À la rentrée, Sciences Po s'enrichit d'un nouveau compus en ligne

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Après un semestre en ligne au bilan plutôt satisfaisant malgré le contexte d’urgence, la rentrée de septembre 2020 permettra à tous les étudiants de démarrer leur année à Sciences Po en toute sérénité et sécurité. Ils fréquenteront à la fois les campus physiques et le nouveau campus numérique pour des cours au format largement réinventé. 

Après la “pédagogie de crise”, une nouvelle offre académique 

Le semestre de printemps 2020 restera dans les mémoires comme un saut sans filet dans l’inconnu : du jour au lendemain ou presque, Sciences Po a déployé cinq semaines de cours et d’examens intégralement en ligne. Si des initiatives existaient, si un Institut des compétences et de l’innovation avait vu le jour en janvier 2020, il faut le reconnaître : comme partout dans l’enseignement supérieur, la crise du Covid-19 a fait passer notre modèle pédagogique dans une autre dimension. > Lire l’entretien de Bénédicte Durand : “Comment Sciences Po est passé en ligne”

Ce semestre apporte d’importantes leçons. Positives : la plupart des étudiants et des enseignants sont, dans l’ensemble, satisfaits de l’expérience proposée. Négatives aussi : les problèmes de connexion et de démotivation, parfois aussi d’isolement et de désocialisation, ont pesé sur le quotidien de certains étudiants ou enseignants. Le bilan pour Sciences Po est clair : ni le 100% digital, ni le 100 % présentiel ne sont la solution.  > Lire l’article “Leçons d’un semestre pas comme les autres” 

Pour ce premier semestre de l’année 2020/21, Sciences Po va ainsi proposer une expérience démultipliée et inédite, avec 100 % des cours en ligne et, parallèlement, 100 % de l’expérience étudiante vécue sur les campus

En ligne, des cours qui misent sur l’interaction

L’année universitaire qui démarre en septembre va ainsi se voir enrichir d’une nouvelle dimension : le campus en ligne. Cette extension de notre offre en numérique ne connaîtra pas de retour en arrière. Seul le volume de cours en présentiel sera amené à augmenter progressivement, dès que les conditions sanitaires le permettront. 

“Le nouveau campus que nous ouvrons en ligne à la rentrée vient doubler notre campus physique, le renforcer, le démultiplier. Mais il ne s’agit pas de répliquer “en miroir” les maquettes pédagogiques habituelles”, précise Bénédicte Durand, Directrice de la formation initiale. Pour pallier les inconvénients observés lors du semestre de printemps 2020, ces maquettes seront en partie allégées. Les enseignants sont invités à repenser le scénario des cours en les adaptant à un modèle d’enseignement en ligne, selon certaines bonnes pratiques expérimentées lors du semestre à distance : proposer différentes séquences d’enseignement sur un même créneau de cours, articuler étude des notions à acquérir en amont du cours avec une forte interaction lors de la session connectée... Ces pratiques font l’objet de guides précis déjà diffusés à tous les enseignants.“Ce modèle pourra inspirer des évolutions dans les cours “traditionnels”, magistraux ou conférences de méthode”, ajoute Bénédicte Durand. 

Sciences Po rend possible le déploiement de cette nouvelle offre en consacrant des moyens supplémentaires au recrutement de teaching assistants et de vacataires étudiants pour les cours et l’accompagnement de leurs camarades. L’Institut des compétences et de l’innovation poursuit son activité d’accompagnement des enseignants pour leur présenter différentes méthodes pédagogiques, les formats qui permettent une animation renforcée des cours ainsi que la formation aux outils numériques. 

Sur place, 100 % des campus ouverts

“Nos sept campus en France seront tous ouverts à partir de la prochaine rentrée universitaire”, rappelle Bénédicte Durand. Les étudiants y suivront des cours, des travaux de groupes, effectueront des études de cas, des projets collectifs, associatifs, artistiques, sociaux, dans le respect des effectifs autorisés. Plus largement, l’accès au campus sera possible pour les étudiants qui souhaitent venir y travailler, en cas notamment de difficultés de connexion. Une enquête, lancée début juillet, permettra de connaître leurs intentions de présence.

“Une attention particulière sera accordée aux “primo-arrivants”, à savoir les étudiants de première année du Collège universitaire qui découvriront à la fois Sciences Po et le monde de l’enseignement supérieur à la rentrée et pour lesquels nous nous assurerons d’un accès le plus large possible aux cours et activités en présentiel”, précise Myriam Dubois-Monkachi, la Directrice de la scolarité et de la réussite étudiante.  

Ces campus seront également connectés au nouveau campus numérique, grâce à de nouveaux équipements qui permettent la captation et la retransmission du cours. Il est prévu d’équiper une quarantaine de salles sur le campus parisien, et plus de 70 salles sur les campus en région, pour permettre cet enseignement hybride. 

En cours et au-delà : une expérience étudiante inédite

L’accueil et l’intégration d’une nouvelle promotion, issue de 150 nationalités, représente un défi lors de chaque nouvelle année universitaire à Sciences Po. Celui posé par la rentrée 2020 l’est plus que jamais. Le programme de rentrées solennelles, diffusé en direct et en ligne jouera un rôle particulièrement important à ce titre. Pour pallier la distance, ambassadeurs étudiants, BDE et associations se mobiliseront en ligne, notamment via un nouveau réseau social interne - Whaller -  qui sera déployé à cette occasion, ainsi que l’application SciencesPo déployée depuis début 2020. 

L’offre d’activité intellectuelles et sportives se maintiendra en présentiel selon les conditions en vigueur, doublée d’une offre spécifique et gratuite en ligne. Les possibilités d’engagement seront démultipliées grâce à une offre spécifique de missions bénévoles, proposée en partenariat avec la Réserve civique et la plateforme Benenova. 

Enfin, pour tous ceux qui découvrent Sciences Po pour la première fois sera ouvert un service de guichet unique en ligne. L’accompagnement social et administratif se poursuivra via des rendez-vous en ligne tout au long du semestre, comme cela a été le cas lors du semestre de printemps. L’offre de consultations médicales sera accessible à distance et en présentiel si les conditions le permettent, de même que les ateliers bien-être, largement suivis au printemps et maintenus via Zoom. 

Calendrier, absences, examens, 3A : mode d’emploi de la scolarité

Ce dispositif concerne pour l’heure le premier semestre (automne 2020) : en fonction des évolutions de la situation, un nouveau cadre pourra être proposé pour le semestre de printemps 2021 : 

  • Rentrée : elle est décalée au 14 septembre. Le semestre se terminera le 18 décembre, sans changement. 
  • Obligation d’assiduité : elle est maintenue et sera contrôlée, mais les absences en cours ne seront pas sanctionnées. Les enseignants s’assureront de la participation d’ensemble.
  • Les évaluations se dérouleront, pour les semestre d’automne, essentiellement en ligne, Les modalités seront annoncées pour chaque cours, dès le début du semestre.
  • Les étudiants de troisième année du Collège universitaire qui ne rejoindront pas leur université d’échange au prochain semestre suivront une maquette  de cours inédite, spécialement conçue pour eux. Ils se verront également proposer de nouvelles possibilités dont, par exemple, un stage d’initiation à la recherche ou Parcours civique libre optionnel. 
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DILCRAH | Appel à candidatures 2020

Contrat doctoral - « Racisme, antisémitisme et LGBT-phobies»
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Conformément au plan de Lutte contre le racisme et l’antisémitisme 2018-2020, la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH) souhaite encourager des travaux de recherches qui contribuent à une meilleure connaissance des phénomènes de racisme, d’antisémitisme et de LGBTphobies, par le biais du financement de deux contrats doctoraux d’une durée de trois ans, d’un montant mensuel  brut de 1 769 € minimum.

Cet appel à candidature DILCRAH cible les recherches innovantes, toutes disciplines confondues, qui portent explicitement sur les thématiques de son champ de compétence (racisme, antisémitisme, haine anti-LGBT). A titre d’exemple, peuvent être éligibles des recherches portant sur l’histoire et la géographie du racisme et/ou de l’antisémitisme et/ou des LGBTphobies, la construction et déconstruction des préjugés et des stéréotypes, la formation des catégories raciales, les nouvelles formes du racisme, de l’antisémitisme et des LGBTphobies, le droit et législations comparées (discrimination, racisme, antisémitisme) etc…

Date limite de dépôt des dossiers : Vendredi 11 septembre 2020

En savoir plus (PDF)

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Séminaire TransNum

Journée doctorantes, doctorants - 8 juillet 2020 de 14 à 17h
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Pour la deuxième année, TransNum propose aux doctorants de Sciences Po travaillant sur le numérique de venir présenter et discuter leurs travaux avec d'autres chercheurs et doctorants spécialistes des questions numériques.

Compte-tenu des mesures de distanciation physique toujours en vigueur à Sciences Po, la présentation se fera en ligne sur la plate-forme Zoom.

Résumés des interventions

« T’as vérifié la source ? » La vigilance du public face aux fake news à l’ère du numérique (Manon BERRICHE, médialab)

« Si le phénomène de la désinformation ne cesse de soulever des inquiétudes, dans le débat public, la majorité des études scientifiques montrent que ces craintes sont exagérées. À vrai dire, cela n’est pas sans surprise si l’on met ces récents résultats empiriques en perspective avec les recherches menées en sociologie des médias et de la communication, depuis les années 1940, sur la réception de contenus informationnels, et, plus récemment, en psychologie, sur les mécanismes cognitifs permettant aux individus d’évaluer la qualité épistémique des informations qui leur sont communiquées. Loin d’être absorbées passivement, les informations sont filtrées et réinterprétées par les gens pour devenir ensuite l’objet de discussions, débats ou bavardages auprès des membres de leur réseau relationnel. Seulement voilà. Malgré sa remise en cause, l’idée d’une influence directe et forte des médias sur les individus semble être de nouveau à la page, aujourd’hui, face au déluge d’infoxs qui déferlent de toute part sur les réseaux sociaux, dépourvus de gatekeepers pour leur faire barrage. La reconfiguration de l’espace public engendrée par le numérique aurait complètement dérégulé le marché de l’information, et les internautes, désormais seuls, en proie à leurs biais cognitifs, se feraient piéger par le moindre contenu douteux passant sur leur fil d’actualité. Toutefois, si le développement du numérique a indéniablement bouleversé l’écosystème médiatique, il facilite dans le même temps l’accès de tous à l’information et démultiplie pour les internautes les possibilités de vérification. Ainsi, au lieu de partir de l’hypothèse d’une réception mécanique et crédule des fausses informations par le grand public, cette thèse propose de s’intéresser aux capacités critiques des individus et d’étudier comment ceux-ci peuvent activer des formes de vigilance selon les contextes de communication et les situations de la vie sociale dans lesquels ils se trouvent. »

Parcoursup, l’étudiant, l’ONISEP : Quelles conceptions de l’orientation ? (Marion VALARCHER, OSC)

« Les sites internet sont devenus un passage obligé des pratiques d’orientation des lycéen·nes à tel point que lorsqu’ils et elles disent s’être « renseigné » sur une formation, cela veut presque toujours dire qu’ils l’ont fait via internet. Cela étant dit, les informations qui peuvent être recueillies sur internet sont de natures très différentes et traduisent parfois des conceptions opposées de l’orientation : l’orientation peut parfois être appréhendée comme un ensemble de pratiques très techniques et le site regroupe ainsi un ensemble de conseils pratiques pour écrire une lettre de motivation ou monter un dossier de candidature par exemple. Au contraire, la période d’orientation post-bac peut être présentée comme un moment d’introspection tourné vers la recherche d’un épanouissement personnel. Une recherche en cours a permis d’identifier les trois sites les plus visités par les lycéen·nes lors de leurs recherches en ligne liées à l’orientation : parcoursup.frletudiant.fr et onisep.fr. La présente communication se propose d’identifier les différentes conceptions de l’orientation que véhiculent les trois sites et de mettre ces conceptions en regard avec leurs caractéristiques institutionnelles. Dans une première partie, la communication proposera de définir les statuts de ces différents sites internet et d’éclairer les liens institutionnels qu’ils entretiennent à partir d’une analyse des réseaux de liens des sites. On précisera aussi les caractéristiques sociales des lycéen·nes qui les visitent davantage. L’analyse des structures des sites et en particulier l’étude hypertextuelle de leurs arborescences permettra, dans un deuxième temps, de mettre à jour divers types de préoccupations autour de l’orientation et leur articulation pour chacun des sites. Enfin, l’analyse textuelle de certaines pages particulièrement visitées ⎼ et dont on explicitera le choix ⎼ combinée à une analyse sociologique de contenu permettra de mettre en évidence trois logiques d’orientation concurrentes et qui sont très liées aux caractéristiques institutionnelles des sites. »

Comment aborder les objets connectés sous l’angle de la théorie politique ? (Charles CORVAL, CEVIPOF)

« Internet of things, objets connectés, objets communicants, voire objets intelligents, autant d’expressions censées désigner le déploiement d’un ensemble de technologies de communications automatisées et agissantes. Face à ces perspectives, les sciences humaines et sociales ont favorisé deux approches générales : d’un point de vue descriptif, elles ont essayé de tracer les sociabilités et les formes de gouvernance qui se sont progressivement mises en place autour du « numérique » ; d’un point de vue normatif, les diverses disciplines ont essayé d’établir les risques tant juridiques que psycho-sociaux du développement de ces technologies. L’hypothèse de ce travail est que les objets connectés manifestent un enjeu spécifique par rapport aux autres technologies de l’information. L’idée d’objets connectés radicalise la promesse de l’interconnexion : il ne s’agit plus d’offrir une communication toujours plus directe entre les hommes, mais d’imaginer un monde où l’ensemble des choses seraient reliées les unes aux autres. Une telle idée offre à la théorie politique un questionnement non plus seulement sur la distribution des objets – thème classique de la justice sociale – mais concerne l’influence de leurs qualités sur la vie politique. En prenant au sérieux cette question, l’hypothèse de travail est de réfléchir aux attentes qu’une démocratie peut avoir vis-à-vis de ses objets, cela dans un contexte où trois défis nouveaux se posent à l’économie classique : l’apparition de revendications post-matérialistes, un enchaînement toujours plus insoutenable de crises économiques, et l’horizon d’une catastrophe écologique. En abordant ces enjeux par le prisme des objets et d’un idéal d’interconnexion, la conception d’une norme de responsabilité des êtres humains envers des objets, dont les possibles semblent toujours plus vastes, paraît pouvoir fonder une théorie de la justice. »

La formation d'un marché de la prescription durable sur les réseaux sociaux numériques (Marion MICHEL, CSO)

« La thèse, en sociologie, s'intéresse à la façon dont les entrepreneurs individuels, appelés "influenceurs réseaux" sont recrutés par des organisations - institutionnelles, marchandes, militantes- pour orienter les comportements des individus vers des pratiques durables sur les réseaux sociaux numériques comme Instagram, Youtube, Facebook ou les blogs en créant du contenu (textuel, imagé), en prescrivant des pratiques et des produits à leurs abonnés. »

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Congratulations to our 2019/20 International Job Market candidates!

  • 2019/20 International Job Market2019/20 International Job Market

2019/20 was yet another excellent year for the Departments Junior Researchers!

Our PhD programme trains top economists who seek to pursue university and academic careers in France or abroad, as well as careers requiring high-level doctoral training: in international organisations, think tanks, research institutions, government agencies, banks, and insurance companies.

In 2019-20 our young doctors have been remarkably successful in securing positions in universities and other institutions across Europe and the US - despite the uncertainty created by the Covid-19 pandemic!


Nicolò DALVITNicolò DALVIT will be joining the World Bank as an Economist as of September 2020.

Nicolò DALVIT will be defending his PhD thesis in July entitled "Essays on Firms, Aggregate Uncertainty, and the Labor Market" (supervised by Jean-Marc ROBIN).

Research interests: Firm Dynamics, Labour Economics, Macroeconomics.

More about Nicolò DALVIT and his research

 

Charles LOUIS-SIDOISPost-Doctoral Researcher at the Universität of Mannheim, Charles LOUIS-SIDOIS will be joining the permanent faculty of the Wirtschaftsuniversität Wien (Vienna University of Economics and Business) as Assistant Professor as of June 2020.

Charles LOUIS-SIDOIS was awarded a PhD in Economics in 2018 for his thesis "Trois essais en économie politique" (supervised by Emeric HENRY).

Research interests: Political Economy, Media Economics

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Ludovic PANONLudovic PANON will be joining the Bank of Italy as of September 2020 as a Research Fellow. The position will evolve in 2021 when he will become an Economist at the Directorate General for Economics, Statistics and Research.

Ludovic PANON will be defending his PhD thesis later this month, entitled "Essays in International Trade and Industrial Organization" (supervised by Thomas CHANEY).

Research interests: International Economics, Industrial Organisation. He is focusing in particular on understanding the impact of market structure distortions on prices and firm dynamics and understanding how trade policies shape competition.

More about Ludovic PANON and his research

 

Julien PASCALJulien PASCAL will be joining the Banque centrale du Luxembourg as an Economist as of September 2020.

Julien PASCAL will be defending his PhD thesis later this month entitled "Essays of Frictional Markets and Heterogeneity" (supervised by Jean-Marc ROBIN).

Research interests: Labour Economics, Macroeconomics, Urban Economics

More about Julien PASCAL and his research

 

Quentin VANDEWEYERCurrently an Economist (Graduate Programme) at the European Central Bank, Quentin VANDEWEYER will be joining the permanent faculty of the University of Chicago at the Booth Business School as an Assistant Professor of Finance.

Quentin VANDEWEYER was awarded a PhD in EConomics in 2019 for his thesis "Essays in Macroeconomics and Monetary Theory on the Consequences of Financial Crises" (supervised by Etienne WASMER).

Research interests: Macro-Finance, Asset Pricing, Monetary Economics.

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Entretien avec Sergeï Guriev

Directeur des études doctorales en économie : "Nos étudiantes, étudiants travaillent sur des sujets d'une grande importance pour la société, l'économie et la politique..."
  • Sergueï Guriev, Directeur des études doctorales en ÉconomieSergueï Guriev, Directeur des études doctorales en Économie

Envie de faire une thèse en économie ? Discipline-phare enseignée dès le Collège universitaire, l'économie est aussi l’un des piliers de la recherche à Sciences Po. Lire les conseils et réponses de Sergueï Guriev, Professeur des universités à Sciences Po, Directeur des études doctorales en Économie.

Pourriez-vous nous présenter votre parcours ?

Avant de venir à Sciences Po en 2013, je dirigeais la New Economic School (NES), une petite université privée à Moscou créée en 1992. J'ai rejoint la NES en tant que professeur adjoint en 1998 et en ai été nommé directeur en 2004. L’enseignement de la NES était et reste toujours essentiellement un programme de maîtrise en économie, semblable à bien des égards au master en économie de Sciences Po. Bien que la NES ait pris la décision de ne pas lancer son propre programme de doctorat, nous avons régulièrement placé beaucoup de nos diplômés dans les principaux programmes de doctorat aux États-Unis et en Europe. Par conséquent, en travaillant à la NES, j'ai toujours fait de la veille sur les doctorat proposés dans le monde entier.

Quels sont vos centres d’intérêt en recherche ?

Au cours de ma carrière, mes recherches se sont portées sur de nombreux domaines de l'économie : j'ai travaillé sur la théorie des contrats, l'économie du développement, l'économie du travail, l'économie politique et l'histoire économique et rédigé de nombreux articles théoriques et empiriques. Aujourd'hui, je travaille principalement sur l'économie politique du populisme et sur l'économie politique des régimes modernes non démocratiques.

Vous venez de prendre la direction des études doctorales en économie. Que découvrez-vous à travers le soutien que vous apportez aux étudiant.e.s de masters et de doctorat?

Sciences Po a l'ADN d'une institution qui s'efforce non seulement de comprendre mais aussi de transformer le monde. La plupart de nos étudiant.e.s se concentrent sur un sujet de première importance pour la société, l'économie et la politique, c'est pourquoi parler aux étudiant.e.s de leurs recherches est toujours passionnant. D’autre part, grâce au développement rapide des méthodologies théorique et empirique et à la disponibilité croissante des données, la qualité et la rigueur de la recherche de nos étudiant.e.s s’améliorent chaque année. C’est aussi vrai pour d’autres programmes de doctorat par conséquent la concurrence est rude. L’atout de notre département est d’avoir constitué une équipe académique solide capable d’apporter des idées et des suggestions aux étudiant.e.s sur leurs travaux dans tous les domaines de l'économie.

Selon vous, quelles sont les clés pour réussir un doctorat ?

Il est important de faire un bon choix de sujet – de toucher une question qui compte en recherche, qui compte pour soi et qui pourra être abordée avec une méthodologie et des données disponibles. Mais les bonnes idées ne suffisent pas. Le succès de l’étudiant.e tient au travail acharné et à la perseverance de l’étudiant.e. Ce n'est pas facile. Jusqu’au master, le processus des cours est très structuré. Au niveau doctorat, les étudiant.e.s travaillent de manière indépendante. Il est essentiel d'être proactif, de demander des conseils et un retour aux professeur.e.s, aux visitings et aux autres étudiant.e.s. Enfin, en plus de mener correctement sa recherche, pour réussir il faut developper des compétences de présentation et d'écriture – et pour cela, il faut bien sûr assister à de nombreux séminaires (nous avons une excellente offre de séminaires) et lire énormément.

Pourquoi y a-t-il si peu de femmes en économie ?

L'économie a un problème majeur de genre – bien plus que d’autres disciplines, certainement plus que d’autres sciences sociales et encore plus que les mathématiques et les sciences naturelles. Les explications sont les mêmes que dans d'autres professions à prédominance masculine : comme l'économie a toujours été dominée par les hommes, ses pratiques (y compris celles de sélection et de promotion) et les normes sociales qui y sont  associées ont été conçues pour convenir aux hommes et sont essentiellement discriminatoires à l'égard des femmes. C’est ce qu’explique bien une de nos chercheuses Ghazala Azmat, Professeure des Universités au département d'économie de Sciences Po, dans un article paru dans le dernier numéro du magazine de la recherche Cogito : Les inégalités de sexes dans l’éducation supérieure. La bonne nouvelle est que ce problème est enfin reconnu par la profession et que tous les départements d’économie du monde (y compris celui de Sciences Po) veulent désormais changer l’état actuel des choses. Au département d'économie de Sciences Po, nous nous engageons fortement à augmenter le nombre d'étudiantes et de professeures. Les résultats sont encourageants en termes d'embauche. Lorsque je suis arrivé à Sciences Po 2013, nous n'avions que deux professeurs permanents et aucune professeure permamente. Aujourd'hui, nous avons six professeurs permanents dont deux femmes. Bien sûr, il s'agit pour l’instant d'une minorité et nous devons faire bien mieux.

Plus d'information sur : 

=> Sergueï Guriev et le Département d'économie de Sciences Po

=> Le Master en économie

=> Le Doctorat en Economie

[ Juin 2020 ]

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3 conseils pour devenir le photographe politique de l'année...

Découvrir le prix
  • 1er prix 2019 à Côme Webembe Tuitcheu, pour « Pause selfie et gilets jaunes »1er prix 2019 à Côme Webembe Tuitcheu, pour « Pause selfie et gilets jaunes »

La quatrième édition du Prix de la Photographie Politique, ouvert à toutes et tous, se poursuit : vous avez jusqu'au 15 septembre pour envoyer vos images ! D'ici là, le jury nous rappelle qu’une bonne photographie politique n’est pas une question de sujet mais une affaire de regard - une façon d’observer ce monde parfois surprenant qui est le nôtre, au-delà des compétitions électorales et des manifestations de rue. Voici trois conseils pour ceux qui voudraient se lancer (en toute sécurité). 

Conseil n° 1 : Donnez votre point de vue

Définir sa position dans l’espace, être attentif au contexte, choisir un cadre, raconter une histoire, figer un moment, porter un regard critique ou au contraire embrasser son sujet… L’acte de photographier est presque politique par essence, parce qu’il implique de donner son point de vue - ou, selon les mots d’Henri Cartier-Bresson, de “mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur.” Ne cherchez donc pas le cadre idéal, mais exprimez-vous de façon personnelle !

Woman clandestinely crossing the Mexico-US border

Coup de cœur de l’Agence VU’ 2018 : Analucia Partida Borrego pour « Woman clandestinely crossing the Mexico-US border »

Conseil n°2 : Promenez-vous...

Selon Raymond Depardon, il existe “deux techniques de photographie. Quelquefois, on s'arrête dans un lieu qu'on détermine un peu à l'avance, on choisit son cadre et puis on attend que quelqu'un passe au bon endroit. Ou au contraire, on avance et on ne fait jamais marche arrière, on avance toujours, peu importe où l'on va, au hasard.” Profitez de l’été naissant et de la réouverture des espaces publics pour prendre votre appareil, votre téléphone, ou tout ce qui vous sert de boîte à images, et promenez-vous ! 

Dans la toile

Coup de cœur de l’Agence VU’ 2019 : Eve Pinel (@evedelaroquette) pour « Dans la toile »

Conseil n°2 bis : … ou restez chez vous ! 

Nul besoin de prendre des risques pour devenir le photographe politique de l’année ! Le confinement peut lui aussi être générateur de perspectives nouvelles : perspectives au sens géométrique (dès lors qu’on regarde le monde depuis notre fenêtre, notre balcon, notre jardin ou notre écran d'ordinateur) et perspectives au sens philosophique, puisque pour la plupart d’entre nous, le monde ne sera plus jamais le même… L’important n’est donc pas de sortir de chez moi, mais d’ouvrir l’oeil sur ce qui nous entoure. 

1er prix 2018 : Coline Renault pour « Le Président parle aux Français »

Conseil n°3 : Étonnez-vous… Surprenez-nous ! 

Selon Laurent Gayer, chargé de recherche CNRS au CERI et membre du jury, le Prix de la Photographie politique célèbre “une imagination et une attention concrète au monde, libérées du carcan de la politique au sens étroit du terme - celle des compétitions électorales et des manifestations de rue.” Poser un œil neuf sur sa famille, sa rue, son pays natal, sa maison, ou tout simplement soi-même, c’est déjà (s’)exposer à la surprise, et emmener celui qui nous regarde en territoire inconnu. 

L'équipe éditoriale de Sciences Po

=> En savoir plus sur le Prix de la Photographie politique 

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De Sciences Po au grand bleu...

  • Marie Le Texier et Anne-Sophie Roux © Sciences PoMarie Le Texier et Anne-Sophie Roux © Sciences Po

L’une se consacre à en bannir le plastique, l’autre y replante des coraux : deux diplômées racontent pourquoi et comment elles ont créé leur entreprise au service de la protection des océans. À l’occasion du premier Forum des métiers de la transition écologique, nous avons rencontré Marie Le Texier, Fondatrice du cabinet ConsultantSeas, et Anne-Sophie Roux, Fondatrice de Tenaka.

Qu’est-ce qui vous amenées à vous engager dans le domaine de la protection des Océans ?

Anne-Sophie Roux : À première vue, rien ne me destinait à créer une entreprise de l'Économie sociale et solidaire (ESS) ! Avant d’obtenir mon diplôme en 2019, j’étais étudiante à l’École doctorale dans le parcours “Politique comparée” du master en sciences politiques. Mes recherches portaient sur l’adaptation des communautés d’Asie du Sud-Est à l’évolution climatique. Lors d’une année de césure, j’ai décidé de me rendre sur le terrain. Ce faisant, j’ai découvert une quarantaine d’initiatives dans la région du Pacifique et de l’Asie du Sud-Est, et j’ai eu l’opportunité de me former à la biologie marine. C’est ainsi que j’ai appris qu’il était possible de planter des coraux ! J’ai vu l’impact que cela pouvait avoir pour les communautés côtières, notamment en Malaisie et dans les Philippines : restauration des écosystèmes, sécurité alimentaire, protection face aux typhons ou à l’érosion…

Lorsque je suis revenue en France pour finir mon master, j’ai décidé de créer Tenaka tout en rédigeant mon mémoire. C’était beaucoup de travail, mais j’ai pu rejoindre l’incubateur de Sciences Po, qui m’a énormément aidée alors que je n’avais encore aucune compétence entrepreneuriale. Aujourd’hui, Tenaka emploie six personnes sur trois continents. 

Marie Le Texier : J’ai toujours voulu travailler dans le domaine de l’eau. Avant de rejoindre Sciences Po, j’ai étudié à l’ENSEEIHT (ndlr : prononcer tout simplement «N7» !), une école d’ingénieurs située à Toulouse. J’ai aussi fait des stages dans des institutions spécialisées, comme l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Cette formation d’ingénieure m’a beaucoup apporté, mais j’avais le sentiment qu’il me manquait une formation en sciences humaines et sociales pour vraiment comprendre les problématiques de l’eau et de l’environnement. J’ai donc décidé de rejoindre un programme de l’École d’affaires internationales de Sciences Po (PSIA), le master in environmental policy, en 2011. J’y ai suivi tous les cours qui me permettaient de comprendre les enjeux de la gestion de l’eau à travers le monde ; j’ai aussi profité des opportunités de faire des stages, par exemple avec UN Habitat au Laos.

Après l’obtention de mon diplôme en 2013, j’ai rejoint le World Business Council for Sustainable Development, une association de 200 multinationales dont le Secrétariat, basé à Genève, effectue du conseil en développement durable. Au cours des trois ans que j’y ai passés, j’ai pu à la fois comprendre le point de vue des entreprises et mesurer leurs moyens de mise en œuvre. Après une année de césure (pour devenir skipper !), j’ai proposé au WBCSD de me concentrer sur la protection des océans. Avec l’aide de mes managers, j’ai initié le groupe de travail sur les plastiques océaniques et travaillé avec de nombreuses entreprises. C’est ce qui m’a donné l’idée de créer ConsultantSeas, qui accompagne le secteur public, le secteur privé et la société civile dans la définition et la mise en œuvre de bonnes pratiques pour réduire le plastique dans les océans.

Marie Le TexierComment travaillez-vous ? Avec quels acteurs, quelles actions, et quels résultats ?

Marie Le Texier : Une grande partie de ce que nous faisons se passe “à terre”, là où sont produites les 8 millions de tonnes de plastique  qui rejoignent les océans chaque année. Nous nous penchons sur ce que nous appelons la chaîne de valeur du plastique, qui concerne les producteurs, les convertisseurs, les propriétaires de marques, les distributeurs, les consommateurs, et les entreprises de gestion des déchets.

Avec le co-fondateur de ConsultantSeas, Alexandre Le Vernoy (lui aussi diplômé de Sciences Po), nous avons d’abord décidé de soutenir les entreprises dans leur stratégie plastique, qui consiste à réduire les risques associés à chaque étape de la chaîne de valeur du plastique - qu’il s’agisse de risques réglementaires (comme l’interdiction de produits plastiques à usage unique - pailles, couverts, etc.) ou de risques réputationnels. Assez vite, des sollicitations sont également venues du secteur public et de la société civile, que nous accompagnons aujourd’hui. C’est ainsi que nous avons facilité la concertation autour d’une démarche inédite, le Pacte National sur les Emballages Plastiques, signé en février 2020.

Anne-Sophie Roux : Lors de mes premiers voyages en Asie du Sud-Est, j’ai pu constater que les plantations de coraux avaient des résultats très probants ; pourtant, il semblait difficile d’obtenir des financements pérennes. Afin de comprendre pourquoi, je eu l’idée de m’adresser aux responsables RSE de plusieurs grandes entreprises, et de leur demander à quelles difficultés ils faisaient face au quotidien. Plusieurs d’entre eux ont évoqué la difficulté à coopérer avec des acteurs locaux et à faire remonter des données permettant d’évaluer l’action. Or, la mesure d’impact est la clé de voûte des politiques RSE (et, d’ailleurs, de l’économie sociale et solidaire). 

C’est ainsi que nous avons construit un programme permettant de restaurer les récifs coralliens avec le soutien de grandes entreprises, en contrepartie de quoi nous faisons remonter des informations “sur mesure”. Exemple avec Kering, qui finance un de nos projets les plus ambitieux : nous avons initié la restauration d’un hectare de coraux grâce à l’installation de nurseries (des tuteurs sous-marins, en quelque sorte). Nous étudions régulièrement l’évolution du corail mais aussi de la biodiversité (avec le retour d’animaux en voie de disparition), et nous avons développé une caméra spéciale permettant à l’entreprise d’avoir accès à des images en direct.

Grâce à ces initiatives, nous venons de recevoir le label de la Solar Impulse Foundation, qui récompense les 1000 solutions les plus porteuses dans le domaine de la protection de l’environnement. C’est une grande victoire !

Quelle est l’impact de la pandémie sur votre activité ?

Marie Le Texier : Pour l’instant, l’impact de la crise sur les activités de ConsultantSeas est encore mesuré, même si on peut s’attendre à une contraction des budgets RSE pour certains secteurs industriels. Mais cela n’empêche pas d’agir ! La crise nous invite tous, citoyens, entreprises et gouvernements, à penser le fameux “monde d’après”. En termes d’impacts de la pandémie, on observe une recrudescence de l’usage de plastiques à usage unique. Il est pourtant essentiel à mon sens de prendre du recul sur cette crise, et de comprendre la nécessité de repenser certains de nos modèles économiques pour évoluer vers une économie – notamment celle du plastique – plus vertueuse !

Anne-Sophie Roux : En effet, nous constatons déjà que certaines entreprises veulent profiter de la crise pour rebondir sur un modèle économique recentrée sur les valeurs et l’engagement. Et sur le plan local, le ralentissement de l’activité a évidemment un effet positif sur l’environnement ! De mon côté, je suis confinée sur l’île Tioman, en Malaisie, sur laquelle nous plantons des coraux depuis 2017. Je suis arrivée il y a trois mois, juste avant la crise. Notre confinement est plutôt souple, car il n’y a aucun cas de coronavirus sur l’île, mais les opérations que nous avions prévues devront attendre. Je vis avec la moitié de l’équipe : c’est défi, et nous le relevons !

Pour aller plus loin :

 

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Event History Analysis

Inter-Semester Course offered on ZOOM by DR Sukriti ISSAR
10,11,12 & 15,16 June 2020
  • Sukriti ISSAR, Assistant Professor of Sociology at Sciences PoSukriti ISSAR, Assistant Professor of Sociology at Sciences Po

Free of charge - open to all masters and doctoral students with working knowledge of STATA, R or OLS

© Crédit photo Stephan Hamel - La nébuleuse de la rosette

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Sciences Po : revoir en ligne les événements passés

#KeepLearning. Pas de confinement pour les idées !
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

#KeepLearning

Pas de confinement pour les idées ! En cette période inédite, Sciences Po s’adapte pour continuer sa mission de diffusion des savoirs, d’esprit critique et d’analyse et met ici à votre disposition les replays de nombreux événements de l’année 2019-2020*.

Conférences autour de notre initiative Climate Action : Make it Work

Personnalités politiques

La Recherche 

Rencontres / Masterclass

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Appel à candidature programme jeune recherche du LIEPP

Date limite de dépôt des candidatures : 30 juin 2020
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Programme de soutien à la jeune recherche  en évaluation des politiques publiques du LIEPP

Le LIEPP lance un programme de soutien à la jeune recherche en évaluation des politiques publiques. Ce programme s’inscrit dans la dynamique de redéploiement du LIEPP en partenariat avec Université de Paris. Il est ouvert aux doctorant.e.s (à partir de la 2ème année de thèse) et jeunes docteur.e.s (ayant soutenu depuis moins de 2 ans) dont l’affiliation principale est un laboratoire de Sciences Po ou d’Université de Paris, toutes disciplines confondues. Il poursuit quatre objectifs :

  • Valoriser et apporter un appui aux travaux de jeunes chercheur.e.s;
  • Faciliter la traduction des recherches académiques en résultats utiles pour l’évaluation des politiques publiques;
  • Favoriser la mise en dialogue interdisciplinaire des recherches, en vue notamment de favoriser l’émergence de projets interdisciplinaires;
  • Donner une meilleure visibilité, auprès d’acteurs publics et de la société civile, aux travaux de jeunes chercheur.e.s ayant un apport pour l’évaluation des politiques publiques.

Voir le descriptif complet du programme et des modalités de candidature

Ce programme se déploie parallèlement à l’atelier Jeune recherche du LIEPP, pour lequel une première séance d’échange se tiendra le lundi 15 juin de 11h à 13h . Les personnes intéressées par le programme sont invitées à participer à cette séance en amont du dépôt de leur candidature. 

Les candidatures peuvent être soumises en français ou en anglais.

Les projets sont à soumettre pour le 30 juin 2020 au plus tard, par le biais du formulaire de candidature en ligne. La sélection des lauréat.e.s se fera sur la base de ces projets courant juillet 2020.

Documents joints :

- Texte complet de l’appel à candidature 

- Formulaire de candidature à prévisualiser (pdf)

- Formulaire de candidature en ligne

 

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Vient de paraître !

Raisons politiques n°77 - L'anthropocène
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Dossier dirigé par Nathanaël Wallenhorst et Anaïs Theviot

Cette contribution propose une typologie des récits politiques de l’Anthropocène à partir d’une double axialisation des interactions entre Anthropocène et politique. La première section porte sur les conceptions du politique dans l’Anthropocène comprises entre des conceptions prométhéennes et post-prométhéennes. La deuxième section interroge les usages de l’Anthropocène en politique appréhendés entre des enjeux de communication politique ou un renouvellement des modes d’organisation politique. La troisième section propose une typologie des récits politiques dans l’Anthropocène à la rencontre de cette double axialisation. Six récits sont identifiés : le récit mensonger, le récit enthousiaste du salut, le récit chinois, le récit idéaliste, le récit citoyen et le récit pervers. Ce travail poursuit et renouvelle les propositions de typologies esquissées par Christophe Bonneuil ou Dominique Bourg et Kerry Whiteside.

En savoir plus...

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Une rentrée 2020 inédite et novatrice...

Sciences Po met en place le modèle du "double campus"
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Comment organiser la rentrée universitaire dans le contexte actuel ? Après un semestre à distance, Sciences Po continue de se mobiliser afin de garantir à tous ses étudiants une scolarité complète et exigeante, fidèle à sa vocation de former des esprits libres, engagés et critiques, structurés intellectuellement par la recherche, les expériences de terrain et les contacts avec les professionnels, et de leur donner les moyens d’agir plus que jamais dans un monde incertain.

Un dispositif inédit et novateur permettra d’ouvrir aux 14 000 étudiants de l’établissement l’ensemble des programmes de formation auxquels ils sont inscrits, le premier jour de rentrée ayant été fixé au 14 septembre 2020.

Dans le respect de toutes les règles de sécurité sanitaires, Sciences Po continuera de promouvoir l’excellence de ses formations et fondera cette rentrée inédite sur trois grands principes :

  • l’égalité d’accès pour tous les étudiants à leur programme, quelle que soit leur localisation ; 
  • l’hybridité des formes pédagogiques, qui associeront enseignements à distance et modules de formation dans les murs ; 
  • la réversibilité pour s’adapter à l’évolution de la situation sanitaire. 

Une rentrée inédite selon le modèle de “double campus”

Au cours du semestre d’automne 2020, tous les étudiants de Sciences Po auront accès à un double campus :

  • Un campus numérique, offrant l'ensemble des contenus pédagogiques, dispensés dans des formats variés, adaptés à chaque cours.
  • Un campus physique, dans chacune des sept villes où Sciences Po est présent, sera ouvert et fera la part belle à l’activité étudiante en petits groupes : ateliers, tutorats, projets collectifs, travaux de groupes, activités associatives encadrées, etc. Ce campus physique sera bien évidemment connecté afin de garantir la participation des étudiants qui ne pourront pas être présents dans les locaux. 

Ce double campus combinera les avantages des formes pédagogiques numérique et physique en les articulant étroitement. Il sera flexible pour offrir une expérience académique la plus complète et la plus féconde possible, y compris pour ceux qui seront éloignés géographiquement, quelle que soit la durée de cet éloignement. Il accordera une large part aux événements de tous ordres qui ponctuent la vie de l’établissement et assurera la continuité d’une riche vie étudiante pour toutes et tous. L'accent sera mis sur l'accompagnement personnalisé, pédagogique mais également technique, pour offrir à chacune et à chacun une connexion optimale au campus numérique.

Ce dispositif s'appuiera sur l'expérience, entamée dès fin février dernier et généralisée depuis le 23 mars, au cours de laquelle tous les enseignements de Sciences Po ont été délivrés à distance, grâce à la mobilisation exceptionnelle des professeurs, des équipes pédagogiques, administratives et techniques, et à la solidarité dont a fait preuve la communauté étudiante. 

Les responsables du Collège Universitaire et de chacune des Écoles préciseront prochainement les maquettes et les modules pédagogiques qui seront proposés à la rentrée.

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Depuis le lundi 18 mai

reprise très partielle de la bibliothèque de Sciences Po... uniquement pour les chercheuses, chercheurs et les doctorantes, doctorants
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

A partir du lundi 18 mai et ce jusqu'à nouvel ordre, la bibliothèque de Sciences Po va reprendre très partiellement ses activités dans le respect des conditions de protection de la santé de tous.

Cette reprise sera très partielle et progressive.

Il n'est malheureusement pas encore possible d'envisager une réouverture de tous les espaces et de tous les services de la bibliothèque pour tous nos publics.

Seule la bibliothèque côté 27 sera ouverte de 8h à 16h du lundi au vendredi dans le but de mettre à disposition des espaces de travail pour les chercheuses, chercheurs et personnels académiques de la faculté permanente ainsi que pour les doctorantes, doctorants de Sciences Po.

Toutes les salles de la bibliothèque ne seront pas accessibles et il faudra obligatoirement effectuer une réservation à la demi-journée.

Un filtrage sera effectué au niveau de l'entrée du bâtiment du 27 rue saint Guillaume.

Si vous êtes doctorantes, doctorants, il faudra présenter sa carte d'étudiant avec une attestation de l’École doctorale (cette attestation est valable une journée et est à demander par mail à l'Ecole Doctorale : ed.direction@sciencespo.fr) ainsi que le mail de confirmation de la réservation

Si vous êtes chercheuses, chercheurs, votre carte professionnelle "Recherche" et le mail de confirmation de réservation. 

Le port du masque sera obligatoire durant tout le séjour à la bibliothèque. Pour assurer toutes les règles de sécurité sanitaire, nous vous invitons à respecter les consignes données par les personnels concernant :

  • marquages de distanciation ;
  • sens de circulation (à la montée > colonne centrale : escaliers et ascenseurs / à la descente : escalier sur rue);
  • balisage des places de travail (il sera formellement interdit de déplacer le mobilier) ;
  • ne pas se servir dans les ouvrages en accès direct mais les demander au catalogue ;
  • utiliser les lingettes désinfectantes mises à disposition pour nettoyer sa place avant et après son passage;

Les salles seront entièrement nettoyées le matin avant l’ouverture.

Un service de consultation sur place des documents localisés rue Saint Guillaume sera proposé. Les documents seront acheminés à la place que vous avez réservée. Les demandes pourront se faire depuis le Catalogue. Il n'y aura pas de prêt avec sortie de document dans un premier temps. Le prêt sera remis en place dès que les conditions matérielles seront réunies.

Les retours de documents se feront uniquement dans la boîte à livres installée devant les portes du 27.
Les ouvrages seront collectés, traités, mis de  côté puis remis en rayon au terme de cet isolement prophylactique.

Ces règles s'appliqueront à la bibliothèque à partir du 18 mai et seront susceptibles d'être adaptées si les directives gouvernementales et la situation sanitaire venaient à évoluer. 

Attention tous les bâtiments de Sciences Po, y compris la bibliothèque,  seront fermés le jeudi 21 et le vendredi 22 mai en raison de l'ascension.

Mis à jour le 18/05/2020

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Le nouveau dossier de COGITO :

L'égalité des sexes dans tous ses états !
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Ce n’est pas la crise sanitaire qui nous fait découvrir la précarité des femmes et les violences conjugales. Ces questions – comme tant d’autres – sont connues depuis longtemps. Dans ce dossier, ce sont des dimensions rarement analysées qui sont abordées : conséquences négatives de certaines politiques se voulant égalitaires ou scientifiques, géopolitique du genre, conséquences du changement climatique sur la vie des femmes, aspects paradoxaux des relations conjugales, facteurs de résistance des inégalités éducatives et professionnelles. En espérant que la lecture de ce dossier permette à toutes et tous de faire progresser une cause bénéfique à la société dans sa totalité.

SOMMAIRE 

Et aussi...

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Prix de thèse 2020 de la Chancellerie de Paris

  • Prix de thèse 2020 de la Chancellerie de ParisPrix de thèse 2020 de la Chancellerie de Paris

Riche d’un patrimoine de plus de huit siècles, la Chancellerie des universités de Paris perpétue l’héritage de l’ancienne Université de Paris et le fait vivre au présent. En favorisant le rayonnement de ces biens matériels et immatériels, qui sont le fruit de l’histoire, auprès des plus jeunes générations, elle est résolument tournée vers l’avenir.

Chaque année, elle récompense par ses prix solennels de jeunes docteurs qui, tous, par l’excellence de leur thèse, ont fait progresser la recherche de façon remarquable dans des champs disciplinaires aussi variés que la médecine, la science, le droit, les sciences politiques, la pharmacie, les sciences économiques et de gestion, les lettres et sciences humaines.  

Le dossier de candidature est à envoyer à ed.direction@sciencespo.fr avant le 11 mai  2020 minuit.  

En raison des événements nationaux actuels, la chancellerie recommande l’envoi des dossiers au format numérique.

=> Consultez l'appel à candidatures pour les prix solennels de thèse 2020

=> Téléchargez le formulaire de candidatures pour les prix solennels de thèse 2020

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The Social Consequences of the Confinement

On Monday April 27th from 5 to 6 pm (Paris time)
Join us for an exclusive webinar!
  • Anke Hassel and Bruno PalierAnke Hassel and Bruno Palier

Beyond the idea that we are all equally exposed to the virus, we can wonder whether the confinement measures have different social consequences for different groups.

Who are protected by short time work arrangement? Who is able to telework? Who is forced to go on the frontline? Who is losing their jobs? Who is suffering the most from confinement?

Can we identify any social gradient, gender gap, generational differences in the answers to these questions?

During the Webinar, Anke Hassel (Professor of Public Policy at the Hertie School of Governance) and Bruno Palier (Researcher at Sciences Po, Director of LIEPP) will analyse the consequences of labour market and social policy decisions taken in Germany, France and Europe more broadly to cope with the pandemia.

While older men are the most frequently afflicted with acute cases of COVID-19, women, young people and low socio-economic groups bear the heaviest consequences of the measures decided to fight the pandemic.

Existing socio-economic divides between women and men and between generations are reinforced. They will argue that ongoing responses to the crisis must take into account the protection of front-line workers, women and the young.

Read more and register for the Webinar (If you are a member of Sciences Po, please register with your Sciences Po ID).

Portrait of Anke Hessel ©Hertie School / Portrait of Bruno Palier ©Sciences Po

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Faire face au COVID-19

Comment la crise va changer la société - Entretien avec Ettore Recchi
  • Ettore RecchiEttore Recchi

Ettore Recchi, Professeur des universités à l'OSC et Directeur des études doctorales en sociologie, coordonne un nouveau projet de recherche réunissant plusieurs chercheurs et ingénieurs de l'Observatoire sociologique du changement (OSC) et du Centre de données socio-politiques (CDSP) : "Faire face au Covid-19 : distanciation sociale, cohésion et inégalité dans la France de 2020". Lancé en pleine période de confinement, ce projet a pour terrain d'étude les ménages français avant, pendant et après la crise. Pour certains acteurs et commentateurs de la vie publique, il y aura un avant et un après. Les sociologues associés au projet observent ce moment historique, qui touche toute la population. Ettore Recchi raconte. 

Que représente, pour un chercheur en sociologie, la période de crise aiguë que nous sommes en train de vivre ?

Ettore Recchi : La majorité des phénomènes sociaux ont une tendance à l’inertie, à perdurer dans le temps, même dans une époque, la nôtre, qu’on voudrait plus encline au changement social. Pourtant, parfois, il y a des ruptures ou des discontinuités qui sont révélatrices. C’est le cas ici, maintenant. On fait tous face à un évènement qui bouleverse nos styles de vie. Est-ce un interlude ou est-ce plutôt un changement de direction profond dans les mœurs, les normes de la vie sociale, la manière de gouverner nos sociétés ? Quoi qu’il en soit, on peut imaginer que la pandémie marquera les esprits et l’imaginaire d’une génération au moins, comme fut le cas pour les guerres, les émeutes ou les chutes de régimes politiques à maintes reprises dans l’histoire.

Que va apporter la discipline sociologique ? Que pouvez-vous apprendre ou révéler aux Français avec vos travaux ?

E. R. : Comme êtres humains, comme citoyens, comme chercheurs, nous sommes tous touchés par cette maladie invisible qu’on voudrait vaincre au plus vite. Les virologues et les pharmacologues peuvent évidemment se pencher sur la recherche d’un vaccin ou de soins. Ils sont en première ligne. Plus modestement, les sociologues peuvent essayer de prendre la mesure des effets sociaux de l’épidémie, ainsi que ceux des mesures politiques qui sont déployées pour y faire face. Surtout dans le cas d’une maladie pour laquelle le meilleur des remèdes est un dispositif social : s’éloigner des autres, éviter toutes formes de sociabilité ! Est-ce que cela engendre ou va engendrer un repli sur soi, de la solitude, de l’atomisation, à la limite de l’anomie, et donc une menace à terme pour la cohésion sociale ? En outre, est-ce que cette solution épidémiologique et politique du confinement (et les autres qui suivront) auront un impact égal et juste parmi tous les citoyens ? En tant que sociologues, cohésion sociale et inégalités sont justement les prismes d’analyse de notre recherche.

Comment avez-vous organisé le dispositif de recherche ? Quels sont ses caractéristiques originales ?

E. R. : Le projet "Faire face au Covid-19 (CoCo)" joint les forces d'un centre de recherche et d'une unité de service de Sciences Po et du CNRS, dans une démarche très complémentaire. L’OSC apporte ses compétences dans l’analyse des inégalités et du changement social ; le CDSP, sa capacité d’enquête rigoureuse avec un dispositif expérimenté, le panel ELIPSS. Ce dernier est la clé de voûte du projet. Il dispose d’informations avant la crise du Covid sur un échantillon représentatif de la population française, et donc il permet de mesurer les changements de comportements et d’attitudes provoqués par la pandémie et le confinement. Ceci fait toute la différence avec d'autres enquêtes sociologiques sur le Covid-19, qui ont plutôt vocation a prendre un instantané de la situation, et non à enregistrer quasiment en direct les transformations des pratiques sociales qui s'installeront peut-être dans la durée.

Vous êtes un spécialiste des mobilités (notamment intra-européennes), des flux, et plus largement de l'intégration européenne... Est-ce un monde qui s'écroule aujourd'hui ? Tous vos terrains d'étude, vos référentiels et vos certitudes sont-ils subitement remis en question ?

E. R. : On a envie de dire que « tout ce qui est solide se dissout dans l’air ». De mon côté, j’ai toujours dit que l’intégration européenne, et la liberté de circulation qui en constitue le pilier fondamental (en lui donnant un caractère sociologiquement saillant), sont des constructions historiques pas forcément destinées à la pérennité (cf. le dernier paragraphe de mon livre "Mobile Europe" de 2015). La crise actuelle arrive sur fond d’un néonationalisme montant qui demande depuis des années la restauration des frontières des États comme principe de réorganisation sociopolitique. Cette idéologie exploitera-t-elle la crise sanitaire pour imposer le retour à un monde replié sur des sociétés nationales étanches ? A mon avis, le futur sera plus complexe que cela, car il y a des forces économiques et culturelles qui s’y opposeront au niveau planétaire.

L’avenir se joue dans le triangle dessiné par les privilèges inégalitaires d’une part (qui se défendent mieux en effet dans un cadre national), l’individualisation (qui prône à la liberté et à la mobilité), et le défi environnemental (qui demande lui forcément des solutions globales). Ces forces – et surtout leurs émanations politiques – tireront des leçons très divergentes de la situation actuelle. La façon dont nous allons traverser cette période inédite et difficile nous permettra aussi de définir quelle interprétation est susceptible d’être la plus légitime.

Pour aller plus loin : 

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COVID19

Retrouvez les analyses de nos doctorant(e)s, post-doctorant(e), chercheuses et chercheurs...
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Consultez la page sur le site web de La Recherche à Sciences Po

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‘MATH+ECON+CODE’

Masterclass on Equilibrium Transport and Matching Models in Economics - June 8-12, 2020
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

*** Depending on the evolution of the COVID-19 crisis, this course may be taught in person or remotely. Stay tuned. ***

Description

This very intensive course, part of the ‘math+econ+code’ series, is focused on the computation of competitive equilibrium, which is at the core of surge pricing engines and allocation mechanisms. It will investigate diverse applications such as network congestion, surge pricing, and matching platforms. It provides a bridge between theory, empirics and computation and will introduce tools from economics, mathematical and computer science. Mathematical concepts (such as lattice programming, supermodularity, discrete convexity, Galois connections, etc.) will be taught on a needs basis while studying various economic models. The same is true of computational methods (such as tatonnement algorithms, asynchronous parallel computation, mathematical programming under equilibrium constraints, etc.). Hence there are no prerequisite other than the equivalent of a first-year graduate sequence in econ, applied mathematics or other quantitative disciplines.
The teaching format is somewhat unusual: the course will be taught over five consecutive days, with lectures in the morning and individual assignments in the afternoon. This course is very demanding from students, but the learning rewards are high. The morning lectures will alternate between 1 hour of theory followed by 1 hour of coding. Students are expected to write their own code, and the teaching staff will ensure that it is operational. This course is therefore closer to cooking lessons than to traditional lectures.

Aim of the course

  • Provide the conceptual basis of competitive equilibrium with gross substitutes, along with various computational techniques (optimization problems, equilibrium problems). Show how asynchronous parallel computation is adapted for the computation of equilibrium. Applications to hedonic equilibrium, multinomial choice with peer effects, and congested traffic equilibrium on networks.
  • Describe analytical methods to analyze demand systems with gross substitutes (Galois connections, lattice programming, monotone comparative statics) and use them to study properties of competitive equilibrium with gross substitutes. Describe the Kelso-Crawford-Hatfield-Milgrom algorithm. Application to stable matchings, and equilibrium models of taxation.
  • Derive models of bundled demand and analyze them using notions of discrete convexity and polymatroids. Application to combinatorial auctions and bundled choice.

Instructors

Alfred GalichonAlfred Galichon: Associated Professor and Researcher - Full Professor of Economics at NYU, Director of New York University in Paris, CEPR Research Fellow, IZA Research Fellow.

 

 


Course material

Github repository containing the course material (lecture slides, datasets, code) will made available at the start of the course. Coding assignments will be uploaded on a separate repository located here.

Practical information

  • Schedule: June 8-12, 2020. Time and location TBA.
  • Credits: 4 ECTS.
  • Registration: Please write to katia.dumoulin@sciencespo.fr and share your motivation, the number of participants will be limited.

Course material

Available before the lectures.

Outline

  • Monday 6/8 : competitive equilibrium with gross substitutes
  • Tuesday 6/9 : demand beyond quasi-linearity
  • Wednesday 6/10 : bundled demand
  • Thursday 6/11 : empirical models of demand and matching
  • Friday 6/12 : network congestion

Synopsis

Part I: Tools

Day 1: Competitive equilibrium with gross substitutes (Monday, 4 hours)

Walrasian equilibrium and gross substitutes. Gradient descent, Newton method; coordinate update method. Isotone convergence and Tarski’s theorem. Parallel computation (synchronous and asynchronous). Fisher-Eisenberg-Gale markets. Hedonic models beyond the quasilinear case.

References:

• Ortega and Rheinboldt (1970). Iterative Solution of Nonlinear Equations in Several Variables. SIAM.
• Heckman, Matzkin, and Nesheim (2010). “Nonparametric identification and estimation of nonadditive hedonic models,” Econometrica.
• Gul and Stacchetti (1999). “Walrasian equilibrium with gross substitutes”. Journal of Economic Theory.
• Jain and Vazirani (2010). “Eisenberg–Gale markets: Algorithms and game-theoretic properties”. Games and Economic Behaviour.
• Cheung and Cole (2016). “A Unified Approach to Analyzing Asynchronous Coordinate Descent and Tatonnement”. Arxiv.

Day 2: Demand beyond quasi-linearity (Tuesday, 4 hours)

Lattices and supermodularity. Veinott’s strong set ordering and Topkis’ theorem; Milgrom-Shannon theorem. Z-maps, P-maps and M-maps. Galois connections and generalized convexity. Equilibrium transport. Models of matching models with imperfectly transferable utility. Stable matchings and Gale and Shapley’s algorithm.

References:

• Veinott (1989). Lattice programming. Unpublished lecture notes, Johns Hopkins University.
• Topkis (1998). Supermodularity and complementarity. Princeton.
• Milgrom and Shannon (1994). “Monotone comparative statics.” Econometrica.
• Rheinboldt (1974). Methods for solving systems of nonlinear equations. SIAM.
• Noeldeke and Samuelson (2018). The implementation duality. Econometrica.
• Kelso and Crawford (1981). Job Matching, Coalition Formation, and Gross Substitutes. Econometrica.
• Roth and Sotomayor (1992). Two-Sided Matching. A Study in Game-Theoretic Modeling and Analysis. Cambdidge.

Day 3: Bundled demand (Wednesday, 4 hours)

Discrete convexity. Lovasz extension; Polymatroids. Hatfield-Milgrom’s algorithm. Combinatorial auctions.

References:

• Fujishige (1991). Submodular functions and optimization. Elsevier.
• Vohra (2011). Mechanism design. A linear programming approach. Cambridge.
• Bikhchandani, Ostroy (2002). The Package Assignment Model”. JET.
• Hatfield and Milgrom (2005). Matching with contracts. AER.
• Danilov, Koshevoy, and Murota (2001). Discrete convexity and equilibria in economies with indivisible goods and money. Mathematical Social Sciences.

Part II: Models

Day 4: Empirical models of demand (Thursday, 4 hours)

Nonadditive random utility models. Strategic complements; supermodular games. Brock-Durlauf’s model of demand with peer effect. Mathematical programming with equilibrium constraints (MPEC).

References:

• Vives, X. (1990). “Nash Equilibrium with Strategic Complementarities,” JME.
• Milgrom and Roberts (1994). “Comparing Equilibria,” AER.
• Berry, Gandhi, Haile (2013). “Connected Substitutes and Invertibility of Demand,” Econometrica.
• Brock, Durlauf (2001). Discrete choice with social interactions. JPE.
• Dubé, Fox and Su (2012), “Improving the Numerical Performance of BLP Static and Dynamic Discrete Choice Random Coefficients Demand Estimation,” Econometrica.
• Bonnet, Galichon, O’Hara and Shum (2018). Yoghurts choose customers? Identification of random utility models via two-sided matching.

Day 5: Empirical models of matching (Friday, 4 hours)

Distance-to-frontier function, matching function equilibrium. Matching models with taxes. Matching with public consumption. Surge pricing.

References:

  • Menzel (2015). Large Matching Markets as Two-Sided Demand Systems. Econometrica.
  • Legros, Newman (2007). Beauty is a Beast, Frog is a Prince. Assortative Matching with Nontransferabilities. Econometrica.
  • Galichon, Kominers, and Weber (2018). Costly Concessions: An Empirical Framework for Matching with Imperfectly Transferable Utility.

Day 6: Equilibrium on networks (Saturday, 4 hours)

Equilibrium on networks. Traffic congestion; Wardrop equilibrium. Braess’ paradox. Price of anarchy.

References:

  • Roughgarden, Tardos (2002). How bad is selfish routing? Journal of the ACM.
  • Roughgarden (2005). Selfish Routing and the Price of Anarchy. MIT.
  • Bourlès, Bramoullé, and Perez‐Richet (2017). Altruism in networks. Econometrica.
  • Wardrop (1952). “Some theoretical aspects of road traffic research”. Proc. Inst. Civ. Eng.
  • Dafermos (1980). “Traffic Equilibrium and Variational Inequalities.” Transportation Science.
  • Nagurney (1993). Network Economics: A Variational Inequality Approach. Kluwer.
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Concours externe spécial d’entrée à l’ENA réservé aux titulaires d’un diplôme de doctorat

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

L’ENA a ouvert depuis 2019, un concours externe spécial à destination des titulaires d’un doctorat.

Après avoir été ouvert dans la spécialité "sciences de la matière et de l’ingénieur" en 2019, il est ouvert, en 2020, dans la spécialité "sciences humaines et sociales".

En 2019, trois places ont été créées et en 2020 trois à cinq places seront ouvertes s’ajoutant aux places offertes aux trois autres concours de l'ENA (externe, interne et 3e concours).

Date limite d'inscription : 30 avril 2020

Plus d'informations

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Keep Learning

Comment Sciences Po est passé en ligne ? Entretien avec Bénédicte Durand, Directrice de la formation
  • Bénédicte Durand, Directrice de la formation Bénédicte Durand, Directrice de la formation

14 000 étudiants issus du monde entier et sur tous les continents, 700 cours par jour : le passage en ligne imposé par la crise sanitaire a constitué un défi inédit pour Sciences Po. C’est aussi l’opportunité d’inventer de nouvelles façons d’apprendre et d’enseigner. Bénédicte Durand, Directrice de la formation, raconte l’énergie déployée par toutes les communautés dans cette aventure qui transformera durablement Sciences Po.  

Les cours à Sciences Po ont repris à distance depuis lundi 23 mars. Comment mettre en ligne 700 cours par jour ?

Bénédicte Durand : Les nuits ont été courtes ! Quand nous avons décidé de passer la fin du semestre en ligne, nous avons commencé par fixer trois principes directeurs : d’abord, préserver la qualité de la formation, et donc du diplôme. Ensuite, alléger la maquette pédagogique pour permettre aux étudiants de réorganiser leur travail en fonction de leur capacité de connexion. Enfin, développer un suivi individuel renforcé de tous nos étudiants. Puis, nous avons choisi l’outil le plus adapté : il s’agit de la plateforme Zoom, que nous testions depuis quelque temps déjà. En utilisant l’outil nous-mêmes, avec les équipes pédagogiques, nous avons pu définir ce qu’il était possible de faire avec, et ce qui devait se faire autrement. 

À Sciences Po, les parcours de formation sont nombreux, du bachelor au doctorat, et les formats pédagogiques très variés, de l’amphi aux “conférences de méthode” : qu’est-ce qui vous a guidé pour ce passage en ligne ?

B.D. : Nous avons resserré la maquette pédagogique sur l’essentiel, à savoir les fondamentaux de la formation ; mais nous conservons 80 % des cours. En considérant le fait qu’il fallait gérer une communauté étudiante qui est présente sur tous les fuseaux horaires de la planète, nous avons vite réalisé l’importance d’enregistrer les cours et de multiplier les supports pédagogiques. La nouvelle offre aujourd’hui est proposée pour une part sur Zoom mais aussi sur d’autres types d’outils - Moodle, e-mails, dépôts de documents sur Drive - pour éviter que les étudiants qui peuvent avoir des difficultés d’accès à internet ne soient pénalisés. D’où la nécessité de consacrer une semaine à la construction de cette offre... 

Qu’est-ce qui vous a guidé dans le choix des outils ? 

B.D. : On a voulu embarquer toute la communauté, des plus “experts” au plus débutants. Bien sûr, certains de nos enseignants étaient déjà très innovants en matière de numérique. Mais nous avons voulu construire une offre accessible à tous, y compris les plus novices. C’est l’opportunité pour nous de faire émerger une culture numérique partagée. Et de montrer que ces outils doivent s’intégrer dans la durée : notre monde a besoin de se réinventer avec moins de mobilité, plus de durabilité, et un contact préservé. 

Sciences Po compte des campus en région : comment le dispositif y est-il déployé et avec quelles spécificités ? Pourrait-il y avoir des mutualisations de cours ?

B.D. : Nous n’avons pas encore réfléchi en terme de mutualisation - nous avons eu le souci de  nous adresser aux étudiants dans leur communauté de campus, d’École. C’est important de garder ce cadre de solidarité, les étudiants se connaissent et se font confiance : il n’était pas question de “déranger” cela. En revanche nous avons tout de suite inclus les campus et les Écoles dans la réflexion pour co-construire cette nouvelle offre à tous les niveaux de formation et en prenant soin de respecter les spécificités pédagogiques. 

Comment accompagnez-vous les enseignants pour qu’ils s'approprient ces nouvelles approches ?

B.D. : Nous avons créé les comptes Zoom de tous les enseignants, équipes pédagogiques et administratives, et, nous leur avons envoyé des tutoriels très complets. Nous leur proposons des formations deux fois par jour pour les accompagner. Il faut évidemment adapter le format traditionnel des enseignements : deux heures de cours magistral en vidéo, c’est trop long. Mais chaque professeur est libre d’adapter sa session avec toute la souplesse nécessaire, en mêlant cours, chat, questions, échanges. Tout le monde découvre l’outil en même temps : profitons-en pour en faire un espace de liberté pédagogique. Cela servira pour la suite, j’en suis convaincue. 

Cette crise aura-t-elle des effets durables sur la façon d’enseigner à Sciences Po ? 

B.D. : Oui, je pense qu’on ne pourra plus reprendre les cours dans leur format traditionnel, comme si de rien n’était. Cette crise, c’est aussi l’occasion pour les enseignants et les étudiants de réaffirmer une volonté de poursuivre les apprentissages et la transmission des connaissances, coûte que coûte. Malgré la difficulté, il s’en dégage une énergie incroyable. Les étudiants et enseignants vont inventer des choses qu’ils auront envie de poursuivre, j’en suis convaincue !

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Avec la pandémie de COVID-19 et le confinement, nous traversons une période inédite à laquelle nous avons eu peu de temps pour nous préparer. Même si les conditions peuvent sembler différentes pour chacun et chacune, même si certaines personnes semblent s’adapter plus facilement que d’autres, il est important de se rappeler que la situation reste déboussolante pour toutes et tous.

Les informations qui suivent vous apporteront des conseils pour vivre votre confinement de façon sereine et apaisée, avec le soutien des équipes de Sciences Po. Vous trouverez également des informations pour continuer à vous réunir (en ligne !)à vous détendreà vous cultiver ou à aider les autres - selon vos envies, mais aussi selon votre disponibilité… Votre sérénité doit être prioritaire !

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“Introduction to Teaching in Higher Education”

Summer School from 29 June to 2 July 2020 at the EUI in Florence
  • European University Institut (EUI)European University Institut (EUI)
The Summer School “Introduction to Teaching in Higher Education” will take place at the European University Institut in Florence from 29 June to 2 July 2020.

One place in this Summer School is reserved for a researcher from our institution.

The training is open to doctoral and post-doctoral scholars in the Social Sciences and Humanities who have no or little teaching experience, and have a minimum C1-level English language skills.
The course material, lunches, a guided tour in Florence and a social event are free of charge for the CIVICA partners’ selected participants. Travel and accommodation costs as well as any other expenses are at the charge of your institution or of the participant.

If you are intererested please send us a motivation email.

Thank you, and we look forward to hearing from you !
 
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Vos bibliothécaires référents

vous accompagnent et sont tous en télétravail...
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Pour rappel, les bibliothécaires référents recensent sur des guides thématiques de nombreuses informations utiles par discipline :

Droit : Pierre Grivaz - pierre.grivaz@sciencespo.fr - 01 45 49 56 48
Économie : Claire Dive - claire.dive@sciencespo.fr - 01 45 49 56 77
Histoire : Muriel Dennefeld - muriel.dennefeld@sciencespo.fr - 01 45 49 51 78
Humanités : Anna Couthures-Idrizi - anna.couthuresidrizi@sciencespo.fr - 01 45 49 50 43
Science politique : Michaël Goudoux - michael.goudoux@sciencespo.fr - 01 45 49 56 86
Sociologie : Natalia La Valle Torres - natalia.lavalletorres@sciencespo.fr - 01 45 49 51 79

Mais aussi : Zotero, Nations-Unies, Iconographie, Données de la recherche, Open-Access

Actualités, ressources pertinentes, nouvelles acquisitions, trucs et astuces... Ces guides sont complémentaires au site web de la bibliothèque de Sciences Po

Pendant le confinement, la bibliothèque reste à vos côtés !

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