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7 septembre 2026
Les choix résidentiels et scolaires des familles

Les choix résidentiels et scolaires des familles. Étude comparée des métropoles de Lille et Toulouse
Soutenance de thèse de Audrey Chamboredon le mercredi 30 septembre 2026 à Sciences Po.
Jury composé de Lorenzo BARRAULT‐STELLA (CNRS, Cresppa, Paris), Sonja KOSUNEN (SURE, University of Eastern Finland), Marco OBERTI (Directeur de recherche, Sciences Po - CRIS), Clément RIVIERE (CeRIES, Université de Lille), Elise TENRET (Dauphine-PSL) , Agnès VAN ZANTEN (CNRS, Sciences Po - CRIS).
À partir d’une monographie comparée de deux agglomérations françaises régionales, Lille et Toulouse, cette thèse interroge l’articulation des choix résidentiels et scolaires des classes moyennes et supérieures au fil de leur trajectoire parentale. Elle s’appuie sur une enquête de quatre-vingt-treize entretiens réalisés auprès de parents dans différents quartiers des deux métropoles.
Audrey Chamboredon montre que le marché scolaire est plus « libéralisé » dans la métropole lilloise et plus « contraint » dans la métropole toulousaine. Ces différences orientent la façon dont les familles conçoivent leurs choix scolaires, la temporalité de ces choix et leur rapport aux autorités éducatives. Cependant, elles n’influencent que marginalement leur propension à intégrer la qualité perçue des écoles locales dans leurs choix résidentiels. Les parents s’installent souvent dans un logement alors que leurs enfants sont en bas âge et intègrent alors peu la question scolaire. Le marché résidentiel semble toujours plus contraignant que le marché scolaire. Les familles du pôle culturel des classes moyennes-supérieures, celles connaissant une mobilité sociale ascendante et celles du pôle économique des classes supérieures attachées à l’enseignement privé sont les plus susceptibles d’intégrer la qualité des écoles dans leur choix de logement. Le fait d’avoir des enfants scolarisés contraint par ailleurs les déménagements des parents, car ils répugnent souvent à changer d’établissements en cours de cycle scolaire. Cet enjeu est particulièrement prégnant pour les mères à la suite d’une séparation conjugale, et les conduit fréquemment à arbitrer entre mobilités résidentielles et mobilités quotidiennes.
(crédits : kipgodi (via Shutterstock))
