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12 janvier 2026

Rencontre avec nos diplômées 2025: Léa Roubinet

Pouvez-vous décrire votre parcours universitaire eT professionnel ?

Léa Roubinet, diplômée 2025 Summa Cum Laude du Master politiques publiques, spécialité numérique, nouvelles technologies et politiques publiques   

J’ai rejoint le Collège universitaire de Sciences Po Paris en 2019. J’ai intégré le campus euro-latino-américain de Poitiers où j’ai bénéficié d’une formation plurilingue en sciences sociales (droit, histoire, science politique, économie et philosophie) complétée par des enseignements spécialisés sur l’Amérique latine. J’ai ensuite choisi d’effectuer ma troisième année à Madrid où j’ai suivi le parcours de droit (LLB) de l’IE University.

J’ai eu l’opportunité de compléter cet échange par un stage de six mois auprès de l’Ambassadeur français pour le numérique, Henri Verdier, au Quai d’Orsay. Ce premier stage m’a permis de m’immerger pleinement dans les enjeux de la diplomatie numérique, dans un contexte marqué à la fois par la Présidence française de l’Union européenne et le début de la guerre en Ukraine. J’y ai travaillé sur des thématiques aussi variées que la gouvernance de l’internet, la cybersécurité, la lutte contre la diffusion de contenus violents et terroristes en ligne ou encore le soutien européen aux communs numériques.

Cette expérience a confirmé mon intérêt pour les enjeux sociétaux et géopolitiques liés au numérique. J’ai ainsi intégré en 2022 le master Public Policy - Digital, New Technology and Public Policy de l’École d’affaires publiques. Mon parcours académique s’est ensuite enrichi de plusieurs expériences professionnelles, notamment chez Renaissance Numérique, think tank français étudiant l’impact du numérique sur la société, ainsi qu’à The Dot, hub d’innovation tunisien.

Enfin, j’ai rejoint Numeum, première organisation professionnelle et syndicat des entreprises du numérique en France, dans le cadre d’une alternance en tant que chargée de mission sur le suivi de la filière de la cybersécurité. J’y occupe aujourd’hui le poste d’Analyste des politiques numériques et travaille sur des sujets aussi variés que l’intelligence artificielle, le cloud, la cybersécurité, l’open source, les technologies quantiques, le soutien à l’innovation ou encore l’accès des entreprises à la commande publique. En parallèle, je suis jeune ambassadrice française (Youth Envoy) auprès de l’Union internationale des télécommunications (UIT), ce qui me permet de mobiliser l'ensemble des connaissances acquises ces dernières années et d'enrichir mon parcours professionnel d'une expérience internationale et diplomatique au sein d’une instance multilatérale de premier plan.

Quelle a été votre motivation pour choisir votre spécialité à l'École d'affaires publiques

Mon choix de spécialité a été une évidence suite au stage que j'ai réalisé auprès de l'Ambassadeur pour le Numérique Henri Verdier. Mon intérêt pour les enjeux socio-techniques liés au numérique s'est aiguisé au cours de ces 6 mois ce qui a confirmé mon souhait de poursuivre dans cette voie. Le numérique est un terme vague qui renvoie à une multitude de technologies et d'usages que nous avons tous au quotidien. On pense souvent qu’il s’agit d’un sujet technique réservé aux ingénieurs alors qu'il y a une multitude de clés d'analyse sociétales ou géopolitiques à mobiliser. C’est là qu’une formation comme celle de l’École d’affaires publiques apporte une réelle plus-value.

Lors de mon master, j'ai réalisé une année de césure pour gagner en expérience professionnelle puis ai choisi de réintégrer mon Master 2 en alternance. Le choix de l'alternance a également été une évidence : ayant une idée précise du secteur vers lequel je souhaitais me diriger et plusieurs expériences de stage à mon actif, ce parcours se présentait comme le choix parfait pour amorcer ma transition vers le monde professionnel. Cette alternance a débouché sur un CDI avec un poste de Policy Analyst sur les politiques publiques du numérique. Selon moi, l'alternance est incontestablement une opportunité pour les étudiants que ce soit pour tester leurs apprentissages théoriques sur le terrain durant le Master 2 ou pour préparer leur insertion professionnelle.

Quelles ont été les contributions de votre formation à l'École d'affaires publiqueS pour décrocher votre diplôme? 

La formation de l'École d’affaires publiques est riche sur de multiples aspects. Tout d'abord, elle nous permet d'acquérir des fondamentaux en matière d'économie publique, de droit ou d'analyse des politiques publiques. Ensuite, les spécialités offrent des approfondissements thématiques précieux sur le marché du travail. Concernant la spécialité Digital, New Technology and Public Policy, nous avons eu des cours sur des thématiques variées et complémentaires comme l'intelligence artificielle, la blockchain, la transformation numérique de l'Etat ou encore le droit du numérique. Nous avons aussi eu une introduction au langage de programmation python avec des cas d'étude concrets sur l’IA générative ou l’analyse de données. Cette initiation technique est particulièrement intéressante pour un cursus thématique comme celui ci.

L'École d’affaires publiques offre aussi une grande flexibilité dans le choix des électifs. Cette flexibilité m'a permis d'approfondir mes connaissances en matière de cybersécurité, sujet pour lequel mon intérêt s'est renforcé durant mes années master. Conjugué à mon implication au sein de l'association étudiante Sciences Po Cybersecurity Association que j'ai rejoins en Master et présidé lors de mon Master 2, ces enseignements m'ont doté d'un bagage solide me permettant de réaliser une alternance sur un poste traitant pleinement de cybersécurité.

J'ai également choisi de rejoindre l'École d’affaires publiques pour la richesse des programmes optionnels qui sont proposés, notamment l'incubateur des politiques publiques que j'ai eu l'opportunité d'intégrer lors de mon Master. Recevoir un enseignement en design de politiques publiques et travailler, avec ces méthodes, sur un projet concret en lien avec une institution partenaire a été un apprentissage très riche avec des clés de compréhension que je mobilise encore aujourd'hui.

Pour résumer, la richesse et la diversité des enseignements m'ont permis de partir de Sciences Po avec des compétences variées, une connaissance fine des enjeux liés aux politiques publiques du numérique et un bagage culturel fourni nécessaire pour adopter un esprit critique et appréhender correctement ces technologies. Ces connaissances sont mobilisées quotidiennement dans le cadre du poste que j’occupe actuellement. 

Auriez-vous un conseil à donner à un ou une étudiant(e), futur(e) jeune diplômé(e)?

Je leur conseillerais de ne pas hésiter à multiplier les expériences professionnelles que ce soit en stage lors d'une césure ou dans le cadre de l'alternance. Ces expériences peuvent confirmer un projet professionnel mais aussi révéler un manque d'appétence pour un secteur/métier/type de management. Ces expériences sont essentielles pour savoir ce que l'on souhaite faire et ne pas faire une fois diplômé. Mieux vaut ne pas s'épanouir dans un stage de 6 mois que dans son premier CDI.

Je leur conseillerais également de s'impliquer au sein des associations étudiantes de Sciences Po. Ces expériences sont riches en rencontres et en apprentissages. Elles permettent de porter des projets passionnants mais aussi de développer des compétences très pratiques comme la gestion de projets, de partenariats, de trésorerie ou des capacités de leadership et de management. Aussi, profitez des événements et conférences de Sciences Po tant que vous y êtes, l'émulation intellectuelle vous manquera une fois diplômés.

Enfin, n'hésitez pas à solliciter des alumni qui travaillent dans des secteurs qui vous intéressent. Nous sommes toutes et tous heureux de pouvoir échanger avec vous, répondre à vos questions et essayer de vous conseiller au mieux.

Quels seront, selon vous,  vos prochaines étapes ou prochains défis ?

Dans les prochains mois et prochaines années, j'ambitionne de continuer à monter en expertise sur les sujets relatifs aux politiques publiques du numérique et de l'innovation. Ces thématiques peuvent être assez complexes donc une compréhension fine des enjeux qu’ils soient réglementaires, politiques ou institutionnels est un atout incontestable pour la suite d'une carrière dans ce secteur. J'aimerais aussi poursuivre mon parcours avec une expérience européenne ou internationale idéalement au sein d’une institution publique.

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