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Luca Vergallo reçoit le prix Érignac pour ses simulations qui permettent de mieux comprendre les services de secours

  • Luca Vergallo ©Sciences PoLuca Vergallo ©Sciences Po

Le Prix Claude Erignac récompense chaque année une étudiante ou un étudiant de Sciences po pour son engagement au service de valeurs républicaines et humanistes. Cette année, c'est Luca Vergallo, étudiant en Master politiques publiques qui a été distingué pour son développement d’une pédagogie innovante qui valorise les services publics de secours et sensibilise à la gestion et à la communication de crise.

Luca Vergallo a piloté le développement de cette pédagogie en tant que vice-président de l’association Sciences Po Défense et Stratégie, en charge des simulations. Composé de 8 étudiants en master, ce pôle conçoit et anime des exercices en étroite collaboration avec des professionnels de la gestion de crise.

Les étudiants y incarnent un décideur public, sont placés en situation de responsabilité et appliquent concrètement les concepts et savoirs appris en cours. Ces simulations de crise sont un excellent moyen de découvrir le fonctionnement des services régaliens (police, gendarmerie, sapeurs-pompiers, SAMU...) qui, en retour, en retirent des réponses originales venant alimenter leurs réflexions et stratégies.

Grâce à ce prix, Luca Vergallo envisage de développer, en partenariat avec la Junior Entreprise d’une école d’ingénieurs, un logiciel de simulation de crise qui tirera parti des retours d’expérience des exercices réalisés et de l’expression des besoins formulés par les partenaires institutionnels. Une fois testé, il sera mis gratuitement à disposition des services d’institutions publiques ou parapubliques souhaitant entraîner leurs agents à la gestion de crise.

En parallèle, d’autres exercices de simulation sont en préparation tels que l’évacuation de ressortissants civils dans un pays étranger ou la gestion d’une crise sanitaire internationale type grippe mexicaine.

Depuis 2012, l’association Claude Érignac s’est associée à Sciences Po pour récompenser un ou plusieurs étudiant(e)s de l’établissement qui, en parallèle d’un parcours académique, donnent vie, par leur engagement, aux valeurs républicaines et humanistes telles que le sens de l’intérêt général et collectif, l’action portée aux difficultés des autres, le respect de leurs différences, ou l’engagement pour l’égalité des chances et la réussite pour tous. L’engagement des étudiants dans la vie de la cité est évalué à l’aune de la présentation d’un projet d’ordre académique, associatif ou professionnel à portée civique et citoyenne, impliquant un acteur public français. Le prix Claude Érignac est décerné par un jury indépendant composé à parts égales de membres de l’association et de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Ce prix est doté d’une récompense de 5000 euros.

"Si ce MOOC peut ouvrir l'esprit à ceux qui érigent des murs, nous aurons réussi notre pari"

Nouveau Mooc "Afrique et mondialisation"
  • 2013 - Un homme dans le bidonville de Kibera au sud de Nairobi ©Sciences Po2013 - Un homme dans le bidonville de Kibera au sud de Nairobi ©Sciences Po

Après le succès du Mooc Espace Mondial et ses 25 000 inscrits, Bertrand Badie présente son nouveau cours en ligne intitulé "Afrique et mondialisation, regards croisés", qui démarre sur la plateforme Coursera lundi 12 février 2018. Accessible à tous et réalisé par une équipe de neuf enseignants africains, latino-américains et européens, ce nouveau Mooc propose une vision inédite du continent et de son avenir. Et invite à repenser la gouvernance globale. Entretien. 

À qui s'adresse ce Mooc "Afrique et mondialisation, regards croisés" ?

Bertrand Badie : Grâce au miracle du Mooc, le public est par définition universel. Avec Espace Mondial, j’ai fait l’expérience de cette incroyable diversité des profils ! Quand on enseigne dans un amphithéâtre à Sciences Po, on s’adresse à un public homogène. Là, c’est tout l’inverse : il faut savoir s’adresser aux retraités, aux jeunes étudiants, aux habitants du 7ème arrondissement comme à ceux de Ouagadougou, aux bac + 10 comme aux autodidactes. Contrairement à l’université, ce n’est pas nous qui choisissons les étudiants, mais eux qui choisissent le cours ! Celui-ci s’adresse à tous ceux qui vont avoir envie de participer, en Afrique ou hors d’Afrique, à une nouvelle perspective sur ce continent considéré dans la mondialisation.

Votre Mooc "Espace mondial" a rassemblé plus de 25 000 inscrits. Qu'est-ce qui vous a amené à lancer ce nouveau cours ?

Bertrand Badie : Il y a deux raisons fondamentales, qui résument une part importante de mon militantisme scientifique. La première, c’est de rappeler qu’à la fin de ce siècle, l’Afrique représentera 40% de l’humanité. Il est donc exclu de continuer à tenir ce continent en périphérie, comme on le fait depuis le début du processus de décolonisation. La deuxième raison, c’est l’ambition d’offrir non pas un énième discours sur l’Afrique, mais bien un cours sur la présence de l’Afrique dans la mondialisation, et le rôle central qu’elle est appelée à y jouer, de gré ou de force. Et de le faire avec une équipe d’enseignants en grande partie africains.

Ce cours est présenté par une équipe de neuf enseignants africains, latino-américains et européens. Pourquoi et comment avez-vous constitué cette équipe ?

Bertrand Badie : C’est totalement inédit. Nous avions trois objectifs en tête en composant cette équipe. Nous voulions tout d’abord solliciter des enseignants venus d’Afrique qui témoignent de la diversité historique, culturelle et politique de celle-ci. C’est chose faite avec la présence d’un professeur anglophone venu de Khartoum (Soudan), d’un francophone issu du Sénégal, d’une autre enseignant en Afrique du Sud et d’une quatrième, béninoise, même si vivant en Europe. Nous voulions aussi inclure les partenariats qui comptent, ce qui explique la présence d’un professeur brésilien, en référence aux liens historiques anciens entre le Brésil et l’Afrique. C’est essentiel, car l’entrée de l’Afrique dans la mondialisation relève d’une histoire complexe, et pas uniquement d’une logique Nord-Sud et postcoloniale. Enfin, ce Mooc a été fabriqué à Sciences Po, ce qui explique la présence, dans cette équipe, de Français qui viennent éclairer la manière dont l’Afrique intervient dans leur projet intellectuel et scientifique.

"L'Afrique” est souvent présentée dans une logique binaire, soit du côté des "perdants", soit du côté des “grandes promesses” de la mondialisation. En quoi ce cours propose une vision inédite du continent et de son avenir ?

Bertrand Badie : Il s’agit d’un débat stérile, et le cours va le montrer. La vérité sera probablement intermédiaire. Il faut partir des évidences : l’Afrique est aujourd’hui l’espace le plus exploité et le plus dominé dans les processus de mondialisation, et elle est un des espaces hélas privilégiés de la souffrance mondiale. Mais ce cours est aussi là pour éclairer les perspectives positives qui peuvent transformer le continent. Nous voulons montrer que l’Afrique s’accomplira dans la mondialisation si elle prend enfin toute sa place dans la gouvernance mondiale. Il n’y a pas de fatalité : je suis convaincu qu’on peut promouvoir une nouvelle politique et un nouvel équilibre, à condition qu’on en ait, ici et là, la volonté politique.

Un cours sur Internet peut-il contribuer à ce changement ?

Bertrand Badie : Bien sûr, je l’espère en tout cas ! Disons-le, nous avons un système international ossifié, qui dénie aux Africains une dignité et des droits égaux à ceux du vieux monde. La solidarité internationale ne fonctionne pas là où elle devrait bousculer cette oligarchie des puissances. Pour autant, il y a une jeune génération africaine qui est toute prête à porter un nouvel idéal, et fort heureusement, de nombreux acteurs au Nord pensent aussi qu’il faut repenser en ce sens une gouvernance globale qui ne peut être abandonnée ni au G7, ni au P5 (ndlr : les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU), ni au clientélisme d’antan. Même les plus sceptiques commencent à accepter l’idée qu’ignorer l’Afrique peut être coûteux au final. C’est une révolution culturelle que nous devons mener. Le monde est dominé par l’ethno-nationalisme et le repli sur soi. Si ce Mooc peut ouvrir l’esprit à ceux qui construisent des murs, alors nous aurons réussi notre pari...

En savoir plus sur le Mooc “Afrique et mondialisation, regards croisés”

  • Cours en français (sous-titré en anglais) sur la plateforme Coursera, à partir du 12 février 2018 : inscriptions & renseignements.
  • 31 vidéos sur 11 semaines.
  • Enseignants : Bertrand Badie et Marie-Françoise Durand (Sciences Po), avec Delphine Allès (Université Paris-Est Créteil), Atta El Battahani  (Université de Khartoum, Soudan), Carlos Milani (Université d’Etat de Rio de Janeiro, Brésil), Gaïdz Minassian (Sciences Po), Papa Samba  Ndiaye (Université Gaston Berger, Saint-Louis du Sénégal), Karen Smith (Université de Cape Town, Afrique du Sud), Folashadé Soule-Kohndou (Sciences Po) et l’Atelier de cartographie de Sciences Po.

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Une semaine dans la Silicon Valley

Un road trip d'immersion pour mieux comprendre l'innovation
  • Des étudiants devant une entreprise de la Silicon Valley ©Sciences PoDes étudiants devant une entreprise de la Silicon Valley ©Sciences Po

Afin de sensibiliser les étudiants aux révolutions du digital, le Centre pour l’entrepreneuriat de Sciences Po a proposé à quinze d’entre eux de découvrir la Silicon Valley à la rencontre des acteurs du numérique : Facebook, Google, Airbnb... Yaël, en master recherche de théorie politique à l’École doctorale de Sciences Po, et Thomas, étudiant ingénieur à l'École polytechnique, faisaient partie de ce road trip original d’apprentissage par l’immersion. Machine learning, blockchain, data sciences… Ils nous expliquent tout.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à cette expérience de découverte de la Silicon Valley ?

Thomas : En tant qu’étudiant ingénieur, la Silicon Valley, c’est un peu un mythe donc, bien sûr, faire ce séjour cela ne se refusait pas ! Mais l’envie d’y aller partait également d’un questionnement : cet endroit est le creuset d’entreprises qui sont en train de changer le monde. Des États-Unis à l’Afrique, les gens ont tous, par exemple, Facebook et WhatsApp. D’où la nécessité de s’interroger : ces entreprises, quels impacts ont-elles ? Qu’apportent-elles en termes de démocratie et d’égalité ?

Yaël : Le Centre pour l’entrepreneuriat de Sciences Po nous a proposé de partir en “tandem” ; chaque étudiant de Sciences Po devait se trouver un binôme étudiant en filière technique ou scientifique. Les questions posées par les ingénieurs ne sont pas les mêmes que celles des étudiants de Sciences Po et ça, c’est très intéressant ! Quand nous avons rencontré Criteo (NDLR : entreprise spécialisée dans le ciblage publicitaire), par exemple, Thomas a posé beaucoup de questions techniques sur le machine learning...

Vous avez rencontré aussi bien des géants du numérique comme Facebook et Google, que des startups à succès comme Coursera, ou encore des chercheurs de Berkeley et de Stanford. Qu’est-ce que cela vous a apporté de rencontrer des acteurs aussi variés ?

Yaël : On comprend, en les rencontrant tour à tour, à quel point tout est interconnecté. La Silicon Valley, c’est un écosystème extrêmement bien rodé : des chercheurs aux investisseurs, en passant par les entreprises qui ne sont qu’un morceau de la chaîne. On comprend vite que cette fluidité est l’un des éléments clés de la Silicon Valley.

Thomas :  On comprend aussi que l’objectif de toute startup, en fin de compte, c’est d’être... introduite en bourse ou rachetée ! Et c’est intéressant de voir que des entreprises comme Uber ou Airbnb, par exemple, n’ont pas réellement innové techniquement. Leur principale innovation, c’est une idée et sa mise en oeuvre. Pour Criteo dont nous parlions auparavant, leurs publicités ciblées, ce n’est pas innovant. C’est leur business model qui est très sophistiqué. Leur particularité est davantage économique que technique.

Qu’est-ce qui vous a surpris ?

Thomas : L’idéologie entrepreneuriale est présente partout et il n’y a pas de scission claire entre travail et vie privée. Le  campus de Facebook est une petite ville, un petit parc d’attraction où la nourriture est gratuite, où les gens peuvent passer la journée. Chaque individu est une mini-start up. Les gens rentrent dans les entreprises, se font virer, créent leur entreprise, se plantent, recommencent…

Yaël : L’enthousiasme permanent des Américains est un vrai choc culturel. C’est une culture dans laquelle on positive tout, y compris l’échec. Ce qui est une bonne chose, certes, mais, parfois on se demande si l’autocritique est possible... Lors d’une rencontre avec un chercheur, nous avons posé des questions sur ses difficultés ; sa réponse nous a tous surpris : “On ne va pas commencer à faire la partie critique de mon travail !”.

Quelles visites ou rencontres vous ont le plus marqué ?

Yaël : La rencontre avec Tenzin Seldon, une Tibétaine qui a créé une startup, Kinstep, qui cherche à faire “matcher” les compétences des réfugiés avec les besoins des entreprises. Elle nous a expliqué que sa solution se voulait pragmatique parce que c’est comme cela que tout fonctionne là-bas : tout se monétise, y compris la philanthropie. Elle était d’ailleurs tout à fait consciente des limites de ce système.

Thomas : J’ai été très intéressé par la rencontre avec un “mathlète” (NDLR : champion en mathématiques) de chez Google. Il s’est spécialisé dans l’élaboration de nouvelles méthodes de machine learning dans le domaine médical. Il est convaincu que les prochaines innovations se feront dans ce domaine.

Ces rencontres vous ont-elles inspiré ? Vous ont-elles donné envie de transposer certains éléments de la Silicon Valley en France ?

Thomas : Nous sommes revenus assez partagés quant au modèle de la Silicon Valley et, de fait, notre “learning expedition” s’est parfois transformée en... “judging expedition” ! La quasi-absence d’intervention de l’État provoque un certain nombre de “failles”, notamment sociales : la Californie est l’État où il y a le plus de sans-abris, de prisonniers, de pauvreté… Le milieu de la Silicon Valley est de fait, un milieu très idéologique, très “solutionniste”, y compris pour les problèmes sociaux. L’entreprise Palantir, par exemple, a un département philanthropique, mais celle-ci a mis en place une application pour suivre les SDF et proposer un logement à ceux... qui coûtent le plus cher. Et je ne parle même pas des questions éthiques qui sont mises à part et considérées éventuellement a posteriori, ou encore de la question du respect de la vie privée qui n’est pas posée. On essaie juste de repousser un maximum les limites et la notion de débat n’a pas sa place.

Yaël : Le principe d’une startup, c’est de disrupter un marché, ce qui suppose d’y avoir trouvé une faille, comme Airbnb l’a fait en proposant une alternative concurrente aux hôtels. Or, on voit bien que, lorsqu’on disrupte un marché, cela soulève des problèmes sociaux, juridiques, économiques, etc. Le modèle de la Silicon Valley n’est pas neutre idéologiquement. Lors de notre séjour, j’ai bien aimé la rencontre avec Fred Turner, un historien de la culture américaine qui a beaucoup travaillé sur l’histoire de la Silicon Valley. Il est très critique sur les inégalités en Californie. Ce qui pose clairement le problème de la transposabilité de ce modèle en France... Notre culture n’est pas la même et les startups qui se créent ici sont bien plus conscientes de leur impact social et environnemental. Notre écosystème est plus “conscientisé”, ce qui est une bonne chose.

En savoir plus

  • Yaël Benayoun vient de terminer un master recherche de théorie politique à Sciences Po. Elle est également présidente de l’association Mouton numérique qui interroge notre rapport au numérique et la à la technologie.
  • Thomas Sentis est étudiant à l’École polytechnique, spécialisé en intelligence artificielle. Il poursuit également une formation en philosophie des sciences.
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"Le futur se construit aujourd'hui"

Fitiavana Andry, boursière Sciences Po - MasterCard Foundation
  • Fitiavana Andry ©Didier Pazery / Sciences PoFitiavana Andry ©Didier Pazery / Sciences Po

Elle vient de Madagascar et aimerait être de ceux qui compteront dans l’avenir de son pays. Fitiavana Andry fait partie de la première promotion des boursiers Sciences Po - MasterCard Foundation, un programme qui permet d’accompagner des étudiants du continent africain engagés.

Fitiavana, vous êtes originaire d’Antananarivo, à Madagascar, où vous avez été élue "meilleure jeune patriote". En quoi consiste ce programme ?

Le programme "Jeunes Patriotes" est un programme lancé par la "Generation Citizen Madagascar", une association rattachée au Ministère du Patrimoine et soutenue par l'ambassade américaine. Il consiste à former des lycéens de la capitale Antananarivo aux notions de citoyenneté, d'engagement civique, mais aussi de leadership et de démocratie. Durant la formation, le prix de "meilleur(e) jeune patriote" fut lancé afin de motiver les participants à s'exprimer davantage et à participer activement et je l'ai remporté. Être meilleure jeune patriote consiste avant tout à être un leader, aider les autres du mieux qu'on peut, les servir, et être une porte-parole en cas de besoin.

Vous avez effectué votre rentrée en septembre 2017 à Sciences Po à Reims, en France. Quels cours suivez-vous ?

Étant en première année, je suis tous les cours proposés en tronc commun, ainsi que des cours obligatoires de mathématiques, d’humanités politiques et de langue (anglais et, en deuxième langue, j'ai choisi l'arabe). J’ai été suprise de voir qu'on partait d'abord d'un point de vue général et global, avant d'entrer dans les spécialisations et les questions relatives à l'Afrique. Mais cela m’a permis, par exemple, de suivre un cours sur les institutions politiques qui m’a beaucoup intéressé car j'ai appris, et surtout compris, le fonctionnement du monde politique depuis le XIXe siècle et la manière dont cela se répercute dans d’autres domaines.

Quelles sont vos premières impressions sur la France ?

La France est un univers assez différent de ce que j'avais vécu jusqu’à présent puisque  c'est la première fois que je quitte Madagascar ! Quasiment tout est nouveau pour moi ici. Au début, j’ai pensé que tout était compliqué, mais en fait, il faut juste s'accorder un peu de temps pour s'adapter ; après quoi on s'habitue assez vite au pays !

Qu’aimeriez-vous faire après Sciences Po ?

Après Sciences Po, je vais poursuivre mes études, si possible jusqu'au doctorat. J'ai pensé à me spécialiser dans les relations internationales, mais je m’intéresse aussi depuis quelques temps aux questions d'entreprise et de création de start-up. Pour la suite, je sais que Sciences Po va m'apporter un bagage assez solide, aussi bien intellectuel que personnel, puisque, ici, il n'est pas seulement question d'apprendre des leçons et de suivre des cours, mais aussi de développer ses compétences et ses capacités personnelles.

Quelles évolutions aimeriez-vous voir advenir dans le futur à Madagascar ?

J'aimerais voir des évolutions dans tous les domaines ! J'aimerais qu'il y ait moins de corruption, plus de clarté dans la gestion des affaires d'État, et une stabilité. J'aimerais surtout que les politiciens se penchent sur les questions de développement durable. D’un point de vue économique, je trouve que les avantages tirés des différentes activités devraient avoir un impact sur l'amélioration des infrastructures (routes, bâtiments publics,...), de chacune des régions de l'île afin de mettre en place un réel développement. Enfin, l'amélioration des conditions d'enseignement me tient particulièrement à coeur, notamment dans les milieux ruraux. J'aimerais que chaque enfant malgache ait droit à une éducation dans les meilleures conditions possibles, puisque l'éducation, c'est la base de tout essor de n'importe quelle activité.

Comptez-vous participer à ces évolutions ?

Oui, c'est à nous, la jeunesse, de relever les défis que nos prédécesseurs n'ont pas pu relever. Le futur se construit aujourd'hui et le meilleur moment pour faire aboutir ces évolutions tant désirées, c'est maintenant. Il est vrai que pour le moment, même si je ne suis pas sur le terrain, mes études ici font déjà partie de ces évolutions car j'accumule des savoirs et expériences que je pourrais partager après, et ainsi encourager les autres jeunes Malgaches. Je veux contribuer à l’évolution de Madagascar pour que nos petits frères et petites sœurs puissent avoir un meilleur avenir, une meilleure vie.

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Artillerie : découvrez notre futur campus !

Une refondation pour Sciences Po
  • ©Sogelym Dixence / Wilmotte & Associés Architectes / Moreau Kusunoki Architectes©Sogelym Dixence / Wilmotte & Associés Architectes / Moreau Kusunoki Architectes

Une nouvelle histoire débute pour Sciences Po. L’équipe qui a été choisie pour redessiner le site de l’Artillerie, acquis fin 2016, vient d’être révélée : le projet sera emmené par Sogelym Dixence, avec les architectes Jean-Michel Wilmotte, Moreau-Kusunoki et Sasaki. Au delà du défi architectural - transformer en campus universitaire durable et innovant un ancien noviciat fondé au XVIIè siècle - c’est pour Sciences Po une véritable refondation, 150 ans après sa création.

De grandes signatures de l’architecture, des spécialistes des campus, des experts en bâtiments durables, des paysagistes : c’est une dream team qui a remporté la consultation lancée début 2017 pour redessiner le site de l’Artillerie, acquis par Sciences Po en décembre 2016. Autour du promoteur Sogelym Dixence, le groupement rassemble notamment l’agence Wilmotte & Associés, Moreau Kusunoki et l’agence Sasaki, spécialiste internationale de l’enseignement supérieur (découvrez la totalité de l’équipe dans le dossier de presse).

Un campus durable et innovant

Le défi est de taille : il s’agit de transformer un ancien noviciat du XVIIe siècle, en partie classé, en un campus universitaire capable de s’adapter à l’enseignement supérieur de demain. Tout en restant fidèle à l’identité d’une université qui s’apprête à fêter ses 150 ans. Le résultat : une architecture sobre, élégante, qui valorise ce patrimoine exceptionnel, tout en dessinant des lieux ouverts sur l’avenir. Un projet à découvrir en vidéo ci-dessous, et en détail sur le blog du projet Campus 2022.

Un campus attractif pour les talents du monde entier

Réunir plus de 10 000 étudiants et 200 chercheurs dans une capitale européenne : avec ce nouvel espace de 14 000m2, et 22 000m2 avec le 13 rue de l’Université qui lui sera relié, Sciences Po renforce son ancrage historique en plein cœur de la cité et participe à son rayonnement. Repensé, recentré, le campus de 2022 sera mieux organisé et plus cohérent. Un campus urbain d’envergure internationale pour l’une des premières universités de recherche en Europe, capable d’attirer les meilleurs enseignants et étudiants du monde entier.

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