Séminaires joints LIEPP / LIED

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Le séminaire externe du Laboratoire Interdisciplinaire des Energies de Demain est un miroir de la réflexion interdisciplinaire constitutive du LIED, alliant sciences humaines et sociales et sciences de la nature. Il aborde les différentes facettes des transitions énergétiques et climatiques, au coeur du projet du laboratoire, dans leurs aspects économiques, sociologiques, biologiques, anthropologique et techniques. Ainsi, les données du climat, les textiles d'hier et d'aujourd'hui ou encore le cycle de l'azote sont des exemples de thèmes abordés par ce séminaire.

Le séminaire externe du LIED est aujourd'hui porté par une équipe de trois personnes représentant les trois composantes du LIED (Biologie, Sciences humaines et sociales, Physique). Il peut être aussi l'occasion de partenariats avec d'autres structures engagées dans des réflexions complémentaires de celles du LIED, comme par exemple le Laboratoire Interdisciplinaire d'Évaluation des Politiques Publiques (LIEPP).

La structure de ces séminaires est la suivante : 2 à 3 intervenants, avec un exposé chacun d’environ 30 minutes suivi d’un débat entre les intervenants et l'assistance.

Séances à venir : 

2024

Séances passées : 

2024

2023 

2022

Postdoctorant.e - Projet PRESPOL

Le projet PRESPOL, coordonné par le LIEPP recrute
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Dans le cadre du projet PRESPOL financé par le PPR Autonomie et coordonné par le LIEPP, le laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (LISE) recrute un.e postdoctorant.e (chercheur contractuel) en sociologie du travail et de l’action publique.

Il s’agit de travailler sur les politiques publiques et les pratiques d’entreprises en matière d’emploi des personnes handicapées.

Mission : contribuer aux travaux de recherches du projet PRESPOL sur le volet « évaluation qualitative de l’obligation d’emploi des personnes handicapées » (WP3) en prenant notamment en charge une enquête sur les politiques publiques, les pratiques d’entreprises et les intermédiaires du marché du travail.

Contexte: résumé du projet PRESPOL

Profil recherché : titulaire d’un doctorat en sciences sociales (sociologie, science politique ou discipline connexe) avec des compétences éprouvées en méthodes qualitatives et de bonnes connaissances en sociologie du travail et/ou de l’action publique ; intérêt pour la question de l’emploi des personnes handicapées et le travail en équipe pluridisciplinaire.

Les informations détaillées figurent dans l’offre publiée sur le portail CNRS.

Le poste est à pourvoir à partir de septembre/octobre 2024. Il s’agit d’un CDD chercheur de 24 mois basé au LISE (Paris centre). Un prolongement est envisageable pour une durée maximale d’un an. Le salaire sera fixé en référence à la grille CNRS prenant en compte l’expérience.

L’insertion dans le réseau du projet PRESPOL et la communauté de chercheurs du PPR Autonomie offrira différentes possibilités de participation à des activités collectives, de formation et de valorisation (y compris de travaux précédents s’inscrivant dans le thème le cas échéant).  

Les candidatures sont à envoyer via le portail CNRS avant le 20 juin 2024.

Pour en savoir plus (PDF)

Illiberal politics and the policy process

Seminar co-organized with the CEE. June 17th. 5pm-6.30pm.
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LIEPP's Environmental policies and Evaluation of Democracy research groups and the CEE's The state as a producer of public policies research group are pleased to convene the seminar: 

Illiberal politics and the policy process: an overview of the conceptual challenges and empirical evidence

June 17th. 5pm-6-30pm. (Paris time)

Location: Sciences Po, Room CS16, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007, Paris. 

Mandatory registration to participate in person

Mandatory registration to participate via Zoom

Speaker: 

Zsolt BODA, Research Professor at the HUN-REN Centre for Social Sciences, 

Visiting professor at LIEPP, Environmental policies research group.

Abstract:

Democratic backsliding and the spread of illiberal political practices, typically embedded into populist politics, have become a global phenomenon in the past decade: the quality of democracy has been declining in the world as each year more countries show signs of autocratization than democratization. A worrying new trend is that these developments are not confined to new, fragile democracies and increasingly affect the world’s long-established democracies as well. In the scholarly literature on democratic backsliding the polity and politics-centred approaches, understandably, prevail. However, there is a growing research on the policy aspects of illiberal political changes as well. The talk will give an overview of the main problems of this research field along the dimensions of policy dynamics, policy content, policy process and policy discourses, relying on the literature as well as original findings of research made in Hungary. The questions the talk will address include: Are policy punctuations larger in illiberal regimes? Are there typical patterns of substantive policy choices by illiberal governments? What are the main effects of illiberal changes on the policy process? Is the quality of policies affected? What is the reaction of policy actors to illiberal reforms? How do policy discourses change in illiberal populism and what is the role of discursive governance under democratic backsliding?

Contact: charlotte.halpern@sciencespo.fr

LIEPP DANS LES MEDIAS - MAI 2024

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Axe évaluation des politiques socio-fiscales

Le chômage est l’affaire de tous : un salarié sur deux y passe au cours de sa carrière, article de Michaël Zemmour publié par Alternatives Economiques le 02/05/2024

Dette : pourquoi la France est-elle si bien traitée par les marchés ?, chronique d'Etienne Wasmer publiée par Les Echos le 02/05/2024

Salaires : le rapport qui pointe les limites de trente ans d'exonérations de cotisations, article citant les propos d'Etienne Wasmer publié par Les Echos le 25/04/2024

Axe politiques éducatives 

Éducation : comment (re)prendre le pouvoir sur le numérique ?, émission de France Culture avec Grégoire Borst du 13/05/2024

Hyperconnexion des enfants, émission de BFMTV avec Grégoire Borst du 30/04/2024

Reste dans ta classe !, émission d'Arte Radio avec Marco Oberti du 29/04/2024

Enseignement privé et ségrégation scolaire, article de Marco Oberti publié par La vie des idées le 25/04/2024

Gabriel Attal s’inscrit pleinement dans une logique répressive, pas préventive, entretien avec Marco Oberti publié par Le Monde le 19/04/2024

Axe politiques de santé

Évaluer l’impact environnemental des soins : l’exemple de la dépression, article de Matthias Brunn publié par The Conversation le 06/05/2024

Santé : les élections américaines, un enjeu pour les patients français ?, tribune de Thomas Rapp publiée par Les Echos le 02/05/2024

Quand la satisfaction au travail passe par la coopération, article citant les travaux d'Henri Bergeron publié par Syndicalisme Hebdo le 30/04/2024

Axe évaluation de la démocratie 

L’écologie à l’épreuve des européennes, émission de France Culture avec Julia Cagé du 09/05/2024

I-télé, l’information n’est pas une marchandise, émission de France Inter avec Julia Cagé du 02/05/2024

Comment populisme et euroscepticisme façonnent le rapport des partis politiques à l’Ukraine, article de Jan Rovny publié par The Conversation le 24/04/2024

Axe politiques environnementales

Ces villes où la gouvernance des mobilités évolue à l'aune de la neutralité, article citant les propos de Charlotte Halpern publié par Les Echos le 09/05/2024

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Evaluation des effets du Crédit d’Impôt Recherche (CIR)

Séminaire de l'axe Evaluation des politiques socio-fiscales. 07/06. 16h-18h30.
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L'axe Evaluation des politiques socio-fiscales du LIEPP a le plaisir de vous convier au séminaire : 

Evaluation des effets du Crédit d’Impôt Recherche (CIR) 

Vendredi 7 juin, 16h-18h30 

Sciences Po, Salle du Conseil, 13 rue de l’Université, 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel

Inscription obligatoire pour assister au séminaire via Zoom

Présentation de 2 articles sur les effets du Crédit d'Impôt Recherche : 

Présentation 1 : "How Tax Credit Shapes Firm R&D Strategies?", Pierre Courtioux, François Metivier et Antoine Reberioux 

Cette étude contribue à mieux comprendre l’hétérogénéité des stratégies des entreprises en termes de Recherche et Développement (R&D). La définition des stratégies de R&D des entreprises est étendue, dans cet article, aux considérations fiscales liées aux crédits d’impôt de R&D. En utilisant des données d’entreprises françaises, les auteurs identifient 6 types de stratégies en R&D “étendues”. Ils examinent par ailleurs la relation entre ces stratégies et les taux effectifs de crédits d’impôt pour la R&D en observant le ratio entre l’allègement fiscal total obtenu par une entreprise grâce à la R&D et ses dépenses réelles en R&D.  
 
Présentation 2 : "Les incitations fiscales à la recherche et développement et à l’innovation : état des lieux, effets et alternatives",  Simon Bunel (Banque de France, PSE) et Michaël Sicsic (Université Paris-Panthéon-Assa, CRED)
 
Nous dressons un panorama des aides à la recherche et développement (R&D) et de leurs effets. On observe un peu partout dans le monde et en particulier en France un accroissement des aides indirectes, par rapport aux aides directes ces vingt dernières années. Pourtant, les évaluations dénotent une efficacité variable des aides indirectes : si certaines ont un effet d’entrainement, notamment les aides ciblées sur les jeunes entreprises, d’autres semblent essentiellement générer un effet d’aubaine du fait d’un manque de ciblage. Les aides directes à la R&D sont une alternative aux incitations fiscales et ont été davantage mobilisées suite à la crise sanitaire. Ces aides apparaissent comme des compléments plutôt que des substituts aux aides indirectes, même si leur multiplication soulève la question de la complexité du paysage des aides à la R&D et de l’efficacité globale du soutien public à la R&D en France. Enfin le financement direct de la recherche publique semble être un levier efficace pour augmenter l’efficacité de la R&D privée, selon des études récentes, en raison des externalités positives qu’elle génère. Cela met en avant la nécessité d’un soutien diversifié afin de maximiser la R&D et l’innovation.

Dispositifs d'insertion des allocataires de minima sociaux

Séminaire de l'axe Evaluation des politiques socio-fiscales. 05/06. 14h-16h30.
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L'axe Evaluation des politiques socio-fiscales du LIEPP a le plaisir de vous convier au séminaire : 

Dispositifs d'insertion des allocataires de minima sociaux

Mercredi 5 juin, 14h-16h30.

Sciences Po, Salle K011, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007, Paris. 

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel

Inscription obligatoire pour assister registration séminaire via Zoom

Résumé : 

Ce séminaire sera l’occasion de présenter deux études récentes ou en cours sur l’accompagnement des allocataires de minima sociaux. Une première présentation portera sur le suivi de l’orientation des allocataires par les départements, et l’autre étude portera sur un dispositif  expérimental d’accompagnement des allocataires ciblant les familles monoparentales à Nancy. 

Présentations : 

  • Aurélien Boyer (Université Paris 1, DRESS, LIEPP) " L’accompagnement des bénéficiaires du RSA par les départements : le processus d’orientation et ses disparités territoriales "

La présentation portera sur les résultats provisoires d’une première exploitation d’une source de données (les RI-insertion) produite par la DREES. L’idée est d’obtenir dans un premier temps un aperçu général du processus d’orientation des bénéficiaires du RSA et de ses évolutions récentes. Des indicateurs clés seront présentés concernant 60 départements disponibles tels que la part des orientés, la répartition de ces orientations selon les différents organismes référents unique ou encore la part des bénéficiaires ayant signé un contrat d’engagement réciproque (CER). Par ailleurs, les délais entre l’entrée dans la prestation et la date de première orientation seront également présentés. Ces indicateurs seront déclinés selon les territoires et les caractéristiques des bénéficiaires.

  • Arthur Heim (CNAF, PSE) et Alexandra Galitzine "Le poids des taxes sur les familles pauvres : Analyses à partir d'une expérimentation randomisée d'accompagnement". Présentation.

Dans cet article, nous remettons en question le narratif selon lequel le système socio-fiscal français ”rend le travail payant” pour les familles monoparentales et analysons les réactions suite à un pro- gramme randomisé intensif d’accompagnement social et professionel déployé de 2018 à 2022. L’intervention ciblait des familles monoparentales au RSA depuis plusieurs années et leur a directement fourni des informations individualisées et détaillées dans le cadre d’un accompagnement global d’une durée d’un an, susceptible d’avoir réduit, davantage encore, les divers freins à l’emploi. Nous utilisons cette expérience pour mesurer les réactions des familles monoparentales pauvres aux incitations du système socio-fiscal. En utilisant des modèles open source de ce dernier, nous démontrons que la composition des transferts sociaux totaux varie selon les compositions des ménages, modifiant fortement les incitations.  Sans le savoir, celles qui demandent le RSA signent en même temps pour le plus haut taux de taxation de toute la distribution de revenu. Notre principale contribution réside dans l’exploitation des variations expérimentales des probabilités d’affectation pour déduire la distribution contrefactuelle des revenus par variable instrumentale. De plus, notre analyse indique que la reprise d’emploi augmente moins le revenu des participantes que dans le contrefactuel, entraînant une augmentation de la pauvreté laborieuse. Enfin, notre analyse des effets du programme sur la structure familiale révèle des effets hétérogènes significatifs en fonction du nombre d’enfants au début de l’étude. Nos résultats soulignent le fardeau fiscal considérable auquel sont confrontées les familles monoparentales défavorisées, qui constitue un puissant frein à une reprise d’activité pour certaines, tout en incitant fortement à l’emploi à temps partiel pour celles qui auraient travaillé davantage. Dans tous les cas, ces incitations perpétuent des situations où les ménages ne disposent pas de revenus suffisants pour sortir de la pauvreté, tout en maitenant une forte dépendance aux aides sociales.

Appel à manifestation d’intérêt « Les sciences des données pour l’évaluation de la démocratie »

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Appel à manifestation d’intérêt
« Les sciences des données pour l’évaluation de la démocratie »

L’Axe Évaluation de la démocratie du Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) lance un appel à manifestation d’intérêt pour développer des projets de recherche sur l’évaluation de la démocratie s’appuyant sur les sciences des données (data science et intelligence artificielle), en partenariat avec le Data Intelligence Institute of Paris (UPC).

Cet appel à manifestation d’intérêt vise à identifier les chercheuses et chercheurs de Sciences Po et de l’Université Paris Cité (UPC) intéressé.e.s par l’utilisation des outils des sciences des données pour étudier le rapport aux institutions ou le caractère démocratique des politiques publiques. Ces outils incluent par exemple, sans s’y limiter, l’analyse de larges bases de données, l’analyse de textes, de réseaux, d’images et de vidéos ainsi que l’analyse de données géographiques.

L’appel est ouvert à toute question de recherche sur ces thématiques. La seule contrainte est que le projet s’appuie sur des données déjà existantes.

Les chercheuses et chercheurs intéressé.e.s sont invité.e.s à envoyer une courte présentation du projet qu’elles ou ils souhaiteraient réaliser en (une page maximum) précisant la question de recherche et les données à analyser (type de données et accessibilité des données). Les projets seront ensuite discutés individuellement et présentés aux membres du Data Intelligence Institute of Paris à l’automne 2024 afin d’établir des collaborations de recherche.

Dans ce cadre, deux projets de stage de recherche de M2 réalisés par des étudiants en sciences des données, co-supervisés avec une chercheuse ou un chercheur du Data Intelligence Institute of Paris, seront sélectionnés pour être intégralement financés par le LIEPP au deuxième semestre de l’année universitaire 2024-2025. L’identification d’un étudiant de M2 pouvant réaliser le projet n’est pas nécessaire à ce stade et pourra être fait à l’automne en collaboration avec les membres du Data Intelligence Institute of Paris.

Les propositions sont à envoyer par le biais du formulaire en ligne au plus tard le 31 juillet 2024.

Who takes care? Early childcare, inequalities, and women's professional careers

Workshop co-organisé avec PRESAGE. 12/06
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LIEPP's Socio-fiscal Policies and Educational policies research groups and PRESAGE are pleased to convene the workshop:

Who takes care? Early childcare, inequalities, and women's professional careers

June 12th. 9am-5pm. (Paris time)

Location: Sciences Po, Salle du Conseil, 13 rue de l'Université, 75007, Paris. 

Mandatory registration to participate in person.

Mandatory registration to participate via Zoom.

Abstract: 

The scope of this workshop is to discuss in an informal setting some new research projects around the theme of ‘Who takes care? Early childcare, inequalities, and women's professional careers’. The objective is to assemble an interdisciplinary network of scholars working in the field to establish future collaborations and networks for future research. The workshop consists of seven presentations of half an hour with large discussions on the topic of each paper. After a November 2019 first workshop when we first launched a LIEPP initiative on “Family Policies”, the long-term goal of this initiative is to consolidate a research group on access to childcare and its consequences on the labor market and socioeconomic inequalities.

Programme:

I. Disentangling the drivers of inequalities in early childcare access in France: a multidisciplinary approach

9h-9h10   Welcoming words with Hélène Périvier (Director of PRESAGE, Sciences Po).

9h15-10h00  Pierre Pora : « Accroître l’offre de places en crèche : peu d’effet sur l’emploi, une baisse du recours aux autres modes de garde”

10h-10h45 Robin Huguenot Noël – “Net childcare costs and childcare uptake in the EU : A preliminary exploration”

10h45-11h Pause

11h-11h45 Arthur Heim (PSE) & Julien Combe: “Theoretical solutions to the daycare assignment problem with real-life applications in France.”

11h45-12h30 Laudine Carbuccia : "Structural and cognitive determinants of the socioeconomic gap in early childcare enrollment".

II. Sharing the burden: are we getting there?

14h-14h45 Montserrat Botey & Clément Carbonnier: “Access to early childcare and women’s labor market outcomes”

14h45-15h30 Emanuele Ferragina: "Maternal Employment and Childcare Use from an Intersectional Perspective: Stratification along Class, Contractual and Gender Lines in Denmark, France, Germany, Italy, Sweden and the UK”.

15h30-15h45   Pause

15h45-16h30 Hélène Périvier & Grégory Verdugo, “Can parental leave be shared?

16h30-17h15 Alix Sponton  « Des pères absents ? Saisir la diversité du non-recours au congé de paternité à partir de méthodes mixtes ? »

16h30 General discussion & Wrap-up

17h  Informal drinks 

A workshop organised by Laudine Carbuccia (CRIS / LIEPP) and Montserrat Botey (OFCE / LIEPP). 

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Les effets d’une loi de santé publique. Politiques et usages de la prescription médicale d’activité physique

Colloque de l'axe Politiques de Santé. 12/06.
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L'axe Politiques de Santé du LIEPP a la plaisir de vous convier au colloque : 

Les effets d’une loi de santé publique. Politiques et usages de la prescription médicale d’activité physique

Mercredi 12 juin, 9h-18h

Lieu : Sciences Po, Amphithéâtre Erignac, 13 rue de l'Université, 75007 Paris.

Inscription obligatoire 

Résumé : 

Depuis 2019, le collectif PrescAPP étudie les effets de l’article 144 de la loi de modernisation de notre système de santé, encadrant la prescription d’activité physique adaptée par les médecins traitant·es. Le programme de recherche, soutenu par l’IRESP et le LIEPP, étudie d’une part les politiques conçues et mises en œuvre à la suite de cette loi et, d’autre part, leur réception par les médecins et les personnes malades chroniques vieillissantes. 

Programme :

9h Accueil

9h30 Ouverture 

- Anne Revillard, Directrice du LIEPP (financeur du projet)

- Valentine Trépied, Directrice adjointe scientifique IRESP (financeur du projet)

9h45 Introduction : Les programmes PrescAPP et Orgapp: Histoire, ramifications, collectivisation, méthodologies. 

Première partie : La prescription médicale d’activité physique, un exemple de la reconfiguration des politiques de santé publique?

10h Restitution - Prescapp/ Orgapp : Expérimentations, marchandisations et luttes de pouvoir ?  Qu’est-ce qui structure les politiques de la PAP

Pause

10h45 Table ronde : Où est le pouvoir dans le champ de la santé publique ?

- Clément Perrier, Sociologue, Université de Nîmes

- Camille Boubal, Sociologue, ENSEIS

- Anaïs Charra, Coordinatrice, Association DAHLIR (Auvergne – Rhône Alpes)

- Charles Gaignon, Coordinateur, Association SRAE (Pays de la Loire)

Repas - Buffet

Deuxième partie : Ce que recouvre la « prescription » d’Activité Physique Adaptée.

14h00 Restitution - Prescapp/ Orgapp : Le processus de prescription de l’APA. Du principe de la prescription d'une activité physique au bilan de sortie des programmes.

14h30 Table ronde : Le processus de prescription médicale et les nouveaux habits de la domination médicale?

- Sandrine Knobé, Sociologue, Université de Strasbourg

- Julia Legrand, Sociologue, Irdes

- Emile Escourrou, Médecin, CNGE (Occitanie)

- Maël Garros, Coordinateur, CDOS 42 (Auvergne Rhônes Alpes)

Pause

Troisième partie:  Ce que la sociologie fait aux politiques de Santé publique.

16h15 Table ronde :

- Claire Perrin, Sociologue et élu à l’Institut RECAPPS

- Maud Gelly, Sociologue et médecin à l'AP-HP

- Pierre-André Juven, Sociologue et élu à la ville de Grenoble.

17h45 Conclusion et perspective : Que faire d’un colloque ?

18h Clôture : Henri Bergeron, co-directeur de l'axe Politiques de Santé du LIEPP

Pour toute demande d'information, contactez Flavien Bouttet (flavien.bouttet@univ-lorraine.fr) ou Julie Thomas (julie.thomas@univ-st-etienne.fr).

Sortir des mobilités carbonées : quels cadres d’analyse, quels enjeux ?

Séminaire co-organisé avec le LIED. 14/05. 14h-17h.
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L'axe Politiques environnementales du LIEPP et le Laboratoire Interdisciplinaire des Energies de Demain sont ravis de vous convier au séminaire :

Sortir des mobilités carbonées : quels cadres d’analyse, quels enjeux ? 

Mardi 14 mai 2024. 14h-17h. 

Lieu : Salle 454A du bâtiment Condorcet de l’Université Paris Cité, 4 rue Elsa Morante, 75013 Paris. 

Un café d’accueil sera servi à partir de 13 h 30

Résumé : 

Les objectifs de réduction des émissions carbone dans le secteur des transports et des mobilités invitent à dépasser les approches de changement fondées sur les technologies pour tenir compte des nécessaires évolutions dans les politiques publiques. Comment repenser le temps long des problèmes publics de transport à l’aune de l’idée de démobilité ? Quelle évolution des comportements et de la demande de mobilité, dès lors que l’on introduit entre déplacements essentiels et non essentiels, en se fixant pour objectif de réduire ces derniers ? Quelles trajectoires de renforcement des capacités politiques ? Ce séminaire abordera successivement ces trois questions, en proposant de croiser les regards disciplinaires et les méthodes d’enquête. 

Programme : 

14h00 Arnaud Passalacqua (Lab’URBA Université Paris Est-Créteil)

De la mobilité comme liberté à la démobilité comme choix : comment sortir de deux siècles de chemin de dépendance ?

Cette intervention reviendra sur la construction de la mobilité en France, comme valeur intrinsèquement liée aux idées de liberté et à l'affirmation de l'individu. Dès lors, quand il apparaît que cette mobilité se heurte aux limites planétaires et que les dispositifs techniques présentés pour la proroger sous des formes moins destructrices déplacent ou masquent les problèmes plus qu'ils ne les résolvent, comment basculer dans un monde de réduction de la mobilité, tout en préservant des acquis politiques et sociaux ? Cette communication prendra appui sur une réflexion de temps long pour éclairer les choix qui s'offrent aux politiques publiques et aux individus dans le contexte de la France contemporaine, si l'on prend l'idée de démobilité au sérieux.

14h30 Michael Sullivan (St Mary’s University, LIEPP visiting)

Reconsidering Discretionary Travel

Constraining high emissions discretionary travel is an essential part of climate change mitigation. This paper contends that the time has come for governments to take action to require businesses and private citizens to reduce discretionary travel, or to shift essential travel to less carbon-intensive transportation alternatives. In the near-term, technology alone cannot solve the problem when alternative energy production and storage facilities often rely on resource extraction projects that have their own ecological costs, threatening globally significant carbon sinks, wildlife reserves, and Indigenous homelands. To limit emissions resulting from discretionary travel, we must apply the lessons we have learned from the pandemic about how to work and meet for business purposes remotely. First, I will survey the scientific evidence detailing the damage to the natural environment that has resulted from greenhouse gas emissions (GHG) over the past century. Second, I will distinguish between discretionary and necessary travel, highlighting forms of travel that serves human rights interests like the right to flee a country where one faces political persecution (refugee travel) and family reunification as forms of travel that should be exempt from quotas and rations. Third, I will highlight the contribution of wealthy knowledge workers to overall travel emissions and the ways that they can reduce the environmental impact of their activities. Fourth, I will present and develop my normative argument for reducing by rationing discretionary business and employment related travel to interactions that cannot be conducted over Zoom, Skype, or other emerging meeting-related technologies. Finally, I will consider means to adjust to a new interaction-at-a-distance based economy for environmental reasons by limiting discretionary travel and shifting necessary travel to less-emissions intensive forms of transportation.

15h00 Pause

15h30 Charlotte Halpern (Sciences Po, CEE, LIEPP)

Piloter la transition vers une mobilité durable dans les villes européennes : quels enjeux pour l'action publique ?

L’objectif de neutralité carbone à horizon 2050 que s’est fixé l’Union européenne (UE), en respect des accords de Paris, implique de réduire les émissions du secteur des transports de 90%. Le défi est immense, en particulier pour les villes, dont on estime qu’elles contribuent pour près d’un quart aux émissions du secteur des transports. Bien que la promesse d’une mobilité urbaine neutre en carbone, durable et vivable n’ait cessé de gagner du terrain dans les discours et les objectifs, son déploiement se heurte à de nombreuses contraintes. Outre la difficile évolution des comportements et la prise en compte des évolutions technologiques, les enjeux de gouvernance et de conduite de l'action publique demeurent, pour nombre de collectivités, largement impensés. Celles-ci font face à des résistances multiples, qu’il s’agisse des usagers, des résidents, des professionnels de la mobilité et de leurs agents. Comment intégrer des intérêts contradictoires ? Quelles modalités de pilotage et de suivi au moment de la mise en œuvre ? Quelles similitudes entre villes européennes dans les trajectoires de transition vers une mobilité durable urbaine ? Cette présentation mobilise les résultats d'une enquête comparative en Europe.

16h00 Débat final animé par Catherine Mering (LIED - Université Paris Cité) et Fatoumata Diallo (Sciences Po, CERI).


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12ème Séminaire annuel du LIEPP

22 et 23 mai 2024
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12ème séminaire annuel du LIEPP

22 et 23 mai 2024

Centre Culturel Irlandais, 5 rue des Irlandais Paris 5è

PROGRAMME : 

Mercredi 22 mai

Présentation générale des activités de l’axe – Laura Morales (CEE)

Présentation de projets :

Emanuele Ferragina (CRIS) : “Gender equality, employment and redistribution in contemporary social policy: first insights into the POLWOM project”

Mischa Dekker (postdoctorant, Université de Louvain, invite au LIEPP): “The reception of sexual violence policy: Class, race, and their impact on responses to street harassment awareness programs”

Arno Lizet (doctorant, CEE) : “La professionnalisation des élu-e-s ruraux au prisme de la mise en œuvre des politiques de soutien au commerce rural. Étude de cas du programme 1 000 cafés”

Mathilde Emeriau (Medialab) : "Les contrats d’intégration peuvent-ils favoriser l’intégration des immigrés ? “

Présentation générale des activités de l’axe – Charlotte Halpern (CEE) & Martin Hendel (Université Paris Cité, LIED)

Présentation de projets :

Eric Herbert (Université Paris Cité, LIED) : "Policy brief : anticiper les pertes de production liées aux énergies renouvelables pour faciliter la transition énergétique : l’exemple du secteur agricole"

Hugo Rochard (docteur en géographie et aménagement, chercheur associé au Ladyss, Sorbonne Université) : " "Plantons des micro-forêts urbaines" : des nouveaux récits d’action publique écologique à la coproduction citoyenne d’une solution fondée sur la nature à Paris "

Zsolt Boda (professeur et directeur du HUN-REN Centre for Social Sciences, invité au LIEPP) : "Assessing the challenges of greening state governance: a public policy perspective."

Matteo Mandelli (postdoctorant au LIEPP, Socio-Ecological Transition Initiative) : "Mapping the social risks of environmental transitions."

Présentation générale des activités de l’axe – Carlo Barone (CRIS)

Présentation des projets :

Agnès van Zanten (CRIS) : "La réception par les étudiants de la réforme des études de santé"

Marco Oberti (CRIS): "Dynamiques sociales et territoriales du recrutement à Sciences Po"

Nina Guyon (PSE): "Violence au collège : Impact d'un programme de médiation sociale en milieu scolaire"

Melanie Maximino Pinheiro (Université Paris Cité, LaPsyDe): “Investigating the relations between SES, parental practices, children's self-regulated learning and academic performance in first-graders: data from the Project 123CP”

Présentation générale des activités de l’axe – Lou Safra (CEVIPOF)

Présentation de projets :

Elisa Mougin (Ecole Normale Supérieure de Lyon): “Selective accountability: Visibility and parliamentary behavior in France”

Paulus Wagner (European University Institute): Has pension reform led to welfare chauvinism? Evidence from a regression discontinuity design

Olivia Tsoutsoplidi (doctorante, Département d’économie de Sciences Po): “Origins of women's suffrage movement in France”

Felipe Lauritzen (doctorant, Département d’économie de Sciences Po): “Does Public Campaign Funding Reduce Private Interests? Evidence from Brazil”

Jeudi 23 mai

Présentation générale des activités de l’axe – Thomas Rapp (Université Paris Cité) & Henri Bergeron (CSO)

Présentation de projets :

Claire Edington (University of California-San Diego, invitée au LIEPP): “Writing pandemic history during a pandemic.”

Quentin Schnapper (post-doctorant au LIEPP) : “Remédier à la pénurie de médecins dans les zones rurales. Une évaluation des politiques de restriction de la liberté d’installation des généralistes en Allemagne”

Présentation générale des activités de l’axe – Clément Carbonnier (Université Paris 8) & Nathalie Morel (CEE)

Présentation de projets :

Julia Paul-Venturine (assistante de recherche au LIEPP) : « Réestimation des bases fiscales foncières »

Bruno Palier (CEE) : « Que sait-t-on du travail ? »

4th LIEPP International scholars in Policy Evaluation programme

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LIEPP International scholars in policy evaluation programme

Call for Applications for a research stay in 2025

The Laboratory for Interdisciplinary Evaluation of Public Policies (LIEPP), a research platform at Sciences Po (Paris, France), launches its fourth International scholars in policy evaluation programme. The visiting fellowships funded as part of this programme (for visits in 2025) aim at fostering the incoming mobility of scholars from universities and research institutions outside of France, in order to expand LIEPP’s research activities and develop its international relations.

Created in 2011 under the "Investissements d'avenir" programme of the French National Research Agency, this laboratory is being redeployed since 2020 in partnership with Université Paris Cité.

LIEPP develops an innovative approach to evaluative research: articulating quantitative, qualitative and comparative methods; confronting disciplinary views on the evaluated policies; and promoting the cross-fertilization of methodological and theoretical inputs from different disciplines, with those from the international field of evaluation. LIEPP thus works on anchoring the evaluation approach in academic research.

This call for applications is targeted at scholars specializing in policy evaluation and who, in their universities or research institutions, are in permanent academic positions equivalent to those of Full Professor, Associate Professor, or Assistant Professor. Applications from all countries outside of France are welcome. LIEPP is open to all social science disciplines, including (but not limited to) economics, education, environmental science, management, political science, public administration, psychology, sociology.

Research activities conducted by the visiting scholar should focus on one or more of the following areas of specialization of LIEPP (see links for a description of each research program):

Applications by scholars with a broader (methodological or theoretical) specialization in evaluation are also welcome.

The selection of applications will be made by the laboratory council (composed of the research groups directors and the director of LIEPP), on the basis of the scientific quality of the project, its relevance in terms of policy evaluation, and its fit with one or more of LIEPP’s areas of specialization.

For more information about LIEPP’s activities, please check our website : www.sciencespo.fr/liepp/en

Terms & conditions

As part of this visiting programme, LIEPP is offering a stay of one month covering the expenses related to accommodation in Paris up to 3000 euros for one month. In addition, LIEPP will finance travel expenses for one roundtrip ticket to Paris in economy class (and airport transfers).

The one-month stay is to be scheduled between January, 2nd, 2025 and June, 30th, 2025.

Scientific contribution

During the stay, the visiting scholars will be asked to present their work in one of our seminars, and to contribute to our LIEPP Open Access publication series via a working paper or a policy brief(1) on a topic of relevance to policy evaluation. The working paper or policy brief, whose title and abstract will be sent with your application, should be delivered within four months after the visit at the latest. Please note that our Policy Briefs are intended to present the results of research that has already been completed, and that has already been validated in the form of a research report or scientific article, for example, which should be referenced in the PB.

Location

Sciences Po – Laboratory for Interdisciplinary Evaluation of Public Policies (LIEPP), Paris, France. Our offices are located in the center of Paris. A part-time workspace should be available for the visiting scholar (depending on office space availability at the time of visit), as well as access to the Sciences Po Library.

Deadline for application

The deadline for application is September 10th, 2024.
The results of the selection will be made available at the beginning of October, 2024.

Application

Applications can be written in English or French.
They should be sent to liepp@sciencespo.fr [subject: Visiting programme]. They include:

  • A curriculum vitae ;

  • A cover letter explaining your interest and contribution to policy evaluation in one of the LIEPP research areas, or broader methodological or theoretical contribution to policy evaluation. Specify which project(s) you would plan to work on during your stay. Collaborations with LIEPP affiliates are encouraged. Make sure to mention precisely which LIEPP research group your fellowship would be affiliated to (see list above).

  • A pdf copy of one published (or in print) article or book chapter that illustrates your contribution to policy evaluation.

  • The first draft (or at least title and abstract) of your working paper or policy brief to be published in LIEPP’s publication series.

  • A seminar proposal: title of your presentation and abstract (the seminar may be organized around your working paper proposal).

Don’t hesitate to contact us at liepp@sciencespo.fr if you need additional information ahead of your application.

Full text (PDF) 

(1)The PB aims to present these results in a synthetic manner, emphasizing the implications for the evaluation of public policies. The PB is short (less than 5,000 words) and aims to make the results of the research accessible to a wide audience (public actors, civil society).

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Appel à contribution - Colloque "50 ans d’action publique sur le handicap en France"

5 et 6 juin 2025.
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Le LIEPP, la direction générale de la cohésion sociale (DGCS), l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO) de l’Université Paris Dauphine-PSL et le Comité d’histoire de la Sécurité sociale sont ravis d'organiser le colloque : 

1975-2005-2025 : 50 ans d’action publique sur le handicap en France

5 et 6 juin 2025 

Résumé : 

Le 30 juin 1975, la France adopte deux lois le même jour, l’une dite « d’orientation en faveur des personnes handicapées », l’autre « relative aux institutions sociales et médico-sociales ». Au début des années 2000, la France modifie ce cadre juridique en deux étapes. En 2002, elle révise la loi sur les institutions et, le 11 février 2005, elle adopte la loi « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ». 

En 2025, l’anniversaire de ces trois lois (50 ans pour les deux premières, 20 ans pour la troisième) sera l’occasion de comprendre l’évolution des politiques du handicap en France et de faire un état des lieux sur les conséquences concrètes de l'application de ces lois. 

 APPEL A CONTRIBUTION :

Un appel à contribution est lancé auprès de chercheurs académiques pour proposer un ensemble d’axes de travail, non exhaustifs, sur ces politiques. Les contributions scientifiques seront présentées lors du colloque. 

Les étapes de contribution :

  • Les travaux doivent être envoyés au plus tard le 1er septembre 2024 à l’adresse CS-COLLOQUE-HANDICAP-2025@social.gouv.fr. Les réponses attendues comprennent une bibliographie de 3 références maximum (3000 signes maximum) et une courte notice biographique des auteurs et autrices. 
  • Le conseil scientifique de ce colloque, qui publiera les résultats de la sélection le 30 septembre 2024, appréciera notamment des communications proposant des formes de croisement de savoirs entre chercheurs du monde académique et personnes concernées. 
  • Les communications rédigées (40 000 signes) seront attendues pour le 30 avril 2025.

Contacts :

DGCS-COLLOQUE-HANDICAP-2025@social.gouv.fr

DGCS-COM@social.gouv.fr 

Pour en savoir plus :

Version Française - Colloque Handicap - Proposition d'appel à communication 

Version Anglaise - Colloque Handicap - Proposition d'appel à communication 

LIEPP Newsletter - Avril 2023

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Pour accéder aux dernières actualités du LIEPP, lire la Newsletter

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LIEPP DANS LES MEDIAS - AVRIL 2024

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Axe évaluation des politiques socio-fiscales

70 ans de la TVA : le plus injuste des impôts ?, émission de France Culture avec Michaël Zemmour du 12/04/2024

Le 8h30, émission de France Info avec Michaël Zemmour du 12/04/2024

Pour « désmicardiser » la France, faut-il augmenter la TVA ?, article citant les propos de Clément Carbonnier et Elvire Guillaud publié par Alternatives Economiques le 10/04/2024

Face-à-Face : Michaël Zemmour, émission de BFMTV avec Michaël Zemmour du 09/04/2024

Michael Zemmour explique aussi le déficit par les baisses d'impôt, article citant les propos de Michaël Zemmour publié par BFMTV Business le 09/04/2024

"Désmicardisation" : les Français sont-ils trop mal payés ?, émission de France Culture avec Clément Carbonnier du 05/04/2024

On n'a pas à protéger différemment en fonction de la conjoncture, article citant les propos de Clément Carbonnier publié par France Info le 05/04/2024

Face aux menaces existentielles, l'Europe doit se transformer, chronique d'Etienne Wasmer publiée par Les Echos le 28/03/2024

Economie : adieu Etat-providence ?, émission de France Inter avec Michaël Zemmour du 25/03/2024

Axe politiques éducatives 

On ne peut pas opposer temps d’écran et temps de lecture, article citant les propos de Grégoire Borst publié par L'Express le 14/04/2024

Les territoires des émeutes : La ségrégation urbaine au cœur des violences, article de Marco Oberti publié par La vie des Idées le 12/04/2024

Comment mieux encadrer l'école privée ?, émission de France Culture avec Marco Oberti du 04/04/2024

Smartphones : "On est entre l'utilisation excessive et l'addiction", émission de France Inter avec Grégoire Borst du 28/03/2024

Le système émotionnel des adolescents fonctionne à plein régime, entretien avec Grégoire Borst publié par Harmonie Santé le 28/03/2024

Axe évaluation de la démocratie 

France : les médias sont-ils de plus en plus partisans ?, émission de RFI avec Julia Cagé du 18/04/2024

La vision de services publics à vocation universelle est largement remise en cause, tribune de Julia Cagé et al publiée par Le Monde le 04/04/2024

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Seminar "Implementation Evaluation"

05/06. 4pm-5.30pm.
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LIEPP and the School of Public Policy of the University of Maryland are pleased to convene the seminar: 

Implementation evaluation

June 5th. 4pm-5.30.pm. (Paris time)

Sciences Po, B108, 1 place Saint-Thomas d'Aquin, 75007, Paris. 

Mandatory registration to participate in person

Mandatory registration to participate via Zoom

On the occasion of the recent publication of the Oxford Handbook of program design and implementation evaluation coordinated by Anu Rangarajan, this seminar brings together scholars and practitioners specializing in policy implementation from a diversity of disciplinary perspectives.

Programme:

Introduction by Anne Revillard, Sciences Po, CRIS, LIEPP

Presenters:

Anu Rangarajan, Mathematica : “Before impact evaluation, process evaluation.”

Daniele Vidoni, European Commission : “Driving Performance in the EU Context: The Case of Regional Policy”

Discussants:

Patrick Castel, Sciences Po, CSO

Charlotte Halpern, Sciences Po, CEE, LIEPP

Bruno Palier, Sciences Po, CEE, LIEPP

Concluding remarks by Doug Besharov, University of Maryland

Appel à candidatures - Programme Jeune Recherche (2024)

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Le LIEPP réédite son programme de soutien à la jeune recherche en évaluation des politiques publiques. Ce programme s’inscrit dans la dynamique de redéploiement du LIEPP en partenariat avec Université de Paris. Il est ouvert aux doctorant.e.s (qui doivent être inscrit.e.s en thèse au moment du dépôt de leur candidature dans les  écoles doctorales de Sciences Po ou d’Université Paris Cité) et jeunes docteur.e.s (ayant soutenu depuis moins de 2 ans, la thèse devant avoir été soutenue après le 31 août 2022 et dont l’affiliation principale est un laboratoire de Sciences Po ou d’Université Paris Cité), toutes disciplines confondues. 

Il poursuit quatre objectifs :

  • Valoriser et apporter un appui aux travaux de jeunes chercheur.e.s 
  • Faciliter la traduction des recherches académiques en résultats utiles pour l’évaluation des politiques publiques 
  • Favoriser la mise en dialogue interdisciplinaire des recherches, en vue notamment de favoriser l’émergence de projets interdisciplinaires 
  • Donner une meilleure visibilité, auprès d’acteurs publics et de la société civile, aux travaux de jeunes chercheur.e.s ayant un apport pour l’évaluation des politiques publiques.

Voir le descriptif complet du programme et des modalités de candidature.

Subvention d’appui à la recherche : 2000 €, à utiliser avant le 30 juin 2025

Thématique des projets de recherche : sujet en lien avec l'évaluation des politiques publiques, toutes disciplines confondues

Date butoir de la soumission10 juin 2024 (inclus) au plus tard, par le biais du formulaire de candidature en ligne. Les lauréats seront informés des résultats de la sélection au plus tard le 5 juillet 2024.

Liste des dépenses éligibles : 

NB : Les dépenses ne pourront faire l’objet d’aucun report au-delà du 30 juin 2025. 

  • Frais de mission pour conduire une enquête de terrain (dans le cadre du doctorat uniquement) : train, avion, hôtel. NB : un ordre de mission validé par le laboratoire d’origine sera demandé. 
  • Frais de mission pour la participation à des colloques nationaux et internationaux : train, avion, hôtel, frais d'inscription
  • Vacations de recherche
  • Retranscriptions d’entretiens
  • Traduction et editing      
  • Achat d’ouvrages ou documentation (dans la limite de 10 ouvrages)
  • Achat de données en ligne en lien avec votre projet de recherche
  • Subvention à la publication (par exemple, frais de soumission d'un article, frais d’open access)
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Expérience et traitement des discriminations dans la fonction publique

Séminaire de l'axe Discriminations et politiques catégorielles. 30/04. 12h-13h30.
  • Prostock-studio / ShutterstockProstock-studio / Shutterstock

L'axe Discriminations et politiques catégorielles du LIEPP a le plaisir de vous convier au séminaire :

Expérience et traitement des discriminations dans la fonction publique

Mardi 30 avril, 12h-13h30

Sciences Po, Salle du LIEPP, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007 Paris.

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel.

Inscription obligatoire pour assister au séminaire via Zoom.  

Intervenante :

Présentation : 

L’enquête présentée est une post-enquête qualitative de l’enquête TeO2 menée par l’Ined et l’Insee. À partir de fiches adresses fournies par l’Insee, nous avons pu recontacter et mener des entretiens avec 25 personnes, pour lesquelles nous disposons également des réponses fermées au questionnaire quantitatif.

L’enquête interroge l’incidence potentielle des discriminations et des inégalités liées à l’origine migratoire, au genre et à la classe dans le cadre de la fonction publique (recrutement, des carrières ou du fonctionnement des collectifs de travail) ainsi que les dispositifs relatifs à la lutte contre les discriminations et à la promotion de la diversité dans la fonction publique.

Ce séminaire présentera quelques données sur les enquêté.es rencontré.es, leurs trajectoires dans l’emploi et leur rapports aux concours de la fonction publique. Il sera également l’occasion de discuter des possibilités méthodologiques offertes par la double entrée quantitative et qualitative de l’enquête.

Sport et discriminations : l’affaire Caster Semenya et la normalisation du corps féminin au nom de l’égalité

Séminaire co-organisé avec l'École de droit. 25/04. 10h15-12h15.
  • Mokgadi Caster Semenya (credits: AP/Kamran Jebreili)Mokgadi Caster Semenya (credits: AP/Kamran Jebreili)

L'axe Discriminations et politiques catégorielles du LIEPP, l'Ecole de droit et la Clinique Juridique de Sciences Po ont le plaisir de vous convier à l'événement : 

Sport et discriminations : l’affaire Caster Semenya et la normalisation du corps féminin au nom de l’égalité

Jeudi 25 avril 2024 de 10h15 à 12h15.

Sciences Po, Salle K008, 1 place Saint-Thomas d'Aquin, 75007.

Inscription obligation pour les personnes externes à Sciences Po : events.edd@sciencespo.fr

Intervenante : 

Isabelle Rorive, Professeure, Faculté de Droit et de Criminologie, Centre Perelman, Equality Law Clinic, Université Libre de Bruxelles.

Résumé : 

Mokgadi Caster Semenya est une athlète sud-africaine, spécialiste du 800 mètres, triple championne du monde et double championne olympique de la discipline. C’est le 19 août 2009, à 18 ans, qu’elle gagne ses premiers championnats du monde d’athlétisme à Berlin en réalisant la meilleure performance de l’année, en pulvérisant son record personnel et en établissant un nouveau record national pour l’Afrique du Sud. Elle est alors une quasi  inconnue de la scène internationale d’athlétisme. Le lynchage médiatique est immédiat et la Fédération internationale d’athlétisme ne manque pas d’y contribuer. Pierre Weiss, alors secrétaire général, déclare dans une formule restée célèbre,  “C’est clair que Semenya est une femme, mais peut-être pas à 100%”.

Les règlements pris par la Fédération internationale d’athlétisme, aujourd’hui World Athletics, se succèdent et fixent des seuils de testostérone de plus en plus bas pour définir le “sexe sportif” féminin. Cette réglementation repose sur des données scientifiques sujettes à caution et est, à deux reprises, mise en cause devant le tribunal arbitral du sport établi à Lausanne. Ce dernier la suspend dans une premier temps, avant de la valider, tout en reconnaissant qu’elle est discriminatoire. Un recours est alors introduit devant les juridictions suisses et, ensuite, devant la Cour européenne des droits de l’homme qui rend un arrêt particulièrement divisé en faveur de Caster Semenya en juillet 2023. L’affaire est actuellement réexaminée par la Grande Chambre de la Cour.

L’affaire Caster Semenya s’inscrit dans l’histoire de l’exclusion des femmes du sport en général, et de l’athlétisme en particulier, et de leur conquête progressive, et toujours en cours, de l’accès à différentes disciplines réservées pendant longtemps aux hommes. Elle cristallise les débats sur la définition du sexe biologique, sur l’évolution des critères utilisés et sur l’embarras des sciences médicales à reconnaître que “ce n’est pas si simple que cela”. Elle révèle comment les processus de normalisation du corps de personnes intersexuées, dénoncés depuis une dizaine d’années comme des “pratiques préjudiciables” par les comités internationaux de protection des droits fondamentaux, sont à l’œuvre dans le sport de haut niveau, tout particulièrement à l’égard de femmes du Global South. Elle nous montre à voir qui décide ce qu’est une femme et comment l’argument d’égalité peut se retourner contre le principe de non-discrimination.

Roundtable 'Imagining the future of evaluation'

May 16th. 4pm-6pm.
  • eamesBot/ ShutterstockeamesBot/ Shutterstock

LIEPP is pleased to convene the roundtable: 

Imagining the future of evaluation

May, 16th. 4pm-6pm. (Paris time).

Location: Sciences Po, Amphithéâtre Simone Veil, 28 rue des Saints-Pères, 75007 Paris

Mandatory registration to participate in person.

Mandatory registration to participate via Zoom

Abstract:

In this exceptional LIEPP event, five leaders and internationally acclaimed scholars in evaluation will reflect on the future of the field. What new methods and approaches should be promoted? How is evaluation different from social science methods applied to social and economic issues – and should it be any different? What are the major institutional and political challenges to the development of evaluation and the promotion of its use in policymaking and within civil society? What should be the role of evaluation in democracy, and what practical tools can it rely on to fulfil this role? These are some of the questions which will be addressed in this roundtable.

Presenters:

  • Thomas D Cook, Professor Emeritus of Sociology, Northwestern University
  • Sandra Mathison, Professor of Education, University of British Columbia
  • Rebecca A. Maynard, Professor Emerita of Education and Social Policy, Penn Graduate School of Education
  • Raymond Pawson, Emeritus Professor of Social Research Methodology, University of Leeds
  • Laura R. Peck, Policy Evaluator, MEF Associates

Facilitator: Anne Revillard, Sciences Po, CRIS, LIEPP

Research-based initiatives to address gender-based violence in US and French universities

Seminar co-organized with Sciences Po, the CSO, the CEE, and PRESAGE. 17/04. 1.30-3.30pm
  • Cristian Storto / ShutterstockCristian Storto / Shutterstock

LIEPP's discriminations and category-based policies research group, Sciences Po, the CSO, the CEE and PRESAGE are pleased to convene the seminar: 

Research-based initiatives to address gender-based violence in US and French universities

Wednesday 17th April 2024, 1.30 - 3.30 pm

Mandatory registration (for Sciences Po students or staff only)

Abstract: 

In recent years, we have been witnessing a growing concern regarding gender-based and sexual violence on university campuses, particularly in the wake of the MeToo movement. This heightened focus has prompted various efforts to prevent and address campus-based violence. Faculty members have notably stepped up within their universities to drive transformative actions. This seminar provides an opportunity to discuss several such research-based initiatives, which are currently taking place in both the United States and France.

Speakers: 

Monica J. Casper, Professor of Sociology at San Diego State University, Special Assistant to the President on Gender-Based Violence, Chair of the Blue Ribbon Task Force on Gender-Based Violence

Hélène Périvier, Economist at the French Economic Observatory, Director of Sciences Po's Gender Studies Programme (PRESAGE), PI for the SAFEDUC research project

Chloé Mour, Equality, LGBT+ Rights and Gender-based Violence Officer at the French Ministry of Higher Education and Research

Chair:

Florence Faucher, Sciences Po, CEE

Politiques d’exonérations sur les bas salaires: usages et effets potentiels

Séminaire de l'axe Evaluation des politiques socio-fiscales. 23/04. 16h30-18h
  • HJBC / Shutterstock HJBC / Shutterstock

L'axe Evaluation des Politiques socio-fiscales du LIEPP a le plaisir de vous convier au séminaire : 

Politiques d’exonérations sur les bas salaires: usages et effets potentiels 

Mardi 23 avril. 16h30-18h. 

Sciences Po, Salle du Conseil, 13 rue de l’Université, 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel

Inscription obligatoire pour assister au séminaire via Zoom

Intervenants : 

Rapport à consulter :

Politiques d’exonérations sur les bas salaires: usages et effets potentiels, Rapport final AO-CFDT, 22 janvier 2024

Présentation : 

Quelles sont les incidences sur la structure de l’appareil productif et les qualifications des politiques d’exonération sur les bas salaires ? Telle est la question qui a été posée aux auteurs du rapport par la CFDT, qui viendront présenter leurs travaux lors de ce séminaire. 

L’objectif de ce rapport est double ; d’éclairer les effets potentiels des exonérations sur les salaires, la formation, les qualifications et plus largement les modes de production, ainsi que d’apprécier la mesure dans laquelle les représentants syndicaux peuvent exercer un droit de regard sur l’usage de ces exonérations. 

Le rapport dresse deux constats. D’abord, celui d’un déficit d’information et d’une difficulté d’appréhension des exonérations de cotisations sociales au niveau des branches comme des entreprises, avec une difficulté particulière dans les entreprises multi-établissements. Deuxièmement, les auteurs s’interrogent sur les formes variées d'optimisation qui peuvent avoir des effets sur les carrières salariales, les relations d’emploi (incitation à l’externalisation) et les formes de rémunération (incitations à développer les composantes défiscalisées et plus largement à contourner l’évolution du salaire de base).

After Opium: the braided meanings of drug addiction and recovery in colonial Vietnam

Séminaire de l'axe Politiques de Santé. 23/04. 17h-18h.
  • "Manufacture de l'Opium à Saigon" (1904). Manhhai / Flickr"Manufacture de l'Opium à Saigon" (1904). Manhhai / Flickr

L'axe Politiques de Santé du LIEPP est ravi de vous convier au séminaire : 

After Opium: the braided meanings of drug addiction and recovery in colonial Vietnam

Mardi 23 avril. 17h-18h.

Sciences Po. Salle du LIEPP. 1 place Saint Thomas d'Aquin. 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour participer en présentiel

Inscription obligatoire pour participer via Zoom

Intervenant : 

Claire Edington (University of California – San Diego)

Résumé :

Rather than adopt a timeless or universal understanding of the “addict” or “addiction” – a common tendency among historians of the opium trade – in this talk, I instead examine its late colonial iteration in Vietnam as the product of multiple strands braided together: the new psychiatric underpinnings of addiction science, colonial ideologies of race and mental health, as well as Vietnamese understandings of illness and the body, and worries about addiction as a threat to any independent, postcolonial future. I argue that French and Vietnamese views on addiction in the interwar years developed in tandem, at times intersecting, even as they pulled from different epistemologies and politics to frame the risks of drug use, both for the self and society at large. By the late 1930s, they would draw together to produce a new class of addicts, a relatively restricted group, defined by their pathological dependence on drugs and their social exclusion. This was not only a state-directed project, but a popular, Vietnamese one as well, which would persist well past the end of colonial rule. 

Présentation de l'ouvrage «La Révolution obligée»

Séminaire de l'axe Politiques environnementales organisé avec l'Ecole Urbaine de Sciences Po. 03/04. 17h-19h.
  • Damien GrenonDamien Grenon

L'École urbaine de Sciences Po et l'axe Politiques environnementales du LIEPP sont ravis de vous inviter à l'événement :

Présentation de l'ouvrage "La Révolution obligée. Réussir la transformation écologique sans dépendre de la Chine et des Etats-Unis"

Mercredi 3 avril. 17h19h.

Sciences Po, Salle H20428 rue des Saints-Pères,  75007 Paris.

Inscription obligatoire

Ouvrage paru en février 2024 aux éditions Allary, écrit par David Djaïz et Xavier Desjardins. La présentation de l’ouvrage par les auteurs sera suivie de débats et échanges avec la salle. 

La modération sera assurée par Charlotte Halpern, chercheuse au Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE) et codirectrice de l'axe Politiques environnementales du LIEPP. 

A propos de l'ouvrage : 

La transformation écologique n’a pas commencé. Malgré les innovations technologiques, les changements d’habitudes, les promesses des entreprises, les plans étatiques ou encore les COP, le monde, en 2023, n’a jamais autant consommé d’énergie fossile. Pourquoi tant de discours pour si peu de résultats ? N’y a-t-il rien de concret derrière ce verdissement qu’une majorité d’organisations et de citoyens appellent de leurs vœux ?

La Chine et les États-Unis ont déjà amorcé un tournant industriel spectaculaire. Ils s’imposent en champions de l’économie verte et organisent notre dépendance.

La France et l’Europe, elles, multiplient les ambitions et normes environnementales qui provoquent un retour de bâton populiste et anti-écologique. Nous cherchons encore comment transformer nos façons de produire, de consommer, d’habiter, de nous déplacer, de nous alimenter. Sans faire monter les colères. Tout en réaffirmant notre puissance industrielle et politique.

Nous avons moins de trente ans pour accomplir notre transformation écologique. Ce livre donne le mode d’emploi pour y parvenir.

Les auteurs : 

David Djaïz est essayiste et enseignant à Sciences Po. Il est l'auteur de Slow Démocratie (prix de l’Académie des sciences morales et politiques, prix étudiant du Livre Politique-LCP, finaliste du prix du Livre ­Politique, du prix du Mémorial – Grand Prix littéraire d’Ajaccio et du prix Pétrarque de l’essai France Culture-Le Monde) et de Le nouveau modèle français (prix d'Économie de l'Académie nationale de Bordeaux). 

Xavier Desjardins est professeur en urbanisme et Aménagement de l'espace à Sorbonne Université. Il est chercheur au sein de l'équipe Médiations, Science des lieux, science des liens. Ses travaux de recherche portent sur les liens entre urbanisme et mobilité, les politiques territoriales d’aménagement ainsi que les concepts et méthodes de l’urbanisme. Ses terrains de recherche sont principalement situés en Europe de l’Ouest. Il est également consultant en matière de stratégies et projets territoriaux. 

LIEPP DANS LES MEDIAS - MARS 2024

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Axe évaluation des politiques socio-fiscales

Travail : la perspective du « care », article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 18/03/2024

« Que sait-on du travail ? » : le « care » pris au piège de la dualité, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 18/03/2024

Faut-il maintenir un salaire minimum, émission de RFI avec Clément Carbonnier du 11/03/2024

« Que sait-on du travail ? » : des « normes viriles » persistent en entreprise, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 11/03/2024

Le RN est-il vraiment le parti des travailleurs ?, émission de France Culture avec Bruno Palier du 11/03/2024

Plan d'économies: "Il n'y a pas d'urgence", pour l'économiste Michaël Zemmour, émission de BFMTV avec Michaël Zemmour du 06/03/2024

« Le télétravail fait-il du bien aux salariés ? Ce que l’on a appris avec le Covid-19 », article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 04/03/2024

« Que sait-on du travail ? » : deux jours de télétravail estimés à 5 % d’augmentation de salaire au minimum, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 04/03/2024

Qui doit payer les salaires ?, article de Clément Carbonnier publié par Alternatives Economiques le 27/04/2024

« Que sait-on du travail ? » : l’inertie de la conflictualité au travail, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 26/02/2024

« Capital contre travail : le retour ? », article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 26/02/2024

Taxer les riches ou faire jouer la concurrence ?, chronique d'Etienne Wasmer publiée par Les Echos le 22/02/2024

Investir dans la capacité d’apprentissage de l’organisation pour la double transition digitale et écologique,  article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 19/02/2024

« Que sait-on du travail ? » : les huit dimensions de la force d’une entreprise, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 19/02/2024

Axe évaluation de la démocratie 

Penser, enfin, le pluralisme des médias, tribune de Julia Cagé publiée par Le Monde le 15/02/2024

Sens public, émission de Public Sénat avec Elisa Chelle du 15/02/2024

La décision du Conseil d’État est une excellente nouvelle pour le respect du pluralisme, article citant les propos de Julia Cagé publié par l'Humanité le 14/02/2024

Axe politiques éducatives 

Les différences d'orientation entre les filles et les garçons sont "moins nettes dans les milieux favorisés", entretien avec Agnes Van Zanten publié par l'Etudiant le 08/03/2024

700 millions d’économie sur l'école ?, émission de France Culture avec Elise Huillery du 26/02/2024

Les émotions, « Apprendre à apprendre, avec Grégoire Borst », émission de France Culture avec Grégoire Borst du 22/02/2024

Axe discriminations et politiques catégorielles 

Comment défendre les intérêts des femmes au travail ?, émission de France Culture avec Anne Boring du 08/03/2024

« 70% du travail domestique et familial est réalisé par les femmes », entretien avec Hélène Périvier publié par La Tribune le 08/03/2024

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LIEPP Newsletter - Mars 2024

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Comment faire face à l’injustice climatique ? La COP 28 et le fonds « pertes et préjudices »

Entretien avec Matthieu Wemaëre
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 L’un des enjeux majeurs de la transition écologique est de garantir une certaine justice entre les Etats, qui font face de manière inégale aux impacts négatifs du changement climatique. Lors de la COP27 qui s'est tenue à Charm el-Cheikh fin 2022, le fonds « pertes et préjudices » a été créé, afin de réparer les dommages subis par les pays les plus impactés par le dérèglement climatique. Cependant les modalités d’application et de fonctionnement de ce fonds (bénéficiaires, contributeurs, montant des contributions...) restaient à définir. La COP28, qui s’est tenue en décembre 2023 à Dubaï, a permis de trouver un accord concernant le financement des pertes et préjudices, notamment par l'intermédiaire du fonds. Que pouvons-nous attendre de ce fonds ? Comment fonctionnera-t-il concrètement ? 

Matthieu Wemaëre est avocat inscrit aux barreaux de Paris et de Bruxelles et chercheur associé à l’IDDRi, un institut indépendant de recherche sur les politiques publiques et plateforme de dialogue multi-acteurs. Il a également travaillé pendant 6 ans à la Commission européenne comme juriste à la Direction générale de l’Environnement. Le 1er décembre 2023, il a participé au side event à la COP28 organisé par l’axe Politiques Environnementales du LIEPP et le GDR Climalex “Pertes et préjudices : un mécanisme de justice climatique ?”.

  • Pourquoi avoir créé le fonds « pertes et préjudices » et qu’est ce qui fait sa spécificité ? 

Ce fonds répond à un besoin car le réchauffement climatique est bien présent. Les températures moyennes ont déjà augmenté de 1.2 à 1.4 degrés depuis l’ère pré industrielle. Le climat est donc perturbé et les conséquences de ces perturbations peuvent être extrêmes, d'une manière aussi bien soudaine (typhon, inondation, cyclone…) que lente (désertification, élévation du niveau de la mer) et provoquer des dégâts considérables.  Lorsque les dégâts engendrés sont irrésistibles et irréversibles on parle de perte ou de préjudice, qu’il faut réparer. La création de ce fonds était donc nécessaire car le climat va continuer à se dérégler et à engendrer des évènements de plus en plus violents, intenses et fréquents.

Juste avant la COP27, durant l’été 2022, il y a eu de fortes inondations au Pakistan qui ont submergé 10% du territoire et entraîné des pertes estimées à plus de 60 milliards de dollars. Cet événement a marqué les esprits et a facilité l’adoption du fonds, d'abord établi au nom de la solidarité de la communauté internationale à l'égard des Etats les plus vulnérables aux impacts néfastes des changements climatiques, notamment les petits Etats insulaires directement menacés par la montée des eaux qui avaient pourtant alerté cette même communauté internationale depuis bien longtemps.

La création de ce fonds tente donc de répondre à un besoin devenu pressant en prévoyant l’octroi d'une aide financière aux pays “particulièrement vulnérables”, le niveau de vulnérabilité d’un pays étant usuellement déterminé en fonction de son exposition, de sa sensibilité ou de sa capacité d’adaptation aux impacts des changements climatiques.

La spécificité de ce fonds est qu’il propose de réparer un préjudice causé par un dommage sans qu’il y ait de mise en cause de responsabilité. Habituellement lorsqu’on parle d’indemnisation ou de réparation, c'est parce que la responsabilité juridique d’une personne publique ou privée est mise en cause. Dès 2015 lors de la COP21, il avait été convenu que les mesures prises dans le cadre de coopération internationale sur le climat pour faire face aux pertes et préjudices ne pourrait donner lieu, ni servir de fondement, à aucune responsabilité ni indemnisation.

Par ailleurs il existe d’autres outils, notamment dans le cadre des Nations Unies, qui peuvent être utilisés en cas d'événements climatiques extrêmes, notamment pour intervenir en urgence, par exemple pour fournir une aide humanitaire ou alimentaire. Ce nouveau fonds va donc devoir être utilisé de manière cohérente et complémentaire avec d’autres mécanismes de financement, ce qui va nécessiter une coordination des moyens d'intervention. Cependant, ce fonds est unique car aucun fonds jusqu’à présent ne se concentrait sur la réparation. Les mécanismes existants interviennent d'abord en première urgence et, dans certains cas, ils peuvent subvenir à certains besoins de reconstruction (lors de tremblements de terre, de tsunamis...). 

  • Quelles modalités d'application et de fonctionnement du fonds ont été adoptées lors de la COP 28 à Dubaï ?

Les arrangements pour abonder et rendre opérationnel ce fonds ont été décidés dès le premier jour de la COP 28. C’est un signal fort, qui montre la détermination des Etats. L’objectif du fonds, sa vocation et sa gouvernance ont été déterminés à ce moment-là.

L’objectif du fonds est assez large : “aider les pays particulièrement vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques à faire face aux pertes et préjudices économiques et autres liés à ces effets, notamment aux phénomènes météorologiques extrêmes et aux phénomènes qui se manifestent lentement.” (Décision FCCC/CP/2023/L.1−FCCC/PA/CMA/2023/L.1). Ce fonds n’est donc pas destiné à une catégorie de pays prédéfinie et le nombre de bénéficiaires potentiels du fonds n’est pas déterminé. 

La vocation du fonds est de fournir des financements visant à faire face à diverses difficultés, telles que les urgences liées au climat, l’élévation du niveau de la mer, les déplacements, les réinstallations, les migrations, l’insuffisance des informations et des données climatiques, etc. Ce qui est d’abord mis en avant est la nécessité d’une reconstruction et d’un redressement résilients aux changements climatiques, dont le financement pourrait atteindre des montants très importants notamment si l'on prend en compte les pertes à la fois économiques et non économiques. Au Pakistan par exemple, les pertes suite à l'inondation de 2022 avaient été estimées à 60 milliards de dollars par la Banque Mondiale. Pour un seul pays, cela représente plus de la moitié que ce que les pays développés s’étaient engagés à mobiliser pour financer l'action climatique dans tous les pays en développement par an (à savoir 100 milliards de dollars d'ici 2020).

En termes de gouvernance, les pays en développement ne souhaitaient pas confier un tel fonds à la Banque Mondiale, car ils voulaient participer à la prise de décision. Ils ont finalement accepté que le fonds soit hébergé pour une période intermédiaire de 4 ans par la Banque Mondiale, uniquement pour pouvoir le rendre opérationnel dès que possible. Mais ils ont obtenu que ce fonds soit une entité chargée d'assurer le fonctionnement du mécanisme financier de la Convention climat (CCNUCC) et qu'il rende compte chaque année de ses activités dans ce cadre-là (et non celui de la Banque Mondiale). Et à l’instar du fond vert sur le climat, le fonds pertes et préjudices sera dirigé par un conseil composé majoritairement de représentants de pays en développement (14 membres, et 12 membres de pays développés) qui mettra en place les modalités de financement, approuvera les octrois de financement et émettra des recommandations pour améliorer les conditions de financement.

Enfin concernant les modalités de financement, tous les pays seront admissibles mais il y a aura différents types d’accès en fonction de l’urgence de la situation. Un accès direct est prévu. Par exemple, en reprenant le cas du Pakistan, un pays pourra demander à être financé directement pour se reconstruire.

Pour des requêtes moins urgentes, un accès indirect est aussi prévu. Dans ce cas, les financements passent par des intermédiaires, comme des agents d’exécution tels que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ou des banques régionales de développement qui seront des relais pour demander le financement et le gérer en concertation avec le pays bénéficiaire.

Ce fonds sera alimenté principalement par des contributions volontaires, donc de la subvention, mais aussi par des dons privés ou des prêts y compris à des conditions très concessionnelles. Avant Dubaï, les pays en développement avaient demandé que le fonds soit doté d'un montant minimum en partant du principe que seuls les pays développés devraient fournir ces ressources, mais ils n'ont pas obtenu gain de cause. La décision finalement adopté par la COP28 exhorte les pays développés à continuer de soutenir les activités visant à remédier aux pertes et aux préjudices mais tout en encourageant les autres pays à les soutenir sur une base volontaire, sans fixer de montant. A la fin de la COP, 792 millions d’euros avaient été promis pour alimenter le fonds. Ce montant est loin des 60 milliards de préjudice subis par le Pakistan, mais il témoigne tout de même d'une volonté d’abonder le fonds rapidement.

Un système d’allocation des fonds va être mis en place par le conseil, qui dépendra de certains critères d’éligibilité. La vulnérabilité du pays sera prise en compte, mais aussi l’ampleur de l’événement subi. Les notions de vulnérabilité et d’ampleur n’étant pas tout à fait quantifiées, l’arbitrage se fera au niveau du conseil du fonds. Lors de la COP28 il a aussi été décidé que le conseil du fonds devrait faire en sorte d’éviter que le fonds ne se concentre trop sur un pays, un groupe de pays ou une région. Il y aura donc une forme de répartition qui veut garantir une certaine équité entre les régions du monde, même si elles ne sont pas égales face aux conséquences des changements climatiques. Une pondération devra être trouvée en fonction de ces critères. En réalité, les objectifs et les modalités de fonctionnement ont été prédéfinis lors de la COP28 mais ils dépendront concrètement du travail du conseil, qui affinera et ajustera ces modalités.

Pour permettre la coordination entre le fonds et les autres arrangements de financement internationaux prévus pour faire face aux risque les catastrophes naturelles, notamment ceux des Nations Unies, ce fonds va jouer le rôle d'une plateforme d'échanges d’informations. Un moment d’échange sera prévu chaque année entre les représentants du conseil du fonds et les représentants des agences des Nations Unies.

  • En quoi la création et la mise en œuvre de ce fonds contribuent-ils concrètement à la justice climatique ?  

L’objectif de ce fonds est de réduire a posteriori une inégalité due aux impacts négatifs du changement climatique dans des pays qui économiquement et socialement n’ont pas les moyens d’y répondre, alors même qu’ils n’ont que très peu contribué aux phénomènes qui causent ces événements. Ce fonds tente de contribuer à plus de justice climatique en ce qu’il organise la solidarité internationale.

Il est important de voir la création de ce fonds comme une mesure de réparation physique, de reconstruction suite à un préjudice. Contrairement à une mesure d’adaptation, qui tend à prévenir, à diminuer la sévérité, la fréquence, la violence des impacts de ces événements, ce fonds a été pensé comme une réponse pour réparer les dégâts après que ces événements se sont produits. Il y a une forme de prévention dans l’adaptation qu’on ne retrouve pas dans les pertes et préjudices, qui partent du constat qu'un préjudice est subi.

Cependant, concrètement, les modalités du fonds pertes et préjudices sont loin des attentes de certains Etats. Aucun chiffre minimum d’alimentation du fonds n’est fixé, les critères d’allocation réduisent la possibilité pour certains Etats d’en bénéficier, et les notions juridiques sur lesquels s’appuie la gestion de ce fonds ne sont pas toutes définies et devront être interprétées. La création de ce fonds est donc une réponse partielle mais nécessaire aux enjeux du changement climatique.

Il sera intéressant d’observer si la création de ce fonds aura un impact sur les recours contentieux intentés au nom de la justice climatique. Au sein des pays développés, qui ne bénéficieront probablement pas de ce fonds, la responsabilité des Etats continuera à être mise en cause soit pour inaction, soit pour un préjudice subi (physique ou moral). Cependant certains Etats qui pourraient recevoir une aide du fonds pertes et préjudices pourront préférer solliciter ce fonds plutôt que faire un recours contentieux.

La Cour Internationale de Justice devrait prochainement rendre un avis consultatif à la demande des Etats insulaires sur l’obligation potentielle des Etats à ne pas créer de dommage qui pourrait avoir un impact dans un autre Etat. Cela pourrait entraîner des recours contentieux d’Etats contre Etats, d’ONG contre des Etats et aussi de l’arbitrage avec certaines entreprises polluantes. Il sera nécessaire d’évaluer l’efficacité de ces mécanismes de lutte contre l’injustice climatique dans les prochaines années. 

Propos recueillis par Ariane Lacaze. 

Retirement and COVID-19 vaccination: evidence from a fuzzy regression discontinuity design

Séminaire de l'axe Politiques de Santé. 3 avril. 11h30-12h30.
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L'axe Politiques de Santé du LIEPP est ravi de vous convier au séminaire : 

Retirement and COVID-19 vaccination: evidence from a fuzzy regression discontinuity design

Mercredi 3 avril. 11h30-12h30.

Sciences Po. Salle du LIEPP. 1 place Saint Thomas d'Aquin. 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour participer en présentiel

Inscription obligatoire pour participer via Zoom

Intervenant : 

Ilias Kyriopoulos (LSE)

Résumé :

The transition to retirement is considered one of life’s most significant events, bringing about substantial changes to an individual’s preferences and daily life. This study considers behaviour changes toward COVID-19 vaccination following retirement. Using data from the Survey of Health, Ageing, and Retirement in Europe (SHARE) and a fuzzy regression discontinuity design, we examined the impact of retirement on uptake of COVID-19 vaccinations. After considering potential endogeneity concerns, our analysis reveals that compared to individuals of similar age who have not yet retired, retirees were less inclined to get vaccinated. Our findings are consistent across various estimation methods and model specifications. Additionally, we present evidence suggesting that changes in social interactions following retirement may offer a plausible explanation for this phenomenon. Specifically, retirement results in decreased frequency of social interactions with neighbours, friends, and colleagues. These findings underscore the necessity for public health and vaccination campaigns targeted at retirees.

Comment verser de l'argent aux pauvres ? Comment l'économiste peut-il répondre à la question normative ?

Séminaire de l'axe Evaluation des politiques Socio-fiscales. 03/04. 16h30-18h.
  • Oleg Elkov / Shutterstock Oleg Elkov / Shutterstock

L'axe Evaluation des Politiques socio-fiscales du LIEPP a le plaisir de vous convier au séminaire : 

Comment verser de l'argent aux pauvres ? Comment l'économiste peut-il répondre à la question normative ?

Mercredi 3 avril. 16h30-18h. 

Sciences Po, Salle K011, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel.

Inscription obligatoire pour assister au séminaire via Zoom

Intervenant : 

Guillaume Allègre (OFCE - Sciences Po)

Présentation : 

La collectivité doit-elle verser de l’argent aux personnes sans revenus ? Doit-elle verser cette aide à ceux qui pourraient travailler mais ne travaillent pas volontairement ? Doit-elle verser cette aide à tous sans distinction, aidés y compris ? Doit-elle verser cette aide aux individus ou aux foyers ? L’assistance sociale fait ainsi l’objet de dilemmes, conséquences de rationalités concurrentes. Comment trancher ? 

La réponse de l'ouvrage Comment verser de l'argent aux pauvres ? (Presses universitaires de France) est qu’il faut débattre des principes de justice sociale et défendre des droits hiérarchisés, en particulier le droit à des moyens convenables d’existence. En cherchant l’optimal, la discipline économique n’est trop souvent pas convaincante. En mettant l’accent sur les droits, cet ouvrage plaide pour un vrai revenu minimum d’insertion, le plus élevé possible, luttant ainsi contre la trappe à pauvreté qui est la pauvreté elle-même. 

Un plaidoyer pour la justice et le pragmatisme en économie, en défense des droits économiques des plus pauvres. 

What If The Basis For Policy Decisions Is Misleading? The Case Of Perceived Discrimination Of LGBTQ+

Séminaire de l'axe Discriminations et politiques catégorielles. 21/03. 12h30-14h.
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L'axe Discriminations et politiques catégorielles du LIEPP a le plaisir de vous inviter au séminaire : 

What If The Basis For Policy Decisions Is Misleading?
The Case Of Perceived Discrimination Of LGBTQ+

Jeudi 21 mars de 12h30 à 14h

Lieu : Sciences Po, Salle du LIEPP, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007 Paris

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel

Inscription obligatoire pour assister au séminaire via Zoom

Intervenante : 

Résumé : 

Policy makers frequently base their decision on survey measures, such as the Eurobarometer or the European Social Survey. However, not all survey measures are valid, reliable and comparable. LGBTQ+ rights received increasing attention from policy makers in recent years because they address discrimination, stigmatisation, and victimisation problems. LGBTQ+ policies differ within Europe. Political and socio- cultural barriers against LGBTQ+ people are still evident in Central and Eastern European countries, whereas the support is higher in North European countries. However, Eurobarometer data show an empirical puzzle: respondents from countries that are known for extensive discrimination towards homosexuals indicated that they are not aware of discrimination against homosexuals at the workplace. At the same time, in countries that are characterized by relative tolerance and legal equality regarding homosexuals, respondents mention more frequently discriminatory behavior. This mismatch between reality and reported perceived discrimination might lead to misleading policy recommendations. Potential explanations for this discrepancy might be that respondents across countries adopt different perspectives, refer to different policies, think of different groups (e.g., gay or lesbians), lack awareness of discriminatory behavior or respond socially desirable.

This seminar provides an overview of relevant measures of discrimination of LGBTQ+ in cross-national surveys of the general population (e.g., Eurobarometer, European Social Survey, World Value Survey), discusses relevant methodological issues and potential solutions. It also discusses different approaches to assess the cross-national performance of measures, such as web probing and measurement invariance tests.

LIEPP DANS LES MEDIAS - FEVRIER 2024

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Axe évaluation des politiques socio-fiscales

« Que sait-on du travail ? » : les assistantes maternelles, un métier où l’on « n’arrête jamais », article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 05/02/2024

« Que sait-on du travail ? » : 40 % des cadres sont des « planneurs », article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 05/02/2024

Que reste-t-il de l'assurance chômage ?, émission de France Culture avec Bruno Palier du 05/02/2024

Pourquoi les salaires au-dessus du smic augmentent-ils si peu alors que le chômage baisse ?, tribune de Bruno Palier publié par Le Monde le 01/02/2024

Supprimer l’allocation de solidarité spécifique va appauvrir encore les précaires sans emploi, article de Michaël Zemmour, publié par Alternatives Economiques le 31/01/2024

Dire « oui » ou « non » à l’ordinateur : retour sur la numérisation du service public de l’emploi,  article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 29/01/2024

« Que sait-on du travail ? » : les algorithmes au cœur de la relation entre les demandeurs d’emploi et leurs conseillers, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 29/01/2024

La transformation des organisations du travail en France, un défi qui reste à relever, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 19/01/2024

« Que sait-on du travail ? » : La France peine à développer les organisations apprenantes, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 19/01/2024

Une semaine en France avec Bruno Palier, émission de France Inter avec Bruno Palier du 19/01/2024

Loi immigration: la «préférence nationale», risque majeur pour les étrangers précaires, article citant les travaux d'Elvire Guillaud et Michaël Zemmour publié par Arab News le 19/01/2024

Taxer tout ce qui bouge, pas le reste, chronique d'Etienne Wasmer publiée par Les Echos le 18/01/2024

Axe politiques éducatives 

Apprendre à apprendre, émission de France Culture avec Grégoire Borst du 9/02/2024

Écrans pour les tout-petits : éduquer plutôt qu’interdire, est-ce la solution ?, article citant les propos de Grégoire Borst publié par Sud Ouest le 04/02/2024

Les bienfaits de l'écoute, ou comment écouter l'autre dans une société défouloir ?, émission de France Inter avec Grégoire Borst du 31/01/2024

Sommeil : comment aider mon ado à retrouver un rythme, article citant les travaux de Grégoire Borst publié par Femina le 19/01/2024

Excellence, valeurs, entre-soi : pourquoi les parents d'élèves choisissent l'enseignement privé, article citant les propos d'Agnes Van Zanten publié par France Culture le 30/01/2024

Axe politiques de santé 

Sur qui doit peser l'augmentation du coût de la vie ?, émission de France Culture avec Hélène Périvier du 30/01/2024

Baisse de la natalité : "Ce n'est pas parce qu'on modifie le congé parental qu'on va inverser la tendance", émission de France Info avec Hélène Périvier du 17/01/2024

Axe politiques environnementales

Le ministère de l’Environnement se retrouve-t-il affaibli par le gouvernement Attal ?, article citant les propos de Charlotte Halpern publié par Challenges le 17/01/2024

Axe évaluation de la démocratie 

Comment une chaîne devient-elle de gauche ou de droite ?, article citant les propos de Julia Cagé publié par l'Ina le 18/01/2024

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LIEPP NEWSLETTER - FEVRIER 2024

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Groupe de travail "Trajectoire de pauvreté"

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Le groupe de travail « Trajectoire de pauvreté » de l'axe Evaluation des politiques socio-fiscales du LIEPP est consacré à la présentation de travaux consacrés à la mesure de la pauvreté dans toutes ses dimensions, notamment dans une perspective longitudinale, et à l’étude des politiques publiques qui ont pour but ou pour conséquence de réduire ou d’aggraver les situations de pauvreté.

Le séminaire réunit des chercheuses et chercheurs universitaires ou en administration en économie, sociologie et sciences politique. Les travaux présentés sont le plus souvent à un stade préliminaires.

Il se réunit toutes les six semaines le vendredi matin au LIEPP.

Séances à venir : 

  • 31 mai 2024 : Caractérisation socio-économique du territoire autour des hôpitaux Paris Seine-Saint-Denis.
    Intervenante :  Chantal Julia (EREN / Haut conseil de la santé publique)

Séances passées : 

2024

  • 29 mars 2024 : Évolutions et déterminants de la critique des bénéficiaires de l'État social dans la France contemporaine : tentative d'opérationnalisation quantitative. Intervenant : Pierre Blavier (Clersé, Université de Lille / LIEPP) 
  • 16 février 2024 : Approche comparative de la transition vers la pauvreté et le bien-être (Allemagne, France, Royaume Uni et Australie). Intervenante : Eleonore Richard (PSE)
  • 12 janvier 2024 : Le marché du travail au fil des générations. Intervenant : Henri Martin (OFCE, INSEE)

2023

  • 17 novembre 2023 : Reliance: les effets complexes d'un programme d'accompagnement à la reprise d'activité pour des familles monoparentales au rsa de longue durée. Intervenant : Arthur Heim (CNAF)
  • 29 septembre 2023 : La perception des inégalités économiques par différents groupes sociaux, portée et limite. Intervenants : Célia Bouchet (CEET, CNAM) et Nicolas Duvoux (CRESPPA-LabToP, Université Paris 8)
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Appel à projets général du LIEPP 2024

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Appel à projets général du LIEPP 2024

Le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) lance un appel à projets pour renforcer les activités de ses axes de recherche, dans sa dynamique de redéploiement en partenariat avec Université Paris Cité (UPC).

Cet appel à projets (AAP) vise à soutenir une diversité d’activités en évaluation des politiques publiques en lien avec les 6 axes de recherche thématiques du LIEPP (discriminations et politiques catégorielles ; évaluation de la démocratie ; politiques éducatives ; politiques environnementales ; politiques de santé ; politiques socio-fiscales) ou de façon transversale autour des approches et méthodes en évaluation.

L’appel est ouvert de façon large à toutes les disciplines permettant d’alimenter la réflexion sur l’action publique (data science, droit, économie, géographie, histoire, psychologie, santé publique, sciences de l’éducation, sciences de gestion, sciences environnementales, sciences du vivant, science politique, sociologie...). 

Champ thématique de l'appel à projets : évaluation de programme et d’interventions, évaluation des politiques publiques : politiques éducatives, sociales, fiscales, environnementales, politiques de santé, politiques antidiscriminatoires et catégorielles (ex. genre, handicap, politiques migratoires), évaluation de la démocratie, approches théoriques et méthodologiques en évaluation)

Condition d'éligibilité : l’appel est ouvert à tout.e chercheur.e titulaire, doctorant.e ou post- doctorant.e ayant pour affiliation principale un laboratoire de Sciences Po ou d'Université Paris Cité.

Type de projets possibles :

✔ Mise en réseau (événement/workshops de réseaux existants ou appui à la création d’un nouveau réseau en seed funding),

✔ Co-financement de projets en cours,

✔ Soutien à la publication,

✔ Courts séjours de recherche.

Montant maximal du financement demandé : 10 000 €

Durée : Les dépenses devront être réalisées avant fin décembre 2024 au plus tard.

Modalités de candidature

Nous recommandons aux personnes intéressées par cet appel à projets de contacter dès à présent l’équipe du LIEPP [andreana.khristova@sciencespo.fr ou liepp@sciencespo.fr] pour faire part de leur souhait de déposer un projet, en envoyant un court message avec pour objet [Appel à projets LIEPP]. L'équipe du LIEPP sera à leur disposition pour répondre à leurs questions et les accompagner dans le montage du projet (notamment budgétaire).

Les projets peuvent être rédigés en français ou en anglais.

Les projets sont à soumettre pour le 15 mars 2024 au plus tard, à l’adresse liepp@sciencespo.fr avec pour objet [appel à projet LIEPP]. Aucun dossier de candidature incomplet ou hors délai ne sera considéré.

Les résultats seront communiqués le 5 avril 2024.

Documents joints :

- Texte complet de l’appel à projets (pdf)

- Formulaire de candidature (word)

Liste des projets sélectionnés : 

A matter of reciprocity: does increasing recognition for ‘those who work’ decrease support for blaming welfare recipients? (RECIPROC)

Appropriate use of Caesarean section through QUALIty DECision-making by women and providers in low and middle-income countries (QUALI DEC)

Développement et validation d'une échelle d'évaluation de la prosocialité chez l'enfant (DeVProScale)

Discontinuité de l’emploi et réforme de l’assurance chômage : quels effets sur le revenu et le retour à l’emploi des demandeurs d’emploi ? (DISRAC)

Financialisation and labour conditions: comparative public policies in Brazil and Greece

Gender Homophily in Team Formation (GHTF)

Government Policy and Parenting (GP&P)

(In)justice reproductive en France: Les droits reproductifs au prisme des rapports de domination de genre, de race et de classe (JR France)

La gouvernance urbaine face à la participation citoyenne : Etude de la trajectoire organisationnelle d’une innovation institutionnelle - Cas de la Coordination Nationale des Conseils de Développement (Traj-Inno-Démoc)

Neighborhoods and child development: the French experience

Policies for Sustainable Consumption and Sufficiency: Justice, Effectiveness and Instrumentation

Shocking Belief Systems (SBS)

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Partage des données de la recherche : enjeux et obstacles

Entretien de Célia Bouchet (CEET, CNAM) avec le CRIS et le LIEPP
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La question du partage des données de la recherche est depuis plusieurs années devenue centrale dans le monde académique. Pour encourager la transparence, l’intégrité scientifique, la mise en partage et la ré-employabilité des données, les chercheur‧es sont encouragé‧es à rendre accessibles les données de leurs recherches. Mais quelles sont les conséquences de cette pratique ? Comment la mettre en place concrètement ? 

Célia Bouchet est post-doctorante au CEET (Centre d'études de l'emploi et du travail) du CNAM. Ses recherches, menées notamment au CRIS et au LIEPP (au sein de l'axe Discriminations et Politiques catégorielles), portent sur les mesures et les mécanismes des inégalités sociales, notamment celles liées au handicap et au genre. Depuis la soutenance de sa thèse, elle a largement contribué à disséminer ses résultats de recherche, en facilitant l'accès à ses données. Elle est lauréate du Prix de thèse du Défenseur des Droits 2023 et du Prix science ouverte des données de la recherche 2023, remis par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. 

  • Aviez-vous dès le départ de votre travail de thèse l'idée de conserver, documenter, permettre une réutilisation de vos données ? 

Non, je pense que je n'ai pas eu cette idée tout de suite parce que je n’avais pas vraiment de modèles d’ouvertures de données de thèse à disposition. Je n’ai pas été formée à la mise à disposition des données lors de mon master. J’avais plutôt des réflexes de protection des données allant à l’encontre d’une ouverture : protéger l’anonymat des personnes rencontrées en entretien, respecter l’engagement de non-partage des données passé avec l’Adisp (Archives de Données Issues de la Statistique Publique, qui gère la mise à disposition des enquêtes de la statistique publique). Cela étant, c’est une idée qui est arrivée tout de même assez rapidement, au bout d’un an de thèse environ, par deux intermédiaires différents. D’abord, j’ai participé à une formation de l'École de la recherche sur la gestion des données de la recherche, où cette question du devenir des données à l’issue de la recherche était évoquée. Ensuite, au moment du lancement de ma campagne d’entretiens quelques mois plus tard, ma directrice de thèse, Anne Revillard, m’a conseillé de profiter de la fiche d’information que je comptais distribuer aux personnes interrogées afin d’obtenir leur accord explicite pour que d’autres chercheur‧es puissent réutiliser les entretiens. Ces deux influences ont eu un rôle important.

  • Est-ce que du personnel support vous a accompagnée dans la gestion de ces données ? 

J’ai pu m’appuyer sur plusieurs collègues des équipes de soutien à la recherche. Cyril Heude, data librarian à Sciences Po, s’est rendu disponible pour créer mon compte sur Data Sciences Po, répondre à mes questions, émettre des suggestions, et publiciser mes jeux de données avec Guillaume Garcia, ingénieur de recherche au CDSP de Sciences Po. Paul Colin, anciennement responsable de la gestion et de l’ouverture des données pour le PPR Autonomie, m’a aussi conseillé lorsque j'ai commencé à rédiger un article méthodologique sur mon travail d’ouverture des données. Enfin, deux déléguées à la protection des données de Sciences Po, Marion Lehmans puis Nawale Lamrini, m’ont accompagnée pour garantir la conformité de ma recherche doctorale et du processus d’auto-dépôt au cadre réglementaire.

Légende: Page d’accueil de data.sciencespo, l’entrepôt de données de Sciences Po

  • Aujourd’hui, comment gérez-vous les données de recherche que vous produisez ? 
J’ai développé le réflexe d’ouvrir mes données, mais aussi mes productions scientifiques au sens large. Par exemple, j'ai créé un carnet Hypothèses où j’ai mis à disposition les annexes électroniques de ma thèse, les diaporamas que j'utilise pour mes présentations, mes supports d'enseignement, etc. Sur ce point, d’ailleurs, j'ai pu m’inspirer des pratiques de plusieurs collègues du CRIS dont j’avais déjà consulté les sites personnels, notamment Anne Revillard et Olivier Godechot. Maintenant, j’ai aussi pu constater que, selon les contextes de recherche, il est plus ou moins facile de recevoir les autorisations nécessaires pour ouvrir des données—même pseudonymisées. Par exemple, lorsque l'enquête se fait au sein d’une organisation, la simple permission de publier les résultats de la recherche peut faire l’objet de négociations… et, dans ce cas, l’ouverture des données récoltées est une perspective assez lointaine.

 

Légende: Page d’accueil du carnet Hypotheses de Célia Bouchet.
URL: https://celiabouchet.hypotheses.org/ 


  • En tant que jeune chercheuse, comment vivez-vous le contexte croissant d’incitation à l’ouverture des données de la recherche ? 
Je distingue l’objectif d’ouverture des données et la façon dont il est mis en œuvre. L’objectif, je l’approuve et je m’y reconnais. J’estime beaucoup la “culture libre”, d’ailleurs j’utilise principalement des logiciels libres au quotidien. Il y a aussi des raisons qui, peut-être, sont plus spécifiques à mon sujet et mon terrain de recherche. Les études sur le handicap sont encore un champ de recherche assez minoritaire, et il me tient d'autant plus à cœur de faciliter la diffusion de connaissances sur le sujet. J’y vois aussi un enjeu déontologique, car, lorsque j'ai demandé aux personnes rencontrées lors de mon enquête qualitative la permission de verser les contenus pseudonymisés de leur entretien sur un entrepôt pour que d’autres chercheur‧es puissent les utiliser dans leurs travaux, les réactions ont très souvent été enthousiastes. Plusieurs des personnes rencontrées avaient par exemple la conviction que la recherche était importante pour informer les politiques publiques et les faire évoluer. Dans cette perspective, l'idée que leur récit puisse resservir dans d’autres recherches leur permettait de contribuer d’autant plus à un changement social positif. 
  • Quels aspects vous semblent poser problème ?
Comme d'autres collègues, j'ai de vraies inquiétudes sur la façon dont l’ouverture des données est organisée. Dans le fonctionnement actuel, les jeunes chercheur‧es sont particulièrement visé‧es par les incitations à ouvrir des données, sans que cette activité soit vraiment discutée collectivement au sein de la communauté de recherche en sciences sociales, et sans que des moyens économiques et humains suffisants y soient alloués. Je l’ai dit, j'ai eu la chance d’avoir l’appui de plusieurs collègues, et j’en éprouve beaucoup de gratitude mais cela n’a pas toujours été suffisant. Il me semble qu’il y aurait besoin de réflexions plus collectives et de ressources matérielles plus conséquentes, si on veut éviter que la politique d’ouverture des données ne repose sur les chercheur‧es les plus précaires.

  • Est-il chronophage pour vous de préparer ces données ? Comment articulez-vous ce travail avec votre temps de recherche ?

C’est un travail d’une ampleur que je n’imaginais pas. Pour contextualiser, j’ai mis en ligne deux jeux de données : un jeu centré sur les matériaux qualitatifs de ma thèse, notamment les transcriptions d’entretiens, la fiche d’information que j’ai transmise aux personnes rencontrées, la grille d’entretien, etc ; et un jeu centré sur une exploitation statistique de l’Enquête emploi en continu, réalisée dans le cadre du volet quantitatif de ma thèse. Pour le volet qualitatif, comme je récoltais mes propres données, il a fallu beaucoup d’anticipation et de formalisation. Pour le volet quantitatif, j’ai pris la décision plus tard et j’avais davantage de marge de manœuvre. Mais dans les deux cas, cela impliquait un gros travail : changer tous les noms propres sur 1400 pages d’entretiens (pour une pseudonymisation renforcée) ; trier et nettoyer mes scripts de code, puis ajouter des explications didactiques au fur et à mesure ; déterminer les autres documents méthodologiques pertinents et les mettre en forme ; documenter tout ce processus dans des fichiers Read-Me… Cela m’a pris plusieurs centaines d’heures au total. Comme j’avais un contrat de recherche en journée, sur un projet différent, je prenais ce temps sur mes pauses déjeuners, mes soirées, mes week-ends. Je l’ai vécu comme long et fastidieux, et je n’encouragerais pas nécessairement quelqu’un d’autre à se lancer dans ces conditions.

  • Avez-vous été confrontée à d’autres obstacles liés au partage de données ?  
Oui, je pense à deux types d’obstacles. Premièrement, j’ai eu des incertitudes juridiques sur le périmètre de ce que j’avais le droit de partager. Concernant le jeu qualitatif, comme je ne précisais pas aux personnes enquêtées à quoi correspondait “le contenu de l’entretien” que j’allais déposer sur l’entrepôt, je ne savais pas si je devais me limiter à la transcription de l’enregistrement ou si je pouvais inclure les notes d’observations que j’avais prises pendant l’entretien. Dans le cas du jeu quantitatif, comme mes statistiques sont calculées à partir d’une enquête de l’Insee, je ne savais pas si j’avais les droits de propriété suffisants pour décider du versement. J’ai eu des difficultés à accéder à ces renseignements : les démarches d’ouverture des données étant relativement nouvelles, les personnes ressources que j’ai contactées étaient un peu dans le flou elles aussi. Sur un deuxième plan, j’ai aussi eu des questionnements scientifiques, lors du processus de transformation des données. Par exemple, au cours de la pseudonymisation des transcriptions d’entretien, je me suis demandé par quoi substituer les noms propres. Typiquement, pour un nom de ville, j’avais l’option de renseigner à la place le département, la taille de la ville, le niveau de vie moyen… Cela posait un certain nombre de dilemmes, sur les indicateurs les plus importants à conserver et la délimitation des catégories (à partir de quel nombre d’habitants parler de “grande ville”?) Là encore, le manque de protocole établi me laissait un peu seule face à mes choix.
Légende: Tableau des choix de remplacements de noms propres, dans le document 0-README-Guide du jeu de données qualitatif. DOI: 10.21410/7E4/IIQYAR 
  • Vos jeux de données facilitent-ils d'après vous la valorisation de vos travaux ?

Oui, mais de façon indirecte. J’ai été frappée par l’intérêt qu’a suscité mon travail d’auto-dépôt, davantage peut-être que les données déposées. J’ai été invitée à plusieurs reprises pour présenter ce processus d’ouverture des données : lors de la semaine DataSHS 2022, dans le cadre d’un séminaire CIVICA Open Science… J’ai aussi publié un article méthodologique dans la revue Genèses, où j’analyse mon expérience d’auto-dépôt. Ce sont de belles opportunités. En revanche, je n’ai pas connaissance de projets de recherche en cours qui envisagent de réutiliser mes données. Et je peux le comprendre, car on n’apprend pas vraiment à utiliser ce type de sources lors des formations en sciences sociales.

Je pense que ma démarche a une double originalité à laquelle le jury a été sensible. D’un côté, il y a la mise à disposition de données variées et nombreuses sur une thématique encore trop peu couverte, le handicap. D’un autre côté, il y a un effort pour décrire et analyser le processus d’auto-dépôt en sciences sociales d’un point de vue de chercheuse, dans un contexte où l’essentiel du travail d’ouverture des données est accompli par les équipes de soutien à la recherche. Le dialogue avec les équipes de Sciences Po, notamment Cyril Heude, Guillaume Garcia et Sophie Forcadell, m’a été très précieux pour mettre l’accent sur ces deux apports dans ma candidature au prix. En un sens, la boucle est bouclée : ce prix souligne que, même dans le cadre d’un auto-dépôt, la gestion des données ne concerne pas qu’une seule personne mais appelle à des réflexions collectives.
Légende: Couverture de deux numéros de revues récents abordant l’ouverture des données de la recherche.

Tracés, 2019, numéro spécial 19, “Les sciences humaines et sociales au travail (ii): Que faire des données de la recherche ?” DOI: 10.4000/traces.10518

Genèses, 2022, numéro 129, “Le procès des données”. DOI: 10.3917/gen.129.0003

Propos recueillis par Bernard Corminboeuf, chargé de communication du Centre de Recherche sur les Inégalités Sociales de Sciences Po et Ariane Lacaze, chargée de communication du Laboratoire Interdisciplinaire d'Evaluation des Politiques Publiques de Sciences Po. 

EN SAVOIR PLUS :

BENDJABALLAH Selma, GARCIA Guillaume, CADOREL Sarah et al., « Valoriser les données d’enquêtes qualitatives en sciences sociales : le cas français de la banque d’enquête beQuali », Documentation et bibliothèques, 2017/4 (Vol. 63), p. 73-85

BOUCHET, Célia. « Comment j’ai déposé les données de ma recherche (sans savoir ce qui m’attendait) » Genèses, 2023/4 (Vol 132), p. 113-129.

BOUCHET, Célia. Rendre accessible et visibiliser ses données et ses codes : retours sur une expérience d'entreposage. Semaine Data-SHS. Traiter et analyser les données quantitatives en sciences humaines et sociales 2022, Plateforme Universitaire de Données des Grands Moulins; Université Paris Cité; Centre de Données Socio-Politiques, Dec 2022.

LEPRINCE, Chloé. Butin à monnayer ou manne à partager : avec les données, les chercheurs peuvent-ils faire feu de tout bois ?, France Culture, 2023.

REBOUILLAT, Violaine. Ouverture des données de la recherche : de la vision politique aux pratiques des chercheurs. Sciences de l'information et de la communication. Conservatoire national des arts et metiers - CNAM, 2019.

REVELIN, Florence, LEVAIN, Alix, MIGNON,  Morgane, NOEL, Marianne, QUEFFELEC, Betty, et al.. L'ouverture des matériaux de recherche ethnographiques en question. Rapport d'enquête du projet "Partage et protection des données qualitatives à l’ère du numérique : expériences, enjeux, stratégies". Rapport de recherche. Centre national de la recherche scientifique. 2021.

Guide thématique, Données de la recherche : suivez le guide, Bibliothèque de Sciences Po

Guide thématique, Qu’est ce que la science ouverte ?, Bibliothèque de Sciences Po

Guide thématique, Actualités de la science ouverte, Bibliothèque de Sciences Po

Guide thématique, Demande des bailleurs de fonds pour les projets financés, Bibliothèque de Sciences Po

Plus d’informations sur l’entrepot de données Nakala : https://www.nakala.fr/about

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LIEPP DANS LES MEDIAS - JANVIER 2024

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Axe évaluation des politiques socio-fiscales

Les métiers du secteur médico-social, sous-payés et dominés par le temps partiel contraint, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 15/01/2024

Les métiers du vieillissement, essentiels et pourtant insoutenables, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 15/01/2024

Comment instaurer un minimum social pour tous les jeunes ?, entretien avec Tom Chevalier publié par l'Observatoire des Inégalités le 12/01/2024

La taxe foncière est-elle injuste? Réflexions sur la richesse immobilière, article citant les propos d'Etienne Wasmer publié par Telos le 10/01/2024

Reconnaître le travail pour établir l’égalité salariale femmes-hommes : le cas des sages-femmes, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 08/01/2024

La loi sur l’immigration rompt avec les principes de la Sécurité sociale, tribune d'Elvire Guillaud et Michaël Zemmour publiée par Le Monde le 03/01/2023

Immobilier: faut-il (encore plus) taxer les propriétaires ?, article citant les travaux de Monserrat Botey et Guillaume Chapelle publié par Europe 1 le 29/12/2023

Baisse de charges : l'exécutif cherche la bonne formule pour que le travail paye mieux, article citant les travaux d'Etienne Wasmer publié par Les Echos le 29/12/2023

La rupture de la loi immigration est évidente sur les allocations familiales, entretien avec Michaël Zemmour publié par l'Opinion le 21/12/2023

L'intensification du travail, principale suspecte de la dégradation de la santé des salariés, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 18/12/2024

Le verdissement des emplois, conditionné à des mutations du travail, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 11/12/2024

Le lean à la française dans l’aéronautique : management technocratique et faiblesse du dialogue social, article  citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 04/12/2024

Associer les salariés au management est profitable à l’entreprise, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 04/12/2024

Le modèle économique et social qui s’est mis en place en France après la seconde guerre mondiale a vécu, tribune de Bruno Palier publiée par Le Monde le 01/12/2023

Axe évaluation de la démocratie 

Concentration des médias : l'actionnaire doit-il nommer le directeur de la rédaction ?, article citant les travaux de Julia Cagé publié par Marianne le 02/01/2024

Pour sortir des analyses fourre-tout sur le “populisme”, il faut allier les leçons de l’économie politique à celles des études électorales, tribune de Julia Cagé publiée par Le Monde le 22/12/2023

Rejet de la loi sur l’immigration : une crise prévisible et fondamentale, article d'Emiliano Grossman publié par The Conversation le 18/12/2023

L’alternance politique fait progresser le débat démocratique, émission de France Inter avec Julia Cagé, du 16/12/2023

Jérôme Fourquet face à Thomas Piketty et Julia Cagé : dis-moi d’où tu votes, je te dirai qui tu es, article citant les propos de Julia Cagé publié par Philosophie Magazine le 30/11/2023

Axe politiques éducatives 

Usage des écrans par les enfants : un groupe d’experts pour faire des propositions à Emmanuel Macron, article citant les travaux de Grégoire Borst publié par Le Monde le 17/01/2024

Les groupes WhatsApp de parents, cauchemar des enseignants ?, article citant les travaux d'Agnes Van Zanten publié par Télérama le 22/12/2023

Parcoursup : face à l'angoisse des élèves, le marché du coaching de l'orientation se développe, article citant les travaux d'Anne-Claudine Oller publié par France Info le 19/12/2023

Éduquer n’est pas qu’une affaire d’opinion, entretien avec Grégoire Borst publié par Cerveau&Psycho le 19/12/2023

Les groupes de niveau viennent percuter la motivation et l’estime de soi, et donc la réussite scolaire, entretien avec Elise Huillery et Yann Algan publié par Le Monde le 17/12/2023

Axe discriminations et politiques catégorielles

Pouvoir d’achat : «A chaque fois, ce sont les ménages les plus précaires qui encaissent l’inflation», entretien avec Hélène Périvier publié par Libération le 12/01/2024

Mort de Nahel à Nanterre : six mois après, des élus ont l’impression de « danser sur un volcan », article citant les propos de Marco Oberti publié par Ouest France le 30/12/2023

Axe politiques environnementales

Le ministère de l’Environnement se retrouve-t-il affaibli par le gouvernement Attal ?, article citant les propos de Charlotte Halpern publié par Challenges le 17/01/2024

France 2030, entretien avec Charlotte Halpern publié par Le Gouvernement le 08/12/2023

Axe politiques de santé

Nous devons soigner toutes les personnes avec la même conscience, entretien avec Anne-Laure Féral-Pierssens publié par Les Surligneurs le 20/12/2023

Migrant Farmworker Injury: Temporality and Eventfulness

Séminaire co-organisé avec le CRIS. 08/02. 17h-19h.
  • University of California Press , CNRS Editions, Dedovstock/ShutterstockUniversity of California Press , CNRS Editions, Dedovstock/Shutterstock

LIEPP and the Centre for Research on social InequalitieS are pleased to convene the event: 

Migrant Farmworker Injury: Temporality and Eventfulness

with Professor Seth M. Holmes. Cultural and medical anthropologist, Physician. University of California, Berkeley.

Thursday February 8th, 5 p.m. - 7 p.m.

Location: Sciences Po, LIEPP, room C210/ Salle d'Innovation, 75007 Paris

Mandatory registration.

How do social structures and social hierarchies impact bodies, health, injury, and disease for different categories of people? 

How do social hierarchies and socially structured health assymetries come to be understood as normal and natural in society and in medicine?  And when are they confronted or resisted? 

Seth Holmes (Berkeley)

The Centre for Research on social InequalitieS and the Laboratory for Interdisciplinary Evaluation of Public Policies are pleased to invite Professor Seth Holmes, anthropologist and physician at the University of California at Berkeley. During his talk, Professor Holmes will share with us some of his original ethnographic work, partly explained in the book Fresh Fruit, Broken Bodies: Migrant Farmworkers in the United States, recently updated and published by the University of California Press (2nd ed. nov. 2023). This work has been translated in French by CNRS Editions (Fruits frais, corps brisés: Les ouvriers agricoles migrants aux États-Unis).   

Professor Holmes explores the ways in which social differences come to count – and be counted – in various senses. His main problematics are the gaze, racialization and racism; the subjectivation of the health professional and the embodied production of the clinical and epidemiological gaze; the legitimation, normalization and naturalization of social inequality.

He shared the daily life, suffering and resistance of Mexican migrants in the United States. He treked with his companions clandestinely through the desert into Arizona, lived with Indigenous families in the mountains of Oaxaca State and in farm labor camps. Exploited by the contemporary food system he planted and harvested corn, picked strawberries, and accompanied sick workers to the hospitals.

During this talk, Professor Holmes will expand on his experience and discuss ths various ways in which social inequities come to be perceived as normal in society and in health care.

How do transparent admission standards increase the application to the college-bound upper-secondary school track

12/01. 11h30-13h. Séminaire co-organisé avec le CRIS
  • Image StockImageFactory.com (via Shutterstock)Image StockImageFactory.com (via Shutterstock)

L'axe Politiques Educatives du LIEPP et le Centre de Recherche sur les Inégalités Sociales ont le plaisir de vous convier au séminaire : 

How do transparent admission standards increase the application to the college-bound upper-secondary school track: A series of randomized field experiments

Vendredi 12 janvier. 11h30-13h.

Lieu : Sciences Po, Room K011, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007, Paris 

Inscription obligatoire

Intervenant : 

  • Tamás Keller ( HU-REN - Institute of Economics at the Centre for Economic and Regional Studies, Budapest)

Présentation : 

Students require accurate information to navigate the education system. In response to this need, various information campaigns have emerged in different fields of social science, with the goal of providing students with essential details. A growing body of empirical literature suggests that schools’ admission standards may discourage students from applying due to the associated risk of non-admission, which students tend to avoid.

This study makes two key contributions to the literature on educational decision-making.

Firstly, we examine how the perception of schools’ admission standards influences students’ perceived admission chances, potentially dissuading them from applying.

Secondly, we conduct a series of pair-matched, cluster-randomized field experiments, revealing schools’ actual admission standards to qualified students to encourage their application.

Our findings indicate that our light-touch treatment led to a small and statistically insignificant main effect.

The paper further delves into heterogeneity in the treatment effect and speculates on reasons why pure information campaigns may not be fully effective.

Affaire du sang contaminé par le VIH

06/02. 17h30-19h. Séminaire co-organisé avec le CSO
  • ktsdesign/SHUTTERSTOCKktsdesign/SHUTTERSTOCK

L'axe Politique de santé du LIEPP et le Centre de Sociologie des Organisations de Sciences Po ont le plaisir de vous convier au séminaire : 

Affaire du sang contaminé par le VIH : Comment et pourquoi la maladie s'est transformée en crise en France et non aux États-Unis

6 février de 17h30 à 19h à Sciences Po,

Lieu : salle Goguel, 27 rue Saint-Guillaume 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour assister au séminaire.

Débat autour de l'ouvrage : The Social Production of Crisis. Blood, Politics, and Death in France and the United States de Constance A. Nathanson et Henri Bergeron.

When does epidemic disease disrupt society to the point where it becomes a political crisis? In the early 1980s, almost unnoticed in the larger drama that was AIDS, over half of hemophiliacs and a large number of blood transfusion recipients were infected with toxic blood contaminated with HIV. The French public's "discovery" of this catastrophe in the early 1990s created a transformative political crisis; this same discovery in the United States went largely unnoticed.

In The Social Production of Crisis, Constance A. Nathanson and Henri Bergeron focus on a profoundly troubling story to present a detailed case comparative analysis not only of the catastrophe itself and its multiple retrospective interpretations but also of its intimate connection to the history and organization of blood as a consumer product in each country.

Nos invités :

Sophie Chauveau, Professeure en histoire des sciences et des techniques et secrétaire générale adjointe auprès du préfet de la Martinique

Emmanuel Henry, Professeur des Universités à l'Université Paris Dauphine - PSL

Didier Tabuteau, Fondateur et responsable de la Chaire santé de Sciences Po de 2006 à 2018

En présence des auteurs, Constance A. Nathanson et Henri Bergeron.

L'échange sera animé par Olivier Borraz, directeur de recherche au CNRS rattaché au CSO et co-fondateur de CrisisLab.

Assistant(e) axe Politiques éducatives

L'Axe politiques éducatives du LIEPP recrute un.e assistant.e (masterant.e ou doctorant.e) en appui aux activités de l’axe

Le Laboratoire Interdisciplinaire d'Evaluation des Politiques Publiques (LIEPP) de Sciences Po recrute un.e assistant.e (masterant.e ou doctorant.e) en appui de l'axe Politiques éducatives pour contribuer à l'animation de ses activités de recherche dans l'année universitaire 2023-2024. 

L’assistant.e sera engagé.e pour un maximum de 12 heures / mois avec un rémunération brute de 16€/heure. Il/Elle travaillera en collaboration avec les co-directeur.trice.s de l’axe concerné et l’équipe administrative du LIEPP.

Les tâches assignées pourront inclure, parmi d'autres : 

- Appui à l'organisation des séminaires de l'axe (identification d’intervenant.e.s,  suivi de la préparation des séminaires : échanges avec les intervenant.e.s, collecte des présentations et éléments à diffuser, préparation des textes des annonces des séminaires, diffusion des séminaires hors Sciences Po, rédaction et/ou publication d’éléments de restitution des séminaires, etc.) ; 

- Animation du collectif des affilié.e.s (transmission d’information, organisation de temps d’échange); 

- Appui à l’organisation d'autres activités de l'axe et du séminaire annuel ; 

- Appui à la communication autour des activités de l'axe (en interne au LIEPP/ à Sciences Po et en externe : recensement de contacts ou listes de diffusion pertinentes selon les thématiques, diffusion par email, vérification de la mise à jour des informations en ligne);

- Évaluation et récapitulatif des projets soutenus par l’axe (catégorisation des projets et publications pour identifier les méthodologies employées, les motifs et domaines étudiés, etc.)

Ce poste est ouvert aux étudiant.e.s de Master 2 et aux doctorant.e.s et inscrit.e.s à Sciences Po, à l'Université Paris Cité et à toute autre université en région parisienne. Les heures peuvent être réalisées soit en tant que mission d'expertise pour celles et ceux qui sont en contrat doctoral, soit en vacations (la condition étant d'avoir le statut étudiant). Il convient aux candidat.e.s de se renseigner auprès de leur École doctorale sur la possibilité de cumul et faisabilité pour celles et ceux qui sont en contrat doctoral.

Les candidatures doivent être soumises à carlo.barone@sciencespo.fr et andreana.khristova@sciencespo.fr 

Les candidatures doivent inclure (1) un CV mis à jour, et (2) une lettre de motivation indiquant la formation et les expériences qui permettront au /à la candidat.e de s'investir dans le rôle. 

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LIEPP DANS LES MEDIAS - DECEMBRE 2023

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

 Axe évaluation des politiques socio-fiscales

Une histoire du conflit électoral, article de Clément Carbonnier, publié par Alternatives Economiques le 27/11/2023

« Que sait-on du travail ? » : des pistes de soutenabilité pour travailler à tout âge, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 27/11/2023

Des pénibilités à la soutenabilité du travail : construire de nouvelles voies de prise en compte des relations santé travail, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 27/11/2023

La science économique a perdu de vue la question foncière, tribune d'Etienne Wasmer publiée par Le Monde le 24/11/2023

Les effets délétères de la sous-traitance sur la santé des salariés, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 06/11/2023

Que sait-on du travail ? Une boîte à outil pour agir, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 04/11/2023

Entre délocalisations, intensification et numérisation : travailler dans l’industrie automobile aujourd’hui, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 30/10/2023 

Les usines du futur n’ont rien à envier à celles des « Temps modernes », article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 30/10/2023 

Les Français ne sont pas flemmards, émission de France Info avec Bruno Palier du 27/10/2023

Une start-up nation avec des profs paupérisés, est-ce bien sérieux ?, chronique d'Etienne Wasmer publiée dans Les Echos le 26/10/2023

Jean-Marc Daniel x Michaël Zemmour, émission de France Inter avec Michaël Zemmour du 24/10/2023

Les fortes attentes vis-à-vis du travail ne sont pas satisfaites, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 24/10/2023

Les « travailleurs du clic » les plus actifs sont en majorité des femmes précaires, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 23/10/2023

Qui veut gagner des centimes ? Les microtravailleurs : derrière une foule de passage, une première ligne de précaires, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 23/10/2023

Axe discriminations et politiques catégorielles 

Emploi et handicap : en fait-on assez ?, émission de France Culture avec Anne Revillard du 23/11/2023

La loi pour le plein emploi repose sur une lecture restrictive des difficultés d’accès à l’emploi des travailleurs handicapés, entretien avec Anne Revillard publié par Faire Face le 23/11/2023

Le numérique et l’inclusion des travailleurs handicapés, article citant les travaux d'Anne Revillard et Célia Bouchet publié par Youmatter le 21/11/2023

Recherche : handicap, inégalités professionnelles et politiques d'emploi, article citant les travaux d'Anne Revillard et Célia Bouchet publié par Sciences Po le 21/11/2023

Handicap, inégalités professionnelles et politiques d’emploi, article d'Anne Revillard, Célia Bouchet et Mathéa Boudinet publié par Le Monde le 20/11/2023

« Que sait-on du travail ? » : les entreprises ne peuvent, seules, résorber les inégalités subies par les personnes en situation de handicap, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 20/11/2023

Pourquoi et comment suivre la production de ciment par satellite, article de Jean-Charles Bricongne publié par La Banque de France le 08/11/2023

Axe évaluation de la démocratie 

Le 49.3 est-il en train de se banaliser ?, émission de France Inter avec Julia Cagé du 02/11/2023

Il faut convaincre tous les électeurs que leur vote compte, article citant les travaux de Julia Cagé publié par La Dépêche le 02/11/2023

Qui est le mieux placé pour reconquérir le vote populaire ?, émission de France Culture avec Julia Cagé du 29/10/2023

Écologie : après la désobéissance civile, la désobéissance institutionnelle ?, émission de France Culture avec Julia Cagé du 29/10/2023

Il y a un sentiment d’abandon dans le monde rural, entretien avec Julia Cagé publié par Ouest France le 21/10/2023

Axe politiques environnementales

L’évaluation des politiques de transition doit être davantage processuelle et qualitative, entretien avec Charlotte Halpern publié par Acteurs Publics le 21/11/2023

Face à l'urgence écologique, Sciences Po lance un Institut des transformations environnementales, émission de RFI avec Charlotte Halpern et Mathias Vicherat du 17/11/2023

On a plus de 40 enseignants-chercheurs qui travaillent sur l'environnement" à Sciences-Po, émission de France Inter avec Charlotte Halpern du 06/11/2023

Paris 2024 : Quels impacts sur l'aménagement des villes et des territoires ?, entretien avec Charlotte Halpern publié par Sciences Po le 24/10/2023

Axe politiques éducatives 

Orientation : le marché privé du coaching scolaire, “une solution séduisante pour les familles inquiètes”, article citant les travaux de Claudine Oller publié par Télérama le 17/11/2023

Dans les villes moyennes et petites, la carte des émeutes se superpose en partie avec celle des gilets jaunes, article citant les travaux de Marco Oberti publié par Public Sénat le 08/11/2023 

Soutien scolaire : un marché en plein essor, émission de France Culture avec Anne-Claudine Oller du 06/11/2023

L’orientation subie est un échec vécu de façon très violente, entretien avec Agnès van Zanten publié par Le Monde le 19/10/2023

Axe politiques de santé

Penser le travail : Sciences Po et Le Monde remettent leur prix 2023, entretien avec Henri Bergeron publié par Sciences Po le 16/11/2023

L'aide médicale d'État est-elle une singularité française ?, émission de France Culture avec Anne-Laure Feral-Pierssens du 06/11/2023

L’appel de 3 000 soignants : « Nous demandons le maintien de l’aide médicale d’Etat pour la prise en charge des soins des personnes étrangères », article citant les travaux d'Anne-Laure Feral-Pierssens publié par Le Monde le 02/11/2023

Side event COP28: Low carbon and climate-resilient health care: global perspectives on solutions and practices

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 COP28 SIDE EVENT 

Low carbon and climate-resilient health care: global perspectives on solutions and practices

Tuesday, December 5th, 2023
13:15-14:45 (GST)

Co-hosted by University of Heidelberg and Sciences Po, Contact: charlotte.halpern@sciencespo.fr

Register to this side event

Programme (pdf)

The WHO introduced frameworks (e.g., ATACH) for climate-resilient and low-carbon health care. Taking a holistic view, this side event will focus on how different actors in Germany, France, Switzerland, Chad and the Maldives, contribute through research & practices.

Speakers

  • Dr Noemi Bender, Head of Sustainability and Climate Protection, Heidelberg University Hospital
  • Dr Anneliese Depoux, Director of the Centre Virchow-Villermé, Université Paris Cité and Research affiliate at LIEPP
  • Dr Charlotte Halpern, Tenured research at Sciences Po, CEE & LIEPP and Director of the Institute for environmental transformations 
  • Dr med Alina Herrmann, Climate Change and Health Researcher, Heidelberg Institute of Global Health
  • Dr Maximilian Jungmann, Executive Manager, Heidelberg Center for the Environment, CEO, Momentum Novum 
  • Dr. med, Dr. P.H. Rainer Sauerborn, Senior professor of Climate Change and Health, Heidelberg Institute of Global Health (HIGH) 
  • Dr Patricia Nayna Schwerdtle, Senior researcher at the Heidelberg Institute of Global Health (HIGH) and a consultant with the Climate Action Accelerator (CAA)
  • Prof Nicolas Senn, Head of the Department of Family Medicine, Unisanté, University of Lausanne, President of the Consortium for the ecological transition of the Swiss healthcare System

Programme

  • Welcome, Charlotte Halpern and Max Jungmann
  • A global perspective, Max Jungman, Heidelberg Center for the Environment
  • Building climate change resilience in health care facilities in fragile settings; Patricia Nayna Schwerdtle, Heidelberg Institute of Global Health (HIGH) and Climate Action Accelerator (CAA)
  • Sustainability and Climate Protection at Heidelberg University Hospital; Rainer Sauerborn, Heidelberg Institute of Global Health and Noemi Bender, Heidelberg University Hospital
  • Carbon footprinting and emission reduction at German hospitals – challenges and opportunities; Alina Herrmann and Rainer Sauerborn, Heidelberg Institute of Global Health
  • A road map for conducting the ecological transition of the Swiss healthcare system; Prof Nicolas Senn, Unisanté, University of Lausanne, Switzerland
  • Decarbonizing the Healthcare System: Key Challenges for Public Policies in France, Anneliese Depoux, Université Paris Cité, CVV, CPT & LIEPP, and Charlotte Halpern, Sciences Po, CEE & LIEPP
  • General discussion
  • Conclusive remarks and end of session

Institutional partners

Aides aux entreprises, dépenses publiques et conséquences macroéconomiques

Séminaire de l'axe Evaluation des politiques socio-fiscales. 12/12. 15h-17h30
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L'axe Evaluation des politiques socio-fiscales du LIEPP a le plaisir de vous inviter au séminaire : 

Aides aux entreprises, dépenses publiques et conséquences macroéconomiques

12 décembre de 15h à 17h30 

Lieu : Sciences Po, 9 rue de la Chaise, 75007. Bâtiment C, Salle 900.

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel

Inscription obligatoire pour assister au séminarie via Zoom. 

Si la période du Covid-19 a manifestement souligné le rôle de ces aides publiques pour le maintien sur pied des entreprises, cette tendance de l’Etat à apporter un soutien aux entreprises est plus structurelle et s’inscrit dans le temps. 

Mise en place afin de soutenir l’emploi, l’investissement et l’innovation, une large partie de ces dispositifs est pourtant la source de coûteux effets d’aubaines, décrits aussi bien par la littérature théorique et les analyses empiriques. Ces politiques peuvent de surcroît entraîner des effets d'accoutumance et de dépendance pour les entreprises, assorti d’un coût permanent pour les finances publiques. Enfin le développement des aides aux entreprises est historiquement associé à des réductions dans d’autres dépenses publiques et à une augmentation de la taxation des ménages.

Comment estimer le montant de ces aides publiques, qui n’est unifié par aucun document administratif ? Quels secteurs (à quels impacts environnementaux) en bénéficient le plus ? Et pour quel impact sur l’emploi et l’innovation ? 

Papier 1 : Aïmane Abdelsalam, Florian Botte, Laurent Cordonnier, Thomas Dallery, Vincent Duwicquet, Jordan Melmiès, Simon Nadel, Franck Van De Velde, Loïck Tange, “Un capitalisme sous perfusion : Mesure, théories et effets macroéconomiques des aides publiques aux entreprises françaises”, Rapport de l’Ires, octobre 2022

Papier 2 : Aimane Abdelsalam, Anne-Laure Delatte, “Anatomy of Public Aid to Companies”, 15 Septembre 2023 

Papier 3 : Aimane Abdelsalam, “Dépenses et recettes publiques : une lecture de l’évolution de l’intervention publique dans un cadre d’analyse macro-économique keynésien”, publication à venir

Workshop "Discrimination and Inequalities on online markets"

December 15th. 10am-4.30pm.
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LIEPP's Discrimination and category based policies research group is pleased to convene the workshop: 

Discrimination and Inequalities on online markets

December 15th. 10:00 am - 4:30 pm.

Location: Sciences Po room Goguel, 27 rue Saint Guillaume, 75007 Paris

Mandatory registration. 

Abstract: 

Today, digital platforms account for a growing share of the economy in providing goods and services (classified ads, short-term rentals, car-sharing, freelancing, etc...). These marketplaces do not intervene (or do so only to a very limited extent) when users interact with each others, set their own prices, respond to buyers, or provide evaluations.

We can therefore expect a certain amount of gender and ethnic discrimination on these specific marketplaces. This one-day workshop brings together research that aims to provide evidence of ethnic and gender discrimination on some of these platforms using experimental and scraping methodologies.

Programme: 

10h-10h30: Welcome/coffee

10h30-11h15: Michelangelo Rossi (Telecom Paris)

The Evolution of Discrimination in Online Markets: How the Rise in Anti-Asian Bias Affected Airbnb during the Pandemic

11h15-12h: Pieter-Paul Verhaeghe (VUB)

Ethnic discrimination on the shared short-term rental market of Airbnb

12h-12h45: Mimansa Bairathi (UCL) - zoom

Gender Disparity in Online Reputation: Evidence from an Online Freelance Platform

12h45-14h15: lunch

14h15-15h: Ignacio Berasategui (PSE)

The Price of Trust, Women's Participation and Ethnic Sorting in p2p Markets. Evidence from BlaBlaCar

15h-15h45: Dylan Glover (INSEAD)

Gender differences in screening on online platforms

15h45-16h30: Ozge Demirci (HBS) - zoom

Reducing Discrimination with Information: Evidence from Online Freelancing Platforms

Atelier Jeune Recherche (2023-2024)

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Présentation générale de l'atelier

Animation : Anne Revillard

Email: anne.revillard@sciencespo.fr

La participation à l’atelier est obligatoire pour les lauréat.e.s du programme Jeune recherche, et fortement recommandée pour les doctorant.e.s et post-doctorant.e.s affilié.e.s au LIEPP. La présentation lors d’une des séances engage à participer aux autres séances de l’atelier. L’atelier se déroulera en présentiel au LIEPP (pas de format hybride). 

Calendrier prévisionnel 2023-2024 :

Les trois premières séances sont collectives:

Mercredi 20 septembre de 11h00 à 13h00: Réunion de lancement du Programme Jeune Recherche 

Jeudi 26 octobre de 10h00 à 13h00: Théorie du changement

Mercredi 6 décembre de 10h00 à 13h00: Session poster 

Les séances suivantes, sur le second semestre (liste ci-dessous), seront dédiées à la présentation et à la discussion de projets individuels.

Lundi 15 janvier 2024 11h-13h (thème santé)

Présentation 1: Cécile Lavier, CSO (CNRS/Sciences Po) et INCa, “Les mères comme levier de la santé publique. Le cas de la vaccination HPV.” Mode écriture.

Présentation 2 : Bartholomew Konechni, CRIS, “Unconditional  Cash Transfers’ Impact on Health Behaviours During a Crisis: A Natural Experiment Using the CARES Act 2020”

Présentation 3: Lucie Kraepiel, CSO (CNRS/Sciences Po) Concevoir et organiser la prise en charge ambulatoire des pathologies cardio-vasculaires : enjeux professionnels et organisationnels 

Lundi 12 février 2024 11h-13h (thème santé)

Présentation 1: Julie Cartailler, LIRAES Université Paris Cité, économie, “La performance du système de santé mentale : que peut-on apprendre des préférences des jeunes adultes ?” - Présentation

Présentation 2 : Jiwon Jeong, CERMES3 Université Paris Cité, Sociologie-démographie, “Alcoolisation et risques sexuels chez les jeunes adultes en France et en Corée du Sud" - Présentation

Présentation 3: Julia Eïd, Ceped Université Paris Cité, santé publique, “titre à confirmer” - Présentation

Lundi 18 mars 2024 11h-13h (thème éducation)

Présentation 1: Elora Taieb, LaPsyDE, Université Paris Cité, Titre à confirmer. Mode présentation préféré (à confirmer)

Présentation 2 : Georgia Thebault, Sciences Po, “The Closer The Better? Geographical Constraint and Selective Programs in French Higher Education”, présentation

Présentation 3: Julie Pereira, Sciences Po, “Du violon dans des écoles maternelles défavorisées, entre mobilité sociale et arbitraire culturel : quels effets pour quels publics ?”, présentation

Lundi 22 avril 2024 11h-13h (thème élections)

Présentation 1: Camille GELIX, CEVIPOF, Sciences Po. (Titre à confirmer). Mode de présentation : écriture. 

Présentation 2 : Felipe LAURITZEN, Département d’Économie, SciencesPo. Can Public Campaign Funding Change Politicians’ Behaviour? Evidence from Brazil, 2004-2022

Présentation 3: Olivia Tsoutsoplidi, Département d’Économie, SciencesPo. « Campaign Finance Quotas and Descriptive Representation: Evidence from Brazil, 2002-2022. » joint with Julia Cagé and Felipe Lauritzen. 

Lundi 13 mai 2024 11h-13h 

Présentation 1: Fatoumata Diallo, science politique, CERI (Sciences Po). (Titre à confirmer).

Présentation 2 : Philippe Martini, sciences politique, CERI (Seciences Po). (Titre à confirmer).

Présentation 3: Pierre Robicquet, EHESS/Laboratoire Cermes3, “Le partage de la santé mentale ? Dynamiques contrariées de mutualisation des ressources et de spécialisation du travail en psychiatrie publique” Titre à confirmer. Mode présentation préféré (à confirmer)

Lundi 3 juin 2024 11h-13h

Présentation 1: CORCHETE, Charlotte, sociologie, CRIS (Sciences Po)

Présentation 2 : MAREC Marie-Gaëlle, psychologie, santé publique, sociologie, CRPMS (Université Paris Cité)

Présentation 3: Lucie Kraepiel, CSO (CNRS/Sciences Po) Concevoir et organiser la prise en charge ambulatoire des pathologies cardio-vasculaires : enjeux professionnels et organisationnels 

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Penser une transition socio-écologique juste

entretien avec Nathalie Blanc, novembre 2023
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Nathalie Blanc est directrice de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et directrice du Centre des Politiques de la Terre (né en 2019 d’une collaboration entre l’UPC, l’IPGP et Sciences Po). Elle a été directrice de l’UMR CNRS LADYSS (2014-2019) et est basée à l’Université Paris Cité sur le site de Paris Diderot.

Pionnière de l'écocritique en France, elle a publié et coordonné des programmes de recherche sur des domaines tels que la nature dans la ville, l'esthétique environnementale et les mobilisations environnementales. Membre fondateur du portail français des Humanités Environnementales, elle a également été, de 2011 à 2015, la déléguée française du réseau de recherche européen COST «Investigating cultural sustainability» et est ensuite déléguée du programme européen COST sur les nouveaux matérialismes «How Matter Matters» (2016-2019). Parmi ses projets de recherche récents figurent CAPADAPT Soutenir l’adaptation au changement climatique par le renforcement des capacitations citoyennes (ADEME-GICC 2017-2020) et le projet CIVIC ACT sur les croisements entre inégalités socio-environnementales et mobilisations collectives à l’échelle du Grand Paris (Université Paris Cité-Sciences Po), mené notamment au LIEPP. 
 
  • Le projet CIVICACT 2 met la question des inégalités socio-environnementales au coeur des réflexions sur la transition écologique. Pourquoi ?
Les inégalités sont le point de départ du modèle de développement et de consommation actuel, modèle de développement et de consommation qui devient problématique en ce qu’il épuise nos ressources.
Les inégalités créées par ce modèle sont très étudiées et on constate aujourd’hui qu’elles augmentent considérablement, notamment en France, mais les inégalités socio-environnementales qu’il engendre sont insuffisamment prises en compte. Il existe en France de nombreux indicateurs relatifs aux inégalités sociales, mais la manière dont les inégalités sociales et environnementales s'entremêlent n’est pas encore assez étudiée.
Or on sait d’ores et déjà que selon les classes sociales, l’impact du changement climatique ne sera pas le même, il est donc impératif d’interroger la question de la justice climatique et des inégalités face au changement climatique. 
Dans le projet CIVICACT 2, nous tentons d’apprécier la manière dont les inégalités socio-environnementales sont prises en compte par différentes mobilisations collectives qui luttent pour la justice et l’égalité dans le Grand Paris.

  • Pouvez-vous décrire le type d'actions collectives menées dans le Grand Paris en lien avec cette problématique ? Comment ont-elles évolué ? 
Du point de vue méthodologique nous avons fait le choix d’observer des communes riches et des communes pauvres qui ont été échantillonnées pour répondre à nos critères en matière de différences sociales et environnementales : des communes riches avec un environnement de qualité, beaucoup d’espaces verts, pas d’autoroutes au milieu des quartiers d’habitations et des communes pauvres sans espaces verts, dans un environnement pollué par les usines, par les transports...  
La question était de voir si les réponses en matière de mobilisations ou d’initiatives collectives prenaient en compte la diversité de ces contextes. De fait, ces différences sont largement intégrées : la majorité des mobilisations ont lieu dans les communes les plus pauvres mais aussi dans les communes ayant une culture politique de l’initiative et de la solidarité collective. 

Les actions menées dans ces communes ont évolué en deux sens : 
Les acteurs traditionnels du social comme Emmaüs, ATD Quart Monde, le Secours Populaire… décident depuis peu d’orienter leurs actions sur des problématiques liées à la transition écologique tel que la résilience énergétique, l’accès à une alimentation saine ou le recyclage.  Les associations traditionnellement environnementalistes évoluent également vers une meilleure intégration des problématiques sociales dans leur actions et leurs objectifs. Grâce à cette double évolution, la question des inégalités socio-environnementales est au cœur des préoccupations d’un grand nombre de mobilisations collectives en direction des classes populaires ; c’est assez nouveau en France. 

  • Ces formes d’actions sont-elles prises en compte par les pouvoirs publics ? 
Ces actions sont toujours prises en compte par les pouvoirs publics, que ce soit négativement ou positivement. 
Il existe dans certaines communes des interventions politiques qui peuvent impacter négativement ces initiatives. Par exemple à Clamart, un collectif environnementaliste s’est vu refuser le droit de siéger au forum des associations. A Aubervilliers, ville qui a récemment changé de couleur politique, des groupes environnementalistes ont été expulsés d’une épicerie solidaire… A l’inverse, les pouvoirs publics peuvent choisir de renforcer, d’accompagner ces initiatives. A Ivry-sur-Seine par exemple, l’expérience de l’Assemblée Citoyenne Climat a été initiée au sein de la municipalité et a reposé sur les initiatives des collectifs et des associations pour se structurer. C’était une véritable expérience de co-construction entre les initiatives citoyennes et les pouvoirs publics. Le contexte historique, économique, social et la couleur politique d’une commune ont un véritable impact sur ces initiatives.
Dans un cas comme dans l’autre, si l’on compare la situation actuelle à 2010 (date à laquelle nous avons commencé nos observations) on note une évolution certaine du lien entre politiques publiques et associations. Les pouvoirs publics reconnaissent que les associations fournissent un travail qu’ils ne seraient pas capables de fournir, que ce soit pour des raisons de personnel ou encore de compétences ou de maîtrise du sujet. Les politiques publiques environnementales ont aussi évolué : les pouvoirs publics sont rattrapés par l’urgence écologique, notamment suite à l’accélération des catastrophes naturelles liées au changement climatique (canicules, inondations…) et ont tendance à s’appuyer sur les associations, qui ont une capacité d’action et une réactivité que les administrations n’ont pas forcément. La question environnementale est une question urgente, qui demande des réponses concrètes, pensées rapidement. La temporalité impacte considérablement le lien entre initiatives populaires et pouvoirs publics, et les rend complémentaires. 

  • Dans CIVICACT 2 il est question d’une transition socio-écologique juste, comment conceptualisez-vous cette transition ?
Le projet CIVICACT 2 repose sur 4 notions : 
  • le pilier distributif, matérialisé par l'échantillonnage de 4 communes inégalement riches d’un point de vue social et environnemental 
  • la question de la reconnaissance, qui interroge la prise en compte de la diversité des identités locales par les politiques publiques 
  • la question procédurale (Quel type de processus participatifs sont utilisés ? Quelle force de l’association à la décision ? Quels acteurs sont associés à la création de ces politiques ?). 
  • la question des capabilités : Est-ce que les politiques publiques mises en place dans un lieu et un contexte donné fournissent l’opportunité aux citoyens et aux collectifs de développer leurs modes de vie d’une façon qui correspond à leurs besoins ?
La question des capabilités est celle qui est le moins prise en compte dans les réflexions sur la justice sociale en France. La notion de justice sociale est au cœur des préoccupations mais pas celle de la justice environnementale. Il y a un vrai retard de reconnaissance de cette problématique, alors que la justice sociale ne pourra être une réalité que si elle est pensée en lien avec la justice environnementale. 
Propos recueillis par Ariane Lacaze. 

The Comparative Politics of Just Transition Policies

Seminar of the socio-fiscal policies & environmental policies research groups. 11/12. 4pm-5.30pm.
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LIEPP's Socio-fiscal policies & Environmental policies research groups are pleased to convene the seminar: 

The Comparative Politics of Just Transition Policies: How and why the new social risks of decarbonisation were addressed in Spain and Ireland

Monday December 11th 2023. 4pm - 5.30pm.

Location: Salle K008, Sciences Po, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007 Paris

Mandatory registration

Speaker: 

Matteo Mandelli (Sciences Po, LIEPP)

Matteo Mandelli is a Postdoctoral Research Fellow at the Laboratory for Interdisciplinary Evaluation of Public Policies of Sciences Po. He obtained a PhD in Political Studies from the University of Milan. He is co-founder and board member of the Sustainable Welfare and Eco-social Policy Network. His core research interest is the politics of eco-social policies in the European Union and in its Member States.

Abstract: 

Just transition policies are useful measures to address the new social risks related to environmental protection and, more specifically, to industrial decarbonisation. Despite their timely relevance, these policies are not only still rare, but also arguably undertheorized. This seminar aims to contribute to the emerging debate about the transformations of the Welfare State in the face of the climate crisis and of net- zero transitions, through a so-far underdeveloped empirical-political perspective. Navigating a largely unexplored field, the seminar aims to strengthen our understanding of just transition policies and politics with a theory-generating ambition. It does so by asking how and why different countries address the social risks of decarbonisation. Spain and Ireland are selected as case studies for a comparison that aims to analyse just transition policies and to unveil the mechanisms behind their adoption and formulation.

The two cases are investigated through process tracing and qualitative methods, building on an original conceptual-analytical framework and on an inductive research strategy, which allows us to map the socio ecological preferences of relevant political parties and organized interest groups. While Ireland has relied on narrow, investment-oriented and governmentalist just transition policies, Spain instead proposed a more transformative and comprehensive policy approach. The emergence of just transition policies can be explained as a result of a green-labour convergence among relevant socio-political actors engaging in a political exchange, in which political support for decarbonisation is traded for economic support to affected societal groups.

Changement climatique : quelle communication scientifique ?

Séminaire co-organisé avec l'Ecole de Journalisme de Sciences Po. 21/11. 17h-19h.
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L'axe Politiques environnementales du LIEPP et l'Ecole de journalisme de Sciences Po ont le plaisir de vous inviter au séminaire : 

Changement climatique : quelle communication scientifique ? 

Mardi 21 novembre 2023. 17h - 19h.

Lieu : Sciences Po, Amphithéâtre Albert Sorel / Leroy Beaulieu, 27 rue Saint Guillaume, Paris, 75007 

Inscription obligatoire

Résumé : 

Dans le prolongement de la publication du Policy brief « Quelle communication scientifique dans la lutte contre le changement climatique ? », le LIEPP organise en partenariat avec l'Ecole de journalisme de Sciences Po une table ronde réunissant chercheuses, journalistes et acteurs publics pour échanger sur les enjeux et les modalités de diffusion des savoirs scientifiques auprès des acteurs institutionnels et du grand public. Quels sont les vecteurs d’information efficaces, auprès de quels publics ? Comment mieux former les journalistes aux enjeux environnementaux en intégrant les apports des sciences sociales ? Au-delà du diagnostic sur le changement climatique, comment sensibiliser aux enjeux de définition et de mise en œuvre des politiques environnementales ? Et comment développer une communication scientifique axée sur les politiques publiques ? Telles sont quelques-unes des questions qui seront abordées lors de cet échange.

Animation : Charlotte Halpern (Sciences Po, CEE / LIEPP) et Anne Revillard (Sciences Po, CRIS / LIEPP)

Participant-e-s :

  • Céline Mavrot, Professeure Assistante, Institut des sciences sociales, Université de Lausanne
  • Valentin Berthou, Mission recherche (MiRe) de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques), Ministère des solidarités et de la santé
  • Audrey Cerdan, journaliste, rédactrice en chef Climat à France Télévisions
  • Anneliese Depoux (Université Paris Cité, Centre Virchow-Villermé et Centre des politiques de la terre)
  • Sophie Dubuisson-Quellier, Directrice de recherche CNRS à Sciences Po, Directrice du CSO et membre du Haut Conseil pour le climat
  • Rémi Noyon, journaliste à L’Obs
  • Noam Marseille, Responsable de la Cellule d'Interface Ville-Recherche sur la transition écologique, Ville de Paris, DTEC
  • Dominique Huber-Mathieu, Cheffe de la Mission Science, société, territoires/SRI/CGDD

Contact : Matthieu Sarnin, environnement.liepp@sciencespo.fr

Roles of Big Data Analytics in Governing Urban Energy Transitions

Séminaire de l'axe Politiques environnementales. 20/11. 12h30-14h30.
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LIEPP's Environmental policies research group is pleased to convene the seminar:  

Roles of Big Data Analytics in Governing Urban Energy Transitions: An Experience Sharing of a Transdisciplinary Project on Smart Energy communities in Hong Kong

November 20th, 2023. 12.30-2.30pm.

Location: Sciences Po, Room CS16, 1 place Saint-Thomas d'Aquin, 75007 Paris

Mandatory registration to participate in person

Mandatory registration to participate via Zoom

Speaker: 

Dr. Daphne Mah is the Director of the Asian Energy Studies Centre and an Associate Professor of the Department of Geography at Hong Kong Baptist University. 

Abstract:

Limiting global warming to 1.5°C to avoid catastrophic climate impacts requires large-scale decarbonisation, decentralisation, and digitalisation of our increasingly interconnected energy systems. With the rapid development of smart grids and smart homes, massive amounts of electricity data have become available. Households can change from passive end-users to proactive engagers in smart grid-enabled energy transitions by playing active roles in energy saving and producing renewable electricity both at home and in communities. However, how and under what conditions that new human-technology interactions can be optimised to realise the full potential of end-user driven smart energy transitions?

This presentation will give a snapshot of our preliminary findings along three themes of investigation:

(i) In what ways combined insights can be derived from smart sensor-based big data analytics and qualitative household interview data to develop household electricity consumption pattern analysis?;

(ii) How do place-based community contexts influence the envisioning of digital energy transitions?;

(iii) How could we create research impacts in society through multi-sectoral partnership?

Contact: environnement.liepp@sciencespo.fr

Une économie qui tourne en rond ?

Séminaire co-organisé avec le LIED. 29/11. 14h-17h.
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Le Laboratoire Interdisciplinaire des Energies de Demain et le LIEPP sont ravis de vous inviter au séminaire thématique : 

Une économie qui tourne en rond ?

Accès libre

Mercredi 29 novembre 2023 de 14 h à 17 h

Salle 454A du bâtiment Condorcet de l’Université Paris Cité, 4 rue Elsa Morante, 75013 Paris.

Programme : 

Un café d’accueil sera servi à partir de 13h30

14h00 Antoine Missemer (économiste, CNRS, CIRED, Paris)

Linear vs. circular views of the human-nature relationship in the history of economic thought

The long-run history of environmental and natural resource economics is quite well known. To name just a few milestones, it usually includes the Physiocrats, Jevons’s coal question, Marshall’s and Pigou’s externalities, Hotelling’s 1931 model, Coase’s theorem, Hardin’s tragedy of the commons, up to Nordhaus’s DICE model. This history, in which resources are considered inputs and ecosystems sinks, offers a quite linear and dualistic view of the human- nature relationship. It is, however, not the only one to tell. Since the 18 th century at least, there has been another, less-known economic tradition opting for a more integrative, organicist, and circular view of the human-nature nexus, from Linnaeus’s economy of nature to American land economics and contemporary ecological economics. This presentation will quickly explore these two traditions and give more details on one example from the organicist, circular tradition: the combination of chemistry and economics in the mid-19 th century to design a circular agricultural scheme, as a lever for transforming the entire economic system.

14h30 Anthony Halog (environmental management, School of the Environment - University of Queensland)

Life Cycle and Systems Thinking Methods to Support Policy Design and Evaluation when Transitioning to a Decarbonised, Circular Economy

Transitioning to a decarbonised, circular economy is a complex task that requires a system thinking approach. Life cycle assessment (LCA) is a widely used method for evaluating the environmental impact of a product or process throughout its entire life cycle. This policy- oriented seminar argues that incorporating life cycle and systems thinking perspective into policy design and evaluation can support the ongoing transition to a decarbonised, circular economy.

15h00 Pause

15h30 Teresa Haukkala (politologue, Sciences Po, LIEPP)

European sustainability targets and policy assumptions in 2030 and beyond: a foresight assessment for circular economy. Case: Textile sector 

Transition to circular economy is an important aspect in European sustainability targets for 2030. This presentation focuses on the circular economy in the EU27, in particular with respect to recycling and re-use. The talk describes the EU-level policy context for objective development, the roadmap towards the objectives, and the assumptions that were considered to be essential in accomplishing the objectives for 2030. It further anticipates some risks involved, and wild cards to be considered towards 2050. A case study on the textile sector in Finland is used as an example: how can a sustainable textile system be created by 2030?

16h00 Débat final animé par José Halloy (physicien, Université Paris Cité, LIED) et Marc Ringel (économiste, Sciences Po, European Chair for Sustainable Development and Climate Transition)

Génétique et Epigénétique des Champignons | LIED UMR 8236 – GEC

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Side event COP28

co-organisé avec le GDR ClimaLex. 01/12. 10h15-12h15
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L’axe Politiques environnementales du LIEPP et le GDR ClimaLex vous invitent : 

Side Event COP28 : Pertes et préjudices: un mécanisme de justice climatique ? 

Bilan et perspectives du Mécanisme de pertes et préjudices

Vendredi 1er  décembre 2023, 10h15-12h15

Sciences Po, 27 rue Saint Guillaume, Amphithéâtre Leroy Beaulieu / Albert Sorel

Inscription obligatoire

Organisateurs :

Richard Balme (Sciences Po, CEE), Charlotte Halpern (Sciences Po, CEE and LIEPP), Marta Torre-Schaub (CNRS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ISJPS).

Le mécanisme des pertes et préjudices (Loss & Damages) constitue une initiative majeure dans la promotion de l’agenda international de justice climatique et de sa mise en œuvre opérationnelle. Ce mécanisme dit « Mécanisme de Varsovie » (WIM), adopté en 2013, vise à promouvoir la mise en œuvre d’approches tendant à remédier aux pertes et dommages résultants du changement climatique et de ses effets, et ce dans une approche globale et intégrée. 

10 ans après sa création et alors que s’ouvre la COP28, ce side event propose un bilan de cette initiative. Ainsi, ce mécanisme, destiné à aider les pays les plus vulnérables à faire face aux effets néfastes du changement climatique, apparaissait à l’époque comme l’une de meilleures solutions pour rétablir une sorte de « justice » entre les pays développés et en développement, la pratique et la réalité ont montré ses faiblesses et imperfections, tout autant que sa (très) relative efficacité. 

Cet évènement est issu de l’effort conjoint du GDR Climalex et de l’axe Politiques environnementales du LIEPP (Sciences Po et Université Paris Cité), avec le soutien du groupe de recherches AIRE de Sciences Po, de l’ISJPS (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - CNRS) et de la SFDE (Société française pour le droit de l'environnement). Réunissant d’éminents experts du changement climatique issus de différentes disciplines, il vise à faire un bilan de ce mécanisme, à échanger sur les pistes futures et à associer la jeune recherche. 

Programme : 

Introduction par Corinne Lepage, Avocate et ancienne ministre de l’Environnement 

Table ronde : Le mécanisme de pertes et préjudices au service de la justice climatique ? 

Bilan après 10 ans  ? 

Quelles perspectives du WIM dans le contexte de la COP 28 ? 

Échanges avec l’ensemble des intervenants et la salle 

Intervenant.e.s : 

Sabine Lavorel, Maître de conférences HDR en droit international public, Université Grenoble Alpes.

Agnès Michelot, Maître de conférences HDR en droit public, Université de La Rochelle, 

Marianne Moliner-Dubost, Maître de conférences en droit public, Université Jean Moulin Lyon III.

Yamissa Ouattara, Doctorant au LIENsS, Université de la Rochelle.

Sabrina Robert-Cuendet, Professeur en droit public, Université de Nantes.

Matthieu Wemaere, Avocat en droit de l’environnement et chercheur associé à l’IDDRI. 

Conclusion par Horatia Muir Watt, Professeure à l’Ecole de Droit, Sciences Po.

Contact : Matthieu Sarnin, environnement.liepp@sciencespo.fr

GENDER EQUALITY POLICY IN PRACTICE

co-organized with MAGE and the Centre Maurice Halbwachs. November 23rd & 24th.
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MAGE, the Centre Maurice Halbwachs and the Laboratory for Interdisciplinary Evaluation of Public Policies (LIEPP) are please to co-organize the event: 

GENDER EQUALITY POLICY IN PRACTICE (GEPP) - EQUAL PAY WORKSHOP IMPLEMENTATION WHEN POLICY FAILS: THE UPHILL BATTLE FOR EQUAL PAY

November 23rd- 24th, 2023

Location: Sciences Po Paris 

Sponsors: CMH – Labex TEPSIS, Réseau MAGE, Discrimination and Category Policies Research Group, LIEPP, Sciences Po Paris

DAY 1 THURSDAY NOVEMBER 23 rd : EUROPEAN UNION COUNTRIES

10:00: Welcome Introductions, Goals and Agenda

Isabelle Engeli (Exeter Uiversity)

Amy G. Mazur (Washington State University)

Sophie Pochic (CNRS/ EHSS)

10:45 -12:15

Can pay transparency help reduce the gender pay gap? Insights into the limited and selective effects of French policy

Sophie Pochic (CNRS/ EHSS) et Cécile Guillaume (University of Surrey)

Discussed by Alexandra Scheele

The implementation of equal pay in Sweden: Gender Accommodation

Lenita Freidenvall (Stockholm University) 

Discussed by Mari Tiegen

12:15-12:30: Coffee

12:30- 13:30

Equal Pay in Practice at the EU Level: The Never-Ending Story of Implementation

Sophie Jacquot (Université Saint-Louis – Bruxelles)

Discussed by Elisa Cheiregato

13:30-14:30 Lunch

14:30-16:00

The role of social dialogue institutions in implementing European equal pay policy: Between collective awareness, mixed understandings and structural limits of contemporary policy instruments in Belgium (1951-2019)

Veronika Lemeire (Hasselt University ) and Patrizia Zanoni (Hasselt University)

Discussed by Susan Milner

It’s a long way to … nowhere? Equal Pay Legislation in Germany

Andrea Jochmann-Döll and Alexandra Scheele (University of Bielefeld )

Discussed by the French Team

16:00- 17:30

Pay transparency measures in Italy: A symbolic response to pay inequality between men and women without challenging structural inequalities

Elisa Chieregato (European Commission, DG for Employment, Social Affairs and Inclusion)

Discussed by the Olga Salido-Cortés

Walking towards equal pay with the boots of a giant and the feet of a dwarf: implementing equal pay in Spain (2019-2022)

Olga Salido-Cortés (University Complutense of Madrid )

Discussed by Sophie Jacquot

17:30-17:45 Coffee Break

17:45 –18:00 Recap and Lessons Learned

DAY 2 FRIDAY NOVEMBER 24 TH : COUNTRIES OUTSIDE OF THE EU

9:30 Welcome Back and Agenda for the Day

9:45-11:15

Change and Stagnancy: progressive gender equality regimes and their impact on equal pay in the case of Norway

Mari Teigen Institute for Social Research (Institute for Social Research) and Ines Wagner (Institute for Social Research)

Discussed by Lenita Freidenvall

The elusive struggle for equal pay in the UK: A weak and contingent legal framework

Susan Milner (University of Bath)

Discussed by the French Team

11:15 – 12:45

Implementation of Equal Pay at the Federal and State Levels in the USA: The Imperative of Gender Accommodation

Ashley English (University of North Texas ), Season Hoard (Washington State University),

Meredith Niezgoda (Texarkana College ) and Sydney Smith (Washington State University)

Discussed by Iris Bradford

The Challenges and Pitfalls of Implementing Proactive Pay Equity Legislation in Canada

Francesca Scala (Concordia University), Stephanie Paterson(Concordia University) and Iris Bradford (Concordia University)*

Discussed by the US Team

Lunch 12:45- 13:30

13: 30-14:30 Wrap up and Next Steps

Unpacking Foreign Aid: Discussing policies and their unintended consequences

Conference co-organized with PSIA and the Ceped. November 16th. 7.30pm-9pm.
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The Laboratory for Interdisciplinary Evaluation of Public Policies (LIEPP), Paris School of International Affairs (PSIA) and the Population and Development Center (Ceped) are pleased to invite you to the event:

Unpacking Foreign Aid: Discussing policies and their unintended consequences

Thursday November 16th. 7.30pm - 9pm.

Location: Room H101, Sciences Po, 28 rue des Saint Pères, 75007 Paris

Mandatory registration

Speaker: 

Prof. Dirk-Jan Koch, author of two books on international aid and a renowned pracademic, is working as a Chief Science Officer at  the Dutch Ministry of Foreign Affairs and a professor of international trade and development cooperation at Radboud University. With an academic and policy career spanning two decades in Europe and Africa, he has managed to bring research and practice together through his work. His work focuses on boosting the impact of international development efforts.

Discussants: 

Rigas Arvanitis is a sociologist, economist and director of research at the Institut de Recherche pour le Développement (IRD). He is the director of the Population and Development Center (Ceped).

Hélène Juillard is a Director at Key Aid Consulting and Adjunct Professor at Sciences Po, Manchester and Geneva Universities. She specialises in the evaluation of large scale crisis response and has a particular interest in cash and market based programming. 

Abstract: 

International development cooperation is a multibillion-dollar industry, which aims to reduce poverty in the Global South and tackle global challenges, such as climate change. But is this happening? Foreign aid (be it humanitarian, peacebuilding or development support) frequently brings with it a range of unintended consequences, both negative and positive. During this event, Dirk-Jan Koch will delve into these consequences, providing a fresh and comprehensive guide to understanding and addressing them.

Pracademic Dirk-Jan Koch is both critical and constructive at the same time: he will point out where things go wrong in the international aid sector, but also how it can be improved.

This conference will be opened by Thibaut Jaulin, Academic Advisor and Adjunct Professor at PSIA and Anne Revillard, Director of LIEPP and member of the Centre for research on social inequalities (CRIS). Following the presentation by Dirk-Jan Koch, two discussants, Rigas Arvantitis, Director of Ceped and Hélène Juillard, Adjunct Professor at PSIA, will offer comments. A Q&A session with the audience will follow.


LIEPP DANS LES MEDIAS - OCTOBRE 2023

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Axe évaluation des politiques socio-fiscales

Axe discriminations et politiques catégorielles 

Axe évaluation de la démocratie 

Axe politiques éducatives

Axe politiques de santé 

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LIEPP Newsletter - Octobre 2023

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Apprentissage de la lecture : nouvelles stratégies de remédiation via les jeux vidéo

Séminaire de l'axe Politiques éducatives. 23/01/2024. 17h-18h30
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L'axe Politiques éducatives du LIEPP a le plaisir de vous inviter au séminaire : 

Apprentissage de la lecture : nouvelles stratégies de remédiation via les jeux vidéo

Mardi 23 janvier 2024. 17h-18h30.

Lieu : Sciences Po, Salle du LIEPP, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007 Paris. 

Inscription obligatoire

Intervenante : 

Irène Altarelli (LaPsyDe)  

Résumé : 

La lecture reste dans notre société une source essentielle d’acquisition de nouvelles informations. Les difficultés de lecture impactent négativement la réussite scolaire et au-delà, influençent le succès professionnel et le bien être de la personne, tout au long de la vie. La compréhension des multiples mécanismes cognitifs pouvant donner lieu à des améliorations des performances de lecture est d’un très grand intérêt de recherche; par ailleurs, il s’agit également d’un défi sociétal important et urgent.  

Dans l’étude présentée ici, nous avons testé l’efficacité d’un entraînement informatisé, ciblant principalement l’attention visuo-spatiale, sur les performances de lecture d’enfants francophones âgés de 8 à 12 ans. Il s’agissait de reproduire les résultats très prometteurs observés avec le même protocole chez des enfants italiens (Pasqualotto et al., 2022).

Les performances des participants (N=201) dans différentes tâches – y compris leurs scores de lecture – ont été mesurées avant entraînement, via des épreuves standardisées, et après entraînement. Les enfants ont été assignés de manière aléatoire au groupe expérimental ou au groupe de contrôle actif entraîné avec Scratch, un jeu de programmation. Nous nous sommes donc penchés sur d’éventuels gains en fonctions exécutives (transfert proche) et en compétences académiques (transfert lointain) chez les enfants du groupe expérimental. Nous avons également étudié l'association entre la progression au sein de l'entraînement et les capacités cognitives.

Nous discuterons en détail des résultats obtenus, ainsi que des limites de notre étude.

Que sait-on du travail ? Le débat

Séminaire co-organisé par le LIEPP. 25/10. 19h-20h30.
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Que sait-on du travail ? Le débat. 

Mercredi 25 octobre, 19h-20h30

Sciences Po, Amphithéatre Emile Boutmy, 27 rue Saint Guillaume, Paris, 75007

Inscription obligatoire internes à Sciences Po.

Inscription obligatoire externes à Sciences Po.

Pour suivre l'évènement à distance. 

Conditions de travail, qualité des emplois, choix managériaux et d'organisation, santé et sens du travail : Qu’en est-il des réalités du travail en France ? Astrid Panosyan-Bouvet et François Ruffin, députés, membres de la Commission des Affaires sociales, viennent discuter les analyses présentées dans l’ouvrage « Que sait-on du travail ? » qui sort aux Presses de Sciences Po. 

Cette rencontre permettra de présenter certaines des nombreuses contributions rassemblées par le LIEPP, notamment sur les conditions de travail, le sens du travail, le rapport au travail des jeunes, la situation des personnes handicapées et des professions « essentielles ». 

La parole sera ensuite donnée Astrid Panosyan-Bouvet (Renaissance) et François Ruffin (Nupes), qui commenceront par présenter leur lecture de l’ouvrage, avant de débattre des propositions qu’ils avancent pour améliorer la situation du travail en France. L’ensemble du panel répondra aux questions de la salle dans un dialogue modéré par le politiste Bruno Palier du Centre d’études européennes et de politique comparée (CEE) de Sciences Po.

Avec l'intervention de :

 - Christine Erhel, économiste, professeure au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM, Paris), titulaire de la chaire Economie du travail et de l’emploi, et directrice du Centre d’Études de l’Emploi et du Travail (CEET);

- Pierre François, sociologue, directeur de recherche au CNRS, au Centre de sociologie des organisations;

- Jérôme Gautié, économiste, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne;

- Mathilde Guergoat-Larivière, économiste, professeure à l'université de Lille, chercheuse au Centre lillois de recherches sociologiques et économiques et au Centre d'études de l'emploi et du travail;

- Camille Peugny, sociologue, professeur à l'UVSQ (Université Paris-Saclay) et chercheur au laboratoire Printemps;

- Anne Revillard, sociologue, professeure associée à Sciences Po, directrice du Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) et membre du Centre de recherche sur les inégalités sociales (CRIS);

- Bruno Palier, politiste, directeur de recherche du CNRS au Centre d'études européennes de Sciences Po.

LIEPP DANS LES MEDIAS - SEPTEMBRE 2023

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Axe évaluation des politiques socio-fiscales

Quand il s’agit de négocier, la référence aux conventions de branche est importante pour moins d’une entreprise sur deux, article citant le projet «Que sait-on du travail?»  publié par Le Monde le 18/09/2023

L’absentéisme des conducteurs de bus, conséquence d’un « travail maltraité », article citant le projet «Que sait-on du travail?»  publié par Le Monde le 11/09/2023

La baisse de qualité de l’emploi, une menace pour les classes moyennes moins aisées, article citant le projet «Que sait-on du travail?»  publié par Le Monde le 04/09/2023

Comment les stratégies de baisse des coûts ont abîmé le travail en France, article de Bruno Palier publié par Esprit en 09/2023

Comment les stratégies du low cost à la française ont intensifié et abîmé le travail ?, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 28/08/2023

Les ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET) en France : un défi qui reste à relever, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 21/08/2023

Pourquoi la taxe foncière connaît-elle sa plus forte augmentation depuis 1986 ?, émission de France Culture avec Etienne Wasmer du 23/08/2023

L’insertion des jeunes non qualifiés, un problème français, article citant le projet «Que sait-on du travail?»  publié par Le Monde le 21/08/2023

Les stratégies de réduction des coûts ont dévalorisé le travail, entretien avec Bruno Palier publié par CFECGC le 28/07/2023

Axe discriminations et politiques catégorielles 

Butin à monnayer ou manne à partager : avec les données, les chercheurs peuvent-ils faire feu de tout bois ?, article citant les travaux de Célia Bouchet publié par France Culture le 09/09/2023

Pourquoi n’y a-t-il pas assez de logements pour les étudiants ?, émission de France Culture avec Jean-Benoît Eyméoud du 01/09/2023

Quel congé parental pour lutter contre les inégalités de genre ?, émission de France Culture avec Hélène Périvier du 29/07/2023

Congé parental : « Revoir son indemnisation est un des leviers pour le rendre plus attractif pour les pères », entretien avec Hélène Périvier publié par 20 minutes le 27/07/23

Axe évaluation de la démocratie 

Peut-on échapper au vote de classe ?, émission de France Culture avec Julia Cagé du 18/09/2023

Il faut reconquérir les classes populaires rurales, entretien avec Julia Cagé publié par l'Obs le 06/09/2023

Julia Cagé et Thomas Piketty livrent une vision inédite de l’histoire politique française, article citant les travaux de Julia Cagé publié par Le Monde 05/09/2023

Political inequality, émission de Vox EU CEPR avec Julia Cagé du 28/07/2023

Axe politiques éducatives

L'État a-t-il abandonné les banlieues ?, émission de SPLASH avec Nina Guyon du 18/09/2023

Comment réduire les inégalités d'orientation, chronique de Nina Guyon publiée par Les Echos le 07/09/2023

Un véritable marché de l’éducation est en train de se créer, entretien avec Agnes Van Zanten publié par Alternatives Economiques le 26/08/2023

Axe politiques de santé 

Coût de la non-prise en charge de la santé mentale en France : Boris Vallaud affirme 110 milliards d’euros, article citant les travaux d'Isabelle Durand-Zaleski publié par 42mag le 04/09/2023

La non prise en charge de la santé mentale coûte-t-elle 110 milliards d'euros à la France, comme l'affirme Boris Vallaud ?, article citant les travaux d'Isabelle Durand-Zaleski publié par FranceInfo le 01/09/2023

Cannabis : légalisation, dépénalisation… Où en sont nos voisins européens ?, article citant les travaux d'Henri Bergeron publié par Le Point le 28/08/2023

Pénuries de médicaments : repenser notre modèle économique, tribune de Guillaume Dedet et Thomas Rapp publié par Les Echos le 28/07/2023

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LIEPP Newsletter - Septembre 2023

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Méthodes et approches en évaluation des politiques publiques

Un ouvrage bilingue présentant 24 méthodes ou approches qualitatives, quantitatives ou mixtes en évaluation
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Pour accéder à la version de l'ouvrage en open access

Pour télécharger la version PDF de l'ouvrage. 

Pour accéder à la version de l'ouvrage en langue anglaise

Dans le cadre de ses activités transversales en évaluation des politiques publiques, le LIEPP a participé à la préparation d’un ouvrage bilingue présentant 24 méthodes ou approches qualitatives, quantitatives ou mixtes en évaluation. L’ouvrage est paru aux éditions Sciences et Bien commun (Québec) ; il est intégralement accessible en ligne en open access

Ce projet s’inscrit dans la dynamique d’extension du périmètre interdisciplinaire du LIEPP dans le contexte de son redéploiement en partenariat avec Université de Paris Cité (UPC)

En tant que pratique de recherche appliquée, l’évaluation des politiques publiques a emprunté toute une série de méthodes aux sciences sociales. Mais son essor a aussi suscité le développement d’approches spécifiques. Partant de ce constat, deux choix fondamentaux, qui s'inscrivent dans le projet collectif du LIEPP, guident cet ouvrage : combiner des outils issus de la recherche fondamentale avec d’autres développés dans la pratique de l’évaluation, et ouvrir un dialogue entre méthodes quantitatives et qualitatives. 24 méthodes ou approches qualitatives, quantitatives ou mixtes font ainsi l’objet de présentations didactiques et illustrées, à partir d’une trame de questionnement commune facilitant leur comparaison. Cet ouvrage prend fortement appui sur le collectif de chercheuses et de chercheurs ouvert·e·s à l’interdisciplinarité et au dialogue entre méthodes qui s’est constitué au LIEPP au fil des années : sur les 25 autrices et auteurs de cet ouvrage, neuf sont affilié·e·s au LIEPP et huit autres ont eu l’occasion de présenter leurs travaux lors de séminaires organisés par le LIEPP. Par son accessibilité, cet ouvrage constitue aussi bien un outil de dialogue interdisciplinaire et inter-méthodes pour les universitaires, qu’une introduction aux enjeux méthodologiques de l’évaluation pour les étudiant·e·s, praticien·ne·s, les acteurs publics et la société civile.

Ouvrage coordonné par :

  • Anne Revillard: professeure associée en sociologie à Sciences Po, membre du Centre de Recherche sur les Inégalités Sociales (CRIS) et directrice du Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP).

Liens : 

Introduction générale de l'ouvrage

Lien vers le sommaire et la publication en ligne 

Lien vers le téléchargement de l'ouvrage en PDF

Lien vers l'ouvrage en langue anglaise 

Présentation des contributeurs 

Contributeurs : 

  • Mathias André (INSEE)
  • Neil Andersson (Université McGill)
  • Habibata Baldé (Université de Conakry)
  • Carlo Barone (CRIS/LIEPP)
  • Loubna Belaid (École Nationale d’Administration Publique de Montréal)
  • Genowefa Blundo-Canto (CIRAD)
  • Abdourahmane Coulibaly (Faculté de médecine et d’odontostomatologie (Mali), IRL « Environment – Health - Societies » UCAD, USTTB, CNRST / CNRS )
  • Thomas Delahais (Quadrant Conseil)
  • Agathe Devaux-Spatarakis (Quadrant Conseil)
  • Emanuele Ferragina (Sciences Po)
  • Nicolas Fischer (CESDIP)
  • Denis Fougère (CRIS, LIEPP / CEPR, Londres / IZA, Bonn )
  • Lara Gautier (École de santé publique de l’Université de Montréal /Centre de recherche en santé publique / Institut de recherche SHERPA)
  • Pauline Givord (INSEE)
  • Charlotte Halpern (CEE, LIEPP)
  • Quan Nha Hong (École de réadaptation de l’Université de Montréal / Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal métropolitain (CRIR) / Institut universitaire sur la réadaptation en déficience physique de Montréal (IURDPM) )
  • Nicolas Jacquemet (Université Paris 1 / PSE)
  • Sarah Louart (CLERSE)
  • Ana Manzano (Université de Leeds)
  • Valérie Pattyn (Université de Leiden)
  • Clément Pin (INSEI /GRHAPES /LIEPP / EMA)
  • Pierre Pluye (Université McGill / École des sciences de l’information)
  • Estelle Raimondo (Groupe indépendant d’évaluation de la Banque mondiale)
  • Thomas Rapp (LIRAES, Chaire AgingUp! / LIEPP )
  • Anne Revillard (CRIS/LIEPP)
  • Valéry Ridde (CEPED/IRD)
  • Émilie Robert (École de santé publique de l’Université de Montréal)
  • Lou Safra (CEVIPOF, LIEPP / Institut d’Études Cognitives)
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Annie Jolivet - Le travail et les conditions de travail en dernière partie de vie professionnelle

 Annie Jolivet est économiste, ingénieure de recherche au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) dans l’équipe Ergonomie du Centre de recherche sur le travail et le développement (CRTD) et au sein du Centre d’études sur l’emploi et le travail (CEET). Elle a notamment coordonné en 2014 Le travail avant la retraite. Emploi, travail et savoirs professionnels des seniors, Rueil-Malmaison, Éditions Liaisons avec Anne-Françoise Molinié et Serge Volkoff et a publié en 2023 Pénibilité du travail et retraite : une comparaison internationale des dispositifs existants.

Le travail et les conditions de travail en dernière partie de vie professionnelle

Annie Jolivet

Les réformes successives des retraites en France ont progressivement allongé la durée de la vie professionnelle, d’abord en augmentant la durée d’assurance requise pour une retraite à taux plein, puis en relevant à deux reprises, en 2010 et en 2023, les âges seuils pour obtenir une retraite à taux plein et l’annulation de la décote. Les réformes de 2019 et de 2023 ont suscité des débats particulièrement vifs quant aux inégales possibilités de rester en emploi jusqu’à la retraite au regard des conditions de travail.

La dernière partie de la vie professionnelle est une période plus floue qu’il n’y paraît : elle ne fait l’objet d’aucune définition juridique ; la notion de « senior » qui pourrait s’y rapporter n’est pas non plus définie ; les seuils d’âge les plus souvent mentionnés (45, 50, 55 ans) offrent une délimitation impropre aux évolutions impulsées par les réformes des retraites (Jolivet, 2023). Le travail y joue un rôle à plusieurs titres. Par les traces qu’il a pu laisser sur la santé, à travers les accidents du travail, les maladies professionnelles mais aussi par des atteintes encore peu visibles mais qui peuvent être irréversibles. Par les difficultés ou les possibilités de tenir dans le travail compte tenu des conditions de travail, des marges de manœuvre et des possibilités d’entraide dans l’emploi occupé. Par les liens qu’il peut avoir avec le parcours d’emploi, notamment à travers les interruptions liées au chômage ou à des sorties d’activité, mais aussi en raison des caractéristiques des emplois qui offrent des possibilités d’embauche même à des âges tardifs.

Nous proposons ici de situer la réflexion sur le travail et les conditions de travail en dernière partie de vie professionnelle. D’abord, en examinant comment se combinent les caractéristiques du travail pour des salariés plus âgés et comment cela affecte leur jugement sur la soutenabilité de leur travail. Ensuite, en s’interrogeant sur les aménagements de fin de carrière qui passent par des dispositifs conventionnels et individuels très inégalement accessibles et qui nécessitent aussi de penser aux conditions et au contenu du travail. Enfin, en soulignant que les actions en matière d’amélioration du travail empruntent aussi d’autres voies que celles d’une approche centrée sur les « seniors » et sur les conditions de travail. Ce qui suggère de décloisonner la réflexion sur le travail et les conditions de travail.

1. Comment se combinent les caractéristiques du travail des salariés plus âgés ? Sont-elles soutenables ?

À partir des Enquêtes Conditions de travail 2013 et Conditions de travail-risques psychosociaux 2016, nous avons étudié les conditions de travail des salariés hommes et femmes âgés de 47 à 61 ans en 2013, leur influence sur la soutenabilité du travail et leur situation trois ans plus tard (Jolivet et Molinié, 2021).

Cinq configurations de conditions de travail

La construction de notre typologie vise à comprendre comment s’agencent les différentes caractéristiques du travail. Nous avons identifié cinq configurations différentes (« épargné.e.s », travail « physique et peu de soutien », « sous pression », « physique et décalé », « pénible et contraint ») en 2013 (cf. tableau). La première configuration dite des « épargnés » est la plus nombreuse (31% des salariés, 52% de femmes). Toutes les contraintes de travail y sont plus rares que pour l’ensemble des salariés de 47 à 61 ans. Dans les quatre autres configurations, les salariés déclarent nettement plus fréquemment être exposés à certaines conditions de travail que dans toutes les autres. Cela concerne 7 salariés sur 10 des 8 545 personnes notre échantillon.

La deuxième configuration (« physique et peu de soutien ») est moins nombreuse et plus féminisée (16% des salariés, 57% de femmes). Elle rassemble des situations de travail caractérisées par des contraintes physiques fréquentes associées à certains types de travaux d’exécution et des ressources qui manquent pour faire correctement son travail (formation et soutien des collègues ou des supérieurs notamment). Les hommes y sont surtout ouvriers (à 55%). Les femmes sont pour les deux tiers d’entre elles employées, principalement du fait de la très forte proportion de personnels des services directs aux particuliers (50%). Plus du quart des hommes et 45% des femmes n’ont aucun diplôme, ou au plus le Certificat d’études primaires (CEP) ou le Brevet. La moitié des femmes est à temps partiel (19% d’entre elles faute d’avoir trouvé un temps plein, 8% pour des raisons de santé), une proportion supérieure à ce qu’elle est dans la population générale, contre un homme sur 10. Enfin, 8% des hommes et 17% des femmes ont un contrat de travail précaire (intérim, CDD, emploi aidé…). On trouve dans cette classe de nombreux salariés avec des problèmes de santé : 9% des hommes et 10% des femmes sont fortement limités dans les activités que les gens font habituellement.

La troisième configuration (« sous pression ») représente 25% des salariés et compte 58% de femmes. Elle rapproche les situations de travail de salariés relativement abrités des contraintes physiques mais fortement soumis à des contraintes temporelles serrées (en raison de normes ou délais courts ou d’une demande à satisfaire immédiatement), estimant manquer de ressources pour faire correctement leur travail (en temps, coopération, matériels ou logiciels, information ou formation), dans un contexte de changements importants. La proportion d’entre eux qui disent travailler sous pression, devoir toujours ou souvent se dépêcher atteint 80% ; 21% des salariés de cette classe soulignent des difficultés de conciliation de leurs horaires de travail avec leur vie hors travail et 27% craignent pour leur emploi dans l’année. Ils sont souvent cadres (41% des hommes, 27% des femmes) ou professions intermédiaires (30% des hommes, 32% des femmes) et c’est de toutes les classes celle qui accueille la plus forte proportion de diplômés au-delà du Bac (42% des hommes, 46% des femmes).

La 4ème configuration de travail « décalé et physique » (16% des salariés, 38% de femmes) est celle qui compte la plus forte proportion de travail en horaires décalés (alternants, de nuit, du dimanche), avec des contraintes physiques fréquentes. Le rythme de travail est lié à des contraintes automatiques ou dépend de normes ou délais serrés. Les contraintes temporelles y sont très marquées, avec peu d’autonomie. Ces situations de type plutôt industriel concernent une population plus masculine, avec une surreprésentation des techniciens et encadrants de proximité (contremaîtres et agents de maîtrise). Parmi les femmes, on trouve en revanche une forte proportion d’employées (57%), essentiellement dans la fonction publique et parmi les personnels des services directs aux particuliers.

La cinquième et dernière configuration, la moins nombreuse (9% des salariés, 47% de femmes), est caractérisée par du travail « pénible et contraint ». Les exigences physiques et des contraintes de rythme automatiques ou de délais courts sont encore plus fréquentes et un manque d’autonomie est encore accentué par rapport à la configuration précédente. Le travail est presque toujours perçu comme répétitif (92%), monotone (51%) et ne permettant pas d’apprendre (52%). De plus, 42% des salariés de cette classe ont des craintes pour leur emploi dans l’année. La population de cette classe est très ouvrière (79% des hommes et 43% des femmes) et peu diplômée (39% des hommes et 49% des femmes n’ont aucun diplôme ou au plus le CEP ou le Brevet). Cette classe regroupe aussi une proportion plus élevée de salariés avec des problèmes de santé : 12% des hommes, 13% des femmes indiquent être fortement limités dans les activités que les gens font habituellement, et 15% des hommes, 13% des femmes ont une reconnaissance de handicap (acquise ou demande en cours).

Tableau. Principales caractéristiques du travail en 2013 et des salariés concernés par configuration