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"Sciences Po, c'est le Harvard français"

Notre programme de bourses pour l'Afrique
  • Sarah Indahy étudiante malgache ©Sciences PoSarah Indahy étudiante malgache ©Sciences Po

Le programme Sciences Po - MasterCard Foundation permet d’accompagner et de former des étudiants du continent africain talentueux et engagés. Témoignages d'étudiants bénéficiaires de ce dispositif.

D’une durée de 6 ans (2017 - 2022), ce programme vise à accompagner les parcours de 120 étudiants africains talentueux. Celui-ci permet notamment de financer des bourses destinées aux lycéens et étudiants ressortissants des pays d'Afrique subsaharienne, faisant preuve d’un parcours académique d’excellence et d’un fort potentiel en matière de leadership, mais étant confrontés à des difficultés, notamment financières, d’accès à l'enseignement supérieur.

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Étudiante et mère : mode d'emploi

Camille Viros, mère de trois filles et jeune diplômée
  • Camille Viros et ses trois enfants ©Camille VirosCamille Viros et ses trois enfants ©Camille Viros

Sciences Po compte parmi les dix “HeforShe Champions” universitaires choisis par l’ONU Femmes pour leur engagement en faveur de l’égalité femmes-hommes. Lors du Sommet annuel HeforShe du 26 septembre 2018, le directeur Frédéric Mion reviendra notamment sur nos actions en faveur de la parentalité. L’occasion pour nous de partager l’histoire inspirante d’une de nos étudiantes : Camille Viros, jeune diplômée de la promotion 2018, est aussi mère de trois enfants. Comment concilier vie étudiante et vie de famille ? Elle nous a raconté son expérience. 

Vous venez d'être diplômée de l'École d’affaires publiques de Sciences Po et vous êtes également mère de trois enfants. Est-ce que vous éprouvez une fierté particulière d’avoir réussi à jongler avec ces deux responsabilités ?

Je ne me sens pas différente ni spéciale par rapport aux autres diplômés ! Je reconnais qu’étudier quand on a des enfants représente parfois un sérieux défi... Mais je ne suis pas la seule à avoir des contraintes : la situation personnelle peut compliquer ou enrichir la vie de n’importe quel étudiant...

Quel a été votre plus grand défi en tant que mère et étudiante ? Avez-vous eu de bonnes surprises ? Vous sentiez-vous soutenue par vos camarades ?

Le plus grand défi était probablement de jongler entre les obligations familiales avec trois jeunes enfants à la maison, et un programme de master à temps plein avec ses propres contraintes : dissertations à écrire, projets collectifs à coordonner, révisions pour les examens. En fait, je pense que ça n’est pas très différent de la vie d’une mère qui travaille, avec une difficulté supplémentaire : devoir étudier le soir après avoir couché les enfants ou pendant les week-ends. Une fois que j’ai réussi à trouver l'équilibre entre ces deux vies, mon quotidien est devenu beaucoup plus facile.

Mais c’était aussi une expérience souvent très positive ! Par exemple, mes filles adoraient dire à leurs enseignants et amis que leur maman allait à l'école, elle aussi. J’ai aussi pu organiser mes cours à Sciences Po pour pouvoir aller chercher mes filles à l'école presque tous les jours, et me rendre souvent disponible pour les réunions parents-professeurs. Je me sentais également soutenue par mes enseignants à Sciences Po. Il y a eu ce jour où j’ai dû amener une de mes filles aux urgences alors que j’avais un devoir à rendre. Mon mari était en déplacement, c'était impossible de finir le papier à temps. J’ai expliqué la situation à mon professeur et il m’a donné un délai supplémentaire.

Existe-t-il des idées reçues ou des stéréotypes sur les étudiants qui sont aussi parents ?

Je ne me suis jamais sentie jugée par les autres étudiants et je n’ai jamais été confrontée à des stéréotypes négatifs sur les étudiants-parents à Sciences Po. Mes camarades étaient souvent étonnés d’apprendre que j’avais trois enfants, mais je ne me suis jamais sentie mal à l'aise à cause de ça - au contraire. Je crois que les stéréotypes sur les parents sont plus positifs que négatifs : les autres étudiants décrivaient souvent les parents comme des personnes bien organisées, efficaces, et capables de faire plusieurs tâches en même temps. De manière plus large, je crois qu’en montrant qu’ils peuvent réussir leurs études aussi bien que les autres, les étudiants qui ont des enfants peuvent contribuer à une meilleure intégration et compréhension de la parentalité dans le milieu professionnel.

Avez-vous rencontré d’autres parents-étudiants au cours de vos études ? Existe-t-il une communauté à Sciences Po ?

Oui, j’ai rencontré d’autres parents à Sciences Po. Parmi les 27 étudiants de mon Master of Public Affairs (MPA), il y avait quatre autre parents : deux pères et deux mères. C'était vraiment génial de pouvoir échanger avec des étudiants dans la même situation que moi. Nous plaisantions souvent entre nous avec nos histoires, comme devoir s’occuper d’un enfant qui refuse de dormir alors qu’on a un papier à boucler avant minuit. Il n’y a pas de communauté en soi mais Sciences Po a un service d'égalité femmes-hommes très actif. Il organise aussi un événement annuel qui s'appelle « Sciences Mômes », une journée où les salariés ainsi que les étudiants peuvent amener leurs enfants sur le campus, et participer à des ateliers de réflexion sur la parentalité. Je trouve que c’est une initiative formidable de la part de Sciences Po : cela m’a vraiment donné le sentiment de faire partie d’une communauté.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs étudiants qui sont aussi des parents ?

Soyez organisés ! Essayez de vous entourer de personnes sur lesquelles vous pouvez compter et qui peuvent être disponibles  en cas besoin : votre compagnon, les grands-parents, une nounou, etc. Si vous avez envie de suivre une formation à Sciences Po, foncez et ne vous laissez pas freiner par le fait d’avoir des enfants. Ce sera intense et exigeant, mais vous vous en sortirez et cette expérience sera une des plus enrichissantes de votre vie ! En plus, Paris est une ville fantastique pour les enfants, avec beaucoup d'écoles internationales, de garderies, et un excellent système de santé. Je vous souhaite bonne chance ! Et n'hésitez pas à me contacter si jamais vous avez besoin d’aide ou de conseils !

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"Nos étudiants sont plus engagés que militants"

Le vrai du faux sur les assos à Sciences Po
  • Étudiants du Bureau des Élèves sur le campus de Nancy ©Martin ArgyrogloÉtudiants du Bureau des Élèves sur le campus de Nancy ©Martin Argyroglo

Il y a en cette rentrée 2018 une association pour 30 étudiants à Sciences Po. Sur le seul campus de Paris, la saison associative 2017/2018 a vu fleurir près de 1000 activités, soit 40 par semaine de cours, de l’atelier-débat à la démonstration de jeu vidéo, en passant par la comédie musicale. Solide, foisonnante, la tradition associative structure le parcours à Sciences Po : c’est même souvent un argument décisif pour les candidats. Mais les chiffres ne disent rien des engagements de prédilection de nos étudiants. Qui mettent à mal certains clichés... et révèlent une génération en phase avec son époque. Petit tour d’horizon en forme de fact checking.

Les principales associations sont liées à des partis politiques - FAUX

Au risque de surprendre, sur la centaine d’associations reconnues, les trois catégories les mieux représentées concernent “l’international”, suivies de près par “Art et culture” et “Solidarité/engagement citoyen”. La catégorie “Débats/politique” occupe la quatrième place. “Et encore, constate Andreas Roessner, le Directeur de la vie étudiante, au sein de cette catégorie, les émanations de partis politiques ne forment qu’une minorité, aux côtés des associations de débats et des think tanks. On a assisté au cours des dernières années à une sorte de “désinstitutionnalisation” de l’engagement politique”.

Les étudiants privilégient l’engagement pour des causes ciblées - VRAI

“Le militantisme a changé de forme, résume Sébastien Thubert, chargé de la vie étudiante. De la même façon qu’ils vont signer des pétitions en ligne très ciblées, les étudiants de Sciences Po privilégient aujourd’hui les causes précises et concrètes, les actions avec un impact fort à court terme.” D’où le succès d’un nouvel “objet” associatif créé en 2017, les “initiatives étudiantes”, des projets à durée limitée qui visent une action précise. “À l’issue du projet, l’initiative peut se muer en association reconnue, plus pérenne, ou s’arrêter là”, explique Sébastien Thubert. Une souplesse plébiscitée par les étudiants qui ont lancé 116 initiatives sur l’ensemble des campus en 2017/18.

Ce sont les étudiants qui votent pour valider la création d’une asso - FAUX

Depuis l’année 2016/2017, la qualité d’association reconnue est attribuée par le Conseil de la vie étudiante et de la formation, selon les conditions énoncées dans le Règlement de la vie étudiante (PDF, 54 Ko), et notamment la déclaration en Préfecture. Les initiatives étudiantes, projets plus ponctuels, doivent pour être sélectionnées faire campagne en début de semestre et justifier du soutien des étudiants.

Les pétitions en ligne ont remplacé les tracts - VRAI

“Les formes d’action et de communication ont changé, explique Andreas Roessner. Les étudiants, comme tous ceux de leur génération, se mobilisent de plus en plus via les réseaux sociaux, et plus forcément avec des stands ou des tracts. Cela ne veut pas dire qu’ils s’impliquent moins : il est même probable que leur action au sein de Sciences Po ne soit qu’une partie de leurs engagements !”.

Les lieux investis par l’associatif changent aussi. D’abord, le foisonnement se déploie aujourd’hui sur sept campus. Et sur le campus parisien, de nouveaux espaces émergent : “Aujourd’hui, le site du 28 rue des Saints Pères, investi par le Café autogéré et solidaire de l’association PAVéS, avec l’AMAP qui propose ses légumes chaque semaine, est devenu un lieu central pour la sociabilité associative”, explique Sébastien Thubert. Quant aux activités, difficile de croire à l’accalmie : en 2017/2018, le campus parisien de Sciences Po a effectué un nombre record de 1000 demandes de prêts de salle et accueilli 600 événements liés aux associations. Avec dans le top 5 des principales activités (en nombre) : la culture, suivie du théâtre, de l’art oratoire, de l’engagement citoyen...et de la politique, ex aequo avec la géopolitique. 

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Nouveau Mooc : Entreprendre dans le milieu culturel

  • Entreprendre dans le milieu culturel ©Sciences PoEntreprendre dans le milieu culturel ©Sciences Po

Le Mooc « Entreprendre dans les industries culturelles à l’ère du numérique »  conçu par l’École d’affaires publiques de Sciences Po avec le ministère de la Culture s’adresse à tous ceux qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat culturel contemporain : étudiants, jeunes diplômés, entrepreneurs, professionnels de la culture, etc.

Rassemblant plus de 90 contributeurs - experts, créateurs, avocats -  ce Mooc disponible dès maintenant sur Coursera apporte les connaissances variées et compétences indispensables aux futurs entrepreneurs. Le parcours pédagogique s’organise autour de 8 séances comprenant vidéos d’enseignements et vidéos de témoignages. Elles abordent les enjeux et spécificités de l’entrepreneuriat dans la culture en passant par les défis et opportunités engendrés par la transformation numérique du secteur.  Il apporte des outils, méthodes et compétences indispensables pour créer et développer une structure culturelle dans six domaines : la musique enregistrée, le cinéma, l’édition, les médias, l’audiovisuel et les jeux vidéo.

Le Mooc était présenté pour la première fois le 19 septembre à Sciences Po lors d’une soirée de lancement :

Ce projet s’inscrit dans la stratégie générale de l’École d’affaires publiques qui vise à former les futurs décideurs et managers du secteur public et privé, et ce, particulièrement à travers deux spécialités – Culture et Cultural Policy & Management. Aujourd’hui, près de 250 étudiants par an sont ainsi formés chaque année, avec plus de vingt nationalités représentées.

S'inscrire au Mooc sur la plateforme Coursera

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Sur les planches avec Rhinocéros, l'association de théâtre de Sciences Po

  • Étudiantes de Sciences Po jouant une pièce ©Sciences PoÉtudiantes de Sciences Po jouant une pièce ©Sciences Po

Créée en 2008, Rhinocéros est une association de théâtre qui réunit des passionnés d’art dramatique. Chaque année, l'association organise son festival de théâtre Festiféros. Découvrez les réalisations de la troupe !

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