Etudier les interactions entre le marché du travail et les infrastructures de transport

Responsables du projet : 

Ce projet est réalisé dans le cadre d'un partenariat avec la Société du Grand Paris 

Descriptif du projet : 

Les recherches théoriques et empiriques montrent que la distance joue un rôle important dans le fonctionnement du marché du travail et les stratégies de recherche des entreprises et des salariés. Différents mécanismes peuvent amener les coûts de transport élevés et l’éloignement des centres d’emplois à pénaliser les travailleurs éloignés des entreprises. Ainsi, les infrastructures de transports peuvent donc contribuer à diminuer le taux de chômage ; elles peuvent aussi contribuer à résorber la ségrégation spatiale et la cohésion entre groupes démographiques d’origines diverses, même si elles ne peuvent se substituer entièrement aux facteurs du marché du travail assurant la cohésion sociale (Gobillon, Rupert et Wasmer, 2014).

Ce projet de recherche, ayant pour objet d’étudier les interactions entre le marché du travail et les infrastructures de transport, s’articule autour de deux volets successifs :

Le premier volet vise à tester la robustesse des prédictions fournies à la Société du Grand Paris dans le rapport remis en 2017 en prenant en compte (1) l’endogénéité de l’offre de travail et (2) l’élasticité de l’offre de logement.
Dans la modélisation de Bono, Chapelle et Wasmer (2017) les estimations de court terme ne prenaient pas en compte l’effet des temps de transport sur l’offre de travail des employés. Ainsi, le taux de chômage diminuait par le biais de l’augmentation de la demande de travail émanant des entreprises dont la productivité augmentait suite à une baisse de leur charge foncière. Il peut être envisagé de réaliser des tests de robustesse permettant de prendre en compte la réaction de l’offre de travail à court terme. Par ailleurs, si les prédictions d’emplois de long terme endogénéisent l’offre de travail, celle-ci doit dépendre de la capacité de la ville à absorber une population active croissante, c'est-à-dire de l’offre de logement. Le second objectif de l’étude sera donc de vérifier la compatibilité des estimations avec l’élasticité prix de l’offre de logement francilienne.

Un deuxième volet viserait, d’une part, à étudier la dynamique géographique d’emploi des travailleurs et d’autre part, à analyser l’impact de la polarisation des marchés du logement et du travail sur cette dynamique.

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