Éthique et intégrité de la recherche

Cours inter-semestre - 21 janvier, 4 février, 18 février et 4 mars 2021 de 10h à 11h30
  • PXHere / CC0PXHere / CC0

Séminaire animé par : 

Nicolas Sauger, Directeur du CDSP, 
Marion Lehmans, Déléguée à la protection des données de Sciences Po, 
Sophie Forcadell, Chargée de mission Science ouverte, DRIS
Cyril Heude, Data Librarian, DRIS.

Vidéo de présentation du cours "Ethique et Recherche"

=> Voir la vidéo de présentation du cours "Ethique et Recherche"

OBJECTIFS 

Tous les étudiants et chercheurs sont concernés par l’exploitation de leurs données et acteurs de l’exploitation des données d’autrui. Le risque d’atteinte à la vie privée est double. Il est donc important de pouvoir protéger ses propres données et celles des autres.  

Un recours croissant à l’usage des technologies de l’information exige que chacun de nous respecte les principes du droit à la protection des données personnelles dans ses deux volets : droits et obligations de respecter la vie privée et les libertés des personnes. 
Les établissements d’enseignement supérieur et les grandes écoles accompagnent chaque étudiante et chaque étudiant dans l’utilisation des nouveaux outils et les sensibilisent aux risques éventuels qu’ils peuvent représenter. 
Par ailleurs, dans le cadre des études quel que soit le domaine, chacun de nous est amené dans le cadre de ses travaux d’études (thèse, mémoire ou travaux pédagogiques), à traiter des données concernant des personnes physiques dont l’utilisation peut présenter un risque (enquêtes, études). Pour assurer la protection de ces données, chacun est tenu de respecter différentes obligations et bonnes pratiques.

Organisation et calendrier

Jeudi 21 janvier 2021 de 10h00 à 11h30
Introduction par l’Ecole de la Recherche, le CDSP et la Direction scientifique de Sciences Po
Éthique et confiance, par Nicolas Sauger, Directeur du CDSP.

Jeudi 4 février 2021 de 10h00 à 11h30
Éthique et protection des données dans la recherche par Marion Lehmans, Déléguée à la protection des données de Sciences Po.

Jeudi 18 février 2021 de 10h00 à 11h30
Intégrité et science ouverte - Research integrity and open science

L’intégrité de la recherche fait partie des 8 piliers de la science ouverte selon la Commission européenne. Comment s’articulent les principes d’ouverture de la science avec ceux de l’intégrité scientifique?
Séance co-animée par Cyril Heude, chargé des données de la recherche à la DRIS et Sophie Forcadell, chargée de mission Science ouverte à la DRIS.

Jeudi 4 mars 2021 de 10h00 à 11h30
Atelier / Cas pratique en présence de l’ensemble des intervenants.

Inscriptions

Pour vous inscrire, merci de contacter : katia.dumoulin@sciencespo.fr - Tél. : 01 45 49 54 06

Lien

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Intéressés par l'École de la recherche ?

Revoir l'émission du 13 janvier 2021
  • Tout savoir sur l'École de la rechercheTout savoir sur l'École de la recherche

Vous êtes titulaire d’un bac+3 et plus, ou jeune professionnel, et vous souhaitez vous porter candidat à l’École de la recherche de Sciences Po ? Vous vous interrogez sur votre choix de master, sur les admissions et les différents débouchés professionnels ?

Pierre François, doyen de l’École de la recherche, accompagné d'une étudiante ont répondu à toutes vos questions. Les échanges se sont déroulés en anglais.

Revoir l'émission du 13 janvier 2021 (en anglais).

Et pour ceux qui veulent candidater cette année : trouvez la procédure d’admission qui correspond à votre situation et comment présenter votre dossier de candidature en ligne.

Vous n’avez pas pu assister à notre Journée portes ouvertes 2020 ?

> Visionnez les replays de cette journée

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Réunions de rentrée Masters

18, 19 et 20 janvier 2021
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Nous sommes très heureux de vous proposer, par master et par niveau d'études, des réunions de rentrée, qui nous permettront de nous retrouver avant le début des enseignements pour évoquer ensemble le semestre à venir. 

Elles se dérouleront la semaine prochaine, en présence de vos directeurs d'études - et de vos responsables scientifiques pour le master de science politique - ainsi que de l'équipe administrative de chaque programme.

Vous trouverez ci-dessous la liste des réunions par discipline ainsi que leurs horaires. Les liens Zoom vous ont été envoyés par mail :

Économie

Réunion de rentrée M2 : Mercredi 20 janvier 2021 à 10h
Réunion de rentrée M1: Mercredi 20 janvier 2021 à 11h

Histoire

Réunion de rentrée M2 : Mardi 19 janvier 2021 à 13h
Réunion de rentrée M1 : Mardi 19 janvier 2021 à 14h

Science politique

Réunion de rentrée M2 : Mardi 19 janvier 2021 à 10h
Réunion de rentrée M1: Mardi 19 janvier 2021 à 11h

Sociologie

Réunion de rentrée M2 : Lundi 18 janvier 2021 à 10h
Réunion de rentrée M1 : Lundi 18 janvier 2021 à 11h

Nous nous réjouissons par avance de vous retrouver la semaine prochaine pour démarrer ensemble le semestre de printemps.

Nous restons d'ici là à votre entière disposition si besoin.

Bien à vous et prenez soin de vous,

L'équipe de l'Ecole de la Recherche 

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Meilleurs voeux !

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Toute l’équipe de l’École de la recherche vous souhaite une bonne et heureuse année 2021 !

 

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Elsa Bedos

reçoit le Prix Louis Cros de l'Académie des sciences morales et politiques 2020
  • Elsa Bedos, Prix Louis Cros de l'Académie des sciences morales et politiques Elsa Bedos, Prix Louis Cros de l'Académie des sciences morales et politiques

pour sa thèse en sociologie : L’enjeu de la qualité dans l’enseignement supérieur saoudien. L’instrumentalisation de l’action publique, soutenue le 9 juillet 2019 à Sciences Po Paris et co-dirigée par Christine Musselin et Amélie Le Renard (Centre Maurice Halbwachs).

Nous lui adressons toutes nos félicitations.

L’Académie des sciences morales et politiques attribue chaque année des prix qui récompensent les meilleurs travaux ou apportent une reconnaissance aux actions les plus méritoires. Le prix Louis Cros  récompense des œuvres éditées ou des travaux universitaires dans le domaine de l'éducation et de la formation

Elsa est aujourd'hui responsable du suivi des activités scientifiques à la Direction Scientifique de Sciences Po et chercheure associée au CSO.

Résumé de sa thèse : 

L'enseignement supérieur saoudien connaît des évolutions importantes depuis les années 2000. Elles ont notamment conduit à la création d'une nouvelle institution publique : la Commission nationale d'évaluation et d'accréditation de l'enseignement supérieur. Cette réforme est intervenue après que l'enseignement supérieur saoudien a été défini comme un problème public, à la suite des attentats du 11 septembre 2001. L'action publique élaborée par cette institution s'est construite à partir de l'appropriation de notions et d'outils empruntés a l'extérieur de l'Arabie saoudite, notamment les « acquis de l'apprentissage ». Ce recours à l'international a induit un renforcement de la proximité de l'enseignement supérieur saoudien avec le monde hégémonique (Etats-Unis et Europe). L'analyse de l'introduction de cette réforme dans une université - Alpha Uni – montre l'impact de cette politique publique sur cette organisation : les tensions et les opportunités qui sont créées, la redistribution du pouvoir entre certains acteurs, la recomposition de certaines relations professionnelles. Cette analyse donne un aperçu de l'intrication entre réforme instrumentale, processus de bureaucratisation et modalités de gouvernement. La réforme de l'enseignement supérieur saoudien par l'évaluation et l'accréditation apporte un éclairage sur la mise en cuvre du New Public management (NPM) dans un pays où cette doctrine n'a pas été élaborée. Dans un gouvernement où sont mises en cuvre des formes de contrôle politique et moral, la diffusion du NPM, en développant un contrôle formel sur les enseignants par la prolifération des écrits et des procédures, a contribué à desserrer le contrôle politique. 

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Prix Louis Cros de l’Académie des sciences morales et politiques : Le prix Louis Cros a été créé en 2003, sous l’égide de l’Académie des sciences morales et politiques, par convention avec le Comité Universitaire d’Information Pédagogique (CUIP), en hommage à la mémoire de Louis Cros. Celui-ci fut inspecteur général de l’Instruction publique pendant plus d’un demi-siècle, fondateur du CUIP, créateur de l’Institut Pédagogique National et des Centres régionaux et départementaux de documentation pédagogique, président honoraire des Centres d’entraînement aux pédagogies actives (CEMEA), directeur de l’Administration générale et financière du ministère de l’Education nationale. Il a toujours été soucieux de concevoir une politique d’éducation qui assure l’accès de tous au savoir et à la culture. Il a également été le premier, en France, à identifier le phénomène mondial qualifié d’ »explosion scolaire », à en prédire l’ampleur, à analyser sa nature et à en discerner la portée politique. En savoir plus...

[ Janvier 2021 ]

L’extrême droite et ses thèmes dans les médias

Rencontre-Interview avec Abdelkarim Amengay, jeune docteur en science politique
  • Abdelkarim AmengayAbdelkarim Amengay

Abdelkarim Amengay a soutenu sa thèse en science politique " Les thèmes de prédilection du Front national dans la presse régionale : vers une meilleure compréhension du rôle des médias dans les succès électoraux des partis de la droite radicale populiste", en décembre 2019 sous la direction d'Émiliano Grossman, Associate Professor au Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po.

Il revient pour nous sur son parcours.

Comment définiriez-vous votre parcours ?

J’ai un parcours assez atypique. J’ai débuté mes études universitaires à l’âge de 28 ans au Maroc en faisant deux licences à peu près en même temps. Une en science politique et droit constitutionnel, et l’autre à l’École Nationale d’Administration de Rabat en Administration Publique. Ensuite, j’ai travaillé comme administrateur au Ministère de l’Éducation au Maroc avant de partir au Canada où j’ai entamé mes études supérieures en science politique. C’est durant cette période que je me suis découvert une passion pour l’étude des comportements politiques.  
Au départ je n’étais pas vraiment partant pour faire des études doctorales car la recherche me faisait un peu peur ! Cela représentait un autre monde pour moi, qui me paraissait inaccessible. Cependant, au fur et à mesure des études de Master, j’ai pris confiance en moi.  Quand le moment est venu de faire un choix de sujet de thèse pour le doctorat, j’ai décidé de travailler sur l’extrême droite en Europe. Plus précisément, le rôle des médias dans les succès électoraux de ces partis à travers l’étude du cas du Rassemblement national, anciennement Front national (FN).

Durant les premiers mois de mon doctorat à l’université d’Ottawa, j’ai décidé de faire une cotutelle avec une université française. Du fait de sa renommée et de sa stature mondiale Sciences Po s’est imposée de manière presque naturelle. Sur recommandation de Nicolas Sauger, j’ai écrit à Emiliano Grossman pour lui présenter mon projet de thèse et il m’a fait l’honneur d’accepter d’être mon co-directeur de thèse à Sciences Po. Une fois ma demande d’admission en Doctorat à Sciences Po acceptée, le processus administratif de cotutelle fut bouclé en quelques semaines. Quatre ans plus tard, j’ai soutenu ma thèse -en Décembre 2019- devant un jury formé de membres prévenant des deux institutions.

Vos publications et contributions portent en général sur la thématique des radicalités, Qu’est-ce qui vous a poussé vers ce sujet ?

Je dirais qu’étant moi-même immigrant maghrébin au Canada, il arrive un certain moment où l’on se pose beaucoup de questions sur la montée des partis anti-immigrants au sein des démocraties dites libérales. On ne peut pas être insensible à la manière dont les médias nous submergent de contenus sur l’insécurité, l’immigration, l’islam et la place qu’y occupent des chroniqueurs et des commentateurs politiques assumant sans complexe leurs positionnement à l’extrême droite de l’échiquier politique. Donc, au départ, en plus de l’intérêt académique pour la question, il y avait également une motivation de nature personnelle. D’autant plus que, de manière assez surprenante, bien qu’en France on ait souvent invoqué le rôle des médias dans la montée électorale du FN à partir des années 80, cette question n’a presque jamais véritablement fait l’objet d’études poussées.

Pourquoi avoir choisi l’Université d’Ottawa pour votre formation doctorale ?

C’était un choix qui s’explique par deux éléments.  Primo, au Canada, mon pays d’accueil, l’un des rares experts de l’extrême droite en Europe est Daniel Stockemer qui travaille à l’Université d’Ottawa et qui, avec Emiliano Grossman seront mes deux co-directeurs. Secundo, l’Université d’Ottawa m’a offert un financement assez généreux pour ma thèse -que je remercie d’ailleurs- car, sans ce financement la réalisation de ma thèse aurait été très compliquée.

Pourquoi l’avoir complétée par une cotutelle au Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po ?

Pour moi le CEE était l’endroit où je pouvais avoir accès à des chercheurs de stature mondiale. Par exemple, Emiliano Grossman est l’un des plus grands experts européens en matière d’étude du rôle politique des médias. D’autant plus que les chercheurs qui travaillent sur cette question en France sont une minorité, encore moins ceux qui le font en mobilisant les analyses quantitatives (avec des statistiques).
Il y avait aussi Nonna Mayer, LA spécialiste française du vote FN.  J’ai eu la chance de pouvoir collaborer avec elle lors de mon passage au CEE.  Ensemble, avec Anja Durovic, nous avons publié un article sur le FN dans la Revue française de science politique. De plus, grâce à Nicolas Sauger, et sous sa direction, j’ai pris part aux travaux de l’équipe de chercheurs qui a préparé le questionnaire de l’Étude électorale française du CEE portant sur l’élection présidentielle de 2017. En somme, c’était la réputation scientifique du CEE et la qualité des chercheurs qui y exercent. Et je peux vous dire que je n’ai jamais regretté ce choix qui a eu un impact extrêmement positif sur ma carrière académique.

Ayant lu quelques-unes de vos recherches, j’ai trouvé assez intéressant d’observer votre approche quantitative dans l’étude de la montée de l’extrême droite. Cela a vraiment été pour moi une surprise de constater l’existence d’études quantitatives sur un tel sujet.

Je dirais, qu’au contraire, cela est très répandu. Si le recours aux méthodes quantitatives au sein de la science politique française a toujours été, et demeure encore aujourd’hui, un courant minoritaire, elles y sont cependant présentes depuis longtemps. Notamment, grâce aux travaux précurseurs de Nonna Mayer en matière de sociologie politique électorale dès les années 1980. Sciences Po en est d’ailleurs un des bastions dans l’Hexagone. Ce sont également ces méthodes que j’ai mobilisé dans ma thèse. Ce qui a nécessité la réalisation d’une base de données à partir de sources diverses. En particulier, les archives de la Bibliothèque nationale de France dans lesquelles j’ai passé plusieurs mois à consulter et à coder le contenu des Unes de la presse régionale pour les quatre-vingt-seize départements métropolitains. Pour chaque département, il s’agissait de couvrir les deux mois qui ont précédé les élections présidentielles françaises de 2012 et de 2017. Finalement, via des analyses statistiques, j’ai pu démontrer que la place qu’occupe la thématique de l’insécurité dans la presse régionale est fortement corrélée au vote pour le Rassemblement national. Là où la couverture médiatique de l’immigration ou de l’islam ne semble pas avoir nécessairement favorisé le vote pour Marine Le Pen lors les deux dernières élections présidentielles. Plus intéressant encore est que cette corrélation, entre la couverture médiatique de l’insécurité et le vote mariniste, apparaît complétement déconnectée de la réalité objective qu’est le niveau réel de la criminalité dans chaque département.

Pour revenir maintenant à votre actualité, qu’est-ce qui vous a mené à Doha ?

Pour beaucoup, cela peut être surprenant. Mais, il faut savoir, que depuis quelques années, il devient de plus en plus difficile de décrocher un poste de professeur directement après son doctorat sans avoir fait un post-doctorat. Alors lorsque le Doha Institute for Graduate Studies m’a offert ce poste, je n’ai pas hésité un seul instant. D’autant plus que cette jeune institution se donne comme mission de devenir la référence en matière de recherche en sciences sociales dans la région du Moyen-Orient et qu’elle offre beaucoup d’opportunités en matière de financement de recherche. Tous mes collègues actuels ont été formés ou ont travaillé dans les meilleures universités du monde. C’est une communauté scientifique très vibrante. J’y ai la possibilité d’enseigner la politique comparée et de continuer à travailler sur les questions de recherche qui m’intéressent, par exemple le populisme. Il y a également l’envie de transfert de connaissances dans cette partie du monde qui m’est chère. Une envie de redonner un peu à cette partie du monde et de partager les compétences que j’ai acquises au sein des universités occidentales, que ce soit en France ou au Canada. Le tout dans un cadre de vie agréable.

Peut-on justement savoir sur quelles thématiques ou quels projets de recherche vous travaillez aujourd’hui ?

Actuellement, j’ai quatre projets de recherche en cours.

Le premier projet porte sur le contenu des médias, ou plus précisément : la place de l’Islam dans les médias. Avec Mohammed Amine Brahmi, un chercheur postdoctoral à l’université de Columbia aux États-Unis, nous réalisons une étude comparative France-Québec de cette présence de cette thématique dans la presse écrite en période électorale. Les résultats de cette recherche, qui est encore en phase de développement, vont être publiés au cours de l’année 2021 dans un numéro spécial de la revue Politique et Société qui sera consacré à la question de l’islamophobie.

Le deuxième projet relève d’un autre de mes centres intérêts : la psychologie politique. Plus précisément, la question qui anime ma réflexion est celle de savoir « comment les traits de personnalité impactent-ils les comportements politiques ? » J’étudie actuellement la relation entre les traits de personnalité et le niveau de confiance que les individus peuvent avoir dans la classe politique via une comparaison France-États-Unis. En m’appuyant sur les travaux d’Herbert Kitschelt –qui a développé au début des années 1980, une classification des systèmes politiques selon laquelle la France serait un système politique fermé et les États-Unis un système politique ouvert– je démontre qu’en France, de par les contraintes imposées par son système politique fermé, les personnes dont la personnalité est plus portée sur l’innovation et la curiosité intellectuelle, autrement dit « les esprits libres », seraient moins amenées à faire confiance à la classe politique. Contrairement aux États-Unis, où ce trait de personnalité n’a aucun impact sur la confiance que peuvent avoir les individus dans les élites politiques de leur pays.

Mon troisième projet est celui d’un chapitre de livre, qui traite de la mobilisation des émotions par les leaders populistes. Il s’agit d’un ouvrage collectif qui réunit huit chercheurs de l’Europe, des deux Amériques et de l’Asie. Dirigé par Alwahab El-Affendi, le président du Doha Institute, cet ouvrage porte sur les travaux de Chantal Mouffe, la grande philosophe politique belge qui a consacré une grande partie de ses travaux à l’étude du populisme dans une perspective postmarxiste. Dans mon chapitre, je m’intéresse au rôle qu’elle donne aux émotions dans la mobilisation des citoyens. Plus particulièrement, je pose la question suivante : « Dans quelle mesure l’état de la recherche en psychologie politique permet de corroborer la théorie de Chantal Mouffe sur la centralité des émotions, et plus particulièrement la peur, dans la montée de la droite radicale populiste radicale en Europe et aux Amériques ?».

Le quatrième projet est un projet qui porte sur la représentation politique des jeunes au Moyen-Orient et en Afrique du nord. Avec Daniel Stockemer, nous venons de lancer un nouveau projet qui vise à identifier les potentiels changements qu’auraient connus la composition des élites politiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient dans la foulée de ce qui est communément appelé les printemps arabes de 2011. Nous nous s’intéressons en particulier à l’évolution de la composition des parlements nationaux (démocratiques ou non). La première phase de ce projet se focalise sur quatre pays : la Tunisie, l’Égypte, la Jordanie et la Syrie pour lesquels la collecte de données est en cours. À terme, nous espérons inclure l’ensemble des pays de la région, notamment ceux du Golf. Car, si la question de la participation politique des jeunes a été abondamment étudiée, celle de la représentation ne le fut que très peu. Encore moins pour cette région du monde.

M. Abdelkarim Amengay, Je vous remercie d’avoir accepté de participer à cette interview et de la richesse de cet échange. Souhaitez-vous ajouter un commentaire ?

Tout d’abord, je vous remercie. Je me suis senti honoré d’être contacté pour échanger sur ces sujets. Je voudrais conclure en disant, qu’au-delà de l’expérience académique enrichissante que j’ai eue au CEE, mon passage fut également une expérience humainement enrichissante. Le CEE dispose d’une formidable équipe de chercheurs de haut-calibre et d’une équipe administrative dévouée, avec à sa tête Mme Amrani, que je tiens à remercier. Merci à eux pour le formidable travail qu’ils accomplissent au quotidien. 

Propos recueillis par W. Jason Essomba (novembre 2020)


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Les comportements politiques au prisme du genre

Rencontre avec Anja Durovic, jeune docteure
  • Anja Durovic © Céline BansartAnja Durovic © Céline Bansart

Anja Durovic vient de soutenir sa thèse en science politique "The gender gap paradox. Citizenship, cohort change and the evolution of gender inequalities in political participation in Western Europe (1981-2016)" , sous la direction de Vincent Tiberj, Professeur à Sciences Po et Nonna Mayer, Directrice de recherche émérite CNRS au Centre d’études européennes et de politique comparée. Cinq ans après l’obtention de son diplôme de master en sociologie politique comparée à Sciences Po, elle est désormais docteure en science politique. Elle revient sur son parcours.

POURQUOI AVEZ-VOUS CHOISI UN PARCOURS DE RECHERCHE DOCTORALE APRÈS VOTRE MASTER ?

Avant de devenir étudiante à l’École de la recherche de Sciences Po, j’ai effectué un bachelor en science politique à l’Université de Mannheim, en Allemagne. Pendant que je rédigeais mon mémoire de bachelor, j’étais en parallèle assistante dans deux projets de recherche. C’est à ce moment-là que j’ai eu le sentiment d’avoir véritablement compris tout ce que j’avais pu apprendre durant mes premières années d’études en science politique, de détenir, d’une certaine manière, les pièces d’une petite partie d’un grand puzzle et de pouvoir enfin les mettre ensemble. J’ai donc pris la décision de faire un master de recherche en sociologie politique comparée pour pouvoir ensuite faire une thèse.

COMMENT SE SONT PASSÉES VOS ANNÉES DE MASTER ?

C’est grâce au master de recherche à Sciences Po que j’ai rencontré Nonna Mayer et Vincent Tiberj, mes directeurs de thèse, et que j’ai approfondi mes connaissances sur les études comparatives et de genre. Dans mon mémoire de master, j’ai analysé l’évolution des écarts de participation politique entre les femmes et les hommes en Espagne, en France, et en Suède et j’ai trouvé que ces écarts diminuaient, mais de manière différente selon la génération et le pays. Mais je voulais aller beaucoup plus loin : élargir mon analyse au-delà de ces trois pays, inclure d’autres modes de participation et analyser d’autres bases de données. Je voulais étudier et expliquer plus finement l’évolution des décalages genrés dans la participation politique. C’est à ce moment précis que mon projet de thèse est né, et c’est grâce à l’obtention d’un contrat doctoral que j’ai pu le mettre en œuvre.

VOTRE THÈSE EST DONC LA POURSUITE DE CES RECHERCHES ?

Oui, ma thèse part d’un objet très classique de la sociologie politique : l’écart des niveaux de participation politique entre les femmes et les hommes, qu’on appelle le “gender gap de la participation politique”. Pendant longtemps, les travaux sur les comportements politiques ont mis en avant le fait que les femmes s’engagaient moins que les hommes dans la vie politique. Néanmoins, force est de constater que dans de nombreuses démocraties occidentales contemporaines ces écarts varient selon le type de participation politique : par exemple, les femmes sont moins susceptibles que les hommes de participer à des campagnes politiques, de contacter le personnel politique, de s’engager pour un parti ou une autre organisation politique. Mais elles sont en revanche plus impliquées que les hommes dans la signature de pétitions ou la consommation engagée. Dans de nombreux pays d'Europe occidentale, elles sont désormais aussi plus susceptibles de voter aux élections nationales.

Les recherches existantes se limitent souvent à examiner des cas isolés et proposent rarement une perspective historique, ce qui ne permet pas d'évaluer si cette évolution paradoxale est un phénomène nouveau, ou quelque chose qui a émergé au fil du temps. Nous manquons d’explications sur les raisons de ces évolutions : ma thèse vise à combler cette lacune en adoptant un cadrage théorique dynamique, croisant études de genre et travaux sur la participation politique, et un design de recherche qui compare à la fois différents types de participation politique, différents pays d’Europe de l’Ouest, le tout sur une période de 35 ans, en s’appuyant sur l’analyse quantitative des enquêtes européennes “European Values Study” (1981-2008) et “European Social Survey” (2002-2016).

QUELLES SONT VOS CONCLUSIONS ?

Mes résultats indiquent que les écarts de participation entre femmes et hommes ont évolué au fil du temps : ils se sont réduits et parfois inversés selon le mode d’action, et cela de manière différente selon les pays. Par exemple, en France, si on s’intéresse à l’engagement dans des manifestations ou dans des formes de participation politique coûteuses en termes de temps et de ressources — comme s’engager dans un parti politique ou contacter un élu — on observe que l’écart entre les femmes et les hommes a diminué. Dans le même temps, on observe que depuis les années 2000, les Françaises signent plus souvent des pétitions que leurs homologues masculins.

De manière générale, je montre que cette évolution paradoxale des écarts de participation politique des femmes et des hommes est principalement due aux effets genrés de l’appartenance générationnelle qui influence différemment le niveau de participation politique : l’ampleur des écarts de participation diminue chez les plus jeunes, du fait des différences générationnelles en termes d’éducation, de religiosité, de politisation, et des effets négatifs et durables du retard dans l’accès des femmes à la citoyenneté politique. Cependant, ma thèse révèle aussi que la diminution du gender gap dans les formes de participation coûteuses en termes de temps et de ressources parmi les jeunes générations n’est pas due à un plus fort engagement des femmes mais à une participation en baisse des hommes, qui, dans certains pays, s’explique par une diminution du taux de syndicalisation chez les plus jeunes. En ce sens, ma thèse démontre et souligne que les hommes peuvent aussi changer leurs comportements politiques et que les évolutions des inégalités genrées de participation politique - en termes d’ampleur et de direction - ne découlent pas nécessairement des seules variations du comportement des femmes !

EN 2017, VOUS AVEZ TRAVAILLÉ À L'UNIVERSITÉ D'OXFORD. CETTE ANNÉE D’ÉCHANGE A-T-ELLE EU UN IMPACT SUR VOTRE RECHERCHE ?

Oui, clairement : c’est un environnement intellectuel très stimulant. J’ai notamment pu rencontrer des chercheurs et des chercheuses travaillant aussi sur l’étude des effets d’âge, de génération et de période dans les comportements politiques — des effets qui sont très difficiles à dissocier dans des analyses basées sur des données et méthodes quantitatives. C’est grâce à ces rencontres et à ces discussions que j’ai choisi mon approche pour faire face à ce défi méthodologique auquel j’étais confrontée dans mon travail de thèse. Au-delà de cet aspect très spécifique, j’ai surtout profité du fait qu’Oxford est une très grande université avec une immense offre de séminaires de recherche, où se croisent des chercheurs et chercheuses venant de disciplines et traditions de recherche très différentes. J’ai vraiment appris beaucoup de choses grâce à ces savoirs divers et variés et notamment en présentant mon projet de thèse à des personnes qui à priori n'avaient rien à voir avec mon sujet.

QUELS SONT VOS PROJETS POUR LA SUITE ?

En ce moment, je me concentre surtout sur différents projets de publication en lien avec mon travail de thèse. En parallèle, j’enseigne des cours de science politique et de méthodologie à Sciences Po Bordeaux où j’ai également commencé un post-doctorat. Sur le long terme, je souhaite continuer à faire de la recherche et à creuser certaines pistes de recherche sur les inégalités de genre et de génération dans les comportements et attitudes politiques que je n’ai pas pu aborder dans mon travail de thèse.

Entretien réalisé pour le site web du Programme de Recherche et d’Enseignement des SAvoirs sur le GEnre (PRESAGE) - Décembre 2020

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Fariba ADELKHAH

Lauréate du Prix Irène Joliot-Curie "Femme scientifique de l'année"
  • Fariba ADELKHAH, Prix Irène Joliot-Curie "Femme scientifique de l'année"Fariba ADELKHAH, Prix Irène Joliot-Curie "Femme scientifique de l'année"

15 décembre 2020  - Fariba Adelkhah est lauréate du Prix Irène Joliot-Curie - Femme scientifique de l'année

Scandaleusement emprisonnée en Iran depuis le mois de juin 2019 - sous des prétextes fallacieux -  (et en résidence surveillée depuis 3 octobre 2020), Fariba Adelkhah est lauréate cette année du Prix Irène Joliot-Curie  "Femme scientifique de l'année ", créé par le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, et destiné à promouvoir la place des femmes dans la recherche.

Depuis sa création en 2001, le prix Irène Joliot-Curie œuvre en faveur de la promotion des femmes dans l'univers des sciences et de la technologie. Chaque année, il récompense des parcours exemplaires tant dans la recherche publique que privée. Ce prix est décerné par le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, avec le soutien de l'Académie des sciences et de l'Académie des technologies qui en constituent le jury, dont les membres sont internationalement reconnus.

Pour cette 19e édition, le jury, présidé par Catherine Cesarsky, membre de l'Académie des sciences, a choisi de récompenser Fariba Adelkhah.

Ce prix lui est décerné pour l'ensemble de ses travaux de recherche en anthropologie et science politique.

Signez la pétition pour sa libération et rejoignez le comité de soutien 

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Aliénor Ballangé

doublement primée pour sa thèse en science politique
  • Aliénor Ballangé, Prix Jean-Louis Quermonne 2020Aliénor Ballangé, Prix Jean-Louis Quermonne 2020

Après le 2ème prix 2019 de la Chancellerie des Universités de Paris en Science politique, Aliénor reçoit le Prix Jean-Louis Quermonne 2020 de l'Association Française d'Etudes Européennes

pour sa thèse en science politique : « L’invention de Bruxelles : l’intégration européenne : par le peuple ou pour le peuple ?» soutenue en 2018 et menée sous la direction de Frédéric Gros, professeur à Sciences Po & d’Étienne Tassin, professeur à l'Université Paris-Diderot, décédé en 2018 .

Nous lui adressons toutes nos félicitations.

Aliénor est actuellement post-doctorante en théorie politique au Justitia Centre for Advanced Studies de l'Université de Francfort et chercheuse associée au Centre Marc Bloch de Berlin. Elle poursuit ses recherches sur la post-démocratie en Europe en coordination avec Rainer Forst (Normative Orders, Université de Francfort).

Résumé de la thèse :
Ma recherche, qui articule un objet de science politique, un traitement historique et une problématisation philosophique, vise à déterminer si la démocratie communautaire s’est construite sur une intégration par le peuple ou pour le peuple. De l’entre-deux-guerres jusqu’au traité de Lisbonne, j’ai étudié les discours des théoriciens et des praticiens de la construction européenne afin de préciser le rapport de l’Europe politique à son ou ses peuples. Ce rapport obéit-il à une dynamique ascendante – le peuple comme acteur de l’intégration post-nationale – ou à une dynamique descendante – le peuple comme bénéficiaire de l’intégration post-nationale ? La première partie de ma recherche se concentre sur la « pré-histoire » du projet d’unification continentale et sur la naissance de la Communauté européenne. Alors que l’intégration ne repose encore sur aucun « peuple européen » constituant, une théorie de la démocratie communautaire commence à affleurer dans le discours des trois généalogies communalistes, fédéraliste et technocratique. La deuxième partie de mon travail aborde la transition entre la Communauté européenne et l’Union européenne et la manière dont elle s’est accompagnée d’un approfondissement paradoxal de l’idée démocratique malgré le peuple. La troisième partie de mon enquête aborde le changement de paradigme politique qui accompagne l’échec du projet de traité constitutionnel et la ratification du Traité de Lisbonne. Dans quelle mesure cette période de crise ouvre-t-elle la voie d’une forme ambiguë de démocratie contre le peuple ?
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Prix Jean-Louis Quermonne : Le prix, décerné tous les deux ans par l’Association Française des Etudes Européennes (AFÉE), est destiné à récompenser une thèse de doctorat en science politique en langue française, qui contribue à l'amélioration des connaissances relatives à l'intégration européenne.
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[ Décembre 2020 ]

Paul Lenormand

reçoit le Prix d'Histoire militaire 2020
  • Paul Lenormand - Prix d'Histoire militaire 2020Paul Lenormand - Prix d'Histoire militaire 2020

pour sa thèse en histoire « Vers l’armée du peuple : autorité, pouvoir et culture militaire en Tchécoslovaquie de Munich à la fin du stalinisme », soutenue en décembre 2019 et menée sous la direction de Guillaume Piketty, Full Professor à Sciences Po et d'Antoine Marès, Professeur des Universités à Paris I Panthéon-Sorbonne.

Nous lui adressons toutes nos félicitations.

Très difficile à décrocher, Paul Lenormand avait été le premier doctorant de Sciences Po à obtenir une bourse de la Fondation Thiers en 2016.

Paul est actuellement Chargé de recherche au Service Historique de la Défense et Chercheur associé au Centre d’histoire de Sciences Po.

Résumé de la thèse :
En 1938, la Tchécoslovaquie disposait d’une armée professionnelle dominée par des officiers de métier. La capitulation sans combat qui suivit les accords de Munich précipita la crise de l’institution militaire et marqua le début d’une transition de près de deux décennies. Cette période vit naître une nouvelle culture militaire, comprise comme un ensemble de normes et de pratiques valorisées, d’abord dans les unités tchécoslovaques de l’exil combattant (1939-1945) puis au sortir de la guerre et durant la période communiste. Les relations de pouvoir et d’autorité furent profondément affectées par les changements survenus pendant et après le conflit mondial. Cette recherche analyse en particulier les phénomènes de commandement et d’obéissance, la politique des nationalités, les dynamiques de violence, les enjeux éducatifs et les configurations spatio-temporelles dans une perspective d’histoire du quotidien. La guerre conduisit à l’élargissement de la base sociale du monde combattant et remit en cause l’homogénéité du corps des officiers tchécoslovaques. Ce processus se poursuivit lors de l’épuration après 1945, et plus encore sous le régime communiste. Dans le même temps, une partie des responsables militaires et civils chercha à transformer l’institution, en la rendant plus démocratique et, après 1948, loyale au Parti et à l’Union soviétique. Cependant, la promotion d’une discipline consentie fut un échec. Les chefs militaires, à défaut de pouvoir créer un « homme nouveau » en armes, se concentrèrent sur la professionnalisation et la modernisation de leur armée, en pleine Guerre froide. Ce faisant, ils contribuèrent à la stabilité du régime jusqu’à la fin des années 1960.
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Prix d'Histoire militaire 2020 : Afin d'encourager et de promouvoir la recherche dans le domaine de la défense et de l’histoire militaire, le conseil scientifique de la recherche historique de la défense attribue un "Prix d'histoire militaire" pour les thèses de doctorat et un "Prix d'histoire militaire" pour les masters de 2e année.
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[ Décembre 2020 ]

Alessandro Capone

reçoit le 1er Prix de la Fondation Spadolini-Nuova Antologia
  • Alessandro Capone, 1er Prix de la Fondation Spadolini-Nuova AntologiaAlessandro Capone, 1er Prix de la Fondation Spadolini-Nuova Antologia

Pour sa thèse en histoire, soutenue en novembre 2019 « La protection française des États pontificaux. Occupation militaire et souveraineté partagée dans l’Italie du Risorgimento (1849-1870) » menée sous la direction de Jean-François Chanet, Professeur à Sciences Po et Daniele Menozzi, professeur à l’École normale supérieure de Pise, dans le cadre d’une cotutelle entre l’Institut d’Études Politiques de Paris et la Scuola Normale Superiore de Pise.

Nous lui adressons toutes nos félicitations.

La Fondation Spadolini-Nuova Antologia est active, à Florence, depuis 1980 dans le domaine de l'histoire politique, cuturelle et sociale de l'Italie moderne et contemporaine.

Résumé de la thèse :
En 1849, l’expédition française contre la République romaine amena à la restauration de la monarchie papale, renversée à la suite de la révolution de 1848. L’intervention donna lieu à une occupation militaire qui assura la protection de la souveraineté politique du pape jusqu’en 1870. Sous le Second Empire, cette présence militaire devint un élément central du renouveau de l’impérialisme français, reposant sur un discours qui associait la défense des intérêts catholiques et la promotion du progrès civil. À l’âge napoléonienne, les occupations françaises des États pontificaux avaient coïncidé avec la suppression de la souveraineté papale et avec la mise en place d’une tentative de modernisation par la domination directe. Inscrite dans un projet de réorganisation politique visant à affirmer l’influence française contre l’hégémonie autrichienne en Italie, l’occupation de 1849-1870, en revanche, était finalisée à consolider le gouvernement du Saint-Siège par la promotion de réformes administratives, notamment dans le domaine des pratiques policières, de l’organisation militaire et du système juridique. Il en résulta une forme de gouvernance territoriale conjointe entre les occupants et les pouvoirs locaux, caractérisée par des pratiques de souveraineté partagée qui varièrent en fonction des interactions entre la politique italienne de la France avec sa stratégie impériale globale. Analyser les rapports entre l’armée française, la société et les institutions pontificales au prisme de la souveraineté partagée permet, ainsi, de mettre en relief la continuité des pratiques de limitation de la souveraineté à l’intérieur des espaces impériaux européens et extra-européens.

 

[ Décembre 2020 ]

À quoi servent les études de recherche ?

Entretien avec Pierre François, Doyen de l’École de la recherche
  • Pierre François, Doyen de l'École de la recherche de Sciences PoPierre François, Doyen de l'École de la recherche de Sciences Po

“Notre travail, c’est d’établir des diagnostics sur le monde comme il va” : Pierre François, Doyen de l’École de la recherche (ex-École doctorale) revient sur les spécificités et les atouts de la formation à la recherche, vocation plus indispensable et plus exigeante que jamais à l’heure où la pandémie bouscule le fonctionnement routinier du social". 

Vous êtes Doyen de l’École doctorale, qui vient d’adopter un nouveau nom et se nomme désormais École de la recherche. Quel est le sens de ce changement de nom ? 

Pierre François : Il s’agit d’abord d’une clarification : nous avons rapproché le nom de la réalité de cette École, qui délivre à la fois des masters et des doctorats. Plus substantiellement, nous formons à la recherche, ce qui veut dire que nos formations ne mènent pas seulement au doctorat mais aussi à des métiers très diversifiés. Nos étudiants qui choisissent de rejoindre le marché du travail après leur master ont une insertion professionnelle exceptionnelle, y compris dans le contexte actuel. Il y a de vraies raisons à cela : nous apprenons à faire de la recherche, et pour beaucoup de métiers, ce savoir-faire se révèle extrêmement utile. 

Qu’apprend-on à l’École de la recherche ?

Pierre François : À parler, lire, écrire et compter ! Je fais un raccourci, mais je veux dire que nos étudiants apprennent à maîtriser ces quatre compétences avec un niveau d’exigence très élevé. Ils apprennent à parler de manière construite, développée, exigeante. Ils savent lire et écrire des textes longs, compliqués, dans différentes langues. Ils savent calculer, modéliser mathématiquement les phénomènes sociaux, et comprendre les résultats de ces calculs et de ces modèles. Nos diplômés se distinguent parce qu’ils sont bons dans ces quatre domaines à la fois : c’est un mélange assez rare, pour ne pas dire exceptionnel, en tout cas avec ce degré d’expertise. Mais attention, ce métier qu’ils apprennent est difficile, et son apprentissage aussi : choisir de se former à la recherche doit être une démarche positive, motivée par une véritable volonté d’étudier les sciences sociales. 

Quels sont les points communs de l’École de la recherche avec les formations similaires à l’international ? Quelles sont ses spécificités ? 

Pierre François : Notre organisation disciplinaire nous rapproche des standards internationaux, ainsi que notre recrutement : nous accueillons aujourd’hui 50 % d’étudiants étrangers. L’évolution sur ce plan a été spectaculaire et rapide. Notre originalité, c’est la flexibilité des parcours : les étudiants peuvent entrer en master et poursuivre en thèse ou pas, à Sciences Po ou ailleurs. En doctorat, nous accueillons des étudiants de tous les horizons. C’est une singularité et un atout majeur que je mesure chaque jour, aux côtés du pluralisme qui est notre marque de fabrique. 

Comment se traduit ce pluralisme dans le projet intellectuel de l’École ?

Pierre François : Il se retrouve d’abord dans les objets de recherche, grâce à une faculté large et diversifiée. Mais c’est aussi un pluralisme théorique et méthodologique. À Sciences Po, il existe une faculté permanente issue pour partie de la tradition des sciences sociales “à la française”, et pour partie des sciences sociales internationales. Grâce à cela, nous pouvons proposer le meilleur des deux traditions. Nous combinons aussi une entrée disciplinaire très stricte, très exigeante, avec la possibilité d’un dialogue interdisciplinaire autour de thématiques communes, qui émergent spontanément, sur l’environnement par exemple, ou encore les migrations, les inégalités, la régulation financière. 

 

Que signifie faire des études de sciences sociales ? Et le faire à Sciences Po ? 

Pierre François : L’histoire des sciences sociales et l’histoire de Sciences Po sont intrinsèquement liées. Les sciences sociales, dans leur forme moderne, contemporaine, naissent dans le dernier tiers du XIXè siècle, autour d’enjeux politiques et sociaux qui sont exactement ceux qui conduisent à la fondation de Sciences Po : une société qui se tend, pour différentes raisons, et une volonté de l’interroger avec des outils scientifiques et de le faire dans la société, sur le terrain. 150 ans après, Sciences Po prend très au sérieux son rôle dans la production des sciences sociales en France et dans le monde, ainsi que dans la formation des futurs chercheurs qui produiront les savoirs de demain. L’École de la recherche est au cœur de cela. Nous travaillons sur des faits, avec des méthodes précises et rigoureuses, y compris en reconnaissant que parfois, on ne sait pas. Notre travail, c’est d’établir des diagnostics sur le monde comme il va. C’est une école empirique, avec la pénibilité que cela suppose. Mais c’est aussi notre grandeur de le faire avec ce degré d’exigence.

Quel est l’impact des multiples et profondes crises que nous vivons sur les études de recherche ? 

Pierre François : Ce qui se passe place immédiatement les étudiants dans une situation que n’importe quel chercheur va rencontrer dans sa carrière...mais qui survient en général plus tard, de manière moins impérieuse et moins violente. Il n’est pas rare de devoir adapter, fortement, la manière dont on conduit une recherche. C’est même normal. Avec ce qui arrive en ce moment pour les apprentis chercheurs, il faut le faire beaucoup, tout de suite, et sans expérience du métier. C’est très dur et très formateur de traverser ces difficultés en cours de formation. 

D’un point de vue plus général, nous sommes confrontés à des moments où nous sortons du fonctionnement routinier du social, un mode d’existence connu, dans lequel on sait se mouvoir. Les crises multiples qui nous frappent nous sortent de la routine, et l’intelligence pratique ne fonctionne plus. Nous avons besoin d’une intelligence plus lente, nourrie d’informations, qui nous permette de comprendre le monde social qui a engendré ces crises. Essayer de comprendre les choses au milieu de la crise ne fonctionne pas. Les sciences sociales servent à cela : proposer des chaînes d’intelligibilité qu’on n’aura pas le temps de produire au milieu de la tempête. C’est pour cela qu’elles sont plus nécessaires que jamais.

Propos recueillis par l'équipe éditoriale de Sciences Po 

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L’École doctorale devient l’École de la recherche

Un nouveau nom, la même vocation...
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

À compter de novembre 2020, l’École doctorale devient l’École de la recherche. Un nouveau nom qui reflète de manière plus complète et plus adéquate une mission inchangée : former à la recherche et par la recherche, en délivrant à la fois des masters et des doctorats. 

Une identité plus lisible, une originalité plus visible 

En formant à la fois des étudiantes et étudiants en master, en doctorat, et en HDRl’École de la recherche combine à la fois le modèle anglo-saxon qui forme en master et en doctorat, et des universités européennes qui recrutent leurs candidats après obtention du master. 
A l’École de la recherche il est possible de se former uniquement en master ou bien uniquement en doctorat ou encore d'y suivre les deux formations l'une après l'autre. Il est également envisageable de s'y former en doctorat après avoir obtenu un master dans une autre université. 

Réaffirmer sa vocation : former par la recherche...

Avec ce nouveau nom, l’École de la recherche de Sciences Po réaffirme plus clairement sa vocation : former des spécialistes capables de produire des connaissances inédites et rigoureuses sur le monde social. Son originalité réside dans le pluralisme qu’elle offre, en termes d’objets de recherche, d’approches et de méthodes, grâce à des enseignants issus du monde entier. Les profils issus de l’École de la recherche trouvent aujourd’hui des débouchés dans une vaste palette de métiers, en entreprise, dans le secteur public ou associatif. 

 ...et former à la recherche

Fondée en 1993, l’École doctorale a joué un rôle moteur dans l’affirmation de Sciences Po comme université de recherche. Les docteures et docteurs de Sciences Po sont formé-e-s avec une exigence reconnue leur permettant de publier dans les meilleures revues internationales. Au sein de l’École de la recherche, l’école doctorale demeure la structure accréditée par le Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI) (répertoriée en tant qu’école doctorale n°234 en France) pour décerner le diplôme national de doctorat. 

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Sciences Po / King’s College London

Deux des meilleurs centres européens d'études en histoire s'associent pour proposer un double diplôme unique en histoire globale & internationale
  • Sciences Po / King’s College London - Graduate dual degree in HistorySciences Po / King’s College London - Graduate dual degree in History

Le King’s College de Londres et Sciences Po renforcent leur partenariat initié de longue date par un double diplôme en histoire globale / internationale.

Ce programme sélectif, qui a vocation à couvrir une large palette de sujets dans le cadre d’un enseignement au sein des deux institutions, permettra aux étudiantes et étudiants d’acquérir des connaissances solides en histoire globale & internationale, mêlant théorie, méthodologie, historiographie et méthodes d’enquête et de recherche.

Dans le cadre de ce programme, les étudiantes et étudiants pourront également bénéficier des opportunités, des réseaux et des services offerts par les deux institutions de part et d’autre de la Manche.

Mario del Pero, Professeur des universités à Sciences Po, directeur des études en Histoire et artisan pour Sciences Po de ce double diplôme, répond à nos questions. 

Mario del Pero, Professeur des universités à Sciences Po, directeur des études en Histoire

Comment est née l’idée d’un double diplôme en histoire avec King's College ? 

D'une part, King's est l'un des partenaires institutionnels les plus importants de Sciences Po. Nos écoles - en particulier PSIA - ont déjà établi plusieurs collaborations dont des programmes de double master. D'autre part, le département d'histoire de King's et notre Centre d'histoire ont promu de nouvelles formes de coopération et d'échange de professeurs. Le Département d'histoire de King’s est l'un des meilleurs en Europe et dans le monde en termes de qualité de la recherche, de la variété des diplômes qu'il propose et du large éventail de domaines historiques couvert par son corps professoral. Il est à bien des égards le partenaire idéal pour Sciences Po. Enfin, et comme c'est toujours le cas, les liens et les relations personnelles ont joué un rôle. Je pourrais citer de nombreux collègues qui se sont impliqués et ont contribué à ce partenariat, mais le Professeur Jeremy Jennings est la personne qui m’a vraiment aidé à développer cette collaboration. Jeremy Jennings est un grand spécialiste de la pensée politique française, un ami de Sciences Po (il enseigne toujours sur le campus de Menton) et il est membre externe du Conseil du Centre d'Histoire de Sciences Po.

Quelle est l'originalité du double diplôme ? Quels sont ses avantages ? 

Deux des meilleurs centres européens d'étude en histoire s'associent pour proposer un diplôme unique en histoire internationale/globale. Les étudiants pourront choisir parmi une offre de cours extraordinairement riche, expérimenter deux modèles d'enseignement et s'engager dans diverses activités - séminaires, ateliers, stages pratiques dans les archives, pour n'en citer que quelques-uns - proposées en anglais et en français. 

Ils seront confrontés à une variété de méthodologies, d'approches scientifiques et de débats historiographiques. Ils pourront construire des parcours individuels spécifiques, adaptés à leurs intérêts, leurs passions et leurs curiosités. Le seul master comparable - et il connaît un grand succès - est le MA/Msc en histoire internationale/mondiale de la Colombia/LSE. 

Compte tenu de notre offre et de notre complémentarité avec King's, je suis convaincu que nous sommes dans la même lignée et que nous attirerons des étudiants de grande qualité. Quant aux avantages, les étudiants auront la possibilité de développer une connaissance inégalée de l'histoire internationale moderne ; ils pourront bien sûr postuler aux grands programmes de doctorat, à Sciences Po et dans le monde. Mais la recherche et l'enseignement n’est qu’une possibilité parmi celles qui leur sont offertes à la fin du diplôme : des instituts de recherche aux musées, du journalisme à l'édition et aux services d'information, les diplômés de ce programme bénéficieront de multiples opportunités professionnelles. 

Comment les candidats peuvent postuler pour le double diplôme ? 

La procédure de candidature est la même pour tous les masters de Sciences Po. Un comité paritaire comprenant des membres du corps professoral de Sciences Po et de King's évaluera les dossiers et sélectionnera les candidats.

Quelles sont les matières enseignées et comment les études sont-elles organisées ? 

Les étudiants choisissent parmi une large offre de cours. La première année se passe à Sciences Po et la seconde à King's où ils pourront choisir entre le Master en histoire moderne et le Master en histoire et civilisation du monde. 

Nous avons deux approches un peu différentes : à Sciences Po, les étudiants suivent un grand nombre de cours et de travaux dirigés, tandis qu'à King's, ils passeront moins de temps en classe et plus de temps à rédiger des articles et à préparer des discussions de séminaire. Nous pensons que cela ajoute à la force du programme car les deux modèles sont complémentaires.

Quelles sont les possibilités de carrière après de double diplômes ? 

La voix naturelle du double programme serait de poursuivre la recherche en doctorat formant ainsi de jeunes historiens. Mais c'est loin d'être la seule option. Think tanks, centres de recherche, musées, événements et festivals culturels, journalisme, institutions européennes et internationales, fonction publique : les débouchés potentiels sont nombreux pour les diplômés d'un master aussi riche et qualifiant.

Que signifie être "historien" aujourd'hui ? Quel est son rôle ? 

Cela signifie avant tout être conscient de la complexité (et parfois de la contingence) des processus historiques sociaux, politiques et économiques complexes ; ne rien tenir pour acquis ; s'enquérir et remettre en question constamment l'objet de notre étude, en recherchant la causalité ainsi que l'accidentalité en tant que moteurs clés de l'histoire. Et c'est avant tout cette conscience de la complexité que nous voulons apporter au débat public, où les historiens devraient s'efforcer d'intervenir davantage, et transmettre à nos étudiants.

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=> Double diplôme en histoire globale & internationale

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Les Rendez-vous de la recherche à Sciences Po

Festival des idées Paris - Conférence en ligne vendredi 20 novembre 2020 de 16h à 18h
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Faut-il comprendre les mouvements migratoires comme n'étant qu'une succession de crises ? Comment mieux les appréhender au travers la longue durée ? Peut-on imaginer de nouvelles politiques et pratiques d'accueil ?
C'est autour de ces questions que débattront sept chercheurs et chercheuses de premier plan réunis autour de deux tables rondes :

Des mobilités en mutation : crises et longue durée 

de 16h à 17h avec

  • Annabel Desgrées du Loû, démographe, directrice de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement, directrice adjointe de l’Institut Convergence Migrations
  • Hélène Le Bail, politiste, chargée de recherche au CNRS, Centre de recherches internationales de Sciences Po (CERI)
  • Maria Melchior, épidémiologiste, directrice de recherche à l’Inserm, membre de l’Institut Convergence Migrations.

Intégration et discriminations : vieux ou nouveaux débats ?

de 17h à 18h avec

  • Loïc Azoulai, juriste, professeur de droit public à Sciences Po
  • François Héran, démographe, professeur au Collège de France, chaire Migrations et sociétés, directeur de recherche à l’Ined
  • Mirna Safi, sociologue, chercheure à l’Observatoire sociologique du changement, CNRS, Sciences Po
  • Hélène Thiollet, chargée de recherche CNRS, Centre de recherches internationales de Sciences Po (CERI), directrice scientifique de ce Rendez-vous de la recherche. 

Les débats seront animés par Laurent Giovannoni (Secours Catholique) et Camille Schmoll (Université de Paris).

 

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Événement organisé en partenariat avec le Festival des idées Paris

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Masters & Doctorats

Les admissions pour la rentrée 2021 sont ouvertes !
  • Sciences Po - 27, rue Saint-GuillaumeSciences Po - 27, rue Saint-Guillaume

 

Pour en savoir plus sur les procédures d'admission aux masters de l'École doctorale, les dates limites et les prérequis linguistiques et pour ouvrir un dossier de candidature, rendez-vous sur le site des admissions de Sciences Po.

Pour en savoir plus sur la procédure d'admission aux doctorats, les dates limites et ouvrir un dossier de candidature, rendez-vous sur le site de l'École doctorale.

 

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Huit nouveaux chercheurs à Sciences Po

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Poursuivant sa politique de renforcement de sa recherche, Sciences Po accueille cette année huit nouveaux membres dans sa  faculté permanente. Chacun, chacune ouvre des portes sur de nouveaux savoirs, venant irriguer les enseignements à tous les niveaux du cursus. Et au delà de leurs apports à la vie scientifique et à la pédagogie, ils et elles participent à l’engagement citoyen de Sciences Po dans le débat public.  Découvrez leurs profils.

La  communauté scientifique de Sciences Po est composée d’environ 250 chercheurs et 360 doctorants répartis dans 11 unités de recherche et une École doctorale. Ils travaillent principalement dans les cinq grandes disciplines phares de Sciences Po : le droit, l’économie, l’histoire, la science politique et la sociologie.

Le développement de la communauté académique est un des axes stratégiques de Sciences Po, avec un accent porté sur l’internationalisation des profils et la place des femmes.

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Lola Zappi

reçoit les prix de thèse 2020 en lettres et sciences humaines de la Chancellerie des universités de Paris & du Comité d’histoire de la sécurité sociale
  • Lola Zappi, doublement primée pour sa thèse en histoireLola Zappi, doublement primée pour sa thèse en histoire

pour sa thèse en histoire « Le service social en action : assistantes sociales et familles assistées dans le cadre de la protection de la jeunesse à Paris dans l'entre-deux-guerres », soutenue en novembre 2019 et menée sous la direction de Claire Andrieu, Professeure à Sciences Po et de Christophe Capuano, Maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université Lumière Lyon2.

Nous lui adressons toutes nos félicitations.

Lola Zappi est actuellement post-doctorante au CRIDUP/Labex iPOPs, chercheuse associée au Centre d’histoire de Sciences Po et professeure agrégée d’histoire.

Lola avait été interviewée en début d'année dans le cadre du Programme de Recherche et d’Enseignement des SAvoirs sur le GEnre (PRESAGE)Lire l'interview : comment les services sociaux ont-ils émergé dans l’entre-deux-guerres ?

Résumé de la thèse : 
Les années d’entre-deux-guerres voient l’émergence des services sociaux et du travail social professionnalisés. Les acteurs des services sociaux estiment que la réponse à la « question sociale » doit passer par un accompagnement individuel visant à responsabiliser les familles populaires en difficulté. Ce travail entend expliquer quelles ont été les conditions de mise en œuvre d’une telle ambition, en interrogeant les formes de la relation d’assistance liant travailleuses sociales et personnes assistées.  Pour ce faire, il se centre sur l’étude du Service Social de l’Enfance (SSE), un service privé d’assistantes sociales rattaché au tribunal pour enfants de la Seine, à partir d’un corpus de dossiers individuels d’enquêtes et de suivi. L’analyse de la formation professionnelle des assistantes, du fonctionnement des services sociaux à l’échelle parisienne et de l’intervention de l’État dans le processus de structuration du service social complètent ce tableau sur l’émergence d’un nouveau champ d’action. La thèse montre ainsi que même face à un organisme aussi coercitif que le SSE, le service social dans l’entre-deux-guerres ne peut se résumer à la mise en œuvre d’un contrôle social. Si la visée de moralisation des classes populaires est au cœur du projet des services sociaux, la pratique se caractérise avant tout par un hiatus entre les attentes des travailleuses sociales et les stratégies propres des assistés. La relation de care souhaitée par les assistantes est imbriquée à des rapports de pouvoir, dessinant une prise en charge balançant entre bienveillance et surveillance. Mais la relation d’assistance se déploie surtout par des négociations constantes entre des assistantes privées de moyens juridiques et financiers pour faire appliquer leurs décisions et la capacité d’agir de leurs « protégés ». A travers l’analyse du service social en action, ce travail expose ainsi les ambitions et les limites de l’État social en devenir.

___________________

Prix de la Chancellerie : chaque année, la Chancellerie des universités de Paris récompense par ses prix solennels de jeunes docteurs qui, tous, par l’excellence de leur thèse, ont fait progresser la recherche de façon remarquable dans des champs disciplinaires aussi variés que la médecine, la science, le droit, les sciences politiques, la pharmacie, les sciences économiques et de gestion, les lettres et sciences humaines.  
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Prix de thèse du Comité d’histoire de la sécurité sociale : le Comité d’histoire de la Sécurité sociale a pour mission de contribuer à une meilleure connaissance de l’histoire de la Sécurité sociale et plus largement de la protection sociale de l’Ancien Régime à nos jours, de susciter des travaux scientifiques et d’en assurer ou d’en aider la diffusion.
Le Comité d’histoire récompense chaque année des thèses et des mémoires de master, achevés depuis moins de trois ans se rapportant à l’histoire de la protection sociale au sens large (chômage et action sociale inclus), y compris dans sa dimension internationale. Les travaux doivent être rédigés en français ou en anglais.
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[ Novembre 2020 ]

Lola Zappi doublement primée pour sa thèse en histoire

Prix de thèse en lettres et sciences humaines de la Chancellerie des universités de Paris et prix de thèse du Comité d’histoire de la sécurité sociale 2020

Lola Zappi doublement primée pour sa thèse en histoire

Prix de thèse en lettres et sciences humaines de la Chancellerie des universités de Paris et prix de thèse du Comité d’histoire de la sécurité sociale  2020


Nous lui adressons toutes nos félicitations.

Lola reçoit ces deux prix pour sa thèse « Le service social en action : assistantes sociales et familles assistées dans le cadre de la protection de la jeunesse à Paris dans l'entre-deux-guerres » menée sous la direction de Claire Andrieu et de Christophe Capuano. - Paris, Institut d'études politiques et soutenue novembre 2019.

Elle est actuellement post-doctorante au CRIDUP/Labex iPOPs, chercheuse associée au Centre d’histoire de Sciences Po et professeure agrégée d’histoire.

Résumé de la thèse : 
Les années d’entre-deux-guerres voient l’émergence des services sociaux et du travail social professionnalisés. Les acteurs des services sociaux estiment que la réponse à la « question sociale » doit passer par un accompagnement individuel visant à responsabiliser les familles populaires en difficulté. Ce travail entend expliquer quelles ont été les conditions de mise en œuvre d’une telle ambition, en interrogeant les formes de la relation d’assistance liant travailleuses sociales et personnes assistées.  Pour ce faire, il se centre sur l’étude du Service Social de l’Enfance (SSE), un service privé d’assistantes sociales rattaché au tribunal pour enfants de la Seine, à partir d’un corpus de dossiers individuels d’enquêtes et de suivi. L’analyse de la formation professionnelle des assistantes, du fonctionnement des services sociaux à l’échelle parisienne et de l’intervention de l’État dans le processus de structuration du service social complètent ce tableau sur l’émergence d’un nouveau champ d’action. La thèse montre ainsi que même face à un organisme aussi coercitif que le SSE, le service social dans l’entre-deux-guerres ne peut se résumer à la mise en œuvre d’un contrôle social. Si la visée de moralisation des classes populaires est au cœur du projet des services sociaux, la pratique se caractérise avant tout par un hiatus entre les attentes des travailleuses sociales et les stratégies propres des assistés. La relation de care souhaitée par les assistantes est imbriquée à des rapports de pouvoir, dessinant une prise en charge balançant entre bienveillance et surveillance. Mais la relation d’assistance se déploie surtout par des négociations constantes entre des assistantes privées de moyens juridiques et financiers pour faire appliquer leurs décisions et la capacité d’agir de leurs « protégés ». A travers l’analyse du service social en action, ce travail expose ainsi les ambitions et les limites de l’État social en devenir.


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Prix de la Chancellerie : chaque année, la Chancellerie des universités de Paris récompense par ses prix solennels de jeunes docteurs qui, tous, par l’excellence de leur thèse, ont fait progresser la recherche de façon remarquable dans des champs disciplinaires aussi variés que la médecine, la science, le droit, les sciences politiques, la pharmacie, les sciences économiques et de gestion, les lettres et sciences humaines.  
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Créé en 1973 au sein du ministère des Affaires sociales, le Comité d’histoire de la Sécurité sociale a pour mission de contribuer à une meilleure connaissance de l’histoire de la Sécurité sociale et plus largement de la protection sociale de l’Ancien Régime à nos jours, de susciter des travaux scientifiques et d’en assurer ou d’en aider la diffusion.
Dans cet esprit, le Comité d’histoire a décidé de récompenser chaque année des thèses et des mémoires de master, achevés depuis moins de trois ans se rapportant à l’histoire de la protection sociale au sens large (chômage et action sociale inclus), y compris dans sa dimension internationale. Les travaux doivent être rédigés en français ou en anglais.
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Élections des représentant-e-s étudiant-e-s au Conseil de l'École doctorale

Résultats du scrutin électronique - 20 au 22 octobre 2020
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Les élections des cinq représentant-e-s doctorant-e-s au Conseil de l’Ecole doctorale se sont déroulées du 20 au 22 octobre 2020 par voie électronique.

Résultats des élections 2020 - Conseil de l'École doctorale | Scrutin du 20-22 octobre 2020

  • Nombre de sièges à pourvoir : 5
  • Nombre d'inscrits: 303
  • Nombre d'émargement : 106
  • Taux de participation : 34.98 %
  • Nombre de votes blancs : 3
  • Nombre de suffrages valablements exprimés : 103

La seule liste candidate aux élections, « La liste syndicale des doctorant.e.s » obtient 103 voix.

Sont élu(e)s comme représentant-e-s des doctorant-e-s :

  • Pablo Barnier-Khawam
  • Léna Silberzahn
  • Lila Braunschweig
  • Romain Jaouen
  • Célia Bouchet

Contact : listesyndicaledoctorante.iep@gmail.com

=>Téléchargez le procès verbal du dépouillement du scrutin (PDF, 500Ko)

 

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CIVICA

PhD Seminar Series on Public Sector Digital Transformation & courses offered by EUI
  • PixabayPixabay

PhD seminar

The Hertie School’s Centre for Digital Governance and Bocconi University’s Department of Social and Political Sciences would like to cordially invite you to their first joint PhD seminar series within the CIVICA Network !

Please register for the seminar by filling out this form:

Deadline to register: 25 october 2020 More information (PDF)

List of courses and trainings offered by EUI, CIVICA partners

=> List of courses and trainings offered by The European University Institute (EUI), CIVICA partners (PDF)

If you are interested, please send application to ed.direction@sciencespo.fr with cv and short cover letter. 

 

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Genre et recherche

Séminaire doctoral transdisciplinaire animé par Réjane Sénac
  • Réjane Sénac, Directrice de recherche CNRS au CEVIPOF, PRESAGERéjane Sénac, Directrice de recherche CNRS au CEVIPOF, PRESAGE

Descriptif du cours :

Ce séminaire transdisciplinaire de l’école doctorale s’inscrit dans le programme de recherche et d’enseignement des savoirs sur le genre (PRESAGE).  Il a pour objectif de créer un collectif de réflexion et de recherche autour des travaux des doctorant.e.s , ainsi que des étudiant.e.s de master 1 et 2, s’inscrivant explicitement dans les études dites de genre ou pour lesquel.le.s la question des politiques d’égalité est éclairante. L’enjeu est que les étudiant.e.s de disciplines différentes dialoguent autour de thèmes ou questionnements communs (enjeux méthodologiques, politique d’identités et d’égalité, lutte contre les discriminations, intersectionnalité, sexualités, politisation, mobilisations …).

Les séances seront organisées, via zoom et/ou en présentiel en fonction du contexte sanitaire, sur le modèle d’une table-ronde interactive, des universitaires pouvant être invité.e.s pour présenter leurs travaux et réagir aux présentations de l’avancement des recherches d’étudiant.e.s.

La première séance sera consacrée aux choix des thèmes qui structureront les différentes séances et des discutant.e.s à solliciter. A partir de la deuxième séance, un temps peut être réservé en début de séance à un échange sur les work in progress des étutidant.e.s (projet d’article, avancée de recherche…).

Le propos est de faire le lien entre les cinq disciplines enseignées à Sciences Po (droit, économie, histoire, science politique, sociologie) en accompagnant les étudiant.e.s dans l’apprentissage des méthodes de la recherche et dans leur production scientifique.

Pour vous inscrire merci d’envoyer à Réjane Sénac (rejane.senac@sciencespo.fr), en mettant en copie Katia Dumoulin (katia.dumoulin@sciencespo.fr) avant le 10 octobre 2020 un paragraphe (5-10 lignes) explicitant vos motivations pour participer à ce séminaire, ainsi qu’un court CV (2 pages maximum).

Contact : Réjane Sénac : rejane.senac@sciencespo.fr
Avec en copie Katia Dumoulin: katia.dumoulin@sciencespo.fr

Calendrier et lieu : 1ère séance, le 23 octobre de 9h à 13h en zoom : ID de la réunion : 923 4086 0755

Lisez les retours-témoignages d'étudiantes, étudiants de l'an dernier...

Tristan Boursier, doctorant en Science politique, mention théorie politique

Tristan Boursier, doctorant en Science politique, mention théorie politique

"Le séminaire Genre et recherche a été pour moi une belle opportunité dans mon cursus académique. Il m’a permis de rencontrer des personnes avec qui je partage des intérêts de recherche et de me tenir informé sur l’actualité des derniers travaux en études de genre. Ce séminaire a été également un test pour un papier que j’ai pu présenter et pour lequel j’ai reçu de précieux commentaires."

 

Claudia De Campos, master en Science politique, mention théorie politique

"J'ai trouvé le Séminaire Genre et Recherche extrêmement enrichissant, notamment en ce qui concerne mon propre processus de recherche en tant qu'étudiante du Master Théorie Politique. Tout d'abord, ce séminaire montre avec prégnance l'aspect collectif de tout processus de recherche car il permet la discussion en groupe de projets individuels. Par là-même on confronte nos certitudes à celles des autres et l'on participe à un espace de discussion privilégié quant aux questions de genre. Le plus gratifiant est cependant l'opportunité que représente ce séminaire de rencontrer des chercheur.se.s aux travaux passionnants. La diversité de leurs approches exemplifie la richesse des études de genre. J'encourage mes camarades à y participer car on y apprend toujours quelque chose même en étant non-spécialiste de l'angle exploré lors d'une séance en particulier. Bénéficier de l'apport de Mme Sénac et des chercheur.se.s qui nous rendent visite est véritablement un privilège."

 

Anouk Lamé, master in Human Rights and Humanitarian Action, Paris School of International Affairs (PSIA)Anouk Lamé, master in Human Rights and Humanitarian Action, Paris School of International Affairs (PSIA)

"J'ai participé au séminaire "Genre et Recherche" pendant ma dernière année de master en Human Rights and Humanitarian Action à la PSIA, alors que je rédigeais mon mémoire de recherche sur les violences liées au genre et les migrations. Ce séminaire a été pour moi l'occasion de discuter au sein d'un groupe rassemblant d'autres masterant·e·s de différentes disciplines mais également des doctorant·e·s autour de sujets de recherche communs. Au-delà du cadre bienveillant d'échanges et de discussion animé par Réjane Sénac, ce séminaire a surtout été l'occasion de rencontrer des chercheuses et chercheurs renommé·e·s et d'affiner ma compréhension des enjeux et méthodes de la recherche féministe et de la manière dont certains concepts, comme par exemple l'intime ou la vulnérabilité, transcendent les disciplines et les sujets de recherche. En fonction de vos contraintes personnelles, il est possible de plus ou moins s'investir dans l'organisation participative du séminaire, pour ma part j'ai participé à l'organisation d'une des tables-rondes autour de la chercheuse Jane Freedman, ce qui a été un des moments marquants de mon dernier semestre à Sciences Po !"

 

Amandine le Bellec, doctorante en Science politique, mention politique comparéeAmandine le Bellec, doctorante en Science politique, mention politique comparée

"Je participe au séminaire "Genre et Recherche" organisé par Réjane Sénac depuis bientôt trois ans (de mon master à ma deuxième année de thèse), et celui-ci continue de m'apporter toujours autant. C'est réellement un séminaire passionnant, et le format, qui repose à la fois sur la présentation des travaux d'intervenant.e.s, sur le partage des productions des étudiant.e.s et sur une partie d'enseignement, permet de faire en sorte qu'il soit toujours adapté aux besoins et aux envies des étudiant.e.s puisque nous discutons collectivement du choix des thématiques. Ce qui m'a marqué, c'est surtout la diversité et la générosité intellectuelle des intervenant.e.s invité.e.s, qui sont vraiment dans une dynamique de dialogue et de partage. Personnellement, cela m'a permis de rencontrer des chercheuses avec lesquelles je reste encore en contact aujourd'hui. Pour résumer, je pense que c'est un séminaire indispensable pour toutes les personnes intéressées par les questions de genre, et ce quel que soit votre niveau d'études ou vos connaissances, car il apporte toujours quelque chose de différent à chaque niveau."


Delia Nedelcu, master in European Affairs, School of Public Affairs

Delia Nedelcu, master in European Affairs, School of Public Affairs

"Le séminaire a été une excellente occasion de poursuivre mon intérêt pour les études sur le genre à Sciences Po. Étant un cours transversal, il m'a permis d'acquérir des connaissances sur plusieurs dimensions des études de genre auxquels je ne pouvais pas avoir accès dans mes études d’affaires publiques. Rassemblant des étudiant.e.s ayant des intérêts similaires et des expériences diverses, c'était aussi un lieu pour partager nos propres recherches et obtenir des commentaires des autres participant.e.s de manière conviviale. De plus, j'ai beaucoup apprécié l'organisation de cet enseignement, ayant défini les séances avec Madame Sénac qui nous a permis de choisir les sujets et les thèmes qui nous intéressent, et même de proposer des intervenant.e.s. Comme nous introduisions parfois les sujets et les débats pendant l’enseignement, cela nous offrait une autonomie que nous ne trouverions pas ailleurs et même un premier aperçu de l'enseignement des autres. Puisque le séminaire est axé sur la recherche, j'ai eu aussi la chance d'obtenir des conseils sur la manière de la mener correctement, sur la façon de me positionner en tant que chercheuse, en respectant les paroles et les expériences de vie de nos interlocuteurs et interlocutrices éventuels. Je pense que cette classe est unique en son genre à Sciences Po et j'espère qu'elle continuera à attirer des étudiant.e.s passionné.e.s les années suivantes. Personnellement, étant très intéressée par le développement des études de genre en France, j'attends avec impatience les prochaines séances du séminaire."


Marie Plagnol, master in Public Policy, School of Public Affairs

Marie Plagnol, master in Public Policy, School of Public Affairs

"Étudiante à Sciences Po depuis le Collège Universitaire, j'ai eu la chance d'être introduite aux études de genre dès ma deuxième année d'étude.  Au fil des années, j'ai trouvé les défis que le genre posent aux différentes disciplines des sciences sociales au croisement de celles auxquelles je me suis intéressée. Le séminaire Genre & Recherche animé par Réjane Sénac m'a permis, comme une conclusion à mes années Sciences po, de réfléchir au contact de la diversité des projets présentés par les chercheur·se·s invité·e·s et à la manière dont le genre appelle à une étude critique des objets de la sociologie, de l'économie, de la science politique... Ce fut un contexte porteur pour mûrir un projet de recherche en Histoire de l'art, à aborder avec le bagage théorique en études de genre acquis à Sciences Po."

A lire aussi l'interview de deux diplômées de l'École doctorale, qui ont obtenu la Certification avancée en études de genre :

Claudia de Campos :  "Mon intérêt pour les sciences humaines vient d'un engagement féministe"
Caroline Duhaâ : "J’aimerais contribuer à l'élaboration de politiques publiques de lutte contre les inégalités"

Retours-témoignages d'étudiantes, étudiants de l'an dernier...

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Forum carrières en ligne

Du 14-16 octobre 2020
  • Forum Carrières en ligneForum Carrières en ligne

Le Forum Carrières de Sciences Po est le rendez-vous annuel de rencontre entre les entreprises qui recrutent et nos étudiants et jeunes diplômés en recherche de stages, 1ers emplois, apprentissages et VIE/VIA.

Pour la sécurité sanitaire de toutes et tous, l’édition 2020 se tiendra pour la première fois en ligne sur la plateforme Seekube du 14 au 16 octobre.

Le Forum Carrières en ligne, c’est une occasion unique pour les élèves de :

  • s’informer sur les entreprises qui recrutent dans différents secteurs
  • trouver un stage, apprentissage, 1er emploi…
  • s’entraîner aux entretiens de recrutement
  • développer leur réseau professionnel.

À noter: ce Forum étant organisé en ligne, il permet à tous les recruteurs, étudiants et jeunes diplômés hors de France de participer.

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Journée d’études du Département de Science politique

avec la collaboration du Laboratoire d’Innovation pédagogique - Vendredi 20 novembre 2020 - 9h30-16h30
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Retour d’expériences pédagogiques

Vendredi 20 novembre 2020 - 9h30-16h30
Salle 31 - 27 rue St-Guillaume, Paris 7e
Accéder de la journée d’études en cliquant sur ce lien zoom 

Enseigner constitue un des pivots du métier d’universitaire. Si la production scientifique et les activités de recherche sont particulièrement investies tant pour la carrière académique que dans la formation des doctorants, la formation à l’enseignement l’est beaucoup moins.
Elle révèle un paradoxe non des moindres puisque l’une des missions premières de l’université consiste à former des étudiants.

Eu égard à ses fonctions premières, le département de science politique offre un cadre approprié pour mener une réflexion de fond à cet égard, à la fois entre pairs mais aussi et surtout à destination des doctorants qui assurent des conférences de méthode au sein de l’établissement (que ce soit en tant que contractuels, vacataires ou Aters).

L’objectif de cette journée organisée par le Département de Science politique est double :

  • Favoriser les échanges d’expériences sur les manières de former les étudiants aux fondamentaux de la discipline mais aussi aux domaines de spécialisation
  • Offrir aux jeunes collègues, en particulier les doctorants, un espace de discussion en vue de les accompagner au mieux dans leur pratique d’enseignants

Ainsi, la matinée sera dédiée à un retour d’expérience sur les enjeux de l’articulation entre cour magistral et conférence de méthode. L’après-midi sera structurée autour de trois ateliers portant respectivement sur la construction d’un syllabus, les enjeux de l’enseignement en langue étrangère, et enfin l’innovation pédagogique.

L’ensemble de la journée sera bien entendu alimenté par le contexte inédit de crise sanitaire qui a obligé à une adaptation de l’offre pédagogique et renouvelé les pratiques d’enseignement. La réflexion consistera aussi à examiner la portée des transformations et repérer ce qui pourrait être conservé comme atout ou différentiel sans altérer la nécessité d’un enseignement en présentiel, pivot incontournable de la transmission des savoirs.

Comité d’organisation : Frédéric Ramel, Nabila Abbas, Camille Escudé, Adrien Estève,
Emilien Fargues, Bénédicte Laumond, Louise Perrodin, Arianna Sforzini.

Contact: adrien.esteve@sciencespo.fr

PROGRAMME

Présidence : Stéphanie Balme et Frédéric Ramel

9h30-11h30. L’articulation entre cours magistral et conférence de méthode en contexte d’hybridité

Intervenants :

  • Astrid von Busekist (L’Abécédaire politique, campus de Paris)
  • Crystal Cordell (ISP)
  • Politique comparée

11h30-13h. Pause déjeuner

13h-14h. Atelier n°1 : Construire son syllabus

  • Présidence : Louise Perrodin (ATER)
  • Intervenante : Carola Kloeck (Assistant professor en science politique)

Pause (14h-14h15)

14h15-15h15. Atelier n°2 : Enseigner dans une autre langue que sa langue maternelle

  • Présidence : Nabila Abbas (ATER), Bénédicte Laumond (ATER)
  • Intervenante : Johanna Magin (Responsable pédagogique - Campus de Reims)

Pause (15h15-15h30)

15h30-16h30. Atelier n°3 : L’innovation pédagogique dans une conférence de méthode

  • Présidence : Adrien Estève (ATER), Camille Escudé (ATER)
  • Intervenante : Audrey Lohard (Institut des Compétences et de l’innovation)
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Réunion de rentrée des nouvelles doctorantes, nouveaux doctorants

Mercredi 14 octobre 2020 à 15 h en distanciel
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Chers doctorantes et doctorants,

Nous avons le plaisir de vous inviter à la réunion de rentrée des nouvelles doctorantes, nouveaux doctorants de Sciences Po, qui aura lieu mercredi 14 octobre 2020 à 15h.

avec le Doyen de l'Ecole doctorale, Pierre François et son équipe
et la Bibliothèque de recherche de Sciences Po

La réunion a lieu de 15h à 16h30 via Zoom. Lien de la réunion : https://sciencespo.zoom.us/j/93896743590

Lors de la réunion, le Doyen présentera les grands moments du parcours doctoral, les modalités de fonctionnement du Fond de soutien à la recherche, les opportunités de mobilité...

Les ressources à la disposition des chercheurs seront également présentées à cette occasion.

Après les présentations, une session de questions et réponses est prévue.

Nous nous réjouissons de faire votre connaissance mercredi prochain en ligne !

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