècle ? En quoi le commerce d’esclaves a-t-il contribué à la naissance du capitalisme ? Une finance chrétienne ou musulmane est-elle possible ? Qui a conquis les droits associés au salariat, et comment ? On apprend aussi qu’il n’y a pas vraiment eu de « révolution industrielle », que les dilemmes des mouvements de consommation engagée vers 1900 ressemblaient à ceux d’aujourd’hui, ou encore en quoi la crise financière de 2008 diffère de celle de 1929… En savoir plus à propos de l’ouvrage

Event Date: 
Thursday, 6 May, 2021 - 12:30 - 14:30
Event Location: 
Online
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National Courts & Investment Tribunals: Competition or Coordination?

3rd Sciences Po Mayer Brown Lecture
  • 3rd Sciences Po Mayer Brown Lecture3rd Sciences Po Mayer Brown Lecture

Gabrielle Kaufmann-Kohler, Lévy Kaufmann-Kohler / Professor Emerita at Geneva University Law School, will deliver the 3rd Sciences Po Mayer Brown Arbitration Lecture (SPMBAL) on 10 May, 2021 at 5pm (CET - Zoom) on the topic: "National Courts & Investment Tribunals: Competition or Coordination?".

The 2021 SPMBAL will be followed by a debate with Dominique Hascher, Judge at the French Court of Cassation, Eduardo Silva Romero, Dechert, Marie Stoyanov, Allen & Overy.

Moderation by Dany Khayat, Mayer Brown, Diego P. Fernández Arroyo, Sciences Po Law School.

Organised with Alina Leoveanu and Alexandre Senegacnik.

Event Date: 
Monday, 10 May, 2021 - 17:00 - 19:00
Event Location: 
Online
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"Droit, éthique et sens humain nous semblent indissociables"

Rencontre avec Mme et M. Mainguené, mécènes de la Clinique de l'École de droit
  • Mme et M. MainguenéMme et M. Mainguené

Vous avez créé en 2015, la Fondation Anthony Mainguené, suite au décès de votre fils Anthony. Quelles valeurs et actions souhaitez-vous promouvoir à travers cet ambitieux projet ?

Anthony MaingueneLa Fondation Anthony Mainguené, sous égide de la Fondation de France, est à vocation universelle. Elle a été créée en juillet 2015 pour promouvoir les valeurs éthiques portées par Anthony Mainguené notre fils afin de poursuivre ses idées et ses actions, au sein de la formation des responsables actuels et futurs, dans l’enseignement supérieur, la recherche et l’entrepreneuriat.

Elle souhaite aussi faire prendre conscience que l’éthique ne peut se réaliser pleinement que, dans et par l’action. Car notre monde change et l’éthique peut y apporter un éclairage sur les notions de responsabilité, de solidarité, d’équité et de sens humain.

La Fondation Anthony Mainguené, outre la création de Prix, s’inscrit aussi dans les enseignements d’écoles d’ingénieurs, soutient et participe à des projets, tables-rondes, colloques, congrès et propose des conférenciers en France et à l’international. Toujours dans un esprit de respect des droits de l’Homme.

Depuis 2017, vous soutenez la Clinique de l'École de droit de Sciences Po (Prix Anthony Mainguené, les cliniques RISE et JETE). Pouvez-vous nous en dire plus ?

La rencontre avec le Professeur Jeremy Perelman a été déterminante. Nous nous sommes trouvés en harmonie de pensée avec ses réflexions, son sens humain et les valeurs de la Clinique. Ainsi, dès 2016 la Fondation a soutenu à Sciences Po le colloque du Réseau des Cliniques juridiques Francophones (RCJF) dont elle est devenue partenaire et depuis 2017 s’est intégrée progressivement dans plusieurs projets et actions de la Clinique.

Enfin, le Prix Anthony Mainguené a été créé, récompensant les qualités éthiques, d’innovation, de recherche et de pertinence des travaux soulevant les problématiques des grands enjeux contemporains. Le premier Prix a été décerné en avril 2017 à Sophie-Anne Bisiaux et Marine Doisy pour le projet "Migrations, personnes étrangères en zone d’attente".

Votre implication n'est pas que financière, vous faites également profiter les étudiants, les tuteurs et les enseignants de votre expérience, de vos nombreux contacts et de vos valeurs. La Clinique c'est de l'humain, du lien entre les gens avant tout ?

Droit, éthique et sens humain nous semblent indissociables. Un des rôles de la Fondation Anthony Mainguené, outre le mécénat, est d’être "passeur d’idées". À l’époque d’un fréquent excès d’individualisme, souvent source d’irresponsabilité, nous souhaiterions amplifier les notions de responsabilité, d’engagement, de respect de l’Autre et ouvrir sur l’espérance. En ce sens, nous rejoignons la Clinique qui réunit ces valeurs au sein des modules et projets de recherche.

Par leur investissement, l’équipe dirigeante dont Mesdames Julie Babin-d’Amonville, directrice exécutive de l'École de droit, Zina Osmani, responsable pédagogique de la Clinique, les tuteurs et les étudiants apportent un réel dynamisme à la Clinique et à l’École de droit. Nous souhaiterions les accompagner sur ces nouveaux chemins.

Cette année, le prix Anthony Mainguené a été remis à Philippine Garrigue, Adrien Lalou, Chloé Le Pape et Jean-Eudes Mesland-Althoffer. Le projet, tutoré par Marine Denis en partenariat avec l'association "Notre Affaire à Tous", traite de la "Pollution de l'air dans la Vallée de la Chimie". En quoi ce projet vous a-t-il particulièrement séduit ?

Lauréats Prix Anthony Anthony 2021 et le Pr Jeremy PerelmanNous avons été heureux de constater que douze projets ont concouru et la décision fut d’autant plus difficile que tous les projets sont d’actualité et d’une grande qualité. Lors de la délibération du jury, notre choix s’est porté sur "La pollution de l’air dans la vallée de la chimie" car à l’époque des potentiels risques de l’essor des nouvelles technologies, des bouleversements climatiques et économiques d’une planète en souffrance, il est important pour le bien de tous et le futur de notre humanité, de repenser nos regards sur le sens d’une société, la conception du progrès et nos façons d’agir.

Cette prise de conscience responsable et l’engagement de tous les candidats nous a touchés. Nous précisons à ce propos qu’au-delà du Prix, la Fondation envisage de prolonger un soutien sur plusieurs autres projets présentés.

En effet, nous espérons, que les efforts conjugués des étudiants, tuteurs et équipes qui prendront le relai pour poursuivre les projets feront progresser les idées et mentalités ou peut-être amélioreront nos conceptions du bien-agir et du bien-vivre, pour construire celle du mieux-vivre… ensemble.

logo fondation anthony mainguenéEn savoir plus

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Entre la recherche et l’action : intentionnalité, collaboration et transformation

Appel à contributions
  • Logos des partenaires du colloqueLogos des partenaires du colloque

Appel à contributions
Date limite de soumission : Étendue au 10 juin 2021 !

Entre la recherche et l’action : intentionnalité, collaboration et transformation

Colloque interdisciplinaire, 1er et 2 octobre 2021Dijon

Avant-propos

Ce colloque s’inscrit dans le prolongement des réflexions et échanges de deux précédentes rencontres autour de la recherche en action : « Faire avec et pour : quelle posture du·de la chercheur·se dans la recherche en action ? Du terrain à l’épistémologie » (2019) et « Le savoir de l’action. Quand le terrain se met en recherche » (2020). Ces journées interrogeaient respectivement la posture du·de la chercheur·se au regard des acteur·rices et ses implications sur le statut des connaissances produites. Elles questionnaient les conditions épistémiques, méthodologiques et pratiques de la recherche en action en liant le terrain et la réflexivité des acteur·rices. S'inscrivant dans la continuité des réflexions sur les relations entre chercheur·ses et acteur·rices, cette troisième rencontre est l’occasion de mettre en lumière différents processus impliqués dans les démarches de recherche-action : les transformations, l’intentionnalité, la collaboration.

Argumentaire

La transformation au coeur de la recherche-action

Les intentions de transformation sur le terrain font de la recherche-action un outil cognitif et politique de production de connaissances tel qu’a pu le concevoir John Dewey (1939) pour qui l’enquête sociale consiste à accompagner et à trouver des solutions, plutôt qu’à chercher des vérités. Elle est ainsi considérée comme une alternative aux recherches à dominance positiviste (Lenoir, 2012). La recherche-action continue de se construire au gré des études menées selon des positionnements méthodologiques et épistémologiques hétérogènes. Dernièrement, cette démarche s’est enrichie d’un questionnement concernant les échanges et les modalités relationnelles entre les acteur·rices et les chercheur·ses. Ces évolutions nous invitent à penser de nouvelles épistémologies par lesquelles chercheur·ses et acteur·rices entrent dans un rapport de coproduction des connaissances (Coenen, 2012) et interrogent la scientificité des savoirs pratiques et la légitimité des savoirs non-scientifiques et qui incite à la production de savoirs intelligibles et applicables sur le terrain. La recherche par l’action s’inscrit ainsi dans une perspective de transformation collaborative d’une situation donnée. Cette troisième rencontre sera l’occasion d’interroger, dans un premier axe de travail, la nature ou le type de transformation dont la recherche-action est génératrice. D’autre part, cette dimension transformatrice implique un certain degré d’intentionnalité et d’engagement mutuel entre chercheur·ses et acteur·rices qui constitueront les deuxième et troisième axes de réflexion.

L’intentionnalité dans la démarche

La recherche par l’action se met en place au carrefour entre chercheur·ses, acteur·rices et terrain. C’est dans cet espace que se définissent les buts et objectifs de la recherche et que se croisent des intentions multiples voire contrastées. Ces intentions s’imbriquent dans des dispositifs préexistants à la recherche (Monceau, 2016) et peuvent aussi évoluer en fonction du contexte institutionnel, social, politique ou des relations entre les participant·es. Ces évolutions et rencontres d’intentions peuvent contribuer, en tant que telles, à une transformation des actions de terrain et d’une recherche qui s’élabore. Elles peuvent également changer les modalités de la recherche qui peut ainsi être repensée, adaptée ou transformée dans cette dialectique d’intentionnalités sur le terrain. Ce deuxième axe de travail propose d’explorer quelques-uns des enjeux de l’intentionnalité des chercheur·ses et acteur·rices et ses incidences sur la démarche.

L’engagement mutuel : constituer des réseaux ou communautés de recherche ?

Enfin, la recherche par l’action se réalise à travers des modalités participatives et des degrés d’engagement qui dépendent des objectifs et des positionnements de chacun·e. Différents types de recherche-actions peuvent être mises en place autour de diverses modalités d’engagement avec les sujets et dans le monde (Ingold, 2013). C’est alors le degré de participation des chercheur·ses et des acteur·rices qui est mis à penser (Giddens, 1987, Vinatier & Morrissette, 2015). Il peut s’appréhender du côté de la prise en compte des actions ou créations des acteur·rices ou d’une visée participative ou collaborative. Cet engagement réciproque peut également impliquer la constitution d’une communauté de recherche ou d’un collectif oeuvrant vers la transformation sur un terrain donné. Nous posons ainsi la question, dans ce troisième axe de travail, de la construction du rapport entre le·la chercheur·se et les acteur·rices et de la manière de concevoir le niveau d’implication ; deux éléments qui peuvent influer sur les modalités de la recherche : faire avec, faire ensemble ?

La visée transformative de la recherche-action peut se jouer à la fois dans les interactions entre chercheur·ses, acteur·rices et terrain et dans la dynamique de la recherche. Nous proposons d’interroger la démarche de recherche-action du point de vue de son processus, de ses entraves, perturbations, improvisations et  transformations multiples. Un processus de co-construction du terrain de recherche, mais également de la démarche de recherche même, au regard des situations rencontrées (Kagan, 2007).

Axes de travail 

  • De quels types de transformations la recherche-action peut-elle être génératrice ? Quel est le statut des savoirs et des connaissances produites, au regard du type de transformation ?
  • Quelles intentions du·de la chercheur·se et des acteur·rices prennent place dans la collaboration ? Comment sont-elles modifiées ou clarifiées par la confrontation avec les réalités du terrain ?
  • Quelle est la relation entre la transformation de la réalité et le degré d’engagement des chercheur·ses et acteur·rices sur le terrain ?
  • Dans quelles mesures ce processus peut-il permettre de constituer des communautés de recherche et d’action par une intention commune ?
  • Quelles limites peut-on envisager, comment, quand et pourquoi les définir ?

Modalités de soumission

Ce colloque souhaite engager une approche transversale de disciplines habituellement cloisonnées : confronter des interventions discursives à des performances, réaliser des ateliers provoquant des rencontres imprévues et favoriser des dispositifs permettant, à cette occasion aussi, d’apprendre en faisant.

Nous encourageons des contributions venant de tout point de vue disciplinaire (Droit, Gestion, Économie, Politique, Architecture, Sociologie, Psychologie, Philosophie, Recherche-Création, Agro-Environnement, Santé, STAPS, etc.) afin de favoriser une discussion large et innovante.

Les communications pourront proposer différents formats d’interventions : des communications plénières, des tables rondes durant lesquelles des intervenant·es pourront partager leurs expériences et questionnements dans un échange avec les participant·es, ou des performances créatives où l’action sera vécue et partagée. Étudiant·es, doctorant·es, chercheur·ses ou acteur·rices sont invité·es à communiquer.

Pour proposer une contribution, envoyez avant le 10 juin 2021 à l’adresse recherche.en.action@gmail.com un unique document contenant :

  • Votre fonction et institution d’origine, le cas échéant ainsi que votre adresse électronique
  • Une brève bibliographie professionnelle (100-200 mots)
  • Votre préférence de format (communication plénière en panel, table-ronde ou performance)
  • Votre contribution selon le format suivant :
    • Communication plénière en panel : un titre, un résumé (max. 500 mots), 5 mots-clés maximum, 5 à 10 références bibliographiques.
    • Performance : projet de performance artistique (max. 500 mots) ou présentation de supports créatifs, 5 mots-clés maximum. *Merci d’apporter vos propres supports ou matériel. Selon les cas, le comité pourra vous fournir une partie du matériel, selon les demandes et les besoins.
    • Table ronde : titre, présentation de la thématique ou du questionnement proposé pour un échange libre avec les participant·es (max. 500 mots), 5 mots-clés maximum, 5 à 10 références bibliographiques.

Pour toute question concernant l’appel, n’hésitez pas à écrire à recherche.en.action@gmail.com. Nous serons ravi·es de vous répondre.

Calendrier

  • Date limite de soumission des propositions : 10 juin 2021
  • Retours du Comité scientifique sur les contributions retenues : mi-juin 2021
  • Échange avec les intervenant·es pour l’organisation du colloque : fin-juin et début septembre 2021
  • Colloque : 1er et 2 octobre 2021 (Dijon)

Comité scientifique

  • Alicia Landbeck (Psychologue Clinicienne, Doctorante, Laboratoire Psy-Drepi, UBFC)

  • Stéphanie Nguyen (Psychologue Clinicienne, Psychothérapeute, Doctorante, Laboratoire Psy-Drepi, UBFC)

  • Bastien Charaudeau Santomauro (Juriste, Doctorant en Droit, École de droit de Sciences Po)

  • Victorine Dréau (Architecte DE, Ingénieure, Doctorante Architecture et Ville, Laboratoire Architecture Anthropologie UMR LAVUE – ED 395 Nanterre – ensaplv)

Bibliographie

  • BAZIN H. (2014), « Architecture fluide, mobilité urbaine et recherche-action », mai 2014. Disponible sur : http://recherche-action.fr/hugues-bazin/download/rapports%20de%20recherche/2014_Recheche-action-24h-Chrono.pdf

  • COMMAILLE J. (2013), “Les nouveaux enjeux épistémologiques de la mise en contexte du droit.” Revue interdisciplinaire d’études juridiques, 2013/1, vol. 70, 62–69. https://doi.org/10.3917/riej.070.0062.
  • CORSANI A. (2020), Chemins de la liberté. Travail entre hétéronomie et autonomie, Éditions du croquant, Paris, 2020.
  • DEWEY John (1939), Logic. The Theory of Inquiry, New York, Henry Holt and Company, traduction en français : Logique. La théorie de l’enquête, Paris, Presses Universitaires de France, 1993.
  • GRELL P., WERY A. (1981), “Problématiques de la recherche-action », International Review of Community Development / Revue internationale d’action communautaire, 123–130. https://doi.org/10.7202/1034886ar
  • INGOLD T. (2013), Marcher avec les dragons, Zone Sensibles, Bruxelles.
  • VINATIER I. & MORRISSETTE J. (2015), « Les recherches collaboratives : enjeux et perspectives », Carrefours de l'éducation, 2015/1, n°39, 137-170. https://doi.org/10.3917/cdle.039.0137
  • LENOIR Y. (2012), « La recherche collaborative entre recherche-action et recherche partenariale : spécificités et implications pour la recherche en éducation », Travail et Apprentissage, n° 9, 14-40.
  • COENEN, H. (2001), « Recherche-action : rapports entre chercheurs et acteurs », Revue internationale de psychosociologie, 2001/16-17, vol. VII, 19-32. https://doi.org/10.3917/rips.016.0019
  • MONCEAU, G. (2016), « Transformations sociales et recherche-intervention », dans Jean-François MARCEL J.-F. (éd.), La recherche-intervention par les sciences de l'éducation: Accompagner le changement, Éducagri éditions, 209-222. https://doi.org/10.3917/edagri.marce.2016.01.0209
  • GIDDENS A. (1987), « La constitution de la société », Presse Universitaires de France.
  • KAGAN C., LAWTHOM R., SIDDIQUEE A., DUCKETT P. & KNOWLES K. (2007), “Community psychology through community action learning”. In BOKSZCZANIN A. (ed.) Community psychology; Social change in solidarity. Poland: University Opole.
  • MORRISSETTE J. (2013), « Recherche-action et recherche collaborative : quel rapport aux savoirs et à la production de savoirs ? », Nouvelles pratiques sociales, vol. 25, n° 2, 35-49. [En ligne] http://www.erudit.org/revue/nps/2013/v25/n2/1020820ar.pdf
  • PERELMAN J. (2014), “Penser la pratique, théoriser le droit en action : des cliniques juridiques et des nouvelles frontières épistémologiques du droit.”, Revue interdisciplinaire d’études juridiques, 2014/2, vol. 73, 133-53. https://doi.org/10.3917/riej.073.0133.
  • RINGELHEIM J. (2013), “Droit, contexte et changement social.” Revue interdisciplinaire d’études juridiques, 2013/1, vol. 70, 157–63. https://doi.org/10.3917/riej.070.0157.
  • VINATIER I. (2010), « L’entretien de co-explicitation entre chercheur et enseignants : une voie d’émergence et d’expression du sujet capable », Recherches en éducation. Hors-série, n° 1, 111-129. 
  • LEWIN K. (1946), “Action Research and Minority Problems”, Journal of Social Issues, vol. 2, n° 4, 34-46.
Event Date: 
Thursday, 10 June, 2021 (All day)
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High Heels (Tacones Lejanos, 1991)

Doctoral Candidate Seminar: Law & Cinema Club featuring Orit Kamir
  • High Heels (Tacones Lejanos)High Heels (Tacones Lejanos)

It is no secret that cinema is a powerful outlet to shape the public perception and opinion on any earthly phenomenon, including of course law and legality. For the April session of the Law and Cinema Club, we will explore how "cinematic legalism" impacts our view and judgement of an oft recurrent character and scenario: a woman judged by the law for an alleged crime against a man.

We do so by engaging with Pedro Almodóvar’s: High Heels (Tacones Lejanos, 1991).

In now classic melodramatic Almodóvar fashion, the film revolves around the estranged relationship between a mother and daughter who both become incriminated after the murder of their common lover. To discuss the film, and the representation of women in "law and film" more generally, the Law and Cinema Club has invited Dr Orit Kamir. In her book "Framed: Women in Law and Film", Orit explores how the portrayal of "gender crimes" in 20th century cinema has constructed a cinematic jurisprudence, training audiences worldwide in patterns of judgment of women (and men) in such situations. About High Heels she wrote: "High Heels offers a radical and feminist alternative to the patriarchal image and ideal of Solomonic justice, which dominates our Judeo-Christian heritage, and the notion of good judging in particular".

For this special Law and Cinema Club we invite all to join us on Wednesday 28 April at 6 pm.

We hope to see you then!

The Law and Cinema Team
Louis HillVittoria Becci and Edward van Daalen

Invite-only event.

Event Date: 
Wednesday, 28 April, 2021 - 18:00
Event Location: 
Online
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Webinar avec le cabinet Hogan Lovells

logo Hogan LovellsAprès une année 2020 sous le signe de l’incertitude, nombre d’entre vous s’interrogent sur les perspectives que peut offrir 2021, en particulier pour ceux qui souhaitent embrasser l’avocature et intégrer les cabinets d’affaires. Comment se portent les cabinets ? Vont-ils recruter ? Comment se projeter ?

Venez poser toutes vos questions à Christelle Coslin, Associée, Eric Paroche, Associé, et Jean-Bernard Colonna, Manager RH, du Cabinet Hogan Lovells, partenaire de l’École de droit le mardi 20 avril 2021 à 19h30.

Nous espérons que vous serez nombreux pour échanger de façon interactive.

Event Date: 
Tuesday, 20 April, 2021 - 19:30 - 20:45
Event Location: 
En ligne
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« La personnification juridique de fleuves » : approches ethnographiques des droits de la nature en action en Colombie

Atelier interdisciplinaire de recherches sur l'environnement (AIRE)
  • Houses and Atrato River (Colombia). Crédit photo : shutterstock/oscar garcesHouses and Atrato River (Colombia). Crédit photo : shutterstock/oscar garces

La direction scientifique de Sciences Po a le plaisir de vous inviter au prochain séminaire organisé dans le cadre de l'Atelier interdisciplinaire de recherches sur l'environnement (AIRE) en présence de :

Elles présenteront le projet RULNAT qui met en dialogue des lectures juridiques et anthropologiques de l’appréhension de la nature par le droit, puis proposeront un état de l’avancement de leurs réflexion.

Sandrine Revet présentera le cas spécifique du fleuve Atrato dans le département du Choco, déclaré sujet de droit par la Cour constitutionnelle en 2016. A partir de l’enquête ethnographique qu’elle mène depuis 2018 sur ce cas, elle présentera différentes pistes permettant de resituer cette décision dans un processus historique de redéfinition des relations entre les habitants de la région et la nature.

Claire Duboscq interviendra pour contextualiser le mouvement jurisprudentiel croissant en Colombie, de l’attribution de qualité de sujet de droit à une diversité d’éléments naturels. Elle dressera une typologie de ces cas juridiques, et en proposera une lecture dynamique et processuelle, qui tend à révéler les liens existant entre les différents acteurs de cette fabrique du droit de la nature. Il s’agit alors de considérer l’arène juridique comme une instance de médiation où s’expriment les rapports de pouvoir entre acteurs et leurs représentations respectives du rapport humains/nature.

La présentation sera discutée par Jeremy PerelmanAssociate Professor à l’École de droit, directeur de la Clinique de l’École de droit et Helena Alviar Garcia, professeure des universités à l’École de droit.

Chair : Richard Balme, professeur des universités au Centre de recherches européennes et de politique comparée, responsable scientifique de l'atelier AIRE.

Event Date: 
Monday, 26 April, 2021 - 17:00 - 19:00
Event Location: 
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La violence, le droit, l’État

Séminaire des doctorants en droit : Groupe de lecture "Juristes anarchistes"
  • Banksy, Stop & Search - Fillette fouillant un soldat, 2005 près de BethléemBanksy, Stop & Search - Fillette fouillant un soldat, 2005 près de Bethléem

Comment le droit a-t-il rendu légitime la violence ? Après avoir étudié d’un point de vue généalogique la formation de l'État, nous nous intéresserons dans cette séance au rôle du droit dans la justification et la perpétuation de la violence qui est au fondement de l’État. Avec Walter Benjamin, nous tenterons notamment de mieux comprendre le processus de rationalisation d'une violence légitime que le droit distingue de celle qui se dresserait contre l'ordre juridique. Cela nous permettra de déterminer si un projet d'exportation des institutions et outils juridiques dans la théorie anarchiste est possible sans reconduire une violence fondatrice et conservatrice du droit.

Les lectures commentées

Lectures principales

  • Walter Benjamin, Critique de la violence [traduit de l’allemand par Nicole Casanova], Paris, Payot, 2018, 160 p. [extraits]
  • Agamben Giorgio, Homo sacer II, 1. Etat d’exception [traduit de l’italien par Joe͏̈ l Gayraud], Paris, Seuil, 2003, 151 p., §1.8-1.11, Chap. 2, Chap. 4, §6.9-6.11

Lectures complémentaires (extraits choisis)

  • Agamben Giorgo, Homo Sacer I. Le Pouvoir souverain et la vie nue, Seuil, 1997, §1.6, §3.1-3.2, « Seuil » (1)
  • Agamben Giorgio, Nudities [translated by Stefan Pedatella and David Kishik] , Stanford University Press, 2010, Chap. 3 - K. pp. 20-36
  • Benson Bruce, Justice without state, the Enterprise of Law
  • Chartier Gary, Anarchy and legal order. Law and Politics in a stateless society
  • de Lagasnerie Geoffroy, Juger, Pluriel, 2018, pp. 52-62
  • Derrida Jacques, Force de loi, Galilée, 1994, pp. 18-20, 26-35, 66-135
  • Gelderloos Peter, How non-violence protects the State, South End Press, 2007, Chap. 3, Chap 7

PARTICIPATION

Cette séance et celles qui suivront sont ouvertes à toutes et tous. Les lectures sont disponibles sur ce Google DrivePour toute question, merci de contacter Arié Lévy.

Event Date: 
Friday, 23 April, 2021 - 10:00
Event Location: 
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Webinar avec l'équipe du département juridique de l’Agence Française de Développement (AFD)

Logo AFDVous avez probablement entendu parler durant votre scolarité de l’Agence Française de Développement (AFD), acteur en charge de la mise en œuvre de la politique d’aide au développement française.

Peut-être connaissez-vous moins bien l’activité de ses juristes et leurs différentes spécialités (droit du financement, droit public, droit du contentieux, droit international…) ?

Afin d'en savoir plus, une partie de l’équipe du département juridique de l’AFD a accepté d'échanger avec vous au cours d'un webinar qui aura lieu le mardi 27 avril 2021 à 19h30.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour cet échange !

Un lien de connexion sera transmis aux inscrits en amont de l'événement.

Event Date: 
Tuesday, 27 April, 2021 - 19:30 - 20:45
Event Location: 
En ligne
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Le métier de magistrat de liaison

AJSP
  • Visuel conférence AJSPVisuel conférence AJSP

L'Association des Juristes de Sciences Po (AJSP), en partenariat avec Juridictio et l'Association du Double diplôme Essex France, vous convie à un nouvel évènement sur la découverte du monde du droit.

L'association a le privilège de recevoir deux invitées, Estelle Cros et Florence Hermite, magistrates de liaison au Royaume-Uni et aux États-Unis.

L'entretien se déroulera le jeudi 15 avril 2021 à 18h. La conférence devrait durer environ une heure.
Les échanges auront lieu en français.

L'évènement se tiendra sur Zoom, le lien sera publié sur la page Facebook de l'évènement.

Event Date: 
Thursday, 15 April, 2021 - 18:00
Event Location: 
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Animals in International Law

Séminaire du partenariat HeiParisMax
  • Crédit photo : Shutterstock/SheCrédit photo : Shutterstock/She

Logo HeiParisMaxPour ce premier séminaire en ligne du partenariat HeiParisMax, la Professeure Anne Peters offrira aux participants un résumé de sa leçon à l’Académie de La Haye intitulée "Animals in International Law". Cette présentation sera suivie d’une discussion par Denys-Sacha Robin, maître de conférences à l’Université de Nanterre.

Une heure sera réservée aux questions et débats avec le public. Les présentations seront faites en anglais, mais les questions et débats pourront être en français, allemand ou anglais.

La leçon à l’Académie de La Haye de la Professeure Anne Peters a été publiée dans le Recueil des cours (Collected Courses of The Hague Academy of International Law - Recueil des cours, Volume 410).

Évènement organisé par Évelyne Lagrange (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Ute Mager (Université de Heidelberg), Anne Peters (Institut Max Planck) et Emmanuelle Tourme-Jouannet (École de droit de Sciences Po).

Event Date: 
Friday, 16 April, 2021 - 14:30 - 16:30
Event Location: 
En ligne
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Capitalism’s Metamorphoses

The Globinar
  • Umberto Boccioni, Etat d’âme I : Les adieux, 1911Umberto Boccioni, Etat d’âme I : Les adieux, 1911

How should we view capitalism’s attempts to redeem itself through a discourse on "responsible capital", corporate social responsibility and other forms of green-washing?

A discussion with:

  • Nicolás Marcelo Perrone, Research Associate Professor, Universidad Andrés Bello
  • Dan Danielsen, Professor, Northeastern University School of Law
  • Poul F. Kjaer, Professor, Copenhagen Business School
  • Jean-Philippe Robé, Avocat aux Barreaux de Paris et de New York

For further details, please visit the Globinar website.

Registration is required, as access to seminar materials are restricted to registered participants only.

Event Date: 
Thursday, 22 April, 2021 - 18:00
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Hommage à Emmanuel Gaillard, professeur de droit international et lumière de l’arbitrage du XXIe siècle

  • Emmanuel GaillardEmmanuel Gaillard

Une lumière s’est éteinte le 1er avril 2021 avec la disparition soudaine d’Emmanuel Gaillard, professeur émérite de Sciences Po. À Sciences Po, où il arriva en 2012, l’École de pensée sur l’arbitrage transnational qu’il aura défendu avec passion inspirera le LLM in Transnational Arbitration & Dispute Settlement de l’École de droit, dans lequel il enseignait et dont il présidait depuis sa création le comité scientifique de direction. Il enseignait également chaque année dans les Écoles de droit des universités de Yale et de Harvard, ainsi que dans le MIDS à Genève.

L’extraordinaire émoi que sa disparition a suscité bien au-delà des murs de Sciences Po dans le monde entier est à la hauteur de l’homme [1]. Les témoignages et hommages personnels, académiques, professionnels et institutionnels se succèdent à rythme constant. Ils offrent un ultime portrait en mosaïque de ce maître du droit international du XXIe siècle qui aura également brillé par sa générosité et bienveillance sans pareilles : avocat et arbitre dans les plus grandes affaires [2], acteur de premier rang de la réforme du droit français de l’arbitrage, professeur et penseur du droit international mais aussi du droit comparé et, avant tout, une figure de mentor pour des générations de juristes [3].

Emmanuel Gaillard était incontestablement une lumière dans le monde particulier de l’arbitrage. Il a su éclairer, par sa pensée, et baliser, par ses écrits, les chemins qui sont aujourd’hui empruntés par celles et ceux qui tiennent à lui rendre un dernier hommage. La postérité retiendra évidemment un premier ouvrage de référence, le célèbre traité Fouchard-Gaillard-Goldman co-écrit avec ses mentors [4]. Elle retiendra également son séjour à l’Académie de droit international de La Haye où il a professé en 2007 un remarquable cours sur les Aspects philosophiques du droit de l’arbitrage international [5], désormais traduit en plusieurs langues et sur lequel reposent aujourd’hui encore les plus intenses débats de la doctrine de l’arbitrage. Il préparait depuis plusieurs mois le prestigieux cours général de droit international privé qu’il devait délivrer à La Haye en 2022. Il a par ailleurs été l’un des premiers à anticiper, décrypter et in fine retranscrire la jurisprudence émergente du CIRDI [6]. Il a revisité la notion de lex mercatoria et n’a cessé de promouvoir les vertus de la transparence. Il poursuivait plus récemment sa réflexion sur l’arbitrage en s’autorisant les objets de recherche les plus variés et en parvenant à ajouter avec chaque publication une nouvelle facette à l’œuvre qu’il laisse derrière lui. Il est permis de souligner encore plus récemment les écrits sur les aspects sociologiques de l’arbitrage [7], la lutte transnationale contre la corruption [8], le chaos inhérent aux procédures parallèles (et selon lui parfois nécessaire) [9] ou encore ses chroniques sur la récente jurisprudence de la Cour de Luxembourg sur l’arbitrage [10].

Pour autant, il ne faudrait pas réduire la contribution d’Emmanuel Gaillard aux seules questions d’arbitrage. Comparatiste hors pair [11], Emmanuel Gaillard était également un éminent professeur de droit international et un intellectuel fin parmi les plus élégants. Directeur du Journal du droit international (Clunet), il fréquentait tant les rives du droit international public que celles du droit international privé. Sans doute sa vision même du droit international l’incitait-elle à côtoyer ces deux rives pour toujours faire avancer sa pensée ; souvent à contre-courant des opinions dominantes. S’il incarnait et défendait pour beaucoup l’élégance de l’arbitrage à la française, sa vision de l’arbitrage transnational était transnationale et d’aspiration universaliste.

Une lumière s’est éteinte avec son départ précipité. Le professeur proche, modeste et toujours disponible laisse un terrible vide derrière lui [12]. Nul ne doute que les générations de juristes qu’il a su éduquer et accompagner tout au long de sa vie s’acharneront à honorer sa mémoire et défendre ses valeurs.

Diego P. Fernández Arroyo et Alexandre Senegacnik

[1] Nous retiendrons parmi tant de témoignages et d’hommages :

  • M. Dupond-Moretti, Garde des Sceaux, ministre de la Justice : "Avec la disparition d’Emmanuel Gaillard, nous perdons un brillant avocat et un grand professeur, figure de l’arbitrage international, qui a fait de Paris une place centrale en la matière. Mes pensées vont à sa famille et à sa collègues". (Tweet du 5 avril 2021)

  • M. Olivier Cousi, bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris : "Nos pensées émues vont tout d’abord à la famille et aux proches d’Emmanuel Gaillard. Nous les adressons également à tous ceux qu’il a inspiré comme professeur ou comme modèle de réussite dans ce monde de l’arbitrage à la française. Notre barreau perd l’un de ses éminents membres". (Tweet du 3 avril 2021)

  • Harvard Law School

[2] La postérité retiendra évidemment avant tout son rôle déterminant aux côtés de Yas Banifatemi dans un arbitrage hors-norme sous les auspices de la Cour permanente d’arbitrage à La Haye, la désormais célèbre saga Yukos.

[3] Il a endossé le rôle de mentor pour des générations de praticiens et praticiennes, notamment au sein de l’équipe d’arbitrage international qu’il dirigeait au sein du cabinet Shearman & Sterling. Il venait de fonder en mars 2021 le cabinet Gaillard Banifatemi Shelbaya Disputes.

Il a endossé ce même rôle de mentor au sein de la communauté académique, y compris à Sciences Po. Ses anciens doctorants à Sciences Po témoignent du soutien sans faille et de la constante bienveillance de leur directeur de thèse.

Il a par ailleurs fondé en 2011 à Paris l’Arbitration Academy afin de permettre à des générations de juristes de se familiariser avec le droit et la pratique de l’arbitrage international.

[4] P. Fouchard, E. Gaillard et B. Goldman, Traité de l'arbitrage commercial international, Paris, Litec, 1996.

[5] E. Gaillard, Aspects philosophiques du droit de l'arbitrage international, Académie de Droit International de La Haye, Martinus Nijhoff, collection poche, La Haye, 2008.

[6] E. Gaillard, La jurisprudence du CIRDI, 2 volumes, Paris, Pedone, 2004 & 2010.

[7] E. Gaillard, "Sociology of international arbitration", Arbitration International, 2015(31), pp. 1–17.

[8] E. Gaillard, "La corruption saisie par les arbitres du commerce international", Revue de l’arbitrage, 2017(3), pp. 805-838.

[9] E. Gaillard, "2018 Lalive Lecture - The Myth of Harmony in International Arbitration", ICSID Review - Foreign Investment Law Journal, 2019(34-3), pp. 553–568. Voir aussi l’entrée "Parallel Proceedings : Investment Arbitration" rédigée par Gaillard dans la Max Planck Encyclopedia of International Procedural Law [MPEiPro].

[10] E. Gaillard, "L’affaire Achmea ou les conflits de logiques", Revue critique de droit international privé (2018) pp. 616-630.

[11] E. Gaillard, "Comparative Law in International Arbitration" Ius Comparatum 2020(1) pp. 1-35 [Académie internationale de droit comparé : aidc-iacl.org/journal].

[12] Il avait tenu à participer en septembre 2020 au cours International Commercial Arbitration dispensé à l’École de droit. Il s’est immédiatement prêté au jeu du format inédit développé par l’École de droit en raison du contexte sanitaire. 

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"Sciences Po encourage à être toujours critique et sélectif"

Rencontre avec Tinatin Laoshvili, diplômée 2017 de l'École de droit
  • Tinatin LaoshviliTinatin Laoshvili

Pouvez-vous nous décrire votre parcours académique et professionnel ?

Je suis née en Géorgie et lorsque j'avais sept ans, ma famille a dû déménager à Moscou, en Russie, où j'ai grandi et passé la majeure partie de ma vie. Bien que le début ait été assez compliqué pour ma famille et moi-même, j'ai réussi à obtenir mon baccalauréat avec mention et à intégrer l’Institut d'État des relations internationales de Moscou (MGIMO), obtenant un diplôme avec mention en droit international. Je serai toujours reconnaissante au MGIMO pour l'expérience exceptionnelle que j'y ai vécue pendant mes quatre années d'études lors de ma Licence (et un très grand merci à tous mes professeurs de français, je n'aurais jamais maîtrisé le français à ce niveau sans eux).

Pendant mes études de premier cycle, j'ai effectué plusieurs stages, notamment dans un cabinet d'avocats international et dans une agence gouvernementale. Au cours de ces deux stages, j'ai travaillé sur certains aspects de l'éthique et de la conformité des affaires, ce que je trouvais très passionnant comme sujet.

Pour mon Master, j'ai décidé de poursuivre mon parcours en France et d'intégrer l’École de droit de Sciences Po, en raison de sa reconnaissance internationale et de sa réputation incontestable. Ma spécialisation était en Global Governance Studies (GGS) et après avoir eu mon diplôme en 2017, j'ai d'abord travaillé avec une entreprise de médias et de communication du CAC 40. Ensemble, avec les Deputy General Counsel et General Counsel de l'entreprise, je travaillais sur le développement du programme de prévention de la corruption.

J'ai ensuite décidé de me spécialiser dans la conformité et je travaille aujourd'hui pour une grande entreprise pétrolière et suis responsable du développement du programme de conformité en matière d'anti-corruption et de sanctions internationales et restrictions commerciales au niveau du groupe, pour le siège et toutes ses filiales. La raison d'être de mon travail est la mise en place d’un programme suffisamment solide pour prévenir les risques potentiels de corruption privée et publique, tant passive qu'active.

En parallèle, je prépare une certification internationale en matière de prévention du blanchiment d'argent.

Quelles sont vos missions et votre cadre de travail ? ET quelles ont été les contributions de votre formation à la fonction que vous occupez aujourd’hui ?

Je travaille dans un environnement international, et c'est certainement l'une des caractéristiques que j'apprécie le plus dans mon travail. Avant d'entrer à Sciences Po, j'étais déjà fascinée par l'idée de collaborer avec des personnes aux parcours et expériences différents, et Sciences Po n'a fait que renforcer cet appétit de connaître des cultures et des pays différents.

La conformité est un domaine difficile qui exige une approche inter-dimensionnelle aux problèmes complexes. Bien qu'il soit, bien sûr, fondé sur le droit, il est également façonné par d'autres disciplines, comme, par exemple, la politique et les relations internationales. Par conséquent, mon travail exige de résoudre des problèmes sous différents angles et de tenir compte de divers objectifs, tant publics que privés. Et cette approche multifactorielle à la résolution de problèmes est certainement un trait que j'ai pu développer pendant mes deux années à Sciences Po.

La conformité exige de rester vigilant face aux nouvelles tendances. Ceux et celles qui travaillent dans le domaine de la conformité savent à quel point il est important non seulement de suivre les changements, mais aussi d'être capable de les prévoir, pour que l'entreprise pour laquelle vous travaillez ou vos clients ne soient jamais confrontés à ces changements sans être préparés. La conformité consiste davantage à éviter les problèmes potentiels avant même qu'ils n'apparaissent, et non à les résoudre. Un bon professionnel de la conformité doit anticiper les risques et s'assurer qu'il les affronte armé et préparé. Et c'est ce qui est enseigné à l'École de droit de Sciences Po.

Le teamwork est une autre caractéristique importante de mon travail. Je suis en constante collaboration, avec des clients internes et externes. Les projets que je supervise nécessitent l'intervention de différents professionnels : finance, ingénieurs, vendeurs, avocats, assistants, achats. Et c'est exactement ce que l'on vous encourage à faire à Sciences Po : le travail en équipe était l'essentiel de mon programme. Faire suffisamment confiance aux membres de votre équipe pour ne pas les micro-manager, lorsque vous êtes responsable d'un projet de plusieurs millions d’euros, n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît, mais vous l'apprendrez certainement à l'École de droit.

Sciences Po encourage à être toujours critique et sélectif quant à ce que vous entendez, apprenez, et voyez, même envers vous-même. Me remettre en question est ce qui m'aide à réussir dans mon travail: ai-je envisagé toutes les options ? Suis-je sûre que rien ne manque ? Qu'en pensent les autres membres de mon équipe ? Dans quelle mesure cette information est-elle réellement tangible ? Les professionnels de la conformité les plus performants n'ont jamais tendance à accepter quoi que ce soit sans se poser de questions : mais est-ce vraiment le cas ? Parfois, les lois anticorruption peuvent être instrumentalisées dans des intérêts privés, et l'un de mes rôles est de m'assurer que l'entreprise pour laquelle je travaille n'est pas prise dans ce piège, et pour cela je dois remettre en question chaque information que je reçois.

Un mot pour celles et ceux qui veulent se lancer dans la "conformité" ?

Dans la conformité, les intérêts privés et publics se rejoignent et je ne connais pas d'autre domaine où cette caractéristique est aussi prometteuse.  Non seulement la corruption coûte des milliards aux entreprises et à l’économie mondiale chaque année, mais elle porte également atteinte aux communautés locales et détruit le potentiel des pays, et ne peut être éradiquée qu'en étroite collaboration entre les parties prenantes publiques et privées.

J'ai toujours voulu avoir une carrière qui a du sens, dont je sais qu'elle profiterait aux personnes qui m'entourent, et la conformité est l'un de ces rares domaines où cela est possible. Si vous êtes à la recherche d'une profession ayant un but, vous devez absolument envisager la conformité.

C'est un domaine très passionnant qui est relativement nouveau pour la France. Sa communauté professionnelle est en train de se former et vous pouvez y participer activement.

Avant la pandémie (et j'espère que cela continuera après), j'ai pu non seulement voyager beaucoup pour mon travail dans différentes parties du monde, mais aussi participer à diverses conférences et réunions. Et en raison de la nature transversale de cette discipline, j'ai rencontré de nombreuses personnes aux parcours radicalement différents que je n'aurais jamais rencontrées dans d'autres conditions : avocats et juristes, personnalités et décideurs politiques, économistes, fonctionnaires, diplomates, scientifiques. Ils se retrouvent tous dans cette construction de la communauté de la compliance en France et au niveau international, et vous aussi pouvez y participer.

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l’École de droit ?

Osez et dépassez-vous. Et l'École de droit de Sciences Po est le meilleur endroit pour apprendre à le faire.

Tinatin Laoshvili, diplômée 2017 du master Droit économique spécialité Global Governance Studies (GGS)

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"Entretenez votre réseau !"

Rencontre avec Charlotte Guérin, diplômée 2017 de l'École de droit
  • Charlotte GuérinCharlotte Guérin

Pouvez-vous nous décrire votre parcours académique et professionnel ?

De nature curieuse, j’ai toujours adoré découvrir de nouvelles matières… et détesté faire des choix m’obligeant à renoncer à certaines d’entre elles ! C’est ainsi qu’au lycée j’ai opté pour un baccalauréat scientifique, mais dans un programme dit "option internationale" qui me permettait de suivre des cours d’histoire américaine et de littérature anglophone. Par la suite, j’ai eu la chance d’être acceptée sur le campus rémois de Sciences Po, au sein du programme euro-américain. J’y ai suivi des cours passionnants, sur des sujets aussi variés que le droit corporate américain, la ville au XXIe siècle, le rôle du Congrès dans la politique étrangère américaine, ou encore les interactions entre politiques sociales et genre. En troisième année, j’ai rejoint le campus de Berkeley de l’Université de Californie, expérience qu’il m’est impossible de résumer en quelques mots tant elle fut enrichissante tant sur le plan intellectuel que personnel.

A mon retour des États-Unis, et après quelques hésitations (encore des choix !), j’ai finalement intégré l’École de Droit de Sciences Po. Au terme d’une première année dense mais épanouissante, j’avais la confirmation que le droit m’intéressait beaucoup mais n’étais pas encore prête à décider de ma future spécialité. J’ai donc réalisé une année de césure au cours de laquelle j’ai effectué des stages en cabinets d’avocats, au Ministère de la justice et à l’Autorité de la concurrence, avant de rejoindre la spécialité Contentieux économique et arbitrage (CEA) à mon retour à l’école.

J’ai ensuite été admise à l’École de formation du Barreau de Paris (EFB) et ai finalement obtenu le tant attendu certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA).

QUELLES SONT LES PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES DE VOTRE POSTE AUJOURD'HUI ?

J’ai prêté serment en tant qu’avocate en novembre 2019 et ai intégré le bureau parisien du cabinet Latham et Watkins en qualité de collaboratrice.

J’ai la chance de faire partie d’une équipe qui traite de dossiers très variés. Nous accompagnons nos clients dans le cadre de contentieux devant les juridictions civiles et commerciales mais aussi dans le cadre de procédures menées par des autorités de régulation (AMF, CNIL, H3C, etc.). Nous avons également de nombreux dossiers de conseil en compliance, notamment en protection des données à caractère personnel.

Nombre de nos clients étant étrangers, nous travaillons beaucoup en anglais et en étroite collaboration avec nos différents bureaux à travers le monde.

QUEL EST L'ENSEIGNEMENT QUI VOUS A LE PLUS MARQUÉE AU SEIN DE LA SPÉCIALITÉ CEA ?

Il est tout simplement impossible de repenser à cette année au sein de la spécialité CEA sans revivre l’exaltation inhérente au cours "Stratégie du procès" du Pr Dany Cohen ! On peut difficilement imaginer comment mieux préparer des étudiants à la réalité de la pratique contentieuse : la surprise à la découverte du dossier, les longues heures de recherches sur les bases de données aux fins de mieux cerner les enjeux juridiques, les réunions d’équipe pour déterminer la stratégie à adopter, la frustration lorsque les écritures adverses n’arrivent pas à l’heure prévue, et même le léger stress avant de prendre la parole pour "plaider" le dossier.

Je n’oublie pas non plus mes cours de droit processuel (avec Me Jacques Pellerin) et de droit des sûretés dans les procédures collectives transfrontalières (avec le Pr Reinhard Dammann), qui restent aujourd’hui encore mes références lorsque je me pose des questions en lien avec ces matières.

UN CONSEIL POUR CELLES ET CEUX QUI SOUHAITERAIENT REJOINDRE L'ÉCOLE DE DROIT ?

Les étudiants peuvent être tentés de choisir des cours ou des stages uniquement parce qu’ils pensent qu’il s’agit de la "voie royale" pour exercer telle profession ou rejoindre tel cabinet. Mon conseil : ménagez-vous un équilibre entre les enseignements fondamentaux, qui vous permettront d’atteindre vos objectifs professionnels, et des électifs originaux, qui stimuleront votre curiosité et votre ouverture d’esprit.

Et entretenez votre réseau ! N’hésitez pas à interroger vos professeur.e.s sur leur parcours académique et professionnel, leur structure d’exercice et leur vision de leur métier : ces retours d’expériences vous seront d’une grande aide lorsque vous postulerez à des stages, collaborations ou emplois.

Charlotte Guérin, diplômée 2017 du master Droit économique spécialité Contentieux économique et arbitrage (CEA)

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The Foundations of the Aarhus Convention: Environmental Democracy Rights and Stewardship

Séminaire de l’École de droit

Couverture Livre The foundations of the Aarhus Convention

Emily Barritt sill speak on "The foundations of the Aarhus Convention: Environmental democracy rights and stewardship".

The Aarhus Convention is an ambitious instrument of international environmental law. It seeks to promote numerous, wide-ranging goals from intergenerational justice to sustainable development in purist of environmental protection. In the book I dig deep into the foundations of the Convention, examining its potential through the lens of three foundational purposes – environmental democracy, environmental rights and stewardship. In so doing, I contribute to our understanding of the Convention and our understanding of three important purposes that inhabit environmental law, unraveling and reassembling them to build meaning into our broad-brush descriptions.

Emily Barritt is Lecturer in Law and the Co-Director of the Transnational Law Institute at King’s College London. Her research focuses on environmental democracy, access to justice, public participation, stewardship and climate change adjudication. Her recently published monography The Foundations of the Aarhus Convention: Environmental Democracy Rights and Stewardship (Hart Publishing 2020) is the first such work to uncover the ambitious scope of this important instrument of international environmental law. Alongside this research, she has been involved in various projects, including assessing legal options for the protection of marine biodiversity in areas beyond national jurisdiction, the disruptive nature of climate change in courtrooms and assessing the role of beauty in understanding environmental law. Emily is now turning her work to uncovering the spiritual dimensions of environmental law, looking both at the theoretical idea behind this concept and at examples where spiritual factors have shaped adjudication and legal instruments.

Please note that participation in this conference is by invitation only.

Event Date: 
Thursday, 15 April, 2021 - 12:45 - 14:15
Event Location: 
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"Il n’y a rien d’insurmontable"

Rencontre avec Benjamin Dufour--Jules, diplômé 2019
  • Benjamin DUFOUR--JULESBenjamin DUFOUR--JULES

Pouvez-vous nous décrire votre parcours académique ?

Après mon baccalauréat scientifique, j’ai effectué deux années de classes préparatoires scientifiques (Mathématiques et Physique) au Lycée Montaigne de Bordeaux. A l’issue de ces deux années très formatrices, j’ai choisi d’intégrer l’ENSAE Paristech, qui est une école d’ingénieur dont la particularité est de proposer un cursus tourné à la fois vers les mathématiques et la data science, mais aussi vers la finance, l’économie et les sciences sociales. Pendant mon cursus d’ingénieur, j’ai ainsi pu découvrir l’économie de la concurrence et de la régulation des marchés ou encore les aspects financiers des opérations de fusions-acquisitions.

Lorsque j’ai découvert que l’École de droit proposait des masters de droit accessibles à des étudiants n’ayant suivi aucun cursus juridique préalable, j’ai postulé au master Droit économique. En effet, alors même que je suivais un cursus d’ingénieur, le droit m’intéressait, notamment car j’avais constaté lors de stages et pendant mon cursus académique, que le droit jouait un rôle central dans la vie économique. Aussi, j’étais convaincu que de disposer de solides connaissances en droit serait un atout, quelque soit mes futurs choix de carrière.

Les cours du master droit économique m’ont tout de suite beaucoup plu. L’approche mêlant théorie et pratique permet de se familiariser avec le raisonnement juridique, en traitant des problèmes concrets afin d’étudier en pratique la manière dont le droit peut devenir un outil stratégique pour les acteurs économiques. C’est ainsi que j’ai réalisé que je voulais devenir juriste et plus précisément avocat spécialisé dans les activités de conseils en fusions-acquisitions.

Pour quelles raisons avez-vous choisi la spécialité EntrepriseS, MarchéS et RégulationS proposée au sein de l’École de droit ?

À la fin de ma première année de master, j’ai choisi la spécialité Entreprises, Marchés et Régulations (EMR) tout d’abord car cette spécialité permet de suivre de nombreux cours portant sur les opérations de fusions-acquisitions, avec des cours de droit boursier, de droit des sociétés ou portant sur le financement d’acquisition. Or, me destinant à la profession d’avocat, dans le domaine des fusions-acquisitions et du droit des sociétés, le contenu de la spécialité EMR correspondait parfaitement à mon projet professionnel. Les cours, donnés essentiellement par des praticiens, sont très orientés vers la pratique et préparent à la réalité de l’exercice du droit au quotidien dans un cabinet d’avocat.

De plus, la spécialité EMR propose un choix de cours très riche, couvrant des domaines juridiques très différents, permettant de créer son propre cursus sur mesure. J’ai ainsi pu approfondir mes connaissances en droit de la concurrence, ou encore découvrir le droit du travail ou la compliance. Aussi, la spécialité EMR correspond parfaitement aux personnes curieuses, qui, tout en voulant se spécialiser, souhaitent conserver un cursus ouvert sur des domaines juridiques différents.

Quels sont vos projets pour la suite ?

A l’issue du master droit économique, j’ai obtenu l’examen d’entrée à l’École de Formation du Barreau (EFB), où je suis élève-avocat depuis janvier 2020. Actuellement en stage final dans l’équipe Corporate & Securities du cabinet Mayer Brown, je souhaite poursuivre dans cette voie en devenant avocat en fusions-acquisitions et droit des sociétés.

Quelle image attachez-vous à votre passage à l’École de droit ?

Beaucoup de très bons souvenirs, du travail, une excellente ambiance de master et un épanouissement tant intellectuel que personnel.

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l'École de droit ?

Oser franchir le pas ! Le master droit économique représente une charge de travail indéniable, surtout pendant la première année, où la découverte d’un domaine complètement nouveau comme le droit requiert un investissement personnel.

Cependant, il n’y a rien d’insurmontable, toute question trouvant une réponse grâce aux excellents professeurs de l’école de droit et à l’ambiance d’entraide qui règne au sein du master.

Il faut savoir saisir cette chance, qui permet d’obtenir une excellente formation de juriste en deux ans, y compris pour des étudiants venant de cursus très éloignés des études de droit, comme dans mon cas, une école d’ingénieur. Je ne regrette absolument pas mon choix aujourd’hui, car mes deux années de master furent passionnantes et m’ont permis de trouver ma vocation : la profession d’avocat.

Benjamin Dufour--Jules, diplômé 2019 du master Droit économique spécialité Entreprises, Marchés, Régulations (EMR)

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Félicitations aux lauréats du Prix Anthony Mainguené 2021 !

  • Lauréats Prix Anthony Anthony 2021 et le Pr Jeremy PerelmanLauréats Prix Anthony Anthony 2021 et le Pr Jeremy Perelman
  • Lyon during a spring dawn ©Sander van der Werf / ShutterstockLyon during a spring dawn ©Sander van der Werf / Shutterstock

logo fondation anthony mainguené

Le Prix Anthony Mainguené 2021 est décerné à :

pour le projet "Pollution de l'air dans la Vallée de la Chimie".

Logo association Notre affaire à tousLe projet, tutoré par Marine Denis en partenariat avec l'association Notre Affaire à Tous, est commun aux programmes Human Rights, Economic Development and Globalization (HEDG) et Justice environnementale et transition écologique (JETE) de la Clinique de l'École de droit.

Les enseignant.e.s, tuteurs, tutrices et l'ensemble des étudiants de la clinique se joignent à Mme et M. Mainguené, fondateurs de la Fondation Anthony Mainguené, pour les féliciter !

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"Do not lose the sense of humility you entered Law School with"

Meeting with Valentin Rougier, Graduate of the Sciences Po Law School (2019)
  • Valentin Rougier Valentin Rougier

CAN YOU TELL US ABOUT YOUR UNDERGRADUATE BACKGROUND?

Valentin Rougier: Growing up in India, Gabon and Morocco, I experienced a multicultural childhood before joining the undergraduate Europe-Africa Program at Sciences Po in Paris. Being part of this challenging bilingual curriculum was a rare opportunity to explore the history of the African continent and its economic, social and political issues, while also fostering a longstanding interest in transitional justice. On top of that, I learned a lot outside the classroom from the very diverse and inspiring student body.

In the final year of my Bachelor’s degree, I had the opportunity to intern at the United Nations, first in New York, and then in Bangkok. This rewarding experience allowed me to work on a myriad of projects that empower civil society and promote the rule of law. At that time, I was only 20 years old and felt privileged to attend sensitive Security Council debates and witness the adoption of the 2030 Agenda for Sustainable Development during the General Assembly in the New York headquarters.

Overall, this year working at the United Nations was a turning point. It made me reflect on structural reforms needed to make the organization more efficient and move it towards achieving its mission of genuinely advancing human rights and social justice. Only after this experience did I begin to envision a legal career and decide to join Sciences Po Law School, determined to develop a wide range of skills which I could use to achieve effective change in a more powerful manner — through law.

CAN YOU DESCRIBE YOUR EXPERIENCE AT SCIENCES PO LAW SCHOOL?

VR: The Master in Economic Law provides an ideal environment for facilitating discussions among renowned faculty members and sharp-minded students. For instance, Professor Horatia Muir Watt‘s Global Conflict of Laws course transformed my vision of the legal field by providing a critical approach to private international law in the context of global governance. Furthermore, this interdisciplinary curriculum is tailored so that you can obtain a qualifying French law degree while also getting indispensable practical and international experience as part of your legal education.

As such, I spent a semester at Cornell Law School studying international law. At Cornell, I immersed myself in the International Human Rights Clinic and have been engaged in advocacy and strategic litigation work for death row prisoners in East Africa. Along with a brilliant team led by Professor Sandra Babcock, I traveled to Tanzania to conduct field investigations and interview our clients’ family members, as well as local partners, lawyers and judges of the African Court on Human and Peoples' Rights in Arusha.

Sciences Po Law School offers various opportunities to engage in critical reflection about the changing nature of the law, to employ a problem-solving approach and to receive mentoring from experienced practitioners. In the Clinic at Cornell, I also understood how creative teamwork, dedication and humility can help achieve tangible results for individuals whose human rights have been violated. Afterwards, willing to further develop my interest in international legal studies, I applied to the Global Business Law and Governance Program in the second year of my Master’s degree.

WHAT HAVE YOU LEARNED FROM THE GLOBAL BUSINESS LAW AND GOVERNANCE PROGRAM?

VR: The Global Business Law and Governance Program allows selected students to spend the Fall semester at Columbia Law School in New York before studying at Université Paris I Panthéon-Sorbonne and Sciences Po in Paris during the Spring semester. My experiences at the three universities were singular due to differences in both the nature of the legal systems and structure of legal education in France and the United States.

At Columbia Law School, the courses I opted for related mostly to human rights, international law and arbitration, and I also gained deeper insight into the U.S. common law through the Socratic teaching method. In addition, I worked as a research assistant for Professor Amal Clooney on pending international law and human rights issues before international courts, and for Professor George A. Bermann on a draft article on international arbitration and litigation.

At Sciences Po Law School and Université Paris I Panthéon-Sorbonne, I attended courses taught by leading practitioners focusing on the future of judicial and non-judicial dispute resolution mechanisms. Beyond academics, this tripartite degree also presented me with many opportunities to pursue extra-curricular activities on and around campus in Paris and New York, in particular, as a board member of the Columbia–Paris Law Society (CPLS).

Overall, the Global Business Law and Governance Program was remarkably well-suited to my academic goals and fundamentally shaped my professional aspirations. Also, I am grateful for the memorable experiences the three universities offered me — and even more grateful for the treasured friendships I built in Paris and New York!

WHAT ARE YOUR PLANS FOR THE FUTURE?

VR: At the moment, I am a Trainee Lawyer at the Paris Bar School and I hope to qualify as a French Lawyer next year. In the meantime, I will gain valuable legal experience at Skadden, Arps, Slate, Meagher & Flom LLP and White & Case LLP in their International Arbitration and Litigation Practice Groups in Paris and Madrid. It is my international upbringing and past experiences that have fueled my decision to specialize in international law and complex dispute settlement.

Aside from my immediate career plans, I would like to continue being involved in human rights activism in the long run and join a community of strategic and innovative advocates working on projects that are designed to pursue social justice globally. For instance, last year I assisted the French independent expert to the United Nations Committee Against Torture in his mandate and refined the lawyering and ethical skills needed to build a career in international law.

ANY ADVICE FOR THOSE JOINING SCIENCES PO LAW SCHOOL?

VR: Sciences Po Law School has created a vibrant intellectual community but, in hindsight, I now understand the importance of keeping in mind that it is just the beginning in terms of career prospects and personal enrichment. Demonstrate unbounded curiosity, build life-long relationships and show initiative in pursuing opportunities both at Sciences Po and outside its walls! More importantly, try not to get discouraged despite these challenging times and do not lose the sense of humility you entered law school with.

Valentin Rougier, Graduate of the Sciences Po Law School, Master in Economic Law, Global Business Law and Governance Program (GBLG), 2019

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École nationale de la magistrature : 40% des lauréats issus de Sciences Po

  • Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021
  • Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021
  • Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021
  • Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021

La préparation au concours d'entrée à l’École Nationale de la Magistrature (ENM) assurée par l’École de droit de Sciences Po affiche des résultats remarquables pour 2021 : avec 73 lauréats pour 193 postes, c’est près de 40 % de la promotion 2021 de futurs magistrats qui se trouve issue de cette classe préparatoire.

Bravo à tous les lauréats et à leurs professeurs !

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Le droit des organisations à but non lucratif

Webinar avec Sophie Defay

Sophie Defay,Si le droit des affaires vous est familier, nous vous proposons de découvrir une de ses "niches" encore relativement méconnue du milieu académique et pourtant, en plein essor économique : le droit des organisations à but non lucratif.

Ce temps d’échange sera également l’occasion de discuter ensemble du secteur humanitaire et des opportunités professionnelles juridiques diverses et variées de plus en plus nombreuses, que les ONG proposent à la nouvelle génération.

Afin d'en débattre, Sophie Defay, responsable juridique d’Action contre la Faim, a accepté d'échanger avec vous au cours d'un webinar qui aura lieu le mercredi 7 avril 2021 à 19h30.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour cet échange !

Event Date: 
Wednesday, 7 April, 2021 - 19:30 - 20:45
Event Location: 
En ligne
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Capitalism's Culture

The Globinar
  • Metropolis, George Grosz, 1917Metropolis, George Grosz, 1917

Taking a long look at capitalism's culture industry requires de-centering the economy within capitalism. How exactly do the arts relate to the political economy?

Convenors: Vittoria Becci, Kerry Rittich and Jason Jackson.

For further details, please visit the Globinar website.

Registration is required, as access to seminar materials are restricted to registered participants only.

Event Date: 
Thursday, 8 April, 2021 - 18:00
Event Location: 
Online
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