Les Études du CERI

 

Les études du CERI

La particularité des Études du CERI est de proposer des analyses qui peuvent tout autant éclairer les non spécialistes que servir de référence aux chercheurs. Quel qu’en soit le thème – un enjeu global majeur ou une évolution spécifique au « local » – chaque volume obéit aux règles d’une publication scientifique à comité de lecture, la double évaluation anonyme par les pairs étant appliquée lors de la sélection des textes. Autre trait significatif de cette collection, chaque livraison est le fruit d’une enquête de terrain réalisée par l’auteur.

En plus des monographies, la collection offre deux publications collectives à périodicité annuelle, consacrées l’une à l’Amérique latine, l’autre à l’Eurasie. Tous les volumes parus depuis 1995 sont disponibles en libre accès sur ce site.

Rédactrice en chef : Judith Burko, judith.burko@sciencespo.fr, tél. +33158717004

Une décennie de pouvoir AKP en Turquie : vers une reconfiguration des modes de gouvernement ?
N°205
Juillet 2014
Balkans, Politiques sociales, Régulation, Science politique, Sociologie, Turquie, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

L’AKP, Parti de la Justice et du Développement, s’est maintenu au pouvoir en Turquie depuis 2002. Loin d’une usure du pouvoir, il a consolidé le soutien électoral de couches sociales diversifiées, réunissant une large partie des milieux populaires et de la classe moyenne en pleine expansion, mais aussi des milieux d’affaires. L’implantation de l’AKP tient à la manière dont ce parti s’est inséré au coeur de nombreux secteurs économiques et sociaux : bien qu’acquis aux principes de diminution de la sphère publique et de la délégation au privé, l’AKP n’a pas restreint le périmètre d’intervention de l’État. Au contraire, il est intervenu de manière accrue dans certains secteurs (politique sociale, logement). Il l’a fait de manière indirecte, en prenant appui sur des intermédiaires et alliés privés (entreprises, associations) qu’il a favorisés. Ainsi, l’AKP a mis en place et systématisé des modes de redistribution faisant intervenir des hommes d’affaires conservateurs bénéficiant de proximités avec les décideurs, milieu associatif charitable et couches sociales défavorisées. Ces politiques publiques ont reconfiguré différents secteurs sociaux dans un sens favorable à l’emprise du parti.

Comment citer ce volume : Elise Massicard, Une décennie de pouvoir AKP en Turquie : vers une reconfiguration des modes de gouvernement ? / Les Études du CERI, N°205, Juillet 2014, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
De la réforme de la justice des mineurs au conflit de civilisations dans la société russe contemporaine
N°204
Juin 2014
Criminalité, Démocratisation, Droits de l’homme, Fédération de Russie, Russie, Science politique, Sociologie, Les études du CERI

La question du traitement des mineurs délinquants enflamme la société russe depuis de nombreuses années. Plusieurs associations, ONG et organisations internationales ont alerté l’opinion publique sur la situation de l’enfance dans le pays et incité l’Etat à inscrire la réforme de la justice des mineurs à son calendrier politique. Mais les débats autour de sa mise en place, de ses différents modèles possibles et des formes à donner aux relations entre institutions sociales et judiciaires sont restés limités. Ils ont été dépassés par d’autres enjeux plus larges, tels la priorité qu’il faudrait ou non accorder aux enfants par rapport à leur famille, la place des valeurs dites « traditionnelles » par rapport aux valeurs libérales, et le degré d’intrusion possible de l’Etat dans la vie privée des citoyens russes. La discussion sur la situation réelle des enfants à risque et les problèmes concrets posés par la réforme a été remplacée par une rumeur, nourrie par un discours de crainte dans une société de plus en plus violente, qui déforme les problèmes véritables. L’implémentation des normes internationales et la mise en place d’une réforme de la justice des mineurs semblent en outre largement entravées par l’agenda patriotique de l’Etat.

Comment citer ce volume : Kathy Jeanne Rousselet, De la réforme de la justice des mineurs au conflit de civilisations dans la société russe contemporaine / Les Études du CERI, N°204, Juin 2014, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Françoise Daucé

Le journalisme en ligne en Russie : les jeux ordinaires du contrôle politique
N°203
Avril 2014
Droits de l’homme, Fédération de Russie, Lutte contre la criminalité et la corruption, Nouvelles technologies, Politiques sociales, Russie, Science politique, Sociologie, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Depuis le début des années 2000, de nombreux journaux d’information en ligne ont vu le jour en Russie, laissant espérer un développement du pluralisme politique. Dans l’ordinaire du travail journalistique, leur fonctionnement diffère peu de celui de leurs homologues occidentaux. Ils bénéficient des mêmes libertés et sont soumis aux mêmes contraintes financières. En Russie cependant, dans un contexte de renforcement de l’autoritarisme, ces contraintes ordinaires peuvent se transformer en contraintes politiques. Les pressions économiques sur les rédactions, l’assèchement de leurs ressources publicitaires, l’invocation de diverses règles administratives, la surveillance des fournisseurs d’accès… sont autant d’outils de contrôle politique. A partir de l’exemple des sites lenta.ru et gazeta.ru, qui dominent le secteur de l’information en ligne, et des sites snob.ru et grani.ru, qui s’adressent à des publics plus spécifiques, cet article montre comment ce contrôle s’articule diversement aux contraintes ordinaires, selon des procédures et des justifications aléatoires et au gré de configurations conjoncturelles qui le rendent à la fois omniprésent et insaisissable, en recomposition permanente.

Comment citer ce volume :

Françoise Daucé

, Le journalisme en ligne en Russie : les jeux ordinaires du contrôle politique / Les Études du CERI, N°203, Avril 2014, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé (dir.)

Tableau de bord des pays d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie 2013 (Volume 2 : Eurasie)
N°202
Décembre 2013
Acteurs transnationaux, Arménie, Asie centrale/Caucase, Azerbaïdjan, Biélorussie, Echanges économiques, Economie, Economie politique, Energies/ressources naturelles, Européanisation, Fédération de Russie, Géorgie, Intégration régionale, Kazakhstan, Kirghizistan, Marchés/finances, Moldavie, Nationalisme, Organisations internationales, Ouzbékistan, Privatisation, Russie, Souveraineté, Transnational, Turkménistan, Ukraine, Les études du CERI

Dans le Tableau de bord d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie de 2009, nous écrivions que les pays de l’Europe centrale et orientale étaient « touchés mais pas coulés » par la crise mondiale. Quatre ans après, ce diagnostic est toujours valable. Si l’Union européenne reste pour eux un idéal et si l’adhésion à cette union demeure un projet clairement balisé pour les Etats qui n’en sont pas encore membres, celle-ci, engluée dans ses contradictions, paraît trop souvent absente, silencieuse. Aux populations qui lui demandent un meilleur niveau de vie et plus de justice sociale, elle répond par des exigences de réformes et d’austérité et alimente ainsi dangereusement leurs désenchantements. Savoir leur répondre, c’est le défi majeur de l’Union européenne aujourd’hui. Les pays de l’Eurasie, s’ils sont moins directement touchés par la crise de la zone euro et conservent, en conséquence, une croissance nettement plus élevée, ont d’autres préoccupations. Fortement sollicités par la Russie qui entend consolider sa zone d’influence avec la concrétisation de l’Union économique eurasiatique, ils sont aussi l’objet de l’attraction qu’exerce sur eux l’Union européenne – comme en témoignent éloquemment les évènements survenus en Ukraine – et, de plus en plus, la Chine. Cet espace est donc actuellement dans une recomposition qui conditionne les possibilités de son développement.

Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé (dir.)

, Tableau de bord des pays d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie 2013 (Volume 2 : Eurasie) / Les Études du CERI, N°202, Décembre 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé (dir.)

Tableau de bord des pays d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie 2013 (Volume 1 : Europe centrale et orientale)
N°201
Décembre 2013
Acteurs transnationaux, Albanie, Balkans, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Commerce, Croatie, Echanges économiques, Economie, Economie politique, Energies/ressources naturelles, Estonie, Europe centrale et orientale, Européanisation, Ex-Yougoslavie, Hongrie, Intégration régionale, Kosovo, Lettonie, Lituanie, Macédoine, Marchés/finances, Monténégro, Multinationales/entreprises, Nationalisme, Pologne, Privatisation, République tchèque, Roumanie, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Souveraineté, Union européenne, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Dans le Tableau de bord d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie de 2009, nous écrivions que les pays de l’Europe centrale et orientale étaient « touchés mais pas coulés » par la crise mondiale. Quatre ans après, ce diagnostic est toujours valable. Si l’Union européenne reste pour eux un idéal et si l’adhésion à cette union demeure un projet clairement balisé pour les Etats qui n’en sont pas encore membres, celle-ci, engluée dans ses contradictions, paraît trop souvent absente, silencieuse. Aux populations qui lui demandent un meilleur niveau de vie et plus de justice sociale, elle répond par des exigences de réformes et d’austérité et alimente ainsi dangereusement leurs désenchantements. Savoir leur répondre, c’est le défi majeur de l’Union européenne aujourd’hui. Les pays de l’Eurasie, s’ils sont moins directement touchés par la crise de la zone euro et conservent, en conséquence, une croissance nettement plus élevée, ont d’autres préoccupations. Fortement sollicités par la Russie qui entend consolider sa zone d’influence avec la concrétisation de l’Union économique eurasiatique, ils sont aussi l’objet de l’attraction qu’exerce sur eux l’Union européenne – comme en témoignent éloquemment les évènements survenus en Ukraine – et, de plus en plus, la Chine. Cet espace est donc actuellement dans une recomposition qui conditionne les possibilités de son développement.

Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé (dir.)

, Tableau de bord des pays d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie 2013 (Volume 1 : Europe centrale et orientale) / Les Études du CERI, N°201, Décembre 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

François Vergniolle de Chantal

Le Congrès des Etats-Unis : une assemblée incontrôlable ?
N°200
Décembre 2013
Amérique du Nord, Droit, États-Unis, Science politique, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Le Congrès des Etats-Unis est l’assemblée législative la plus puissante au monde. Son autonomie et ses pouvoirs rendent impossible toute prétention impériale durable de la présidence. Le Sénat en particulier concentre en son sein une panoplie de procédures, comme la flibuste, qui assurent un contrôle a priori sur les actions de l’exécutif. Cette configuration institutionnelle, rendue extrêmement coûteuse par la polarisation actuelle, n’en est pas moins un équivalent fonctionnel au droit de vie ou de mort sur les exécutifs dont les Parlements européens disposent en théorie.

Comment citer ce volume :

François Vergniolle de Chantal

, Le Congrès des Etats-Unis : une assemblée incontrôlable ? / Les Études du CERI, N°200, Décembre 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Amérique latine Political Outlook 2013
N°198
-199
Décembre 2013
Les études du CERI

  Aucun résumé  

Comment citer ce volume :

Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po

, Amérique latine Political Outlook 2013 / Les Études du CERI, N°198-199, Décembre 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Renaud Egreteau

Vers une recomposition de l’espace politique en Birmanie ?
N°197
Septembre 2013
Birmanie, Démocratisation, Droits de l’homme, Etat, Mobilisations collectives, Paix/maintien de la paix, Politique extérieure, Politiques de défense, Politiques de sécurité, Règlement des conflits, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

La passation de pouvoir qui a eu lieu en Birmanie (Myanmar) entre la junte du général Than Shwe et le régime quasi civil de Thein Sein en mars 2011 a été l’occasion d’une étonnante libéralisation de la scène politique qui s’est manifestée en particulier par un renouveau parlementaire, par le retour au premier plan d’Aung San Suu Kyi élue députée en 2012 et par la consolidation de nouveaux espaces politiques pour la population et la société civile. Cette trajectoire transitionnelle répond tout d’abord à une logique interne à l’institution militaire qui encadre le processus depuis son origine et cherche désormais à redéfinir son intervention sur le fait politique. Tout en laissant une plus grande place aux civils dans la conduite des affaires de l’Etat, l’armée conserve de nombreuses prérogatives constitutionnelles. La question ethnique demeure toutefois irrésolue, malgré la signature de plusieurs cessez-le-feu et la mise en place de parlements locaux. Quant à l’afflux désordonné des investisseurs étrangers et de l’aide internationale suscité par l’ouverture et la fin des sanctions internationales, il est d’autant plus problématique qu’il se produit dans un pays miné par le clientélisme, la personnification du pouvoir et une oligarchisation croissante de son économie.

Comment citer ce volume :

Renaud Egreteau

, Vers une recomposition de l’espace politique en Birmanie ? / Les Études du CERI, N°197, Septembre 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Le désordre ordonné : la fabrique violente de Karachi (Pakistan)
N°196
Septembre 2013
Asie du Sud, Pakistan, Science politique, Sociologie, Les études du CERI

Avec une population dépassant les 20 millions d’habitants et une croissance démographique se maintenant à un niveau spectaculaire, Karachi pourrait devenir la première agglomération urbaine du monde d’ici 2030. C’est aussi la plus violente de ces grandes métropoles. Depuis les années 1980, Karachi est confrontée à des rivalités partisanes et à des violences criminelles endémiques portant sur le contrôle de la ville et de ses ressources. Ces luttes se sont progressivement ethnicisées, si bien que ce « Pakistan en miniature » apparaît de plus en plus fragmenté, aussi bien socialement que spatialement. Mais, malgré ses désordres, Karachi demeure la pierre angulaire de l’économie pakistanaise. Et, contrairement aux lectures journalistiques de ces désordres en termes de « chaos » ou d’« anarchie », une forme d’ordre y régule les interactions politiques, les relations sociales et les pratiques d’accumulation économique. Loin d’être entropique, cette configuration violente se reproduit à travers des formes de domination, des rituels d’interaction et des mécanismes d’arbitrage qui rendent cette violence « gérable » au quotidien – sans évacuer pour autant le sentiment d’insécurité résultant de ses transformations continues. Si la viabilité de ce « désordre ordonné », à moyen terme, n’est pas assurée, pour l’heure, Karachi continue de fonctionner en dépit – et parfois en vertu – de ses violences.

Comment citer ce volume : Laurent Gayer, Le désordre ordonné : la fabrique violente de Karachi (Pakistan) / Les Études du CERI, N°196, Septembre 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Libye : une transition à l’épreuve du legs de la Jamahiriyya
N°195
Juillet 2013
Afrique du Nord, Démocratisation, Etat, Gouvernance, Libye, Lutte contre la criminalité et la corruption, Mobilisations collectives, Ordre politique, Sociologie, Violence, Les études du CERI

Dans la Libye post-Kadhafi, les autorités libyennes sont à la recherche d’un nouvel art de gouverner. Très faibles en dépit de la légitimité que leur confère le suffrage électoral, ne disposant d’aucun moyen de coercition, elles doivent négocier en permanence leur survie, menacées par ceux qui n’ont pas été choisis par les électeurs mais par la force de leur engagement dans la révolution, les milices. Le défi qui se pose au nouveau pouvoir est de parvenir à domestiquer les milices révolutionnaires, non de les combattre. La Libye ne s’est pas « dékadhafisée ». Or, pour les milices, en particulier islamistes, le maintien des anciens responsables et dirigeants dans l’appareil d’Etat est insupportable. Aussi, le 5 mai 2013, elles ont obligé le Parlement a voté la loi sur l’exclusion de la vie politique de toute personne ayant occupé des postes à responsabilité sous l’ancien régime. Si les milices révolutionnaires continuent à imposer leur loi au gouvernement, la chute du régime de Kadhafi n’aura pas constitué une rupture dans la trajectoire des pratiques politiques en Libye, mais davantage leur continuité sous d’autres habits.

Comment citer ce volume : Luis Martinez, Libye : une transition à l’épreuve du legs de la Jamahiriyya / Les Études du CERI, N°195, Juillet 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Raphaelle Mathey

Mutations sociales et identitaires en Azerbaïdjan : les évolutions du rituel de deuil
N°194
Juin 2013
Les études du CERI

Les études anthropologiques révèlent que les valeurs personnelles, les relations sociales et les marques de la cohésion culturelle s’expriment de façon symbolique dans le rituel funéraire. En Azerbaïdjan, celui-ci peut compter jusqu’à dix réunions de commémoration (yas) dans l’année qui suit le décès. Ce sont des rendez-vous incontournables où les solidarités et les allégeances se font et se défont. Durant la période de chaos politique et de récession économique qui a suivi l’indépendance, de 1991 à 1996, le yas a servi d’incubateur à un mouvement identitaire local. La stabilisation politique, à partir de 1996, et l’avènement de l’ère pétrolière, dans les années 2000, ont transformé la physionomie du pays, refaçonné les rapports entre les individus, et posent aujourd’hui la question de la construction de l’État et de l’élaboration d’un projet politique national. L’étude du rituel de deuil permet de mesurer l’ampleur de ces bouleversements. L’évolution du yas révèle les besoins nouveaux d’une société en pleine mutation, il est également le signe d’une réflexion fondamentale que les Azerbaïdjanais mènent sur eux-mêmes, sur leur religion, leur identité européenne et orientale, et sur leur rapport à la modernité.

Comment citer ce volume :

Raphaelle Mathey

, Mutations sociales et identitaires en Azerbaïdjan : les évolutions du rituel de deuil / Les Études du CERI, N°194, Juin 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Le transfert d’expérience de l’Europe centrale et orientale vers le voisinage européen : rhétorique ou réalité ? Les cas polonais et tchèque
N°193
Mai 2013
Acteurs transnationaux, Europe centrale et orientale, Européanisation, ONG/société civile, Pologne, République tchèque, Union européenne, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Après leur adhésion à l’Union européenne en 2004 ou 2007, l’ensemble des pays d’Europe centrale et orientale ont déclaré vouloir transférer leur expérience de la transition démocratique, du passage à l’économie de marché et de l’introduction de l’état de droit vers d’autres régions en transition. Ils ont particulièrement influencé la mise en place d’une politique européenne vers l’Est, jusqu’ici relativement absente, et le lancement de la Politique européenne de voisinage en 2003. La rhétorique mise en place est particulièrement forte et visible, mais qu’en est-il exactement de la mise en œuvre des politiques d’aide à la transition ? Quelle réalité le discours politique recouvre-t-il, aussi bien dans sa dimension bilatérale que multilatérale ? Loin de représenter un bloc homogène d’Etats, les pays d’Europe centrale et orientale ont construit leurs discours de politique étrangère en s’appuyant sur des filiations idéologiques plus anciennes et des priorités géographiques différentes. Malgré l’engagement d’un ensemble d’acteurs issus de la société civile et la réalisation de réformes dans la politique de développement, les moyens, modestes, demandent à être mieux mobilisés pour être à la hauteur de la tâche. Dans le contexte de la crise économique, la recherche de consensus sur les intérêts à défendre et les moyens à mobiliser, comme dans le cadre du Groupe de Visegrad et d’autres formats comme le Triangle de Weimar, apparaissent être des options importantes à suivre pour renforcer la cohérence des actions de politique étrangère entreprises.

Comment citer ce volume : , Le transfert d’expérience de l’Europe centrale et orientale vers le voisinage européen : rhétorique ou réalité ? Les cas polonais et tchèque / Les Études du CERI, N°193, Mai 2013, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé (dir.)

Tableau de bord des pays d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie 2012 (Volume 2 : Eurasie)
N°192
Décembre 2012
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé (dir.)

, Tableau de bord des pays d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie 2012 (Volume 2 : Eurasie) / Les Études du CERI, N°192, Décembre 2012, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé (dir.)

Tableau de bord des pays d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie 2012 (Volume 1 : Europe centrale et orientale)
N°191
Décembre 2012
Albanie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Economie politique, Estonie, Europe centrale et orientale, Gouvernance, Hongrie, Intégration régionale, Lettonie, Lituanie, Macédoine, Marchés/finances, Monténégro, Pologne, République tchèque, Roumanie, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

L’Europe centrale et orientale ne se porte globalement pas aussi mal qu’on l’écrit parfois et, d’une certaine manière, nettement mieux que l’Europe occidentale et que la zone euro en particulier. Avant la crise déjà, elle se singularisait par une croissance élevée, qui atteignait 4 % par an en 2008 pour les dix nouveaux membres de l’Union européenne (UE), contre 0,5 % pour les quinze pays de la zone euro. Son taux de chômage était inférieur d’environ 6,5 % à celui constaté dans ladite zone. En outre, dûment chapitrée par les institutions financières internationales, elle pouvait faire état d’une discipline exemplaire en matière de finances publiques, avec une dette qui ne dépassait pas 30 % du PIB pour la grande majorité des seize pays étudiés ici (voir les tableaux synthétiques à la fin de ce chapitre) et était très inférieure à ce niveau pour plusieurs d’entre eux. Quant au déficit des finances publiques, calculé à partir de la moyenne des seize pays, il était inférieur à 3 % du PIB. A tout cela s’ajoute la bonne tenue d’ensemble d’un jeune système bancaire qui, pourtant dépendant de maisons mères occidentales ayant subi le choc de la crise, ne s’est pas effondré malgré les sinistres avertissements des Cassandres : les pays baltes ont bénéficié de liens très forts avec les riches systèmes bancaires de l’Europe du Nord, les pays de l’Europe centrale (à l’exception de la Slovénie) ont su constituer au cours de la transition des banques saines, et les établissements de l’Europe du Sud-Est ont été, au moins momentanément, sauvés par l’action conjuguée des institutions financières internationales dans le cadre des deux « Initiatives de Vienne ».

Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé (dir.)

, Tableau de bord des pays d’Europe centrale et orientale et d’Eurasie 2012 (Volume 1 : Europe centrale et orientale) / Les Études du CERI, N°191, Décembre 2012, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Amérique latine. Political Outlook 2012
N°189
-190
Décembre 2012
Comment citer ce volume :

Observatoire Politique de l'Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po

, Amérique latine. Political Outlook 2012 / Les Études du CERI, N°189-190, Décembre 2012, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].