Appel à candidatures - Programme Jeune Recherche (2024)

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Le LIEPP réédite son programme de soutien à la jeune recherche en évaluation des politiques publiques. Ce programme s’inscrit dans la dynamique de redéploiement du LIEPP en partenariat avec Université de Paris. Il est ouvert aux doctorant.e.s (qui doivent être inscrit.e.s en thèse au moment du dépôt de leur candidature) et jeunes docteur.e.s (ayant soutenu depuis moins de 2 ans, la thèse devant avoir été soutenue après le 31 août 2022) dont l’affiliation principale est un laboratoire de Sciences Po ou d’Université Paris Cité, toutes disciplines confondues.

Il poursuit quatre objectifs :

  • Valoriser et apporter un appui aux travaux de jeunes chercheur.e.s 
  • Faciliter la traduction des recherches académiques en résultats utiles pour l’évaluation des politiques publiques 
  • Favoriser la mise en dialogue interdisciplinaire des recherches, en vue notamment de favoriser l’émergence de projets interdisciplinaires 
  • Donner une meilleure visibilité, auprès d’acteurs publics et de la société civile, aux travaux de jeunes chercheur.e.s ayant un apport pour l’évaluation des politiques publiques.

Voir le descriptif complet du programme et des modalités de candidature.

Subvention d’appui à la recherche : 2000 €, à utiliser avant le 30 juin 2025

Thématique des projets de recherche : sujet en lien avec l'évaluation des politiques publiques, toutes disciplines confondues

Date butoir de la soumission10 juin 2024 (inclus) au plus tard, par le biais du formulaire de candidature en ligne. Les lauréats seront informés des résultats de la sélection au plus tard le 5 juillet 2024.

Liste des dépenses éligibles : 

NB : Les dépenses ne pourront faire l’objet d’aucun report au-delà du 30 juin 2025. 

  • Frais de mission pour conduire une enquête de terrain (dans le cadre du doctorat uniquement) : train, avion, hôtel. NB : un ordre de mission validé par le laboratoire d’origine sera demandé. 
  • Frais de mission pour la participation à des colloques nationaux et internationaux : train, avion, hôtel, frais d'inscription
  • Vacations de recherche
  • Retranscriptions d’entretiens
  • Traduction et editing      
  • Achat d’ouvrages ou documentation (dans la limite de 10 ouvrages)
  • Achat de données en ligne en lien avec votre projet de recherche
  • Subvention à la publication (par exemple, frais de soumission d'un article, frais d’open access)
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Expérience et traitement des discriminations dans la fonction publique

Séminaire de l'axe Discriminations et politiques catégorielles. 30/04. 12h-13h30.
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L'axe Discriminations et politiques catégorielles du LIEPP a le plaisir de vous convier au séminaire :

Expérience et traitement des discriminations dans la fonction publique

Mardi 30 avril, 12h-13h30

Sciences Po, Salle du LIEPP, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007 Paris.

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel.

Inscription obligatoire pour assister au séminaire via Zoom.  

Intervenante :

Présentation : 

L’enquête présentée est une post-enquête qualitative de l’enquête TeO2 menée par l’Ined et l’Insee. À partir de fiches adresses fournies par l’Insee, nous avons pu recontacter et mener des entretiens avec 25 personnes, pour lesquelles nous disposons également des réponses fermées au questionnaire quantitatif.

L’enquête interroge l’incidence potentielle des discriminations et des inégalités liées à l’origine migratoire, au genre et à la classe dans le cadre de la fonction publique (recrutement, des carrières ou du fonctionnement des collectifs de travail) ainsi que les dispositifs relatifs à la lutte contre les discriminations et à la promotion de la diversité dans la fonction publique.

Ce séminaire présentera quelques données sur les enquêté.es rencontré.es, leurs trajectoires dans l’emploi et leur rapports aux concours de la fonction publique. Il sera également l’occasion de discuter des possibilités méthodologiques offertes par la double entrée quantitative et qualitative de l’enquête.

Sport et discriminations : l’affaire Caster Semenya et la normalisation du corps féminin au nom de l’égalité

Séminaire co-organisé avec l'École de droit. 25/04. 10h15-12h15.
  • Mokgadi Caster Semenya (credits: AP/Kamran Jebreili)Mokgadi Caster Semenya (credits: AP/Kamran Jebreili)

L'axe Discriminations et politiques catégorielles du LIEPP, l'Ecole de droit et la Clinique Juridique de Sciences Po ont le plaisir de vous convier à l'événement : 

Sport et discriminations : l’affaire Caster Semenya et la normalisation du corps féminin au nom de l’égalité

Jeudi 25 avril 2024 de 10h15 à 12h15.

Sciences Po, Salle K008, 1 place Saint-Thomas d'Aquin, 75007.

Inscription obligation pour les personnes externes à Sciences Po : events.edd@sciencespo.fr

Intervenante : 

Isabelle Rorive, Professeure, Faculté de Droit et de Criminologie, Centre Perelman, Equality Law Clinic, Université Libre de Bruxelles.

Résumé : 

Mokgadi Caster Semenya est une athlète sud-africaine, spécialiste du 800 mètres, triple championne du monde et double championne olympique de la discipline. C’est le 19 août 2009, à 18 ans, qu’elle gagne ses premiers championnats du monde d’athlétisme à Berlin en réalisant la meilleure performance de l’année, en pulvérisant son record personnel et en établissant un nouveau record national pour l’Afrique du Sud. Elle est alors une quasi  inconnue de la scène internationale d’athlétisme. Le lynchage médiatique est immédiat et la Fédération internationale d’athlétisme ne manque pas d’y contribuer. Pierre Weiss, alors secrétaire général, déclare dans une formule restée célèbre,  “C’est clair que Semenya est une femme, mais peut-être pas à 100%”.

Les règlements pris par la Fédération internationale d’athlétisme, aujourd’hui World Athletics, se succèdent et fixent des seuils de testostérone de plus en plus bas pour définir le “sexe sportif” féminin. Cette réglementation repose sur des données scientifiques sujettes à caution et est, à deux reprises, mise en cause devant le tribunal arbitral du sport établi à Lausanne. Ce dernier la suspend dans une premier temps, avant de la valider, tout en reconnaissant qu’elle est discriminatoire. Un recours est alors introduit devant les juridictions suisses et, ensuite, devant la Cour européenne des droits de l’homme qui rend un arrêt particulièrement divisé en faveur de Caster Semenya en juillet 2023. L’affaire est actuellement réexaminée par la Grande Chambre de la Cour.

L’affaire Caster Semenya s’inscrit dans l’histoire de l’exclusion des femmes du sport en général, et de l’athlétisme en particulier, et de leur conquête progressive, et toujours en cours, de l’accès à différentes disciplines réservées pendant longtemps aux hommes. Elle cristallise les débats sur la définition du sexe biologique, sur l’évolution des critères utilisés et sur l’embarras des sciences médicales à reconnaître que “ce n’est pas si simple que cela”. Elle révèle comment les processus de normalisation du corps de personnes intersexuées, dénoncés depuis une dizaine d’années comme des “pratiques préjudiciables” par les comités internationaux de protection des droits fondamentaux, sont à l’œuvre dans le sport de haut niveau, tout particulièrement à l’égard de femmes du Global South. Elle nous montre à voir qui décide ce qu’est une femme et comment l’argument d’égalité peut se retourner contre le principe de non-discrimination.

Roundtable 'Imagining the future of evaluation'

May 16th. 4pm-6pm.
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LIEPP is pleased to convene the roundtable: 

Imagining the future of evaluation

May, 16th. 4pm-6pm.

Location: Sciences Po, Amphithéâtre Simone Veil, 28 rue des Saints-Pères, 75007 Paris

Mandatory registration to participate in person.

Mandatory registration to participate via Zoom

Abstract:

In this exceptional LIEPP event, five leaders and internationally acclaimed scholars in evaluation will reflect on the future of the field. What new methods and approaches should be promoted? How is evaluation different from social science methods applied to social and economic issues – and should it be any different? What are the major institutional and political challenges to the development of evaluation and the promotion of its use in policymaking and within civil society? What should be the role of evaluation in democracy, and what practical tools can it rely on to fulfil this role? These are some of the questions which will be addressed in this roundtable.

Presenters:

  • Thomas D Cook, Professor Emeritus of Sociology, Northwestern University
  • Sandra Mathison, Professor of Education, University of British Columbia
  • Rebecca A. Maynard, Professor Emerita of Education and Social Policy, Penn Graduate School of Education
  • Raymond Pawson, Emeritus Professor of Social Research Methodology, University of Leeds
  • Laura R. Peck, Policy Evaluator, MEF Associates

Facilitator: Anne Revillard, Sciences Po, CRIS, LIEPP

Research-based initiatives to address gender-based violence in US and French universities

Seminar co-organized with Sciences Po, the CSO, the CEE, and PRESAGE. 17/04. 1.30-3.30pm
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LIEPP's discriminations and category-based policies research group, Sciences Po, the CSO, the CEE and PRESAGE are pleased to convene the seminar: 

Research-based initiatives to address gender-based violence in US and French universities

Wednesday 17th April 2024, 1.30 - 3.30 pm

Mandatory registration (for Sciences Po students or staff only)

Abstract: 

In recent years, we have been witnessing a growing concern regarding gender-based and sexual violence on university campuses, particularly in the wake of the MeToo movement. This heightened focus has prompted various efforts to prevent and address campus-based violence. Faculty members have notably stepped up within their universities to drive transformative actions. This seminar provides an opportunity to discuss several such research-based initiatives, which are currently taking place in both the United States and France.

Speakers: 

Monica J. Casper, Professor of Sociology at San Diego State University, Special Assistant to the President on Gender-Based Violence, Chair of the Blue Ribbon Task Force on Gender-Based Violence

Hélène Périvier, Economist at the French Economic Observatory, Director of Sciences Po's Gender Studies Programme (PRESAGE), PI for the SAFEDUC research project

Chloé Mour, Equality, LGBT+ Rights and Gender-based Violence Officer at the French Ministry of Higher Education and Research

Chair:

Florence Faucher, Sciences Po, CEE

Politiques d’exonérations sur les bas salaires: usages et effets potentiels

Séminaire de l'axe Evaluation des politiques socio-fiscales. 23/04. 16h30-18h
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L'axe Evaluation des Politiques socio-fiscales du LIEPP a le plaisir de vous convier au séminaire : 

Politiques d’exonérations sur les bas salaires: usages et effets potentiels 

Mardi 23 avril. 16h30-18h. 

Sciences Po, Salle du Conseil, 13 rue de l’Université, 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel

Inscription obligatoire pour assister au séminaire via Zoom

Intervenants : 

Rapport à consulter :

Politiques d’exonérations sur les bas salaires: usages et effets potentiels, Rapport final AO-CFDT, 22 janvier 2024

Présentation : 

Quelles sont les incidences sur la structure de l’appareil productif et les qualifications des politiques d’exonération sur les bas salaires ? Telle est la question qui a été posée aux auteurs du rapport par la CFDT, qui viendront présenter leurs travaux lors de ce séminaire. 

L’objectif de ce rapport est double ; d’éclairer les effets potentiels des exonérations sur les salaires, la formation, les qualifications et plus largement les modes de production, ainsi que d’apprécier la mesure dans laquelle les représentants syndicaux peuvent exercer un droit de regard sur l’usage de ces exonérations. 

Le rapport dresse deux constats. D’abord, celui d’un déficit d’information et d’une difficulté d’appréhension des exonérations de cotisations sociales au niveau des branches comme des entreprises, avec une difficulté particulière dans les entreprises multi-établissements. Deuxièmement, les auteurs s’interrogent sur les formes variées d'optimisation qui peuvent avoir des effets sur les carrières salariales, les relations d’emploi (incitation à l’externalisation) et les formes de rémunération (incitations à développer les composantes défiscalisées et plus largement à contourner l’évolution du salaire de base).

After Opium: the braided meanings of drug addiction and recovery in colonial Vietnam

Séminaire de l'axe Politiques de Santé. 23/04. 17h-18h.
  • "Manufacture de l'Opium à Saigon" (1904). Manhhai / Flickr"Manufacture de l'Opium à Saigon" (1904). Manhhai / Flickr

L'axe Politiques de Santé du LIEPP est ravi de vous convier au séminaire : 

After Opium: the braided meanings of drug addiction and recovery in colonial Vietnam

Mardi 23 avril. 17h-18h.

Sciences Po. Salle du LIEPP. 1 place Saint Thomas d'Aquin. 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour participer en présentiel

Inscription obligatoire pour participer via Zoom

Intervenant : 

Claire Edington (University of California – San Diego)

Résumé :

Rather than adopt a timeless or universal understanding of the “addict” or “addiction” – a common tendency among historians of the opium trade – in this talk, I instead examine its late colonial iteration in Vietnam as the product of multiple strands braided together: the new psychiatric underpinnings of addiction science, colonial ideologies of race and mental health, as well as Vietnamese understandings of illness and the body, and worries about addiction as a threat to any independent, postcolonial future. I argue that French and Vietnamese views on addiction in the interwar years developed in tandem, at times intersecting, even as they pulled from different epistemologies and politics to frame the risks of drug use, both for the self and society at large. By the late 1930s, they would draw together to produce a new class of addicts, a relatively restricted group, defined by their pathological dependence on drugs and their social exclusion. This was not only a state-directed project, but a popular, Vietnamese one as well, which would persist well past the end of colonial rule. 

Présentation de l'ouvrage «La Révolution obligée»

Séminaire de l'axe Politiques environnementales organisé avec l'Ecole Urbaine de Sciences Po. 03/04. 17h-19h.
  • Damien GrenonDamien Grenon

L'École urbaine de Sciences Po et l'axe Politiques environnementales du LIEPP sont ravis de vous inviter à l'événement :

Présentation de l'ouvrage "La Révolution obligée. Réussir la transformation écologique sans dépendre de la Chine et des Etats-Unis"

Mercredi 3 avril. 17h19h.

Sciences Po, Salle H20428 rue des Saints-Pères,  75007 Paris.

Inscription obligatoire

Ouvrage paru en février 2024 aux éditions Allary, écrit par David Djaïz et Xavier Desjardins. La présentation de l’ouvrage par les auteurs sera suivie de débats et échanges avec la salle. 

La modération sera assurée par Charlotte Halpern, chercheuse au Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE) et codirectrice de l'axe Politiques environnementales du LIEPP. 

A propos de l'ouvrage : 

La transformation écologique n’a pas commencé. Malgré les innovations technologiques, les changements d’habitudes, les promesses des entreprises, les plans étatiques ou encore les COP, le monde, en 2023, n’a jamais autant consommé d’énergie fossile. Pourquoi tant de discours pour si peu de résultats ? N’y a-t-il rien de concret derrière ce verdissement qu’une majorité d’organisations et de citoyens appellent de leurs vœux ?

La Chine et les États-Unis ont déjà amorcé un tournant industriel spectaculaire. Ils s’imposent en champions de l’économie verte et organisent notre dépendance.

La France et l’Europe, elles, multiplient les ambitions et normes environnementales qui provoquent un retour de bâton populiste et anti-écologique. Nous cherchons encore comment transformer nos façons de produire, de consommer, d’habiter, de nous déplacer, de nous alimenter. Sans faire monter les colères. Tout en réaffirmant notre puissance industrielle et politique.

Nous avons moins de trente ans pour accomplir notre transformation écologique. Ce livre donne le mode d’emploi pour y parvenir.

Les auteurs : 

David Djaïz est essayiste et enseignant à Sciences Po. Il est l'auteur de Slow Démocratie (prix de l’Académie des sciences morales et politiques, prix étudiant du Livre Politique-LCP, finaliste du prix du Livre ­Politique, du prix du Mémorial – Grand Prix littéraire d’Ajaccio et du prix Pétrarque de l’essai France Culture-Le Monde) et de Le nouveau modèle français (prix d'Économie de l'Académie nationale de Bordeaux). 

Xavier Desjardins est professeur en urbanisme et Aménagement de l'espace à Sorbonne Université. Il est chercheur au sein de l'équipe Médiations, Science des lieux, science des liens. Ses travaux de recherche portent sur les liens entre urbanisme et mobilité, les politiques territoriales d’aménagement ainsi que les concepts et méthodes de l’urbanisme. Ses terrains de recherche sont principalement situés en Europe de l’Ouest. Il est également consultant en matière de stratégies et projets territoriaux. 

LIEPP DANS LES MEDIAS - MARS 2024

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Axe évaluation des politiques socio-fiscales

Travail : la perspective du « care », article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 18/03/2024

« Que sait-on du travail ? » : le « care » pris au piège de la dualité, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 18/03/2024

Faut-il maintenir un salaire minimum, émission de RFI avec Clément Carbonnier du 11/03/2024

« Que sait-on du travail ? » : des « normes viriles » persistent en entreprise, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 11/03/2024

Le RN est-il vraiment le parti des travailleurs ?, émission de France Culture avec Bruno Palier du 11/03/2024

Plan d'économies: "Il n'y a pas d'urgence", pour l'économiste Michaël Zemmour, émission de BFMTV avec Michaël Zemmour du 06/03/2024

« Le télétravail fait-il du bien aux salariés ? Ce que l’on a appris avec le Covid-19 », article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 04/03/2024

« Que sait-on du travail ? » : deux jours de télétravail estimés à 5 % d’augmentation de salaire au minimum, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 04/03/2024

Qui doit payer les salaires ?, article de Clément Carbonnier publié par Alternatives Economiques le 27/04/2024

« Que sait-on du travail ? » : l’inertie de la conflictualité au travail, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 26/02/2024

« Capital contre travail : le retour ? », article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 26/02/2024

Taxer les riches ou faire jouer la concurrence ?, chronique d'Etienne Wasmer publiée par Les Echos le 22/02/2024

Investir dans la capacité d’apprentissage de l’organisation pour la double transition digitale et écologique,  article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 19/02/2024

« Que sait-on du travail ? » : les huit dimensions de la force d’une entreprise, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 19/02/2024

Axe évaluation de la démocratie 

Penser, enfin, le pluralisme des médias, tribune de Julia Cagé publiée par Le Monde le 15/02/2024

Sens public, émission de Public Sénat avec Elisa Chelle du 15/02/2024

La décision du Conseil d’État est une excellente nouvelle pour le respect du pluralisme, article citant les propos de Julia Cagé publié par l'Humanité le 14/02/2024

Axe politiques éducatives 

Les différences d'orientation entre les filles et les garçons sont "moins nettes dans les milieux favorisés", entretien avec Agnes Van Zanten publié par l'Etudiant le 08/03/2024

700 millions d’économie sur l'école ?, émission de France Culture avec Elise Huillery du 26/02/2024

Les émotions, « Apprendre à apprendre, avec Grégoire Borst », émission de France Culture avec Grégoire Borst du 22/02/2024

Axe discriminations et politiques catégorielles 

Comment défendre les intérêts des femmes au travail ?, émission de France Culture avec Anne Boring du 08/03/2024

« 70% du travail domestique et familial est réalisé par les femmes », entretien avec Hélène Périvier publié par La Tribune le 08/03/2024

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LIEPP Newsletter - Mars 2024

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Comment faire face à l’injustice climatique ? La COP 28 et le fonds « pertes et préjudices »

Entretien avec Matthieu Wemaëre
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 L’un des enjeux majeurs de la transition écologique est de garantir une certaine justice entre les Etats, qui font face de manière inégale aux impacts négatifs du changement climatique. Lors de la COP27 qui s'est tenue à Charm el-Cheikh fin 2022, le fonds « pertes et préjudices » a été créé, afin de réparer les dommages subis par les pays les plus impactés par le dérèglement climatique. Cependant les modalités d’application et de fonctionnement de ce fonds (bénéficiaires, contributeurs, montant des contributions...) restaient à définir. La COP28, qui s’est tenue en décembre 2023 à Dubaï, a permis de trouver un accord concernant le financement des pertes et préjudices, notamment par l'intermédiaire du fonds. Que pouvons-nous attendre de ce fonds ? Comment fonctionnera-t-il concrètement ? 

Matthieu Wemaëre est avocat inscrit aux barreaux de Paris et de Bruxelles et chercheur associé à l’IDDRi, un institut indépendant de recherche sur les politiques publiques et plateforme de dialogue multi-acteurs. Il a également travaillé pendant 6 ans à la Commission européenne comme juriste à la Direction générale de l’Environnement. Le 1er décembre 2023, il a participé au side event à la COP28 organisé par l’axe Politiques Environnementales du LIEPP et le GDR Climalex “Pertes et préjudices : un mécanisme de justice climatique ?”.

  • Pourquoi avoir créé le fonds « pertes et préjudices » et qu’est ce qui fait sa spécificité ? 

Ce fonds répond à un besoin car le réchauffement climatique est bien présent. Les températures moyennes ont déjà augmenté de 1.2 à 1.4 degrés depuis l’ère pré industrielle. Le climat est donc perturbé et les conséquences de ces perturbations peuvent être extrêmes, d'une manière aussi bien soudaine (typhon, inondation, cyclone…) que lente (désertification, élévation du niveau de la mer) et provoquer des dégâts considérables.  Lorsque les dégâts engendrés sont irrésistibles et irréversibles on parle de perte ou de préjudice, qu’il faut réparer. La création de ce fonds était donc nécessaire car le climat va continuer à se dérégler et à engendrer des évènements de plus en plus violents, intenses et fréquents.

Juste avant la COP27, durant l’été 2022, il y a eu de fortes inondations au Pakistan qui ont submergé 10% du territoire et entraîné des pertes estimées à plus de 60 milliards de dollars. Cet événement a marqué les esprits et a facilité l’adoption du fonds, d'abord établi au nom de la solidarité de la communauté internationale à l'égard des Etats les plus vulnérables aux impacts néfastes des changements climatiques, notamment les petits Etats insulaires directement menacés par la montée des eaux qui avaient pourtant alerté cette même communauté internationale depuis bien longtemps.

La création de ce fonds tente donc de répondre à un besoin devenu pressant en prévoyant l’octroi d'une aide financière aux pays “particulièrement vulnérables”, le niveau de vulnérabilité d’un pays étant usuellement déterminé en fonction de son exposition, de sa sensibilité ou de sa capacité d’adaptation aux impacts des changements climatiques.

La spécificité de ce fonds est qu’il propose de réparer un préjudice causé par un dommage sans qu’il y ait de mise en cause de responsabilité. Habituellement lorsqu’on parle d’indemnisation ou de réparation, c'est parce que la responsabilité juridique d’une personne publique ou privée est mise en cause. Dès 2015 lors de la COP21, il avait été convenu que les mesures prises dans le cadre de coopération internationale sur le climat pour faire face aux pertes et préjudices ne pourrait donner lieu, ni servir de fondement, à aucune responsabilité ni indemnisation.

Par ailleurs il existe d’autres outils, notamment dans le cadre des Nations Unies, qui peuvent être utilisés en cas d'événements climatiques extrêmes, notamment pour intervenir en urgence, par exemple pour fournir une aide humanitaire ou alimentaire. Ce nouveau fonds va donc devoir être utilisé de manière cohérente et complémentaire avec d’autres mécanismes de financement, ce qui va nécessiter une coordination des moyens d'intervention. Cependant, ce fonds est unique car aucun fonds jusqu’à présent ne se concentrait sur la réparation. Les mécanismes existants interviennent d'abord en première urgence et, dans certains cas, ils peuvent subvenir à certains besoins de reconstruction (lors de tremblements de terre, de tsunamis...). 

  • Quelles modalités d'application et de fonctionnement du fonds ont été adoptées lors de la COP 28 à Dubaï ?

Les arrangements pour abonder et rendre opérationnel ce fonds ont été décidés dès le premier jour de la COP 28. C’est un signal fort, qui montre la détermination des Etats. L’objectif du fonds, sa vocation et sa gouvernance ont été déterminés à ce moment-là.

L’objectif du fonds est assez large : “aider les pays particulièrement vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques à faire face aux pertes et préjudices économiques et autres liés à ces effets, notamment aux phénomènes météorologiques extrêmes et aux phénomènes qui se manifestent lentement.” (Décision FCCC/CP/2023/L.1−FCCC/PA/CMA/2023/L.1). Ce fonds n’est donc pas destiné à une catégorie de pays prédéfinie et le nombre de bénéficiaires potentiels du fonds n’est pas déterminé. 

La vocation du fonds est de fournir des financements visant à faire face à diverses difficultés, telles que les urgences liées au climat, l’élévation du niveau de la mer, les déplacements, les réinstallations, les migrations, l’insuffisance des informations et des données climatiques, etc. Ce qui est d’abord mis en avant est la nécessité d’une reconstruction et d’un redressement résilients aux changements climatiques, dont le financement pourrait atteindre des montants très importants notamment si l'on prend en compte les pertes à la fois économiques et non économiques. Au Pakistan par exemple, les pertes suite à l'inondation de 2022 avaient été estimées à 60 milliards de dollars par la Banque Mondiale. Pour un seul pays, cela représente plus de la moitié que ce que les pays développés s’étaient engagés à mobiliser pour financer l'action climatique dans tous les pays en développement par an (à savoir 100 milliards de dollars d'ici 2020).

En termes de gouvernance, les pays en développement ne souhaitaient pas confier un tel fonds à la Banque Mondiale, car ils voulaient participer à la prise de décision. Ils ont finalement accepté que le fonds soit hébergé pour une période intermédiaire de 4 ans par la Banque Mondiale, uniquement pour pouvoir le rendre opérationnel dès que possible. Mais ils ont obtenu que ce fonds soit une entité chargée d'assurer le fonctionnement du mécanisme financier de la Convention climat (CCNUCC) et qu'il rende compte chaque année de ses activités dans ce cadre-là (et non celui de la Banque Mondiale). Et à l’instar du fond vert sur le climat, le fonds pertes et préjudices sera dirigé par un conseil composé majoritairement de représentants de pays en développement (14 membres, et 12 membres de pays développés) qui mettra en place les modalités de financement, approuvera les octrois de financement et émettra des recommandations pour améliorer les conditions de financement.

Enfin concernant les modalités de financement, tous les pays seront admissibles mais il y a aura différents types d’accès en fonction de l’urgence de la situation. Un accès direct est prévu. Par exemple, en reprenant le cas du Pakistan, un pays pourra demander à être financé directement pour se reconstruire.

Pour des requêtes moins urgentes, un accès indirect est aussi prévu. Dans ce cas, les financements passent par des intermédiaires, comme des agents d’exécution tels que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ou des banques régionales de développement qui seront des relais pour demander le financement et le gérer en concertation avec le pays bénéficiaire.

Ce fonds sera alimenté principalement par des contributions volontaires, donc de la subvention, mais aussi par des dons privés ou des prêts y compris à des conditions très concessionnelles. Avant Dubaï, les pays en développement avaient demandé que le fonds soit doté d'un montant minimum en partant du principe que seuls les pays développés devraient fournir ces ressources, mais ils n'ont pas obtenu gain de cause. La décision finalement adopté par la COP28 exhorte les pays développés à continuer de soutenir les activités visant à remédier aux pertes et aux préjudices mais tout en encourageant les autres pays à les soutenir sur une base volontaire, sans fixer de montant. A la fin de la COP, 792 millions d’euros avaient été promis pour alimenter le fonds. Ce montant est loin des 60 milliards de préjudice subis par le Pakistan, mais il témoigne tout de même d'une volonté d’abonder le fonds rapidement.

Un système d’allocation des fonds va être mis en place par le conseil, qui dépendra de certains critères d’éligibilité. La vulnérabilité du pays sera prise en compte, mais aussi l’ampleur de l’événement subi. Les notions de vulnérabilité et d’ampleur n’étant pas tout à fait quantifiées, l’arbitrage se fera au niveau du conseil du fonds. Lors de la COP28 il a aussi été décidé que le conseil du fonds devrait faire en sorte d’éviter que le fonds ne se concentre trop sur un pays, un groupe de pays ou une région. Il y aura donc une forme de répartition qui veut garantir une certaine équité entre les régions du monde, même si elles ne sont pas égales face aux conséquences des changements climatiques. Une pondération devra être trouvée en fonction de ces critères. En réalité, les objectifs et les modalités de fonctionnement ont été prédéfinis lors de la COP28 mais ils dépendront concrètement du travail du conseil, qui affinera et ajustera ces modalités.

Pour permettre la coordination entre le fonds et les autres arrangements de financement internationaux prévus pour faire face aux risque les catastrophes naturelles, notamment ceux des Nations Unies, ce fonds va jouer le rôle d'une plateforme d'échanges d’informations. Un moment d’échange sera prévu chaque année entre les représentants du conseil du fonds et les représentants des agences des Nations Unies.

  • En quoi la création et la mise en œuvre de ce fonds contribuent-ils concrètement à la justice climatique ?  

L’objectif de ce fonds est de réduire a posteriori une inégalité due aux impacts négatifs du changement climatique dans des pays qui économiquement et socialement n’ont pas les moyens d’y répondre, alors même qu’ils n’ont que très peu contribué aux phénomènes qui causent ces événements. Ce fonds tente de contribuer à plus de justice climatique en ce qu’il organise la solidarité internationale.

Il est important de voir la création de ce fonds comme une mesure de réparation physique, de reconstruction suite à un préjudice. Contrairement à une mesure d’adaptation, qui tend à prévenir, à diminuer la sévérité, la fréquence, la violence des impacts de ces événements, ce fonds a été pensé comme une réponse pour réparer les dégâts après que ces événements se sont produits. Il y a une forme de prévention dans l’adaptation qu’on ne retrouve pas dans les pertes et préjudices, qui partent du constat qu'un préjudice est subi.

Cependant, concrètement, les modalités du fonds pertes et préjudices sont loin des attentes de certains Etats. Aucun chiffre minimum d’alimentation du fonds n’est fixé, les critères d’allocation réduisent la possibilité pour certains Etats d’en bénéficier, et les notions juridiques sur lesquels s’appuie la gestion de ce fonds ne sont pas toutes définies et devront être interprétées. La création de ce fonds est donc une réponse partielle mais nécessaire aux enjeux du changement climatique.

Il sera intéressant d’observer si la création de ce fonds aura un impact sur les recours contentieux intentés au nom de la justice climatique. Au sein des pays développés, qui ne bénéficieront probablement pas de ce fonds, la responsabilité des Etats continuera à être mise en cause soit pour inaction, soit pour un préjudice subi (physique ou moral). Cependant certains Etats qui pourraient recevoir une aide du fonds pertes et préjudices pourront préférer solliciter ce fonds plutôt que faire un recours contentieux.

La Cour Internationale de Justice devrait prochainement rendre un avis consultatif à la demande des Etats insulaires sur l’obligation potentielle des Etats à ne pas créer de dommage qui pourrait avoir un impact dans un autre Etat. Cela pourrait entraîner des recours contentieux d’Etats contre Etats, d’ONG contre des Etats et aussi de l’arbitrage avec certaines entreprises polluantes. Il sera nécessaire d’évaluer l’efficacité de ces mécanismes de lutte contre l’injustice climatique dans les prochaines années. 

Retirement and COVID-19 vaccination: evidence from a fuzzy regression discontinuity design

Séminaire de l'axe Politiques de Santé. 3 avril. 11h30-12h30.
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L'axe Politiques de Santé du LIEPP est ravi de vous convier au séminaire : 

Retirement and COVID-19 vaccination: evidence from a fuzzy regression discontinuity design

Mercredi 3 avril. 11h30-12h30.

Sciences Po. Salle du LIEPP. 1 place Saint Thomas d'Aquin. 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour participer en présentiel

Inscription obligatoire pour participer via Zoom

Intervenant : 

Ilias Kyriopoulos (LSE)

Résumé :

The transition to retirement is considered one of life’s most significant events, bringing about substantial changes to an individual’s preferences and daily life. This study considers behaviour changes toward COVID-19 vaccination following retirement. Using data from the Survey of Health, Ageing, and Retirement in Europe (SHARE) and a fuzzy regression discontinuity design, we examined the impact of retirement on uptake of COVID-19 vaccinations. After considering potential endogeneity concerns, our analysis reveals that compared to individuals of similar age who have not yet retired, retirees were less inclined to get vaccinated. Our findings are consistent across various estimation methods and model specifications. Additionally, we present evidence suggesting that changes in social interactions following retirement may offer a plausible explanation for this phenomenon. Specifically, retirement results in decreased frequency of social interactions with neighbours, friends, and colleagues. These findings underscore the necessity for public health and vaccination campaigns targeted at retirees.

Comment verser de l'argent aux pauvres ? Comment l'économiste peut-il répondre à la question normative ?

Séminaire de l'axe Evaluation des politiques Socio-fiscales. 03/04. 16h30-18h.
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L'axe Evaluation des Politiques socio-fiscales du LIEPP a le plaisir de vous convier au séminaire : 

Comment verser de l'argent aux pauvres ? Comment l'économiste peut-il répondre à la question normative ?

Mercredi 3 avril. 16h30-18h. 

Sciences Po, Salle K011, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel.

Inscription obligatoire pour assister au séminaire via Zoom

Intervenant : 

Guillaume Allègre (OFCE - Sciences Po)

Présentation : 

La collectivité doit-elle verser de l’argent aux personnes sans revenus ? Doit-elle verser cette aide à ceux qui pourraient travailler mais ne travaillent pas volontairement ? Doit-elle verser cette aide à tous sans distinction, aidés y compris ? Doit-elle verser cette aide aux individus ou aux foyers ? L’assistance sociale fait ainsi l’objet de dilemmes, conséquences de rationalités concurrentes. Comment trancher ? 

La réponse de l'ouvrage Comment verser de l'argent aux pauvres ? (Presses universitaires de France) est qu’il faut débattre des principes de justice sociale et défendre des droits hiérarchisés, en particulier le droit à des moyens convenables d’existence. En cherchant l’optimal, la discipline économique n’est trop souvent pas convaincante. En mettant l’accent sur les droits, cet ouvrage plaide pour un vrai revenu minimum d’insertion, le plus élevé possible, luttant ainsi contre la trappe à pauvreté qui est la pauvreté elle-même. 

Un plaidoyer pour la justice et le pragmatisme en économie, en défense des droits économiques des plus pauvres. 

What If The Basis For Policy Decisions Is Misleading? The Case Of Perceived Discrimination Of LGBTQ+

Séminaire de l'axe Discriminations et politiques catégorielles. 21/03. 12h30-14h.
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L'axe Discriminations et politiques catégorielles du LIEPP a le plaisir de vous inviter au séminaire : 

What If The Basis For Policy Decisions Is Misleading?
The Case Of Perceived Discrimination Of LGBTQ+

Jeudi 21 mars de 12h30 à 14h

Lieu : Sciences Po, Salle du LIEPP, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007 Paris

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel

Inscription obligatoire pour assister au séminaire via Zoom

Intervenante : 

Résumé : 

Policy makers frequently base their decision on survey measures, such as the Eurobarometer or the European Social Survey. However, not all survey measures are valid, reliable and comparable. LGBTQ+ rights received increasing attention from policy makers in recent years because they address discrimination, stigmatisation, and victimisation problems. LGBTQ+ policies differ within Europe. Political and socio- cultural barriers against LGBTQ+ people are still evident in Central and Eastern European countries, whereas the support is higher in North European countries. However, Eurobarometer data show an empirical puzzle: respondents from countries that are known for extensive discrimination towards homosexuals indicated that they are not aware of discrimination against homosexuals at the workplace. At the same time, in countries that are characterized by relative tolerance and legal equality regarding homosexuals, respondents mention more frequently discriminatory behavior. This mismatch between reality and reported perceived discrimination might lead to misleading policy recommendations. Potential explanations for this discrepancy might be that respondents across countries adopt different perspectives, refer to different policies, think of different groups (e.g., gay or lesbians), lack awareness of discriminatory behavior or respond socially desirable.

This seminar provides an overview of relevant measures of discrimination of LGBTQ+ in cross-national surveys of the general population (e.g., Eurobarometer, European Social Survey, World Value Survey), discusses relevant methodological issues and potential solutions. It also discusses different approaches to assess the cross-national performance of measures, such as web probing and measurement invariance tests.

LIEPP DANS LES MEDIAS - FEVRIER 2024

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Axe évaluation des politiques socio-fiscales

« Que sait-on du travail ? » : les assistantes maternelles, un métier où l’on « n’arrête jamais », article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 05/02/2024

« Que sait-on du travail ? » : 40 % des cadres sont des « planneurs », article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 05/02/2024

Que reste-t-il de l'assurance chômage ?, émission de France Culture avec Bruno Palier du 05/02/2024

Pourquoi les salaires au-dessus du smic augmentent-ils si peu alors que le chômage baisse ?, tribune de Bruno Palier publié par Le Monde le 01/02/2024

Supprimer l’allocation de solidarité spécifique va appauvrir encore les précaires sans emploi, article de Michaël Zemmour, publié par Alternatives Economiques le 31/01/2024

Dire « oui » ou « non » à l’ordinateur : retour sur la numérisation du service public de l’emploi,  article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 29/01/2024

« Que sait-on du travail ? » : les algorithmes au cœur de la relation entre les demandeurs d’emploi et leurs conseillers, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 29/01/2024

La transformation des organisations du travail en France, un défi qui reste à relever, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 19/01/2024

« Que sait-on du travail ? » : La France peine à développer les organisations apprenantes, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 19/01/2024

Une semaine en France avec Bruno Palier, émission de France Inter avec Bruno Palier du 19/01/2024

Loi immigration: la «préférence nationale», risque majeur pour les étrangers précaires, article citant les travaux d'Elvire Guillaud et Michaël Zemmour publié par Arab News le 19/01/2024

Taxer tout ce qui bouge, pas le reste, chronique d'Etienne Wasmer publiée par Les Echos le 18/01/2024

Axe politiques éducatives 

Apprendre à apprendre, émission de France Culture avec Grégoire Borst du 9/02/2024

Écrans pour les tout-petits : éduquer plutôt qu’interdire, est-ce la solution ?, article citant les propos de Grégoire Borst publié par Sud Ouest le 04/02/2024

Les bienfaits de l'écoute, ou comment écouter l'autre dans une société défouloir ?, émission de France Inter avec Grégoire Borst du 31/01/2024

Sommeil : comment aider mon ado à retrouver un rythme, article citant les travaux de Grégoire Borst publié par Femina le 19/01/2024

Excellence, valeurs, entre-soi : pourquoi les parents d'élèves choisissent l'enseignement privé, article citant les propos d'Agnes Van Zanten publié par France Culture le 30/01/2024

Axe politiques de santé 

Sur qui doit peser l'augmentation du coût de la vie ?, émission de France Culture avec Hélène Périvier du 30/01/2024

Baisse de la natalité : "Ce n'est pas parce qu'on modifie le congé parental qu'on va inverser la tendance", émission de France Info avec Hélène Périvier du 17/01/2024

Axe politiques environnementales

Le ministère de l’Environnement se retrouve-t-il affaibli par le gouvernement Attal ?, article citant les propos de Charlotte Halpern publié par Challenges le 17/01/2024

Axe évaluation de la démocratie 

Comment une chaîne devient-elle de gauche ou de droite ?, article citant les propos de Julia Cagé publié par l'Ina le 18/01/2024

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LIEPP NEWSLETTER - FEVRIER 2024

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Groupe de travail "Trajectoire de pauvreté"

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Le groupe de travail « Trajectoire de pauvreté » de l'axe Evaluation des politiques socio-fiscales du LIEPP est consacré à la présentation de travaux consacrés à la mesure de la pauvreté dans toutes ses dimensions, notamment dans une perspective longitudinale, et à l’étude des politiques publiques qui ont pour but ou pour conséquence de réduire ou d’aggraver les situations de pauvreté.

Le séminaire réunit des chercheuses et chercheurs universitaires ou en administration en économie, sociologie et sciences politique. Les travaux présentés sont le plus souvent à un stade préliminaires.

Il se réunit toutes les six semaines le vendredi matin au LIEPP.

Séances à venir : 

  • 29 mars 2024 : Évolutions et déterminants de la critique des bénéficiaires de l'État social dans la France contemporaine : tentative d'opérationnalisation quantitative. Intervenant : Pierre Blavier (Clersé, Université de Lille / LIEPP) 

Séances passées : 

2024

  • 16 février 2024 : Approche comparative de la transition vers la pauvreté et le bien-être (Allemagne, France, Royaume Uni et Australie). Intervenante : Eleonore Richard (PSE)
  • 12 janvier 2024 : Le marché du travail au fil des générations. Intervenant : Henri Martin (OFCE, INSEE)

2023

  • 17 novembre 2023 : Reliance: les effets complexes d'un programme d'accompagnement à la reprise d'activité pour des familles monoparentales au rsa de longue durée. Intervenant : Arthur Heim (CNAF)
  • 29 septembre 2023 : La perception des inégalités économiques par différents groupes sociaux, portée et limite. Intervenants : Célia Bouchet (CEET, CNAM) et Nicolas Duvoux (CRESPPA-LabToP, Université Paris 8)
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Appel à projets général du LIEPP 2024

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Appel à projets général du LIEPP 2024

Le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) lance un appel à projets pour renforcer les activités de ses axes de recherche, dans sa dynamique de redéploiement en partenariat avec Université Paris Cité (UPC).

Cet appel à projets (AAP) vise à soutenir une diversité d’activités en évaluation des politiques publiques en lien avec les 6 axes de recherche thématiques du LIEPP (discriminations et politiques catégorielles ; évaluation de la démocratie ; politiques éducatives ; politiques environnementales ; politiques de santé ; politiques socio-fiscales) ou de façon transversale autour des approches et méthodes en évaluation.

L’appel est ouvert de façon large à toutes les disciplines permettant d’alimenter la réflexion sur l’action publique (data science, droit, économie, géographie, histoire, psychologie, santé publique, sciences de l’éducation, sciences de gestion, sciences environnementales, sciences du vivant, science politique, sociologie...). 

Champ thématique de l'appel à projets : évaluation de programme et d’interventions, évaluation des politiques publiques : politiques éducatives, sociales, fiscales, environnementales, politiques de santé, politiques antidiscriminatoires et catégorielles (ex. genre, handicap, politiques migratoires), évaluation de la démocratie, approches théoriques et méthodologiques en évaluation)

Condition d'éligibilité : l’appel est ouvert à tout.e chercheur.e titulaire, doctorant.e ou post- doctorant.e ayant pour affiliation principale un laboratoire de Sciences Po ou d'Université Paris Cité.

Type de projets possibles :

✔ Mise en réseau (événement/workshops de réseaux existants ou appui à la création d’un nouveau réseau en seed funding),

✔ Co-financement de projets en cours,

✔ Soutien à la publication,

✔ Courts séjours de recherche.

Montant maximal du financement demandé : 10 000 €

Durée : Les dépenses devront être réalisées avant fin décembre 2024 au plus tard.

Modalités de candidature

Nous recommandons aux personnes intéressées par cet appel à projets de contacter dès à présent l’équipe du LIEPP [andreana.khristova@sciencespo.fr ou liepp@sciencespo.fr] pour faire part de leur souhait de déposer un projet, en envoyant un court message avec pour objet [Appel à projets LIEPP]. L'équipe du LIEPP sera à leur disposition pour répondre à leurs questions et les accompagner dans le montage du projet (notamment budgétaire).

Les projets peuvent être rédigés en français ou en anglais.

Les projets sont à soumettre pour le 15 mars 2024 au plus tard, à l’adresse liepp@sciencespo.fr avec pour objet [appel à projet LIEPP]. Aucun dossier de candidature incomplet ou hors délai ne sera considéré.

Les résultats seront communiqués le 5 avril 2024.

Documents joints :

- Texte complet de l’appel à projets (pdf)

- Formulaire de candidature (word)

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Partage des données de la recherche : enjeux et obstacles

Entretien de Célia Bouchet (CEET, CNAM) avec le CRIS et le LIEPP
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

La question du partage des données de la recherche est depuis plusieurs années devenue centrale dans le monde académique. Pour encourager la transparence, l’intégrité scientifique, la mise en partage et la ré-employabilité des données, les chercheur‧es sont encouragé‧es à rendre accessibles les données de leurs recherches. Mais quelles sont les conséquences de cette pratique ? Comment la mettre en place concrètement ? 

Célia Bouchet est post-doctorante au CEET (Centre d'études de l'emploi et du travail) du CNAM. Ses recherches, menées notamment au CRIS et au LIEPP (au sein de l'axe Discriminations et Politiques catégorielles), portent sur les mesures et les mécanismes des inégalités sociales, notamment celles liées au handicap et au genre. Depuis la soutenance de sa thèse, elle a largement contribué à disséminer ses résultats de recherche, en facilitant l'accès à ses données. Elle est lauréate du Prix de thèse du Défenseur des Droits 2023 et du Prix science ouverte des données de la recherche 2023, remis par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. 

  • Aviez-vous dès le départ de votre travail de thèse l'idée de conserver, documenter, permettre une réutilisation de vos données ? 

Non, je pense que je n'ai pas eu cette idée tout de suite parce que je n’avais pas vraiment de modèles d’ouvertures de données de thèse à disposition. Je n’ai pas été formée à la mise à disposition des données lors de mon master. J’avais plutôt des réflexes de protection des données allant à l’encontre d’une ouverture : protéger l’anonymat des personnes rencontrées en entretien, respecter l’engagement de non-partage des données passé avec l’Adisp (Archives de Données Issues de la Statistique Publique, qui gère la mise à disposition des enquêtes de la statistique publique). Cela étant, c’est une idée qui est arrivée tout de même assez rapidement, au bout d’un an de thèse environ, par deux intermédiaires différents. D’abord, j’ai participé à une formation de l'École de la recherche sur la gestion des données de la recherche, où cette question du devenir des données à l’issue de la recherche était évoquée. Ensuite, au moment du lancement de ma campagne d’entretiens quelques mois plus tard, ma directrice de thèse, Anne Revillard, m’a conseillé de profiter de la fiche d’information que je comptais distribuer aux personnes interrogées afin d’obtenir leur accord explicite pour que d’autres chercheur‧es puissent réutiliser les entretiens. Ces deux influences ont eu un rôle important.

  • Est-ce que du personnel support vous a accompagnée dans la gestion de ces données ? 

J’ai pu m’appuyer sur plusieurs collègues des équipes de soutien à la recherche. Cyril Heude, data librarian à Sciences Po, s’est rendu disponible pour créer mon compte sur Data Sciences Po, répondre à mes questions, émettre des suggestions, et publiciser mes jeux de données avec Guillaume Garcia, ingénieur de recherche au CDSP de Sciences Po. Paul Colin, anciennement responsable de la gestion et de l’ouverture des données pour le PPR Autonomie, m’a aussi conseillé lorsque j'ai commencé à rédiger un article méthodologique sur mon travail d’ouverture des données. Enfin, deux déléguées à la protection des données de Sciences Po, Marion Lehmans puis Nawale Lamrini, m’ont accompagnée pour garantir la conformité de ma recherche doctorale et du processus d’auto-dépôt au cadre réglementaire.

Légende: Page d’accueil de data.sciencespo, l’entrepôt de données de Sciences Po

  • Aujourd’hui, comment gérez-vous les données de recherche que vous produisez ? 
J’ai développé le réflexe d’ouvrir mes données, mais aussi mes productions scientifiques au sens large. Par exemple, j'ai créé un carnet Hypothèses où j’ai mis à disposition les annexes électroniques de ma thèse, les diaporamas que j'utilise pour mes présentations, mes supports d'enseignement, etc. Sur ce point, d’ailleurs, j'ai pu m’inspirer des pratiques de plusieurs collègues du CRIS dont j’avais déjà consulté les sites personnels, notamment Anne Revillard et Olivier Godechot. Maintenant, j’ai aussi pu constater que, selon les contextes de recherche, il est plus ou moins facile de recevoir les autorisations nécessaires pour ouvrir des données—même pseudonymisées. Par exemple, lorsque l'enquête se fait au sein d’une organisation, la simple permission de publier les résultats de la recherche peut faire l’objet de négociations… et, dans ce cas, l’ouverture des données récoltées est une perspective assez lointaine.

 

Légende: Page d’accueil du carnet Hypotheses de Célia Bouchet.
URL: https://celiabouchet.hypotheses.org/ 


  • En tant que jeune chercheuse, comment vivez-vous le contexte croissant d’incitation à l’ouverture des données de la recherche ? 
Je distingue l’objectif d’ouverture des données et la façon dont il est mis en œuvre. L’objectif, je l’approuve et je m’y reconnais. J’estime beaucoup la “culture libre”, d’ailleurs j’utilise principalement des logiciels libres au quotidien. Il y a aussi des raisons qui, peut-être, sont plus spécifiques à mon sujet et mon terrain de recherche. Les études sur le handicap sont encore un champ de recherche assez minoritaire, et il me tient d'autant plus à cœur de faciliter la diffusion de connaissances sur le sujet. J’y vois aussi un enjeu déontologique, car, lorsque j'ai demandé aux personnes rencontrées lors de mon enquête qualitative la permission de verser les contenus pseudonymisés de leur entretien sur un entrepôt pour que d’autres chercheur‧es puissent les utiliser dans leurs travaux, les réactions ont très souvent été enthousiastes. Plusieurs des personnes rencontrées avaient par exemple la conviction que la recherche était importante pour informer les politiques publiques et les faire évoluer. Dans cette perspective, l'idée que leur récit puisse resservir dans d’autres recherches leur permettait de contribuer d’autant plus à un changement social positif. 
  • Quels aspects vous semblent poser problème ?
Comme d'autres collègues, j'ai de vraies inquiétudes sur la façon dont l’ouverture des données est organisée. Dans le fonctionnement actuel, les jeunes chercheur‧es sont particulièrement visé‧es par les incitations à ouvrir des données, sans que cette activité soit vraiment discutée collectivement au sein de la communauté de recherche en sciences sociales, et sans que des moyens économiques et humains suffisants y soient alloués. Je l’ai dit, j'ai eu la chance d’avoir l’appui de plusieurs collègues, et j’en éprouve beaucoup de gratitude mais cela n’a pas toujours été suffisant. Il me semble qu’il y aurait besoin de réflexions plus collectives et de ressources matérielles plus conséquentes, si on veut éviter que la politique d’ouverture des données ne repose sur les chercheur‧es les plus précaires.

  • Est-il chronophage pour vous de préparer ces données ? Comment articulez-vous ce travail avec votre temps de recherche ?

C’est un travail d’une ampleur que je n’imaginais pas. Pour contextualiser, j’ai mis en ligne deux jeux de données : un jeu centré sur les matériaux qualitatifs de ma thèse, notamment les transcriptions d’entretiens, la fiche d’information que j’ai transmise aux personnes rencontrées, la grille d’entretien, etc ; et un jeu centré sur une exploitation statistique de l’Enquête emploi en continu, réalisée dans le cadre du volet quantitatif de ma thèse. Pour le volet qualitatif, comme je récoltais mes propres données, il a fallu beaucoup d’anticipation et de formalisation. Pour le volet quantitatif, j’ai pris la décision plus tard et j’avais davantage de marge de manœuvre. Mais dans les deux cas, cela impliquait un gros travail : changer tous les noms propres sur 1400 pages d’entretiens (pour une pseudonymisation renforcée) ; trier et nettoyer mes scripts de code, puis ajouter des explications didactiques au fur et à mesure ; déterminer les autres documents méthodologiques pertinents et les mettre en forme ; documenter tout ce processus dans des fichiers Read-Me… Cela m’a pris plusieurs centaines d’heures au total. Comme j’avais un contrat de recherche en journée, sur un projet différent, je prenais ce temps sur mes pauses déjeuners, mes soirées, mes week-ends. Je l’ai vécu comme long et fastidieux, et je n’encouragerais pas nécessairement quelqu’un d’autre à se lancer dans ces conditions.

  • Avez-vous été confrontée à d’autres obstacles liés au partage de données ?  
Oui, je pense à deux types d’obstacles. Premièrement, j’ai eu des incertitudes juridiques sur le périmètre de ce que j’avais le droit de partager. Concernant le jeu qualitatif, comme je ne précisais pas aux personnes enquêtées à quoi correspondait “le contenu de l’entretien” que j’allais déposer sur l’entrepôt, je ne savais pas si je devais me limiter à la transcription de l’enregistrement ou si je pouvais inclure les notes d’observations que j’avais prises pendant l’entretien. Dans le cas du jeu quantitatif, comme mes statistiques sont calculées à partir d’une enquête de l’Insee, je ne savais pas si j’avais les droits de propriété suffisants pour décider du versement. J’ai eu des difficultés à accéder à ces renseignements : les démarches d’ouverture des données étant relativement nouvelles, les personnes ressources que j’ai contactées étaient un peu dans le flou elles aussi. Sur un deuxième plan, j’ai aussi eu des questionnements scientifiques, lors du processus de transformation des données. Par exemple, au cours de la pseudonymisation des transcriptions d’entretien, je me suis demandé par quoi substituer les noms propres. Typiquement, pour un nom de ville, j’avais l’option de renseigner à la place le département, la taille de la ville, le niveau de vie moyen… Cela posait un certain nombre de dilemmes, sur les indicateurs les plus importants à conserver et la délimitation des catégories (à partir de quel nombre d’habitants parler de “grande ville”?) Là encore, le manque de protocole établi me laissait un peu seule face à mes choix.
Légende: Tableau des choix de remplacements de noms propres, dans le document 0-README-Guide du jeu de données qualitatif. DOI: 10.21410/7E4/IIQYAR 
  • Vos jeux de données facilitent-ils d'après vous la valorisation de vos travaux ?

Oui, mais de façon indirecte. J’ai été frappée par l’intérêt qu’a suscité mon travail d’auto-dépôt, davantage peut-être que les données déposées. J’ai été invitée à plusieurs reprises pour présenter ce processus d’ouverture des données : lors de la semaine DataSHS 2022, dans le cadre d’un séminaire CIVICA Open Science… J’ai aussi publié un article méthodologique dans la revue Genèses, où j’analyse mon expérience d’auto-dépôt. Ce sont de belles opportunités. En revanche, je n’ai pas connaissance de projets de recherche en cours qui envisagent de réutiliser mes données. Et je peux le comprendre, car on n’apprend pas vraiment à utiliser ce type de sources lors des formations en sciences sociales.

Je pense que ma démarche a une double originalité à laquelle le jury a été sensible. D’un côté, il y a la mise à disposition de données variées et nombreuses sur une thématique encore trop peu couverte, le handicap. D’un autre côté, il y a un effort pour décrire et analyser le processus d’auto-dépôt en sciences sociales d’un point de vue de chercheuse, dans un contexte où l’essentiel du travail d’ouverture des données est accompli par les équipes de soutien à la recherche. Le dialogue avec les équipes de Sciences Po, notamment Cyril Heude, Guillaume Garcia et Sophie Forcadell, m’a été très précieux pour mettre l’accent sur ces deux apports dans ma candidature au prix. En un sens, la boucle est bouclée : ce prix souligne que, même dans le cadre d’un auto-dépôt, la gestion des données ne concerne pas qu’une seule personne mais appelle à des réflexions collectives.
Légende: Couverture de deux numéros de revues récents abordant l’ouverture des données de la recherche.

Tracés, 2019, numéro spécial 19, “Les sciences humaines et sociales au travail (ii): Que faire des données de la recherche ?” DOI: 10.4000/traces.10518

Genèses, 2022, numéro 129, “Le procès des données”. DOI: 10.3917/gen.129.0003

Propos recueillis par le Centre de Recherche sur les Inégalités Sociales et le Laboratoire Interdisciplinaire d'Evaluation des Politiques Publiques de Sciences Po. 

EN SAVOIR PLUS :

BENDJABALLAH Selma, GARCIA Guillaume, CADOREL Sarah et al., « Valoriser les données d’enquêtes qualitatives en sciences sociales : le cas français de la banque d’enquête beQuali », Documentation et bibliothèques, 2017/4 (Vol. 63), p. 73-85

BOUCHET, Célia. « Comment j’ai déposé les données de ma recherche (sans savoir ce qui m’attendait) » Genèses, 2023/4 (Vol 132), p. 113-129.

BOUCHET, Célia. Rendre accessible et visibiliser ses données et ses codes : retours sur une expérience d'entreposage. Semaine Data-SHS. Traiter et analyser les données quantitatives en sciences humaines et sociales 2022, Plateforme Universitaire de Données des Grands Moulins; Université Paris Cité; Centre de Données Socio-Politiques, Dec 2022.

LEPRINCE, Chloé. Butin à monnayer ou manne à partager : avec les données, les chercheurs peuvent-ils faire feu de tout bois ?, France Culture, 2023.

REBOUILLAT, Violaine. Ouverture des données de la recherche : de la vision politique aux pratiques des chercheurs. Sciences de l'information et de la communication. Conservatoire national des arts et metiers - CNAM, 2019.

REVELIN, Florence, LEVAIN, Alix, MIGNON,  Morgane, NOEL, Marianne, QUEFFELEC, Betty, et al.. L'ouverture des matériaux de recherche ethnographiques en question. Rapport d'enquête du projet "Partage et protection des données qualitatives à l’ère du numérique : expériences, enjeux, stratégies". Rapport de recherche. Centre national de la recherche scientifique. 2021.

Guide thématique, Données de la recherche : suivez le guide, Bibliothèque de Sciences Po

Guide thématique, Qu’est ce que la science ouverte ?, Bibliothèque de Sciences Po

Guide thématique, Actualités de la science ouverte, Bibliothèque de Sciences Po

Guide thématique, Demande des bailleurs de fonds pour les projets financés, Bibliothèque de Sciences Po

Plus d’informations sur l’entrepot de données Nakala : https://www.nakala.fr/about

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LIEPP DANS LES MEDIAS - JANVIER 2024

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Axe évaluation des politiques socio-fiscales

Les métiers du secteur médico-social, sous-payés et dominés par le temps partiel contraint, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 15/01/2024

Les métiers du vieillissement, essentiels et pourtant insoutenables, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 15/01/2024

Comment instaurer un minimum social pour tous les jeunes ?, entretien avec Tom Chevalier publié par l'Observatoire des Inégalités le 12/01/2024

La taxe foncière est-elle injuste? Réflexions sur la richesse immobilière, article citant les propos d'Etienne Wasmer publié par Telos le 10/01/2024

Reconnaître le travail pour établir l’égalité salariale femmes-hommes : le cas des sages-femmes, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 08/01/2024

La loi sur l’immigration rompt avec les principes de la Sécurité sociale, tribune d'Elvire Guillaud et Michaël Zemmour publiée par Le Monde le 03/01/2023

Immobilier: faut-il (encore plus) taxer les propriétaires ?, article citant les travaux de Monserrat Botey et Guillaume Chapelle publié par Europe 1 le 29/12/2023

Baisse de charges : l'exécutif cherche la bonne formule pour que le travail paye mieux, article citant les travaux d'Etienne Wasmer publié par Les Echos le 29/12/2023

La rupture de la loi immigration est évidente sur les allocations familiales, entretien avec Michaël Zemmour publié par l'Opinion le 21/12/2023

L'intensification du travail, principale suspecte de la dégradation de la santé des salariés, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 18/12/2024

Le verdissement des emplois, conditionné à des mutations du travail, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 11/12/2024

Le lean à la française dans l’aéronautique : management technocratique et faiblesse du dialogue social, article  citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 04/12/2024

Associer les salariés au management est profitable à l’entreprise, article citant le projet "Que sait-on du travail ?" publié par Le Monde le 04/12/2024

Le modèle économique et social qui s’est mis en place en France après la seconde guerre mondiale a vécu, tribune de Bruno Palier publiée par Le Monde le 01/12/2023

Axe évaluation de la démocratie 

Concentration des médias : l'actionnaire doit-il nommer le directeur de la rédaction ?, article citant les travaux de Julia Cagé publié par Marianne le 02/01/2024

Pour sortir des analyses fourre-tout sur le “populisme”, il faut allier les leçons de l’économie politique à celles des études électorales, tribune de Julia Cagé publiée par Le Monde le 22/12/2023

Rejet de la loi sur l’immigration : une crise prévisible et fondamentale, article d'Emiliano Grossman publié par The Conversation le 18/12/2023

L’alternance politique fait progresser le débat démocratique, émission de France Inter avec Julia Cagé, du 16/12/2023

Jérôme Fourquet face à Thomas Piketty et Julia Cagé : dis-moi d’où tu votes, je te dirai qui tu es, article citant les propos de Julia Cagé publié par Philosophie Magazine le 30/11/2023

Axe politiques éducatives 

Usage des écrans par les enfants : un groupe d’experts pour faire des propositions à Emmanuel Macron, article citant les travaux de Grégoire Borst publié par Le Monde le 17/01/2024

Les groupes WhatsApp de parents, cauchemar des enseignants ?, article citant les travaux d'Agnes Van Zanten publié par Télérama le 22/12/2023

Parcoursup : face à l'angoisse des élèves, le marché du coaching de l'orientation se développe, article citant les travaux d'Anne-Claudine Oller publié par France Info le 19/12/2023

Éduquer n’est pas qu’une affaire d’opinion, entretien avec Grégoire Borst publié par Cerveau&Psycho le 19/12/2023

Les groupes de niveau viennent percuter la motivation et l’estime de soi, et donc la réussite scolaire, entretien avec Elise Huillery et Yann Algan publié par Le Monde le 17/12/2023

Axe discriminations et politiques catégorielles

Pouvoir d’achat : «A chaque fois, ce sont les ménages les plus précaires qui encaissent l’inflation», entretien avec Hélène Périvier publié par Libération le 12/01/2024

Mort de Nahel à Nanterre : six mois après, des élus ont l’impression de « danser sur un volcan », article citant les propos de Marco Oberti publié par Ouest France le 30/12/2023

Axe politiques environnementales

Le ministère de l’Environnement se retrouve-t-il affaibli par le gouvernement Attal ?, article citant les propos de Charlotte Halpern publié par Challenges le 17/01/2024

France 2030, entretien avec Charlotte Halpern publié par Le Gouvernement le 08/12/2023

Axe politiques de santé

Nous devons soigner toutes les personnes avec la même conscience, entretien avec Anne-Laure Féral-Pierssens publié par Les Surligneurs le 20/12/2023

Migrant Farmworker Injury: Temporality and Eventfulness

Séminaire co-organisé avec le CRIS. 08/02. 17h-19h.
  • University of California Press , CNRS Editions, Dedovstock/ShutterstockUniversity of California Press , CNRS Editions, Dedovstock/Shutterstock

LIEPP and the Centre for Research on social InequalitieS are pleased to convene the event: 

Migrant Farmworker Injury: Temporality and Eventfulness

with Professor Seth M. Holmes. Cultural and medical anthropologist, Physician. University of California, Berkeley.

Thursday February 8th, 5 p.m. - 7 p.m.

Location: Sciences Po, LIEPP, room C210/ Salle d'Innovation, 75007 Paris

Mandatory registration.

How do social structures and social hierarchies impact bodies, health, injury, and disease for different categories of people? 

How do social hierarchies and socially structured health assymetries come to be understood as normal and natural in society and in medicine?  And when are they confronted or resisted? 

Seth Holmes (Berkeley)

The Centre for Research on social InequalitieS and the Laboratory for Interdisciplinary Evaluation of Public Policies are pleased to invite Professor Seth Holmes, anthropologist and physician at the University of California at Berkeley. During his talk, Professor Holmes will share with us some of his original ethnographic work, partly explained in the book Fresh Fruit, Broken Bodies: Migrant Farmworkers in the United States, recently updated and published by the University of California Press (2nd ed. nov. 2023). This work has been translated in French by CNRS Editions (Fruits frais, corps brisés: Les ouvriers agricoles migrants aux États-Unis).   

Professor Holmes explores the ways in which social differences come to count – and be counted – in various senses. His main problematics are the gaze, racialization and racism; the subjectivation of the health professional and the embodied production of the clinical and epidemiological gaze; the legitimation, normalization and naturalization of social inequality.

He shared the daily life, suffering and resistance of Mexican migrants in the United States. He treked with his companions clandestinely through the desert into Arizona, lived with Indigenous families in the mountains of Oaxaca State and in farm labor camps. Exploited by the contemporary food system he planted and harvested corn, picked strawberries, and accompanied sick workers to the hospitals.

During this talk, Professor Holmes will expand on his experience and discuss ths various ways in which social inequities come to be perceived as normal in society and in health care.

How do transparent admission standards increase the application to the college-bound upper-secondary school track

12/01. 11h30-13h. Séminaire co-organisé avec le CRIS
  • Image StockImageFactory.com (via Shutterstock)Image StockImageFactory.com (via Shutterstock)

L'axe Politiques Educatives du LIEPP et le Centre de Recherche sur les Inégalités Sociales ont le plaisir de vous convier au séminaire : 

How do transparent admission standards increase the application to the college-bound upper-secondary school track: A series of randomized field experiments

Vendredi 12 janvier. 11h30-13h.

Lieu : Sciences Po, Room K011, 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007, Paris 

Inscription obligatoire

Intervenant : 

  • Tamás Keller ( HU-REN - Institute of Economics at the Centre for Economic and Regional Studies, Budapest)

Présentation : 

Students require accurate information to navigate the education system. In response to this need, various information campaigns have emerged in different fields of social science, with the goal of providing students with essential details. A growing body of empirical literature suggests that schools’ admission standards may discourage students from applying due to the associated risk of non-admission, which students tend to avoid.

This study makes two key contributions to the literature on educational decision-making.

Firstly, we examine how the perception of schools’ admission standards influences students’ perceived admission chances, potentially dissuading them from applying.

Secondly, we conduct a series of pair-matched, cluster-randomized field experiments, revealing schools’ actual admission standards to qualified students to encourage their application.

Our findings indicate that our light-touch treatment led to a small and statistically insignificant main effect.

The paper further delves into heterogeneity in the treatment effect and speculates on reasons why pure information campaigns may not be fully effective.

Affaire du sang contaminé par le VIH

06/02. 17h30-19h. Séminaire co-organisé avec le CSO
  • ktsdesign/SHUTTERSTOCKktsdesign/SHUTTERSTOCK

L'axe Politique de santé du LIEPP et le Centre de Sociologie des Organisations de Sciences Po ont le plaisir de vous convier au séminaire : 

Affaire du sang contaminé par le VIH : Comment et pourquoi la maladie s'est transformée en crise en France et non aux États-Unis

6 février de 17h30 à 19h à Sciences Po,

Lieu : salle Goguel, 27 rue Saint-Guillaume 75007 Paris. 

Inscription obligatoire pour assister au séminaire.

Débat autour de l'ouvrage : The Social Production of Crisis. Blood, Politics, and Death in France and the United States de Constance A. Nathanson et Henri Bergeron.

When does epidemic disease disrupt society to the point where it becomes a political crisis? In the early 1980s, almost unnoticed in the larger drama that was AIDS, over half of hemophiliacs and a large number of blood transfusion recipients were infected with toxic blood contaminated with HIV. The French public's "discovery" of this catastrophe in the early 1990s created a transformative political crisis; this same discovery in the United States went largely unnoticed.

In The Social Production of Crisis, Constance A. Nathanson and Henri Bergeron focus on a profoundly troubling story to present a detailed case comparative analysis not only of the catastrophe itself and its multiple retrospective interpretations but also of its intimate connection to the history and organization of blood as a consumer product in each country.

Nos invités :

Sophie Chauveau, Professeure en histoire des sciences et des techniques et secrétaire générale adjointe auprès du préfet de la Martinique

Emmanuel Henry, Professeur des Universités à l'Université Paris Dauphine - PSL

Didier Tabuteau, Fondateur et responsable de la Chaire santé de Sciences Po de 2006 à 2018

En présence des auteurs, Constance A. Nathanson et Henri Bergeron.

L'échange sera animé par Olivier Borraz, directeur de recherche au CNRS rattaché au CSO et co-fondateur de CrisisLab.

Assistant(e) axe Politiques éducatives

L'Axe politiques éducatives du LIEPP recrute un.e assistant.e (masterant.e ou doctorant.e) en appui aux activités de l’axe

Le Laboratoire Interdisciplinaire d'Evaluation des Politiques Publiques (LIEPP) de Sciences Po recrute un.e assistant.e (masterant.e ou doctorant.e) en appui de l'axe Politiques éducatives pour contribuer à l'animation de ses activités de recherche dans l'année universitaire 2023-2024. 

L’assistant.e sera engagé.e pour un maximum de 12 heures / mois avec un rémunération brute de 16€/heure. Il/Elle travaillera en collaboration avec les co-directeur.trice.s de l’axe concerné et l’équipe administrative du LIEPP.

Les tâches assignées pourront inclure, parmi d'autres : 

- Appui à l'organisation des séminaires de l'axe (identification d’intervenant.e.s,  suivi de la préparation des séminaires : échanges avec les intervenant.e.s, collecte des présentations et éléments à diffuser, préparation des textes des annonces des séminaires, diffusion des séminaires hors Sciences Po, rédaction et/ou publication d’éléments de restitution des séminaires, etc.) ; 

- Animation du collectif des affilié.e.s (transmission d’information, organisation de temps d’échange); 

- Appui à l’organisation d'autres activités de l'axe et du séminaire annuel ; 

- Appui à la communication autour des activités de l'axe (en interne au LIEPP/ à Sciences Po et en externe : recensement de contacts ou listes de diffusion pertinentes selon les thématiques, diffusion par email, vérification de la mise à jour des informations en ligne);

- Évaluation et récapitulatif des projets soutenus par l’axe (catégorisation des projets et publications pour identifier les méthodologies employées, les motifs et domaines étudiés, etc.)

Ce poste est ouvert aux étudiant.e.s de Master 2 et aux doctorant.e.s et inscrit.e.s à Sciences Po, à l'Université Paris Cité et à toute autre université en région parisienne. Les heures peuvent être réalisées soit en tant que mission d'expertise pour celles et ceux qui sont en contrat doctoral, soit en vacations (la condition étant d'avoir le statut étudiant). Il convient aux candidat.e.s de se renseigner auprès de leur École doctorale sur la possibilité de cumul et faisabilité pour celles et ceux qui sont en contrat doctoral.

Les candidatures doivent être soumises à carlo.barone@sciencespo.fr et andreana.khristova@sciencespo.fr 

Les candidatures doivent inclure (1) un CV mis à jour, et (2) une lettre de motivation indiquant la formation et les expériences qui permettront au /à la candidat.e de s'investir dans le rôle. 

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LIEPP DANS LES MEDIAS - DECEMBRE 2023

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

 Axe évaluation des politiques socio-fiscales

Une histoire du conflit électoral, article de Clément Carbonnier, publié par Alternatives Economiques le 27/11/2023

« Que sait-on du travail ? » : des pistes de soutenabilité pour travailler à tout âge, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 27/11/2023

Des pénibilités à la soutenabilité du travail : construire de nouvelles voies de prise en compte des relations santé travail, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 27/11/2023

La science économique a perdu de vue la question foncière, tribune d'Etienne Wasmer publiée par Le Monde le 24/11/2023

Les effets délétères de la sous-traitance sur la santé des salariés, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 06/11/2023

Que sait-on du travail ? Une boîte à outil pour agir, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 04/11/2023

Entre délocalisations, intensification et numérisation : travailler dans l’industrie automobile aujourd’hui, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 30/10/2023 

Les usines du futur n’ont rien à envier à celles des « Temps modernes », article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 30/10/2023 

Les Français ne sont pas flemmards, émission de France Info avec Bruno Palier du 27/10/2023

Une start-up nation avec des profs paupérisés, est-ce bien sérieux ?, chronique d'Etienne Wasmer publiée dans Les Echos le 26/10/2023

Jean-Marc Daniel x Michaël Zemmour, émission de France Inter avec Michaël Zemmour du 24/10/2023

Les fortes attentes vis-à-vis du travail ne sont pas satisfaites, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 24/10/2023

Les « travailleurs du clic » les plus actifs sont en majorité des femmes précaires, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 23/10/2023

Qui veut gagner des centimes ? Les microtravailleurs : derrière une foule de passage, une première ligne de précaires, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 23/10/2023

Axe discriminations et politiques catégorielles 

Emploi et handicap : en fait-on assez ?, émission de France Culture avec Anne Revillard du 23/11/2023

La loi pour le plein emploi repose sur une lecture restrictive des difficultés d’accès à l’emploi des travailleurs handicapés, entretien avec Anne Revillard publié par Faire Face le 23/11/2023

Le numérique et l’inclusion des travailleurs handicapés, article citant les travaux d'Anne Revillard et Célia Bouchet publié par Youmatter le 21/11/2023

Recherche : handicap, inégalités professionnelles et politiques d'emploi, article citant les travaux d'Anne Revillard et Célia Bouchet publié par Sciences Po le 21/11/2023

Handicap, inégalités professionnelles et politiques d’emploi, article d'Anne Revillard, Célia Bouchet et Mathéa Boudinet publié par Le Monde le 20/11/2023

« Que sait-on du travail ? » : les entreprises ne peuvent, seules, résorber les inégalités subies par les personnes en situation de handicap, article citant le projet «Que sait-on du travail?» publié par Le Monde le 20/11/2023

Pourquoi et comment suivre la production de ciment par satellite, article de Jean-Charles Bricongne publié par La Banque de France le 08/11/2023

Axe évaluation de la démocratie 

Le 49.3 est-il en train de se banaliser ?, émission de France Inter avec Julia Cagé du 02/11/2023

Il faut convaincre tous les électeurs que leur vote compte, article citant les travaux de Julia Cagé publié par La Dépêche le 02/11/2023

Qui est le mieux placé pour reconquérir le vote populaire ?, émission de France Culture avec Julia Cagé du 29/10/2023

Écologie : après la désobéissance civile, la désobéissance institutionnelle ?, émission de France Culture avec Julia Cagé du 29/10/2023

Il y a un sentiment d’abandon dans le monde rural, entretien avec Julia Cagé publié par Ouest France le 21/10/2023

Axe politiques environnementales

L’évaluation des politiques de transition doit être davantage processuelle et qualitative, entretien avec Charlotte Halpern publié par Acteurs Publics le 21/11/2023

Face à l'urgence écologique, Sciences Po lance un Institut des transformations environnementales, émission de RFI avec Charlotte Halpern et Mathias Vicherat du 17/11/2023

On a plus de 40 enseignants-chercheurs qui travaillent sur l'environnement" à Sciences-Po, émission de France Inter avec Charlotte Halpern du 06/11/2023

Paris 2024 : Quels impacts sur l'aménagement des villes et des territoires ?, entretien avec Charlotte Halpern publié par Sciences Po le 24/10/2023

Axe politiques éducatives 

Orientation : le marché privé du coaching scolaire, “une solution séduisante pour les familles inquiètes”, article citant les travaux de Claudine Oller publié par Télérama le 17/11/2023

Dans les villes moyennes et petites, la carte des émeutes se superpose en partie avec celle des gilets jaunes, article citant les travaux de Marco Oberti publié par Public Sénat le 08/11/2023 

Soutien scolaire : un marché en plein essor, émission de France Culture avec Anne-Claudine Oller du 06/11/2023

L’orientation subie est un échec vécu de façon très violente, entretien avec Agnès van Zanten publié par Le Monde le 19/10/2023

Axe politiques de santé

Penser le travail : Sciences Po et Le Monde remettent leur prix 2023, entretien avec Henri Bergeron publié par Sciences Po le 16/11/2023

L'aide médicale d'État est-elle une singularité française ?, émission de France Culture avec Anne-Laure Feral-Pierssens du 06/11/2023

L’appel de 3 000 soignants : « Nous demandons le maintien de l’aide médicale d’Etat pour la prise en charge des soins des personnes étrangères », article citant les travaux d'Anne-Laure Feral-Pierssens publié par Le Monde le 02/11/2023

Side event COP28: Low carbon and climate-resilient health care: global perspectives on solutions and practices

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

 COP28 SIDE EVENT 

Low carbon and climate-resilient health care: global perspectives on solutions and practices

Tuesday, December 5th, 2023
13:15-14:45 (GST)

Co-hosted by University of Heidelberg and Sciences Po, Contact: charlotte.halpern@sciencespo.fr

Register to this side event

Programme (pdf)

The WHO introduced frameworks (e.g., ATACH) for climate-resilient and low-carbon health care. Taking a holistic view, this side event will focus on how different actors in Germany, France, Switzerland, Chad and the Maldives, contribute through research & practices.

Speakers

  • Dr Noemi Bender, Head of Sustainability and Climate Protection, Heidelberg University Hospital
  • Dr Anneliese Depoux, Director of the Centre Virchow-Villermé, Université Paris Cité and Research affiliate at LIEPP
  • Dr Charlotte Halpern, Tenured research at Sciences Po, CEE & LIEPP and Director of the Institute for environmental transformations 
  • Dr med Alina Herrmann, Climate Change and Health Researcher, Heidelberg Institute of Global Health
  • Dr Maximilian Jungmann, Executive Manager, Heidelberg Center for the Environment, CEO, Momentum Novum 
  • Dr. med, Dr. P.H. Rainer Sauerborn, Senior professor of Climate Change and Health, Heidelberg Institute of Global Health (HIGH) 
  • Dr Patricia Nayna Schwerdtle, Senior researcher at the Heidelberg Institute of Global Health (HIGH) and a consultant with the Climate Action Accelerator (CAA)
  • Prof Nicolas Senn, Head of the Department of Family Medicine, Unisanté, University of Lausanne, President of the Consortium for the ecological transition of the Swiss healthcare System

Programme

  • Welcome, Charlotte Halpern and Max Jungmann
  • A global perspective, Max Jungman, Heidelberg Center for the Environment
  • Building climate change resilience in health care facilities in fragile settings; Patricia Nayna Schwerdtle, Heidelberg Institute of Global Health (HIGH) and Climate Action Accelerator (CAA)
  • Sustainability and Climate Protection at Heidelberg University Hospital; Rainer Sauerborn, Heidelberg Institute of Global Health and Noemi Bender, Heidelberg University Hospital
  • Carbon footprinting and emission reduction at German hospitals – challenges and opportunities; Alina Herrmann and Rainer Sauerborn, Heidelberg Institute of Global Health
  • A road map for conducting the ecological transition of the Swiss healthcare system; Prof Nicolas Senn, Unisanté, University of Lausanne, Switzerland
  • Decarbonizing the Healthcare System: Key Challenges for Public Policies in France, Anneliese Depoux, Université Paris Cité, CVV, CPT & LIEPP, and Charlotte Halpern, Sciences Po, CEE & LIEPP
  • General discussion
  • Conclusive remarks and end of session

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Aides aux entreprises, dépenses publiques et conséquences macroéconomiques

Séminaire de l'axe Evaluation des politiques socio-fiscales. 12/12. 15h-17h30
  • Zerbor / Shutterstock Zerbor / Shutterstock

L'axe Evaluation des politiques socio-fiscales du LIEPP a le plaisir de vous inviter au séminaire : 

Aides aux entreprises, dépenses publiques et conséquences macroéconomiques

12 décembre de 15h à 17h30 

Lieu : Sciences Po, 9 rue de la Chaise, 75007. Bâtiment C, Salle 900.

Inscription obligatoire pour assister au séminaire en présentiel

Inscription obligatoire pour assister au séminarie via Zoom. 

Si la période du Covid-19 a manifestement souligné le rôle de ces aides publiques pour le maintien sur pied des entreprises, cette tendance de l’Etat à apporter un soutien aux entreprises est plus structurelle et s’inscrit dans le temps. 

Mise en place afin de soutenir l’emploi, l’investissement et l’innovation, une large partie de ces dispositifs est pourtant la source de coûteux effets d’aubaines, décrits aussi bien par la littérature théorique et les analyses empiriques. Ces politiques peuvent de surcroît entraîner des effets d'accoutumance et de dépendance pour les entreprises, assorti d’un coût permanent pour les finances publiques. Enfin le développement des aides aux entreprises est historiquement associé à des réductions dans d’autres dépenses publiques et à une augmentation de la taxation des ménages.

Comment estimer le montant de ces aides publiques, qui n’est unifié par aucun document administratif ? Quels secteurs (à quels impacts environnementaux) en bénéficient le plus ? Et pour quel impact sur l’emploi et l’innovation ? 

Papier 1 : Aïmane Abdelsalam, Florian Botte, Laurent Cordonnier, Thomas Dallery, Vincent Duwicquet, Jordan Melmiès, Simon Nadel, Franck Van De Velde, Loïck Tange, “Un capitalisme sous perfusion : Mesure, théories et effets macroéconomiques des aides publiques aux entreprises françaises”, Rapport de l’Ires, octobre 2022

Papier 2 : Aimane Abdelsalam, Anne-Laure Delatte, “Anatomy of Public Aid to Companies”, 15 Septembre 2023 

Papier 3 : Aimane Abdelsalam, “Dépenses et recettes publiques : une lecture de l’évolution de l’intervention publique dans un cadre d’analyse macro-économique keynésien”, publication à venir

Workshop "Discrimination and Inequalities on online markets"

December 15th. 10am-4.30pm.
  • Net Vector / ShutterstockNet Vector / Shutterstock

LIEPP's Discrimination and category based policies research group is pleased to convene the workshop: 

Discrimination and Inequalities on online markets

December 15th. 10:00 am - 4:30 pm.

Location: Sciences Po room Goguel, 27 rue Saint Guillaume, 75007 Paris

Mandatory registration. 

Abstract: 

Today, digital platforms account for a growing share of the economy in providing goods and services (classified ads, short-term rentals, car-sharing, freelancing, etc...). These marketplaces do not intervene (or do so only to a very limited extent) when users interact with each others, set their own prices, respond to buyers, or provide evaluations.

We can therefore expect a certain amount of gender and ethnic discrimination on these specific marketplaces. This one-day workshop brings together research that aims to provide evidence of ethnic and gender discrimination on some of these platforms using experimental and scraping methodologies.

Programme: 

10h-10h30: Welcome/coffee

10h30-11h15: Michelangelo Rossi (Telecom Paris)

The Evolution of Discrimination in Online Markets: How the Rise in Anti-Asian Bias Affected Airbnb during the Pandemic

11h15-12h: Pieter-Paul Verhaeghe (VUB)

Ethnic discrimination on the shared short-term rental market of Airbnb

12h-12h45: Mimansa Bairathi (UCL) - zoom

Gender Disparity in Online Reputation: Evidence from an Online Freelance Platform

12h45-14h15: lunch

14h15-15h: Ignacio Berasategui (PSE)

The Price of Trust, Women's Participation and Ethnic Sorting in p2p Markets. Evidence from BlaBlaCar

15h-15h45: Dylan Glover (INSEAD)

Gender differences in screening on online platforms

15h45-16h30: Ozge Demirci (HBS) - zoom

Reducing Discrimination with Information: Evidence from Online Freelancing Platforms

Atelier Jeune Recherche (2023-2024)

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Présentation générale de l'atelier

Animation : Anne Revillard

Email: anne.revillard@sciencespo.fr

La participation à l’atelier est obligatoire pour les lauréat.e.s du programme Jeune recherche, et fortement recommandée pour les doctorant.e.s et post-doctorant.e.s affilié.e.s au LIEPP. La présentation lors d’une des séances engage à participer aux autres séances de l’atelier. L’atelier se déroulera en présentiel au LIEPP (pas de format hybride). 

Calendrier prévisionnel 2023-2024 :

Les trois premières séances sont collectives:

Mercredi 20 septembre de 11h00 à 13h00: Réunion de lancement du Programme Jeune Recherche 

Jeudi 26 octobre de 10h00 à 13h00: Théorie du changement

Mercredi 6 décembre de 10h00 à 13h00: Session poster 

Les séances suivantes, sur le second semestre (liste ci-dessous), seront dédiées à la présentation et à la discussion de projets individuels.

Lundi 15 janvier 2024 11h-13h (thème santé)

Présentation 1: Cécile Lavier, CSO (CNRS/Sciences Po) et INCa, “Les mères comme levier de la santé publique. Le cas de la vaccination HPV.” Mode écriture.

Présentation 2 : Bartholomew Konechni, CRIS, “Unconditional  Cash Transfers’ Impact on Health Behaviours During a Crisis: A Natural Experiment Using the CARES Act 2020”

Présentation 3: Lucie Kraepiel, CSO (CNRS/Sciences Po) Concevoir et organiser la prise en charge ambulatoire des pathologies cardio-vasculaires : enjeux professionnels et organisationnels 

Lundi 12 février 2024 11h-13h (thème santé)

Présentation 1: Julie Cartailler, LIRAES Université Paris Cité, économie, “La performance du système de santé mentale : que peut-on apprendre des préférences des jeunes adultes ?” - Présentation

Présentation 2 : Jiwon Jeong, CERMES3 Université Paris Cité, Sociologie-démographie, “Alcoolisation et risques sexuels chez les jeunes adultes en France et en Corée du Sud" - Présentation

Présentation 3: Julia Eïd, Ceped Université Paris Cité, santé publique, “titre à conf