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Femmes-Hommes : 10 idées pour faire avancer l'égalité

Retour sur nos engagements
  • Sensibiliser les étudiants, une des priorités de notre plan égalité ©Sciences PoSensibiliser les étudiants, une des priorités de notre plan égalité ©Sciences Po

C’était en 2010 : Sciences Po innovait en créant un programme de recherche et d’enseignements des savoirs sur le genre. Un engagement précurseur qui s’intègre désormais - depuis 2014 - à une politique globale en faveur de l’égalité réelle. L’action pionnière de Sciences Po a été reconnue par le programme HeForShe de l’ONU, qui a nommé Frédéric Mion, son directeur parmi les 10 champions universitaires mondiaux pour l’égalité femmes-hommes. À l’occasion de la publication du second Rapport pour l’égalité hommes-femmes HeForShe IMPACT, retour sur 10 actions testées à Sciences Po pour faire avancer les mentalités et les pratiques.

Sensibilisation des étudiants

1) Nous agissons sur la gouvernance et nous accompagnons les associations étudiantes. Le Règlement de la vie étudiante (pdf, 438 Ko) se réfère désormais aux principes de l’égalité femmes-hommes et condamne explicitement tout comportement sexiste.

2) Nous déployons des actions de sensibilisation au sexisme ordinaire : murs pédagogiques (post-it) de prise de parole, théâtre forum sur le harcèlement sexuel (comme en mars 2017). Deux idéathons (partages d’idées) ont eu lieu en 2016, sur l'impulsion du programme HeForShe, pour proposer des actions de lutte contre les violences sexuelles dans l’enseignement supérieur.

3) À la rentrée 2017, 10 recommandations (pdf, 139 Ko) ont été diffusées à tous les enseignants pour garantir l’égalité en classe.

Outils & guides : diffuser la culture de l’égalité

4) Depuis 2015, une cellule de veille et d’écoute sur le harcèlement sexuel sensibilise tout Sciences Po sur les violences sexistes et sexuelles, grâce notamment à ce guide (pdf, 89 Ko).

5) Une Charte pour une communication non sexiste (eng., pdf) a été signée en 2016 dans le cadre du programme EGERA, et les salariés sont invités à suivre le Guide pour une écriture inclusive.

6) Un réseau de correspondants égalité agit au sein de chaque direction de Sciences Po

Bonnes pratiques de recrutement

7) Le Comex, notre instance de décision opérationnelle, compte désormais 5 femmes - bientôt 6 - sur 13 membres

8) Les comités de sélection pour le recrutement dela faculté permanente doivent être mixtes. Les personnels pédagogiques ont été sensibilisés à la mixité du recrutement pour les enseignants vacataires.

9) Une charte sur la déconnexion est en vigueur, pour favoriser une meilleure articulation entre vie personnelle et vie professionnelle, et nous avons mené une campagne de sensibilisation pour inciter les hommes à prendre leur congé paternité.

10 ) Les étudiantes peuvent suivre des ateliers de formation à l’insertion professionnelle : assertivité (affirmation de soi), négociation salariale, articulation des temps de vie, prise de parole en public.

Prochain défi pour Sciences Po : le recrutement des académiques. “Nous allons lancer dans les semaines qui viennent un plan ciblé pour la faculté permanente, explique Régine Serra, la référente égalité de l’institution. Nous allons repérer plus en amont les potentiels féminins, garantir une politique de rémunération égalitaire, assouplir certaines dispositions pour que les parcours familiaux aient moins d’impact sur les carrières académiques”. Quant à la sensibilisation, un nouveau rendez-vous phare est programmé en novembre pour la prochaine journée de lutte contre les violences faites aux femmes.

HeForShe : Sciences Po dans les 10 "champions" mondiaux

Sciences Po rend compte de ses progrès dans le second Rapport pour l’égalité hommes-femmes HeForShe IMPACT 10x10x10 University Parity Report rendu public le 20 septembre. À l’occasion de ses 3 ans d’existence, Frédéric Mion, le directeur de Sciences Po, participait à l’événement organisé par l’ONU Femmes en marge de l’assemblée générale des Nations Unies. “L’année dernière, HeforShe a permis aux dix universités participantes - parmi lesquelles Sciences Po -  de recueillir trente solutions de la part des étudiants eux-mêmes, a-t-il déclaré, et c’est pour nous une grande source de satisfaction. Cette mobilisation de tous nous aide à poursuivre les objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés”.

Pour en savoir plus

"Sciences Po valorise l'engagement"

Léa Moukanas, étudiante en 1ère année
  • Léa Moukanas ©Félicia Sisco/AïdaLéa Moukanas ©Félicia Sisco/Aïda

Ils viennent de France ou d’ailleurs. Ils sont fraîchement diplômés du bac ou de son équivalent à l’étranger. Ils souhaitent travailler dans la fonction publique, dans le marketing, dans le journalisme ou encore dans l’humanitaire. Ils ont choisi d’étudier à Sciences Po. C’est la rentrée et nous vous faisons découvrir nos “premières années”.  Cette semaine, place à Léa Moukanas, étudiante sur le campus de Paris, qui se passionne pour…  les questions de santé.

Léa Moukanas, vous venez d’entrer en 1ère année, pourquoi avoir choisi Sciences Po ?

J’ai choisi Sciences Po pour la diversité des matières enseignées ; je ne voulais pas me spécialiser tout de suite, j’avais envie d’apprendre, de me cultiver dans différentes matières. Mais j’avais aussi postulé à la London School of Economics. Quand j’ai su que j’étais acceptée à la LSE et à Sciences Po, j’ai finalement fini par me poser la question : ai-je envie de partir à l’étranger ? La réponse était non, pas pour le moment ! J’ai des engagements en France qu’il aurait été compliqué de maintenir à distance.

Quels sont ces engagements qui vous poussent à rester en France ?

Je suis présidente d’une association. Il y a deux ans et demi, ma grand-mère est décédée d’une leucémie foudroyante et j’ai créé une association de lutte contre le cancer qui porte son prénom : Aïda. Son but est triple : soutenir les enfants et les adolescents atteints de cancer, ainsi que leurs familles, avec des interventions à domicile et en hôpitaux, financer la recherche sur le cancer des enfants et, enfin, sensibiliser les jeunes à la maladie. Nous suivons actuellement 200 enfants. C’est pour cette raison que j’ai préféré rester en France. Je pense que, quand on prend des responsabilités, il faut les tenir jusqu’au bout. Il y a la vie d’enfants en jeu : on leur doit d’être fidèle dans l’accompagnement.

Vous avez créé votre propre association à 15 ans ?

Oui, j’ai d’abord fédéré mes camarades de classe, puis de promo, autour de cette action. Quand on allait voir les hôpitaux, au début, cela a parfois été difficile, on a quelquefois entendu qu’on était un peu jeunes ! Mais aujourd’hui, nous sommes près de 300 bénévoles présents dans 30 lycées en France. L’une des spécificités de cette association, c’est de valoriser l’engagement des jeunes et leur prise de responsabilité. En deux ans, Aïda a levé plus de 200 000 euros. Et mon petit frère, qui est responsable du pôle sports, est responsable d'1/3 de ce chiffre d'affaire. Et il n’a que 15 ans. Mais nous ne refusons pas la présence des adultes pour autant ! Notre comptable est ainsi mon ancienne professeure de mathématiques au lycée.

Que va apporter Sciences Po à cet engagement dans la lutte contre le cancer ?

Sciences Po peut être un bon moyen de continuer à faire ce que je fais mais en professionnalisant le tout. Il y a notamment ce cours d’humanités scientifiques de Daniel Benamouzig que je rêve de suivre ! C’est sur l’histoire de la santé publique, de la médecine… Tout ce qui concerne l’économie de la santé m’intéresse beaucoup. Je constate qu’on peut toujours faire mieux dans l’accompagnement : guérir plus de personnes et les guérir mieux, avec un quotidien amélioré pendant les soins et avec moins de séquelles après.

Et ensuite ?

Après le Bachelor, je compte m’orienter vers le master d’Affaires publiques de Sciences Po. Mais je garde en tête une phrase entendue les premiers jours de la rentrée : on nous a conseillé de “ne pas savoir ce qu’on veut faire”. J’ai trouvé cela étrange, mais en à peine trois semaines depuis la rentrée, je vois que déjà que j’ai beaucoup évolué dans ma réflexion. Quand j’ai débuté les cours, ma finalité était l’association et, à présent, je me dis que je pourrais avoir un autre métier tout en gérant l’association. Et pourquoi pas poursuivre avec un doctorat ?

#FirstYearsScPo : ils ont choisi Sciences Po

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