"Je vous invite à repenser vos certitudes et aprioris"

Rencontre avec Eleni Gkountela, diplômée 2018
  • Eleni GkountelaEleni Gkountela

Pouvez-vous nous retracer votre parcours universitaire ?

Diplômée de l’École de droit de l’Université d’Athènes, puis titulaire du master en Droit civil délivré par ladite Université, j’ai intégré l’École de droit de Sciences Po, d’où en 2018, je suis sortie diplômée du master Droit économique.

Quel poste occupez-vous aujourd'hui ?

Inscrite au Barreau d’Athènes depuis 2016, j’exerce le métier d’avocat. En cette qualité, j’ai eu l’occasion de rejoindre l’équipe Banking and Finance au sein d’un grand cabinet d’avocats spécialisé en droit bancaire et financier, après avoir travaillé au sein de la Direction des Affaires Juridiques du Fonds Hellénique de Stabilité Financière et avoir effectué mon stage en tant que juriste stagiaire à la banque centrale grecque (Banque de Grèce).

Depuis 2019, je suis doctorante à l’École de droit de l’Université d’Athènes. À ce titre, j’ai profité d’un séjour à l’Université Humboldt de Berlin en qualité de doctorante invitée afin de poursuivre mes recherches doctorales sur le droit des groupes de sociétés. Courant septembre 2021, je serai de retour à Paris pour un nouveau séjour de recherche.

Quel est le cours qui vous a le plus marquée au sein de la spécialité Global Governance Studies ?

Les cours assurés par les professeurs Diego P. Fernández Arroyo et Horatia Muir Watt m’ont beaucoup inspiré et ils constituent toujours une source d’inspiration dans le cadre de mes recherches doctorales. Leurs précieux conseils ont été déterminants dans la réalisation de cette formation riche et je leur en suis infiniment reconnaissante.

En même temps, il y a un vaste nombre d’enseignements dispensés soit en langue française soit en langue anglaise, qui sont assurés par des enseignants à des profils très variés. Par ces éléments, entre autres, se concrétise l’ouverture à l’international au sein de la spécialité Global Governance Studies (GGS). Toutes les activités et tous les cours proposés aboutissent à un brassage des cultures à travers le droit. Ce brassage culturel et juridique renvoie, en réalité, à la manière d’appliquer le droit dans la vie économique contemporaine globale.

Malgré l’emploi du temps chargé, il faut avouer que tous les enseignements sont construits de telle manière que son ensemble constitue une mosaïque inédite d’expériences académiques et professionnelles.

Sur le plan pédagogique, une équipe toujours disponible et bienveillante encadre ce projet ambitieux de l’École de droit, comme j’ai pu constater suite de mes échanges avec Anne-Solenne de Roux et Lidiwine Kerbourc'h, toujours à l’écoute et courtoises.

Il s’avère ainsi difficile de distinguer la matière la plus préférée ou attirante, puisque c’est exactement ce pluralisme éducatif qui rend ce programme révolutionnaire et aussi apprécié de la communauté académique et professionnelle. Grâce à ce master, j’ai eu l’occasion d’engager une réflexion profonde sur les chemins tant académiques que professionnels à suivre.

Quels souvenirs gardez-vous de votre école, de votre promotion, de vos enseignanTS ?

À l’issue de mes études à Sciences Po, j’ai ressenti un grand honneur et une joie immense pour cette expérience à la fois académique et personnelle. Au fil du temps, un sentiment de nostalgie s’est rajouté pour tous les moments partagés sur les bancs des amphithéâtres du 27, rue Saint-Guillaume, pendant les cours, mais aussi pendant les conférences avec des invités venus du monde entier.

Je garde aussi un souvenir particulier de tous les moments conviviaux avec mes amis et collègues pendant la pause-déjeuner ou nos petits cafés et apéros dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés.

UN CONSEIL POUR CELLES ET CEUX QUI SOUHAITERAIENT REJOINDRE L'ÉCOLE DE DROIT DE SCIENCES PO ?

Ces deux années intensives à l’École de Droit représentent pour moi une expérience pluridimensionnelle inspirante. Ce voyage intellectuel m’a permis de reconsidérer, voire reconstituer ma perception sur les qualités académiques, professionnelles et personnelles à valoriser et à mettre en perspective. Dans cette optique, je vous invite de vous vous permettre de repenser vos certitudes et aprioris, y compris, la manière de comprendre et appliquer le droit. Tous les moments sur le campus parisien constituent une occasion à saisir pleinement. Découvrez-la avec beaucoup d’enthousiasme pour pouvoir en profiter au maximum !

Au plaisir de rencontrer mes anciens professeurs, collègues et amis prochainement au 27, rue Saint-Guillaume, Eleni

Eleni Gkountela, diplômée 2018 du master Droit économique spécialité Global Governance Studies (GGS).

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"Être préparée au barreau en deux ans est un luxe"

Rencontre avec Pauline Hoerner, diplômée 2018 et avocate à la Cour
  • Pauline HoernerPauline Hoerner

POUVEZ-VOUS NOUS DÉCRIRE VOTRE PARCOURS ACADÉMIQUE ?

Après un baccalauréat scientifique, j’ai débuté mes études à Sciences Po Paris. Le Collège universitaire a été une période très riche de rencontres et de découvertes. J’ai également réalisé une année d’échange à l’université de Bath au Royaume-Uni au cours de laquelle j’ai étudié avec passion la littérature anglaise.

Mes stages en services juridiques, notamment mon stage de terrain en première année au Luxembourg, ont d’emblée suscité ma curiosité. L’étude des différents cours d’institutions politiques, d’introduction aux grands systèmes du droit étranger et d’histoire juridique de Marcel Morabito m’ont convaincu de mon appétence pour les matières juridiques.

J’ai sans grande hésitation choisi d’intégrer l’École de droit de Sciences Po. La formation dispensée par l’École en première année est très exigeante mais particulièrement stimulante et riche d’enseignements. J’ai particulièrement apprécié recevoir des cours avec des professionnels tels que Laurence Fabre qui ont su transmettre leur expérience d’avocats, mais également des cours avec d’éminents professeurs tels qu’Horatia Muir Watt. Par ailleurs, la formation était également enrichie avec des cours de formation commune, non juridiques, et des projets collectifs.

J’ai beaucoup hésité dans le choix de ma deuxième année de master. Mon année de césure, pendant laquelle j’ai réalisé deux stages en cabinets d’avocats et un échange à l’université de McGill, m’a toutefois apporté les éléments de réponse qui me manquaient. J’ai choisi de continuer d’étudier le droit international au sein de la spécialité Global Governance Studies. En parallèle de cours passionnants, fondés sur le dialogue et la réflexion, tels que ceux d’Emmanuelle Tourme-Jouannet, j’ai réalisé un projet clinique avec les ONG Amnesty International et Sherpa.

Après mon diplôme de Sciences Po, j’ai obtenu mon CRFPA en 2018 et j’ai intégré l’École du Barreau de Paris (EFB). En parallèle de l’EFB, j’ai complété mon parcours au sein du Master Administration internationale à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne.

J'ai ensuite prêté serment au début de l’année 2021.

QUELLES SONT LES PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES DE VOTRE POSTE AUJOURD'HUI ?

Je suis avocate collaboratrice au sein du cabinet Bonifassi Avocats, spécialisé dans le contentieux complexe et international lié à la criminalité financière et économique, en particulier en matière de corruption, de fraude, escroquerie et de recouvrement d’actifs détournés. Le cabinet intervient devant les juridictions pénales mais met également en œuvre les meilleures techniques de procédure civile et d’entraide internationale pour retrouver et récupérer les avoirs détournés.

Pour ma part, j’interviens sur des dossiers de pénal des affaires, notamment en corruption, mais également en matière de blanchiment. Je travaille aussi sur des dossiers de contentieux civil et d’exécution. En parallèle, j’aide au développement scientifique du cabinet en rédigeant des articles en droit international et pénal. Les sujets abordés et les dossiers traités sont extrêmement variés si bien qu’aucun jour ne ressemble au suivant. En pratique, j’effectue de nombreuses recherches et rédige beaucoup mais j’ai également la possibilité de rencontrer le client et de me rendre sur le terrain.

Je pense que mon travail au sein du cabinet est un peu à l'image de la formation qui m'a été dispensée à Sciences Po : une pratique d'excellence, rigoureuse et tournée vers l'international, tout en gardant un pendant doctrinal et scientifique, nécessaire pour être un praticien complet.

QUELS SONT VOS PROJETS POUR LA SUITE ?

J’ai eu l’opportunité de coécrire plusieurs articles avec des avocats et consultants avec lesquels j’ai pu travailler au cours de mes différentes expériences. J’espère pouvoir continuer à écrire, et à plus long terme enseigner. En attendant, je fais partie d’un programme de mentorat au sein du Barreau de Paris afin de faire profiter mon expérience de plus jeunes élèves.

Je souhaite également continuer à m’engager auprès des différentes associations dans lesquelles je suis bénévole depuis plusieurs années, notamment en aidant les étudiants issus de milieux défavorisés et des migrants en leur apportant une aide pédagogique et administrative. J’aimerais aussi m’investir davantage auprès des détenus.

En parallèle de mes projets professionnels et bénévoles, je compte continuer à développer ma pratique sportive de trek en autonomie en haute montagne.

QUELLE IMAGE ATTACHEZ-VOUS À VOTRE PASSAGE À L’ÉCOLE DE DROIT ?

Je retiens un souvenir particulièrement ému de ma dernière année à Sciences Po et à l’École de droit. En effet, mon année au sein de la spécialité Global Governance Studies a été fondatrice pour moi. Après avoir acquis les bases du droit en première année, j’ai pu me consacrer en deuxième année à des matières dans lesquelles je souhaitais me spécialiser telles que Entreprises et Droits Humains et l’anti-corruption. Ce master offre la possibilité de choisir tous ses cours, de préparer un programme à la carte, en abordant des matières de manière plus abstraite tout en ayant une activité concrète au sein de la clinique de droit. J’ai particulièrement apprécié la diversité de personnalités des professeurs et de parcours des étudiants.

Je garde d’excellents souvenirs des cours de droit international privé d’Horatia Muir Watt et de droit international public d’Emmanuel Tourme-Jouannet, l’École de droit étant l’une des rares institutions françaises où l’on peut étudier ces deux matières simultanément. J’ai aussi particulièrement apprécié les relatifs aux droits humains de Jeremy Perelman et de contentieux international de Régis Bismuth.

C’est avec beaucoup de gourmandise intellectuelle que j’ai pu explorer les différents domaines du droit qui m’intéressaient lors de cette dernière année scolaire et qui m’ont permis de m’orienter professionnellement vers des matières qui me passionnent. Outre, les fondements des disciplines juridiques que j’ai pu étudier, c’est également une méthode et une façon de réfléchir que j’ai pu acquérir et qui me servent encore aujourd’hui dans ma pratique d’avocate.

UN CONSEIL POUR CELLES ET CEUX QUI SOUHAITERAIENT REJOINDRE L'ÉCOLE DE DROIT ?

L’École de droit permet d’entrer de manière accélérée dans le monde du droit contrairement au système universitaire classique qui nécessite quatre à cinq années. Être préparé au barreau en deux ans est un luxe, toutefois prenez votre temps, délectez-vous des cours passionnants que vous pouvez suivre, des projets de cliniques qui vous permettent d’apporter plus à la société en tant que juriste, des programmes d’échanges, des possibilités de stage, des programmes de recherche, des rencontres… N’hésitez pas à sortir des sentiers battus et créez votre propre parcours.

Pauline Hoernerdiplômée 2018 du master Droit économique spécialité Global Governance Studies (GGS).

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National Courts & Investment Tribunals: Competition or Coordination?

Watch the replay!
  • 3rd Sciences Po Mayer Brown Lecture3rd Sciences Po Mayer Brown Lecture

Gabrielle Kaufmann-Kohler, Lévy Kaufmann-Kohler / Professor Emerita at Geneva University Law School, has delivered the 3rd Sciences Po Mayer Brown Arbitration Lecture (SPMBAL) on 10 May, 2021 on the topic: "National Courts & Investment Tribunals: Competition or Coordination?".

The 2021 SPMBAL was followed by a debate with Dominique Hascher, Judge at the French Court of Cassation, Eduardo Silva Romero, Dechert, and Marie Stoyanov, Allen & Overy.

Moderation by Dany Khayat, Mayer Brown, Diego P. Fernández Arroyo, Sciences Po Law School.

Organised with Alina Leoveanu and Alexandre Senegacnik.

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Intensive Doctoral Week (IDW), 10th edition

From 14 to 18 June 2021
  • Intensive Doctoral WeekIntensive Doctoral Week

Initiated in 2011, the Intensive Doctoral Week is a co-organised initiative by Sciences Po Law School and the Law and Political Science Doctoral School of Paris Nanterre University .

For its 10th edition, the Intensive Doctoral Week reinvents itself. The 2021 IDW will take place online on its 3 new distinct platforms. Besides its traditional writing workshops (ID Writing), the IDW will include a new online channel fully dedicated to legal research (ID Tube). It will also offer meeting rooms (ID Lounge) where junior researchers and established academics from all over the globe will be able to react to the broadcasted movies as well as meet and discuss legal research.

ID Tube will start broadcasting on Monday 14th June at 12.00 (CET).

more information

Event Date: 
Monday, 14 June, 2021 - 12:00 - Friday, 18 June, 2021 - 23:00
Event Location: 
Online
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Exporter le droit naturel, propriété et contrat ?

Séminaire des doctorants en droit : Groupe de lecture "Juristes anarchistes"
  • Jean-Pierre Ugarte, Le Passage, Acrylique sur Toile, 2000Jean-Pierre Ugarte, Le Passage, Acrylique sur Toile, 2000

Après nos réflexions sur la coutume et le droit coutumier, il s’agira cette fois de s’interroger sur l’idéal anarchiste fondé sur le respect des lois de la nature. Si l’ordre libertaire "correspond au retour à une forme d’état naturel" ainsi que l’écrit Claire Vachet - qui présentera un chapitre de sa thèse dédié à cette question lors de la séance - comment penser des notions de droit positif telles que le contrat ou la propriété ?

Les juristes anarchistes doivent-ils investir les sciences de la nature pour appuyer leurs revendications, ou simplement s’inspirer des pratiques d’un "âge d’or" où régnaient vie "simple et saine" et solidarité ? Pouvons-nous envisager une troisième voie qui s’écarterait de la revendication d’un "droit naturel" tout en poursuivant la construction d’une "paix sociale" ?

Les lectures commentées

Lectures principales 

  1. Vachet Claire, Le droit saisi par l’anarchisme. Étude du discours des militants libertaires (1870-1926) , Titre 2, Chapitre 1, « L’idéal anarchiste : le respect des lois de la nature », Thèse de doctorat, Bordeaux, 2020, pp. 397-464.

  2. Proudhon Pierre-Joseph, Qu’est-ce que la propriété ?, Chapitre 2 « De la propriété considéré comme droit naturel », Paris, Garnier frères, 1840, pp.60-114

Lectures complémentaires (extraits choisis) :

PARTICIPATION

Cette séance et celles qui suivront sont ouvertes à toutes et tous. Les lectures sont disponibles sur ce Google drivePour toute question, merci de contacter Arié Lévy.

Event Date: 
Friday, 4 June, 2021 - 10:00 - 12:00
Event Location: 
En ligne
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Rencontre avec Jérémie Michel

Diplômé 2016 et avocat en droit du travail
  • Jérémie MichelJérémie Michel

Pouvez-vous nous retracer votre parcours universitaire et professionnel ?

J’ai rejoint l’École de droit en master après une maîtrise en Droit des affaires effectuée à l’Université d’Angers. Durant mes quatre années à l’Université, mon temps s’est partagé entre un fort investissement syndical et associatif et l’apprentissage des fondamentaux du droit.

Une fois à Sciences Po, j’ai découvert une pédagogie du droit rénovée, axée sur la méthode socratique, en petits groupes, sur la pluridisciplinarité et le travail en équipe.

Comme beaucoup de mes camarades, j’ai pris une année de césure à l’issue de ma première année de master, que j’ai consacrée à des stages en cabinet de conseil et en cabinets d’avocats. C’est à cette occasion que j’ai découvert et me suis passionné pour la pratique du droit du travail, que j’exerce encore aujourd’hui.

En deuxième année de master, j’ai rejoint la spécialité Contentieux économique et arbitrage (CEA) dirigée par le Pr Dany Cohen, qui a été une année riche en enseignements, basée sur la méthode du compagnonnage et des travaux à forte dimension pratique.

J’ai ensuite été reçu à l’examen d’accès au Centre Régional de Formation Professionnelle d’Avocats (CRFPA) en 2016 et ai intégré l’École de Formation Professionnelle du Barreau de Paris (EFB), pour prêter serment en janvier 2019.

Je suis actuellement avocat en droit du travail au sein du bureau parisien d’un grand cabinet d’avocats américain.

Quel est l'enseignant ou l'enseignement qui vous a le plus marqué ?

Sans aucun doute, ni aucune originalité, le Pr Dany Cohen et son enseignement de "Stratégie du Procès".

La spécialité CEA a été pensée pour être cohérente de bout en bout. Cette cohérence repose sur deux piliers : un enseignement central et pluridisciplinaire, Stratégie du Procès, et un enseignant central et pluridisciplinaire, le Pr Dany Cohen.

Durant ce cours, la classe est divisée en trois groupes, les deux parties et le juge, qui doivent rédiger des écritures et un jugement sur la base de dossiers traités par le Pr Dany Cohen. Les cas en question peuvent porter sur toutes les matières du droit.

Les travaux sont ensuite revus par le Pr Dany Cohen en séance, qui en analyse la portée argumentative, tant sur le fond du droit que sur la forme, jusqu’à la phraséologie.

L’objectif de l’exercice est de nous permettre d’appréhender l’âme du métier d’avocat en contentieux : apprendre, argumenter, combattre, convaincre.

Cet enseignement m’a particulièrement bien préparé à l’examen du CRFPA et à l’aspect contentieux de la profession, qui est très présent en droit du travail.

Quels souvenirs gardez-vous de votre école, de votre promotion, de vos enseignants ?

J’en garde le souvenir d’une réelle émulation intellectuelle, d’une pédagogie exigeante et moderne et de belles rencontres, issues de parcours très divers, loin de l’entre soi auquel d’aucuns souhaiteraient parfois réduire l’Institution.

Je conserve en outre un très bon souvenir de mon investissement dans l’Association des Juristes de Sciences Po (AJSP), au sein de la Revue des Juristes de Sciences Po (RJSP).

La richesse de Sciences Po est aussi assise sur son dense tissu associatif, qui m’a permis de me réaliser autrement autour d’un projet éditorial, avec une équipe de camarades dont j’ai beaucoup appris et que je croise encore aujourd’hui.

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre la profession d’avocat ?

L’École de droit prépare à des métiers différents et offre une réelle diversité de débouchés. Elle est aussi reconnue comme une voie royale pour pénétrer le monde des cabinets d’avocats parisiens, tous types de structures et de pratiques confondues, en stage comme en collaboration.

Mon conseil est donc d’en profiter. Multipliez les expériences, sans vous restreindre à une pratique en particulier, ni à un type de cabinet, en mettant à profit l’année de césure qui vous est offerte. Cela vous permettra de prendre le pouls de la profession et de vérifier si la robe vous habite, car plus qu’une belle profession, c’est un état !

Jérémie Michel, diplômé 2016 du master Droit économique spécialité Contentieux économique et arbitrage (CEA)

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TWAIL and the Perspective of the Postcolony

Law & Methods Seminar

Seminar with Hani Sayed, Associate Professor, American University in Cairo, Department of Law.

Paul Klee’s  of Angelus Novus (1920)

Proposed Readings:

  • Walter Benjamin, "On the Concept of History" in Selected Writings, ed. Marcus Paul Bullock et al. (Cambridge, Mass: Belknap Press, 1996), 388–400 (Thesis IX)
  • Dipesh Chakrabarty, Provincializing Europe: Postcolonial Thought and Historical Difference, Princeton Studies in Culture/Power/History (Princeton, N.J: Princeton University Press, 2000): read only pp. 5-11
  • Achille Mbembe, "The Aestethics of Vulgarity" in On the Postcolony, Studies on the History of Society and Culture 41 (Berkeley: University of California Press, 2001), 102–41: read only 128-133
  • Alaa Abdelfattah, "Tawahud (Autism)" Al Shourouk, March 4, 2014, sec. Opinion, http://www.shorouknews.com
  • Hani Sayed, "On the Political Limits of Pragmatism: Third Worldist International Lawyers and International Institutions" Unpublished Manuscript, 2016.

Invite-only event.

Event Date: 
Thursday, 3 June, 2021 - 14:30
Event Location: 
Online
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Conférence sur l'affaire Julian Assange

AJSP
  • Affiche de la conférenceAffiche de la conférence

L' Association des Juristes de Sciences Po (AJSP)Assas.net, Tribunes Assas et le Canal Network Assas sont heureux de vous convier à leur conférence sur l’affaire Julian Assange en présence exclusive de sa compagne Stella Morris et de son avocat Me Antoine Vey.

Celle-ci aura lieu en présentiel le 1er juin 2021 dans l’amphithéâtre 1 du centre Assas et pourra accueillir 35 personnes extérieures à Assas (c'est-à-dire venant de Sciences Po).

Le nombre de places disponibles sur la billetterie est pour l’instant plafonné à 50 mais ce nombre est amené à augmenter dans les prochains jours donc restez connectés !

Pas de panique, si vous n’avez pas eu de place, l’évènement sera également retransmis en direct sur la page Facebook du CNA et disponible en replay via ce lien.

Un temps de la conférence sera dédié aux questions des étudiants, si vous en avez dès maintenant, n’hésitez pas à nous contacter afin que nous puissions les poser !

Que vous soyez en droit, en économie gestion, en info-com ou encore en sciences politiques, ce débat peut vous intéresser alors n’hésitez pas à vous inscrire et nous rejoindre à la conférence !

Event Date: 
Tuesday, 1 June, 2021 - 10:30
Event Location: 
Amphithéâtre 1 du centre Assas (également retransmis en direct)
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"Tracez votre route"

Rencontre avec Lucie Sénéchal-Perrouault, diplômée 2019
  • Lucie Sénéchal-PerrouaultLucie Sénéchal-Perrouault

Pouvez-vous nous décrire votre parcours universitaire ?

Après un Bachelor sur le campus euro-asiatique de Sciences Po au Havre, j’ai effectué ma troisième année en stage. Six mois au service sciences et technologies de l’Ambassade de France à Pékin ont "fait un déclic" : je veux travailler dans l’aérospatial. Venant d’un parcours en sciences humaines, le défi sera d’être crédible pour trouver un poste à la sortie. Je m’oriente vers le droit dont les activités aériennes et spatiales sont un pan foisonnant, complexe et en plein développement.

En fin de première année de master Droit économique, j’effectue un stage au DLR, l’agence spatiale allemande. En deuxième année de master, je choisis la spécialité Droit de l’innovation qui permet de "toucher" au technique, et suis le bien-nommé Programme d’Initiation à la Recherche (PIR), réalisant mon mémoire sur l’ Encadrement juridique de l’arsenalisation du spatial. La recherche me plait, et comme dans le même temps j’ai continué à suivre des cours de mandarin haut niveau, j’effectue pour la Direction générale du Trésor une mission de recherche en Angola sur les relations du pays avec la Chine comme stage final. En 2019 j’ai décroché une bourse de thèse au CNRS où je travaille sur Les politiques d’innovation en Chine : le cas du spatial commercial sous la direction de l’excellente Isabelle Sourbès Verger, rencontrée lors du PIR.

Quels enseignants vous ont le plus marquée ?

Séverine Dusollier, dont la profondeur académique s’associe à un sens aigu du détail et de la rigueur dans l’enseignement pratique. Gilles Vercken et Bruno Anatrella, pour qui la partie immergée de l’iceberg n’est pas dans les textes -qu’il va de soi de connaître- mais le rapport aux gens. Miao Lin Zucker et Charles Wang : leurs enseignements furent exemplaires, je m’efforce de m’en montrer digne.

Peut-on faire autre chose que du droit après un master droit économique ?

Si j’avais l’intention de devenir juriste en entrant à l’École de droit, mes recherches touchent plutôt aux politiques publiques, aux Sciences and Technology Studies et aux études chinoises. Le master Droit économique ne prépare donc pas uniquement à devenir avocat en droit des affaires. C’est une formation qui vous apporte des savoirs et des savoir-faire utiles dans un grand nombre de corps de métier, et même au quotidien.

Pour ce qui est de la recherche, en plus des capacités d’organisation et d’analyse "type", la possibilité de faire le PIR et l’approche critique de la matière, propres à l’École de droit sont de vrais atouts. La spécialité Droit de l'innovation aborde ainsi les problématiques économiques et politiques que soulèvent les droits de propriété intellectuelle sur la scène internationale. Cette thématique nourrit mes réflexions de thèse, même si ce n’est pas une thèse en droit per se.

Gardez à l’esprit que, si il faut être en mesure de défendre votre projet par un travail sérieux, l’École de droit est une école de Sciences Po "à échelle humaine" : il est possible et souhaitable d’adapter, de personnaliser votre cursus à vos ambitions.

Quels souvenirs gardez-vous de votre école, de votre promotion, de vos enseignants ?

Le contenu des cours était très riche, souvent passionnant et particulièrement exigeant en termes de quantité de travail. Ajouter à ce cursus les cours de langues et une orientation un tantinet hors-piste n’a pas été facile.

L’atmosphère est unique en son genre : stimulante au point d’en être parfois survoltée… Un souvenir qui l’incarne bien c’est la victoire remportée en équipe, avec Charles Guillaume et Claire Schmid, au CN2PI, le Concours National de Plaidoirie en Propriété Intellectuelle. Éblouis par le soleil de Nantes, les cernes jusqu’au menton et le sourire jusqu’aux oreilles. 

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l'École de droit ?

Vous avez une marotte, une lubie, une idée fixe ? Tracez votre route ! Rédigez vos devoirs maisons en rapport avec le sujet qui vous intéresse, effectuez vos stages dans des structures spécialisées, prenez des enseignements d’option et assistez à des conférences, quitte à sortir en catimini de l’École de droit. En faisant cela vous ménagez votre présent : il est plus plaisant de travailler sur des sujets qui vous animent. Mais surtout, vous préparez votre avenir en façonnant une ou des expertises qui vous sont propres, qui vous démarquent et vous feront remarquer.

Lucie Sénéchal-Perrouaultdiplômée 2019 du master Droit économique spécialité Droit de l'innovation.

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Normativity of law and code

Law & Methods Seminar
  • Andrea LeiterAndrea Leiter

Seminar with Andrea Leiter, Assistant Professor at the Amsterdam Center for International Law.

That code is a mode of effecting authority in the world has become ever more obvious in the past decade. In this seminar we will discuss how we can understand the normativity of code form the perspective of legal theory. What can we see if we treat code as law and what do we miss by making this analogy?

Invite-only event.

Event Date: 
Thursday, 20 May, 2021 - 14:30
Event Location: 
Online
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The Theory of Legal Characters

Law & Methods Seminar

Seminar with Mikhaïl Xifaras, Professor at Sciences Po Law School.

The purpose of this session is to present a theoretical protocol aiming at theorizing what lawyers do, when they do law. Here is why it might be interesting: for decades, we took for granted that jurists just “spoke the law.” This was good news: the law, thanks to the continuous efforts of legal science to systematize it in a coherent manner, was rational after all. Yet, legal realism has been there along the way, raising along the way ideas of partial or absolute indeterminacy, associated or not with a thesis of the predetermination of law by sociological or ideological factors. Finally, post-realist approaches convinced us that jurists do not just “speak the law.” Better said, if “the law” is what jurists say, and if what they say cannot be known until it is said, the jurists do not “speak the law” at all. From there, understanding that the legal material was only a small part of the story, legal theory—once only busy with ontologies of norms—went to study legal actors’ behaviors.

If it is true that the law is not a set of norms, but the actor’s behaviors, students trained the old way may find themselves in a difficult spot: how do you describe, explain, understand a “behavior”? Which tools to mobilize for that? Most of the time, the answer is to formalize these behaviors with economic models, whether classical or behavioral, in search of a high degree of certainty. But this approach comes at the cost of excluding actors’ motivations from the analysis. Therefore, it fails to explain why the jurists felt constrained to do what they did and the precise way they did it. And if, as Foucault says, acts of “interpretation and formalization have become the two main forms of analysis of our time,” only focusing on the second can hardly be satisfactory.

In the paper I will circulate for this seminar, I am suggesting another path to smoother, less formal accounts of the legal actor’s behavior. On such path, one soon encounters the metaphor of “personae” or “characters.” The Theory of Legal Characters aims at taking this metaphor seriously and understands the legal character as both an idealized self-presentation that the actor performs for her audience and as a role model of professional behavior, which can also be interpreted as a dimension of her psyche. I believe this approach may offer a useful theoretical protocol to understand what the law is, that is what the lawyers do, when they do law.

Invite-only event.

Event Date: 
Thursday, 8 April, 2021 - 14:30
Event Location: 
Online
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How to do research on/with commons

Law & Methods Seminar

Seminar with Severine DusollierProfessor at Sciences Po Law School.

The concept of commons has largely invaded all research fields in social sciences and humanities in the last 30 years. In law, the commons have most notably been used as a strategy of resistance to extractivist, exclusive and individual property (in environmental law namely), processes of enclosure (in intellectual property) or neoliberal management of public spaces (in urban law). Despite, or perhaps because of, its success, the concept of commons remains a polymorphous notion that is not always used in a same way depending on the disciplines (economy, history, sociology, political sciences anthropology or law), the types of resources it describes (tangible/intangible, global/local, closed/open) or the countries and their distinct legal regimes.

Using commons in legal research therefore requires first to disentangle economic, sociological and political concepts of commons to define the commons as a legal notion, without neglecting its articulation with its many dimensions and with some foundational scholarship (notably the work of Elinor Ostrom). Research around the commons is also strongly influenced by the fact that commons have simultaneously become the place of critical thinking, of political debate and of grassroots experimentation.

This seminar aims at discussing how to do legal research with the concept of commons, how its legal epistemology is distinct from other research fields, and how to situate your use of the commons in your own research project, as a strategy, tool or legal category.

Possible questions to be discussed during the seminar will be (but come with yours too):

  • The notion of commons, its different types and experiences

  • Commons as a resource or an action (communing)

  • Commons through the prism of different disciplines, different legal fields and through different approaches

  • Key legal scholarship

  • Surrounding notions (e.g. community, semicommons, liberalcommons, inclusivity, open access, res communes, anticommons, common-property regimes…)

  • Social, political and legal experimentations of commons in different legal regimes

Preliminary readings:

Invite-only event.

Event Date: 
Thursday, 25 March, 2021 - 14:30
Event Location: 
Online
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Le droit économique, levier de la transition écologique ?

Colloque CEDCACE-CEDIN
  • Visuel du colloqueVisuel du colloque

Le droit économique et le droit de l’environnement ont longtemps été présentés comme des champs hermétiques l’un à l’autre. Cette présentation des choses correspond à un double projet. D’une part, un projet d’autonomisation du droit régissant l’entreprise et les marchés par rapport aux politiques gouvernementales (qu’elles soient économiques, sociales ou environnementales). D’autre part, un projet d’affirmation de l’autonomie du droit de l’environnement, en tant que discipline spécifiquement tournée vers un objectif de protection de l’environnement. Au terme de ce phénomène de double autonomisation, le système juridique a semblé avoir transposé la dissociation chère aux économistes entre le fonctionnement des entreprises et des marchés d’un côté et la gestion des externalités négatives issues de leur fonctionnement de l’autre. La conception très disciplinaire des cursus d’enseignement dans les facultés de droit a alimenté l’ignorance mutuelle entre spécialistes de droit économique et du droit de l’environnement. Cette ignorance mutuelle a favorisé – entre autres conséquences – l’élaboration de normes de droit économique peu promptes à intégrer des questions d’environnement et, en sens inverse, des législations environnementales peu en prise avec la réalité des catégories et des opérations permises en droit économique.

La distinction entre le droit économique et le droit de l’environnement perd cependant en netteté. Depuis les années 1980, le développement des "instruments économiques" du droit de l’environnement (fiscalité environnementale, marchés de biens environnementaux) a contribué à une première prise de contact. Depuis quelques années, le rapprochement à l’œuvre semble gagner en intensité, tout particulièrement dans le contexte d’une relance économique post-Covid que l’on espère "verte". Il est de plus en plus question d’intégrer les objectifs environnementaux dans le noyau dur des normes qui constituent l’infrastructure juridique de l’économie contemporaine (droit des biens et droit des obligations, accords de libre-échange, traités d’investissement, règles prudentielles, aides d’État, etc.), non seulement au titre des exceptions aux droits et libertés économiques proclamés (droit de propriété, liberté d’entreprendre, liberté de circulation des biens et des services et des capitaux), mais aussi de plus en plus au titre des objectifs poursuivis. Le mandat des régulateurs économiques commence à évoluer en conséquence. Cette dynamique conduit certains analystes à prédire que le droit économique entrerait dans une nouvelle phase, d’écologisation.

Dans ce contexte, le colloque poursuit l’ambition de faire avancer la réflexion sur l’intégration croissante des enjeux environnementaux au sein du droit économique. A quels enjeux répond-elle ? Selon quelles modalités s’opère-t-elle ? Quelles sont les conséquences prévisibles à en attendre ? Quels prolongements lui donner ?

En présence de Dina Waked et Régis Bismuth, Professeurs à l'École de droit de Sciences Po.

Contact : colloquetransition@liste.parisnanterre.fr

Event Date: 
Monday, 14 June, 2021 (All day) - Tuesday, 15 June, 2021 (All day)
Event Location: 
En ligne
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La Clinique de l’École de droit

Les admissions sont ouvertes jusqu'au 7 juin 2021 !
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Vous êtes actuellement étudiants en 1ère année de master Droit économique ou Carrières Judiciaires et Juridiques, en 2ème année de master joint Droit et finance ou en année de césure ?

Vous pouvez candidater à la Clinique de l'École de droit de Sciences Po !

Le calendrier des admissions

  • mardi 25 mai 2021 : ouverture des candidatures 
  • lundi 7 juin 2021 à 12h : date limite de candidature
  • du 12 au 25 juin 2021 : auditions (via Zoom)
  • avant les inscriptions pédagogiques : communication des résultats

RAPPEL DES MODALITES DE CANDIDATURE

Étudiants du Master droit économique

Vous pouvez candidater à l'une des cinq cliniques suivantes : Accès au droit, JETE, HEDG, Migrations et RISE.

Lors de la candidature, vous pourrez choisir deux projets de la clinique sélectionnée en précisant le projet souhaité en priorité.

En savoir plus sur les modalités de candidature 2021 (754 Ko)

Étudiants du Carrières judiciaires et juridiques

Vous pouvez candidater à la clinique Accès au droit.

Lors de la candidature, vous pourrez choisir deux projets de la clinique Accès au droit en précisant le projet souhaité en priorité.

En savoir plus sur les modalités de candidature 2021 (681 Ko)

En savoir plus

> Clinique de l'École de droit de Sciences Po

> Vidéo de présentation de la Clinique

> Nous contacter : clinique.droit@sciencespo.fr

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Smart-contrats: Code is Law

Charles Dehlinger & Yann Aouidef
  • ©Visual Generation/shutterstock©Visual Generation/shutterstock

Séminaire des doctorants en droit

Suite à l’émergence de la blockchain, de nombreuses questions juridiques se posent. La plus énigmatique de toutes est sûrement celle-ci : Peut-on (et doit-on) croire la fameuse promesse Code Is Law ¹ ?

Dès lors, peut-on considérer qu’un smart-contrat contient, au sein de son code, des conditions suffisamment complètes pour qu’on puisse faire la réduction : légal/illégal - possible/impossible. Le smart-contrat a vocation, par construction, à organiser voire conditionner les interactions d’individus au sein d’une blockchain. Et ces interactions rejoignent celles déjà bien connues des mondes non-digital et digital tels que le financement de projet, la coopération sur divers sujets...

Également, la blockchain fait apparaître de nouvelles interactions entre les individus échappant aux cadres actuels notamment en matière de partage de la propriété, pouvant potentiellement redéfinir la définition juridique et économique de la propriété.

En présence de Charles Dehlinger, ingénieur support à Nomadic-Labs, et Yann Aouidef, doctorant au Centre de recherche en économie et droit (CRED).

Organisateur : Abdelhamid Abidi, doctorant à l’École de droit de Sciences Po.

¹ Le code (informatique) est la loi.

Event Date: 
Wednesday, 26 May, 2021 - 14:30
Event Location: 
En ligne
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Alexandre Senegacnik, Special Mention of the Jury of the Suzanne Bastid Prize

Congratulations!
  • Announcement of this special mention, SFDI's annual conference, May 6-7, 2021Announcement of this special mention, SFDI's annual conference, May 6-7, 2021

The Jury of the Prix Suzanne Bastid of the French Society for International Law awarded a special mention to Alexandre Senegacnik for his doctoral thesis entitled "La critique de l’interprétation des traités de protection des investissements étrangers : la volte-face de l’Arlequin", directed by professors Diego P. Fernández Arroyo and Emmanuel Gaillard, defended at Sciences Po Law School in December 2019.

Alexandre pursued his research as a visiting scholar at Columbia Law School in New York (US) the Max Planck Institute for Comparative Public Law and International Law in Heidelberg (Germany), Kyoto University (Japan), the National University of Singapore (Singapore) as well as the Max Planck Institute for International European and Regulatory Procedural Law (Luxembourg).

The Prize of the French Society for International Law, created in 1992, was renamed "Prix Suzanne Bastid" in 1995, in honor of Professor Suzanne Bastid, founder of the Society which she chaired for twenty years, before becoming its honorary president. Professor Suzanne Bastid gave her first courses in international law at the École libre des Sciences Politiques before becoming the first lecturer teaching fundamental course at the Institut d'études politiques.

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"Le métier d’avocat est le plus beau métier du monde"

Rencontre avec Vincent Desry, diplômé 2016
  •  Vincent Desry ©Harold Teboul Vincent Desry ©Harold Teboul

Pouvez-vous nous retracer votre parcours universitaire et professionnel ?

Après le Collège universitaire de Sciences Po, j’ai intégré l’École de droit et sa spécialité Contentieux économique et arbitrage. J’en suis sorti diplômé en 2016.

J’ai ensuite étudié à la New York University School of Law, afin de clôturer mon parcours universitaire. Le choix d’un LL.M. doit avant tout répondre à un projet personnel mûrement réfléchi. Me concernant, cela partait d’un double constat : (i.) la répression de la délinquance financière en France s’inspire, de manière croissante, des pratiques américaines (avec un décalage de quelques années) et (ii.), s’agissant des affaires pénales dites internationales, qui sont de plus en plus nombreuses, il est nécessaire d’avoir des connaissances qui dépassent le simple cadre national. Au surplus, un LL.M. constitue une occasion rare d’échanger, au long cours, avec des praticiens du monde entier. À titre d’anecdote, c’est lorsque j’étudiais à New York que son Procureur fédéral Preet Bharara a été limogé par le Président nouvellement élu Donald Trump, ce qui avait fait grand bruit à l’époque, celui-ci intégrant alors le corps professoral de l’École de droit de NYU. Je ne pouvais rêver meilleur environnement pour développer mes compétences en droit pénal. Je suis ainsi avocat aux Barreaux de Paris et de New York.

En parallèle, j’ai eu la chance de réaliser plusieurs stages très formateurs, notamment au sein du cabinet Dupond-Moretti & Vey et de l’équipe de droit pénal des affaires d’Allen & Overy. Et je garde un souvenir particulièrement fort de mon stage au Pôle financier, auprès de Renaud Van Ruymbeke, qui m’a permis de connaître "l’envers du décor". Ce que j’ai appris au cours de ces expériences professionnelles passées nourrit ma pratique quotidienne.

Quel poste occupez-vous aujourd'hui , et pourquoi ce choix de la défense pénale ?

J’ai intégré le Cabinet TEMIME il y a quatre ans, où ma pratique a principalement concerné des affaires dites politico-financières mais également des dossiers complexes de droit pénal financier, et notamment l’affaire de l’arbitrage Adidas-Tapie, le dossier dit "Bismuth", soulevant notamment la problématique du secret professionnel de l’avocat, et les poursuites contre la banque suisse UBS AG.

Le métier d’avocat, particulièrement en droit pénal, est resté une profession unique, incomparable. Vos clients font appel à vous, comme on consulte un médecin de famille, dans le moment de leur vie qui est très certainement le plus difficile qu’ils aient à traverser : soit parce qu’ils sont accusés de quelque chose qu’ils ont commis, soit parce qu’on leur impute des faits qu’ils n’ont pas commis, soit, enfin, parce qu’ils sont les victimes de tels faits. En vous confiant la charge de les défendre, ils vous accordent une confiance immense, qu’il faut honorer par un investissement total.

La victoire est la seule option ; chaque décision défavorable est un échec et s’accompagne d’une remise en question. Comme en sport, la préparation est aussi importante, si ce n’est plus, que le match. Comme en amour, l’insécurité est constante, les succès passés n’assurent pas une réussite future et il convient de tout mettre en œuvre pour parvenir à son objectif.

Quel est l'enseignement qui vous a le plus marqué ?

Immédiatement, je vous cite l’enseignement "Stratégie du procès" du Professeur Dany Cohen.

Il incarne, selon moi, ce que doit être la force de l’École de droit de Sciences Po : permettre à des étudiants polyvalents de répondre immédiatement aux challenges de leur pratique professionnelle.

Ce cours se construit comme des modules distincts où, chaque semaine, les étudiants répartis en groupes doivent rédiger des écritures (demandes, défenses, jugements) dans un des domaines qui composent le "droit économique".

Le droit est alors utilisé comme un outil qu’il convient de s’approprier et d’user pour parvenir à un objectif déterminé.

Ce cours allie ainsi théorie et pratique, et constitue, selon moi, la meilleure voie de perfectionnement en droit.

En quoi l’École de droit de Sciences Po forme-t-elle des avocats singuliers ?

Il est illusoire de penser que chaque spécialité professionnelle peut être pratiquée en vase clos. Une affaire dite pénale n’implique pas uniquement des questions de droit pénal. Il n’est pas rare qu’elle comporte des composantes civiles, de restructuring, d’arbitrage, de propriété intellectuelle ou encore de droit social ou fiscal.

La force de l’École de droit est donc, au cours d’un même cursus, de former des avocats et juristes qui pourront aisément interagir dans ces différentes spécialités : la meilleure preuve en est la diversité des pratiques professionnelles de ses alumni, quelques années après l’obtention de leur diplôme.

Surtout, l’École de droit constitue pour une grande majorité d’étudiants la suite de leurs études au Collège universitaire. Ces diplômés ont donc bénéficié d’une formation globale qui les rend pleinement conscients des enjeux du monde contemporain dans lequel ils seront amenés à exercer.

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l'École de droit de Sciences Po ?

Le métier d’avocat est le plus beau métier du monde. C’est une profession dans laquelle il est possible de s’épanouir pleinement, mais surtout où l’on peut souvent faire la différence en déployant une force de travail importante, tout en croyant en ses capacités. Pour moi, il n’y a aucun doute : l’École de droit est la meilleure préparation pour cette aventure personnelle et professionnelle.

Vincent Desrydiplômé 2016 du master Droit économique spécialité Contentieux économique et arbitrage (CEA)

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Le Juge et l'assassin (1976)

Doctoral Candidate Seminar: Law & Cinema Club
  • Michel Galabru et Philippe Noiret dans Le Juge et l'assassinMichel Galabru et Philippe Noiret dans Le Juge et l'assassin

Le juge et l'assassin
(Bertrand Tavernier,1976)

Réalisateur connu pour ses engagements à gauche, Bertrand Tavernier a développé, à travers des films historiques d’une grande richesse thématique, des réflexions fortes sur les questions sociales de son temps. Pour rendre hommage à ce cinéaste disparu il y a peu, le Law and Cinema club propose de revenir sur un des films les plus marquants de sa filmographie.

Le récit questionne le rapport de la société bourgeoise à son système judiciaire. Le film aborde ainsi un grand nombre de problématiques (traitement des marginaux, limites de la responsabilité pénale, légitimité de la violence, domination juridique de la bourgeoisie, colonialisme) entrant en résonnance avec les réflexions qui nous animent en tant que juristes.

Tous les doctorants sont donc chaleureusement conviés à discuter de cette œuvre engagée et des interrogations qu’elle soulève le mercredi 26 Mai 2021 à 18h00.

The Law and Cinema Team
Louis HillVittoria Becci et Edward van Daalen

Sur invitation uniquement.

Event Date: 
Wednesday, 26 May, 2021 - 18:00
Event Location: 
En ligne
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European financial integration and EU Member States: The impact of the Banking Union and beyond

CALL FOR PAPERS - Marie Sklodowska-Curie Grant
  • Europe viewed from space at night ©NicoElNino/shutterstockEurope viewed from space at night ©NicoElNino/shutterstock

IMPACTEBU Workshop
Sciences Po Law School, 4 & 5 October 2021
Organiser: Diane Fromage, Marie Sklodowska-Curie Individual Fellow

The economic and financial crisis that hit Europe a decade ago showed that the rules in force in the European Union (EU) could not cope with a banking and debt crisis appropriately. To tackle this problem, the adoption of a Single Rulebook to achieve a unified regulatory framework for the EU financial sector was set as a goal in 2009, and the European System of Financial Supervision was created in 2010.

Yet, the coordination efforts among EU Member States fostered through these initiatives soon proved to be insufficient. For this reason, the European Banking Union (EBU) was established (2013), leading to the EU gaining competences in bank supervision (Single Supervisory Mechanism (SSM)) and bank resolution (Single Resolution Mechanism (SRM)). Both the SSM and the SRM operate under responsible EU bodies (the European Central Bank and an EU agency, the Single Resolution Board (SRB), respectively), although they exercise these mandates in cooperation with Member States’ authorities (National Competent Authorities (NCAs) and National Resolution Authorities (NRAs)), which have retained important powers.

A decade after the start of these reforms, this workshop aims at examining their consequences from a Member State’s perspective, the questions that arise in this regard being for instance:

  • How is financial and especially banking supervision organised in the various Member States?
  • Is one or more institution in charge, and how are the competences divided among the various institutions involved (where appropriate)? In particular: which is the model of institutional arrangement in place: functional (i.e. supervision is divided by line of business (classically: banking, insurance and securities market) and each of them is entrusted to a separate entity); institutional (the responsible supervisor is dependent on the official licensing of the institution (i.e. bank, insurance company, securities firm)); twin peaks (two supervisors (in most cases) share the responsibility of supervision: one is in charge of prudential objectives whilst the other is responsible for the conduct of business objectives) or single supervisory model (a single institution is entrusted with the supervision of all institutions and all functions)?
  • Have any reforms in this regard been conducted since the Great Financial Crisis? Were these reforms adopted in response to the changes operated at the global and/or EU level or were they, on the contrary, nationally-induced?
  • Where appropriate: have these reforms resulted in changes in the balance of powers among national institutions?
  • How is the national participation in EBU procedures and organs organised? Has this additional transfer of competences to the EU led to any tensions or reforms? For example, has it been necessary to establish cooperation mechanisms between the National Central Bank and the NCA where the NCA is not the Central Bank?

Further:

  • Have any issues in the areas of administrative, democratic or judicial accountability arisen?
  • Are the binding and non-binding legal instruments used at present adequate and/or are they causing tensions and uncertainty?
  • What lessons may we draw from the experience gained so far from a Member States’ perspective that could feed the on-going discussions on the strengthening and the completion of the EBU in the post-COVID period? 

These are but a few of the questions that the papers presented during the workshop could examine. Whilst the impact of the creation of the EBU is most felt by EBU Member States, the analysis of non-EBU as well as non-Euro area Member States (incl. the UK) is also necessary to gain a complete overview of the situation within the EU today, and to provide an assessment that could serve as a basis to devise the future reforms necessary to complete the EBU.

The proposed papers could thus examine the situation in one or more Member State, from a legal, a political science, an economic or a multidisciplinary perspective. Both analyses dealing with all or some of these issues in a single Member State, as well as cross-country, comparative analyses fit within the scope of this project.

Abstracts (250 words) should be submitted by 6 June 2021 to diane.fromage@sciencespo.fr. The selection of the papers is expected to be announced by 20 June 2021. The two half-day workshop is scheduled to take place on 4 and 5 October 2021 at Sciences Po Law School (Paris), although it may need to be moved (partially) online if the sanitary situation does not allow for an in-person event. After the workshop, the presented papers will be published as a journal special issue. All paper givers are expected to be committed to this common project, and will have to submit a draft paper ten days in advance of the workshop (that is by 24 September 2021).

This workshop is organised in the framework of "IMPACTEBU", a project that has received funding from the European Union’s Horizon 2020 research and innovation programme under the Marie Sklodowska-Curie grant agreement No 895841.

Event Date: 
Sunday, 6 June, 2021 (All day)
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"L’École de droit est véritablement une expérience collective"

Rencontre avec Mbaye-Yacine Thiam, diplômé 2017
  • Mbaye-Yacine ThiamMbaye-Yacine Thiam

POUVEZ-VOUS NOUS DÉCRIRE VOTRE PARCOURS ACADÉMIQUE ET PROFESSIONNEL ?

Je suis entré à Sciences Po juste après mon bac que j’ai obtenu à Toulouse d’où je suis originaire. J’ai intégré la deuxième promotion du tout nouveau Programme Europe-Afrique qui venait d’être créé l’année précédente et dont le cursus était encore dispensé sur le campus de Paris. Il s’agissait d’un cursus bilingue français-anglais dont une partie du programme portait sur l’Afrique, et notamment l’Afrique subsaharienne aux détours de matières telles que l’économie, l’histoire, le droit et la littérature notamment. J’ai effectué ma troisième année à l’étranger en Afrique d’abord au sein d’un cabinet de conseil en stratégie et management à Dakar au Sénégal avant de partir à Pretoria en Afrique du Sud pour six mois de stage au sein du bureau régional des Nations Unies en tant qu’assistant en communication et ensuite en tant qu’assistant en protection juridique au sein du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Lors de cette dernière expérience, qui m’a bouleversé, j’étais notamment chargé de l’évaluation des besoins en protection juridique des réfugiés en Afrique du Sud, lesquels étaient confrontés à une réalité humanitaire plus que préoccupante dans un pays lui-même en crise économique et sociale.

A mon retour en France, j’ai intégré l’École de droit avec la volonté de devenir avocat, sans pour autant savoir dans quelle spécialité. Intéressé à la fois par le droit des personnes mais aussi par le droit des affaires, je me suis dans un premier temps tourné vers le droit du travail en réalisant un court stage en droit social dans un cabinet français avant me tourner vers le droit commercial, plus international. Je n’ai pas fait de césure et suis directement passé en deuxième année de master au sein de la spécialité Global Business Law and Governance en partenariat avec Columbia Law School et Paris I Panthéon-Sorbonne. J’ai ainsi eu l’opportunité de passer les six premiers mois de mon année à New York à Columbia au cours desquels j’ai suivi cours de droit des sociétés, de droit international public et privé, de droits de l’Homme. La deuxième partie de l’année se passait à Paris, entre Sciences Po et la Sorbonne où j’ai essentiellement suivi des cours d’arbitrage, de droit pénal des affaires et de droit du commerce international.

J’ai effectué mon stage de fin d’étude au sein du département de contentieux des affaires d’un cabinet français à l’issue duquel je me suis vu proposer un contrat de juriste. Je suis resté dans ce cabinet pendant un an et demi, année pendant laquelle j’ai passé mon CRFPA. Une fois à l’école du Barreau, j’ai réalisé mon PPI en tant que consultant au sein du cabinet de conseil Deloitte en stratégie sociale et M&A. J’ai ensuite intégré le cabinet Orrick Rambaud Martel au sein du département contentieux et pénal des affaires pour mon stage final.

A l’automne 2020, j’ai intégré le cabinet d’affaires américain Jones Day en tant que collaborateur au sein du département Global Disputes qui regroupe les pratiques arbitrage et contentieux des affaires.

COMMENT EST NÉ VOTRE INTÉRÊT POUR LES ÉTUDES DE DROIT ?

Mon intérêt pour le droit est arrivé progressivement au fil de mon parcours à Sciences Po. Effectivement, je n’avais jamais envisagé la possibilité de devenir avocat avant ma troisième à l’étranger. J’ignorais même que cette voie était ouverte en passant par l’École de droit. En revanche, j’ai vite compris que j’aimais le droit, les principes fondamentaux qui en découlaient et la structure qu’il apportait pour comprendre, défendre ou questionner une position. Sur le plan personnel, j’étais et reste convaincu que le droit permet à l’individu de jouir pleinement de sa liberté, de son indépendance d’esprit, d’être au service de l’autre en lui permettant de trouver les solutions aux situations auxquelles il se confronte au quotidien. Sur le plan professionnel, j’ai choisi de devenir avocat en remarquant que j’étais particulièrement attiré par le contentieux judiciaire et la défense des droits. A cet égard, je me voyais davantage défendre une position que trancher un litige. L’avocat exerce une profession très complète en mobilisant à la fois ses connaissances, ses recherches, son expérience professionnelle, son vécu personnel, sa plume et son verbe. C’est un métier de service extrêmement exigeant, par lequel on apprend au quotidien sur les autres et sur soi-même et grâce auquel on acquiert des compétences réutilisables ensuite dans d’autres domaines.

QUELLES SONT LES PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES DE VOTRE POSTE AUJOURD'HUI ?

Au sein de l’équipe Global Dispute de Jones Day, je m’occupe principalement des dossiers de contentieux des affaires même si je peux être amené à intervenir sur des arbitrages internationaux. Ma pratique couvre l’ensemble du contentieux du droit des affaires à savoir le droit commercial, le contentieux post-acquisition, les enjeux de responsabilité bancaire, de responsabilité contractuelle et délictuelle ainsi que les produits défectueux. J’interviens à tous les stades du contentieux : lorsque les parties commencent à s’échauffer et qu’il faut calmer le débat notamment par la négociation d’un accord transactionnel, lorsque le débat s’est malgré tout cristallisé et qu’il faut bâtir la stratégie contentieuse d’attaque ou de défense et enfin lorsqu’il faut exécuter une décision de justice ou une sentence arbitrale. Je suis aussi amené ponctuellement à travailler pour d’autres départements (restructuring, droit social, corporate, bancaire) qui sollicitent parfois un avis pour les aspects contentieux de leurs dossiers.

La clientèle est très variée tant dans leurs domaines d’activité que dans leurs besoins et l’on devient très vite en véritable couteau-suisse du contentieux. Par ailleurs, je travaille essentiellement en français et en anglais compte tenu de l’internationalité de la clientèle. Enfin, la diversité et la technicité des problématiques juridiques qui se posent obligent à œuvrer de pédagogie et d’efforts de vulgarisation pour présenter et arbitrer des stratégies contentieuses ou traduire des spécificités procédurales propres au litige. Il s’agit pour nous de canaliser et de décharger le client du stress que peut générer tout contentieux, tant du point de vue médiatique que financier.

Quels souvenirs gardez-vous de votre école, de votre promotion, de vos enseignants ?

L’École de droit m’a permis de découvrir progressivement un monde que je ne connaissais pas, de m’y sentir à l’aise et de bâtir un projet professionnel. Je dois beaucoup à l’école qui a notamment mis en place, en partenariat avec le cabinet Clifford Chance, une bourse d’excellence dont j’ai été l’heureux bénéficiaire et qui m’a également permis de partir à New York au sein de la Columbia Law School dans le cadre de la spécialité Global Business Law and Governance. Je garde aussi un excellent souvenir du cours dispensé par le Professeur Louis Assier-Andrieu sur les figures de la pensée juridique américaine, de l’énergie et de la technicité de Maître Reinhard Dammann en droit des biens ainsi que de la passion de la Professeure Horatia Muir-Watt pour le droit international privé.

Enfin, j’ai le souvenir d’une promotion brillante, bienveillante et unie, au sein de laquelle je me suis fait de nombreux amis que je retrouve toujours avec plaisir.

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l'École de droit ?

"One step at a time". C’est un conseil qu’une amie rencontrée à Columbia m’avait donné et qui s’est avéré fort utile pour la suite de mon parcours. En effet, le droit est une matière exigeante et il faut prendre le temps de mûrir personnellement, juridiquement et professionnellement pour être à la hauteur de ses ambitions, quelles qu’elles soient. L’École de droit offre d’incroyables opportunités à toutes les étapes du cursus et il faut les saisir en se faisant confiance, en apprenant de ses échecs, et en s’émancipant des discours qui voudraient nous voir emprunter une voie qui ne nous correspondrait pas. Enfin, il est illusoire de penser que ce processus de construction doit se faire seul voire en compétition avec les autres. Au contraire, le passage à l’École de droit est véritablement une expérience collective qui forge de solides amitiés vers lesquelles il ne faut pas hésiter à se tourner, elles sont d’une grande aide pour les défis qui nous attendent.

Mbaye-Yacine Thiamdiplômé 2017 du Master droit économique spécialité Global Business Law and Governance (GBLG)

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ÉVÉNEMENT ANNULÉ : Webinar Latournerie Wolfrom Avocats

  •  Marion Delaigue et Thibaut Kazémi Marion Delaigue et Thibaut Kazémi

ÉVÉNEMENT ANNULÉ

Chères étudiantes, Chers étudiants,

Maîtres Marion Delaigue et Thibaut Kazémi, associés, vous présenteront le cabinet Latournerie Wolfrom Avocats ainsi que leur vision de l'avenir et de l'emploi au sein des cabinets d'avocat lors d'un webinar organisé le mercredi 26 mai 2021 de 18h30 à 19h45.

Venez leur poser toutes vos questions !

Event Date: 
Wednesday, 26 May, 2021 - 18:30 - 19:45
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Ça s’est dit à la Revue…

Céline Bardet, une femme hors du commun
  • Céline BardetCéline Bardet

Bienvenue dans un nouvel épisode de Ca s’est dit à la Revue, le podcast de la Revue des Juristes de Sciences Po. Cette semaine, nous recevons Céline Bardet, juriste et enquêtrice internationale, spécialisée sur les questions relatives au droit pénal international, aux crimes de guerre et à la criminalité transfrontalière.

Elle est actuellement directrice générale de l’organisation non gouvernementale We are Not Weapons of War, spécialisée dans la lutte contre les violences sexuelles intervenues lors de conflits armés.

Avant d’avoir fondé cette ONG en 2014, elle avait notamment travaillé au Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie, au Bureau des Crimes et Drogues des Nations Unies et a été directrice juridique et conseillère de l’adjoint principal du Haut Représentant en Bosnie Herzégovine Elle a relaté son expérience dans les Balkans dans un ouvrage intitulé Zones Sensibles, une femme contre les criminels de guerre, paru en 2011. En 2018, elle est intervenue dans le documentaire de Cécile Allegra, "Lybie – Anatomie d’un crime" qui retrace son travail en tant qu’enquêtrice internationale pour recueillir sur le terrain des preuves de la commission de violences sexuelles. Dans cet entretien, nous revenons sur son parcours, les actions et les projets de We are not weapons of War.

Nous vous souhaitons une bonne écoute !
La Revue des Juristes de Sciences Po

> Ecouter le podcast

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L'AJSP recrute sa nouvelle équipe !

  • Logo AJSPLogo AJSP

Chers Amis.e.s,

L'Association des Juristes de Sciences Po (AJSP) recrute les membres de son Bureau 2021-2022 parmi les futurs étudiants des masters Droit économique (English track students are welcome!), Droit et finance et Carrières Judiciaires et Juridiques (CJJ).

Pour avoir une meilleure idée de qui nous sommes : notre but est d'animer la vie académique et sociale de l'École de droit. Nous voulons que les étudiants.es vivent la meilleure expérience possible à l'intérieur et à l'extérieur de Sciences Po !

Nous recrutons :

  • Un.e Président.e volontaire et organisé.e pour travailler en équipe et veiller à la cohérence entre les pôles. Nous cherchons quelqu'un d'impliqué qui n'a pas peur de travailler sur plusieurs projets en même temps. 
  • Un.e Vice-Président.e disponible pour soutenir au besoin la/le Président.e (et éventuellement diriger un pôle). Répartition de la gestion des projets avec la/le Président.e.
  • Un.e Trésorier.ère sans phobie administrative ou comptable pour gérer le budget de l’association (et éventuellement diriger un Pôle). Travail de coordination important. Coopération avec le Pôle Partenariats. 
  • Un.e Secrétaire Général.e dont le sens du contact est doublé de solides compétences en communication (et éventuellement diriger un Pôle).
  • Un binôme Responsables Partenariats pour contacter des professionnels du droit en vue de former des partenariats durables et pour travailler sur le financement externe de l'association.
  • Un.e Responsable du Pôle CJJ, issu.e du master CJJ, pour mettre en avant la diversité des débouchés du master et faire découvrir l’actualité du monde judiciaire à l’École de droit.
  • Un.e Responsable du Pôle Evénements matinal.e pour l’organisation des petits-déjeuners et couche-tard pour l’organisation des conférences et cocktails.
  • Un.e Responsable du Pôle Vie de Master pour l'organisation du Gala, d'afterworks et l'édition annuelle du Yearbook.
  • Un.e Responsable du Pôle Contentieux et Arbitrage, issu.e de la spécialité Contentieux Économique et Arbitrage (CEA).
  • Un.e Responsable Communication pour mener la communication de l'association sur les réseaux sociaux et par email (les esprits créatifs sont les bienvenus).
  • Un.e Responsable du Pôle Sciences Pi, issu.e de la spécialité Droit de l’innovation, pour animer sa spécialité avec une large palette d’activités.
    Candidature à envoyer séparément à sciences.pi@sciencespo.fr
  • Un Binôme de Rédacteurs en Chef de la Revue des Juristes de Sciences Po dont les deux membres ont un projet éditorial commun pertinent et disposent d’expériences préalables au sein d’une revue universitaire. Ils travailleront sur la parution d'un numéro papier par semestre.
    Ils coordonneront des travaux du blog avec les chroniqueurs et les étudiants de l'École de Droit. Ils s'occuperont enfin de la gestion administrative de La Revue : travail de développement des relations avec ses partenaires.
    Prérequis : une expérience au sein d'un comité de rédaction d'une revue et de bonnes compétences de gestions d'équipe sont préférées.
    Les binômes candidats doivent envoyer leurs CV et une lettre de motivation commune à revue.ajsp@gmail.com
Pour postuler, rien de plus simple que d'envoyer un bref email de motivation accompagné de votre CV à l'adresse contact.ajsp@gmail.com.Pour nous laisser le temps de rencontrer tous les candidats, nous vous demandons de bien vouloir postuler avant le 30 mai 2021.

Nous espérons que vos candidatures seront nombreuses !
Bonne chance à tous !

Le Bureau de l’AJSP

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Félicitations à l'équipe de l'Université Paris-Saclay

Résultats de la 16ème édition du Concours d'Arbitrage International de Paris (CAIP)
  • Équipe de l’Université Paris-Saclay, Premier prix du CAIP 2021Équipe de l’Université Paris-Saclay, Premier prix du CAIP 2021
  • Équipe de l'Université Paris Nanterre, Second prix du CAIP 2021Équipe de l'Université Paris Nanterre, Second prix du CAIP 2021
  • Alice Bello, École de droit de Sciences Po, Prix du Meilleur orateur, 2021Alice Bello, École de droit de Sciences Po, Prix du Meilleur orateur, 2021
  • Équipe de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Prix du meilleur mémoire, 2021Équipe de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Prix du meilleur mémoire, 2021

La finale de la 16ème édition du Concours d'Arbitrage International de Paris (CAIP) a eu lieu devant un tribunal arbitral simulé composé de Pierre Tercier (Président), Professeur émérite de l’Université de Fribourg, Président honoraire de la Cour internationale d’arbitrage de la CCI ; Diana Paraguacuto-Mahéo, Associée, cabinet Foley Hoag ; Tim Portwood, Associé, cabinet Bredin Prat ; Karolina Rozycka, Avocate, cabinet Clifford Chance ; Christophe von Krause, Associé, cabinet White & Case.

Après délibération, le tribunal arbitral simulé a décerné les prix suivants :

PREMIER PRIX : UNIVERSITÉ PARIS-SACLAY

Équipe de l’Université Paris-Saclay composée de Toni Landini, Eloïse Dronnier (titulaires), Mireine Manguilla, Nathalie Vazquez, Wilson Rita Ndombet (suppléantes) et supervisée par Olivier Laude.

Cette équipe a reçu un prix de 8 000 euros des cabinets d’avocats partenairesun stage de 6 mois dans l’un de ceux-ci offert aux deux membres titulaires et un abonnement aux éditions Lamy/Wolters Kluwer.

SECOND PRIX : UNIVERSITÉ PARIS NANTERRE

Équipe de l'Université Paris Nanterre composée de Ambre Riley, Léa Gagnepain (titulaires), Marion Dovran, Hugo Aubry, Théo Margrite, Flavia Caron (suppléants) et supervisée par Valentin Bourgeois.

Cette équipe a reçu un prix de 4 000 euros des cabinets d’avocats partenaires et un abonnement aux éditions Lamy/Wolters Kluwer.

PRIX DU MEILLEUR ORATEUR : alice Bello

Alice Bello de l'École de droit de Sciences Po.

PRIX DU MEILLEUR MÉMOIRE : Université Paris I Panthéon-Sorbonne

Équipe de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne composée de Mathou KoitaRaïssa Diane Kotedje (titulaires), Agathe ChambeyronElise Steiner, Clara DragnevBassem Habibi Alaoui (suppléants) et supervisée par Yas Banifatemi.

Toutes nos félicitations aux heureux lauréats et à toutes les équipes participantes !

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"Allier la perspective d’ensemble au souci du détail"

Rencontre avec Lionel Chami, diplômé 2019
  • Lionel ChamiLionel Chami

Pouvez-vous nous décrire votre parcours académique ?

J’ai débuté mon parcours en intégrant le campus Moyen-Orient Méditerranée à Menton, un véritable trait d’union entre les deux rives de cette mer. Ce choix m’a permis d’approfondir ma connaissance du Levant d’où je viens, tout en élargissant mon horizon à de nouvelles disciplines. Ce sont notamment les enseignements de droit international qui y sont dispensés qui ont semé les graines de mon intérêt pour la science juridique.

J’ai ensuite effectué mon Erasmus en Irlande, à Trinity College Dublin. Cette année fut l’occasion pour moi de découvrir les auteurs irlandais comme William Butler Yeats et Oscar Wilde dans leur environnement natal.

J’intègre finalement en 2016 le master Droit économique de l’École de droit de Sciences Po. Suite à ma première année de master, j’effectue mon premier stage auprès de l’équipe d’arbitrage international de Squire Patton Boggs à Paris, avant de m’envoler pour Beyrouth où je rejoins le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies. Je travaille alors sur des questions d’anti-corruption et d’encadrement juridique de l’aide humanitaire.

Après Sciences Po, je décide de travailler aux côtés de Me Yann Aguila sur la promotion du projet de Pacte mondial pour l’environnement. Simultanément, je suis reçu à l’examen d’accès au Centre régional de formation professionnelle d’avocats (CRFPA) en 2020.

Pour quelles raisons avez-vous choisi la spécialité GGS proposée au sein de l’École de droit ?

J’avais pour souhait d’intégrer la spécialité Global Governance Studies (GGS) dès mon entrée à l’École de droit. C’est un Master qui est sous le signe de l’international tant au niveau des enseignements qui y sont prodigués que des nationalités des professeurs et des étudiants. Il correspond idéalement à celles et ceux qui recherchent un équilibre entre le concret du droit économique et la diversité qu’offre son ouverture internationale.

Quel poste occupez-vous aujourd'hui ?

Je travaille en tant que Conseiller spécial auprès du Pacte mondial pour l’environnement. Ce dernier est un projet de traité international actuellement sur la table de négociation des Nations unies. L’objectif du Pacte est de reconnaître les grands principes, droits et devoirs qui doivent guider l’action environnementale.

Très concrètement, mes fonctions sont à mi-chemin entre le conseil juridique en droit international et la coordination d’activités promotionnelles, dans le but de faire connaître le Pacte aux quatre coins du monde.

Par exemple, nous avons récemment lancé une plateforme intitulée Pathway to the 2022 Declaration, a Blog by Jurists for Diplomats. Son but est de faire parvenir des propositions juridiques concrètes aux diplomates afin de réformer en profondeur la gouvernance mondiale de l’environnement.

Quels souvenirs gardez-vous de votre école, de votre promotion, de vos enseignants ?

L’École de droit est avant tout un magnifique espace d’apprentissage. Si la première année offre un indispensable enseignement des fondamentaux du droit économique français, c’est durant la deuxième année que l’on s’épanouit réellement au travers des enseignements de spécialité.

Pour ma part, je suis particulièrement attiré par les problématiques d’énergie, d’environnement et de règlement des litiges liés aux investissements étrangers. Par conséquent, j’ai énormément appris du cours d’International Oil & Gas Industry, dispensé par Rebecca Major et Sharif Abusaada. Je suis également très reconnaissant aux professeurs Makane Mbengue et Laurent Neyret pour leurs enseignements exceptionnels de droit international public et de droit de l’environnement.

Je dois aussi beaucoup à la clinique de l'École de droit qui m’a permis de saisir le défi de l’adaptation du conseil juridique aux attentes du "client". J’ai ainsi eu la chance de corédiger un rapport pour l’Agence française de développement (AFD) sur les effets juridiques de l’accord de Paris sur le financement du développement.

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l'École de droit ?

La pente peut s’avérer raide au début, mais le jeu en vaut la chandelle ! L’exceptionnalité de sa formation fait qu’on y apprend à allier la perspective d’ensemble au souci du détail. Ces deux éléments permettent à la fois de donner du sens à ce que l’on fait, tout en apprenant à fournir un travail juridique de qualité.

Finalement, c’est un milieu où l’on prend conscience des contours de sa propre connaissance et de l’importance du travail en équipe. Le droit est un domaine si vaste que nul ne peut prétendre tout y connaître. La seule sagesse à laquelle on peut y prétendre, pour paraphraser T.S. Eliot, est la sagesse de l’humilité.

Et bien sûr, ce sont les rencontres que l’on fait en cours de route qui rendent l’aventure agréable !

Lionel Chamidiplômé 2019 du master Droit économique spécialité Global Governance Studies (GGS)

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