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Aide d’urgence, accueil et intégration des réfugié.e.s et des migrant.e.s : une priorité pour l’Europe ? Enjeux pour la France
  • Conférence Les enjeux européens dans la présidentielle françaiseConférence Les enjeux européens dans la présidentielle française
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Logement : non aux expulsions

Interview de Thomas Aguilera
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Interview de Mme Kyenge

Accueillir les migrants en Europe
  • Cécile KyengeCécile Kyenge

Cycle de conférences / débats

Les enjeux européens dans la présidentielle française

 

L’Europe d’aujourd’hui est confrontée à de très nombreuses crises. L’événement majeur que représente l’élection du/de la Président.e de la République française est donc déterminant non seulement pour la France mais plus largement pour l’ensemble de l’Europe. Les enjeux européens doivent par conséquent être présents durant cette campagne électorale. Afin d’aider les citoyen.ne.s à comprendre ces enjeux, un.e député.e européen.ne et un.e universitaire membre du Centre d’études européennes confronteront leurs points de vue sur des problématiques européennes intéressant les citoyen.ne.s français.es appelé.e.s aux urnes en avril prochain.

Quatre grands thèmes seront ainsi discutés entre eux et avec le public qui sera accueilli à Sciences Po : les migrant.e.s, la gouvernance économique, le socle de protection sociale, le Brexit.

28 février 2017 : Aide d’urgence, accueil et intégration des réfugié.e.s et des migrant.e.s : une priorité pour l’Europe ? Les enjeux pour la France, avec Cécile Kyenge, Députée européenne (S&D, IT) ; Membre de la commission des libertés civiles, de la justice et de affaires intérieures  du Parlement européen ; Ancienne Ministre de l’intégration en Italie et Tommaso Vitale, Professeur associé à Sciences Po

La vidéo de cette conférence sera très prochainement en ligne

Voir l'interview de Madame Kyenge

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Pourquoi détestons-nous autant nos politiques

Interview d'E. Grossman et N. Sauger
  • Photo: Manifestation à Paris contre la loi Travail (31 mars 2016)Photo: Manifestation à Paris contre la loi Travail (31 mars 2016)

Nous sommes souvent séduits par leurs promesses, mais, très vite, ils nous déçoivent. Est-ce dû à leur inefficacité ? À leur supposée corruption ? Ou au pessimisme des Français, réputés impossibles à gouverner ? En somme, pourquoi détestons-nous autant nos politiques ? Dans l’ouvrage au titre éponyme qu’ils publient aux Presses de Sciences Po, Emiliano Grossman et Nicolas Sauger, chercheurs au Centre d’études européennes de Sciences Po, s’interrogent sur cet étrange mal… qui n’est pas que français et relève plutôt d’un malaise européen. Interview.

L'opinion des Français sur nos classes dirigeantes est-elle une exception en Europe ?

Nicolas Sauger : Hélas non ! Partout en Europe, on observe une défiance croissante à l’égard des gouvernements. Mais la France est allée plus vite et plus loin dans cette défiance. "Sortir les sortants" est devenue une constante de la vie politique française, et ce, bien plus que dans nos pays voisins. Le point de départ du livre est ce constat d’un cycle répété de la déception à l’égard de la politique en France, après chaque élection. Et c’est cela que l’on essaie d’expliquer.

Les Français n’ont-ils pas raison d’être déçus ?

Emiliano Grossman : En fait, ce que l’on observe d’abord, c’est que les Français ont de grandes attentes vis-à-vis de leurs politiques. Ils sont souvent enthousiastes pendant les campagnes électorales. Et si l’on compare la France à ses voisins, on voit que les Français ne sont pas victimes de politiques publiques plus inefficaces ou d’élites politiques plus corrompues qu’ailleurs. Et contrairement à une image largement répandue, ce n’est pas non plus parce que les Français sont d’éternels insatisfaits.

Alors pourquoi cette crise de confiance ?

Nicolas Sauger : La réponse que l’on développe dans notre ouvrage est que les origines de la crise sont à trouver dans les institutions mêmes de la Ve République. Ces institutions ne sont pas la cause de tous nos maux, mais elles amplifient cette défiance par le décalage qu’elles créent entre des attentes fortes développées pendant les campagnes électorales, et des réalisations forcément plus modestes une fois les élus au pouvoir. Par ailleurs, face à cette attente et compte-tenu de la la centralité de l’élection présidentielle, les candidats à la Présidence ont tendance à exagérer leur capacité à résoudre les problèmes.

Faut-il alors réfléchir à une refonte en profondeur des institutions de la Ve République comme le proposent plusieurs candidats ?

Emiliano Grossman : Non, ce n’est pas notre proposition. Nous suggérons effectivement quelques réformes aménageant l’architecture actuelle de nos institutions. Nous proposons par exemple la coïncidence des élections présidentielles et législatives, le passage à un système plus proportionnel pour l’élection de nos députés et un approfondissement de la limite au cumul des mandats, en introduisant une limite dans le temps. Mais l’essentiel, nous semble-t-il, est finalement de dépolitiser une bonne partie de ce débat sur les institutions. Ce ne devraient pas être les hommes et femmes politiques qui décident eux-mêmes des règles qui leur sont destinées. Ce que nous proposons, c’est de déléguer cette responsabilité à d’autres, par exemple à une instance en charge de l’édiction des règles du jeu qui pourrait être composée de citoyens tirés au sort et épaulée par des experts de la question.

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Photo : @nuvolanevicata/shutterstock.com

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Société contemporaines

Faire tenir les murs, n°103
  • Société contemporaines 2016, n°103Société contemporaines 2016, n°103

La revue Société contemporaines est dirigée par Vérène Chevalier, Florence Haegel, Sabine Montagne, Laurence Proteau, Patrick Simon

 

Dans une société qui promeut le respect de la vie privée, la liberté et la mobilité, les lieux d'enfermement, particulièrement la prison et l’hôpital psychiatrique, ont un caractère problématique. Ils semblent néanmoins survivre à la critique et se pérenniser. On assiste aujourd’hui à la résurgence de pratiques de contrainte au sein d’institutions ayant pourtant fait de leur (re)légitimation sociale le fil directeur de leurs réformes. Comment les professionnels entre les murs s’accommodent-ils de cette tension ?
Pour tenter de répondre à cette question, ce dossier s’intéresse aux pratiques quotidiennes visant à réduire le trouble induit par les injonctions contradictoires faites à l’institution. Christian Mouhanna analyse les conséquences organisationnelles et professionnelles, notamment pour les magistrats et les directeurs d’établissements pénitentiaires, d’un double impératif de sévérité pénale et de réduction de la surpopulation carcérale en France. Christopher Young étudie les effets de l’intégration d’un personnel soignant dans les prisons suisses, qui remet en question les règles de fonctionnement de l’institution carcérale ainsi que l’identité professionnelle des agents pénitentiaires. Livia Velpry se penche sur le lien entre enfermement, dangerosité et soin dans les unités pour malades difficiles en France, et analyse leur rapport avec le système de prise en charge psychiatrique ordinaire. À partir de l’exemple d’une prison allemande pour femmes, Camille Lancelevée observe le malaise des agents pénitentiaires face à l’exercice de la contrainte physique, et analyse la mobilisation d’un savoir psychologique pour traiter les comportements déviants en détention.

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