Nicolas Bau, promotion 2022

Doctorant à l'Université de Genève | Diplômé du master en Science politique, mention Politiques publiques
  • Nicolas Bau, Diplômé du master en Science politique, mention Politiques publiqueNicolas Bau, Diplômé du master en Science politique, mention Politiques publique

Pouvez-vous nous parler de votre parcours académique ?

J’ai rejoint Sciences Po en master, après un cursus en classe préparatoire B/L, complété par une licence au Nouveau Collège d’Etudes Politiques (NCEP), une formation commune aux universités de Paris VIII et de Paris Nanterre.
J’ai eu la chance de poursuivre un parcours académique très riche et très stimulant, ce qui m’a permis de rapidement développer un intérêt pour les politiques publiques. La formation au NCEP offrait une formation complète, critique et actionnable pour l’action publique.
Durant cette période, j’ai été très marqué par la lecture de Michel Foucault, notamment sur le néolibéralisme, et par les usages de sa pensée en science politique. Cet épisode a constitué un premier moment important dans ma réflexion sur ma volonté de poursuivre dans la recherche. Cet intérêt s’est confirmé après une expérience positive dans un laboratoire de recherche.
A la fin de ma licence, j’avais donc une idée assez nette de mon souhait de poursuivre dans la recherche, et c’est dans cette perspective que j’ai candidaté au master de Science politique à Sciences Po.

Pourquoi avoir choisi le master en Politiques publiques ?

Heureuse coïncidence, trois nouvelles majeures, dont une en politiques publiques, s’ouvraient dans le master Science politique pour l’année où je souhaitais le rejoindre. Je souhaitais une formation solide en politiques publiques et, Sciences Po est une université de référence en France et à l’étranger dans ce domaine.
Par ailleurs, je n’avais jamais reçu d’enseignement de méthodes en classe préparatoire et en licence, et souhaitais bénéficier d’un accompagnement méthodologique, qui est au cœur de la formation à la recherche. Lors de la première année de formation, le master en politiques publiques offre justement un enseignement complet et avancé en méthodes qualitatives et quantitatives et, particularité de ce parcours de spécialité par rapport aux autres majeures, des enseignements de méthodes appliquées à l’analyse et à l’évaluation des politiques publiques.
Le pluralisme de la formation enfin, tant dans l’offre d’enseignements que les approches enseignées, a constitué un élément fort dans mon choix de candidater dans la majeure Politiques publiques.

Pourquoi avoir choisi de poursuivre en doctorat ? Comment s’organise votre quotidien ?

Le master a davantage suscité de questionnements en moi qu’il n’en a résolu.
Mon mémoire de master, qui portait sur l’influence des savoirs néo-managériaux sur la politique française d'aide au développement, a fait émerger un questionnement plus large sur les effets des changements d’idéologie sur l’allocation de l’aide au développement.
C’est dans cette perspective que j’ai candidaté à l’Université de Genève (UNIGE) pour travailler sous la direction de Simone Dietrich, qui développe un agenda de recherche sur les bureaucraties de l’aide au développement. Je souhaitais également enseigner et le doctorat en offre la possibilité. Je suis financé par un contrat d’assistant d’enseignement. Une partie de mon temps de travail est donc dédié à l’enseignement au sein du Bachelor en Relations Internationales de l’UNIGE. Je consacre le reste de mon temps aux recherches pour ma thèse, à la co-organisation d’évènements scientifiques, et à la participation à la vie académique à Genève et ailleurs.
L’emploi du temps est chargé mais les tâches diversifiées. Il n’y a généralement pas une journée qui ressemble à une autre !

Qu’est-ce que le master en Politiques publiques vous apporte dans votre cursus doctoral ?

Je me suis rendu compte de la qualité de la formation reçue dans la majeure Politiques publiques lorsque j’ai commencé ma thèse. La diversité des enseignements, qui permettent de connaître les principaux débats de la discipline, ainsi que la qualité des textes donnés à lire dans le cadre du master, aident à se constituer une connaissance à la fois large et pointue de la science politique et du champ des politiques publiques. C’est un gain de temps énorme en début de doctorat.
Au-delà de la thèse, l’ensemble des cours que j’ai suivi durant les deux années de master me servent aujourd’hui. Dans le monde académique, il y a de multiples activités qui imposent de s’extraire de son champ de spécialité. Enseigner, tout comme discuter les travaux de ses collègues, demandent par exemple une connaissance plus vaste de la science politique que la seule expertise qu’on se forge autour de son sujet. La formation méthodologique, enfin, est très utile. Dans ce cadre, les enseignements en méthodes quantitatives sont un réel atout de la formation, puisqu’elles constituent souvent un prérequis obligatoire pour réaliser un doctorat à l’étranger.

Pourquoi recommanderiez-vous ce master ?

C’est une excellente formation pour une poursuite d’études en doctorat, mais pas uniquement.
L’accent est mis dès le début de la première année sur l’apprentissage de la pluralité de méthodes de collecte et d’analyse des données et sur la construction d’un dessin de recherche solide, cohérent et faisable pour le mémoire en seconde année. De nombreux métiers autres que celui de chercheur.e auxquels il est possible d’accéder après ce master imposent de savoir travailler avec des données, c’est-à-dire identifier leur disponibilité, les sélectionner selon des critères stricts, développer des indicateurs pertinents et objectivés pour les analyser et leur donner du sens.
Les conditions d’études à Sciences Po sont par ailleurs excellentes. Les ressources sont vastes et immédiatement disponibles grâce au travail des bibliothécaires. Aussi, l’encadrement dans la majeure politiques publiques est constitué par une équipe de professeurs impliqués dans le master. Leur bienveillance et leur disponibilité aident à construire son propre sujet de recherche et son début de parcours académique.
Les enseignants sont ouverts aux échanges. Ils sont pour la plupart rattachés au Centre d’Etudes Européennes et de Politique Comparée, un laboratoire très inséré dans le tissu académique où les étudiants sont encouragés à assister aux évènements scientifiques. Enfin, l’ambiance avec les autres étudiants était très bonne et conviviale. Nous discutions régulièrement de nos travaux respectifs et sortions souvent ensemble !

Auriez-vous un conseil à donner à un-e étudiant-e qui souhaite s’orienter vers un doctorat ?

N’ayant commencé mon doctorat que récemment, je n’ai certainement pas le recul nécessaire pour fournir les meilleurs conseils, mais je pense qu’il est primordial d’être vraiment passionné par son sujet et son champ d’étude.
Il faut être suffisamment habité par son intitulé de thèse pour pouvoir s’y consacrer (presque) tous les jours pendant plusieurs années. Je pense qu’il faut être prudent aussi sur le fait de ne pas se réfugier constamment dans les activités annexes à la thèse (enseignement, activités administratives, …) pour conserver le temps suffisant à la recherche.
Aussi, contrairement aux idées reçues, faire un doctorat ne se réduit pas nécessairement à passer ses journées seul. Les opportunités de rencontres et d’échanges sont nombreuses. Enfin, je pense qu’il est important de se renseigner sur des programmes doctoraux qui n'enferment pas les étudiants dans leur sujet. Il faut aussi s’assurer de la qualité du suivi des doctorants, de l’accompagnement post-doctoral, ou des opportunités par exemple d’insertion dans des projets de recherche, qui sont des modalités qui varient en fonction des universités. Pour cela, je conseillerais d’échanger avec un éventuel futur superviseur et d’éventuels futurs collègues.

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[ Janvier 2023 ]

 

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A New World Order

Conference & Workshops, on January 25th - 26th
with Paul Romer, Nobel Laureate in Economic Science, 2018 and many high-level speakers: researchers, policy makers, diplomats ...
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

After recovering from the COVID-19 pandemic, the world plunged into one of its darkest moments in modern history unveiling some fundamental challenges within the political, economic, and social tissues of our society. The war has demonstrated multiple faults of the existing systems of governance, on both the national and international levels.

The Sciences Po – The Boris Mints Institute (BMI) and the international School of Social Sciences at Tel Aviv University conference aims to explore facets of this frightening reality to see if we can come up with some strategic responses to these global challenges with a number of outstanding speakers.

Click here to view the full program

Registration
You can register separately for each event: Conference on 25th, Workshops morning 26th, Workshops afternoon 26th.

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"Savoir allier la raison et la passion..."

Entretien avec la directrice des études en histoire, Marion Fontaine
  • Marion Fontaine, professeure des universités à Sciences Po Marion Fontaine, professeure des universités à Sciences Po

Envie de faire une thèse en histoire ? Discipline-phare enseignée dès le Collège universitaire, l'histoire est aussi l’un des piliers de la recherche à Sciences Po. Quelles recherches en histoire pratique-t-on à Sciences Po ? Comment trouver un sujet de thèse dans cette discipline ? ... Les conseils et réponses de Marion Fontaine, professeure des universités à Sciences Po en histoire, rattachée au Centre d’histoire de Sciences Po et directrice des études en histoire.

Pourriez-vous nous parler de votre parcours ?

J’ai étudié l’histoire à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), où j’ai soutenu ma thèse en 2006. Celle-ci portait sur les relations entre sport (football), identité politique et identité sociale dans le monde des mineurs de charbon, de leur apogée à la crise et à leur disparition.

Je n’avais pas à l’origine envisagé de faire de la recherche en histoire mon métier, j’avais plutôt songé, comme beaucoup, au journalisme et à l’édition. Mais la fréquentation de l’histoire et des sciences sociales, telles qu’elles se font en pratique, le plaisir du terrain et des archives, et tout simplement le hasard des rencontres et des amitiés intellectuelles ont fait que j’ai finalement choisi de m’engager dans cette voie.

Après la thèse, j’ai enseigné comme agrégée dans le secondaire, avant d’avoir un poste à l’Université d’Avignon. J’ai beaucoup aimé ces années méditerranéennes qui m’ont permis de découvrir d’autres terrains, que j’ai explorés notamment dans le cadre de ma délégation à l’Institut Universitaire de France (IUF). J’ai eu aussi l’occasion d’expérimenter un autre aspect – important – de ce métier, à savoir la direction d’une structure de recherche (le Centre Norbert Elias, laboratoire interdisciplinaire de sciences sociales).

Après la soutenance de mon habilitation à diriger des recherches en 2021, j’ai posé ma candidature pour le poste de professeur qui s’ouvrait alors à Sciences Po, institution où je retrouvais des collègues que je connaissais bien, et avec lesquels j’éprouvais des affinités intellectuelles pour construire un projet collectif.

Quelles activités de recherche menez-vous au sein du Centre d'histoire ? Qu'est-ce qui vous a amené à vous y intéresser ?

J’ai l’habitude de dire, en plaisantant à demi, que je travaille avant tout sur des domaines qui ont pour point commun aujourd’hui de s’effondrer, ou d’être profondément en crise. Ce n’est bien sûr pas vrai pour le football ! Mais le reste de mes recherches, qui concernent l’histoire des mondes ouvriers et des sociétés industrielles au XXe siècle, ainsi que l’histoire du socialisme, au sens très général du terme, correspondent assez bien à cette définition. La mine et le charbon, la « classe ouvrière », le socialisme… Autant de mots et de réalités qui peuvent paraître éloignées des préoccupations de notre XXIe siècle. Mais en réalité elles ne cessent de hanter notre présent, et c’est bien cette conviction qui me guide dans mes recherches. Celles-ci peuvent s’adosser par ailleurs aux profonds renouvellements théoriques survenues ces dernières décennies (en histoire sociale, en histoire environnementale, sur la question des identités), et qui permettent d’éclairer tous ces objets sous un nouveau jour.

Au Centre d’histoire, je m’occupe en particulier en ce moment d’un important projet international «Deindustrialization and the Politics of Our Time [DEPOT] ». Ce projet rassemble les chercheur.e.s de six pays, en Europe et en Amérique du Nord. Il vise à étudier les formes de désindustrialisation contemporaine, dans une perspective résolument transnationale et de comparaison internationale, ce qui manque souvent dans l’approche de ces phénomènes. Il a également pour objectif de saisir la désindustrialisation sous l’angle de ses effets politiques (marginalisation, crise des collectifs, dans certains cas, montée du nationalisme). Les événements de ces dernières années nous font penser que ce travail peut non seulement être fécond du point de vue intellectuel, mais éclairer un certain nombre de débats majeurs dans l’espace public.

Vous avez été nommée à la rentrée dernière directrice des études doctorales en histoire. En quoi est-ce intéressant d'accompagner les étudiant.e.s ?

C’est plus qu’intéressant, c’est un travail tout à fait passionnant ! Classiquement, et comme tous mes prédécesseurs, ce que j’aime avant tout c’est le contact direct avec les étudiant.e.s.

C’est très gratifiant de les accompagner et de voir éclore des trajectoires de chercheur.e.s  ou de voir les étudiant.e.s, sur la base de ce qu'ils ont appris par la recherche, partir vers d'autres horizons.  

Avec les masterants, il s'agit, avec l'ensemble des collègues du Centre d'Histoire, de les accompagner dans leur première expérience de la recherche en histoire et dans l'élaboration de leur sujet de mémoire. C'est un moment important pour eux et pour nous. C'est un moment aussi qui leur permet de savoir s'ils souhaitent poursuivre dans la voie de la recherche, ou si, sur la base de toutes les expériences qu'ils auront faites dans le cadre du master, ils souhaitent suivre d'autres pistes, dans le domaine culturel, dans les médias, dans l'administration ou dans d’autres entreprises. Le master en histoire apporte nombre de compétences et peut mener à beaucoup de voies très diverses !

Et avec les doctorant.e.s, leurs sujets de recherche, par leurs questionnements, par leurs initiatives m’apportent aussi beaucoup : c’est véritablement un échange.

Les tâches administratives peuvent paraître plus rébarbatives, mais elles ont aussi un intérêt et permettent de mieux appréhender aussi bien l’institution Sciences Po que les évolutions du doctorat et de la recherche à l’échelle nationale et internationale. On est aussi aidé par une formidable équipe administrative, qui facilite grandement notre tâche !

En bref, tous les aspects sont intéressants, et je suis très heureuse d’occuper cette fonction.

D’après-vous quelles sont les clés pour bien réussir son doctorat ?

Il y a tout d’abord le choix d’un sujet qui soit à la fois suffisamment ambitieux, et réaliste (notamment en matière d’accès aux archives) et d’un directeur / directrice de thèse. Ce sont deux éléments fondamentaux pour la réussite du doctorat, et auxquels il faut bien réfléchir en amont.

Il y a des clés intellectuelles bien sûr : savoir s’organiser, avoir le goût des archives et de l’écriture, sans lequel rien n’est possible, avoir le goût du débat aussi. En doctorat, on n’apprend plus l’histoire comme un savoir académique stabilisé ; on fait de l’histoire, en tenant compte des évolutions et des remises en cause propres à tout savoir scientifique.

Il y a d’autres éléments important s : le doctorat en histoire n’est pas cet exercice solitaire que l’on présente parfois, il a au contraire une dimension profondément collective : dans les échanges au sein du Centre d’Histoire, dans le contact avec les collègues, dans la participation aux séminaires et aux colloques. C’est une dimension majeure à laquelle il faut être très attentif. En même temps, le doctorat est le temps de l’autonomisation intellectuelle et de la construction de sa trajectoire académique Cela ne va pas sans incertitudes. Mais il faut bien se dire que c’est tout à fait normal, et que les encadrant.e.s, et en général toute l’équipe des études doctorales sont attentifs à ces moments !

Pourquoi intégrer les doctorant.e.s  au sein du Centre de d’Histoire ? Quels avantages en retirer ?

Nous considérons les doctorant.e.s non plus exactement comme des étudiant.e.s, mais comme des chercheur.e.s en devenir. Il est donc tout à fait normal et légitime qu’ils et elles soient intégré.e.s à part entière au Centre d’Histoire. Cela leur donne accès aux nombreuses ressources du Centre (bureaux partagés, aide administrative, etc.). Mais, plus important encore, cela leur permet de côtoyer et d’échanger directement, dans le cadre des séminaires, des rencontres que nous organisons, avec les chercheur.e.s du Centre, comme avec les très nombreux invité.e.s. Il y a là une diversité de profils, de méthodes et de contacts, qui est très bénéfique pour les doctorant.e.s.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiant.e.s voulant faire un doctorat en histoire ?

Outre les éléments que j’ai déjà mentionnés plus haut – le choix du sujet et de l’encadrant.e – je pense que l’essentiel, dans le contexte actuel, est de savoir allier la raison et la passion. Le monde académique est de plus en plus divers, internationalisé, sélectif aussi, ce qui ne veut pas dire qu’il est inaccessible ! Il faut donc être réaliste et relativement souple, et savoir que vos projets peuvent être amenés à évoluer au cours du doctorat (c’est le côté raisonnable). En même temps, la recherche est un métier de passion : il ne faut l’entreprendre que si c’est vraiment cela dont vous avez envie (le master sert en général à tester cela). Si c’est le cas ensuite, lisez (beaucoup), explorez, ne craignez jamais d’explorer de nouvelles pistes ou de nouvelles questions, et surtout conservez la part de plaisir intellectuel dans ce que vous faites, et vous verrez que c’est un très beau métier !


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=> Sur Marion Fontaine et le Centre d’histoire de Sciences Po

=> Sur le master et le doctorat en Histoire


Photo : Marion Fontaine - Crédits : Alexis Lecomte

[ Janvier 2023 ]

 

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Célia Bouchet, jeune docteure en sociologie

reçoit le Prix Annie Semal Lebleu de l'Association Laïque pour l'Education, la Formation, la Prévention et l'Autonomie (ALEFPA)
  • Célia Bouchet, Prix de thèse Annie Semal Lebleu de l'ALEFPA 2022Célia Bouchet, Prix de thèse Annie Semal Lebleu de l'ALEFPA 2022

Pour sa thèse en sociologie « Handicap et destinées sociales, une enquête par méthodes mixtes » soutenue en avril 2022 et menée sous la direction Anne Revillard, professeure associée en sociologie au Centre de Recherche sur les Inégalités Sociales (CRIS,  ex : OSC ) et directrice du LIEPP et Philippe Coulangeon, directeur de recherche CNRS au CRIS.

Nous lui adressons toutes nos félicitations.

Ce prix récompense les meilleures thèses dont le sujet porte sur les personnes qui rencontrent des difficultés à caractère social ou présentent un handicap physique ou psychique

Célia Bouchet occupe actuellement un CDD d'ingénieure de recherche à la Mission pour la place des femmes au CNRS (MPDF). Dans ce cadre, Célia mène une recherche par méthodes mixtes sur les inégalités de rémunérations entre les femmes et les hommes en emploi au CNRS (dont de premiers résultats sont disponibles ici). Toujours associée au CRIS et affiliée au LIEPP, elle continue aussi à diffuser les résultats issus de sa thèse à travers des articles, des jeux de données et des vulgarisations scientifiques.

Voir la présentation vidéo :

Résumé de la thèse :

Alors que, au reflet de préoccupations contemporaines, des travaux sociologiques se développent sur les inégalités « entre » groupes sociaux, les différences de parcours liées au handicap sont encore peu documentées. Cette thèse examine les différenciations verticales (inégalités) et horizontales (divisions sans hiérarchies) entre personnes valides et personnes ayant grandi avec des limitations durables vivant en ménage en France métropolitaine. Nous combinons une exploitation de l’Enquête Emploi en Continu 2011 et de son module ad-hoc avec une analyse d’entretiens semi-directifs menés avec 37 personnes, dont 20 ayant grandi avec une déficience visuelle et 17 ayant grandi avec des troubles dys. Le handicap façonne les parcours des personnes interrogées à travers trois dynamiques : des assignations (perceptions et traitements par autrui), des auto-identifications (représentations et pratiques des personnes elles-mêmes) et des contraintes liées aux limitations durables (impératifs temporels, restriction des possibles…). Ces dynamiques agissent aussi sur les représentations par les personnes de leurs positions, entre repérages de certaines dévalorisations quotidiennes et biais favorables dans l’auto-évaluation de leur réussite. Des approfondissements relatifs à la scolarité, à l’emploi et à la vie familiale nous apprennent que le handicap coconstruit avec l’origine sociale, le genre, la migration et la race des inégalités au détriment de plusieurs sous-populations handicapées : moindres niveaux d’études, freins à l’emploi et en emploi, obstacles à la conjugalité et à la parentalité… Des divisions horizontales singulières existent également entre personnes valides et personnes perçues par autrui ou s’auto-identifiant comme handicapées, comme des spécialisations scolaires et professionnelles et des appariements conjugaux atypiques. 
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Consultez la thèse en ligne sur HAL

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Prix de thèse de l’Alefpa : l’Association laïque pour l'éducation, la formation, la prévention et l'autonomie décerne chaque année deux prix récompensant une thèse de doctorat. Les travaux doivent concerner les personnes connaissant des difficultés à caractère social ou présentant un handicap physique ou psychique. Ils peuvent traiter de l’éducation ou de la formation, des modalités d’accompagnement, des soins à leur apporter. Ils envisagent notamment les moyens susceptibles de favoriser la prévention, l’accession de ces publics à l’autonomie ou leur statut de citoyen dans la société. Les disciplines concernées sont notamment (mais non exclusivement) les suivantes : architecture, médiation culturelle, sciences de l’éducation, psychologie, sociologie, sciences politiques, les disciplines médicales, etc.
=> En savoir plus sur l’Alefpa

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[ Janvier 2023 ]

 

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"Il faut se faire confiance et ne pas se décourager… "

Portrait de diplômé : Nicolas GHIO, doctorant en Économie à Sciences Po
  • Nicolas GHIO | Doctorant, diplômé du master en Economie (Promotion 2019)Nicolas GHIO | Doctorant, diplômé du master en Economie (Promotion 2019)

Pouvez-vous nous parler de votre parcours académique ?

Après mes études dans un petit lycée public du Sud de la France, j'ai intégré Sciences Po après mon bac. J'ai poursuivi mes études dans le cadre du master In Economics de l'École de la Recherche. Après trois années en tant qu'assistant de recherche, j'ai intégré le programme doctoral de Sciences Po en septembre 2022. 

Comment est né votre intérêt pour l’Economie ?

Mon parcours est un peu atypique. Au lycée je lisais très régulièrement la presse écrite car j'avais besoin de mieux comprendre les fonctionnements de notre société. Dès la découverte des Sciences Économiques et sociales (SES) au lycée, j'ai su que je voulais être économiste. C'était une discipline qui répondait à tous mes questionnements et m'apportait des clés de réponse. J'ai toujours détesté les situations sous optimales, en me disant que collectivement nous pouvions trouver des meilleures solutions et c'est précisément ce que fait l'économie. 

Quelles ont été les principales étapes de la construction de votre projet professionnel ?

Bien orienté par ma professeure de SES de l'époque, j'ai candidaté à Sciences Po après le bac avec comme objectif d'intégrer le master en économie. Les autres cours que j'ai pu prendre en sociologie ou en histoire venaient également nourrir mon appétence pour les sciences sociales. Arrivé dans le master d'économie, mon goût pour la recherche et pour l'enseignement s'est renforcé. J'ai notamment eu une très bonne expérience lors de la rédaction de mon mémoire, avec mon superviseur de l'époque qui est devenu mon superviseur de thèse. 

Pourquoi avoir choisi de poursuivre en doctorat ?

Au début du master je n'étais pas vraiment sûr de vouloir poursuivre en doctorat. Je m'intéressais plus aux applications des faits économiques qu'à la recherche de ces faits. La formation acquise lors de ces deux années m'a néanmoins donné des bases très solides. À la suite de la diplomation, j'ai décidé de poursuivre dans le milieu universitaire, afin notamment de gagner de l'expérience et d'avoir une meilleure appréhension des outils utilisés. J'ai donc été assistant de recherche pour plusieurs universitaires, d'abord à UC Berkeley en Californie puis à la Paris School of Economics. Au bout de trois ans je me sentais enfin prêt à commencer une thèse et à travailler sur mes propres projets. C''était la continuité logique de mon parcours. 

Auriez-vous un conseil à donner à un-e étudiant-e qui souhaite s’orienter vers un doctorat ?

Il faut se faire confiance et ne pas se décourager. Beaucoup d'étudiants, et j'en faisais partie, ont un syndrome de l'imposteur, et pensent ne pas être assez doués car ils ne comprennent pas tout du premier coup. Il n'y a aucune honte à prendre son temps, faire une pause et acquérir de l'expérience car, en doctorat ou après, on continue toujours d'apprendre. Ce ne sont pas vos notes qui vont déterminer votre capacité à être chercheur mais votre créativité et votre capacite à développer de bonnes idées. Une thèse est un long chemin, avec beaucoup de hauts et de bas. Il faut l'envisager sereinement, sans se précipiter et en se sentant prêt. J'insisterai également sur le fait que la recherche est une expérience collective et humaine. Nous sommes amenés à présenter nos projets en séminaire, à travailler avec d'autres chercheurs donc il ne faut pas hésiter à collaborer, à échanger sur notre sujet ou à demander de l'aide. C'est la raison pour laquelle selon moi la relation avec son ou sa superviseur est primordiale. 

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[ Janvier 2023 ]

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Entretien avec Alain CHENU, Référent à l'intégrité scientifique de Sciences Po

  • Alain Chenu, Professeur émérite des universités  © Alexis Lecomte / Sciences PoAlain Chenu, Professeur émérite des universités © Alexis Lecomte / Sciences Po

L'intégrité scientifique est un élément clé de la confiance que la société accorde à la science et à la recherche. Alain Chenu, Professeur émérite des universités, chercheur à l'Observatoire sociologique du changement, nommé référent à l'intégrité scientifique (RIS) de Sciences Po fin 2021, avait répondu à ces quelques questions.

Comment définiriez-vous votre rôle de référent ? Quels sont les enjeux principaux de l'intégrité scientifique ?

Alain Chenu. “L’activité scientifique obéit à des principes d’autonomie et de collégialité : les chercheurs considèrent que seuls d’autres chercheurs sont à même de juger de la valeur scientifique de leurs travaux. Si le socle de ces principes est resté le même depuis longtemps, les modalités de l’évaluation par les pairs (peer review) ont obéi à des règles de plus en plus explicites en matière de déontologie. À mesure que les effectifs et les budgets s’accroissaient, les institutions se sont différenciées. Les comités d’éthique ou de déontologie de la recherche, ainsi que les référents à l’intégrité scientifique, comptent parmi les derniers nés dans ce processus. Leur rôle n’est pas d’empiéter sur l’évaluation par les pairs, mais de contribuer à ce que cette évaluation se déroule plus aisément. Ils veillent au respect de la propriété intellectuelle, à la transparence et l’innocuité des opérations de recherche, à l’absence de tout lien de dépendance familiale, économique ou autre entre les évaluateurs et les évalués.”

Pouvez-vous nous définir plus précisément les domaines d’intervention ?

“ Le respect de la propriété intellectuelle : puisque le rôle des chercheurs est de produire de nouveaux savoirs, il est essentiel que le neuf ne soit pas de l’ancien maquillé en neuf. Donc le plagiat est proscrit ; mais en pratique, il n’est pas toujours facile à identifier : il arrive qu’un chercheur parfaitement intègre pense avoir des idées originales alors qu’il ne fait que répéter les idées des autres. Le Référent à l'intégrité scientifique intervient dans les arbitrages à propos de la paternité, ou de la maternité, de certaines analyses scientifiques. Confidentialité et présomption d’innocence sont de règle lorsqu’il est saisi d’un cas.

La transparence des opérations de recherche : puisque le rôle des chercheurs est de produire des savoirs en faisant appel à des observations et à des méthodes bien identifiées, l’intégrité consiste à ne pas forger des observations imaginaires, à ne pas tricher sur les méthodes, à ne pas dissimuler des résultats troublants, à ne pas subordonner une analyse aux exigences de tel ou tel commanditaire. Là encore, la ligne n’est pas toujours facile à tracer entre une simple erreur et un comportement déviant – désormais qualifié de « manquement à l’intégrité scientifique ». Le RIS aide les chercheurs à améliorer la traçabilité de leurs travaux.

L’innocuité des opérations de recherche : il arrive que des chercheurs travaillant sur des sujets sensibles ou des zones à risque puissent se mettre en danger, ou mettre en danger – le plus souvent involontairement – des personnes ou des collectivités sur lesquelles ils ont enquêté. De tels risques peuvent être limités grâce à diverses règles et procédures : demandes de consentement, anonymisation, protection ou éventuellement destruction de fichiers ou de notes... En liaison avec la déléguée à la protection des données, le RIS aide les chercheurs à se conformer à ces règles, qu’il n’est pas toujours facile de rendre compatibles avec les exigences de bon archivage et de transparence (au cœur de la politique de science ouverte / open science). Toute demande de soutenance de thèse à huis clos doit, par exemple, lui être soumise.

Les questions d’intégrité scientifique se déclinent assez différemment d’une discipline à une autre et d’un pays à un autre. Le RIS participe à des réseaux nationaux (OFIS, RESINT) et internationaux (ENRIO, etc.) (*) de coordination entre spécialistes de l’intégrité scientifique. Cette expérience permet de contribuer à l’élaboration de guides de bonnes pratiques, ainsi qu’à la sensibilisation et à la formation des chercheurs et des futurs chercheurs.”

(*) OFIS : Office français de l'intégrité scientifique. RESINT : Réseau national des référents à l'intégrité scientifique. ENRIO : European Network of Research Integrity Offices.

Contact : integrite.scientifique@sciencespo.fr.

En savoir plus sur le site de la Recherche de Sciences Po.

Entretien réalisé fin 2021 par l'équipe éditoriale de Sciences Po.

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Meilleurs voeux !

  • Meilleurs voeux ! © ShutterstockMeilleurs voeux ! © Shutterstock

Toute l’équipe de l’École de la recherche vous souhaite
une bonne et heureuse année 2023 !

 

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Éthique et intégrité de la recherche

Formation doctorale | Conférence inaugurale avec les professeurs Alain Chenu, Nicolas Sauger et Marie Scot le 16 janvier 2023 de 10h15-12h15
  • Formation doctorale à l'Éthique et l'intégrité de la rechercheFormation doctorale à l'Éthique et l'intégrité de la recherche

Formation réservée en priorité aux doctorantes et doctorants de 1ère année et proches de la soutenance (2023)

L’arrêté ministériel du 25 mai 2016 sur les études de troisième cycle précise qu’en France les écoles doctorales « veillent à ce que chaque doctorante et doctorants reçoivent une formation à l'éthique de la recherche et à l'intégrité scientifique » (article 3).

C'est dans ce cadre que l'École de la recherche de Sciences Po organise, sous la forme d'un cours inter-semestre, le cours Éthique et intégrité de la recherche. 

Ce cours débutera le lundi 16 janvier 2023 par une Conférence inaugurale avec les professeurs :

  • Alain Chenu, référent à l'intégrité scientifique (RIS) de Sciences Po & professeur des universités en sociologie
  • Nicolas Sauger, professeur des universités en science politique et directeur du Centre de données socio-politiques (CDSP)
  • Marie Scot, professeure agrégée d'histoire et chargée de mission à l'intégrité scientifique

Il  vous sera ensuite proposé de choisir parmi un ensemble de modules thématiques.

La validation de ce cours repose sur l’assiduité à trois sessions et la remise de deux travaux initiant les doctorantes et doctorants à l’identification des risques éthiques et données.

La Conférence inaugurale abordera les points suivants :

    1. Définition et histoire des concepts : éthique / déontologie / intégrité scientifique / liberté académique
    2. Domaines de déviance possible : signature des publications, plagiat, conflits d’intérêt, revue par les pairs, gestion des données (forgées, falsifiées, cachées, divulguées) …
    3. Cadrage législatif et règlementaire national et européen
    4. Dispositifs à Sciences Po pour accompagner les doctorantes et les doctorants
    5. Présentation des modules et du mode de validation de la formation

Dans un 2ème temps, vous serez invités à vous inscrire à 2 modules thématiques de formation à choisir parmi les suivants :

    1. Questions éthiques et entretiens
    2. Questions éthiques et sondages
    3. Questions éthiques et enquête ethnographique
    4. Questions éthiques et expérimentation
    5. Questions éthiques et données en ligne
    6. Questions éthiques et archives
    7. Questions éthiques et sujets et publics sensibles
    8. Question éthiques et terrains sensibles (étrangers)

Veuillez noter que cette formation sera offerte en anglais en mai/juin 2023.

La conférence inaugurale aura lieu le lundi 16 janvier 2023, de 10h15-12h15, salle Eugène d'Eichthal, au 27 rue Saint Guillaume

Merci de bien vouloir vous inscrire à l'aide du formulaire suivant avant le 12 janvier 2023.

 

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Inscriptions pédagogiques

Semestre de printemps - 5 et 6 janvier 2023
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Cher étudiant, Chère étudiante,

Vos inscriptions pédagogiques pour le semestre de printemps auront lieu en ligne le jeudi 5 janvier pour les étudiantes, étudiants de M1 et le vendredi 6 janvier pour les étudiantes, étudiants de M2.

Nous vous rappelons qu'elles sont obligatoires (cf. règlement de scolarité) et qu'il appartient à chacun d'entre vous de vérifier la conformité de vos inscriptions par rapport à vos obligations de scolarité.

Pour être prêts le Jour J, nous vous invitons à (re)découvrir les étapes des inscriptions pédagogiques et à consulter notre guide d'accompagnement

Nous vous conseillons de procéder en premier lieu à votre inscription dans les enseignements de la Formation académique commune, dont vous trouverez le programme et le planning sur cette page

Afin que vous puissiez préparer au mieux vos inscriptions, les horaires de vos enseignements sont indiqués sur vos maquettes respectives.

N'hésitez pas à contacter vos responsables administratives (PDF). 

Jeudi 5 janvier 2023 de 14h05 à 16h05 - Étudiants, étudiantes de M1 - S2

Consultez les maquettes pédagogiques :      

  • Sociologie Semestre de printemps
    NB : pré-rentrée obligatoire les 16 et 17 janvier 2023 de 9h à 18h pour les étudiantes et les étudiants qui choisissent de suivre le perfectionnement méthodologique “Enquête collective”

Vendredi 6 janvier 2023 de 14h05 à 16h05 - Étudiants, étudiantes de M2 - S4

Consultez les maquettes pédagogiques : 

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Discover the new issue of Cogito!

  • Cogito | Research MagazineCogito | Research Magazine

In this issue, Cogito addresses structural issues: from secularism to the evaluation of public policies, and including economic, educational and gender inequalities, the manipulation of history, the governance of behavior, and peace politics. The issue also includes case studies of green school campuses, Down’s syndrome screening, and data journalism. A highlight is the profile of Alexander Prokhanov, whose thinking permeates Putin’s imperial ambitions.

Enjoy the read!

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Masters et Doctorats !

Les candidatures 2023 sont ouvertes !
  • Crédit photo : TierneyMJ / ShutterstockCrédit photo : TierneyMJ / Shutterstock

MASTERS

Les procédures d'admission pour la rentrée 2023 sont ouvertes. Vous pouvez dès maintenant vous porter candidat aux formations suivantes :

>> Dates limites de candidature :

Doctorats

Les candidates et candidats déjà titulaires d'un Master ou d’un diplôme équivalent qui souhaitent intégrer un programme doctoral au niveau thèse, quel que soit leur cursus antérieur (international ou français), devront postuler directement en ligne.

Programmes doctoraux en Économie, Histoire, Science politique et Sociologie :

Ouverture des admissions le 13 octobre 2022

Afin d'être évalué, votre dossier devra être dûment complété et validé au plus tard :

    • le 10 janvier 2023 à 23h59 (heure de Paris),pour un résultat d'admission à la mi-mars 2023
    • le 17 mai 2023 à 23h59 (heure de Paris), pour un résultat d'admission à la mi-juillet 2023

Programme doctoral en Droit :

Une seule session d'admissions pour le programme doctoral en Droit (*)

Ouverture des admissions le 13 octobre 2022

Afin d'être évalué, votre dossier devra être dûment complété et validé au plus tard :

    • le 14 mars 2023 à 23h59 (heure de Paris),pour un résultat d'admission le 15 avril 2023

(*) : Cette année, il n'y aura qu'UNE SEULE session d'admission, dont les résultats seront communiqués le 15 avril 2023 au plus tard. Contact : Prof.  Dina Waked,  Directrice des études doctorales en Droit 

Nous contacter :

Pour toutes questions relatives au master ou doctorat de votre choix, n'hésitez pas à contacter les responsables pédagogiques.

N'hésitez pas également à contacter notre association d'élèves : The School of Research Association (SORA)

En savoir plus sur l'École de la recherche : 

Replay Campus France Live

Pierre François, doyen de l’École de la recherche, et des étudiants ont répondu à toutes les questions que vous pourriez vous poser sur nos formations. Émission Campus France du 14 décembre 2021.
Revoir l'émission (en anglais)


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Formation doctorale exceptionnelle

du Centre des médias de l'École de journalisme de Sciences Po | 11, 12 & 13 janvier 2023
  • Formation doctorale. Fonctionnement des médias & codes des journalistesFormation doctorale. Fonctionnement des médias & codes des journalistes

Pour la première fois, l'École de la recherche et l'École de journalisme de Sciences Po s'associent pour proposer des ateliers sur mesure à l'attention des doctorants.

Au programme : comprendre le fonctionnement des médias et les codes des journalistes, s'initier aux techniques de fact checking, s'entraîner à être interviewé, gérer le stress pendant un direct. 

Pendant trois jours, les 11, 12 et 13 janvier 2023, un groupe de 16 doctorants bénéficiera d'un accompagnement complet assuré par

    • Antoine Genton, adjoint à la direction de l'information de TV5 Monde, 
    • Bruno Patino, président d'Arte,
    • Alice Antheaume, directrice exécutive de l'Ecole de journalisme de Sciences Po,
    • Douglas Herbert, journaliste et éditorialiste à France 24. 

L'ensemble de cette formation est dispensé en présentiel dans les locaux de l'Ecole de journalisme de Sciences Po, au 1 place St Thomas d'Aquin, à Paris.

Conditions pour vous inscrire à cette formation exceptionnelle : 

Des ateliers du même type seront organisés en anglais en mai et juin 2023.

Vous inscrire

 

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Bonnes vacances et excellentes fêtes !

Fermeture des services
  • Bonnes vacances et excellentes fêtes !Bonnes vacances et excellentes fêtes !

Toute l’équipe de l’École de la recherche vous souhaite de bonnes vacances et de belles fêtes de fin d’année !

L'École de la recherche fermera ses portes du lundi 19 décembre 2022 au matin au lundi 2 janvier 2023 au matin.

La Bibliothèque Saint-Guillaume, la Bibliothèque Saint-Thomas et la Bibliothèque de recherche seront fermées du vendredi 23 décembre 2022 (dès 18h) au 1er janvier 2023 inclus.

Anticipez vos lectures et profitez du prêt vacances dès le 14 décembre. Vous aurez jusqu’au 18 janvier inclus pour rendre les documents empruntés.

Bibliothèque : dates de fermeture des différents services. En savoir plus

 

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Le retour de l'Histoire

Une semaine de manifestations organisées par le Centre Histoire de Sciences Po du 12 au 16 décembre 2022
  • Tranche Napolitaine par Fs999 (CC BY-NC-ND 2.0) sur FlickrTranche Napolitaine par Fs999 (CC BY-NC-ND 2.0) sur Flickr

LE RETOUR DE L'HISTOIRE

Du lundi 12 au vendredi 16 décembre 2022
La Semaine de l'Histoire, une semaine de manifestations organisées par le CHSP
Sciences Po, Campus de Paris

La décennie en cours marque le grand retour de l’Histoire, dont l’empreinte mêle puissamment les événements les plus chaotiques et les plus brutaux aux mutations les plus structurelles tel le rapport à la démocratie, au genre, à l’environnement. Ce « retour » interroge nos contemporains toutes générations confondues, en mêlant à l’inquiétude le besoin d’être éclairés par la discipline historique.

Ces interrogations prolongent une vieille et noble tradition à Sciences Po, tout en se renouvelant de la diversité des manières de « penser le politique » qui font aujourd’hui l’identité du Centre d’histoire.
La Semaine de l’histoire sera l’occasion d’exposer à un large public les regards historiens sur les thématiques, les hantises et les espoirs du monde contemporain.

En partenariat avec le magazine L'Histoire

> Consultez le programme complet et vous inscrire

 

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CIVICA Doctoral Research Groups

  • Groupe de recherche CIVICA au niveau doctoralGroupe de recherche CIVICA au niveau doctoral

L'objectif de cette initiative est de favoriser la collaboration et l'échange de connaissances entre les chercheurs en début de carrière, en vue de faire progresser la recherche originale et rigoureuse sur des questions d'intérêt au niveau européen.

L'initiative s'adresse aux chercheurs doctorants et postdoctorats de l'alliance CIVICA, afin qu'ils puissent partager des idées et une expertise susceptible d'élargir leur compréhension des questions qu'ils étudient.

L'objectif est de faciliter le dialogue entre les chercheurs doctorants et postdoctorants travaillant sur des sujets similaires mais abordant ces sujets sous des angles disciplinaires ou méthodologiques différents.

Les thèmes choisis sont liés aux principaux domaines de recherche identifiés comme prioritaires par l'alliance CIVICA :

  • Développement durable et transformations urbaines
  • Intégration européenne
  • Mobilité et migration
  • Recherche comparative centrée sur les pays européens

Si vous avez des questions, contactez Fiona Gogescu, chercheuse doctorante et ambassadrice CIVICA à la LSE, à l'adresse f.t.gogescu@lse.ac.uk .

Vous souhaitez postuler pour faire partie d'un ou plusieurs de ces groupes de recherche ? Visitez le website de CIVICA pour en savoir plus sur cette initiative et pour remplir ce formulaire

 

Civica Website

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Pauline Proboeuf, jeune docteure en sociologie

reçoit le Prix Louis Cros décerné par l'Académie des Sciences Morales et Politiques
  • Pauline Proboeuf, Prix Louis Cros 2022Pauline Proboeuf, Prix Louis Cros 2022

pour sa thèse en sociologie « Aux frontières de l’école : les choix parentaux en matière d’instruction alternative », soutenue en octobre 2021, et menée sous la direction d’Agnès Van Zanten Directrice de recherche CNRS et Marta Dominguez Folgueras, Associate Professor en sociologie, Centre de Recherche sur les Inégalités Sociales (CRIS).

Nous lui adressons toutes nos félicitations.

Ce prix récompense des œuvres éditées ou des travaux universitaires traitant des enjeux et défis de l'éducation et de la formation. 

Déjà distinguée en 2018, Pauline Proboeuf avait reçu le Prix de master de l'Observatoire national de la vie étudiante pour son mémoire de master « Étudier le choix en train de se faire. Une analyse de la fabrication des choix d’orientation post-bac ».

Après deux années en tant qu'enseignante-chercheuse contractuelle à l'Université Paris 8, puis à l'Université Lyon 1, Pauline exerce aujourd'hui en tant que sociologue indépendante auprès d'acteurs publics et privés. Sa mission actuelle porte sur l'évaluation d'un programme éducatif piloté par une organisation de l'ONU.


Résumé
 de la thèse :
Ces dernières années, deux modalités relevant de l’éducation scolaire privée, encore peu répandues jusqu’à présent en France, connaissent une certaine popularité : l’instruction à domicile (IEF) et l’école privée hors contrat « alternative » (EPHCA). Le nombre d’enfants scolarisés dans des écoles privées hors contrat (premier degré), dont font partie les écoles alternatives susmentionnées, a été multiplié par 3,22 entre 2010 et 2019 (DEPP, 2020), un chiffre qui reste cependant marginal rapporté à l’ensemble des enfants scolarisés en France (0,23% en 2010 contre 0,75% en 2019). Le nombre d’enfants instruits en famille est en augmentation de 111,11 % en 2018-2019 par rapport à l’année 2014-2015, selon les chiffres récents de l’étude d’impact conduite par le gouvernement dans le cadre du projet de loi visant à renforcer les principes de la République (Légifrance, 2020), même si ces chiffres restent imparfaits et pourraient être sous-estimés (Bongrand et Glasman, 2018). 61% des enfants concernés étaient âgés de 6-10 ans et 39% de 11-16 ans, toujours selon la même étude. Mais qu'est-ce qui conduit les parents à choisir une scolarité non conventionnelle pour leur(s) enfant(s) ? Quelles sont les conditions sociales pour s'engager dans un choix d’instruction « alternative » ? En partant des enfants actuellement scolarisés à domicile et/ou inscrits dans des écoles dites « alternatives », cette thèse s'intéresse aux parcours biographiques de leurs parents. Elle propose une approche qui réunit la sociologie de l'éducation et la sociologie de la famille afin de comprendre comment les normes qui régissent l'espace familial ont un impact sur les choix éducatifs et, en retour, comment ces choix ont un impact sur les parents.
Consultez la thèse en ligne (SPIRE/HAL)

___________________________

Le Prix Louis Cros a été créé à l’Institut de France, sous l’égide de l’Académie des sciences morales et politiques, par convention avec le CUIP. Il récompense, annuellement, une œuvre dans le domaine de l’éducation et de la formation.
Il est décerné à l’auteur ou aux auteurs d’un ouvrage ou d’un travail universitaire (thèse soutenue avant la date de forclusion) édité ou non, rédigé exclusivement en français. Le jury apprécie particulièrement les travaux susceptibles d’éclairer non seulement les spécialistes et les praticiens, mais également le grand public, sur les enjeux et les défis contemporains de l’éducation et de la formation. 
En savoir plus


[ Décembre 2022 ]

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International Organisations Career Day

Saturday 10 December 2022
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Sciences Po's employability survey shows that International Organisations are one of the key targets for many Sciences Po graduate students. They work in a variety of positions: analysts, specialized consultants, advocacy managers, project managers, foreign affairs specialists, policy advisors, program managers, lawyers, and journalists...

For one day, HR representatives of various IOs are invited on campus to meet with students and alumni to discover their future career paths. You will learn the competencies and skills needed to work with them, as well as tips and guidance to stand out in their recruitment process.

See the programme

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Bienvenue

aux six nouveaux membres de la faculté permanente !
  • (Credits: Thomas Arrivé-Sciences Po/Alexis Lecomte/Antonio Lopez)(Credits: Thomas Arrivé-Sciences Po/Alexis Lecomte/Antonio Lopez)

Cette année, autant de femmes que d’hommes rejoignent la faculté permanente. C’est une première. Bien qu'en nombre inférieur à celui des années précédentes - effet retard de la pandémie - leurs profils témoignent de la diversité et de la qualité de nos recrutements.

Originaires du Brésil, de Suède, d’Autriche, d’Espagne ou bien de France, ils et elles viennent enrichir nos recherches et nos enseignements sur les enjeux majeurs que sont l’environnement, les inégalités, les conflits, les promesses électorales et les comportements des agents économiques.

Découvrez les profils de Gabriel Feltran, Isabelle Guinaudeau, Lucas Chancel, Chiara Ruffa, Franz Ostrizek et Clara Santamaria !

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Bienvenue aux six nouveaux membres de la faculté permanente !

Cette année, autant de femmes que d’hommes rejoignent la faculté permanente. C’est une première. Bien qu'en nombre inférieur à celui des années précédentes - effet retard de la pandémie - leurs profils témoignent de la diversité et de la qualité de nos recrutements. Originaires du Brésil, de Suède, d’Autriche, d’Espagne ou bien de France, ils et elles viennent enrichir nos recherches et nos enseignements sur les enjeux majeurs que sont l’environnement, les inégalités, les conflits, les promesses électorales et les comportements des agents économiques. Découvrez leurs profils !

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Bienvenue aux six nouveaux membres de la faculté permanente !

Cette année, autant de femmes que d’hommes rejoignent la faculté permanente. C’est une première. Bien qu'en nombre inférieur à celui des années précédentes - effet retard de la pandémie - leurs profils témoignent de la diversité et de la qualité de nos recrutements. Originaires du Brésil, de Suède, d’Autriche, d’Espagne ou bien de France, ils et elles viennent enrichir nos recherches et nos enseignements sur les enjeux majeurs que sont l’environnement, les inégalités, les conflits, les promesses électorales et les comportements des agents économiques. Découvrez leurs profils !

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9ème Graduate Conference de Théorie Politique

Vers une nouvelle théorie politique environnementale | 12 & 13 décembre 2022 à Sciences Po
  • 9ème Graduate Conference de Théorie Politique - 12 & 13 décembre 20229ème Graduate Conference de Théorie Politique - 12 & 13 décembre 2022

La Neuvième Graduate Conference de Théorie Politique aura lieu à Sciences Po Paris les 12 et 13 décembre 2022. 

Co-organisée par le Centre d’études européennes et de politique comparée (CEE), le Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), l'École de la recherche et l'École de droit de Sciences Po, cette édition 2022 portera sur le rapport de la théorie politique aux enjeux environnementaux et aura l’honneur d’accueillir Alyssa Battistoni (Barnard College, Columbia University) comme conférencière principale . 

À bien des égards, le ravage écologique met la théorie politique contemporaine en crise. D’une part, l'effritement du pacte tacite de la modernité politique avec l’abondance matérielle et l’irruption de formes d’agentivitiés non-humaines viennent frontalement percuter l’hypothèse d’une autonomie des affaires humaines à l’égard du monde qui les entoure. D’autre part, l’effondrement de la biodiversité, l’épuisement des ressources naturelles ou encore le réchauffement climatique questionnent avec insistance la frontière entre théorie et pratique : quelle théoricien·ne peut encore se contenter d’élaborer des principes normatifs sans poser la question stratégique de leur mise en œuvre ?

Une nouvelle théorie politique environnementale s’impose, et émerge déjà. Attentif·ves à l’apport des sciences environnementales et des autres sciences sociales, sensibles aux liens entre crises environnementales et rapports de domination, ouvert·es à d’autres cosmologies, plusieurs penseur·es cherchent aujourd’hui à esquisser une théorie politique capable de répondre aux enjeux écologiques. Ce colloque vise à présenter quelques exemples de cette nouvelle théorie politique environnementale en mettant en valeur ses chantiers en cours. 

=> Si vous souhaitez assister aux présentations, veuillez vous inscrire via ce formulaire.

Programme : 

9ème Graduate Conference de Théorie Politique - Programme

9ème Graduate Conference de Théorie Politique - Programme

 9ème Graduate Conference de Théorie Politique - Programme

=> Vous inscrire

=> Télécharger le programme au format PDF

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Save the date!

Présentation du Double diplôme en histoire globale & internationale Webinaire lundi 28 novembre 10h (heure de Londres), 11h (heure de Paris)
  • Sciences Po / King’s College London | Graduate dual degreeSciences Po / King’s College London | Graduate dual degree

Rencontrez notre équipe et posez-nous toutes vos questions !

Le webinaire aura lieu le lundi 28 novembre à 10h (heure de Londres), 11h (heure de Paris). Nous vous enverrons un lien Zoom peu de temps avant.

Si vous êtes intéressé par notre 
double diplôme d'études supérieures en histoire globale et internationale, vous pouvez vous inscrire ici pour la présentation en ligne, suivie d'une séance de questions-réponses.

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En novembre, participez à l'Open Access Month !

et aux Cycle de webinaires sur l’exercice de la thèse
  • Open Access MonthOpen Access Month

Cette année, la bibliothèque est allée à votre rencontre pour comprendre vos méthodes de recherche, les difficultés rencontrées et recenser vos besoins en termes de services d’appui à la recherche et à la science ouverte.

À travers cinq lettres d’information et cinq interviews (chercheurs, doctorants, et archivistes), nous vous proposons de re-découvrir les solutions existantes à la bibliothèque de Sciences Po.

Pour recevoir les lettres d’information, inscrivez-vous ici.

En parallèle, nous relançons notre cycle de webinaires sur l’exercice de la thèse : sur Zoom, à l’heure du déjeuner et pendant une heure, explorez une nouvelle thématique en compagnie de nos référents.

Pour toute question, écrivez à formation.bib@sciencespo.fr.

=> Consultez le programme détaillé de l'Open Access Month

=> Cycle de webinaires sur l’exercice de la thèse, les mercredis 2, 16 et 30 novembre

 

 

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Times Higher Education : Sciences Po à la 39ème place mondiale en sciences sociales

  •  Times Higher Education Times Higher Education

Le Times Higher Education (THE), qui dresse chaque année un classement mondial des universités très suivi par les acteurs du secteur, vient de publier son palmarès thématique. Sciences Po se hisse cette année dans le top 40 des meilleures universités mondiales en sciences sociales. Positionnée cette année au 39ème rang, Sciences Po réalise une avancée de 11 places par rapport à l’an passé. En deux ans, Sciences Po a progressé de 29 places dans ce classement. Cette performance est liée à l'activité de recherche et à l'internationalisation de Sciences Po.

La progression de Sciences Po, cette année, est particulièrement notable en matière d’activités de recherche (+ 8 points) et d'enseignement (+ 4 points). Par ailleurs, Sciences Po maintient sa position en matière de “citations”, un critère qui mesure l'influence de notre recherche au niveau mondial. C’est le point fort de Sciences Po dans ce classement. De son côté, l'indicateur “profil international”, qui mesure l'attractivité de l'institution pour les étudiants et pour les académiques, se maintient à un niveau élevé.

Sciences Po est désormais mieux classé que Southern California University, California, San Diego University, King’s College of London et McGill University.

En France, Sciences Po passe de la 2ème à la 1ère place de ce classement, devant Paris Sciences et Lettres (PSL), université qui regroupe parmi les meilleures institutions françaises en sciences sociales (École normale supérieure, École pratique des hautes études, Université Dauphine).

En savoir plus sur le site de Times Higher Education

 

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