Parcours de convertis blancs à l'Islam en France et aux Etats-Unis

Parcours de convertis blancs à l'Islam en France et aux Etats-Unis

Juliette Galonnier
Séminaire scientifique de l'OSC, 17 octobre 2014
  • Juliette Galonnier (OSC)Juliette Galonnier (OSC)

Choosing Faith and Facing Race : Parcours de convertis blancs à l'Islam en France et aux Etats-Unis

Juliette Galonnier, doctorante à l'OSC, présente le vendredi 17 octobre l'avancée de ses recherches, menées en partie à la Northwestern University de Chicago, dans le cadre du double diplôme avec Sciences Po.

Ce séminaire, prévu de 09h30 à 11h30 au 98 rue de l'Université, salle Annick Percheron (Paris 7e) est ouvert à tous. Il accueillera également une présentation de la thèse en cours de Alice Olivier : Des garçons dans des « études de filles »...

Lors de cette communication, Juliette Galonnier offrira une analyse comparative de la racialisation de l’Islam en France et aux États-Unis à travers le cas particulier des convertis « blancs ».
Là où l’Islam a historiquement été racialisé comme une religion étrangère, non-occidentale, voire non-blanche, les convertis musulmans blancs font figure d’anomalies. A cet égard, ils offrent une « perspective par incongruité » particulièrement utile pour éclairer les processus à l’œuvre dans la racialisation du religieux.

Mobilisant ethnographie et entretiens biographiques, Juliette Galonnier explorera la façon dont les convertis se positionnent vis-à-vis d’identités ethno-raciales et religieuses souvent jugées incompatibles dans la société majoritaire mais aussi au sein de la communauté musulmane. Les stratégies qu’ils mobilisent avec plus ou moins de succès pour réduire l’apparente dissonance cognitive entre leur « blancheur » et leur choix spirituel révèlent le caractère à la fois construit et contraignant des assignations raciales.

Les récits recueillis de part et d’autre de l’Atlantique indiquent que si les processus de racialisation sont similaires en France et aux États-Unis, la teneur du stigmate ethno-racial attaché à l’Islam diffère d’un pays à l’autre, avec des effets contrastés sur les expériences de conversion.

Retour en haut de page