Les Études du CERI

 

Les études du CERI

La particularité des Études du CERI est de proposer des analyses qui peuvent tout autant éclairer les non spécialistes que servir de référence aux chercheurs. Quel qu’en soit le thème – un enjeu global majeur ou une évolution spécifique au « local » – chaque volume obéit aux règles d’une publication scientifique à comité de lecture, la double évaluation anonyme par les pairs étant appliquée lors de la sélection des textes. Autre trait significatif de cette collection, chaque livraison est le fruit d’une enquête de terrain réalisée par l’auteur.

En plus des monographies, la collection offre deux publications collectives à périodicité annuelle, consacrées l’une à l’Amérique latine, l’autre à l’Eurasie. Tous les volumes parus depuis 1995 sont disponibles en libre accès sur ce site.

Rédactrice en chef : Judith Burko, judith.burko@sciencespo.fr, tél. +33158717004

Jean-Pierre Pagé (dir.)

Tableau de bord des pays d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie 2014 (Volume 2 : Eurasie)
N°210
Décembre 2014
Acteurs transnationaux, Arménie, Asie centrale/Caucase, Azerbaïdjan, Biélorussie, Conflits/guerres, Echanges économiques, Economie, Economie politique, Energies/ressources naturelles, Fédération de Russie, Géorgie, Intégration régionale, Kazakhstan, Kirghizistan, Marchés/finances, Moldavie, Organisations internationales, Ouzbékistan, Pays émergents, Russie, Tadjikistan, Turkménistan, Ukraine, Les études du CERI

Le lecteur ne s’étonnera pas de ce que, en 2014, le conflit en Ukraine soit au cœur des préoccupations des pays d'Europe centrale, orientale et de l'Eurasie, même si ses incidences sont diversement ressenties selon les régions considérées. Les pays d’Europe centrale et orientale sont divisés dans leur appréhension politique des événements, et leurs économies ne sont pas directement concernées par les retombées du conflit en Ukraine. On pouvait craindre en revanche qu’elles subissent l’atonie de la zone euro, et son incapacité à retrouver des taux de croissance stimulant la demande extérieure. Cependant – et c’est là une heureuse surprise –, plusieurs d’entre elles ont trouvé la parade en tirant parti des fonds que l’Union européenne leur destine généreusement pour relancer leur demande domestique. Et les effets positifs de cette tactique portent des fruits spectaculaires, d’autant qu’elle se combine avec les incidences de la faible hausse des prix sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Il y a là des enseignements à tirer pour la politique économique de l’Europe Occidentale ! Les pays de l’espace eurasiatique sont eux directement aux prises avec les développements du conflit ukrainien. Les incidences en sont multiples : les sanctions et contre-sanctions entre la Russie et l’Union européenne influent grandement sur les économies périphériques, de grands projets comme le gazoduc South Stream sont annulés, les relations des pays d’Asie centrale et du Caucase avec l’Union européenne sont observées avec vigilance par la Russie… La crise ukrainienne, c’est un fait, porte son ombre sur le grand projet de Vladimir Poutine d’instauration d’une Union économique eurasiatique.

Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé (dir.)

, Tableau de bord des pays d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie 2014 (Volume 2 : Eurasie) / Les Études du CERI, N°210, Décembre 2014, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé (dir.)

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale et d'Eurasie 2014 (Volume 1 : Europe centrale et orientale)
N°209
Décembre 2014
Albanie, Commerce, Conflits/guerres, Croatie, Diasporas, Echanges économiques, Economie, Economie politique, Estonie, Europe centrale et orientale, Européanisation, Hongrie, Intégration régionale, Kosovo, Lettonie, Lituanie, Macédoine, Marchés/finances, Moldavie, Monténégro, Pologne, République tchèque, Roumanie, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Union européenne, Les études du CERI

Le lecteur ne s’étonnera pas de ce que, en 2014, le conflit en Ukraine soit au cœur des préoccupations des pays d'Europe centrale, orientale et de l'Eurasie, même si ses incidences sont diversement ressenties selon les régions considérées. Les pays d’Europe centrale et orientale sont divisés dans leur appréhension politique des événements, et leurs économies ne sont pas directement concernées par les retombées du conflit en Ukraine. On pouvait craindre en revanche qu’elles subissent l’atonie de la zone euro, et son incapacité à retrouver des taux de croissance stimulant la demande extérieure. Cependant – et c’est là une heureuse surprise –, plusieurs d’entre elles ont trouvé la parade en tirant parti des fonds que l’Union européenne leur destine généreusement pour relancer leur demande domestique. Et les effets positifs de cette tactique portent des fruits spectaculaires, d’autant qu’elle se combine avec les incidences de la faible hausse des prix sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Il y a là des enseignements à tirer pour la politique économique de l’Europe Occidentale ! Les pays de l’espace eurasiatique sont eux directement aux prises avec les développements du conflit ukrainien. Les incidences en sont multiples : les sanctions et contre-sanctions entre la Russie et l’Union européenne influent grandement sur les économies périphériques, de grands projets comme le gazoduc South Stream sont annulés, les relations des pays d’Asie centrale et du Caucase avec l’Union européenne sont observées avec vigilance par la Russie… La crise ukrainienne, c’est un fait, porte son ombre sur le grand projet de Vladimir Poutine d’instauration d’une Union économique eurasiatique.

Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé (dir.)

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale et d'Eurasie 2014 (Volume 1 : Europe centrale et orientale) / Les Études du CERI, N°209, Décembre 2014, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Amérique latine L’année politique 2014
N°207
-208
Décembre 2014
Les études du CERI

  Aucun résumé  

Comment citer ce volume :

Une publication de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes

, Amérique latine L’année politique 2014 / Les Études du CERI, N°207-208, Décembre 2014, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Francesco Ragazzi

Vers un « multiculturalisme policier » ? La lutte contre la radicalisation en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni
N°206
Septembre 2014
Criminalité, Europe occidentale, France, Lutte contre la criminalité et la corruption, Pays-Bas, Politiques de sécurité, Royaume-Uni, Terrorisme, Union européenne, Violence, Les études du CERI

Le gouvernement français a récemment annoncé un plan de « lutte contre la radicalisation » assorti d’une série de mesures qui ont pour but de prévenir le passage à l’acte violent. Si le terme de radicalisation n’est pas nouveau dans le langage politique français, il marque un tournant dans une politique antiterroriste qui, bien que reposant en grande partie sur des mesures administratives, se justifiait avant tout par l’approche judiciaire. La France se rapproche ainsi des Pays-Bas et du Royaume-Uni, qui ont développé ce type de politiques depuis la moitié des années 2000. Mais que siginifie exactement « lutter contre la radicalisation » ? Comment expliquer ce nouveau tournant du gouvernement français, et que peut-on apprendre de dix ans d’expériences de ces deux pays européens ? Cette étude montre que la lutte contre la radicalisation agit comme un discours efficace de légitimation de l’action policière au-delà de ses domaines de compétence habituels, en investissant de nombreux domaines de « gestion de la diversité » tels que l’école, la religion ou les politiques sociales. Elle retrace la diffusion de ce discours au sein des instances européennes et analyse, au travers de la notion de « multiculturalisme policier », les effets de ses déclinaisons juridique et administrative.

Comment citer ce volume :

Francesco Ragazzi

, Vers un « multiculturalisme policier » ? La lutte contre la radicalisation en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni / Les Études du CERI, N°206, Septembre 2014, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Une décennie de pouvoir AKP en Turquie : vers une reconfiguration des modes de gouvernement ?
N°205
Juillet 2014
Balkans, Politiques sociales, Régulation, Science politique, Sociologie, Turquie, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

L’AKP, Parti de la Justice et du Développement, s’est maintenu au pouvoir en Turquie depuis 2002. Loin d’une usure du pouvoir, il a consolidé le soutien électoral de couches sociales diversifiées, réunissant une large partie des milieux populaires et de la classe moyenne en pleine expansion, mais aussi des milieux d’affaires. L’implantation de l’AKP tient à la manière dont ce parti s’est inséré au coeur de nombreux secteurs économiques et sociaux : bien qu’acquis aux principes de diminution de la sphère publique et de la délégation au privé, l’AKP n’a pas restreint le périmètre d’intervention de l’État. Au contraire, il est intervenu de manière accrue dans certains secteurs (politique sociale, logement). Il l’a fait de manière indirecte, en prenant appui sur des intermédiaires et alliés privés (entreprises, associations) qu’il a favorisés. Ainsi, l’AKP a mis en place et systématisé des modes de redistribution faisant intervenir des hommes d’affaires conservateurs bénéficiant de proximités avec les décideurs, milieu associatif charitable et couches sociales défavorisées. Ces politiques publiques ont reconfiguré différents secteurs sociaux dans un sens favorable à l’emprise du parti.

Comment citer ce volume : Elise Massicard, Une décennie de pouvoir AKP en Turquie : vers une reconfiguration des modes de gouvernement ? / Les Études du CERI, N°205, Juillet 2014, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
De la réforme de la justice des mineurs au conflit de civilisations dans la société russe contemporaine
N°204
Juin 2014
Criminalité, Démocratisation, Droits de l’homme, Fédération de Russie, Russie, Science politique, Sociologie, Les études du CERI

La question du traitement des mineurs délinquants enflamme la société russe depuis de nombreuses années. Plusieurs associations, ONG et organisations internationales ont alerté l’opinion publique sur la situation de l’enfance dans le pays et incité l’Etat à inscrire la réforme de la justice des mineurs à son calendrier politique. Mais les débats autour de sa mise en place, de ses différents modèles possibles et des formes à donner aux relations entre institutions sociales et judiciaires sont restés limités. Ils ont été dépassés par d’autres enjeux plus larges, tels la priorité qu’il faudrait ou non accorder aux enfants par rapport à leur famille, la place des valeurs dites « traditionnelles » par rapport aux valeurs libérales, et le degré d’intrusion possible de l’Etat dans la vie privée des citoyens russes. La discussion sur la situation réelle des enfants à risque et les problèmes concrets posés par la réforme a été remplacée par une rumeur, nourrie par un discours de crainte dans une société de plus en plus violente, qui déforme les problèmes véritables. L’implémentation des normes internationales et la mise en place d’une réforme de la justice des mineurs semblent en outre largement entravées par l’agenda patriotique de l’Etat.

Comment citer ce volume : Kathy Jeanne Rousselet, De la réforme de la justice des mineurs au conflit de civilisations dans la société russe contemporaine / Les Études du CERI, N°204, Juin 2014, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Françoise Daucé

Le journalisme en ligne en Russie : les jeux ordinaires du contrôle politique
N°203
Avril 2014
Droits de l’homme, Fédération de Russie, Lutte contre la criminalité et la corruption, Nouvelles technologies, Politiques sociales, Russie, Science politique, Sociologie, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Depuis le début des années 2000, de nombreux journaux d’information en ligne ont vu le jour en Russie, laissant espérer un développement du pluralisme politique. Dans l’ordinaire du travail journalistique, leur fonctionnement diffère peu de celui de leurs homologues occidentaux. Ils bénéficient des mêmes libertés et sont soumis aux mêmes contraintes financières. En Russie cependant, dans un contexte de renforcement de l’autoritarisme, ces contraintes ordinaires peuvent se transformer en contraintes politiques. Les pressions économiques sur les rédactions, l’assèchement de leurs ressources publicitaires, l’invocation de diverses règles administratives, la surveillance des fournisseurs d’accès… sont autant d’outils de contrôle politique. A partir de l’exemple des sites lenta.ru et gazeta.ru, qui dominent le secteur de l’information en ligne, et des sites snob.ru et grani.ru, qui s’adressent à des publics plus spécifiques, cet article montre comment ce contrôle s’articule diversement aux contraintes ordinaires, selon des procédures et des justifications aléatoires et au gré de configurations conjoncturelles qui le rendent à la fois omniprésent et insaisissable, en recomposition permanente.

Comment citer ce volume :

Françoise Daucé

, Le journalisme en ligne en Russie : les jeux ordinaires du contrôle politique / Les Études du CERI, N°203, Avril 2014, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé (dir.)

Tableau de bord des pays d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie 2013 (Volume 2 : Eurasie)
N°202
Décembre 2013
Acteurs transnationaux, Arménie, Asie centrale/Caucase, Azerbaïdjan, Biélorussie, Echanges économiques, Economie, Economie politique, Energies/ressources naturelles, Européanisation, Fédération de Russie, Géorgie, Intégration régionale, Kazakhstan, Kirghizistan, Marchés/finances, Moldavie, Nationalisme, Organisations internationales, Ouzbékistan, Privatisation, Russie, Souveraineté, Transnational, Turkménistan, Ukraine, Les études du CERI

Dans le Tableau de bord d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie de 2009, nous écrivions que les pays de l’Europe centrale et orientale étaient « touchés mais pas coulés » par la crise mondiale. Quatre ans après, ce diagnostic est toujours valable. Si l’Union européenne reste pour eux un idéal et si l’adhésion à cette union demeure un projet clairement balisé pour les Etats qui n’en sont pas encore membres, celle-ci, engluée dans ses contradictions, paraît trop souvent absente, silencieuse. Aux populations qui lui demandent un meilleur niveau de vie et plus de justice sociale, elle répond par des exigences de réformes et d’austérité et alimente ainsi dangereusement leurs désenchantements. Savoir leur répondre, c’est le défi majeur de l’Union européenne aujourd’hui. Les pays de l’Eurasie, s’ils sont moins directement touchés par la crise de la zone euro et conservent, en conséquence, une croissance nettement plus élevée, ont d’autres préoccupations. Fortement sollicités par la Russie qui entend consolider sa zone d’influence avec la concrétisation de l’Union économique eurasiatique, ils sont aussi l’objet de l’attraction qu’exerce sur eux l’Union européenne – comme en témoignent éloquemment les évènements survenus en Ukraine – et, de plus en plus, la Chine. Cet espace est donc actuellement dans une recomposition qui conditionne les possibilités de son développement.

Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé (dir.)

, Tableau de bord des pays d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie 2013 (Volume 2 : Eurasie) / Les Études du CERI, N°202, Décembre 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé (dir.)

Tableau de bord des pays d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie 2013 (Volume 1 : Europe centrale et orientale)
N°201
Décembre 2013
Acteurs transnationaux, Albanie, Balkans, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Commerce, Croatie, Echanges économiques, Economie, Economie politique, Energies/ressources naturelles, Estonie, Europe centrale et orientale, Européanisation, Ex-Yougoslavie, Hongrie, Intégration régionale, Kosovo, Lettonie, Lituanie, Macédoine, Marchés/finances, Monténégro, Multinationales/entreprises, Nationalisme, Pologne, Privatisation, République tchèque, Roumanie, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Souveraineté, Union européenne, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Dans le Tableau de bord d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie de 2009, nous écrivions que les pays de l’Europe centrale et orientale étaient « touchés mais pas coulés » par la crise mondiale. Quatre ans après, ce diagnostic est toujours valable. Si l’Union européenne reste pour eux un idéal et si l’adhésion à cette union demeure un projet clairement balisé pour les Etats qui n’en sont pas encore membres, celle-ci, engluée dans ses contradictions, paraît trop souvent absente, silencieuse. Aux populations qui lui demandent un meilleur niveau de vie et plus de justice sociale, elle répond par des exigences de réformes et d’austérité et alimente ainsi dangereusement leurs désenchantements. Savoir leur répondre, c’est le défi majeur de l’Union européenne aujourd’hui. Les pays de l’Eurasie, s’ils sont moins directement touchés par la crise de la zone euro et conservent, en conséquence, une croissance nettement plus élevée, ont d’autres préoccupations. Fortement sollicités par la Russie qui entend consolider sa zone d’influence avec la concrétisation de l’Union économique eurasiatique, ils sont aussi l’objet de l’attraction qu’exerce sur eux l’Union européenne – comme en témoignent éloquemment les évènements survenus en Ukraine – et, de plus en plus, la Chine. Cet espace est donc actuellement dans une recomposition qui conditionne les possibilités de son développement.

Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé (dir.)

, Tableau de bord des pays d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie 2013 (Volume 1 : Europe centrale et orientale) / Les Études du CERI, N°201, Décembre 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

François Vergniolle de Chantal

Le Congrès des Etats-Unis : une assemblée incontrôlable ?
N°200
Décembre 2013
Amérique du Nord, Droit, États-Unis, Science politique, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Le Congrès des Etats-Unis est l’assemblée législative la plus puissante au monde. Son autonomie et ses pouvoirs rendent impossible toute prétention impériale durable de la présidence. Le Sénat en particulier concentre en son sein une panoplie de procédures, comme la flibuste, qui assurent un contrôle a priori sur les actions de l’exécutif. Cette configuration institutionnelle, rendue extrêmement coûteuse par la polarisation actuelle, n’en est pas moins un équivalent fonctionnel au droit de vie ou de mort sur les exécutifs dont les Parlements européens disposent en théorie.

Comment citer ce volume :

François Vergniolle de Chantal

, Le Congrès des Etats-Unis : une assemblée incontrôlable ? / Les Études du CERI, N°200, Décembre 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Amérique latine Political Outlook 2013
N°198
-199
Décembre 2013
Les études du CERI

  Aucun résumé  

Comment citer ce volume :

Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po

, Amérique latine Political Outlook 2013 / Les Études du CERI, N°198-199, Décembre 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Renaud Egreteau

Vers une recomposition de l’espace politique en Birmanie ?
N°197
Septembre 2013
Birmanie, Démocratisation, Droits de l’homme, Etat, Mobilisations collectives, Paix/maintien de la paix, Politique extérieure, Politiques de défense, Politiques de sécurité, Règlement des conflits, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

La passation de pouvoir qui a eu lieu en Birmanie (Myanmar) entre la junte du général Than Shwe et le régime quasi civil de Thein Sein en mars 2011 a été l’occasion d’une étonnante libéralisation de la scène politique qui s’est manifestée en particulier par un renouveau parlementaire, par le retour au premier plan d’Aung San Suu Kyi élue députée en 2012 et par la consolidation de nouveaux espaces politiques pour la population et la société civile. Cette trajectoire transitionnelle répond tout d’abord à une logique interne à l’institution militaire qui encadre le processus depuis son origine et cherche désormais à redéfinir son intervention sur le fait politique. Tout en laissant une plus grande place aux civils dans la conduite des affaires de l’Etat, l’armée conserve de nombreuses prérogatives constitutionnelles. La question ethnique demeure toutefois irrésolue, malgré la signature de plusieurs cessez-le-feu et la mise en place de parlements locaux. Quant à l’afflux désordonné des investisseurs étrangers et de l’aide internationale suscité par l’ouverture et la fin des sanctions internationales, il est d’autant plus problématique qu’il se produit dans un pays miné par le clientélisme, la personnification du pouvoir et une oligarchisation croissante de son économie.

Comment citer ce volume :

Renaud Egreteau

, Vers une recomposition de l’espace politique en Birmanie ? / Les Études du CERI, N°197, Septembre 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Le désordre ordonné : la fabrique violente de Karachi (Pakistan)
N°196
Septembre 2013
Asie du Sud, Pakistan, Science politique, Sociologie, Les études du CERI

Avec une population dépassant les 20 millions d’habitants et une croissance démographique se maintenant à un niveau spectaculaire, Karachi pourrait devenir la première agglomération urbaine du monde d’ici 2030. C’est aussi la plus violente de ces grandes métropoles. Depuis les années 1980, Karachi est confrontée à des rivalités partisanes et à des violences criminelles endémiques portant sur le contrôle de la ville et de ses ressources. Ces luttes se sont progressivement ethnicisées, si bien que ce « Pakistan en miniature » apparaît de plus en plus fragmenté, aussi bien socialement que spatialement. Mais, malgré ses désordres, Karachi demeure la pierre angulaire de l’économie pakistanaise. Et, contrairement aux lectures journalistiques de ces désordres en termes de « chaos » ou d’« anarchie », une forme d’ordre y régule les interactions politiques, les relations sociales et les pratiques d’accumulation économique. Loin d’être entropique, cette configuration violente se reproduit à travers des formes de domination, des rituels d’interaction et des mécanismes d’arbitrage qui rendent cette violence « gérable » au quotidien – sans évacuer pour autant le sentiment d’insécurité résultant de ses transformations continues. Si la viabilité de ce « désordre ordonné », à moyen terme, n’est pas assurée, pour l’heure, Karachi continue de fonctionner en dépit – et parfois en vertu – de ses violences.

Comment citer ce volume : Laurent Gayer, Le désordre ordonné : la fabrique violente de Karachi (Pakistan) / Les Études du CERI, N°196, Septembre 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Libye : une transition à l’épreuve du legs de la Jamahiriyya
N°195
Juillet 2013
Afrique du Nord, Démocratisation, Etat, Gouvernance, Libye, Lutte contre la criminalité et la corruption, Mobilisations collectives, Ordre politique, Sociologie, Violence, Les études du CERI

Dans la Libye post-Kadhafi, les autorités libyennes sont à la recherche d’un nouvel art de gouverner. Très faibles en dépit de la légitimité que leur confère le suffrage électoral, ne disposant d’aucun moyen de coercition, elles doivent négocier en permanence leur survie, menacées par ceux qui n’ont pas été choisis par les électeurs mais par la force de leur engagement dans la révolution, les milices. Le défi qui se pose au nouveau pouvoir est de parvenir à domestiquer les milices révolutionnaires, non de les combattre. La Libye ne s’est pas « dékadhafisée ». Or, pour les milices, en particulier islamistes, le maintien des anciens responsables et dirigeants dans l’appareil d’Etat est insupportable. Aussi, le 5 mai 2013, elles ont obligé le Parlement a voté la loi sur l’exclusion de la vie politique de toute personne ayant occupé des postes à responsabilité sous l’ancien régime. Si les milices révolutionnaires continuent à imposer leur loi au gouvernement, la chute du régime de Kadhafi n’aura pas constitué une rupture dans la trajectoire des pratiques politiques en Libye, mais davantage leur continuité sous d’autres habits.

Comment citer ce volume : Luis Martinez, Libye : une transition à l’épreuve du legs de la Jamahiriyya / Les Études du CERI, N°195, Juillet 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Raphaelle Mathey

Mutations sociales et identitaires en Azerbaïdjan : les évolutions du rituel de deuil
N°194
Juin 2013
Les études du CERI

Les études anthropologiques révèlent que les valeurs personnelles, les relations sociales et les marques de la cohésion culturelle s’expriment de façon symbolique dans le rituel funéraire. En Azerbaïdjan, celui-ci peut compter jusqu’à dix réunions de commémoration (yas) dans l’année qui suit le décès. Ce sont des rendez-vous incontournables où les solidarités et les allégeances se font et se défont. Durant la période de chaos politique et de récession économique qui a suivi l’indépendance, de 1991 à 1996, le yas a servi d’incubateur à un mouvement identitaire local. La stabilisation politique, à partir de 1996, et l’avènement de l’ère pétrolière, dans les années 2000, ont transformé la physionomie du pays, refaçonné les rapports entre les individus, et posent aujourd’hui la question de la construction de l’État et de l’élaboration d’un projet politique national. L’étude du rituel de deuil permet de mesurer l’ampleur de ces bouleversements. L’évolution du yas révèle les besoins nouveaux d’une société en pleine mutation, il est également le signe d’une réflexion fondamentale que les Azerbaïdjanais mènent sur eux-mêmes, sur leur religion, leur identité européenne et orientale, et sur leur rapport à la modernité.

Comment citer ce volume :

Raphaelle Mathey

, Mutations sociales et identitaires en Azerbaïdjan : les évolutions du rituel de deuil / Les Études du CERI, N°194, Juin 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].