Soutenance de thèse de Marion Gaboriau :

Soutenance de thèse de Marion Gaboriau :

L’inaptitude au travail comme dispositif. De la production institutionnelle aux jugements en situation : le cas de la ville de Paris
Le mercredi 8 décembre à 14h
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La soutenance de thèse de Marion Gaboriau réalisée sous la co-direction de Marie Cartier et Jérôme Pélisse et intitulée :

« L’inaptitude au travail comme dispositif. De la production institutionnelle aux jugements en situation : le cas de la ville de Paris »

La soutenance aura lieu le mercredi 8 décembre à 14h dans la salle de réunion (5ème étage) du 224 boulevard Saint-Germain à Paris. Compte-tenu de la jauge limitée de la salle, la soutenance sera également transmise en visioconférence en parallèle (via Zoom).

Le jury est composé de :

Émilie Biland-Curinier, Professeure des universités de sociologie, CSO, Institut d’études politiques de Paris

Marie Cartier, Professeure des universités de sociologie, CENS, Université de Nantes (Directrice)

Nicolas Dodier, Directeur d’études à l’EHESS, Directeur de recherche à l’INSERM, CEMS (Rapporteur)

Odile Join-Lambert, Professeure des universités d’histoire, Printemps, Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines

Jérôme Pélisse, Professeur des universités de sociologie, CSO, Institut d’études politiques de Paris (Directeur)

Isabelle Probst, Professeure associée, Haute École de Santé Vaud (HESAV) et Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO)

Delphine Serre, Professeure des universités de sociologie, CERLIS, Université de Paris (Rapporteure)

Résumé de la thèse :

Cette thèse porte sur la reconnaissance de l’inaptitude au travail pour raison de santé dans la fonction publique territoriale. Elle explore ce phénomène à la ville de Paris, employeur de plus de 51 000 agents publics permanents qui reconnaît chaque année plus de 500 travailleurs et travailleuses inaptes à leurs fonctions. Cette recherche s’appuie sur une enquête ethnographique de trois ans mêlant observations de situations de travail et d’expertise, entretiens avec divers professionnels et travailleurs reconnus inaptes à leurs fonctions, analyses qualitatives de dossiers médico-administratifs et traitements statistiques de bases de données. Plutôt que d’être pensée comme une décision figée et ponctuelle, l’inaptitude est envisagée dans la thèse comme un dispositif composite (au croisement du droit, de la santé et du travail), processuel et dynamique (en ce qu’il implique de nombreux acteurs qui, par jeu d’alliance, négociation ou contestation, peuvent en changer l’issue). L’analyse vise à comprendre les logiques institutionnelles (juridiques, financières et gestionnaires) qui sous-tendent le dispositif tout comme ce qui nourrit les jugements d’inaptitude en situation. La thèse explore différentes scènes d’expertise médico-statutaire (consultation médicale et commission de réforme), traversées par des rapports de force dissymétriques et par des jeux avec l’information sources de malentendus et d’incertitude. Elle met enfin au jour un effet de (re)production d’inégalités sociales (notamment entre hommes et femmes) en matière de reconnaissance et de prise en charge des problèmes de santé au travail dont les causes potentiellement professionnelles sont souvent ignorées.

Mots clés :

Inaptitude au travail ; fonction publique territoriale ; médecin agréé ; expertise ; droit ; emploi public subalterne ; retraite pour invalidité ; reclassement professionnel ; dispositif

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