Masters & Doctorats

Les admissions pour la rentrée 2020 sont ouvertes !
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Pour en savoir plus sur les procédures d'admission, les dates limites et les prérequis linguistiques et pour ouvrir un dossier de candidature, rendez-vous sur le site des admissions de Sciences Po.

Pour en savoir plus sur la procédure d'admission, les dates limites et ouvrir un dossier de candidature, rendez-vous sur le site de l'École doctorale.

 

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Réunion d’information

sur les programmes OXPO et CAMPO - Mardi 28 janvier 2020 à 12h30
  • OXPO and CAMPO ProgrammesOXPO and CAMPO Programmes

A l’attention des étudiants de l’Ecole doctorale, des jeunes docteurs et du personnel académique de Sciences Po intéressés par les échanges proposés avec Oxford et Cambridge. 

Une réunion d'information sur les programmes CAMPO (doctorants) et OXPO (doctorants, jeunes docteurs et académiques) aura lieu à l'Ecole Doctorale le :

Mardi 28 janvier 2020 à 12h30
Salle de réunion de l'École doctorale (3ème étage)
199, boulevard Saint-Germain - 75007 Paris

et sera animée par Florence Faucher et Colin Hay, Professeurs de science politique au Centre d'études européennes et responsable de ces programmes.

=> En savoir plus : 

 

 

 

 

 

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Forum des organisations internationales

Samedi 25 janvier 2020 de 9h30 à 18h à Sciences Po
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Sciences Po rassemblera Samedi 25 janvier une dizaine d'organisations internationales qui vous présenteront leurs postes et missions, procédures de recrutement, internship programmes... 

Des tables rondes et présentations d'organisations auront lieu tout au long de la journée. 

Lieu : Sciences Po - 13, rue de l'Université

Participants

  • The Asian Development Bank
  • DFI - Délégation des Fonctionnaires Internationaux
  • Expertise France
  • IOM - International Organisation for Migration
  • OECD
  • UN Secretary-General
  • OHCHR -  Office of the United Nations High Commissioner for Human Rights 
  • UNDP - United Nations Development Programme
  • UNESCO
  • International Trade Center
  • UNV - United Nations Volunteer
  • UNICEF
  • World Bank
  • World Tourism Organisation

Inscription

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Cérémonie de la remise des prix 2019 de la Chancellerie des Universités de Paris

  • © Rectorat de Paris - Sylvain Lhermie© Rectorat de Paris - Sylvain Lhermie

Aliénor Ballangé, jeune docteure en science politique, s'est vu remettre le 2ème prix 2019 en science politique lors de la cérémonie de remise des prix de la Chancellerie des Universités de Paris le 3 décembre dernier.

Nous lui adressons de nouveau toutes nos félicitations.

En savoir plus

© Rectorat de Paris - Sylvain Lhermie

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Portrait de thèse, avec Lola Zappi

Comment les services sociaux ont-ils émergé dans l'entre-deux-guerres ?
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Menée sous la direction de Claire Andrieu, Professeure à Sciences Po et de Christophe Capuano, maître de conférences (HDR) en histoire contemporaine à l'université lumière Lyon2, Lola Zappi a soutenu sa thèse "Le service social en action. Assistantes sociales et familles assistées dans le cadre de la protection de la jeunesse à Paris dans l’entre-deux-guerres" en novembre dernier. Comment les services sociaux ont-ils émergé dans l'entre-deux-guerres ?

=> Lire l'interview de Lola réalisé par PRESAGE (Programme de Recherche et d’Enseignement des SAvoirs sur le GEnre)

=> et retrouvez les thèses en études de genre à Sciences Po

 

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Call for Papers

12th European Graduate Network Conference 11-12 Mai 2020 - Sciences Po Doctoral School. Application deadline: February 15th, 2020
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Sciences Po will host the 12th conference of the European Graduate Network (EGN) that will take place in Paris from 11 to 12 May, 2020. The conference gives PhD students of the network universities the opportunity to present and discuss their research projects and to refine their theoretical and methodological approaches. It allows for in-depth discussions and thorough feedback since each contribution has its own dedicated one-hour seminar. Students who have passed the first year of their doctoral research are invited to submit an abstract. Contributions from all areas of social and political science are welcome (comparative politics, international relations, political theory and philosophy, political economy, political sociology, methodology, party politics, social movements, gender studies, public policy). Papers will reflect the current state of research and can be drafts of chapters or articles but should go beyond outlines of a research project.

APPLICATION

Submit an abstract of maximum 400 words by 15 February 2020. Abstracts should include the research question, theoretical framework and methods used. They should also provide three to five keywords and a sub-disciplinary classification. Please also indicate your department, year of study as well as full contact details. Successful applicants will be informed by 15 March 2020. The full papers must be submitted by 30 April 2020.

The host institution offers accommodation and meals during the time of the conference. However, travel expenses have to be covered by participants and their respective universities. In case of co-authored contributions, only one of the authors may take part in the conference.

FORMAT

The conference consists of 6-8 panels, with 7-8 students each. The panels will reflect the topics, methods and approaches of the participants. Each panel will be chaired by senior members of faculty from the network universities. The conference starts on Monday 11 May with a welcome coffee followed by 6 parallel sessions. The conclusion of the first day will be a roundtable on “Doing a PhD: overcoming common challenges” followed by a dinner (place to be confirmed). Three more sessions will take place on Tuesday morning, and the conference ends after lunch.

Each student will present his/her paper and will also comment on the paper of another student in their panel. One hour will be spent on each paper. It is expected that participants read all other papers in their panel.

THE NETWORK

The European Graduate Network (EGN) brings together graduate students of social sciences from seven leading European universities: Central European University (CEU), Budapest, Hungary; European University Institute (EUI), Florence, Italy; Humboldt Universität (HU) and Wissenschaftszentrum Berlin (WZB), Berlin, Germany; Scuola Normale Superiore – Istituto di Scienze Umane e Sociali (SNS), Florence, Italy; Sciences Po Paris, France; London School of Economics and Political Science (LSE), London, United Kingdom; and Universitat Pompeu Fabra (UPF), Barcelona, Spain.

The network was initiated by students and has to date organized conferences in Florence (2007, 2015), Budapest (2008, 2016), Barcelona (2010, 2017), Berlin (2012, 2018), London (2013; 2019), and Paris (2014). The GNC aims to provide opportunities for doctoral researchers. It gives students the ability to present their research projects, discuss methodologies, practice presenting and discussing academic work. It encourages collaborative research of PhD students from the participating universities and aims at establishing academic linkages and cooperation across Europe.

For further information: gnc.2020@sciencespo.fr

Local academic organizers: Cyril Benoît; Elena Escalante Block; Federico Filetti; Caterina Froio.

We very much look forward to welcoming you in Paris!

=> Call for Papers: 12h European Graduate Network Conference 11-12 Mai 2020 - Sciences Po Doctoral School (PDF 75ko)

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Sofia Wickberg

reçoit le prix de l’association #StopCorruption
  • Sofia Wickberg, Prix association #Stopcorruption 2020Sofia Wickberg, Prix association #Stopcorruption 2020

pour son chapitre de livre "Political Corruption in a World in Transition: The Fluctuating Boundaries of Corruption" dans Political Corruption in a World in Transition (Jonathan Mendilow and Eric Phelippeau eds, Vernon Press, 2019)

Nous lui adressons toutes nos félicitations.

Doctorante en science politique, rattachée au Centre d’études européennes et de politique comparée (CEE), Sofia mène sa thèse "Transferts et traduction des politiques de prévention de la corruption : l’exemple de la régulation des conflits d'intérêts dans les parlements britannique, français et suédois", sous la direction de Colin Hay et Marc Lazar, Professeurs à Sciences Po.


___________________________________________

Créée en avril 2018, l’association #StopCorruption a pour objectif de sensibiliser les États et les populations aux valeurs de l’éthique.

Partout dans le monde, des scandales retentissent et continuent de dégrader la confiance des citoyens dans leurs institutions. Si des efforts considérables ont été réalisés, la lutte contre la corruption devenant peu à peu une priorité dans les agendas politiques, trop de dérives entravent encore le fonctionnement des États, remettent en cause les principes démocratiques et déstabilisent l’économie.

C’est pourquoi #StopCorruption s’engage pour bâtir un monde plus transparent, dans lequel États, entreprises, associations et citoyens œuvreront de concert contre la corruption.

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[ Janvier 2020 ]

LES VOEUX DU DOYEN, Pierre François

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Chères toutes, Chers tous,

Je vous adresse mes meilleurs vœux de réussite et de sérénité pour l’année à venir !

L’amorce de l’année civile, qui vient rompre le déroulé de l’année académique, nous offre l’opportunité de jeter un bref regard rétrospectif qui, sans se figer en bilan, nous donne cependant l’occasion d’une respiration, en l’occurrence heureuse.

L’année 2019 s’est achevée sur le traditionnel marathon des soutenances de décembre – pimenté cette année par les difficultés de transport – qui a porté à 61 le nombre de nos doctorantes et de nos doctorants qui ont soutenu leur thèse, auxquels viennent s’ajouter 15 docteures et docteurs qui ont obtenu leur HDR à Sciences Po. Plus tôt dans l’année, c’était cette fois 137 masterants qui avaient été diplômés de l’un des masters de l’École doctorale.

Gageons que, comme celui de leurs prédécesseurs, leur devenir professionnel sera marqué du sceau de la réussite. Les diplômées et les diplômés de masters de 2016 et de 2017 avaient ainsi, pour la moitié d’entre eux, choisi d’entrer dans la vie active ; parmi eux, les deux tiers avaient mis moins de trois mois à trouver un emploi qui, dans la majorité des cas, est un contrat à durée indéterminée. Grâce au soutien de Sciences Po Carrière et à l’implication de Carlo Barone, nous disposons désormais d’une excellente connaissance des débouchés de nos docteurs : parmi ceux qui y ont soutenu leur thèse entre 2010 et 2016, 60% travaillent dans le monde académique – et parmi eux, plus des deux tiers sur un emploi stable. Les docteurs de Sciences Po, dont les travaux sont reconnus bien au-delà de l’exercice de la thèse stricto sensu (plus des quatre cinquièmes ont publié au moins un article scientifique ou un livre, et plus de la moitié au moins un livre), sont ainsi au cœur de l’ambition de Sciences Po d’être une université de recherche de rang international. Qu’ils soient ici très chaleureusement félicités pour leur ténacité, leur rigueur et leur créativité !

L’année qui s’ouvre sera, comme celle qui s’achève, riche en initiatives visant à renforcer encore la qualité de la formation et de l’encadrement que nous proposons à nos masterants et à nos doctorants. La politique d’accompagnement de la mobilité étudiante a fait l’objet d’une refonte ambitieuse, nous poursuivrons sa mise en œuvre – tant pour soutenir matériellement nos étudiants que pour accroître encore la sécurité de leur déplacement, dont nous mesurons cruellement l’importance avec l’incarcération scandaleuse de Fariba Adelkhah et de Roland Marchal. L’offre de formation proposée aux doctorants s’étoffera encore, afin qu’ils trouvent à Sciences Po l’ensemble des ressources nécessaires pour produire la recherche la plus innovante. Les partenariats internationaux de l’École offriront, notamment au sein de CIVICA, l’occasion et les ressources pour construire un espace continental où se pense et se déploie une conception renouvelée de la formation à la recherche en sciences sociales. Ces chantiers de longue haleine contribuent à transformer en profondeur notre École doctorale et, plus fondamentalement puisqu’elle en constitue le cœur, l’université de recherche qu’est devenue Sciences Po.

A vous tous qui, par votre enthousiasme, votre talent et votre énergie, rendez possibles ces transformations, je souhaite à nouveau une très belle année 2020 !

Pierre FRANCOIS

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LES VOEUX DU DOYEN, Pierre François

Chères toutes, Chers tous,

Je vous adresse mes meilleurs vœux de réussite et de sérénité pour l’année à venir !

L’amorce de l’année civile, qui vient rompre le déroulé de l’année académique, nous offre l’opportunité de jeter un bref regard rétrospectif qui, sans se figer en bilan, nous donne cependant l’occasion d’une respiration, en l’occurrence heureuse.

L’année 2019 s’est achevée sur le traditionnel marathon des soutenances de décembre – pimenté cette année par les difficultés de transport – qui a porté à 61 le nombre de nos doctorantes et de nos doctorants qui ont soutenu leur thèse, auxquels viennent s’ajouter 15 docteures et docteurs qui ont obtenu leur HDR à Sciences Po. Plus tôt dans l’année, c’était cette fois 137 masterants qui avaient été diplômés de l’un des masters de l’École doctorale.

Gageons que, comme celui de leurs prédécesseurs, leur devenir professionnel sera marqué du sceau de la réussite. Les diplômées et les diplômés de masters de 2016 et de 2017 avaient ainsi, pour la moitié d’entre eux, choisi d’entrer dans la vie active ; parmi eux, les deux tiers avaient mis moins de trois mois à trouver un emploi qui, dans la majorité des cas, est un contrat à durée indéterminée. Grâce au soutien de Sciences Po Carrière et à l’implication de Carlo Barone, nous disposons désormais d’une excellente connaissance des débouchés de nos docteurs : parmi ceux qui y ont soutenu leur thèse entre 2010 et 2016, 60% travaillent dans le monde académique – et parmi eux, plus des deux tiers sur un emploi stable. Les docteurs de Sciences Po, dont les travaux sont reconnus bien au-delà de l’exercice de la thèse stricto sensu (plus des quatre cinquièmes ont publié au moins un article scientifique ou un livre, et plus de la moitié au moins un livre), sont ainsi au cœur de l’ambition de Sciences Po d’être une université de recherche de rang international. Qu’ils soient ici très chaleureusement félicités pour leur ténacité, leur rigueur et leur créativité !

L’année qui s’ouvre sera, comme celle qui s’achève, riche en initiatives visant à renforcer encore la qualité de la formation et de l’encadrement que nous proposons à nos masterants et à nos doctorants. La politique d’accompagnement de la mobilité étudiante a fait l’objet d’une refonte ambitieuse, nous poursuivrons sa mise en œuvre – tant pour soutenir matériellement nos étudiants que pour accroître encore la sécurité de leur déplacement, dont nous mesurons cruellement l’importance avec l’incarcération scandaleuse de Fariba Adelkhah et de Roland Marchal. L’offre de formation proposée aux doctorants s’étoffera encore, afin qu’ils trouvent à Sciences Po l’ensemble des ressources nécessaires pour produire la recherche la plus innovante. Les partenariats internationaux de l’École offriront, notamment au sein de CIVICA, l’occasion et les ressources pour construire un espace continental où se pense et se déploie une conception renouvelée de la formation à la recherche en sciences sociales. Ces chantiers de longue haleine contribuent à transformer en profondeur notre École doctorale et, plus fondamentalement puisqu’elle en constitue le cœur, l’université de recherche qu’est devenue Sciences Po.

A vous tous qui, par votre enthousiasme, votre talent et votre énergie, rendez possibles ces transformations, je souhaite à nouveau une très belle année 2020 !

Pierre FRANCOIS

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"Où va la philosophie française ?"

Colloque du 16 janvier au 18 janvier 2020 à Paris
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Attention en raison d'un nombre important de réservations, les séances initialement prévues dans la Salle Cavaillès sont déplacées au Centre Panthéon, soit à l'Amphi II B ou l'Amphi III. 

=> Voir le programme mis à jour (14/01/2020)

Entrée libre mais inscription obligatoire avant le 13 janvier auprès de Philo-Recherche@univ-paris1.fr

Institutions partenaires :

  • Bibliothèque Nationale de France
  • Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  • Collège International de Philosophie
  • Columbia Global Center Paris
  • Les Rencontres Philosophiques de Monaco
  • Ecole Doctorale de Sciences Po – Paris
  • School of Philosophy – University College Dublin

Comité scientifique

  • Isabelle Alfandary (Université Paris III Sorbonne Nouvelle)
  • Joseph Cohen (University College Dublin)
  • Thierry Grillet (Bibliothèque Nationale de France)
  • Sandra Laugier (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)
  • Astrid von Busekist (Sciences Po – Paris)
  • Raphael Zagury-Orly (Sciences Po – Paris)

La grande tradition de la philosophie s’est toujours pensée comme la possibilité inhérente à l’être humain de se départir de son ancrage lexical ou de son discours national en vue d’accéder à l’équilibre et à la concorde rationnelle. Toutefois, la philosophie n’aura jamais cessé non plus de se construire à partir de langues particulières et de se voir éclore à partir de lieux, de voix et d’écritures déterminées. C’est ainsi que nous parlons, par exemple, de « philosophie allemande », de « philosophie américaine » ou de « philosophie grecque », et, aussi, de « philosophie française ».

Toute l’histoire de la philosophie témoigne de cette tension, à tel point qu’elle n’a jamais été fixée dans l’une ou dans l’autre de ces deux tendances. En vérité, la philosophie conjugue ces deux trajectoires divergentes et ne cesse de réunir et d’apparier ces deux pendants.

Le colloque « Où va la philosophie française ? » ne se réduira pas néanmoins à une réflexion culturelle sur le rapport entre la langue française et la pensée philosophique. Certes, il visera à interroger la manière spécifique dont s’est développée la philosophie française en décelant en quoi, pourquoi, au prix de quels risques et au nom de quelles chances, elle se sera déployée dans sa langue et dans son histoire. Mais nous interrogerons aussi son réseau de signifiants hérités et les contextes lexicaux déterminés dans lesquels elle s’est exercée. Il nous appartiendra ainsi d’interroger à la fois les différentes approches et les hypothèses philosophiques qui auront émergé depuis la philosophie française elle-même : comment elle s’est engagée dans l’inventivité de « méthodes », d’« idées », de « concepts » philosophiques et comment elle aura accueilli au cours des siècles – et par là-même traduit et renouvelé – les courants majeurs de l’histoire de la philosophie occidentale et mondiale.

Notre dessein sera donc de penser le rapport entre la langue française et la pensée philosophique dans chacune de ces modalités en avançant les questions suivantes : en quoi la pensée philosophique se voit-elle affectée par la spécificité de la langue française ? Comment la pensée philosophique en général se voit-elle interrogée, voire réorientée par la langue française ? Quel avenir se tient encore en réserve au cœur de cette rencontre entre ces deux langues, philosophique et française ? Comment cette rencontre, si prolifique et subtile, peut-elle encore aujourd’hui, créer et inventer, à savoir, aussi, déranger, bousculer, provoquer la pensée elle-même à se dépasser et à se surpasser ? Quelles sont les préoccupations majeures de ce que l’on entend par « philosophie française » aujourd’hui ? Que partagent-elles et que ne partagent-elles pas avec la tradition philosophique ?

Afin d’avoir quelque chance de comprendre les enjeux actuels à l’œuvre dans les multiples transformations de la philosophie française contemporaine, il nous faudra repenser non pas uniquement le rapport de celle-ci aux autres traditions philosophiques, mais aussi aux autres disciplines du savoir et régimes de connaissance. C’est pourquoi ce colloque entend aussi marquer l’interdisciplinarité nouvelle des méthodes de questionnement ou d’analyse en philosophie. En effet, l’une des grandes singularités de la philosophie française au vingtième siècle aura été de décloisonner les disciplines et de démontrer ainsi l’interdépendance des approches conceptuelles en vue de proposer de nouvelles et inédites modalités à la pensée philosophique. Nous tenons à déployer la multiplication impressionnante des « gestes » philosophiques à l’œuvre en philosophie française. Et en misant sur le débat entre les différents courants à même la philosophie française, nous chercherons à présenter les questions les plus pressantes pour celle-ci tout en suggérant, sinon des passerelles entre ses tendances au moins des mises au jour de leurs principaux motifs.  

Aussi la programmation de ce colloque fera-t-elle varier les formats des prises de parole : panels/discussions autour d’un sujet ou d’un champ particulier, débats contradictoires entre différents courants théorétiques, ateliers sur une thématique particulière, conférences plénières, mini-conférences suivies de débats, etc. Ainsi, nous rouvrirons au cœur de la philosophie française un dialogue soutenu entre toutes ses composantes et ses courants divergents en proposant des intersections entre philosophie française et, par exemple, la psychanalyse, les sciences sociales, la philosophie analytique, la théorie politique, les études de genre, la théologie, la littérature, tout en conduisant les courants majeurs de la philosophie française à confronter leurs approches : phénoménologie, théorie critique, déconstruction, épistémologie, néo-réalisme ou réalisme spéculatif, etc. Nous verrons se construire depuis ces vecteurs multiples une reprise capable de mettre en question le statut du politique et de l’éthique, les différents domaines du savoir scientifique, et la définition de la pensée même. Une philosophie française qui loin d’être une « exception culturelle »  ou une tradition locale, est le cœur  battant de la philosophie contemporaine.

Ce colloque interrogera donc la « philosophie française » telle qu’elle s’énonce au présent et face au monde contemporain. En somme : « où va la philosophie française ? »

Joseph Cohen et Raphael Zagury-Orly

Intervenants

  • Olivier Abel (Faculté de Théologie Protestante Montpellier)
  • Frédérique Aït-Touati (CNRS)
  • Isabelle Alfandary (Paris III Sorbonne Nouvelle)
  • Mohamed Amer-Meziane (Université Paris I Panthéon Sorbonne/Columbia University)
  • Catherine Audard (London School of Economics)
  • Ali Benmakhlouf (Université de Paris Est-Créteil et IUF)
  • Hourya Bentouhami (Université de Toulouse)
  • Gérard Bensussan (Université de Strasbourg)
  • Anne Emanuelle Berger (Université Paris VIII Vincennes Saint-Denis)
  • Magali Bessone (Université Paris I Panthéon Sorbonne)
  • Etienne Bimbenet (Université Bordeaux Montaigne)
  • Michel Bitbol  (CNRS – ENS Paris)
  • Livio Boni (Collège International de Philosophie)
  • Benjamin Boudou (Max Planck Institute for the Study of Religious and Ethnic Diversity)
  • Dominique Bourg (Université de Lausanne)
  • Fabienne Brugère (Université Paris VIII Vincennes Saint-Denis)
  • Florence Burgat (INRA)
  • Philippe Büttgen (Université Paris I Panthéon Sorbonne)
  • Pierre-Henri Castel (CNRS – Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales - Paris)
  • Catherine Chalier (Université Paris Ouest-Nanterre)
  • Pierre-Antoine Chardel (Institut Mines Telecom Business School – Paris)
  • Hélène Cixous (Université Paris VIII Vincennes Saint-Denis)
  • Emanuele Coccia (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales - Paris)
  • Joseph Cohen (University College Dublin)
  • Ariel Colonomos (CNRS – Sciences Po Paris)
  • Marc Crépon (CNRS – ENS Paris)
  • Monique David Menard (Université Paris Denis Diderot)
  • Vincent Delecroix (EPHE – Paris)
  • Marc de Launay (CNRS – ENS Paris)
  • Nicolas de Warren (Penn State University)
  • Natalie Depraz (Université de Rouen)
  • Ophélie Desmons (ESPE – Sorbonne)
  • Laurence Devillairs (Institut Catholique de Paris)
  • Georges Didi-Huberman (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales - Paris)
  • Jean-Pierre Dupuy (Stanford University)
  • Elie During (Université Paris Ouest-Nanterre)
  • Eric Fassin (Université Paris VIII Vincennes Saint-Denis)
  • Cynthia Fleury (CNAM – Paris)
  • Michael Foessel (Ecole Polytechnique – Paris)
  • Geneviève Fraisse (CNRS, ancienne députée)
  • Nicolas Franck (CHU – Lyon)
  • Camille Froidevaux-Metterie (Université de Reims)
  • Marie Garrau (Université Paris I Panthéon Sorbonne)
  • Claude Gautier (ENS – Lyon)
  • Marc Goldschmit (Collège International de Philosophie)
  • Marie Goupy (Collège International de Philosophie)
  • Haud Guégen (CNAM – Paris)
  • Pierre Guénancia (Université de Bourgogne)
  • Sophie Guérard de Latour (Université  Paris I Panthéon Sorbonne)
  • Bertrand Guillarme (Université Paris VIII Vincennes Saint Denis)
  • Stéphane Habib (IHEP Paris et IHP Sainte-Anne)
  • Chantal Jaquet (Université Paris I Panthéon Sorbonne)
  • Denis Kambouchner (Université Paris I Panthéon Sorbonne)
  • Bruno Karsenti (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales - Paris)
  • Elise Lamy-Rested (Collège International de Philosophie)
  • Catherine Larrère (Université Paris I Panthéon Sorbonne)
  • Sandra Laugier (Université Paris I Panthéon Sorbonne et IUF)
  • Guillaume Le Blanc (Université Paris Denis Diderot)
  • Jérôme Lèbre (Collège International de Philosophie)
  • Anne Lefebvre (ENS – Saclay)
  • Robert Maggiori (Libération et Rencontres Philosophiques de Monaco)
  • Eric Marty (Université Paris Denis Diderot)
  • Jean-Claude Monod (CNRS – ENS Paris)
  • Pierre Montebello (Université de Toulouse)
  • Vanessa Nurock (Université Paris VIII Vincennes Saint Denis)
  • Luca Paltrinieri (Université de Rennes et Collège International de Philosophie)
  • Corine Pelluchon (Université Paris Est Marne-la-Vallée)
  • Philippe Portier (EPHE – Paris)
  • Jean Michel Rabaté (University of Pennsylvania)
  • Judith Revel (Université Paris Ouest-Nanterre)
  • Camille Riquier (Institut Catholique de Paris)
  • Claude Romano (Université Paris Sorbonne)
  • Jérôme Rosanvallon (Collège International de Philosophie)
  • Stéphanie Ruphy (Université Lyon III)
  • Julie Saada (Sciences Po Paris)
  • Jean Michel Salanskis (Université Paris Ouest-Nanterre)
  • Gildas Salmon (CNRS – Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales - Paris)
  • Nathalie Sarthou-Lajus (Revue Etudes, Paris)
  • Patrick Savidan (Université de Paris Est-Créteil)
  • François-David Sebbah (Université Paris Ouest-Nanterre)
  • Claudia Serban (Université de Toulouse)
  • Anne Simon (CNRS – Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales - Paris)
  • Brigitte Sitbon (Ministère de l’Education et de la Jeunesse)
  • Peter Szendy (Université Paris Ouest-Nanterre)
  • Frédéric Worms (ENS – Paris)
  • Raphael Zagury-Orly (Sciences Po Paris et Collège International de Philosophie)

Lieux :

Université Paris I Panthéon Sorbonne

Centre Panthéon 
12 Place du Panthéon
Escalier M, 1er Etage

Salle Cavaillès
17 rue de la Sorbonne
Escalier C, 1er Etage

Attention en raison d'un nombre important de réservations, les séances initialement prévues dans la Salle Cavaillès sont déplacées au Centre Panthéon, soit à l'Amphi II B ou l'Amphi III. 

=> Voir le programme mis à jour (14/01/2020)

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Fariba Adelkhah & Roland Marchal

rassemblement cet après-midi à 15 h et séminaire à 16 h au CERI
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Comme vous le savez, nos collègues, Fariba Adelkhah et Roland Marchal ont été arrêtés en Iran en juin 2019. Depuis lors, ils sont toujours incarcérés. Fariba Adelkhah a entamé, fin décembre 2019, une grève de la faim illimitée. 

Ajourd'hui, mardi 7 janvier de 16h à 19h, au CERI, la séance inaugurale du séminaire "Fariba & Roland: sociologie et anthropologie sociale du politique" sera consacrée à l'un des thèmes majeurs de recherche de Roland Marchal : "guerre et formation de l'État", thème que Fariba Adelkhah a également traité dans ses propres travaux sur la guerre comme expérience de vie, notamment en Afghanistan.

Ainsi, nous penserons grâce à eux... tout en pensant à eux.

N’hésitez pas à vous inscrire

Nous vous proposons également de nous retrouver demain devant le 56 de la rue Jacob à partir de 15h en signe de solidarité avec nos deux collègues. Venez nombreux et n'hésitez pas à faire circuler cette invitation autour de vous.

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Meilleurs voeux !

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Toute l’équipe de l’École doctorale vous souhaite une bonne et heureuse année 2020 !

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A partir de la rentrée 2020...

le master de l'École doctorale en Science politique évolue
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Le master en science politique offre désormais une maquette structurée en 5 majeures (Comportement politique, Politique comparée, Politiques publiques, Relations internationales et Théorie politique) ainsi qu'un parcours général en anglais (Général track in English)".

En savoir plus :


A lire ou re-lire : Sciences Po : 3ème université mondiale en science politique et relations internationales

"Former la prochaine génération de politologues"
Lire ou relire notre entretien avec Colin Hay, directeur des études doctorales en science politique : 


 

Procédures d'admissions : 

Procédure française master

  • Date limite pour valider un dossier complet : 13 janvier 2020 à 23h59

> En savoir plus

Procédure internationale master
La date des résultats d'admission dépend de la date de soumission de votre candidature complète. Ainsi, vous connaîtrez notre décision d'admission avant le :

  • 17 avril 2020, si vous postulez entre le 13 janvier 2020 et le 16 février 2020
  • 29 mai 2020, si vous postulez entre le 17 février 2020 et le 1er mars 2020

> En savoir plus

Procédure thèse

La date des résultats d'admission dépend de la date de soumission de votre candidature complète. Ainsi, vous connaîtrez notre décision d'admission avant le :

  • fin février 2020, si vous postulez avant le 15 janvier 2020
  • mi-juillet 2020, si vous postulez avant le 20 mai 2020

> En savoir plus

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Marine Bourgeois

remporte le Prix de thèses 2019 de la Fondation Mattei Dogan, décerné par l’Association Française de Science Politique (AFSP)
  • Marine Bourgeois,  Prix de thèses 2019  de la Fondation Mattei DoganMarine Bourgeois, Prix de thèses 2019 de la Fondation Mattei Dogan

Marine Bourgeois remporte le Prix de thèses 2019  de la Fondation Mattei Dogan décernés par l’AFSP
pour sa thèse « Tris et sélections des populations dans le logement social. Une ethnographie comparée de trois villes françaises » soutenue en 2017, sous la direction de Patrick Le Galès, Directeur de recherche CNRS/CEE, Doyen de l'École urbaine de Sciences Po.

Nous lui adressons toutes nos félicitations.

Multiprimée, Marine Bourgeois avait remporté en 2018, le Prix de thèse Dalloz 2018 en Science politique, en 2017 un prix spécial USH/CDC 2017 de l'article scientifique sur l'habitat social  et en 2012, un des prix du concours de mémoires des IEP des éditions l’Harmattan.

Elle est actuellement Maîtresse de conférences en science politique à Sciences Po Grenoble, Pacte et Chercheuse associée au Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po.

Vidéo réalisée par la Direction scientifique de Sciences Po

Résumé de la thèse :
À partir du cas des attributions de logements sociaux, cette thèse s’intéresse aux questions de tri et de sélection dans l’action publique. Elle analyse la manière dont sont choisis les futurs locataires HLM et dont se construisent les discriminations dans l’accès au logement social. Elle éclaire l’émergence de critères d’attribution contraires au droit et explique leur récurrence au niveau local. L’enquête s’appuie sur une ethnographie comparée de trois agglomérations françaises et six organismes HLM. Elle repose sur des observations directes, des entretiens auprès de professionnels du logement social, des analyses documentaires et statistiques. Ses résultats soulignent d’abord la faiblesse du pouvoir normatif de l’État et discutent l’hypothèse d’une ruse de la mise en œuvre. En examinant les conditions d’élaboration des règles au niveau méso, la thèse identifie ensuite plusieurs régimes de tri des ménages en fonction des caractéristiques du contexte local et des modalités d’association entre élus, bailleurs et acteurs économiques. L’étude des pratiques professionnelles précise, enfin, les paramètres qui influencent les modalités de catégorisation des usagers au guichet. Elle montre que l’attribution des logements n’est discrétionnaire et discriminatoire que dans certaines configurations spécifiques, en fonction des marges de manœuvre dont dispose le bailleur, de l’état du patrimoine social et des comportements des street-level bureaucrats. Les régularités constatées dans la mise en œuvre sont finalement expliquées par le poids des contraintes institutionnelles et la culture professionnelle des agents de terrain.
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Prix d'excellence  en science politique décerné conjointement par l’Association Française de Science Politique (AFSP) et la Fondation Mattei Dogan, ce prix d’excellence est décerné pour honorer un-e politologue qui a publié un ensemble de travaux de haute valeur ou un ouvrage de grande envergure pour l’avancement de la science politique. En savoir plus

[ Décembre 2019 ]

Comprendre les actions des jeunes féministes en Afrique de l'ouest

Carolin, Inaissa et Sofietou nous racontent leur projet collectif
  • Carolin, Inaissa et Sofietou nous racontent © Sciences PoCarolin, Inaissa et Sofietou nous racontent © Sciences Po

Pendant l’année universitaire 2019-2020, cinq étudiantes de Master 1 réalisent un projet de recherche-action pour l’ONG Équilibres et Populations. Carolin, Chloé, Hannah, Inaissa et Sofietou sont chargées de rédiger un rapport sur les actions collectives portées par des jeunes activistes féministes dans trois pays d'Afrique de l'Ouest : la Guinée, la Côte d'Ivoire et le Sénégal. Elles racontent.

POURQUOI AVEZ-VOUS CHOISI DE VOUS ENGAGER DANS CE PROJET COLLECTIF ?

Carolin : Je trouvais que les projets collectifs étaient une belle opportunité de pouvoir allier théorie et expérience pratique. C’est aussi l’occasion de se mélanger avec des étudiants d’autres promotions et avec des acteurs professionnels. J’ai choisi ce projet sur les jeunes activistes d’Afrique de l’Ouest car il rentrait dans mes domaines d’intérêt : l’économie du développement, l’éducation, l’empowerment des femmes. C’est ce qui m’a attirée.

Inaissa : Moi je suis en Master de recherche en science politique à l’École doctorale, j’ai donc beaucoup d’enseignements théoriques, mais je ne touche pas forcément à l’aspect pratique, aux études de terrain. Donc ce projet me permet de développer cela et me donne aussi des nouvelles compétences en gestion de projet.

Ce projet m’intéressait particulièrement parce qu’avant d’arriver à Sciences Po j’avais fait une licence en anthropologie où je m’étais beaucoup intéressée à la question de la migration des femmes ouest-africaines, donc au travers de ce projet collectif j’ai trouvé un moyen de poursuivre ces réflexions et d’y intégrer une perspective de genre.

Sofietou : Je vous rejoins toutes les deux. De mon côté j'ai fait ma licence à Sciences Po dans le programme Europe-Afrique. Donc j'ai reçu des enseignements assez théoriques sur l'Afrique en général et l'Afrique sub-saharienne en particulier. J’ai choisi ce projet justement pour avoir une approche pratique sur le sujet et expérimenter la gestion de projet. Et étant Sénégalaise j’ai tout de suite accroché avec le sujet de recherche. J’ai beaucoup été en contact avec des féministes au Sénégal et ça m’a paru intéressant de mener une recherche sur leurs actions collectives.

VOUS ALLEZ RÉDIGER UN RAPPORT SUR LES ACTIONS COLLECTIVES MENÉES PAR DES JEUNES FÉMINISTES EN AFRIQUE FRANCOPHONE. POURQUOI MENER DES RECHERCHES SUR CE SUJET ?

Inaissa : Je trouve que l’on voit beaucoup les actions de féministes à l’international, par exemple en Europe ou en Amérique, mais aussi ces dernières années les actions féministes de femmes d’Afrique anglophone. Mais j’ai l’impression que pour l’Afrique francophone c’est parfois plus compliqué, les actions sont moins visibles. Donc je trouve que c’est intéressant de travailler sur ce sujet pour le rendre visible et pour “amplifier” les dynamiques qui existent mais qui n’ont pas de visibilité au niveau international.

Carolin : Je pense aussi que l'aspect socio-économique est important. Il faut rendre visibles les actions de ces femmes pour qu’elles aient un impact. L’idée de ce rapport c’est d’informer Equipop sur comment ils peuvent mieux soutenir les activistes rencontrées sur-place. Nous allons les aider à identifier des leviers d’action.

Inaissa : Et l’objectif est de faire un rapport qui puisse être aussi utile pour les féministes elles-mêmes sur le terrain. Lorsque l’on se mobilise sur le terrain, qu’on est dans l’action, on n’a pas forcément une vision d’ensemble. On espère que notre rapport leur sera utile dans leurs démarches de compréhension et de publicité.

Sofietou : Et notre travail sera aussi peut-être utile aussi à des potentiels groupes féministes qui voudraient se développer.

Carolin : Oui c’est ça, cela pourrait permettre de créer un réseau, créer des liens entre ces jeunes féministes.

COMMENT AVANCE LE PROJET DEPUIS LE MOIS DE SEPTEMBRE ?

Carolin : Le projet a commencé petit à petit avec des réunions de rencontre, puis des réunions de travail. On vient de produire un draft de notre revue littéraire qui informe sur les contextes socio-économique et politique et sur les droits des féministes dans les trois pays : la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Sénégal.

Inaissa : Ensuite, on fera une revue documentaire et une cartographie des mouvements féministes au mois de décembre. On a déjà mis en place un questionnaire pour une première série d'entretiens dématérialisés et on commence à prendre contact avec des activistes.

Carolin : Ces premiers travaux sont cruciaux parce qu’ils nous permettent d’être bien informées avant de partir sur-place et de mener nos entretiens.

QUE DIT VOTRE REVUE LITTÉRAIRE SUR CES TROIS PAYS ?

Sofietou : Nous avons remarqué que malgré le fait que la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Sénégal soient des pays frontaliers ils ont des tendances assez différentes, voire opposées parfois.

Inaissa : Oui parfois on fond tout dans le même ensemble : l'Afrique de l'Ouest. Et là c'est intéressant de voir comment les différents pays ont effectivement suivi des lignes assez différentes, même si on observe dans chacun des formes d’avant et d’après colonisation.

Carolin : Et connaître ces différences est très important pour les entretiens que nous mènerons sur le terrain en janvier parce qu’on va pouvoir préparer des questions vraiment spécifiques à chaque pays.

EN SAVOIR PLUS

Sur le projet collectif avec Equipop réalisé dans le cadre du programme Women Forward International

Interview réalisée par le Programme de Recherche et d’Enseignement des SAvoirs sur le GEnre (PRESAGE) 

[ Décembre 2019 ]

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Les droits LGBT+ dans le régime d'asile européen commun

Portrait de thèse, avec Amandine Le Bellec
  • Amandine Le BellecAmandine Le Bellec

Après un master à l’École des affaires internationales de Sciences Po, Amandine Le Bellec a choisi de poursuivre ses études en thèse au Centre de recherches politiques de Sciences Po et à l’Université de Trente, en Italie. Dans ses travaux, elle cherche à comprendre comment les catégories de genre et de sexualités sont apparues et se sont développées dans le régime d’asile européen. Elle nous présente son parcours et ses recherches.

COMMENT VOUS ÊTES-VOUS FAMILIARISÉE AVEC LES ÉTUDES DE GENRE ?

J’ai suivi le programme de Bachelor à Poitiers, sur le campus euro-latino-américain et c’est à cette période que j’ai commencé à m’intéresser, d’un point de vue personnel, au féminisme et aux questions LGBT+. À l’époque on ne pouvait suivre qu’un seul cours en études de genre – très bon par ailleurs – sur ce campus, alors j’ai commencé à lire de mon côté. Peu après, je suis partie étudier un an en Australie, à l’Université de Sydney. Là bas j’ai exclusivement suivi des cours en études de genre et sur les sexualités. C’était vraiment passionnant et ça m’a confortée dans l’envie de continuer.

Lorsque je suis revenue à Sciences Po, j’ai choisi le Master Human Rights and Humanitarian Action à l’École des affaires internationales. J’ai rédigé beaucoup de papers sur l’accès au droit d’asile pour les personnes qui sont persécutées parce que LGBT+ — LGBT+ est un terme qui peut être questionné en tant que tel, mais c’est comme ça que sont perçus ces demandeurs d’asile dans les systèmes européens. J’ai aussi suivi le cours de formation commune et le séminaire Genre et recherche de Réjane Sénac.

Tout cela m’a amenée à continuer en thèse à la School of International Studies de l’Université de Trente en Italie, en co-tutelle avec le Centre d’études politiques de Sciences Po.

VOUS TRAVAILLEZ SUR LE DROIT D’ASILE EUROPÉEN POUR LES PERSONNES LGBT+. POUVEZ-VOUS NOUS EN DIRE PLUS ?

Ma thèse s’intitule LGBT Rights as a “European value”: Politics of Sexuality of the Common European Asylum System. Je travaille sur le développement des catégories de genre et de sexualités dans le régime d’asile européen commun. Ce régime est l’instrument européen qui est censé réguler les pratiques des États membres, il permet de donner le statut de réfugié aux personnes LGBT+ qui ont été persécutées dans leur pays d’origine.

Au départ, les questions de genre et de sexualités n’étaient pas intégrées dans les conventions internationales du droit d’asile, c’est donc une protection qui est de l’ordre de la jurisprudence, qui s’est développée progressivement.

L’objectif de ma thèse c’est d’étudier comment ce droit s’est développé, pourquoi, et ce que cela veut dire.

POURQUOI VOUS ÊTES-VOUS INTÉRESSÉE À CE SUJET ?

Ce qui est très intéressant avec le droit d’asile pour les demandeurs d’asile LGBT+, c’est que bien qu’il s’agisse d’une catégorie assez marginale numériquement parlant, elle est de plus en plus médiatisée. Il y a également de nombreuses recherches en cours sur le sujet. Il s’agit souvent d’études comparatives, entre plusieurs pays, ou d’ordre sociologique, qui se concentrent sur un pays ou un système d’asile particulier.

Mon idée était plutôt d’aller étudier le niveau de la Communauté européenne. L’obligation pour les États d’accorder le statut de réfugié aux personnes LGBT+ est inscrite dans les directives, mais celles-ci — pourtant si importantes au niveau du droit européen — n’ont été que très peu étudiées.

Dans ma thèse je cherche donc à savoir comment le droit d’asile pour les réfugiés LGBT+ s’est développé. Le processus a commencé dans les années 90 ainsi qu’au début des années 2000 : l’idée que l’homosexualité ou l’identité de genre pouvaient mener à une protection émergeait au sein de certains pays et du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés; mais ça n’était pas encore quelque chose de forcément répandu ou consensuel. Au niveau européen cette protection a été consolidé en 2011, et en ce moment on se demande ce qu’il va devenir, car la crise migratoire a changé pas mal de choses...

En fait on a aucune idée de comment ce processus s’est déroulé, et moi je trouve important d’en comprendre les tenants et aboutissants, en cela qu’ils sont révélateurs de dynamiques européennes et sociales plus générales.

VOTRE THÈSE EST CO-DIRIGÉE PAR CARLO RUZZA À L’UNIVERSITÉ DE TRENTE, EN ITALIE, ET PAR RÉJANE SÉNAC AU CENTRE DE RECHERCHES POLITIQUES DE SCIENCES PO. QUE VOUS APPORTE CETTE DOUBLE-PERSPECTIVE ?

Ce sont deux visions complètement différentes ! Les traditions de recherche, les “grandes références” ne sont pas les mêmes. En arrivant à Trente j’ai découvert la littérature italienne, je trouve que c’est très enrichissant.

Évidemment, il y a des défis - il faut apprendre à faire dialoguer deux cultures, deux environnements de recherche, faire en sorte que ça soit un enrichissement mutuel et non une source de tensions.

Dans l’ensemble je trouve que c’est une expérience positive. Cela me permet aussi d’observer deux contextes politiques. Je suis arrivée en Italie au moment des élections régionales dans le Trentino-Alto Adige, une région autonome à statut spécial en Italie. Un politicien de la Ligue du Nord venait d’être élu président régional ; et ça m’a donné une vision assez concrète, vécue, des atteintes qui peuvent être portées aux études de genre ou à l’idée d’égalité femmes-hommes dans ce type de contexte.

POURQUOI AVEZ VOUS CHOISI DE POURSUIVRE EN THÈSE ?

Je pense que j’avais envie de prendre du recul. Je ne sais pas si après ma thèse je continuerai dans la recherche ou pas ; j’aimerais bien, mais il y a plein d’autres options.

Pour moi c’était important de faire une thèse parce que ça permet de réfléchir, de faire ce pas de côté qui permet d’avoir un regard analytique sur le monde, de véritables clés de compréhension. C’est aussi utile dans la vie de tous les jours : on entend souvent des propos anti-immigration ou homophobes; mes travaux de recherche me permettent d’avoir des outils, des points d’argumentation qui permettent d’aborder la chose de façon plus profonde. Pour moi c’est vraiment ça la thèse : mieux comprendre ce qu’il se passe, et mieux le partager avec les autres.

En savoir plus :

 

Interview réalisé par le Programme de Recherche et d’Enseignement des SAvoirs sur le GEnre (PRESAGE) 

[ Décembre 2019 ]

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Démocratie, Sécurité, Surveillance. Approche Transdisciplinaire

Cours inter-semestre proposé par Didier Bigo et Benoît Pelopidas - 6 séances à partir du 10 janvier 2020
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Didier Bigo est maître de conférences des universités à Sciences Po depuis 1988 et professeur à King’s College à Londres.

Benoit Pelopidas est titulaire de la chaire d'excellence en études de sécurité à Sciences Po (CERI) et fondateur du programme d'étude des savoirs nucléaires (Nuclear Knowledges). Il est également chercheur affilié au centre pour la sécurité internationale et la cooperation (CISAC) à l'Université Stanford et au European Leadership Network. 

1ère séance le 10 janvier 2020 puis 5 séances les 2, 9, 16, 23 et 30 Juin 2020

Le cours sera donné en anglais mais nécessite une connaissance passive du français.

Objectif 

Le cours est conçu pour être dispensé aux étudiants doctorants dans toutes les disciplines de l’école doctorale et sont ouverts aux étudiants en Master Recherche, ainsi qu’aux étudiants de l’EAP (politique publique, défense et sécurité), de PSIA (sécurité, migration, human rights), de l’Ecole de Droit (y compris clinique migration) lorsqu’ils envisagent des mémoires de recherche et sur dossier de motivation. Il vise à donner envie aux étudiants de dépasser leur spécialité et de proposer en lien avec leurs thèses et projets de recherche, des sujets transversaux combinant théorie politique, sociologie comparée, histoire et relations internationales. Il s’adresse donc aux étudiants de toutes les disciplines et encourage très fortement la transdisciplinarité et la recherche collective. 
Parmi les différents modes d’approche transdisciplinaire qui seront présentés, les intervenants s’appuieront sur les résultats des travaux d’enquêtes globales et les grounded theories – cf. Joanna Simeant en français et les auteurs d’International Political Sociology (section, revue, et collection d’ouvrages dont Transversal Lines). Ces approches transdisciplinaires sont reconnues mondialement mais elles sont encore peu enseignées en France. Le cours présentera la partie des approches et méthodes liées à ces reformulations transdisciplinaires en discutant les présupposés des savoirs disciplinaires sur ces sujets de sécurité, surveillance et pratiques démocratiques ainsi que les terrains à explorer. 

Problématique 

Comme point de départ, il s’ancrera dans les expériences de ceux qui subissent les effets des pratiques de sécurité et de surveillance. Il permettra aux participants de ressaisir la question des vulnérabilités et des possibilités de pratiques démocratiques sous un jour nouveau qui élargit le cadre disciplinaire de leur formation initiale. Par exemple, les étudiants de sciences politiques (relations internationales) seront amenés à observer comment les études stratégiques et les études de sécurité négligent souvent les formes de vulnérabilité non-matérielle spécifiques à la période de l’après 1945 et par conséquent laissent de côté la question des nouveaux obstacles et nouvelles pratiques démocratiques. Ils seront encouragés à ne plus voir la sécurité comme une réaction fonctionnelle à des menaces, mais à étudier les modes de production, de justification, et les formes d’institutionnalisation et de professionnalisation de la sécurité ; les étudiants de théorie politique seront amenés à réfléchir sur les contradictions épistémiques qui existent entre des approches de la sécurité associée à la protection et à l’étatisation et les approches de la surveillance qui associent la sécurisation avec des formes de violence, de contrôle et de gestion à distance de certains évènements transformés en problèmes. L’observation des pratiques, les méthodes qui y sont associées en sociologie et anthropologie viendront nourrir le débat de théorie politique sur le rôle de l’intellectuel et du champ académique dans ces domaines, par exemple les positions sur le renseignement, le secret, la raison d’Etat et les multi-positionnements des auteurs qui les discutent, ou les émergences de spécialités comme celle qui fait coïncider l’apparition de la science atomique, la nucléarisation du monde et la production de la figure de l’intellectuel de défense ; les non-juristes seront appelés à s’interroger sur l’inscription des pratiques de sécurité et de surveillance dans le droit, sur le rapport entre décisions judiciaires internationales, souveraineté nationale et prétentions des gouvernements à avoir le dernier mot sur un sujet particulier, ainsi que les pratiques au quotidien des métiers qui sont soumis à des rituels de secrets. Chaque thème de séance et la bibliographie associée, intégrera autant que possible des références aux différentes formes de savoirs de sciences sociales afin de prendre du recul par rapport à la segmentation disciplinaire sur ces sujets de démocratie, sécurité et surveillance
Les thèmes des journées et les séances de cours seront ajustés au plus près des intérêts directs des étudiants de l’année en cours comme cela a été le cas, avec succès, lors des séminaires RESO et les étudiants auront un rôle dans l’invitation des témoins et chercheurs ainsi que sur les séances de méthodes. 

Format 

Le cours sera organisé sous forme de journées de 6 heures, soit 6 journées et au total 36 heures sur les deux inter-semestres :  1 séance le 10 Janvier 2020 puis 5 séances les 2, 9, 16, 23 et 30 Juin 2020.
Le cours sera animé par Didier Bigo et Benoit Pelopidas qui seront ensemble pour chaque séance afin de créer une dynamique de conversation et de dialogues auxquels les étudiants participeront. Outre les deux enseignants, les séances convieront en même temps que les étudiants les research assistants des programmes ainsi que les collègues qui viennent pour des séjours ou journées de recherche. 
L’avantage d’être lié avec des projets de recherche en cours sera de donner de nombreuses opportunités aux étudiants doctorants d’être en contact direct avec des chercheurs français et étrangers dans un format leur permettant des interactions approfondies.

Agenda

Séance 1 : 10 janvier 2020
Ce que les relations internationales, les études critiques de la sécurité, la sociologie politique internationale et la théorie politique disent ou pas des liens entre démocratie, sécurité et surveillance. 
Didier Bigo et Benoît Pelopidas
Les deux premières parties seront une introduction magistrale 
La troisième partie sera une discussion de textes proposés à l’avance et une distribution des travaux des étudiants 
Séance 2 : 2 juin 2020
Secret, surveillance et démocratie
Didier Bigo et Benoît Pelopidas
Volet « grand témoin »: quelqu’un du monde du renseignement, quelqu’un de l’antitrrorisme, qulqu’un sur ls secrets industriels, pour que l’on puisse discuter avec eux de comment des jeunes chercheurs peuvent interroger des personnes des services ayant à connaître de secrets, quel est l’art du dicible et de l’entre deux
Volet méthodologique : quels secrets le chercheur doit-il respecter et comment s’y prendre ?
Analyse des  modes de recueil et de citation des paroles autorisées (confidences, récits anonymisés, Chatham House rules, question des secrets partagés)
Séance 3 : 9 juin 2020
Didier Bigo et Benoît Pelopidas
Quelle(s) (in)sécurité(s) les pratiques de la surveillance couplées à des discours sur la nécessité de préserver la démocratie produisent-elles ?
Volet « grands témoins »: un spécialiste des technologies de surveillance et de cybersécurité, un parlementaire, un défenseur du droit à la vie privée
Volet méthodologique : comment réaliser des entretiens avec les professionnels de la sécurité (polices, armées, industrie, renseignement, mondes nucléaires) réunion avec des chercheurs confrontés à ces différents univers sociaux
Séance 4 : 16 juin 2020
La question de l’oversight et son articulation avec les droits de l’homme 
Didier Bigo
Volet « grand témoins » : un(e) responsable d’une commission de contrôle des services, un juge qui a eu à traiter des dossiers impliquant des violations des droits fondamentaux, un ou des responsables d’ONG spécialisés sur les « litigation strategies » auprès des cours Europénnes et internationales
Volet méthodologique : « comment lire les arrêts » lorsque l’on n’est pas juriste ? Comment éviter les erreurs d’interprétation sur l cas et sur la jurisprudence qui peut s’en suivre ? avec des professeurs de droit et avocats spécialisés dans ces domaines. Le cas échéant on essaiera de suivre le procès Snowden après la parution de son livre si le procès se poursuit.
Séance 5 : 23 juin 2020
Quelle forme de surveillance les discours et pratiques de sécurité dans les démocraties libérales de l’après Seconde Guerre mondiale produisent-ils ?
Benoît Pelopidas
Le volet magistral de cette séance se concentrera sur les conséquences de la création de l’Etat de sécurité nationale et la nucléarisation des démocraties libérales après la Seconde Guerre mondiale (USA, R-U et France) et la production de l’impératif de détection comme condition de la sécurité supposée par la dissuasion nucléaire. Elle élaborera sur les dimensions non-matérielles de la vulnérabilité nucléaire mentionnées plus haut. Enfin, elle se concentrera sur la transformation de la figure de l’intellectuel avec l’apparition de l’autorité spécifique de la science atomique et l’apparition de « l’intellectuel de défense » qui modifie le rôle de l’intellectuel comme institution critique.
« Grand témoin »: un journaliste d’investigation à déterminer et un membre d’une ONG qui aide à la déclassification de documents. 
Le volet méthodologique de cette séance, en lien direct avec la question de la transformation de la figure de l’intellectuel jusqu’au lanceur d’alerte portera sur le rapport du chercheur ou de la chercheuse aux travaux des journalistes d’investigation et à l’obtention de dérogations pour la consultation d’archives publiques et privées.
Séance 6 : 30 juin 2020
Quelle démocratie les pratiques de surveillance et de sécurité produisent-elles ?
Didier Bigo et Benoît Pelopidas
Cette séance se veut la conclusion et le point d’aboutissement du cours. Elle sera façonnée à partir des interactions avec les étudiants au cours des séances précédentes. Elle s’appuiera dans un premier temps sur les modèles de démocratie (David Held) et les fonctions de cette dernière (Mark Warren) pour réévaluer ce qui est apparu dans le cours sur les effets de la surveillance sur la possibilité d’un gouvernement démocratique. On reviendra aussi sur les potentialités du numérique pour d’un part générer des mécanismes d’obéissance et de réduction de la citoyenneté au consumérisme et d’autre part contribuer à l’invention par certains groupes sociaux de formes de démocratie conciliant le « direct » et la « représentation ». On s’interrogera aussi sur les pratiques d’extension de la démocratie et les disputes qui en résultent (Boltanski) ainsi que sur les enjeux de procédures transnationales qui stabilisent les règles de droit dans des contextes d’exceptionalisme ou d’urgence permanente. 

Bibliographie indicative

  • Daniel Bessner, Democracy in Exile. Hans Speier and the Rise of the Defense Intellectual. Ithaca: Cornell University Press, 2018.
  • Didier Bigo, Tugba Basaran et. al. International Political Sociology. Transversal Lines. London: Routledge, 2017.
  • Didier Bigo, Engin Isin and Evlyn Ruppert (eds.), Data Politics. World, Subjects, Rights. London: Routledge, 2019.
  • Daniel Deudney, Dark Skies. London: Oxford University Press, forthcoming
  • Joseph Masco, The Theater of Operations: National Security Affect from the Cold War to the War on Terror. Duke University Press, 2014.

 

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Droit : Semaine Doctorale Intensive

Du 15 au 19 juin 2020 à Sciences Po - Appel à participation - Date limite de candidature : 10 février 2020
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Le programme doctoral de droit de Sciences Po et l’École doctorale Droit et science politique de l’Université Paris Nanterre vous annoncent la tenue de leur prochaine Semaine doctorale intensive - 10ème édition - à Sciences Po du 15 au 19 juin 2020.

Initiée en 2011 et poursuivie depuis lors avec succès, la Semaine Doctorale Intensive est une initiative co-organisée par l’École de droit de Sciences Po et l’École doctorale Droit et science politique de l’Université Paris Nanterre avec un grand nombre de partenaires dans le monde ( Aperçu du programme des années précédentes).

Ouverte à un nombre limité de doctorants venus de ces établissements ou de toute autre faculté de droit, la Semaine Doctorale Intensive est conçue comme un laboratoire pédagogique. Elle a pour but de permettre aux doctorants sélectionnés de présenter leurs recherches, de discuter leurs travaux et de les confronter à la pensée de professeurs renommés, français comme étrangers.

La semaine est rythmée par des conférences, ateliers, groupes de lecture, présentations, panels et discussions informelles, en tête à tête ou en petits groupes. Les thèmes abordés touchent diverses branches du droit, mais sont toujours envisagés sous un aspect suffisamment général pour intéresser les doctorants dont les recherches portent sur d’autres domaines.

Les doctorants sélectionnés sont invités à présenter leur recherche. Ils pourront en outre exposer les questions auxquelles ils sont confrontés, les problèmes de méthode qu’ils rencontrent, les arguments qu’ils comptent mobiliser dans leurs travaux et bénéficier des avis des professeurs et des autres doctorants présents. C’est pour eux l’occasion de croiser des problèmes et questionnements communs à diverses branches du droit, de confronter leurs approches à des cultures juridiques étrangères ainsi qu’à des perspectives et des méthodes renouvelées de la recherche juridique mais aussi de l’enseignement du droit.

Les deux langues de travail sont le français et l’anglais. Chacun des participants pourra s’exprimer dans sa langue usuelle. Pour les doctorants français, la compréhension au moins passive de l’anglais est donc souhaitée. Les doctorants sélectionnés doivent s’engager à participer à l’ensemble des travaux. Il est attendu des inscrits, non seulement, qu’ils participent aux nombreuses sessions offertes durant la SDI mais aussi qu’ils soient disposés à s’engager activement dans l’organisation des diverses activités organisées à cette occasion.

L’inscription est gratuite. Les candidatures des doctorants désireux de participer sont examinées par un comité de sélection. Les candidatures doivent être soumises en ligne. La date limite de dépôt des candidatures est le 10 février 2020.

Contact : semaine.doctorale@sciencespo.fr

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Workshop in digital methods for social sciences

Discursive dynamics in the press coverage of immigration - Inter-semester course from the 13th to the 17th January 2020
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Join a project class and learn a series of tools for exploration of a digital corpus. Learn how to collect, analyze and visualize large datasets of texts about the coverage of immigration. 

Public: Master and PhD Students 

Regular Instructors: Vincent Antonin Lépinay, Associate Professor in the Sociology Department and Medialab, Jean-Philippe Cointet, Associate Professor in Medialab,  with contributions from Katharina Tittel and Dimitrij Muller. 

Dates: From the 13th to the 17th January 2020 

Credits: Masters students who will successfully complete the course will earn 4 credits. 

The course is designed as a project class around which students will learn a series of tools for exploration of a digital corpus. Organized during an intensive week in between term 1 and 2 of their Master’s degree, the course will happen over 30 hours and will mostly consist in hands-on training for students to learn how to collect, analyze and visualize large datasets of texts about the coverage of immigration.

This year we work on immmigration and its press coverage since 2004. We look at 2 different kinds of presses, major newspapers in 3 different languages (English, French, German) and scientific (social sciences and humanities) .

Readings and discussions are meant to train students to articulate research design (with a battery of methods to use given the format of the data and the research question) in public. It is also serving the other purpose, important at the early stage of the research career of young scholars, of showing how to combine methods without losing the edge of any of them.

The exercise is to teach students to collectively discover the methods adapted to the case under study. The exercises will deploy a series of methods in an organic fashion: instead of listing them and stabilizing them across the years, they will be adjusted to the case at hand and the instructors will elicit the use of a variety of methods with the students. The important by-product of the exercise is also to teach students to prototype a research design, beyond what research proposals usually contain, by instructing students to explore their data before the dataset is fully defined.

The set of methods will cover data extraction,  formatting and cleaning, text analysis and data visualization. One of the outcomes of the seminar is to teach students to document the steps that have been adopted, from the formulation of their research prototype to the stabilization of a research design. Work will be achieved in small groups.

We ask students to bring their laptop during the workshop and to read the following articles in preparation. These articles will both offer an overview of possible frameworks for analyzing textual material (topic analysis, sentiment analysis) and examples of empirical dataset coming from online, media and academic sources. 

  • Antilla L. Climate of scepticism: US newspaper coverage of the science of climate change. Global environmental change. 2005 Dec 1;15(4):338-52.
  • Farrell J. Corporate funding and ideological polarization about climate change. Proceedings of the National Academy of Sciences. 2016 Jan 5;113(1):92-7.
  • Flores RD. Do anti-immigrant laws shape public sentiment? A study of Arizona’s SB 1070 using Twitter data. American Journal of Sociology. 2017 Sep 1;123(2):333-84.
  • Shwed U, Bearman PS. The temporal structure of scientific consensus formation. American sociological review. 2010 Dec;75(6):817-40.

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Merci pour votre visite à la Journée des masters !

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Nous vous remercions d'être venu aussi nombreux à notre journée portes ouvertes qui à eu lieu samedi 23 novembre à Sciences Po !

Nous esperons avoir répondu à toutes vos questions ainsi que vous avoir guidé dans votre choix de master.

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Admissions : 5 conseils pour réussir votre lettre de motivation

  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Vous souhaitez intégrer Sciences Po en 2020 ? Première étape de votre parcours du candidat, le dossier, et notamment sa pièce maîtresse : la lettre de motivation. Avant de vous lancer, quelques conseils et rappels utiles pour venir à bout de cet exercice. 

Il était une fois...vous : racontez une belle histoire

Qu’est-ce qui vous donne envie d’avoir un impact sur le monde ? À Sciences Po, nous recherchons des candidats qui souhaitent transformer leur talent en pouvoir d’agir. En racontant dans votre lettre une histoire personnelle, vous éclairez vos motivations, attestez de votre engagement et donnez du sens à votre candidature.

Votre lettre est à vous et à personne d’autre

Bien sûr, il est toujours bénéfique de demander un avis extérieur sur votre lettre. Mais ne multipliez ni les relecteurs, ni les révisions : si quelques ajustements peuvent améliorer l’ensemble, des changements trop nombreux peuvent dénaturer votre texte et au final lui faire perdre tout authenticité. Or, vous êtes la personne la mieux placée pour connaître et évoquer vos talents et vos compétences. Vous devez vous retrouver dans la version finale de la lettre, et en être fier. N’oubliez pas que, si vous êtes admissible et que vous allez à l’oral, vous devez pouvoir parler et commenter chaque mot sans difficulté.

“Se vendre” tout en restant humble : une question d’équilibre

N’ayez pas peur de mettre en avant vos forces et vos réussites. Mais assurez-vous d’une part de leur pertinence par rapport à votre projet académique ou professionnel. Et, d’autre part, pensez à les mettre en contexte, à donner des exemples précis qui illustrent ce que vous voulez décrire. Cela permet de vous valoriser de manière argumenté et réfléchie, sans tomber dans l’arrogance.

Faites des choix

Votre lettre de motivation n’est pas la seule pièce du dossier : elle sera lue et évaluée avec vos notes et votre CV. Nul besoin de reparcourir dans votre texte l’ensemble de votre parcours personnel et académique ni de faire une liste exhaustive de vos réalisations ou de vos engagements. Vous devez considérer la lettre comme une opportunité de préciser et d’étayer votre motivation pour les programmes auxquels vous postulez, et - pour les candidats en master notamment - pour le projet professionnel que vous envisagez. Vous devez faire des choix parmi toutes les histoires que vous pourriez raconter : il faut retenir celle(s) qui éclairent le plus votre motivation.

N’envoyez pas le premier jet et n’attendez pas la dernière minute

Vous ne pouvez pas aboutir à la version finale de votre lettre en une seule fois. Ne vous y prenez pas la veille du dernier jour : vous avez besoin de temps pour réfléchir, construire votre récit, puis le relire à tête reposée, l’améliorer, vérifier qu’il contient tous les éléments de motivation, et intégrer les - éventuelles - révisions d’un autre relecteur (qui doivent rester ponctuelles, cf. le conseil ci-dessus). Sans oublier, évidemment, les corrections d’orthographe et de syntaxe ! Style formel ou plus personnel ? Peu importe, tant que vous restez cohérent et sincère. Essayez de rédiger un texte agréable à lire, avec des idées claires et pertinentes. Visez la simplicité et l’efficacité ! Ce qui est loin d’être simple : c’est pour cela que vous aurez besoin de temps, à l’image de Blaise Pascal et son célèbre commentaire sur une de ses lettres :  « Je n'ai fait celle-ci plus longue que parce que je n'ai pas eu le loisir de la faire plus courte ».

Pour aller plus loin

Crédits photo @Vincent Watel/Sciences Po

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Gouverner la finance

La lettre de la Recherche à Sciences Po, Cogito n°8
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Dans ce dossier consacré à la difficile gouvernance de la finance, nos chercheurs auraient pu conter et analyser les crises financières qui ont marqué nos mémoires, voire envisager l’avenir à grand renfort de courbes affolantes. Mais l’intérêt de la recherche étant de sortir des sentiers battus, ils exposent ici leurs travaux les plus récents, consacrés à des sujets méconnus ou oubliés, donnant de nouvelles clés pour pénétrer dans les arcanes de cet univers si fantasmé qu'est la finance.

Bonne lecture !

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USA : Mobilité doctorale et double doctorat

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Sciences Po favorise l’insertion des doctorantes, doctorants et des post-doctorantes, post-doctorants dans les réseaux internationaux de recherche. C'est pourquoi les accords d'échange signés avec plus de 400 universités partenaires dans le monde prévoient que les doctorants de Sciences Po aient la possibilité d'y participer.

Outre les aides financières proposées par l’Ecole doctorale pour aider les étudiantes, étudiants parvenus en thèse à effectuer leurs recherches, et leur permettre de prendre en charge une partie des dépenses de transport, de participation à des colloques ou de courts séjours de recherche prévus en 2020, plusieurs dispositifs et un double-diplôme vous sont proposés pour les USA :

Le programme des bourses doctorales américaines

L'École Doctorale et le Centre des Amériques de Sciences Po ont créé un Programme de bourses doctorales américaines. Ce programme propose des séjours dans les grands centres de recherche en sciences sociales de plusieurs universités nord-américaines. Sciences Po assure la réciprocité de ces partenariats privilégiés en accueillant à son tour les doctorantes, doctorantes de ces universités.

Un Double Ph.D Sciences Po/Columbia University, qui s'adresse plus particulièrement aux doctorants en D1 en science politique. Date limite d’inscription : 13 janvier 2020 auprès de Marie-Hélène Kremer.

Le Programme Alliance : joint-venture académique innovante entre l'Université Columbia et trois grandes institutions françaises : l'École polytechnique, Sciences Po et l'Université Panthéon-Sorbonne dont l'objectif est de poursuivre l’innovation en matière d’éducation et de recherche entre les quatre institutions en partageant connaissances, pratiques et ressources. 

L’appel à la mobilité doctorale de l’Alliance vise à soutenir et à financer des projets de recherche transatlantique de la plus haute qualité, dans toutes les disciplines, pour les doctorantes, doctorants affiliés à l’une des quatre institutions partenaires.

=> Plus d’informations : Doctoral Exchange Opportunities in the US (PDF)

Vos contacts à Sciences Po :

Direction des affaires internationales (DAI) - Centre des Amériques : Sylvain QUATRAVAUX, Chargé de mission États-Unis (graduate)

École Doctorale : Imola STREHO, Directrice adjointe

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Alexandre Frondizi

Trois fois primé pour sa thèse en histoire
  • Alexandre Frondizi, trois fois primé pour sa thèse en histoireAlexandre Frondizi, trois fois primé pour sa thèse en histoire

Alexandre Frondizi, jeune docteur en histoire, reçoit : 

  • Le Prix Benabou de la Chancellerie des Universités de Paris
  • Le Prix de la Société Française d'Histoire Urbaine
  • Le Prix spécial Ary Scheffer, décerné par le Comité de Liaison des Associations Dix-Neuviémistes

pour sa thèse "Paris au-delà de Paris : urbanisation et révolution dans l’outre-octroi populaire, 1789-1860" soutenue fin 2018 et menée sous la direction de Jean-François Chanet, Professeur à Sciences Po et Florence Bourillon, Professeur d’histoire contemporaine à l'université Paris-Est-Créteil (UPEC).

Nous lui adressons toutes nos félicitations !

Alexandre est actuellement post-doctorant à l'Université de Neuchâtel sur un projet du Fonds National Suisse (FNS) sur les républicanismes méridionaux au tournant des XVIIIe et XIXe siècles.

Ecoutez le podcast de l'émission France Culture : Le cours de l'histoire - Une histoire du vivre en ville : quand la ville surgit, Entretien avec Alexandre Frondizi du 6 novembre dernier.


Résumé de la thèse :

Cette recherche entend revisiter l’histoire du Paris populaire du XIXe siècle par une appréhension locale et grand-parisienne des rapports entre urbanisation et révolution. L’exploration du cas de la fabrique socio-politique du quartier chapello-montmartrois de la butte des Moulins montre comment, en s’appuyant parfois illégalement sur des réformes fiscales, territoriales, foncières et financières de la fin du siècle précédent, des Parisiens de naissance et d’adoption construisent à partir des années 1820 la capitale des révolutions également hors de ses limites administratives. Tout en érigeant cet espace social en quartier d’une République insurgeante grand-parisienne, l’année 1848 révèle que, au lieu d’exprimer la longue crise d’une ville atone face à son impressionnante croissance démographique, les journées de Juin manifestent le succès d’une révolution urbaine silencieuse. Le succès d’une urbanisation qui, par la voie inédite des lotissements populaires par lesquels, avec la complicité puis le soutien des autorités locales, des promoteurs projettent efficacement leur ville au-delà d’elle-même, permet à une multitude de familles et d’individus d’origine majoritairement ouvrière de se loger à moindre coût dans des immeubles que des lotis au profil social similaire élèvent sur les terrains notamment acquis grâce au dynamique marché du crédit immobilier interpersonnel. En barricadant leur quartier et en descendant dans la vieille ville pour défendre avec leurs frères de l’intra-muros l’idéal de démocratie sociale de proximité qu’ils investissent dans les institutions républicaines localistes, ces Parisiens de l’outre-octroi transforment dès 1848 la butte des Moulins en l’un des Aventins de leur agglomération. L’analyse multiscalaire des pratiques et des itinéraires socio-spatiaux des bâtisseurs du quartier dévoile en définitive la précocité de la formation d’un Grand Paris populaire dont les voisins de certaines de ses marges urbaines n’attendent point les effets ségrégatifs de l’haussmannisation pour revendiquer leur appartenance à la capitale des révolutions.

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Prix de la Société Française d'Histoire Urbaine : depuis janvier 2012, La Société Française d’Histoire Urbaine (SFHU) attribue chaque année un prix de thèse. Ce concours de thèses s’adresse aux jeunes docteurs en histoire urbaine. Par cette initiative, la SFHU vise à encourager de jeunes chercheurs et à favoriser la plus large diffusion possible de leurs travaux. Le prix est décerné chaque année lors des journées d’étude organisées par la SFHU.
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Prix Benabou, prix de la Chancellerie des Universités de Paris :
La Chancellerie décerne chaque année plus de 50 prix solennels de thèse, toutes disciplines confondues. Les prix solennels récompensent l’excellence de la valeur universitaire et scientifique d’une thèse de doctorat soutenue au cours de l’année civile précédant l’année d’attribution. Ils s’adressent aux étudiants franciliens en droit et sciences politiques, sciences économiques et de gestion, médecine, sciences, pharmacie, lettres et sciences humaines.
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Prix spécial Ary Scheffer, décerné par le Comité de Liaison des Associations Dix-Neuviémistes : désireux de récompenser et promouvoir les travaux de chercheurs portant sur le XIXe siècle, le Comité de Liaison des Associations Dix-neuviémistes (CL 19) a créé un prix annuel destiné à couronner une thèse de doctorat ou un mémoire de troisième cycle portant sur le XIXe siècle (1789-1914). Ce prix est décerné pour la première fois en 2016, dans l’esprit du CL 19, qui réunit sociétés savantes, groupes de recherche, musées, bibliothèques et institutions culturelles concernées par l’étude du XIXe siècle.
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[ Novembre 2019 ]

Institut Universitaire Européen

Doctorat et postdoctorat
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

L'Institut Universitaire Européen est venu présenter leurs programmes doctoral & postdoctoral le 14 novembre dernier.

Retrouvez les documents projetés lors de la réunion :

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